Résumé en 10 secondes sur le métier d’écrivain
- Compétence humaine centrale : la discipline. Écrire demande de revenir au texte, souvent chaque jour, même quand le doute est là.
- Difficulté du début : terminer un vrai manuscrit. Beaucoup de textes commencent, peu deviennent un roman complet.
- Apprentissage avec l’expérience : un livre se construit en versions successives, avec des retours, des coupes et des réécritures.
- Déclic fréquent : le besoin d’aller au bout peut devenir plus fort que la peur de ne pas être “au niveau”.
- Compétence peu enseignée : chercher un éditeur, contacter les bonnes personnes, défendre son texte et faire exister son livre.
Ce que les formations ne disent pas toujours sur le métier d’écrivain
Le métier d’écrivain garde une image très douce. Un bureau calme. Un café. Un ordinateur. Une matinée libre pour laisser venir les phrases. Cette image n’est pas complètement fausse. Elle existe parfois. Mais elle ne suffit pas à décrire le quotidien.
Sur le terrain, écrire ressemble aussi à une organisation très concrète. Il faut s’asseoir à heure fixe, produire, relire, chercher, couper, recommencer. Pour certains, les matinées servent à l’écriture créative. Les après-midis vont plutôt à la relecture ou aux recherches. Le rêve tient debout parce qu’il s’appuie sur une méthode.
La réalité est aussi économique. L’écriture est souvent un métier passion, avec une rémunération incertaine. Beaucoup d’auteurs et d’autrices gardent une autre activité à côté, à temps plein, en freelance ou de manière temporairement aménagée. Il faut donc apprendre à faire de la place à l’écriture sans faire tomber le reste de sa vie.
Comme le formule Thomas Barthuel, écrivain et COO : « J’ai trouvé que ça devenait plus pénible d’avoir à gérer le fait de ne pas le faire personnellement, de procrastiner, que de m’y mettre. Ça m’a aidé à vaincre ce syndrome de l’imposteur. Je me suis dit : peut-être que je ne suis pas au niveau pour le monde extérieur, ou pour être publié. Peut-être que mon histoire ne sera pas bien. Mais je me le dois à moi-même. »
Les compétences humaines réellement décisives dans le métier d’écrivain
1. La discipline pour transformer l’envie d’écrire en manuscrit
L’envie d’écrire peut être très forte. Elle peut même être là depuis l’enfance. Mais elle ne garantit pas qu’un roman verra le jour. Le passage clé, c’est celui de la régularité : s’installer, écrire, avancer, même quand la première version n’est pas encore bonne.
Cette discipline prend des formes simples. Se donner une plage horaire. Définir un objectif de mots. Revenir au texte le lendemain. Une cible de 1 000 ou 1 500 mots par jour peut faire avancer vite, à condition d’accepter que tout ne soit pas parfait au premier jet.
Elle devient indispensable parce que le livre est un projet long. Une idée peut mûrir pendant deux ans. L’écriture elle-même peut prendre plusieurs mois. Puis viennent les retours, les réécritures, les échanges avec la maison d’édition. Sans discipline, le projet reste dans les notes du téléphone. Avec elle, il commence à prendre corps.
2. L’endurance face au doute, aux versions et au temps long
Le métier d’écrivain demande de tenir dans une zone inconfortable. On peut aimer son histoire et douter de sa valeur. On peut avoir envie d’être publié et craindre de ne pas être légitime. On peut finir une version et sentir qu’elle n’est pas encore assez forte.
L’endurance se joue dans cette capacité à continuer sans attendre une certitude parfaite. Un manuscrit peut passer par une première version, puis une deuxième, puis une troisième avant de convaincre. Même après l’acceptation, une quatrième version peut voir le jour. Écrire, ce n’est donc pas seulement “avoir une bonne idée”. C’est accepter de retravailler l’objet jusqu’à ce qu’il tienne.
Cette compétence devient précieuse au moment d’envoyer le texte. Il arrive un point où l’auteur ou l’autrice ne peut plus améliorer seul·e. Il faut chercher un regard professionnel. Cela demande une forme de lâcher-prise : reconnaître que le texte peut encore bouger, sans confondre critique et échec personnel.
3. L’audace relationnelle pour faire circuler son texte
Écrire est souvent solitaire. Publier ne l’est pas. Il faut trouver les maisons adaptées, comprendre leur ligne, envoyer le manuscrit, puis parfois chercher les personnes précises qui pourraient le lire. Cette étape demande de l’audace, de la patience et une vraie capacité à ouvrir des portes.
Le simple envoi au service des manuscrits ne suffit pas toujours. Une approche plus directe peut aider : identifier une éditrice ou un éditeur, expliquer pourquoi le texte peut entrer en résonance avec son travail, envoyer le manuscrit aussi par mail quand c’est pertinent. Ce n’est pas forcément du “piston”. C’est souvent une manière humaine de sortir du lot.
« Il ne faut jamais perdre espoir là-dessus. C’est un peu la théorie des allumettes : vous voulez allumer un feu, vous allez allumer une allumette, puis peut-être qu’il y en a une qui va faire que le feu va prendre, ou peut-être que c’est tout ensemble. C’est difficile à savoir, mais il faut vraiment essayer de taper à toutes les portes. »
Ce qui s’apprend uniquement avec l’expérience dans le métier d’écrivain
- Savoir terminer : passer de fragments, scènes ou idées à un objet complet, avec un début, une progression et une fin.
- Accepter les versions : comprendre qu’une première version ouvre le chantier, mais ne le ferme pas.
- Choisir le bon moment pour envoyer : sentir quand le texte a atteint la limite de ce qu’on peut faire seul·e.
- Demander des retours : faire lire le manuscrit à quelques bêta-lecteurs, écouter, trier, réécrire.
- Composer avec l’édition : cibler des maisons, envoyer par courrier quand c’est demandé, compléter par des contacts directs.
- Faire exister le livre : ne pas attendre que tout vienne de l’éditeur, surtout pour un premier roman.
- Gérer plusieurs vies : articuler écriture, emploi, famille, temps personnel et besoin de calme.
Les erreurs fréquentes quand on débute dans le métier d’écrivain
- Sous-estimer la fin du manuscrit : commencer beaucoup de textes ne remplace pas le fait d’aller au bout d’un livre entier.
- Penser que l’inspiration suffit : la passion donne l’élan, mais la régularité fait avancer les pages.
- Croire qu’une formation débloque tout : les livres de méthode et les ateliers peuvent aider certaines personnes, mais ils peuvent aussi rigidifier l’élan créatif.
- Envoyer trop largement sans cibler : un manuscrit a plus de chances s’il est adressé à des maisons dont la ligne correspond au texte.
- Ne pas anticiper la réalité financière : un contrat d’édition ne signifie pas forcément vivre immédiatement de ses livres.
Comment les compétences d’écrivain se développent réellement
Par la confrontation au texte. Rien ne remplace le fait d’écrire vraiment. Les pages produites, même imparfaites, donnent de la matière. Elles permettent de relire, couper, déplacer, préciser. L’apprentissage se fait dans le geste.
Par les essais et les retours. Faire lire tôt à deux bêta-lecteurs peut aider à repérer ce qui fonctionne et ce qui bloque. Le regard extérieur oblige à sortir de sa seule intention. Il ramène le livre vers son lecteur ou sa lectrice.
Par les rencontres clés. Une personne peut connaître une autre personne. Un nom peut circuler. Un conseil peut orienter vers une éditrice plus adaptée. Le réseau utile n’est pas forcément spectaculaire. Il ressemble parfois à une conversation, un mail, une porte entrouverte.
Par le changement de cadre. Pour finir un roman, il peut être nécessaire de modifier son organisation : congé sans solde, quelques jours de freelance, temps partiel temporaire, ou période plus dense dédiée à l’écriture. Le cadre protège l’élan.
Par l’ajustement continu. Le rythme qui fonctionne à un moment ne sera pas toujours le bon. Avec un emploi, des enfants, une autre activité ou une période de recherche, il faut réinventer la place de l’écriture. C’est une compétence en soi.
Ce que le terrain apprend sur le plan humain dans le métier d’écrivain
Le rapport au temps change. Un livre ne suit pas toujours le calendrier qu’on avait en tête. Une idée peut rester en arrière-plan longtemps, puis prendre le dessus. La publication ajoute encore une autre temporalité, avec l’édition, la fabrication, la sortie et la promotion.
Le rapport à soi devient plus clair. Écrire oblige à regarder ce qui compte vraiment. Quand le besoin d’aller au bout devient plus fort que la peur, quelque chose s’aligne. C’est souvent là que le petit battement de cœur professionnel se fait sentir : non pas parce que tout devient facile, mais parce que la direction devient juste.
Le rapport aux proches demande de la communication. L’écriture peut être vue comme un loisir si elle ne rapporte pas encore d’argent. Il faut parfois expliquer que ce temps compte, qu’il soutient un équilibre, qu’il mérite d’être protégé. Poser des plages horaires, demander du calme, clarifier les besoins : tout cela fait partie du métier.
« Ce désir d’écriture et cette volonté d’en faire un peu une deuxième vie sont très respectés chez moi et même encouragés. Ce n’est pas vu comme un temps de loisir, c’est vu comme une activité importante à mon équilibre, et donc plus largement aussi à l’équilibre de tout le monde. »
À qui le métier d’écrivain convient vraiment
Le métier d’écrivain peut convenir aux personnes qui aiment les projets au long cours. Celles qui acceptent de revenir souvent sur le même texte. Celles qui peuvent vivre avec une part d’incertitude, sans perdre le fil.
Il convient aussi aux personnes capables d’organiser leur énergie. Certaines écrivent mieux en immersion, sur plusieurs jours d’affilée. D’autres avancent par plages fixes, chaque matin ou chaque semaine. Le bon rythme n’est pas universel. Le vrai sujet est de trouver celui qui permet d’avancer.
Il peut être plus difficile pour les personnes qui ont besoin de résultats rapides, d’une sécurité financière immédiate ou d’une validation constante. La publication reste incertaine. La promotion demande de l’énergie. Et même publié, un premier roman doit encore trouver sa place en librairie, dans la presse et auprès des lecteurs.
Ce métier peut aussi être exigeant pour celles et ceux qui ont du mal à protéger leur temps. L’écriture demande parfois de dire non, de fermer une porte, de prévenir qu’on ne sera pas disponible. Ce n’est pas toujours confortable. Mais c’est souvent nécessaire.
Écrivain : choisir sa ligne de crête et lui faire de la place
Un premier pas simple consiste à tester l’écriture comme une vraie activité pendant deux semaines. Choisissez une plage horaire réaliste. Fixez un objectif concret : par exemple 500 ou 1 000 mots, ou une heure sans interruption. Notez ce qui se passe. Ce qui vous porte. Ce qui bloque. Ce que votre entourage comprend ou non.
Ensuite, confrontez votre envie à la réalité : pouvez-vous revenir au texte plusieurs fois ? Acceptez-vous de produire une version imparfaite ? Avez-vous besoin d’un cadre plus clair, d’un groupe de lecture, d’un temps protégé ?
Le métier d’écrivain ne demande pas seulement d’aimer les mots. Il demande de leur faire une place dans une vie réelle. Avec ses contraintes, ses liens, ses factures, ses élans. C’est là que le choix devient profond : écrire malgré le doute, mais pas contre soi. Écrire avec constance, pour donner à une histoire la chance d’exister.
Ce que les formations ne disent pas toujours (métier d’écrivain)
On s’imagine souvent l’écrivain·e dans un décor calme, café à la main, porté·e par l’inspiration. Il y a de ça… mais la réalité est beaucoup plus organisée. Quand l’écriture devient un vrai projet, elle se planifie, elle se défend, et elle prend de la place.
La représentation “romantique” masque un point clé : écrire un roman, c’est surtout tenir dans la durée. Trouver des heures. Revenir au texte. Relire. Couper. Reprendre. Et continuer même quand l’énergie baisse.
Et puis il y a l’écart entre écrire… et être publié. Le manuscrit n’arrive pas “magiquement” sur le bureau de la bonne personne. Il faut cibler, envoyer, relancer, et parfois changer d’approche.
Thomas Barthuel (écrivain & COO) : “Moi, j’avais déjà pendant mes phases d’écriture, je suis assez réglé. C’est-à-dire que voilà, à 9 h, je m’assieds et j’ai mon café et j’écris globalement sans discontinuer… Ça peut durer 4 h, 5 h… Et puis l’après 12 h, c’est plutôt des phases de relecture et de recherche. (…) Quand j’ai écrit ce roman, j’ai pris un moment, trois mois de congé sans solde où je faisais deux jours de freelance et les trois jours, en fait, j’écrivais.”
Les compétences humaines réellement décisives (métier d’écrivain)
1. La discipline : écrire même quand ce n’est pas parfait
Situation concrète : tenir un rythme, structurer ses journées, produire des mots “tous les jours”, puis basculer en relecture et recherche.
Pourquoi ça devient indispensable : un roman ne se termine pas “quand on a envie”. Il se termine quand on s’assoit, qu’on avance, et qu’on accepte que la première version soit imparfaite. La discipline sert de pont entre l’idée (souvent facile à aimer) et le texte (souvent exigeant).
- Se donner un cadre horaire (ex. s’asseoir à heure fixe).
- Se fixer un objectif simple (ex. un nombre de mots).
- Accepter le processus : écrire, puis relire, puis réécrire.
2. La ténacité : frapper à plusieurs portes, sans se crisper
Situation concrète : envoyer une vingtaine de manuscrits, cibler des maisons selon leur ligne éditoriale, puis tenter une approche plus directe en identifiant une éditrice et en la contactant.
Pourquoi ça devient indispensable : publier ne dépend pas uniquement de votre envie ni même uniquement de la qualité ressentie. Il y a un filtre, un timing, des choix éditoriaux. La ténacité vous garde en mouvement : vous testez, vous ajustez, vous recommencez.
- Cibler plutôt que “arroser large”.
- Tester plusieurs canaux : envoi classique + contact direct.
- Accepter que “ça aurait pu ne pas se faire” et continuer quand même.
3. L’équilibre : protéger un temps d’écriture au milieu du reste
Situation concrète : écrire en parallèle d’un emploi (salariat, freelance), composer avec une vie de famille, décider d’un congé sans solde pour dégager des plages longues.
Pourquoi ça devient indispensable : l’écriture prend de la place. Et quand vous avez déjà une activité rémunératrice, des enfants, une vie complète, vous devez négocier avec le réel. L’enjeu n’est pas de “tout sacrifier”, mais de rendre l’écriture tenable.
- Choisir des formats compatibles (congé sans solde, freelance, temps plein selon les périodes).
- Assumer que l’écriture fait partie de l’équilibre personnel.
- Adapter l’organisation selon les phases (recherche, écriture intense, réécriture).
Ce qui s’apprend uniquement avec l’expérience
- Prendre des décisions seul·e : savoir quand le texte est “au bout de ce que vous pouvez faire” et l’envoyer.
- Composer avec les autres : intégrer des retours (bêta-lecteurs), retravailler avec l’éditrice, accepter plusieurs versions.
- Encaisser la durée : vivre un projet au long cours (idée sur plusieurs années, écriture sur plusieurs mois, publication plus tard).
- Composer avec des contraintes externes : maintenir une activité rémunératrice, aménager des périodes de disponibilité.
Les erreurs fréquentes quand on débute
- Sous-estimer la place de la discipline : croire que l’inspiration suffira à produire un roman entier.
- Penser qu’une seule version doit être “la bonne” : alors que le texte avance souvent par itérations (bêta-lecteurs, réécritures, relectures).
- Se bloquer avec les “codes” trop tôt : se charger de règles, d’ateliers, de méthodes au point de freiner le flux créatif.
- Tout miser sur le service manuscrits : ne pas tenter d’approche plus directe, plus humaine, quand c’est possible.
- Ne pas anticiper l’équation temps + énergie : surtout quand on a déjà un emploi et une vie de famille.
Comment ces compétences se développent réellement
Par la confrontation au terrain : écrire tous les jours, puis se relire, couper, corriger. Vous apprenez ce qui vous aide vraiment (cadre, horaires, objectifs) et ce qui vous bloque.
Par essais/erreurs : tenter des livres “sur comment écrire”, faire des ateliers, puis ajuster si cela rigidifie trop votre élan. Chacun trouve son propre dosage.
Par des rencontres utiles : pas forcément du “piston”, mais des personnes qui vous donnent un nom, une piste, un contact. Un appel peut déclencher un effet papillon.
“Peut-être que oui, peut-être que je ne suis pas au niveau pour le monde extérieur, ou en tout cas pour être publié… Peut-être que mon histoire ne sera pas bien, mais je me le dois à moi-même en fait. (…) C’était pas pour quelqu’un, pour quelque chose, c’était pour moi.”
Ce que le terrain apprend sur le plan humain
- Le rapport au temps : l’écriture se gagne. Elle se planifie. Elle se protège. Parfois en prenant un congé sans solde, parfois en basculant temporairement en freelance.
- Le rapport à soi : un déclic peut venir quand ne pas écrire devient plus lourd que d’écrire. Ça remet de l’énergie et du sens.
- Le rapport aux autres : écrire peut être une “activité importante à l’équilibre”. Quand c’est respecté, l’écriture devient plus tenable.
À qui ce métier d’écrivain convient (vraiment)
Profils qui semblent s’y épanouir :
- Celles et ceux qui aiment revenir à une histoire “tous les jours” et avancer par petites unités (mots, pages).
- Les personnes capables de travailler en versions : écrire, relire, accepter des retours, recommencer.
- Celles et ceux qui savent s’organiser et ajuster leur cadre (temps plein, freelance, congé, phases plus intenses).
Profils pour qui ça peut être plus difficile :
- Celles et ceux qui ont besoin d’un cadre externe permanent (deadlines imposées) et peinent à s’auto-discipliner.
- Les personnes qui attendent une validation rapide (publication, revenus) et vivent mal la durée et l’incertitude.
- Celles et ceux qui ne peuvent pas (ou pas encore) dégager un minimum de place mentale et temporelle, surtout en cumulant plusieurs vies.
La ligne de crête : écrire pour tenir, pas pour prouver
Si vous cherchez un premier pas simple, prenez une approche “discipline douce”. Choisissez un créneau fixe (même court), et un objectif concret : un nombre de mots par jour, ou une scène par semaine. Tenez-le assez longtemps pour sentir ce que ça change.
Et si l’envie de publication est là, testez aussi le courage pratique : sélectionner quelques maisons selon leur ligne éditoriale, puis repérer une personne précise à contacter. Pas pour forcer une porte. Juste pour vous mettre en mouvement. Souvent, c’est là que le petit battement de cœur revient : quand vous vous voyez avancer, pour de vrai.
Envie de valoriser ce que vous savez faire ?
Le bilan de compétences Chance, 100% en ligne et financé par votre CPF, met en lumière la voie qui vous ressemble.












