Dans ce guide, découvrez les étapes, les aides et les financements pour réussir votre reconversion professionnelle.










Sommaire
- Qu’est-ce qu’une reconversion professionnelle ?
- Pourquoi changer de métier, et comment savoir si c’est le moment
- Reconversion professionnelle à 30, 40, 50 ans et après
- Reconversion professionnelle : comment faire, étape par étape
- Qui contacter pour une reconversion professionnelle ?
- Reconversion professionnelle : que faire, quel métier choisir ?
- Aide à la reconversion professionnelle : les financements
- Reconversion professionnelle en CDI, en CDD, au chômage ou fonctionnaire
- Formation reconversion professionnelle : se former à l’âge adulte
- Combien de temps dure et combien coûte une reconversion ?
- Les risques d’une reconversion et comment les limiter
- Après la reconversion : expliquer son parcours et trouver un poste
- Préparer sa reconversion avec le bilan de Chance
- Questions fréquentes sur la reconversion professionnelle
- Sources
Qu’est-ce qu’une reconversion professionnelle ?
Une reconversion professionnelle, c’est changer de métier en cours de vie active, souvent de secteur aussi, le plus souvent après une formation. Le Code du travail ne la définit pas d’un mot, mais ses dispositifs en donnent le sens : le projet de transition professionnelle finance une formation certifiante pour « changer de métier ou de profession ». La reconversion se distingue d’une évolution dans votre métier ou d’un changement d’employeur, qui suffisent parfois.

Chez Chance, en analysant le parcours de plus de 50 000 personnes depuis 2015, nous distinguons trois façons de changer. Se reconvertir n’oblige pas toujours à tout quitter :
Changer de métier
Vous vous reconvertissez dans un nouveau métier qui vous ressemble, pour valoriser vos talents autrement.
Changer d’environnement
Vous gardez votre métier mais changez d’entreprise, d’équipe ou de secteur, pour retrouver une cause et un cadre en accord avec vos valeurs.
Changer d’équilibre
Vous restez dans votre entreprise et faites évoluer votre poste, vos missions ou vos relations de travail, ou vous menez un projet personnel en parallèle.
Le mot recouvre des situations très différentes. Certaines personnes choisissent de changer. D’autres y sont poussées par un licenciement, un problème de santé ou un métier qui recrute moins. Les synonymes courants (réorientation professionnelle, changement de carrière, transition professionnelle, « career change » en anglais) désignent le même mouvement.
Reconversion, réorientation, mobilité : ce qui change vraiment
Des trois façons de changer, seule la première est une reconversion au sens strict : d’autres compétences, et presque toujours une formation. Les deux autres n’obligent pas à quitter son métier ni, pour la dernière, son entreprise. Une mobilité interne peut même s’accompagner d’une formation grâce à la période de reconversion, en vigueur depuis 2026.
Ces options ne s’excluent pas. Beaucoup de reconversions commencent par un changement d’environnement ou d’équilibre, le temps de vérifier qu’un nouveau métier tient ses promesses.
Combien de Français changent de métier ?
Selon France Stratégie (2023), cité par l’Unédic en janvier 2026, la France a compté chaque année entre 2017 et 2019 environ 1,4 million de mobilités professionnelles avec changement de métier. Les trois quarts se sont accompagnées d’un changement de domaine professionnel. C’est un flux annuel, pas un nombre de métiers sur une carrière.
Les autres chiffres qui circulent se lisent avec prudence :
- seule une reconversion sur trois est accompagnée par un dispositif public, selon l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS, 2024), citée par l’Unédic ;
- 18 % des actifs se disent engagés dans une reconversion et 36 % l’envisagent, selon le baromètre 2025 de Centre Inffo, une enquête d’opinion ;
- le nombre de métiers exercés dans une vie ne vient d’aucune statistique publique. Le seul chiffre trouvé est un sondage Ifop de 2018, cité par le Sénat : près d’un Français sur dix avait déjà exercé plus de cinq métiers.
Pourquoi changer de métier, et comment savoir si c’est le moment
Une reconversion tient rarement à une seule raison. La perte de sens, des conditions de travail usantes, un salaire qui plafonne, la santé, l’envie d’indépendance ou un métier qui recrute moins se combinent souvent. Selon l’enquête Conditions de travail de l’Insee et de la Dares (2016), 27 % des salariés n’avaient que parfois ou jamais l’impression de faire quelque chose d’utile aux autres. Ces résultats ont été présentés au Sénat en 2023.

Selon les mêmes travaux, la perte de sens serait associée à un risque de démission supérieur de 30 %. CMA France a publié en avril 2026 une étude sur les reconversions vers l’artisanat. Près d’une personne sur deux y cite la quête de sens. Parmi les créateurs en reconversion, 27 % veulent mieux concilier vie familiale et vie professionnelle, et 19 % évoquent des conditions de travail difficiles.
Changer de métier ou changer de conditions de travail ?
C’est la première question à trancher, car elle ne mène pas au même endroit. Si ce qui pèse est un manager, un rythme, un trajet ou une ambiance, un changement d’équipe ou d’employeur peut suffire, sans formation longue. Si c’est le contenu même du travail qui ne vous convient plus, ou si votre corps ne le supporte plus, la reconversion devient une vraie piste.
Un moyen simple de le savoir : listez ce que vous aimez encore dans votre travail et ce que vous ne voulez plus faire. Si la première liste est longue, cherchez d’abord du côté de l’environnement. L’entretien de parcours professionnel, prévu la première année après l’embauche puis tous les quatre ans, porte justement sur vos souhaits d’évolution, de reconversion ou de bilan de compétences.
Les signes qui doivent faire réfléchir
Aucun signe ne décide à votre place. Certains méritent pourtant attention quand ils durent : une fatigue qui ne passe pas avec les vacances, le sentiment de ne plus rien apprendre, un écart grandissant avec les valeurs de l’entreprise. Une envie précise qui revient depuis des années en fait partie. Quand la santé est en jeu, le médecin du travail est le premier interlocuteur. Après un arrêt de plus de 30 jours, il peut recommander, lors de la visite de préreprise, des aménagements, des formations ou une réorientation professionnelle.
Reconversion professionnelle à 30, 40, 50 ans et après
Aucun des grands dispositifs de reconversion n’a de limite d’âge. La période de reconversion est ouverte à tout salarié sans condition d’âge, le projet de transition professionnelle demande une ancienneté, la démission pour reconversion une durée de travail. Seul l’apprentissage s’arrête en principe à 29 ans révolus. Ce qui change avec l’âge, ce sont les contraintes : le budget du foyer, les droits accumulés sur le compte personnel de formation (CPF), l’horizon de la retraite.

Beaucoup de formations ne fixent pas non plus d’âge maximal : c’est le cas de l’entrée en institut de formation en soins infirmiers ou en formation d’éducateur spécialisé. L’accès à la formation baisse pourtant avec l’âge. Selon l’Insee (enquête 2022), 39 % des 55-64 ans en emploi ont suivi une formation à but professionnel dans l’année, contre 54 % des 35-44 ans.
Se reconvertir à 30 ans
À 30 ans, l’apprentissage est en principe fermé, sauf exceptions (travailleur handicapé reconnu, projet de création d’entreprise qui exige le diplôme, entre autres). Le contrat de professionnalisation reste ouvert aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus. Votre CPF est souvent encore modeste : 500 € par année travaillée à au moins mi-temps. Pour aller plus loin : changer de métier à 30 ans.
Se reconvertir à 40 ans
Le CPF est plafonné à 5 000 € (8 000 € pour un salarié sans diplôme de niveau CAP ou BEP). Au rythme de 500 € par an, dix années à au moins mi-temps suffisent pour atteindre le plafond. À 40 ans, garder un salaire pendant la formation devient souvent la question centrale. Le projet de transition professionnelle et la période de reconversion interne y répondent. Pour aller plus loin : se reconvertir à 40 ans.
Se reconvertir à 50 ans
Vers 45 ans, la loi prévoit deux rendez-vous. La visite médicale de mi-carrière, à défaut d’accord de branche dans l’année civile des 45 ans, évalue l’adéquation entre le poste et la santé. Dans les deux mois, un entretien de parcours professionnel aborde l’usure professionnelle et les souhaits de mobilité ou de reconversion, sans accès de l’employeur aux données de santé. À 50 ans, l’expérience devient un atout concret : la validation des acquis de l’expérience (VAE) permet d’obtenir tout ou partie d’un diplôme sans refaire toute une formation.
Se reconvertir à 55 ou 60 ans
Après 55 ans, des règles propres à la fin de carrière entrent en jeu :
- la retraite progressive : dès 60 ans, avec 150 trimestres, vous pouvez travailler à temps partiel (40 % à 80 %) en touchant une partie de votre retraite. L’employeur a deux mois pour répondre, et son silence vaut accord ;
- le contrat de valorisation de l’expérience, dit « CDI senior », possible jusqu’au 24 octobre 2030 pour un demandeur d’emploi d’au moins 60 ans (57 ans par accord de branche) sans retraite à taux plein ;
- la fin du CPF, qui ne s’utilise plus une fois remplies les conditions du taux plein ;
- le cumul emploi-retraite, dont les règles changent pour les retraites prises à partir du 1er janvier 2027 (cumul intégral seulement dès 67 ans).
À cet âge, une formation courte ou une VAE est souvent plus adaptée. Vérifiez avec votre caisse de retraite ce que chaque option change à vos droits.
Quels secteurs recrutent le plus de seniors ? Aucune statistique publique lue ne les classe selon l’embauche de personnes de 50 ans ou plus. L’enquête Besoins en main-d’œuvre de France Travail, qui recense les intentions d’embauche, compte les projets de recrutement par secteur et par métier, sans l’âge des personnes recrutées. Le tableau des secteurs qui recrutent, plus bas, vaut donc pour tous les âges.
Reconversion professionnelle : comment faire, étape par étape
Une reconversion professionnelle suit en général six étapes : faire le point, rencontrer un conseiller, explorer des métiers, confronter votre projet au terrain, construire le plan de formation et de financement, puis vous lancer. L’ordre compte. Chaque étape évite une erreur coûteuse à la suivante, comme choisir une formation avant d’avoir testé le métier ou démissionner avant d’avoir sécurisé votre revenu.

- Faire le point sur ce que vous voulez garder et changer.
- Rencontrer un conseiller en évolution professionnelle (gratuit).
- Explorer des métiers et en retenir deux ou trois.
- Confronter ces pistes au terrain : rencontres, immersion.
- Construire le plan de formation et de financement.
- Vous lancer, puis faire le point régulièrement.
1. Faire le point sur ce que vous voulez garder et changer
Le point de départ est un inventaire honnête : ce que vous savez faire, ce que vous aimez faire, ce qui compte pour vous dans un travail, et vos contraintes. Ces dernières décident souvent de tout. Notez le salaire en dessous duquel le foyer ne tient pas, la distance acceptable, les horaires compatibles avec votre vie, votre état de santé. Ce travail se fait seul, avec des proches, ou de façon structurée dans un bilan de compétences.
2. Rencontrer un conseiller en évolution professionnelle
Le conseil en évolution professionnelle (CEP) est un service public gratuit, ouvert à tous. Le conseiller vous aide à formaliser le projet et à repérer les formations et les financements possibles. Ce rendez-vous est même obligatoire avant une démission pour reconversion. Qui le propose et comment le trouver : voir qui contacter.
3. Explorer des métiers
Partez de vos compétences plutôt que d’une liste de métiers à la mode. Le service en ligne « Changer de métier » de France Travail commence par un questionnaire d’environ 5 minutes. Il propose ensuite des métiers qui mobilisent des compétences que vous maîtrisez déjà, sans création de compte. Les fiches métiers de France Travail décrivent l’accès habituel, les compétences et les conditions de travail de chaque métier. Les tests d’orientation ouvrent des pistes à traiter comme des hypothèses : les tests d’orientation gratuits en présentent plusieurs.
4. Confronter votre projet au terrain
Un métier vu de l’extérieur ressemble rarement au métier vécu. Rencontrez des personnes qui l’exercent : horaires réels, salaire de départ, ce qui use, ce qui plaît. Puis, si possible, essayez-le. La période de mise en situation en milieu professionnel (PMSMP, ou immersion) dure jusqu’à un mois, renouvelable une fois. Vous gardez votre statut et votre revenu, et un salarié retrouve son poste ensuite. Elle doit être prescrite, notamment par France Travail, une mission locale ou Cap emploi.
Un stage de reconversion sans être inscrit en formation n’est en principe pas possible sous convention de stage : « si vous n’êtes pas inscrit dans un organisme de formation, il est impossible d’obtenir une convention de stage », rappelle France Travail. Il signale une seule ouverture : pour découvrir certains métiers de l’artisanat, une chambre de métiers et de l’artisanat peut parfois fournir la convention. Pour les autres métiers, l’immersion en tient lieu : le Code du travail l’ouvre aux personnes en emploi comme aux demandeurs d’emploi, pour découvrir un métier ou « confirmer un projet professionnel » (article L5135-1).
Si vous voulez tester une piste auprès d’une personne qui fait déjà le métier, c’est ce que nous organisons chez Chance avec la Connexion Feedback, au cœur du bilan avec des connexions de Chance.
5. Construire le plan de formation et de financement
Une fois le métier choisi, trois questions se posent dans cet ordre. Quelle certification ce métier demande-t-il ? Quel organisme la prépare dans des conditions qui vous conviennent ? Quel dispositif la finance en protégeant votre revenu ? Les demandes se font plusieurs mois à l’avance (voir les financements) : bâtissez un calendrier à rebours depuis la date d’entrée en formation.
6. Vous lancer, puis faire le point
Pendant la formation, gardez le contact avec le métier visé : stages, réseau, offres d’emploi. Après, la recherche d’un premier poste ou le lancement d’une activité demandent autant de méthode que le choix du métier. Pour un pas-à-pas plus détaillé : les étapes pour se reconvertir.
Qui contacter pour une reconversion professionnelle ?
Pour une reconversion professionnelle, le premier interlocuteur est un conseiller en évolution professionnelle : le service est gratuit, ouvert à tous et sans limite de durée. Selon votre situation, c’est France Travail, l’Apec pour les cadres, Cap emploi pour les personnes handicapées ou une mission locale pour les moins de 26 ans. Les salariés et les indépendants passent par un opérateur régional. Le bilan de compétences vient ensuite, si vous avez besoin d’un travail plus structuré.

| Accompagnement | Pour qui | Durée | Coût pour vous |
|---|---|---|---|
| Conseil en évolution professionnelle (CEP) | Toute personne, à tout moment de sa vie professionnelle | Sans limite fixée | Gratuit |
| Bilan de compétences | Tout actif qui y consent | 24 heures au plus | Prix libre (2 065 € en moyenne pour les bilans payés par le CPF en 2025) ; avec le CPF seul, 150 € ou la part au-delà de 1 600 € |
| Activ’Projet, Prépa compétences | Demandeurs d’emploi | 8 à 12 semaines, 8 à 32 jours | Prescrits par votre conseiller France Travail |
| Coaching professionnel | Toute personne | Libre | Payé par vous ou votre employeur, hors CPF |
Le conseil en évolution professionnelle (CEP), gratuit
Le CEP est inscrit dans le Code du travail (article L6111-6). Pour les salariés du privé et les indépendants, il est assuré par des opérateurs régionaux ; le site officiel mon-cep.org indique le vôtre. Le conseiller ne choisit pas à votre place : il aide à clarifier le projet et peut construire avec vous un plan de financement. Un salarié le consulte sans l’accord de son employeur, en principe hors du temps de travail, et le conseiller est tenu à la discrétion.
Le bilan de compétences
Le bilan de compétences sert à analyser vos compétences, vos aptitudes et vos motivations pour définir un projet professionnel et, le cas échéant, un projet de formation (article L6313-4 du Code du travail). Il ne se fait qu’avec votre consentement et dure 24 heures au plus : c’est un plafond ; le Code ne fixe pas de minimum, mais un bilan payé par le CPF doit durer au moins 13 heures selon Mon Compte Formation. Il compte trois phases : préliminaire, investigation, conclusions en entretiens personnalisés. Les résultats vous sont remis à vous seul, et votre employeur ne peut les obtenir qu’avec votre accord.
Depuis le 26 février 2026, le CPF paie un bilan dans la limite de 1 600 € de droits. Vous payez une participation de 150 € pour toute demande faite depuis le 2 avril 2026, comprise dans le prix. Sans autre financeur, vous payez donc la plus grande des deux sommes : 150 €, ou la part du prix au-delà de 1 600 € (400 € pour un bilan à 2 000 €). Les droits issus de l’alimentation annuelle de votre CPF ne financent pas un bilan si vous en avez eu un payé par un financeur public ou paritaire dans les cinq ans. Pour aller plus loin : le guide du bilan de compétences et le bilan de compétences pour une reconversion.
Si vous voulez que ce bilan débouche sur un projet testé auprès de gens du métier, c’est le sens du bilan que nous proposons chez Chance, « un bilan avec des connexions ». Il dure 3 mois et compte 14 sessions : 7 avec votre coach, 7 sur Æcho, notre plateforme d’accompagnement en ligne. Suivent 2 sessions de suivi avec le coach et 2 sur Æcho, de 1 à 3 mois après la fin. Il suit le Trèfle de Chance™, une méthode en quatre étapes (Clarifier, Explorer, Valider, Concrétiser) inspirée par Robert Dilts. Nous appelons Chanceux les personnes que nous accompagnons : 20 000 d’entre elles forment le Collectif Chance, où la Connexion Feedback vous met en relation avec une personne qui exerce le métier visé. Un parcours de bilan compte en moyenne 6 connexions. Nos 210 coachs partenaires ont au moins 10 ans d’expérience professionnelle et une certification de coaching. Le bilan coûte 1 750 € TTC : le CPF paie 1 600 €, vous payez 150 €. Nous accompagnons les transitions professionnelles depuis 2015. Nous avons analysé le parcours de plus de 50 000 personnes : 75 % des Chanceux ont déjà mis en place le projet qu’ils avaient défini, 6 mois après. Le détail est sur la page du bilan de compétences Chance.
France Travail, l’Apec, Cap emploi, les missions locales
Demandeur d’emploi, votre conseiller France Travail peut vous orienter vers deux prestations. Activ’Projet dure de huit à douze semaines, avec des entretiens et, si besoin, une immersion ; il fait émerger une ou deux pistes et se termine par un plan d’action. Prépa compétences prépare l’entrée en formation en 8 à 32 jours : test d’un métier, savoirs de base, financements.
Les cadres trouvent un conseiller en évolution professionnelle à l’Apec, les personnes handicapées à Cap emploi. Les missions locales accompagnent les jeunes de 16 à 25 ans révolus, jusqu’à 29 ans pour un jeune reconnu travailleur handicapé. Pour aller plus loin : se faire aider par France Travail et trouver un conseiller d’orientation pour adulte.
Un coach en reconversion : ce qu’il faut savoir
Aucun code en vigueur ne réglemente le titre ni l’activité de coach : ni diplôme exigé, ni registre. Les titres de psychologue et de psychothérapeute, eux, sont protégés par la loi. Le coaching ne fait pas non plus partie des actions finançables par le CPF : il se paie de votre poche ou par votre employeur. Combien coûte un coach en reconversion ? Aucun prix moyen d’un coaching professionnel n’est publié par une source officielle : chaque coach fixe librement le sien. Avant de vous engager, demandez la formation du coach, sa certification, la durée, le prix total et ce que vous aurez en main à la fin. Pour aller plus loin : se faire aider par un coach.
Reconversion professionnelle : que faire, quel métier choisir ?
Il n’existe pas de liste de métiers bons pour une reconversion. Le bon métier croise ce que vous savez déjà faire, ce que vous voulez vivre au travail et ce que le marché offre près de chez vous. Les deux premiers points se travaillent avec un conseiller ou un bilan. Le troisième se vérifie sur des données publiques : intentions d’embauche, projections de métiers, salaires, conditions d’accès.

Partir de vos compétences transférables
Une compétence transférable est un savoir-faire utile dans plusieurs métiers : organiser un planning, gérer un budget, accueillir un public, négocier, former, rédiger, encadrer. C’est elle qui raccourcit une reconversion et la rend crédible aux yeux d’un recruteur. Pour les repérer, partez de vos tâches réelles plutôt que de votre intitulé de poste. Le service « Changer de métier » de France Travail distingue, pour chaque métier proposé, les compétences que vous possédez déjà de celles qui restent à acquérir.
Les métiers et les secteurs qui recrutent
L’enquête Besoins en main-d’œuvre 2026 de France Travail compte 2,275 millions d’intentions de recrutement pour 2026, en baisse de 6,5 % sur un an. Les employeurs jugent 43,8 % de ces projets difficiles. Ce sont des intentions d’embauche, saisonniers compris, pas des postes réservés aux personnes en reconversion.
| Secteur | Projets de recrutement en 2026 | Part jugée difficile |
|---|---|---|
| Santé, social et services à la personne | 322 000 | 54 % |
| Hôtellerie-restauration | 319 000 | non détaillée |
| Commerce et distribution | 264 000 | non détaillée |
| Industrie | 211 000 | non détaillée |
| Agriculture | 193 000 | non détaillée |
| BTP | 143 000 | 65 % |
À plus long terme, l’étude « Les métiers en 2030 » de France Stratégie et de la Dares (2022) estime qu’environ 760 000 postes seraient à pourvoir chaque année entre 2019 et 2030. Neuf sur dix remplaceraient des départs en fin de carrière. Les ingénieurs de l’informatique seraient les plus créateurs d’emplois (+115 000). Suivraient les infirmiers et sages-femmes, les aides-soignants et les cadres commerciaux (entre 110 000 et 115 000 chacun), puis les aides à domicile (+100 000). C’est une projection, pas une prévision. Pour des idées par profil : des idées de métiers pour se reconvertir ; sur les métiers que l’intelligence artificielle transforme : l’IA, l’emploi et les reconversions.
Le salaire : ce que vous pouvez gagner ou perdre
Aucune source officielle ne mesure le gain ou la perte de salaire d’une reconversion métier par métier. Les salaires moyens de l’Insee donnent un ordre de grandeur. En 2023, le salaire net moyen en équivalent temps plein était de 2 730 € par mois dans le privé. Il atteignait 4 170 € dans la finance et l’assurance, 3 900 € dans l’information et la communication, 3 010 € dans l’industrie. Il était de 2 590 € dans les transports, 2 530 € dans le commerce, 2 440 € dans la construction et 1 980 € dans l’hébergement-restauration. Ce sont des moyennes tous âges, pas des salaires de débutant.
Un nouveau métier commence souvent au premier échelon. Dans la fonction publique hospitalière, le traitement de départ d’un aide-soignant est d’environ 1 836 € bruts par mois, celui d’un infirmier en soins généraux d’environ 1 944 € bruts, primes et compléments en plus. La direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l’Éducation nationale a étudié en décembre 2024 les reconversions vers l’enseignement. Devenir enseignant augmente les revenus des employés, mais en fait perdre beaucoup aux cadres qui deviennent professeurs des écoles. Pour aller plus loin : les métiers qui payent bien et se reconvertir sans perte de salaire.
Quelques secteurs souvent visés
- Le soin : la formation d’aide-soignant dure 1 540 heures, dont 770 de stages, et s’ouvre sans diplôme dès 17 ans, sur dossier et entretien. L’institut de formation en soins infirmiers accueille par la formation continue les candidats qui ont au moins trois ans de cotisation sociale, après un entretien et un écrit.
- Le travail social : les diplômes d’État, de l’accompagnant éducatif et social (niveau 3) à l’éducateur spécialisé (niveau 6), sont accessibles par la formation continue, l’alternance et la VAE.
- L’artisanat : selon CMA France, plus de 200 000 personnes ont choisi l’artisanat pour changer de vie professionnelle en 2023, et un chef d’entreprise artisanale sur trois est issu d’une reconversion.
- L’enseignement : un poste de contractuel demande une licence (bac + 2 en lycée professionnel) ; les concours sont ouverts à bac + 3 et suivis d’un master rémunéré.
Si vous quittez au contraire l’un de ces métiers, des pages dédiées existent : la reconversion des infirmiers, la reconversion des enseignants, se reconvertir après une carrière militaire. Pour une destination précise : les formations et passerelles pour devenir psychologue, se reconvertir dans l’immobilier, se reconvertir dans l’informatique.
Aide à la reconversion professionnelle : les financements
Les aides à la reconversion professionnelle dépendent de votre statut et de la façon dont vous vivrez pendant la formation. Le CPF finance une partie de la formation pour tous les actifs. Le projet de transition professionnelle et la période de reconversion permettent à un salarié de garder un salaire. La démission pour reconversion ouvre droit au chômage. France Travail finance et rémunère les demandeurs d’emploi. Ces dispositifs se combinent souvent.

| Dispositif | Pour qui | Ce qu’il finance | Votre revenu pendant la formation |
|---|---|---|---|
| Compte personnel de formation (CPF) | Tout actif : salarié, demandeur d’emploi, indépendant | Formation certifiante, VAE, bilan de compétences (1 600 € au plus) | Sur le temps de travail, salaire maintenu ; hors temps de travail, rien ne change |
| Projet de transition professionnelle (PTP) | Salarié avec 24 mois d’ancienneté, dont 12 dans l’entreprise | Formation certifiante, frais annexes, salaire | 100 % du salaire jusqu’à deux Smic ; au-delà, 90 % puis 60 %, jamais moins de deux Smic |
| Période de reconversion | Tout salarié, avec un accord écrit de l’employeur | 150 à 450 heures de formation, payées par l’opérateur de compétences (OPCO) | Interne : salaire inchangé ; externe : salaire du contrat signé avec l’entreprise d’accueil |
| Démission pour reconversion | Salarié en CDI avec 1 300 jours travaillés sur 60 mois | L’allocation chômage (la formation se finance à part) | Allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) |
| Aides de France Travail | Demandeur d’emploi inscrit | Frais de formation, déplacements, garde d’enfants | Allocation maintenue (AREF) ou rémunération de formation (RFFT) |
Pour une vue d’ensemble plus courte : financer sa reconversion professionnelle.
Le CPF, le compte de tous les actifs
Le compte personnel de formation est crédité de 500 € par an pour un salarié qui a travaillé au moins à mi-temps, dans la limite de 5 000 €. Un salarié sans diplôme de niveau CAP ou BEP reçoit 800 € par an, dans la limite de 8 000 €. Les indépendants reçoivent aussi 500 € par an. Les droits d’une année sont crédités l’année suivante, entre le 30 janvier et le 15 juin.
Le CPF finance les formations qui mènent à une certification enregistrée au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ou au répertoire spécifique. Il finance aussi des blocs de compétences, la VAE, le bilan de compétences et certains permis de conduire. Une préparation à un concours n’est finançable que si elle mène à une certification enregistrée. Depuis le 16 février 2025, il ne finance plus l’accompagnement des créateurs d’entreprise.
Depuis le 2 avril 2026, vous payez une participation forfaitaire de 150 € par formation ou bilan (103,20 € pour les demandes faites du 1er janvier au 1er avril 2026). Elle fait partie du prix : pour une formation à 1 000 € couverte par vos droits, le CPF mobilise 850 € et vous payez 150 €. En droit, les demandeurs d’emploi en sont exonérés, comme les salariés dont l’employeur abonde le compte pour la formation choisie (article L6323-7 du Code du travail). Depuis le 2 octobre 2026, Mon Compte Formation fait pourtant payer ces 150 € aux demandeurs d’emploi qui achètent un bilan de compétences. La plateforme applique par avance l’article 89 du projet de loi de finances pour 2027, en première lecture à l’Assemblée nationale et non voté au 26 octobre 2026.
- Hors du temps de travail, vous n’avez pas à demander l’accord de votre employeur.
- Sur le temps de travail, vous demandez une autorisation d’absence au moins 60 jours avant le début (120 jours pour une formation de six mois ou plus). L’employeur a 30 jours pour répondre, son silence vaut acceptation, et les heures de formation sont payées comme du temps de travail.
- Vos droits restent acquis si vous quittez votre emploi, quel que soit le motif, et s’utilisent pendant le chômage.
- Toute prospection commerciale des titulaires du CPF par téléphone, messagerie, courriel ou réseau social est interdite depuis la loi du 19 décembre 2022. Un appel qui vous propose une formation « payée par votre CPF » doit vous alerter.
Pour aller plus loin : utiliser son CPF pour financer une formation.
Le projet de transition professionnelle (PTP)
Le projet de transition professionnelle a remplacé le congé individuel de formation (CIF) le 1er janvier 2019. Il permet à un salarié de suivre une formation certifiante pour changer de métier, en s’absentant de son poste avec son salaire. C’est l’association Transitions Pro de sa région qui décide. C’est le dispositif de la reconversion sans perte de salaire.
Les conditions. Vous devez justifier de 24 mois d’ancienneté salariée, consécutifs ou non, dont 12 mois dans l’entreprise. L’ancienneté s’apprécie à la date de départ en formation, pas à celle de la demande. Des règles propres s’appliquent aux CDD et aux intérimaires (voir selon votre situation). Aucune ancienneté n’est exigée d’un salarié handicapé, d’un salarié réembauché après un licenciement économique ou pour inaptitude, ni d’un salarié absent au moins six mois pour maladie dans les 24 mois précédents.
Les démarches. L’organisme de formation réalise d’abord, gratuitement, un positionnement préalable, avec un devis. Vous demandez ensuite le congé par écrit à votre employeur, au plus tard 120 jours avant une formation de six mois ou plus, 60 jours sinon. Il répond dans les 30 jours, son silence vaut accord, et il ne peut refuser que si les conditions ne sont pas remplies. Il peut en revanche reporter le congé de neuf mois au plus. Transitions Pro juge ensuite trois critères : la cohérence du projet, la pertinence de la formation et de son financement, les perspectives d’emploi dans la région. Un refus ouvre un recours gracieux de deux mois.
Ce qui est pris en charge. Transitions Pro paie les frais de formation, les frais annexes (transport, repas, hébergement), votre rémunération et les cotisations ; vos droits CPF y contribuent. Vous percevez 100 % de votre salaire moyen de référence s’il ne dépasse pas deux Smic. Au-delà, vous percevez 90 % la première année (ou les 1 200 premières heures), puis 60 %, sans descendre sous deux Smic. Depuis le 1er janvier 2026, l’employeur vous notifie trois mois avant la fin de la formation que vous pouvez retrouver votre poste ou un poste équivalent. Vous avez un mois pour répondre.
En 2024, un peu plus de 16 300 projets de transition professionnelle ont été financés, selon France compétences, pour des formations de 947 heures en moyenne. Pour aller plus loin : le projet de transition professionnelle et le rôle de Transitions Pro.
La période de reconversion, nouvelle depuis 2026
La période de reconversion a été créée par la loi du 24 octobre 2025 (article 11). Ses règles sont en vigueur depuis le 1er janvier 2026 et le dispositif fonctionne depuis le 1er février 2026. Elle remplace la reconversion ou promotion par alternance (Pro-A) et les Transitions collectives.
Elle est ouverte à tout salarié, sans condition d’âge, de diplôme ni d’ancienneté, pour une mobilité interne (un autre poste dans l’entreprise) ou externe (un emploi dans une autre entreprise). Elle vise une certification enregistrée au RNCP, un certificat de qualification professionnelle, des blocs de compétences ou le socle CléA. La formation dure de 150 à 450 heures sur douze mois au plus ; un accord d’entreprise ou de branche peut aller jusqu’à 2 100 heures sur 36 mois. Pendant la période, vous pouvez consulter un conseiller en évolution professionnelle sur votre temps de travail.
Elle se met en place par un accord écrit entre l’employeur et vous (formulaire Cerfa n° 17613*01). L’employeur ne peut pas l’imposer, et vous ne pouvez pas l’exiger. L’OPCO paie la formation sur un forfait fixé par la branche, ou 9,15 € de l’heure à défaut. Le dossier lui est envoyé dans les 30 jours qui précèdent le début, et il répond sous 20 jours. Votre CPF peut compléter, avec votre accord. En reconversion interne, votre contrat de travail est maintenu et votre rémunération reste la même.
Le CDD de reconversion
Le « CDD de reconversion » est le nom que France Travail donne à la version externe de la période de reconversion. Il permet à un salarié en CDI ou en CDD de tester un nouveau métier dans une autre entreprise, sans rompre son contrat initial. Votre contrat d’origine est suspendu, et vous signez avec l’entreprise d’accueil un CDI ou un CDD d’au moins six mois, avec une période d’essai.
Si vous restez dans l’entreprise d’accueil, votre contrat d’origine est rompu selon les modalités de la rupture conventionnelle, avec au moins les indemnités légales. Sinon, vous retrouvez votre poste ou un poste équivalent. L’accord peut prévoir de compenser l’écart de salaire. À partir de 300 salariés, la reconversion externe passe obligatoirement par une négociation dans l’entreprise ; en dessous, l’employeur peut souvent la décider seul.
La démission pour reconversion
Depuis le 1er novembre 2019, un salarié qui démissionne pour un projet de reconversion (une formation, ou la création ou la reprise d’une entreprise) peut toucher l’allocation chômage. Quatre conditions s’appliquent :
- être en CDI de droit privé au moment de la démission (les CDD et missions passés comptent dans les jours travaillés) ;
- justifier d’au moins 1 300 jours travaillés au cours des 60 mois qui précèdent la fin du contrat, comptés à raison de cinq jours par semaine, temps partiel compris ;
- demander un conseil en évolution professionnelle avant de démissionner, auprès d’un opérateur autre que France Travail et les missions locales ;
- obtenir de la commission Transitions Pro de votre région l’attestation du caractère réel et sérieux de votre projet.
Une démission antérieure à la demande de conseil rend le dossier irrecevable, et le site officiel déconseille de démissionner avant d’avoir l’attestation. La date de démission retenue est le terme du préavis. Vous avez ensuite six mois à compter de la notification de l’attestation pour demander l’allocation. Son montant et sa durée suivent les règles habituelles. Un refus d’attestation ouvre un recours gracieux de deux mois. France Travail contrôle vos démarches au plus tard six mois après l’ouverture des droits : sans motif légitime, l’allocation est supprimée pendant quatre mois.
Selon l’Unédic, les ouvertures de droit sont passées d’environ 6 500 en 2020 à 18 000 en 2024, et environ 7 bénéficiaires sur 10 créent une entreprise. En 2023, 4 % des quelque 22 000 dossiers déposés auprès de Transitions Pro n’ont pas obtenu l’attestation. Le site officiel du dispositif est demission-reconversion.gouv.fr. Pour aller plus loin : la démission pour reconversion et le chômage.
Les aides de France Travail pour les demandeurs d’emploi
- L’aide individuelle à la formation (AIF) paie tout ou partie d’une formation validée dans votre projet, ou d’un bilan de compétences, sans montant fixe national. Pour une formation éligible au CPF, bilan compris, le CPF se mobilise d’abord ; s’il ne suffit pas, ou sans droits CPF, la demande part de Mon Compte Formation et France Travail répond sous 10 jours. Pour une formation non éligible au CPF et absente des formations gratuites, l’organisme établit un devis, transmis à France Travail.
- L’ARE-formation (AREF) maintient votre allocation pendant une formation inscrite à votre contrat d’engagement ou financée en partie par votre CPF, dans la limite de vos droits, avec un minimum de 22,99 € par jour.
- La rémunération des formations de France Travail (RFFT) est versée si vous n’êtes pas indemnisé : 775,65 € par mois à temps plein à partir de 26 ans (montant au 1er juin 2026).
- La rémunération de fin de formation (RFF) prend le relais quand vos droits s’épuisent avant la fin d’une formation vers un métier qui peine à recruter, pour les formations prescrites jusqu’au 31 décembre 2026.
- L’aide à la mobilité rembourse les frais d’une formation éloignée, jusqu’à 5 200 € par an, si vous êtes peu ou pas indemnisé.
- L’aide à la garde d’enfants verse 416 € pour un enfant de moins de 12 ans si vous êtes peu ou pas indemnisé, pour une formation de 15 à 35 heures par semaine. Elle va jusqu’à 540,80 € pour plusieurs enfants.
Pour aller plus loin : les formations de France Travail.
Employeur, région, Agefiph, usure professionnelle : les autres financeurs
L’employeur peut financer une formation dans son plan de développement des compétences. Elle se suit alors sur le temps de travail, payée, sauf accord collectif contraire ou votre accord écrit, dans la limite de 30 heures par an. Il peut aussi abonder votre CPF, ce qui supprime la participation de 150 €. L’OPCO, France Travail, la région ou l’Agefiph peuvent aussi abonder un CPF trop juste, mais seuls l’employeur ou l’OPCO peuvent prendre en charge la participation : un abondement de France Travail, de la région ou de l’Agefiph la laisse à votre charge.
La région est chargée de l’accès à la formation des adultes qui cherchent un emploi ou une nouvelle orientation. Elle peut accorder des aides individuelles et finance les instituts de formation paramédicale et sociale. Chaque région fixe le nom, les bénéficiaires et le montant de ses aides : votre conseiller en évolution professionnelle les connaît.
L’Agefiph aide les personnes reconnues travailleurs handicapés et les autres bénéficiaires de l’obligation d’emploi ; ses aides sont prescrites par France Travail, Cap emploi ou la mission locale. Dans la fonction publique, le FIPHFP finance la formation des agents handicapés, dont un bilan jusqu’à 2 000 €.
Le dispositif Prévention usure-reconversion est géré par Transitions Pro. Un salarié titulaire d’un compte professionnel de prévention (C2P) y utilise ses points pour une formation, un bilan ou une VAE vers un emploi non exposé. Un point vaut 500 €.
Les impôts : les frais d’une formation que vous payez pour obtenir un emploi dans un autre domaine sont déductibles au titre des frais réels. Il faut prouver le lien avec le nouvel emploi.
Indépendants et créateurs d’entreprise
Un travailleur indépendant, micro-entrepreneur compris, a un CPF crédité de 500 € par an. Il se forme aussi avec le fonds d’assurance formation (FAF) de son activité. C’est le FIF PL pour les professions libérales, l’Agefice pour les commerçants, le FAFCEA pour les artisans, Vivéa pour les exploitants agricoles et l’Afdas pour les artistes-auteurs. Le FIF PL exclut les bilans de compétences et les reconversions professionnelles : pour un libéral qui change de métier, la voie reste son CPF.
Si votre reconversion passe par la création d’une entreprise, deux aides concernent les demandeurs d’emploi. L’aide à la reprise ou à la création d’entreprise (ARCE) verse un capital de 60 % des allocations restant dues (45 % si votre contrat de travail a pris fin avant le 1er juillet 2023), en deux fois à six mois d’intervalle. Elle suppose l’exonération de début d’activité (ACRE). Depuis le 1er janvier 2026, l’ACRE dure douze mois, exonère d’un quart des cotisations sous conditions de revenu, et se demande à l’Urssaf dans les 60 jours. Elle est réservée à certains publics, dont les demandeurs d’emploi indemnisés. Pour aller plus loin : se reconvertir en créant son entreprise.
Reconversion professionnelle en CDI, en CDD, au chômage ou fonctionnaire
Votre statut au moment du projet décide des dispositifs ouverts. Un salarié en CDI peut se former sans quitter son poste ou partir. Un salarié en CDD ou en intérim a des règles propres. Un demandeur d’emploi passe par France Travail, un agent public par les congés de la fonction publique. La santé, le handicap et la famille ouvrent des droits supplémentaires.

En CDI : se former sans démissionner, ou partir
Rester en poste pendant la préparation est presque toujours la voie la plus sûre : CPF hors temps de travail, projet de transition professionnelle, période de reconversion. Le congé sabbatique permet aussi de préparer ou de tester un projet. À défaut d’accord collectif, il dure de six à onze mois et suppose 36 mois d’ancienneté dans l’entreprise. Il n’est pas payé, mais vous retrouvez ensuite votre emploi, et vous pouvez travailler ailleurs entre-temps en respectant vos obligations de loyauté et de non-concurrence.
Si vous partez, une démission qui n’est pas reconnue comme légitime ne donne pas droit au chômage, sauf dans le cadre de la démission pour reconversion. La rupture conventionnelle homologuée, seule façon de rompre un CDI d’un commun accord hors des cas prévus par la loi, suppose l’accord de l’employeur. Elle ouvre l’indemnisation, plafonnée à 456 jours (15 mois) avant 55 ans et à 624 jours (20,5 mois) à partir de 55 ans, pour une fin de contrat depuis le 1er septembre 2026.
Rien ne vous oblige à prévenir votre employeur tant que vous préparez votre projet hors du temps de travail. Le conseiller en évolution professionnelle est tenu à la discrétion, et les résultats d’un bilan de compétences vous sont remis à vous seul. Pour aller plus loin : se reconvertir en étant en CDI.
En CDD ou en intérim
Un salarié en CDD accède au projet de transition professionnelle s’il justifie de 24 mois d’activité salariée sur les cinq dernières années, dont 4 mois en CDD au cours des 12 derniers mois. Un intérimaire doit justifier de 1 600 heures dans la branche du travail temporaire, dont 600 heures dans l’entreprise où il dépose sa demande, sur les 18 derniers mois. La période de reconversion est ouverte aux salariés en CDD ; pour les intérimaires, un accord de branche du 29 mai 2026 en organise la version interne. La démission pour reconversion, elle, est réservée au CDI.
Demandeur d’emploi
Au chômage, le point de départ est votre conseiller France Travail. Une formation validée dans votre projet ouvre l’aide individuelle à la formation et le maintien de l’allocation ; votre CPF reste utilisable. Pendant une formation de plus de 40 heures qui vous empêche de chercher un emploi, vous restez inscrit, en catégorie D. Activ’Projet et une immersion permettent de tester une piste avant une formation longue.
Après un licenciement ou une rupture conventionnelle
Un départ subi peut devenir le point de départ d’une reconversion. Vos droits CPF restent acquis. En cas de licenciement économique, l’employeur doit proposer, selon la taille de l’entreprise, un contrat de sécurisation professionnelle (CSP) ou un congé de reclassement. Le CSP commence par un prébilan ; il est prolongé jusqu’au 31 décembre 2026, sans texte pour la suite au 27 octobre 2026, et un CSP en cours à cette échéance va à son terme. Le congé de reclassement débute si nécessaire par un bilan payé par l’employeur, et peut durer jusqu’à 24 mois en cas de formation de reconversion. Après une rupture conventionnelle, le plafond de 15 mois d’indemnisation avant 55 ans oblige à caler bilan et formation dans cette durée. Pour aller plus loin : se reconvertir après un départ.
Agent public
La démission pour reconversion n’est pas ouverte aux agents publics, qui ont leurs propres outils. Dans la fonction publique de l’État, le congé de formation professionnelle est ouvert après trois ans de services, pour trois ans au plus sur la carrière. Il est indemnisé à 85 % du traitement brut la première année (2 778,62 € bruts par mois au plus) et engage à servir dans la fonction publique le triple de la durée indemnisée. La disponibilité pour convenances personnelles, non payée, dure cinq ans au plus, renouvelable dans la limite de dix ans, et permet de travailler dans le privé.
Un agent peut aussi suivre un bilan de compétences pendant un congé de 24 heures de service au plus (72 heures pour les agents prioritaires). Depuis le 1er août 2026, il peut faire une immersion de 2 à 10 jours chez un autre employeur public. Pour un départ définitif, la rupture conventionnelle des fonctionnaires est pérennisée depuis le 21 février 2026.
Avec un handicap ou après un problème de santé
Cap emploi assure le conseil en évolution professionnelle des personnes handicapées, et l’Agefiph complète les financements. Être reconnu travailleur handicapé lève la limite d’âge de l’apprentissage, et un salarié handicapé n’a pas d’ancienneté à justifier pour un projet de transition professionnelle. Pendant un arrêt maladie, vous pouvez suivre une formation ou un bilan sans perdre vos indemnités journalières. Il faut l’accord de votre médecin traitant et l’avis favorable du médecin-conseil sur la durée.
Avec des enfants ou un proche à charge
Les contraintes familiales pèsent sur le calendrier d’une reconversion, et certaines aides en tiennent compte. Outre l’aide à la garde d’enfants de France Travail, le complément de libre choix du mode de garde de la CAF ou de la MSA compte la formation professionnelle rémunérée comme une activité. Pendant un congé parental d’éducation, vous avez le droit de suivre un bilan de compétences, sans rémunération, et la période de congé compte entièrement pour l’alimentation de votre CPF.
Formation reconversion professionnelle : se former à l’âge adulte
Une formation de reconversion professionnelle vise en général une certification : un diplôme, un titre professionnel, un certificat de qualification professionnelle (CQP) ou un bloc de compétences, enregistré au RNCP ou au répertoire spécifique. C’est ce que financent le CPF, le projet de transition professionnelle et la période de reconversion. Le bon ordre est de choisir le métier, puis la certification qu’il exige, puis l’organisme et le format. Le financement dépend de ces trois choix.

Choisir une formation certifiante
Une certification est enregistrée au RNCP pour cinq ans au plus ; devenue inactive, elle garde sa valeur pour ceux qui l’ont obtenue. Sa fiche, sur le site de France compétences, indique le niveau, les compétences visées et les voies d’accès. Côté organisme, la certification qualité Qualiopi est obligatoire depuis le 1er janvier 2022 pour toute formation payée par un OPCO, Transitions Pro, l’État, une région, le CPF, France Travail ou l’Agefiph. Demandez aussi les taux de réussite à l’examen et ce que deviennent les anciens stagiaires. La vérification n’est pas superflue. Au 22 octobre 2026, la liste publique comptait 153 014 organismes de formation, dont 44 468 certifiés Qualiopi pour la formation ; 85 075 déclaraient zéro stagiaire sur le dernier exercice. Pour aller plus loin : la formation professionnelle des adultes.
Formation courte ou longue, à distance ou en présentiel
Les durées varient beaucoup : de 150 heures pour une période de reconversion à 1 540 heures pour le diplôme d’aide-soignant. Dans le catalogue de Mon Compte Formation relevé le 23 octobre 2026, une formation préparant un CAP dure 455 heures en médiane, et une offre sur cinq comporte une session à distance. Selon la Dares, citée par le Sénat en 2023, 11 % des formations débutées avec le CPF sont abandonnées, en particulier celles suivies à distance. Choisissez le format selon votre rythme de vie et votre besoin d’être encadré.
La VAE : faire reconnaître votre expérience
La validation des acquis de l’expérience (VAE) permet d’obtenir tout ou partie d’un diplôme ou d’un titre à partir de votre expérience. Depuis le 23 décembre 2022, aucune durée minimale d’expérience n’est exigée : il suffit d’une activité en rapport direct avec la certification visée. Le CPF finance la VAE. Transitions Pro peut aussi prendre en charge un parcours de VAE dans la limite d’un forfait de 2 000 €, depuis le 30 juillet 2026.
L’alternance à l’âge adulte
Le contrat d’apprentissage s’arrête à 29 ans révolus. Font exception un travailleur handicapé reconnu, un projet de création d’entreprise qui exige le diplôme, un sportif de haut niveau ou un nouveau contrat vers un diplôme supérieur. À partir de 26 ans, l’apprenti gagne au moins le Smic. Le contrat de professionnalisation est ouvert aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus, payés au moins le Smic et 85 % du minimum de la branche. Pour un salarié déjà en poste, l’alternance passe désormais par la période de reconversion.
Sans diplôme : CAP, titre professionnel, CléA
Un adulte peut préparer un CAP par la formation continue ou à distance, ou se présenter aux épreuves en candidat libre quand l’arrêté de la spécialité le permet. Le titre professionnel s’obtient aussi par la formation continue, l’alternance ou la VAE. Le certificat CléA, qui couvre 7 domaines et 108 compétences du socle professionnel, commence par une évaluation qui adapte la formation à vos besoins. Pour aller plus loin : se reconvertir sans diplôme.
Vérifier avant de signer
Si vous payez vous-même votre formation, un contrat écrit est signé avec l’organisme avant tout paiement. Vous disposez de 10 jours pour vous rétracter par lettre recommandée ; ensuite, l’acompte ne peut dépasser 30 % du prix. Sur Mon Compte Formation, vous avez 14 jours ouvrés pour vous rétracter après avoir confirmé votre commande. Une annulation à moins de 7 jours ouvrés du début, ou une absence, fait débiter 100 % du prix de votre compte.
Combien de temps dure et combien coûte une reconversion ?
Une reconversion professionnelle n’a pas de durée officielle : elle dépend de l’écart entre votre métier actuel et le métier visé, et de la formation qu’il exige. Construire le projet prend des semaines ou des mois ; la formation va de quelques centaines à plus de mille heures. Le coût suit la même logique. Dans le catalogue de Mon Compte Formation relevé le 23 octobre 2026, une offre préparant un CAP coûte 3 670 € en prix médian. Une sur dix est affichée sous 1 190 €, une sur dix au-dessus de 7 500 €.

| Étape ou formation | Durée de référence | Coût de référence |
|---|---|---|
| Bilan de compétences | 24 heures au plus | 2 065 € en moyenne pour 20 heures (bilans payés par le CPF en 2025) |
| Période de reconversion | 150 à 450 heures sur 12 mois au plus | Forfait de la branche, ou 9,15 € de l’heure payés par l’OPCO |
| Projet de transition professionnelle | 947 heures en moyenne (2024) | Un peu plus de 19 300 € par projet, dont 65 % de rémunération |
| Formation préparant un CAP | 455 heures (durée médiane) | 3 670 € (prix médian affiché) |
| Titre professionnel Développeur web et web mobile | 736 heures (durée médiane) | 4 590 € (prix médian affiché) |
| Diplôme d’État d’aide-soignant | 1 540 heures, dont 770 de stages, sur deux ans au plus | Pris en charge selon les règles de chaque région |
Les prix du catalogue sont ceux qu’affichent les organismes, pas des coûts réellement payés. Les chiffres du projet de transition professionnelle viennent de France compétences, ceux du bilan de la Caisse des dépôts.
Le vrai coût d’une reconversion est souvent le revenu. Faites le calcul mois par mois, scénario par scénario. En projet de transition professionnelle ou en période de reconversion interne, le salaire est maintenu. Après une démission pour reconversion, un licenciement ou une rupture conventionnelle, l’allocation chômage prend le relais. Un demandeur d’emploi non indemnisé de 26 ans et plus perçoit 775,65 € par mois de rémunération de formation. À vos frais, aucun revenu ne compense. Ajoutez le transport, la garde d’enfants et le matériel.
Les risques d’une reconversion et comment les limiter
Une reconversion comporte des risques réels : un métier idéalisé, une formation qui ne mène pas à l’emploi, un budget qui ne tient pas, un abandon en route. Aucune source publique lue ne mesure le taux de réussite des reconversions en général : les données publiées suivent les bénéficiaires de dispositifs précis. Selon l’Unédic (janvier 2026), 24 mois après l’ouverture de leurs droits, plus de 6 bénéficiaires sur 10 d’une démission pour reconversion qui ont suivi une formation ont débuté un CDI ou un CDD d’au moins six mois. Environ 1 bénéficiaire sur 10 ne voit pas son projet initial aboutir.

Pour le projet de transition professionnelle, l’Observatoire des transitions professionnelles interroge chaque année l’ensemble des bénéficiaires six mois après la fin de leur formation. Selon son enquête nationale de 2024, reprise par France compétences en février 2026, 97 % ont mené leur formation à terme et 94 % ont obtenu la certification visée. À cette date, 59 % disent occuper un poste en lien avec elle, 33 % poursuivre leur projet de reconversion et 8 % y avoir renoncé. Ces taux valent pour ce dispositif, pas pour toutes les reconversions.
Les erreurs les plus fréquentes
- Démissionner trop tôt, avant la demande de conseil en évolution professionnelle ou avant l’attestation de Transitions Pro.
- Choisir une formation sans certification enregistrée : elle n’ouvre ni le CPF, ni le projet de transition professionnelle, ni la période de reconversion, et pèse peu face à un recruteur.
- Ne pas tester le métier : quelques rencontres et une immersion évitent des mois de formation dans une mauvaise direction.
- Ignorer les conditions d’accès : exercer comme infirmier sans le titre requis est puni de deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende. Travailler dans la sécurité privée suppose une carte professionnelle, délivrée après une enquête administrative.
- Sous-estimer la durée et la baisse de revenu : la formation, la recherche du premier poste et le premier échelon s’additionnent.
Pour aller plus loin : neuf façons de réduire le risque d’une reconversion.
Peut-on revenir en arrière ?
Cela dépend du dispositif, et c’est un argument fort pour préparer sa reconversion sans rompre son contrat. Après un projet de transition professionnelle, l’employeur vous propose de retrouver votre poste ou un poste équivalent, à rémunération au moins équivalente. Après une période de reconversion externe, vous retrouvez votre poste ou un poste équivalent si vous ne restez pas dans l’entreprise d’accueil. Le congé sabbatique garantit le retour. Un fonctionnaire de l’État en disponibilité est réintégré à l’une des trois premières vacances d’emploi de son grade. Une démission, en revanche, ne donne aucun droit au retour.
La peur de l’échec et du regard des autres
Douter fait partie d’une reconversion : vous quittez un terrain connu, et vos proches s’inquiètent parfois plus que vous. Deux leviers aident. Réduisez le risque par étapes, en testant le métier avant de vous former et en gardant votre contrat tant que possible. Parlez du projet tôt à quelques personnes choisies, qui vous aideront à le mettre à l’épreuve sans le juger. Pour aller plus loin : désamorcer la peur de l’erreur.
Après la reconversion : expliquer son parcours et trouver un poste
Une fois formé, il reste à convaincre un recruteur, ou des clients si vous vous installez. Ce qui rassure : une raison claire de changer, des compétences transférables illustrées par des exemples, des preuves de vos nouvelles compétences (certification, stage, immersion) et des personnes qui peuvent parler de vous. Les employeurs ne sont pas forcément fermés : selon une étude déclarative de CMA France (avril 2026), 68 % des artisans se disent favorables à l’embauche d’une personne en reconversion, et 30 % l’ont déjà fait.

Expliquer sa reconversion en entretien
La question « pourquoi ce changement ? » viendra presque toujours. Préparez une réponse en trois temps, en deux minutes au plus. D’abord la raison, sans critiquer votre ancien employeur. Puis ce que vous apportez, avec deux ou trois compétences transférables illustrées par des situations réelles. Enfin ce que vous avez fait pour apprendre le métier : formation, stage, immersion, rencontres. Votre parcours devient alors un atout, avec une expérience que les débutants n’ont pas.
CV et lettre de motivation
Sur le CV, mettez en tête le métier visé, puis une rubrique de compétences qui relie l’ancien et le nouveau métier, et la formation récente avant l’expérience ancienne. La lettre de motivation raconte ce pont en quelques lignes, au regard de l’entreprise visée. Pour aller plus loin : refaire son CV pour une reconversion et la lettre de motivation de reconversion.
Le réseau, souvent décisif
Dans un nouveau métier, votre réseau est à construire, et une recommandation pèse souvent plus qu’une candidature de plus. Chez Chance, nous partons de là : la bonne personne peut tout changer dans la vie pro. Avec la Connexion Dernier kilomètre, sur la base d’une offre d’emploi, nous identifions la bonne personne, avec l’aide de l’IA, pour vous faire la passe décisive. Soit elle travaille dans l’entreprise et y pousse directement votre profil, soit elle sait à qui transmettre votre candidature. Les Chanceux ont déjà échangé plus de 50 000 coups de pouce. Le détail est sur la page des Connexions Chance.
Créer son activité
Si votre reconversion passe par l’indépendance, préparez la première année comme un projet à part entière : statut, premiers clients, revenus, couverture sociale. Les aides aux demandeurs d’emploi qui créent (ACRE, ARCE) sont détaillées dans les financements. Se faire accompagner compte : selon CMA France (avril 2026, données déclaratives), 75 % des entreprises artisanales accompagnées à la création sont actives à trois ans, contre 50 % sans accompagnement.
Préparer sa reconversion avec le bilan de Chance
Un bilan de compétences est souvent la première étape d’une reconversion : il aide à choisir le métier, puis à vérifier qu’il vous correspond avant de vous former. Chez Chance, c’est un bilan avec des connexions : vous testez vos pistes auprès de personnes qui font le métier visé.
Le parcours du bilan Chance : 14 sessions en 3 mois
7 sessions avec votre coach et 7 sur Æcho, la plateforme d’accompagnement en ligne de Chance, selon le Trèfle de Chance™, une méthode en quatre étapes inspirée par Robert Dilts.
Clarifier
Vous définissez vos objectifs, identifiez vos valeurs, vos moteurs et vos compétences, et posez votre profil CIPA : Contribution, Interactions, vie Perso, Activités quotidiennes.
Explorer
Vous ouvrez le champ des possibles et testez vos pistes auprès de personnes qui font le métier visé, grâce à la Connexion Feedback.
Valider
Vous confrontez vos pistes à vos critères de vie et à la réalité du marché, puis vous validez un projet réaliste et personnalisé.
Concrétiser
Vous fixez les étapes de mise en œuvre et préparez votre présentation. Avec la Connexion Dernier kilomètre, Chance identifie, avec l’aide de l’IA, la bonne personne pour vous faire la passe décisive. Vous recevez la synthèse de votre bilan.
Après le bilan
De 1 à 3 mois après la fin, 2 sessions de suivi avec votre coach et 2 sur Æcho. Et vous restez dans le Collectif Chance.
Ce que comprend le bilan Chance
Un coach dédié
Choisi parmi 210 coachs partenaires : au moins 10 ans d’expérience professionnelle, une certification de coaching ICF et RNCP. 95 % de satisfaction sur le choix du binôme.
Æcho, la plateforme
Des podcasts courts, des vidéos et des moments d’introspection, sur ordinateur, tablette ou mobile. Vos sessions sur Æcho préparent vos séances avec votre coach.
Les connexions
En moyenne 6 connexions par parcours, avec des Chanceux qui font le métier que vous visez ou peuvent vous ouvrir une porte.
Un agent référent
Il vous suit tout au long de votre parcours.
Des ateliers collectifs
12 heures d’ateliers en petits groupes de 2 à 3 personnes, en visio : vos moteurs, le pitch, les croyances limitantes, la confiance.
100 % à distance
Les séances avec votre coach et les ateliers se font en visio. Vous démarrez quand vous le souhaitez.
50 000
personnes accompagnées par Chance depuis 2015
75 %
des Chanceux ont déjà mis en place leur projet, 6 mois après
20 000
Chanceux dans le Collectif Chance, plus de 50 000 coups de pouce échangés
1 750 €
TTC : avec le CPF, le CPF paie 1 600 € et vous payez 150 €
Chez Chance, nous avons analysé le parcours de plus de 50 000 personnes : 75 % des Chanceux ont déjà mis en place le projet qu’ils avaient défini, 6 mois après. Les Chanceux sont les personnes que nous accompagnons. Chance est certifiée Qualiopi au titre des bilans de compétences.
Commencer votre bilan avec Chance
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20 minutes au téléphone pour faire le point sur votre situation et répondre à vos questions, sans engagement.
Le financement
Vous choisissez votre mode de financement, par exemple le CPF, complétez votre dossier et validez votre inscription.
Le début du bilan
Vous recevez votre accès à Æcho et rencontrez votre coach.
Tout le détail du parcours est sur la page du bilan avec des connexions de Chance.
Leurs avis sur Chance
4,7/5 sur 874 avis Google (relevé du 26 octobre 2026). Lire tous les avis sur Google
Notre sélection : les 10 avis notés 5 sur 5 les plus récents, écrits par des personnes accompagnées par Chance et qui ne citent aucun nom de famille. Chaque avis est reproduit tel quel, avec sa date.
CHANCE était une experience forte ! Je suis arrivée pleine de doutes et ma confiance ebranlée.J'ai terminé mon parcours avec une confiance retrouvée en qui je suis, ainsi qu'en mes compétences et capacités. La plateforme est simple à utiliser, la pédagogie et logique du parcours très stimulant et révélateur. Merci à mon Coach (Denis), mon Agent référent (Linda), et toutes les personnes que j'ai pu rencontrer ne serait-ce qu'un instant dans l'entre-aide ("3 min pour les autres"). Bravo pour le concept , les étapes bien réfléchies et les équipes encadreantes de qualité !
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J'ai beaucoup apprécié la méthode Chance poir effectuer mon bilan. Aussi, Florence a été une excellente coach, à l'écoute, positive, créative.
Je recommande !!
Chance est un bilan très complet. Il permet de clarifier ses aspirations, ses valeurs, ses non-négociables, d'enrichir son réseau grâce à des plateformes d'échanges, voire même des réunions en visio organisées. Les exercices amènent à une reflexion poussée et lient les pistes de réflexion et nos valeurs pour nous permettre de comprendre quelles sont nos motivations réelles et ainsi comprendre nos besoins profonds. Car parfois un super projet n'est pas forcément aligné avec nos besoins. De plus, nous pouvons conserver tout ce travail accompli une fois le programme terminé. Ca devient un outils m'emo précieux à consulter à chaque moment de vie transitoire pour faire de meilleurs choix. Un grand merci au coach et à ceux qui ont pensé cette plateforme.
J’ai réalisé mon bilan de compétences avec Chance de novembre à février, accompagnée par Mathieu. Un grand merci pour cet accompagnement structurant et bienveillant. Mathieu a su poser les bonnes questions et m’aider à y voir plus clair sur la suite de mon parcours. Je recommande sans hésiter.
J'ai réalisé un bilan de compétences chez Chance entre décembre 2025 et février 2026. Ces 3 mois ont été transformateur pour moi. Je ne savais absolument pas quelle orientation donner à mon projet professionnel. Tout ce que je savais c'était que je voulais quitter complètement le domaine dans lequel j'étais. La plate forme est très bien conçue, elle permet d'avancer dans ses réflexions à son rythme et elle est toujours très bienveillante, on ne parle jamais en terme négatifs, freins, contraintes, échecs...
Ma coach m’a notamment aidé à dépasser certaines croyances limitantes et à prendre confiance dans la légitimité de mon nouveau projet. Son écoute, la pertinence de son analyse et son accompagnement bienveillant m’ont permis d’explorer de nouvelles perspectives professionnelles avec davantage de clarté et de sérénité.
Je repars du bilan avec une orientation claire et en accord avec mes aspirations. Mon nouveau projet de vie professionnel est en route !
Je ne peux que recommander Chance autour de moi !!!
Merci !
Un programme qui permet de prendre du recul, se poser les bonnes questions, et reprendre confiance. Le fit avec le coach est crucial, la mienne était super.
J'ai décidé de faire un bilan de compétences car je ne me retrouvais plus dans mes valeurs dans ma situation professionnelle. La plate-forme Chance est exactement ce qu'il fallait ! Ludique et adaptée à votre rythme, tout en restant sérieux. Mon coach Mathieu a fait la différence, fort de son expérience, je ressors de ce coaching motivée et dynamisée.
Foncez !
Grâce à ce bilan de compétences, j'ai pu retrouver ma voie professionnelle. Encore merci.
J'ai réalisé mon bilan de compétences avec Chance et j'en suis vraiment ravie. Le suivi est sérieux, l'organisation sans faille, et l'accompagnement humain et bienveillant tout au long du parcours. On se sent vraiment prise en charge et guidée. Je recommande Chance les yeux fermés ! Un grand merci à ma coach Grace !
Retour d'expérience très positif sur mon accompagnement en bilan de compétences (Chance) avec Myriam, elle a su me mettre à l'aise et en confiance dès le premier échange, Myriam est à l'écoute et nos échanges ont été très riches.
Toute l'équipe Chance est disponible et réactive 😄
La plateforme est "user friendly", Chance permet une grande souplesse dans la réalisation du bilan.
Merci Chance, merci Myriam!
Questions fréquentes sur la reconversion professionnelle
Peut-on se reconvertir à 50 ans ?
Oui. Ni le projet de transition professionnelle, ni la période de reconversion, ni la démission pour reconversion n’ont de limite d’âge, et des formations comme celle d’infirmier n’ont pas d’âge maximal. Seul l’apprentissage s’arrête en principe à 29 ans. Vers 45 ans, la visite de mi-carrière et l’entretien de parcours professionnel sont deux occasions prévues par la loi pour en parler.
Peut-on toucher le chômage pendant une reconversion ?
Oui, dans trois cas : une formation validée suivie pendant votre indemnisation (l’allocation devient l’ARE-formation), une démission pour reconversion reconnue par Transitions Pro, un licenciement ou une rupture conventionnelle. Une démission qui n’est ni légitime ni validée par Transitions Pro ne donne pas droit au chômage.
Peut-on démissionner pour une reconversion et toucher le chômage ?
Oui, si vous êtes en CDI, justifiez de 1 300 jours travaillés sur les 60 derniers mois, avez demandé un conseil en évolution professionnelle avant de démissionner et obtenez l’attestation de Transitions Pro. Vous avez ensuite six mois pour demander l’allocation, et France Travail vérifie vos démarches dans les six mois qui suivent.
Qui contacter pour une reconversion professionnelle ?
Un conseiller en évolution professionnelle, gratuitement. C’est France Travail si vous êtes demandeur d’emploi, l’Apec si vous êtes cadre, Cap emploi si vous êtes handicapé, une mission locale avant 26 ans. Sinon, le site mon-cep.org vous indique l’opérateur de votre région.
Où se faire accompagner près de chez soi ?
Sur mon-cep.org, le site officiel du conseil en évolution professionnelle, qui vous oriente vers l’opérateur de votre région. Les associations Transitions Pro, une par région, instruisent les projets de transition professionnelle et les démissions pour reconversion.
Une reconversion professionnelle est-elle gratuite ?
En partie. Le conseil en évolution professionnelle est gratuit. La formation a un prix, que le CPF, Transitions Pro, l’employeur, France Travail ou la région prennent en charge en tout ou partie. Avec le CPF, vous payez une participation de 150 € depuis le 2 avril 2026, sauf exonération, plus la part du prix qui dépasse vos droits.
Comment se reconvertir sans perdre son salaire ?
Par le projet de transition professionnelle, qui maintient 100 % du salaire jusqu’à deux Smic, ou par une période de reconversion interne, qui maintient votre contrat et votre rémunération. Une formation suivie avec le CPF sur le temps de travail, avec l’autorisation de l’employeur, est aussi payée comme du temps de travail.
Combien de temps dure une reconversion professionnelle ?
Il n’y a pas de durée officielle. Le projet se construit en quelques semaines ou quelques mois. La formation va de 150 heures pour une période de reconversion à 1 540 heures pour le diplôme d’aide-soignant ; les projets de transition professionnelle financent des formations de 947 heures en moyenne.
Le CPF suffit-il pour financer une reconversion ?
Rarement à lui seul. Il est plafonné à 5 000 € (8 000 € sans diplôme de niveau CAP), alors qu’une formation préparant un CAP coûte 3 670 € en prix médian et un titre de développeur web 4 590 €. Il se complète par un abondement de l’employeur, de France Travail, de la région ou de l’Agefiph, ou par un projet de transition professionnelle.
France Travail peut-il financer une reconversion ?
Oui, pour les demandeurs d’emploi. L’aide individuelle à la formation paie tout ou partie d’une formation validée dans votre projet, après le CPF. France Travail maintient aussi votre allocation, ou vous verse une rémunération si vous n’êtes pas indemnisé.
Peut-on se reconvertir sans diplôme ?
Oui. Des formations s’ouvrent sans diplôme, comme celle d’aide-soignant, accessible dès 17 ans sur dossier et entretien. Un CAP peut se préparer à l’âge adulte ou se passer en candidat libre. La VAE n’exige plus de durée minimale d’expérience, et le CPF d’un salarié sans diplôme de niveau CAP est crédité de 800 € par an.
Existe-t-il une formation courte pour se reconvertir rapidement ?
Oui, mais une formation courte ne suffit pas toujours pour être recruté. Une période de reconversion compte au moins 150 heures, et des blocs de compétences permettent de préparer une partie d’un titre. Vérifiez que la formation mène à une certification enregistrée et qu’elle correspond à ce que demandent les employeurs du métier visé.
Existe-t-il un test pour savoir dans quoi se reconvertir ?
Il existe des outils, pas de test qui décide à votre place. Le service gratuit « Changer de métier » de France Travail propose, après un questionnaire d’environ 5 minutes, des métiers qui mobilisent des compétences que vous avez déjà. Les tests d’orientation ouvrent des pistes à vérifier ensuite auprès de personnes du métier.
Faut-il prévenir son employeur de son projet de reconversion ?
Non, pas tant que vous le préparez hors du temps de travail. Le conseil en évolution professionnelle se consulte sans son accord et les résultats d’un bilan vous sont réservés. Vous devez en revanche le saisir pour une formation sur le temps de travail ou un projet de transition professionnelle, et obtenir son accord pour une période de reconversion.
Qu’est-ce que le CDD de reconversion ?
C’est le nom que France Travail donne à la période de reconversion externe, en vigueur depuis 2026. Votre contrat est suspendu, vous signez avec une autre entreprise un CDI ou un CDD d’au moins six mois et vous vous formez au nouveau métier. Si vous ne restez pas dans l’entreprise d’accueil, vous retrouvez votre poste ou un poste équivalent.
La Pro-A existe-t-elle encore ?
Non. La reconversion ou promotion par alternance (Pro-A) et les Transitions collectives ont été remplacées par la période de reconversion, créée par la loi du 24 octobre 2025 et opérationnelle depuis le 1er février 2026.
Un fonctionnaire peut-il bénéficier de la démission pour reconversion ?
Non. Elle est réservée aux salariés en CDI de droit privé. Un agent public dispose d’autres outils : congé de formation professionnelle, disponibilité, congé pour bilan de compétences, immersion chez un autre employeur public et, pour les fonctionnaires, rupture conventionnelle, pérennisée depuis le 21 février 2026.
Peut-on se reconvertir pendant un arrêt maladie ?
Oui, sous conditions. Vous pouvez suivre une formation ou un bilan sans perdre vos indemnités journalières, avec l’accord de votre médecin traitant et si le médecin-conseil juge la durée compatible avec l’arrêt. Après plus de 30 jours d’arrêt, la visite de préreprise permet au médecin du travail de recommander une formation ou une réorientation.
Que se passe-t-il si la reconversion ne marche pas ?
Tout dépend du dispositif. Après un projet de transition professionnelle ou une période de reconversion externe, vous pouvez retrouver votre poste ou un poste équivalent, et le congé sabbatique garantit le retour. Une démission ne donne aucun droit au retour : c’est la raison de préparer la reconversion sans rompre votre contrat, tant que possible.
Les demandeurs d’emploi paient-ils les 150 € du CPF ?
En droit, non : l’article L6323-7 du Code du travail les en exonère. Depuis le 2 octobre 2026, Mon Compte Formation leur fait pourtant payer cette participation pour un bilan de compétences. La plateforme applique par avance le projet de loi de finances pour 2027, en première lecture à l’Assemblée nationale et non voté au 26 octobre 2026. Et quand le prix d’un bilan dépasse 1 600 €, la part au-delà du plafond reste à payer, pour tout le monde.
Sources
- Agefiph : « Aide au parcours vers l’emploi des personnes en situation de handicap »
- Assemblée nationale : projet de loi de finances pour 2027, n° 3210
- BOFiP : BOI-RSA-BASE-30-50-30-40
- Caisse des dépôts : données ouvertes « Moncompteformation, l’offre de formation » (extraction du 23 octobre 2026) ; Questions politiques sociales, Les brèves n° 41, juillet 2026
- CMA France : communiqué du 22 avril 2026 sur la reconversion vers l’artisanat
- Code de commerce : article L410-2
- Code de la santé publique : articles L4314-4, L4383-4
- Code de la sécurité intérieure : article L612-20
- Code de la sécurité sociale : articles L131-6-4, L323-3-1
- Code de l’éducation : article D337-7
- Code du travail : articles D6222-26, D6323-1 A, D6323-4, D6323-6, D6323-9, D6323-14-3-1, D6323-18-1, D6332-90, L1225-56, L1233-66, L1233-71, L1237-1, L3123-4-1, L3142-28, L3142-34, L4624-2-2, L5135-1, L5135-2, L5135-3, L5212-13, L5314-2, L5422-1, L5422-1-1, L5426-1-2, L6111-6, L6113-5, L6121-1, L6222-2, L6313-1, L6313-4, L6315-1, L6316-1, L6321-6, L6323-3, L6323-4, L6323-6, L6323-7, L6323-8-1, L6323-11, L6323-12, L6323-17-1, L6323-17-3, L6323-18, L6324-1, L6324-3, L6324-4, L6324-7, L6324-9, L6325-1, L6353-5, L6411-1, R4624-30, R5411-10, R5422-2-1, R5422-2-3, R6313-4, R6323, R6323-3-1, R6323-9-1, R6323-10, R6323-12, R6323-14, R6323-14-3, R6323-16
- Code général de la fonction publique : article R421-32
- Conventions et accords : Accord du 29 mai 2026 relatif à la période de reconversion (travail temporaire)
- Démission-reconversion (site officiel) : « Étape 1 : remplir les conditions » ; foire aux questions
- DEPP : Éducation et formations n° 107, décembre 2024
- Entreprendre.service-public.gouv.fr : fiche F31148 ; fiche F39356 (contrat de valorisation de l’expérience)
- FIF PL : « Qu’est-ce qui peut être pris en charge ? »
- FIPHFP : catalogue des interventions 2026
- France compétences : fiche RS5080 (CléA) ; mon-cep.org ; rapport sur l’usage des fonds 2025, fiche « Le projet de transition professionnelle » (février 2026) ; rapport sur l’usage des fonds, fiche « Le projet de transition professionnelle » ; répertoire national des certifications professionnelles (export du 22 octobre 2026)
- France Stratégie et Dares : « Les métiers en 2030 », mars 2022
- France Travail : « Activ’Projet » ; Bulletin officiel n° 33 du 2 juin 2026 (délibérations 2026-27 et 2026-28) ; « CDD de reconversion 2026 : le nouveau dispositif pour changer de métier sans risque » ; « Changer de métier » ; enquête Besoins en main-d’œuvre 2026 ; fiche ROME M1609 ; « La convention de stage » ; « L’aide à la garde d’enfants (AGE) » ; « L’aide à la mobilité » ; « L’aide individuelle à la formation (AIF) » ; « L’ARE-F » ; « Le bilan de compétences » ; « Prépa compétences »
- Insee : Première n° 1994, avril 2024 ; salaires mensuels nets moyens dans le secteur privé selon l’activité
- Ministère de l’Éducation nationale : « Devenir enseignant contractuel » ; « Le master M2E »
- Ministère du Travail : « La période de reconversion » ; « La rupture conventionnelle du contrat de travail à durée indéterminée » ; liste publique des organismes de formation (data.gouv.fr)
- Mon Compte Formation : conditions particulières Titulaires, version 16 ; espace des organismes, « Quelles sont les formations éligibles au Compte personnel de formation ? » (mise à jour le 19 octobre 2026) ; « Évolution des règles d’utilisation du CPF à compter du 2 octobre 2026 »
- Sénat : rapport d’information n° 807 (2022-2023)
- Service-public.gouv.fr : actualité A18914 (cumul emploi-retraite) ; fiche F345 ; fiche F544 (disponibilité pour convenances personnelles) ; fiche F3026 (congé de formation professionnelle, fonction publique de l’État) ; fiche F3027 (bilan de compétences dans la fonction publique) ; fiche F10705 (compte personnel de formation) ; fiche F32457 (conseil en évolution professionnelle)
- Textes officiels : Arrêté du 6 octobre 2025 relatif au diplôme d’État d’éducateur spécialisé ; Arrêté du 10 juin 2021 relatif à la formation conduisant au diplôme d’État d’aide-soignant ; Arrêté du 31 juillet 2009 relatif au diplôme d’État d’infirmier ; Décret n° 2021-1262 du 29 septembre 2021 (infirmiers de la fonction publique hospitalière) ; Décret n° 2021-1267 du 29 septembre 2021 (aides-soignants de la fonction publique hospitalière) ; Loi n° 85-772 du 25 juillet 1985, article 44 (titre de psychologue) ; Loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel ; Loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025 ; Loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, article 173
- Transitions Pro : « Prévention usure-reconversion »
- Unédic : actualité du 29 décembre 2025 sur la prolongation du CSP ; Analyses, « Démission-reconversion : quels parcours dans les 24 premiers mois ? », janvier 2026 ; communiqué du 30 juin 2026 ; « Démission-reconversion : quels parcours dans les 24 premiers mois ? », janvier 2026 ; fiche « Aide à la reprise ou à la création d’entreprise (ARCE) » ; fiche « Démission pour poursuivre un projet professionnel » ; fiche « Rupture conventionnelle » ; règlement général d’assurance chômage du 15 novembre 2024 (texte consolidé)
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