Dans ce guide, découvrez toutes les informations à connaître pour bien choisir votre bilan de compétences.









Le bilan de compétences est un accompagnement prévu par le Code du travail pour analyser vos compétences, vos aptitudes et vos motivations, et en tirer un projet professionnel. Il dure 24 heures au plus, suit trois phases et peut être payé par votre compte personnel de formation (CPF), dans la limite de 1 600 € depuis le 26 février 2026. Les réponses suivent l’ordre de vos questions, de la décision à l’après-bilan.
- Qu’est-ce qu’un bilan de compétences ?
- À quoi sert un bilan de compétences ?
- Quand faire un bilan de compétences ?
- Qui peut faire un bilan de compétences ?
- Comment faire un bilan de compétences, étape par étape
- Combien coûte un bilan de compétences ?
- Financer son bilan avec le CPF
- Bilan de compétences et France Travail
- Les autres financements
- Peut-on faire un bilan de compétences gratuit ?
- Bilan de compétences et employeur
- Choisir son organisme
- Bilan en ligne ou en présentiel
- Le déroulement : les trois phases
- Après le bilan
- Le bilan de Chance
- Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un bilan de compétences ?
Un bilan de compétences est un accompagnement défini par l’article L6313-4 du Code du travail : il a pour objet de « permettre à des travailleurs d’analyser leurs compétences professionnelles et personnelles ainsi que leurs aptitudes et leurs motivations afin de définir un projet professionnel et, le cas échéant, un projet de formation ». Il ne se fait qu’avec votre consentement, dure 24 heures au plus, et ses résultats ne sont communiqués à personne sans votre accord.

Le dispositif date de la loi du 31 décembre 1991 relative à la formation professionnelle et à l’emploi, qui avait aussi créé un congé de bilan pour les salariés. Ce congé a été supprimé le 1er janvier 2019 ; le bilan, lui, est resté, et se finance aujourd’hui par le CPF, par l’employeur ou pendant un congé de reclassement.
Ce que dit le Code du travail
Le Code range le bilan parmi les quatre « actions concourant au développement des compétences », à côté des actions de formation, de la validation des acquis de l’expérience (VAE) et de l’apprentissage (article L6313-1). L’article L6313-4 en fixe les garanties :
- le bilan suppose votre consentement, et le refus d’un salarié « ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement » ;
- les informations demandées doivent avoir « un lien direct et nécessaire » avec l’objet du bilan, et vous y répondez de bonne foi ;
- vous recevez les résultats détaillés et un document de synthèse, communicables à un tiers seulement avec votre accord, et ceux qui réalisent le bilan sont tenus au secret professionnel ;
- la durée ne peut excéder 24 heures par bilan.
Les articles R6313-4 à R6313-8 règlent le reste : les trois phases, l’interdiction pour l’employeur de réaliser lui-même le bilan, la destruction des documents et la convention signée quand l’employeur paie.
Ce qu’un bilan de compétences n’est pas
Mon Compte Formation, le service public du CPF géré par la Caisse des dépôts, liste ce qu’un bilan n’est « en aucun cas ». Ce n’est pas une aide pour résoudre un conflit avec votre employeur, ni une formation : il ne délivre ni diplôme ni certification. Ce n’est pas non plus une VAE, une aide à la recherche d’emploi ou à la rédaction d’un CV, de l’outplacement, ou une évaluation professionnelle (l’« assessment » des recruteurs). Ce n’est enfin ni du coaching, ni du développement personnel, ni un stage de bien-être, ni une préparation à la retraite.
Il ne mène pas non plus forcément à une reconversion : selon service-public.gouv.fr, il peut aussi bien servir à « confirmer son choix professionnel » qu’à « ré-interroger la suite de sa carrière ».
Les trois cadres d’un bilan : CPF, employeur, congé de reclassement
Les « trois types de bilans de compétences » correspondent aux trois cadres que distingue service-public.gouv.fr pour un salarié du privé. Le contenu du bilan ne change pas ; ce qui change, c’est qui décide et qui paie.
- À votre initiative, avec votre CPF : vous choisissez l’organisme et le moment, et votre employeur n’a rien à savoir si le bilan a lieu hors de votre temps de travail.
- À l’initiative de votre employeur, au titre du plan de développement des compétences : votre accord est obligatoire, une convention est signée à trois et le coût est à la charge de l’employeur.
- Pendant un congé de reclassement, proposé par une entreprise ou un groupe d’au moins 1 000 salariés qui envisage un licenciement économique : ce congé « débute, si nécessaire, par un bilan de compétences » financé par l’employeur (article L1233-71).
Hors du secteur privé, l’agent public passe par un congé pour bilan accordé par son administration, et le demandeur d’emploi par France Travail ou son CPF.
Bilan professionnel, bilan de carrière : d’autres noms, un seul dispositif légal
Seul le bilan de compétences est défini par le Code du travail, et c’est lui que le CPF finance, selon l’article L6323-6 ; l’expression « bilan de reconversion », par exemple, n’apparaît dans aucun code en vigueur. Une prestation vendue sous un autre nom, comme bilan professionnel, bilan de carrière ou bilan d’orientation, n’est payable par le CPF que si elle est un bilan de compétences au sens du Code, réalisé par un prestataire déclaré et certifié.
Le bilan de compétences en chiffres
- 92 257 bilans de compétences validés sur Mon Compte Formation en 2025 (88 136 hors dossiers annulés), pour 190,9 millions d’euros, contre 83 007 en 2024, selon les données ouvertes de la Caisse des dépôts. Ces chiffres ne comptent que les bilans payés par le CPF.
- 2 976 organismes proposaient 9 656 formations de bilan sur Mon Compte Formation fin 2025.
- 4 249 organismes avaient, au 22 octobre 2026, une certification Qualiopi couvrant les bilans de compétences, selon la liste publique du ministère du Travail.
À quoi sert un bilan de compétences, et est-ce vraiment utile ?
Un bilan de compétences sert à faire le point sur ce que vous savez faire, ce qui vous motive et ce qui compte pour vous, pour en tirer un projet professionnel vérifié et ses étapes. Mon Compte Formation résume ses apports : explorer et valoriser vos compétences, vos aptitudes et vos motivations, définir un projet professionnel et, le cas échéant, un projet de formation, et utiliser vos atouts « comme un instrument de négociation pour un emploi, une formation ou une évolution de carrière ».

Ce que le bilan vous apporte
- Une vision de vos compétences : au terme du bilan, selon Mon Compte Formation, vous serez « en mesure d’identifier vos compétences professionnelles et personnelles à mobiliser dans des situations professionnelles précises ».
- Un projet vérifié : la phase d’investigation sert à construire votre projet « et d’en vérifier la pertinence », ou à élaborer des alternatives, selon l’article R6313-4.
- Un plan d’action, et un document de synthèse qui vous appartient.
Ses limites
Le bilan ne choisit pas à votre place : c’est vous qui construisez le projet, le prestataire conduit la démarche. Il ne vous trouve pas d’emploi et ne remplace pas une formation. Il demande aussi du temps entre les séances ; Mon Compte Formation le rappelle : « Ne sous-estimez pas le travail personnel à réaliser en dehors des heures de prestations prévues. »
Sur les résultats, restez prudent avec les chiffres. Aucune étude publique ne mesure ce que deviennent les personnes après un bilan : l’enquête de France compétences et de la Dares sur les personnes sorties d’une action payée par le CPF inclut le bilan sans lui donner de chiffre propre (note d’études n° 10, juin 2024). Les taux affichés par les organismes sont déclaratifs : la certification Qualiopi leur impose de publier leurs résultats, sans les garantir. Enfin, en cas d’épuisement ou d’arrêt de travail, parlez-en d’abord à votre médecin : pendant un arrêt indemnisé, un bilan suppose son accord.
Quelles compétences le bilan analyse-t-il ?
Le Code du travail vise vos « compétences professionnelles et personnelles », vos « aptitudes » et vos « motivations ». Il n’existe pas de liste officielle des « quatre types de compétences » ou des « dix compétences » qui circulent. Le repère public le plus utilisé est le répertoire des métiers de France Travail (le ROME, 1 923 fiches) : chaque fiche y décrit les compétences d’un métier en savoir-faire, en savoirs et en savoir-être professionnels, ces derniers étant au nombre de 16. Vos compétences techniques, comme la maîtrise d’un logiciel, d’un outil ou d’un procédé de votre métier, en font partie : le bilan vous aide à les identifier et à voir lesquelles servent votre projet, sans les certifier ; les faire reconnaître par un diplôme ou une certification relève d’une VAE ou d’une formation certifiante. France Travail ajoute que la phase d’investigation explore aussi « vos valeurs, vos intérêts professionnels ».
Bilan de compétences et reconversion
Un bilan n’est pas réservé aux projets de reconversion, mais c’en est un outil courant. Dans une étude réalisée pour France compétences en 2022, 20 % des actifs ayant vécu ou engagé une reconversion dans les cinq années précédentes y avaient eu recours (33 % des demandeurs d’emploi) ; 87 % des personnes interrogées connaissaient le dispositif. Selon une note de France compétences de 2024, utiliser son CPF pour un bilan « a plutôt un objectif de reconversion ».
Le bilan sert alors à vérifier le projet avant d’engager une formation longue ou de quitter votre poste ; le guide de la reconversion professionnelle détaille la suite. Et si vous voulez tester votre projet auprès de personnes qui font déjà le métier visé, c’est le principe du bilan avec des connexions de Chance.
Quand faire un bilan de compétences ?
Il n’existe pas de moment imposé pour faire un bilan de compétences. Pour un salarié du privé, service-public.gouv.fr ne pose que deux conditions à un bilan payé par le CPF : ne pas en avoir eu un sur fonds publics depuis cinq ans, et ne pas dépasser 1 600 € de droits. La fiche ne fixe aucune condition d’âge ou d’ancienneté. France Travail observe que « de plus en plus de personnes font un bilan à 35 ou 40 ans, pas en situation de crise, mais pour prendre une décision éclairée ».
Les situations que cite France Travail : vous êtes en poste mais « quelque chose ne va plus » ; vous avez un projet en tête sans certitude que c’est le bon ; votre recherche d’emploi « tourne en rond » ; ou tout va bien, mais vous voulez anticiper.
Les moments que prévoient les textes
- L’entretien de parcours professionnel, le nouveau nom de l’entretien professionnel, la première année après l’embauche puis tous les quatre ans : il porte notamment sur vos souhaits d’évolution, y compris un bilan, et sur le CPF (article L6315-1).
- La visite médicale de mi-carrière, l’année de vos 45 ans à défaut d’accord de branche, suivie dans les deux mois d’un entretien de parcours qui aborde la mobilité et la reconversion.
- Un congé parental, pendant lequel vous pouvez faire un bilan.
- Un licenciement économique : le congé de reclassement débute, si nécessaire, par un bilan.
- Un long arrêt de travail : à la visite de préreprise, possible après plus de trente jours d’arrêt, le médecin du travail peut recommander des formations en vue d’une réorientation.
Le calendrier compte aussi pour le financement : un bilan payé par le CPF, France Travail, un opérateur de compétences (OPCO) ou un fonds d’assurance formation de non-salariés ouvre un délai de cinq ans. Pendant ce délai, les droits issus de l’alimentation annuelle de votre CPF ne paient pas un nouveau bilan. Si un changement s’annonce, comme une réorganisation ou une fin de contrat, choisissez le moment en conséquence.
Qui peut faire un bilan de compétences ?
Tout actif peut faire un bilan de compétences. Service-public.gouv.fr le rappelle : il est « accessible à tous les actifs : salariés, non-salariés, demandeurs d’emploi », et l’agent public, fonctionnaire ou contractuel, y a droit dans les trois fonctions publiques. Ce qui change d’un statut à l’autre, c’est la porte d’entrée et le financeur ; le contenu du bilan, lui, reste celui que fixe le Code du travail.

Salarié du secteur privé
En CDI, en CDD ou en intérim, vous pouvez faire un bilan à votre initiative avec votre CPF, pendant ou hors de votre temps de travail, ou à l’initiative de votre employeur, comme le détaille la partie bilan et employeur. Si votre CDD prend fin pendant un bilan acheté sur Mon Compte Formation, le dossier n’est pas annulé : votre CPF reste mobilisable une fois demandeur d’emploi.
Demandeur d’emploi
Indemnisé ou non, vous pouvez demander un bilan à votre conseiller France Travail ou utiliser votre CPF ; les règles propres sont détaillées dans bilan de compétences et France Travail.
Agent public
Depuis le 1er août 2026, les règles du bilan des agents publics, dans les trois versants, sont dans le Code général de la fonction publique (décret n° 2026-366 du 7 mai 2026). Le bilan est accordé à la demande de l’agent, titulaire ou contractuel, dans la limite des crédits disponibles, et se fait dans un congé fractionnable de 24 heures de temps de service au plus, sans incidence sur la rémunération. Ce congé est porté à 72 heures pour les agents prioritaires (catégorie C sans diplôme du niveau requis, agents en situation de handicap, agents exposés à l’usure professionnelle). Un nouveau bilan est possible au bout de cinq ans, trois pour les prioritaires ; à l’hôpital, il faut deux ans de services effectifs. Les résultats ne sont communiqués à l’employeur que si l’agent le décide.
Le CPF d’un agent public se compte en heures, 25 par an dans la limite de 150, et peut compléter le bilan, avec l’accord écrit de l’employeur. Le détail est dans l’article sur le bilan de compétences dans la fonction publique et, pour les enseignants, sur le bilan dans l’Éducation nationale.
Indépendant, profession libérale, dirigeant non salarié
Votre CPF est crédité de 500 € par année d’activité, dans la limite de 5 000 €, si vous avez effectivement payé votre contribution à la formation professionnelle. C’est la voie la plus sûre : la fiche officielle sur la formation des indépendants range le bilan parmi les actions finançables par leur CPF, alors que les fonds d’assurance formation ont des règles restrictives, détaillées dans les autres financements.
Situations particulières : arrêt maladie, congé parental, licenciement, handicap
- Arrêt maladie : pendant un arrêt indemnisé, un bilan est possible avec l’accord de votre médecin traitant, si le médecin-conseil estime sa durée compatible avec celle de l’arrêt ; la caisse donne son accord (article L323-3-1 du Code de la sécurité sociale). Sans cet accord, une activité non autorisée peut vous obliger à rembourser les indemnités journalières.
- Congé parental d’éducation : vous avez droit à un bilan à votre initiative, sans rémunération, mais couvert contre les accidents du travail (article L1225-56).
- Activité partielle : un bilan est possible pendant les heures non travaillées (article L5122-2).
- Licenciement économique : le congé de reclassement peut commencer par un bilan payé par l’employeur ; le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) s’ouvre sur une phase de prébilan et d’évaluation des compétences, et vous pouvez y mobiliser votre CPF. Le CSP est prolongé jusqu’au 31 décembre 2026 ; au 27 octobre 2026, aucune prolongation au-delà n’est parue au Journal officiel, et un CSP en cours à cette échéance va à son terme.
- Handicap : le CPF d’un salarié bénéficiaire de l’obligation d’emploi (RQTH notamment) reçoit 800 € par an au lieu de 500 €, dans la limite de 8 000 €. L’Agefiph peut financer l’adaptation du bilan, à la demande de l’organisme, et le référentiel Qualiopi impose à tout organisme de mobiliser les expertises nécessaires pour accueillir les personnes handicapées. Déclarer votre RQTH à votre employeur n’est pas obligatoire.
Refaire un bilan de compétences : la règle des cinq ans
Pour payer un bilan avec les droits issus de l’alimentation annuelle de votre CPF, il ne faut pas avoir bénéficié d’un autre bilan financé sur fonds publics ou mutualisés dans les cinq ans qui précèdent votre demande (article D6323-6). Sont visés les bilans payés par un OPCO, une association Transitions Pro, l’État, une région, la Caisse des dépôts, donc le CPF, France Travail, l’Agefiph ou un fonds d’assurance formation de non-salariés (article L6332-9). Un bilan payé de votre poche, ou par l’employeur sur son propre budget sans OPCO, n’entre pas dans ce décompte. Les autres financeurs ont leurs propres délais : cinq ans dans la fonction publique, trois pour les agents prioritaires, et cinq ans pour le fonds des artisans ou le FIPHFP ; France Travail annonce lui aussi cinq ans entre deux bilans sur fonds publics.
Un bilan abandonné compte-t-il dans ces cinq ans ? Aucun texte ne traite ce cas, et Mon Compte Formation n’en dit rien, ni dans ses conditions ni sur sa page consacrée au bilan. L’article D6323-6 vise le fait d’avoir bénéficié « d’un financement de bilan de compétences » dans les cinq années qui précèdent votre demande, sans parler d’un bilan mené à son terme. Or un bilan abandonné est débité de votre compte, à 100 % du prix ou, en cas de force majeure, pour la part réalisée : à la lettre du texte, il a donc été financé, et compte. Une commande annulée à temps, droits recrédités, n’a rien financé.
Comment faire un bilan de compétences : la démarche étape par étape
Pour faire un bilan de compétences, vous clarifiez d’abord ce que vous en attendez, au besoin avec un conseiller en évolution professionnelle (gratuit), puis vous choisissez un prestataire certifié, vous le rencontrez avant de vous engager et vous réunissez le financement. Votre employeur n’intervient que si le bilan empiète sur votre temps de travail. L’inscription se fait ensuite sur Mon Compte Formation, où France Travail peut compléter vos droits, ou par convention avec l’employeur, selon le financeur.

- Clarifier votre demande. Avant tout achat avec le CPF, Mon Compte Formation vous informe, comme l’impose l’article D6323-6, que vous pouvez consulter un conseiller en évolution professionnelle : voir le CEP.
- Vérifier votre financement : vos droits sur moncompteformation.gouv.fr, la règle des cinq ans, les autres financeurs selon votre situation, dans le tableau des financements.
- Choisir le prestataire. C’est vous qui le choisissez, rappelle service-public.gouv.fr ; pour être payé par le CPF, il doit être certifié Qualiopi pour les bilans : voir les critères de choix.
- Le rencontrer avant de vous engager : Mon Compte Formation conseille « fortement » un entretien préalable pour personnaliser la prestation.
- Prévenir votre employeur, seulement si nécessaire : sur le temps de travail, une autorisation d’absence est à demander au moins 60 jours avant ; voir les règles.
- Vous inscrire. Avec le CPF, l’organisme envoie sa proposition de commande au moins 11 jours ouvrés avant le début, et vous avez 4 jours ouvrés pour la confirmer ; il vous faut une identité numérique FranceConnect+, exigée depuis le 25 octobre 2022 : l’article sur l’identité numérique pour le CPF explique comment l’obtenir. Avec l’employeur, vous signez une convention ; avec France Travail, votre conseiller valide le projet.
- Suivre le bilan, en trois phases et 24 heures au plus, puis l’entretien de suivi s’il est prévu : voir le déroulement.
Combien coûte un bilan de compétences en 2026 ?
Les bilans de compétences souscrits en 2025 ont coûté en moyenne 2 065 €, pour une durée moyenne de 20 heures, selon la Caisse des dépôts, qui gère le CPF ; son indice de prix à caractéristiques inchangées donne au bilan 101 € de l’heure en 2025. Fin 2025, les formations de bilan proposées sur Mon Compte Formation l’étaient en moyenne à 1 930 € pour 20 heures. Aucun texte ne plafonne le prix d’un bilan : seul le montant que le CPF peut payer est plafonné, à 1 600 €. Votre reste à payer dépend donc de l’écart entre les deux.
Selon un rapport d’information du Sénat du 9 juillet 2026, le plafond a été fixé « à un niveau sensiblement inférieur » au coût moyen des bilans (1 927 €). Depuis mars 2026, le montant moyen engagé par bilan sur Mon Compte Formation tourne autour de 1 700 €, contre environ 2 100 € en janvier et février, sans que cette comparaison de dates prouve un effet propre du plafond.
Ce que vous payez vraiment avec le CPF
Sans autre financeur, vous payez la plus grande des deux sommes : la participation forfaitaire de 150 €, ou la part du prix au-delà de 1 600 €. La participation n’est pas un supplément : elle est comprise dans ce que vous payez. Le tableau suppose que vos droits couvrent la part prise en charge.
| Prix du bilan | Le CPF paie | Vous payez |
|---|---|---|
| 1 400 € | 1 250 € | 150 € |
| 1 600 € | 1 450 € | 150 € |
| 1 750 € | 1 600 € | 150 € |
| 2 000 € | 1 600 € | 400 € |
| 2 400 € | 1 600 € | 800 € |
Si vos droits sont plus faibles, vous payez la différence. Prenons un bilan à 1 600 € : avec 500 € sur votre compte, il vous reste 1 100 € à payer ; avec 1 000 €, il vous en reste 600 €, participation comprise. Un abondement de votre employeur ou d’un OPCO peut couvrir tout ou partie de ce reste ; un abondement de France Travail, tout ou partie de ce reste hors participation.
Ce que le prix doit comprendre
Le prix d’un bilan est libre : chaque organisme fixe le sien. Sur Mon Compte Formation, il doit être le même qu’en dehors de la plateforme et cohérent avec les tarifs de la profession. Il ne peut jamais être fixé selon les droits disponibles sur votre compte, ce qui serait une pratique commerciale trompeuse, et il comprend tous les frais. Le CPF ne paie que les heures d’accompagnement réalisées par le prestataire : « les travaux personnels effectués en autonomie ne sont pas pris en charge », précise Mon Compte Formation. Comparez donc les heures passées avec une personne, pas seulement le nombre de semaines. Le détail est dans l’article sur le coût d’un bilan de compétences.
Financer son bilan de compétences avec le CPF
Le CPF peut payer un bilan de compétences à deux conditions, posées par le Code du travail et rappelées par service-public.gouv.fr. Vous ne devez pas avoir eu, dans les cinq années précédant votre demande, un bilan financé sur fonds publics ou mutualisés. Et le CPF ne mobilise que 1 600 € de vos droits au plus, plafond en vigueur depuis le 26 février 2026 (article D6323-1 A). Vous payez en outre une participation forfaitaire de 150 €, déjà comprise dans le prix.

Le plafond de 1 600 € et la participation de 150 €
- Le plafond porte sur les droits issus de l’alimentation annuelle de votre compte, pas sur les cofinancements : un abondement peut couvrir le dépassement.
- La participation est de 150 € pour toute demande faite depuis le 2 avril 2026, contre 103,20 € du 1er janvier au 1er avril 2026 ; elle est revalorisée chaque 1er janvier. Votre employeur ou votre OPCO peut la prendre en charge.
- Elle n’est pas due, en droit, par les demandeurs d’emploi, ni quand votre employeur abonde votre CPF pour ce bilan, ni quand vous mobilisez des points de votre compte professionnel de prévention (C2P), ni avec l’abondement lié à un accident du travail ou à une maladie professionnelle (articles L6323-7 et R6323). Pour les demandeurs d’emploi, la plateforme applique pourtant une autre règle depuis le 2 octobre 2026 : voir bilan de compétences et France Travail.
Combien avez-vous sur votre CPF ?
Le CPF se compte en euros depuis le 1er janvier 2019 ; les anciennes heures, y compris celles du DIF déclarées à temps, ont été converties à 15 € de l’heure. Un salarié qui a travaillé au moins à mi-temps sur l’année reçoit 500 € par an, dans la limite de 5 000 €. Le crédit passe à 800 € par an, dans la limite de 8 000 €, s’il n’a pas de diplôme de niveau CAP ou BEP, ou s’il est bénéficiaire de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés. Les droits d’une année sont crédités l’année suivante, entre le 30 janvier et le 15 juin.
Prenons une salariée sans diplôme : à 800 € par an, deux années de droits font 1 600 €, le plafond d’un bilan. Un bilan à 1 750 € lui laisse 150 € à payer, mais vide son compte : une formation après le bilan demandera d’autres années de droits ou un cofinancement. L’article sur le bilan de compétences et le CPF détaille la démarche.
S’inscrire sur Mon Compte Formation
Cherchez « bilan de compétences » sur Mon Compte Formation : seuls des organismes certifiés y sont référencés, indique France Travail. Inutile de chercher un « code CPF » de certification : ces codes, autrefois attribués aux certifications, ne sont plus publiés, et le bilan de compétences est éligible au CPF par la loi (article L6323-6). Au catalogue de Mon Compte Formation, son code est CPF202. L’organisme répond à votre demande dans les 2 jours ouvrés, ou 30 s’il vérifie des prérequis. Le CPF ne peut pas payer un bilan déjà commencé : la commande doit être validée avant le début. Aucune somme ne peut vous être réclamée hors de la plateforme, et le reste à charge se paie en ligne par une carte bancaire strictement personnelle.
Se rétracter, annuler ou abandonner un bilan
- Rétractation : 14 jours ouvrés après la confirmation de la commande, au plus tard à la date de début ; droits recrédités et sommes remboursées sous 30 jours.
- Annulation : gratuite 7 jours ouvrés ou plus avant le début. En deçà, ou si vous ne vous présentez pas, votre compte est débité de 100 % du prix ; la participation vous est remboursée, et le reste à payer versé reste sur votre solde CPF.
- Abandon en cours de route : 100 % du prix débité, reste à payer ni remboursé ni réutilisable. Pour un cas de force majeure justifié (maladie, hospitalisation, décès d’un proche, retour à l’emploi, notamment), les droits et les sommes sont rendus au prorata de ce qui n’a pas été fait ; un licenciement n’est pas cité parmi ces cas. Aucun transfert vers un autre organisme n’est prévu.
Hors Mon Compte Formation, la personne qui paie elle-même une formation dispose de dix jours après la signature du contrat pour se rétracter, par lettre recommandée avec avis de réception (article L6353-5) ; son application à un bilan n’est pas tranchée.
Démarchage et fraude au CPF
Toute prospection commerciale des titulaires du CPF par téléphone, SMS, courriel ou réseau social est interdite, qu’elle vise à collecter leurs données, sans aucune exception, ou à leur vendre une formation, sauf, pour la vente seulement, une sollicitation liée à une action en cours ; et depuis le 11 juin 2023, toute offre promotionnelle en échange d’une inscription l’est aussi (article L6323-8-1). Selon service-public.gouv.fr, un SMS frauduleux se transfère au 33 700, un appel commercial non consenti se signale sur SignalConso, et une escroquerie se signale à Mon Compte Formation.
Ce qui a changé en 2026
Le projet de loi de finances pour 2026 voulait exclure les bilans du CPF, pour une économie estimée à 108 millions d’euros ; un amendement de la commission des affaires sociales du Sénat les a gardés, mais plafonnés. Le décret n° 2026-127 a ensuite fixé le plafond de 1 600 €, le décret n° 2026-126 la règle des cinq ans, et le décret n° 2026-234 la participation de 150 €. Une durée minimale de 13 heures, proposée par la Caisse des dépôts, n’a pas été reprise par les décrets ; Mon Compte Formation l’exige pourtant des organismes pour un bilan vendu sur la plateforme (page mise à jour le 19 octobre 2026). De mars à septembre 2026, les bilans validés sur Mon Compte Formation ont baissé d’environ 15 % sur un an (43 825 contre 51 490).
Bilan de compétences avec France Travail : le cas du demandeur d’emploi
Un demandeur d’emploi, indemnisé ou non, peut demander un bilan de compétences à son conseiller France Travail, ou le payer avec son CPF. Les limites sont alors celles de tout titulaire, rappelle service-public.gouv.fr : 1 600 € de droits au plus, et pas d’autre bilan sur fonds publics depuis cinq ans. Selon sa page sur le bilan, France Travail peut financer tout ou partie du bilan par l’aide individuelle à la formation (AIF), une fois le projet validé par le conseiller ; selon sa page sur l’AIF, la demande se fait depuis Mon Compte Formation, même sans droits CPF.

Les 150 € : ce que dit la loi, ce que demande Mon Compte Formation
En droit, la participation forfaitaire n’est pas due par les demandeurs d’emploi : l’article L6323-7 du Code du travail les en exonère, dans sa version en vigueur depuis le 1er janvier 2023. Mais depuis le 2 octobre 2026, Mon Compte Formation demande au demandeur d’emploi qui achète un bilan de payer la participation de base (150 €), en appliquant par avance l’article 89 du projet de loi de finances pour 2027. Ce texte, en première lecture à l’Assemblée nationale et non voté au 26 octobre 2026, supprimerait l’exonération des demandeurs d’emploi pour un bilan, sauf financement d’au moins le montant de la participation par l’un des tiers qu’il énumère, comme l’employeur, l’opérateur de compétences, la région ou France Travail (un financement de l’État ou d’une autre collectivité n’écarterait que la majoration), et prévoit de s’appliquer aux souscriptions faites depuis le 1er octobre 2026.
Une chose ne change pas : l’exonération ne porte que sur la participation, pas sur le dépassement du plafond. Un bilan à 1 750 € laisse 150 € à payer à un demandeur d’emploi, exonéré ou non : avec au moins 1 600 € de droits, ces 150 € valent la participation de base que Mon Compte Formation lui demande pour un bilan, et seuls un employeur ou un OPCO peuvent la prendre en charge à sa place (article R6323). L’abondement de France Travail sert quand vos droits laissent un reste plus élevé.
Faire financer le reste par France Travail, hors participation
Quand vos droits ne couvrent pas le prix, ou si vous n’en avez pas, vous demandez l’abondement de France Travail directement sur Mon Compte Formation, dans les 4 jours ouvrés qui suivent la proposition de commande, pour une session qui commence plus de 15 jours ouvrés après. France Travail répond dans les 10 jours ouvrés ; son silence vaut prise en charge, et vous mobilisez alors tous vos droits CPF. France Travail en décide selon les règles de l’AIF, réservée aux actions validées dans votre projet personnalisé d’accès à l’emploi qui ne peuvent pas être entièrement financées autrement, et qui ne couvre que les frais pédagogiques restants, hors participation. Un salarié inscrit comme demandeur d’emploi peut l’obtenir, le financement par l’employeur étant étudié d’abord ; un salarié non inscrit n’y a pas accès.
Vos allocations pendant le bilan
Un demandeur d’emploi dont le bilan est financé par l’AIF reste inscrit dans sa catégorie d’origine et est réputé disponible pour sa recherche d’emploi, selon l’instruction de France Travail sur l’AIF. Ni la rémunération de formation de France Travail ni l’aide à la mobilité ne peuvent lui être attribuées pour un bilan. Le cas d’un bilan payé par le seul CPF n’est pas tranché par les textes lus : posez la question à votre conseiller. France Travail ne peut pas vous imposer un bilan, mais les actions inscrites au plan d’action de votre contrat d’engagement engagent votre assiduité.
Les autres prestations de France Travail
L’évaluation des compétences et des capacités professionnelles, une demi-journée ou une journée de tests chez un prestataire choisi par France Travail, n’est pas un bilan de compétences au sens du Code. Activ’Projet, huit à douze semaines pour construire ou valider un projet, non plus. L’article sur le bilan de compétences avec France Travail revient sur ces dispositifs.
Les autres financements du bilan de compétences : employeur, OPCO, fonds
Hors CPF et France Travail, un bilan de compétences peut être payé par votre employeur, au titre du plan de développement des compétences ou en abondant votre CPF, ou par l’OPCO de votre entreprise selon ses règles. Un agent public passe par son administration ; un indépendant peut, dans des cas limités, s’adresser au fonds d’assurance formation de son activité. Et vous pouvez toujours payer vous-même. Le tableau ci-dessous range ces financements par situation.

| Votre situation | Qui peut payer | À savoir |
|---|---|---|
| Salarié du privé | Votre CPF ; votre employeur (plan de développement des compétences, abondement du CPF, congé de reclassement) ; l’OPCO dans une entreprise de moins de 50 salariés, selon ses règles | Un bilan au titre du plan suppose votre accord et une convention à trois. |
| Demandeur d’emploi | Votre CPF ; France Travail (AIF demandée sur Mon Compte Formation, hors participation) | Participation de 150 € : voir la règle datée plus haut. |
| Agent public | Votre administration (congé pour bilan) ; votre CPF en heures, avec l’accord écrit de l’employeur ; le FIPHFP pour un agent en situation de handicap (2 000 € au plus, tous les cinq ans) | Dans la limite des crédits disponibles. |
| Indépendant, profession libérale, dirigeant non salarié | Votre CPF ; le fonds des artisans (FAFCEA) seulement après un refus du CPF | Le FIF PL exclut les bilans de compétences. |
| Salarié exposé à des facteurs de risques professionnels | Les points de votre compte professionnel de prévention, un point valant 500 € | Bilan hors temps de travail, avant toute formation. |
| Personne handicapée | Votre CPF majoré ; l’Agefiph (abondement du CPF, adaptation du bilan demandée par l’organisme) | 800 € par an sur le CPF au lieu de 500 €. |
| Toute situation | Vos fonds propres, seuls ou en complément | Un bilan payé par vous ne bloque pas le CPF pendant cinq ans. |
L’employeur et l’OPCO
Quand l’employeur propose un bilan au titre du plan de développement des compétences, il en paie le coût. Une convention écrite entre lui, vous et l’organisme fixe alors l’objectif, le contenu, la durée, la période, la remise des résultats, le prix et le règlement (article R6313-8). Il peut aussi abonder votre CPF pour un bilan que vous choisissez, ce qui vous dispense de la participation de 150 € ; un accord d’entreprise peut prévoir ces abondements. Il ne peut abonder que tant que vous êtes salarié·e : si vous partez, faites valider l’abondement avant la fin du contrat. Un OPCO peut prendre en charge un bilan inscrit au plan d’une entreprise de moins de 50 salariés : chaque OPCO fixe ses modalités ; l’OPCO Santé, par exemple, le finance en 2026 pour un bilan de 24 heures au plus.
Transitions Pro et le compte professionnel de prévention
Les associations Transitions Pro, une par région (les Fongecif ont assuré leurs missions jusqu’au 31 décembre 2019), ne financent pas de bilan au titre de leurs missions légales. Elles gèrent en revanche le dispositif Prévention Usure-Reconversion : un salarié qui a des points sur son compte professionnel de prévention peut les mobiliser pour un bilan, un point valant 500 €. Le bilan doit alors précéder toute formation et se faire hors du temps de travail, avec un accompagnement obligatoire par un conseiller en évolution professionnelle.
Les fonds d’assurance formation des indépendants
Chaque indépendant relève d’un fonds selon son activité, et leurs règles sont restrictives pour le bilan. Le FIF PL exclut expressément « les bilans de compétences et les reconversions professionnelles ». Le FAF PM ne finance que des actions liées à l’exercice de la médecine libérale. Le FAFCEA, fonds des artisans, prend en charge un bilan d’au moins 20 heures, dans la limite de 2 000 € et une fois tous les cinq ans, mais seulement après un refus du CPF (critères applicables depuis le 1er septembre 2026). Pour l’Agefice, fonds des dirigeants non salariés du commerce, de l’industrie et des services, aucune source officielle lue ne publie de règle sur le bilan : renseignez-vous auprès de son point d’accueil.
Les régions, et payer soi-même
Une région peut abonder le CPF, mais les abondements automatisés d’une région sont devenus rares sur les bilans achetés sur Mon Compte Formation. Selon les données ouvertes de la Caisse des dépôts, 16 des 83 007 dossiers de bilan validés en 2024 en portent un, et aucun des 92 257 de 2025. Aucune source nationale ne recense les aides régionales propres ; votre conseiller en évolution professionnelle peut identifier les financeurs possibles pour votre projet. Vous pouvez enfin payer votre bilan vous-même, seul ou en complément : le prix ne doit pas être plus élevé avec le CPF que sans, et un bilan payé de votre poche ne vous empêchera pas d’utiliser votre CPF plus tard. L’article sur le financement du bilan de compétences reprend les cas les plus fréquents.
Peut-on faire un bilan de compétences gratuit ?
Oui, un bilan de compétences peut ne rien vous coûter quand un tiers le paie en entier. C’est le cas quand votre employeur le propose au titre du plan de développement des compétences ou d’un congé de reclassement : le coût est alors à sa charge, selon service-public.gouv.fr. C’est aussi le cas d’un agent public dont l’administration accorde un congé pour bilan, ou d’un abondement de votre employeur ou d’un OPCO qui couvre tout votre reste à payer.

Payé par le CPF seul, un bilan vous laisse au moins la participation de 150 €, sauf exonération. Vous ne payez rien en revanche si vous mobilisez assez de points de votre compte professionnel de prévention. Et si votre employeur abonde votre CPF à hauteur du reste à payer, la participation tombe aussi. Le service gratuit par nature, c’est le conseil en évolution professionnelle.
Le conseil en évolution professionnelle (CEP), gratuit, avant le bilan
Le conseil en évolution professionnelle est gratuit et ouvert à toute personne, tout au long de sa vie professionnelle. Il est assuré par France Travail pour les demandeurs d’emploi, par l’Apec pour les cadres, par Cap emploi pour les personnes handicapées et par les missions locales pour les jeunes de 16 à 25 ans. Pour les salariés du privé et les indépendants, ce sont des opérateurs régionaux financés par France compétences. Le site officiel mon-cep.org vous indique votre conseiller selon votre situation et votre commune ; si vous êtes cadre, en poste ou en recherche d’emploi, il vous oriente vers l’Apec.
Le CEP n’est pas un bilan, et les deux se complètent. Selon service-public.gouv.fr, il permet de clarifier votre besoin, de vérifier qu’un projet est réalisable et d’être aidé pour trouver un financement ; il s’organise en deux niveaux, et vous pouvez vous arrêter au premier. Il n’est pas limité dans le temps, alors que le bilan dure 24 heures au plus. Un salarié peut le consulter de sa propre initiative, sans l’accord de son employeur, en principe hors du temps de travail, et le conseiller est tenu à la discrétion.
Tests gratuits en ligne et bilan fait seul
Un test gratuit en ligne n’est pas un bilan de compétences : un bilan suppose trois phases conduites par un prestataire, dont des conclusions « par la voie d’entretiens personnalisés » (article R6313-4), et un document de synthèse. France Travail le dit à sa façon : « un bilan sérieux ne se résume pas à des questionnaires en ligne ». Un questionnaire peut lancer la réflexion, et les fiches métiers de MétierScope, le service de France Travail, donnent gratuitement, pour chaque métier, les compétences, les salaires et les formations. Faire le point seul est possible, mais sans regard extérieur, sans document de synthèse établi avec un professionnel et sans financement par le CPF. Les articles sur le test d’orientation en ligne gratuit, sur le bilan de compétences fait soi-même et sur le bilan de compétences gratuit donnent des pistes.
Bilan de compétences et employeur : accord, temps de travail, confidentialité
Hors temps de travail, un bilan de compétences payé par votre CPF ne demande ni l’accord ni l’information de votre employeur. S’il empiète sur votre temps de travail, même en partie, il faut son accord préalable. Selon l’article D6323-4 du Code du travail, la demande d’autorisation d’absence part au moins 60 jours avant le début (120 jours pour une action de six mois ou plus). L’employeur a 30 jours pour répondre, et son silence vaut accord.

Selon service-public.gouv.fr, votre rémunération est maintenue quand le bilan a lieu sur le temps de travail ; hors temps de travail, aucune rémunération n’est versée. Pour un bilan en partie sur le temps de travail, Mon Compte Formation parle d’une « négociation » avec l’employeur pour vous libérer de vos heures. S’il refuse, le bilan reste possible en dehors de vos heures de travail, sans son accord.
Quand c’est l’employeur qui propose le bilan
Votre employeur peut vous proposer un bilan au titre du plan de développement des compétences, mais pas vous l’imposer : votre refus « ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement ». Une convention est signée entre lui, vous et l’organisme ; vous avez dix jours à compter de la transmission du projet pour la signer, et votre silence vaut refus (article R6313-8). Le coût est à sa charge, et il ne peut pas réaliser lui-même le bilan. Il ne peut pas non plus vous obliger à utiliser votre CPF, qui ne se mobilise qu’avec votre accord exprès.
Ce que votre employeur saura
Les résultats détaillés et le document de synthèse ne peuvent être communiqués à votre employeur qu’avec votre accord, même quand il finance le bilan. Selon service-public.gouv.fr, votre employeur sait que vous faites un bilan dans deux cas : s’il se fait au titre du plan de développement des compétences, ou avec le CPF sur le temps de travail, après son accord. Un bilan payé par le CPF et suivi hors temps de travail n’a pas à lui être signalé. Aucune décision publiée de la Cour de cassation sur un licenciement motivé par un bilan n’a été trouvée : la loi protège expressément le refus d’un bilan, pas en toutes lettres le fait d’en avoir fait un. L’article sur le bilan de compétences du salarié détaille la demande à l’employeur.
Le congé de bilan de compétences, lui, n’existe plus dans le secteur privé depuis le 1er janvier 2019 : il a été supprimé avec le congé individuel de formation. Il existe toujours dans la fonction publique.
Comment choisir son organisme de bilan de compétences ?
Pour choisir un organisme de bilan de compétences, vérifiez d’abord qu’il est certifié Qualiopi pour la catégorie « bilans de compétences ». Sans cette certification, ni le CPF, ni un OPCO, ni France Travail, ni Transitions Pro ne peuvent le payer (article L6316-1 du Code du travail). Comparez ensuite les critères que cite service-public.gouv.fr : le lieu de la prestation, le prix, le rythme (journée, soirée, temps partiel), la disponibilité du prestataire et l’évaluation faite par les stagiaires.

Qualiopi : ce que la certification garantit, et ce qu’elle ne garantit pas
Depuis le 1er janvier 2022, la certification Qualiopi est obligatoire pour tout prestataire de formation ou de bilan payé par un OPCO, Transitions Pro, l’État, une région, la Caisse des dépôts (le CPF), France Travail ou l’Agefiph. Elle est délivrée pour trois ans par un certificateur accrédité par le Cofrac. Elle se lit par catégorie : un organisme peut être certifié pour la formation sans l’être pour les bilans, ce que montre la liste publique des organismes de formation, publiée chaque jour par le ministère du Travail sur data.gouv.fr. Elle porte sur le processus (information du public, moyens, qualification des intervenants, réclamations), pas sur les résultats des bénéficiaires. Et « agréé » ne veut plus rien dire pour un centre de bilan depuis le 1er janvier 2019 : les obligations sont la déclaration d’activité auprès du préfet de région, dont le numéro figure sur les devis et conventions, et Qualiopi. L’article sur le bilan de compétences certifié Qualiopi montre comment vérifier un certificat.
Psychologue, consultant ou coach : qui conduit le bilan ?
Aucun texte n’exige que le bilan soit conduit par un psychologue, ni par le titulaire d’un diplôme précis ; Qualiopi vérifie la qualification des intervenants sans imposer de diplôme. Le titre de psychologue est protégé : il suppose un diplôme de haut niveau en psychologie, enregistré auprès de l’agence régionale de santé, et son usurpation est un délit. Celui de coach est libre : aucun texte n’en réglemente le titre ni l’activité. Mon Compte Formation invite à regarder « la qualité professionnelle des personnes, conseillers ou psychologues » qui vous accompagneront, « et leur connaissance de votre secteur professionnel actuel ou futur », ainsi que « les habilitations du prestataire à réaliser des tests psychotechniques ». Un coaching, enfin, n’est pas un bilan : il ne fait pas partie des actions de développement des compétences du Code et n’est pas finançable par le CPF.
Les questions à poser avant de vous engager
- La certification Qualiopi au titre des bilans de compétences, et le numéro de déclaration d’activité.
- Le nombre d’heures passées avec une personne, et celles en autonomie ; seules les premières sont payées par le CPF.
- Qui vous accompagnera, sa formation, son expérience, et la possibilité d’en changer.
- Les tests utilisés, le modèle sur lequel chacun repose, et qui vous aide à interpréter les résultats.
- La place des moments collectifs, et la possibilité de faire le bilan à distance.
- L’entretien de suivi, et s’il est compris dans le prix ; votre reste à payer et la date de démarrage.
- Ce que deviennent vos documents à la fin du bilan.
Lisez les avis comme des retours d’expérience, pas comme des garanties : Qualiopi impose aux organismes de publier leurs résultats, sans les garantir. L’article sur le choix d’un bilan de compétences complète ces critères.
Où faire un bilan de compétences ?
Le plus simple est de chercher « bilan de compétences » sur Mon Compte Formation : service-public.gouv.fr y renvoie pour comparer les prestataires. Votre conseiller France Travail ou votre conseiller en évolution professionnelle peut aussi vous orienter. Un bilan à distance vous libère de la géographie. Les prestataires sont publics ou privés, et un statut public ne veut pas dire gratuité : chaque établissement fixe ses tarifs. Pour les démarches propres à votre ville, voyez les pages où faire un bilan de compétences.
Bilan de compétences en ligne ou en présentiel ?
Le cadre légal est le même : selon Mon Compte Formation, un bilan de compétences « peut être réalisé partiellement ou totalement à distance », sans que changent la durée, les trois phases ni la confidentialité. C’est le format le plus courant des bilans payés par le CPF, selon les données ouvertes de la Caisse des dépôts : sur les 92 257 bilans de 2025, 42 038 se sont faits à distance, 32 867 en mode mixte et 17 352 en présentiel.
Le présentiel convient si vous tenez aux rendez-vous en face à face ; la distance, si vous menez le bilan en parallèle de votre travail, si vos horaires sont contraints ou si l’offre est limitée près de chez vous. Avant de choisir le distanciel, Mon Compte Formation conseille de vérifier la capacité du prestataire à organiser un bilan entièrement à distance, et la vôtre : connexion, équipement, disponibilité.
Seul ou en groupe ? Le Code ne parle pas de séances collectives : il impose seulement que la phase de conclusions se fasse « par la voie d’entretiens personnalisés ». Mon Compte Formation admet des moments collectifs, à condition de tenir compte de la singularité de chacun ; un bilan entièrement collectif ne respecterait donc pas la phase de conclusions. L’article sur le bilan de compétences en ligne détaille le fonctionnement d’un bilan à distance.
Comment se déroule un bilan de compétences ? Les trois phases
Tout bilan de compétences suit trois phases fixées par l’article R6313-4 du Code du travail, sous la conduite du prestataire. Une phase préliminaire analyse votre demande et définit le format ; une phase d’investigation construit votre projet et en vérifie la pertinence ; une phase de conclusions, en entretiens personnalisés, en prévoit les étapes. À la fin, vous recevez les résultats détaillés et un document de synthèse. L’ensemble dure 24 heures au plus.

Phase préliminaire
Analyser votre demande et vos besoins, choisir le format adapté et définir avec vous le déroulement du bilan.
Phase d’investigation
Construire votre projet professionnel et en vérifier la pertinence, ou élaborer une ou plusieurs alternatives.
Phase de conclusions
Vous approprier les résultats, recenser les conditions de réussite et prévoir les étapes du projet. Vous recevez un document de synthèse.
Code du travail, article R6313-4 ; 24 heures au plus.
La phase préliminaire
Elle sert à analyser votre demande et votre besoin, à déterminer le format le plus adapté à votre situation et à définir avec vous les modalités de déroulement du bilan. France Travail la décrit comme le moment de « clarifier vos attentes et vérifier que le bilan est la bonne démarche pour vous ». C’est aussi la phase qui rend le bilan personnel : lors des contrôles des bilans payés par le CPF, la personnalisation se prouve sur cette phase, selon la Caisse des dépôts et le ministère du Travail.
La phase d’investigation
Elle permet soit de construire votre projet professionnel et d’en vérifier la pertinence, soit d’élaborer une ou plusieurs alternatives. Selon les organismes, elle passe par des questionnaires, des entretiens, des exercices sur votre parcours, des enquêtes auprès de professionnels ou la lecture des fiches métiers ; France Travail y range aussi l’analyse du marché du travail au regard de votre profil. Une immersion en entreprise est possible sous la forme d’une période de mise en situation en milieu professionnel (PMSMP). Elle doit être prescrite par France Travail, une mission locale, un Cap emploi ou une autre structure habilitée. Vous gardez alors votre statut et votre indemnisation, et la structure d’accueil ne vous rémunère pas.
La phase de conclusions et le document de synthèse
Par des entretiens personnalisés, elle vous permet de vous approprier les résultats détaillés, de recenser les conditions et les moyens de réaliser votre projet, et d’en prévoir les principales étapes, « dont la possibilité de bénéficier d’un entretien de suivi avec le prestataire ». Le Code ne fixe ni délai ni durée pour cet entretien et ne le rend pas obligatoire : le « suivi à six mois » de certains organismes est un usage. L’organisme détruit les documents élaborés pour le bilan dès la fin de l’action (article R6313-7). Seuls y échappent, pendant trois ans, la synthèse transmise à votre demande à un conseiller en évolution professionnelle et les documents dont vous avez accepté par écrit la conservation pour un suivi. Pour voir à quoi ressemble une synthèse, lisez l’article sur la synthèse du bilan de compétences.
Combien de temps dure un bilan de compétences ?
Un bilan de compétences dure 24 heures au plus (article L6313-4). C’est un plafond : aucun texte du Code ne fixe de durée minimale ni ne répartit les heures entre les trois phases, mais Mon Compte Formation exige des organismes 13 heures au moins pour un bilan payé par le CPF. Mon Compte Formation précise que ces 24 heures s’étalent « sur plusieurs semaines ou plusieurs mois », un bilan de qualité ne pouvant « s’étaler sur une très longue période ou, à l’inverse, être réalisé en une seule journée ». Le prix moyen relevé par la Caisse des dépôts correspond à des bilans de 20 heures. Le travail personnel entre les séances s’ajoute à ces heures de prestation, rappelle Mon Compte Formation. L’article sur la durée d’un bilan de compétences donne des exemples de rythmes.
Tests, entretiens, enquêtes : les outils du bilan
Le Code du travail ne cite aucun test : c’est le prestataire, qui conduit le bilan, qui choisit ses outils. Une règle les encadre tous : les informations demandées doivent présenter « un lien direct et nécessaire » avec l’objet du bilan, et vous pouvez donc demander à quoi sert une question. France Travail associe à chaque fiche métier de son répertoire un profil d’intérêts professionnels selon le modèle RIASEC. Aucune source officielle française ne se prononce en revanche sur la validité des tests de personnalité pour choisir un métier : demandez sur quoi repose chaque questionnaire et qui vous aidera à l’interpréter. Un test formule des hypothèses, que les entretiens et la confrontation au terrain confirment ou écartent.
Bien préparer son bilan
Avant la première séance, notez ce qui vous amène, ce qui vous pèse et ce qui vous plaît dans votre travail, et rassemblez votre CV et vos comptes rendus d’entretiens professionnels, dont une copie vous est remise. Prévoyez du temps entre les séances : c’est là que le bilan avance.
Après le bilan de compétences : passer à l’action
Un bilan de compétences se termine par des étapes à suivre : sa phase de conclusions sert, selon l’article R6313-4 du Code du travail, à recenser les conditions et les moyens de réaliser votre projet et à en prévoir les principales étapes. Un conseiller en évolution professionnelle peut vous accompagner pendant et après le bilan, si vous le souhaitez.
- Se former : ce qui reste sur votre CPF peut financer une formation menant à une certification enregistrée au répertoire national des certifications professionnelles ou au répertoire spécifique, ou à un bloc de compétences ; une formation non certifiante n’est pas éligible.
- Changer de métier en restant salarié : le projet de transition professionnelle vous permet de suivre une formation dans le cadre d’un congé financé par Transitions Pro. Votre salaire moyen de référence est maintenu à 100 % s’il ne dépasse pas deux SMIC ; au-delà, à 90 % la première année puis à 60 %, sans descendre sous deux SMIC. Il faut en principe 24 mois d’ancienneté salariée, dont 12 dans l’entreprise. La période de reconversion, applicable depuis le 1er février 2026, remplace la Pro-A et Transitions collectives : de 150 à 450 heures de formation sur douze mois, jusqu’à 2 100 heures sur 36 mois par accord, dans votre entreprise ou chez un autre employeur.
- Démissionner pour un projet : un salarié en CDI peut toucher l’allocation chômage s’il justifie d’au moins 1 300 jours travaillés au cours des 60 mois qui précèdent la fin du contrat. Il doit aussi avoir demandé un conseil en évolution professionnelle avant de démissionner, et Transitions Pro doit reconnaître son projet réel et sérieux. Une démission avant la demande de CEP rend la demande irrecevable ; voir l’article sur la démission pour reconversion.
- Faire reconnaître votre expérience : depuis le 23 décembre 2022, une validation des acquis de l’expérience n’exige plus de durée minimale d’expérience, et Transitions Pro peut la financer dans la limite d’un forfait de 2 000 € (article D6323-14-3-1, en vigueur depuis le 30 juillet 2026).
Si votre projet est un changement de métier, le guide de la reconversion professionnelle reprend ces dispositifs pas à pas.
Le bilan de compétences de Chance, un bilan avec des connexions
Si vous cherchez un bilan qui ne s’arrête pas au projet, mais vous aide à le tester auprès de personnes qui font le métier, puis à ouvrir les bonnes portes, c’est le principe du bilan avec des connexions. Chez Chance, nous accompagnons les transitions professionnelles depuis 2015 : nous avons analysé le parcours de plus de 50 000 personnes, et 75 % des Chanceux ont déjà mis en place le projet qu’ils avaient défini, 6 mois après. Nous appelons Chanceux les personnes que nous accompagnons : 20 000 d’entre elles forment le Collectif Chance, qui a échangé plus de 50 000 coups de pouce.

Le parcours du bilan Chance : 14 sessions en 3 mois
7 sessions avec votre coach et 7 sur Æcho, la plateforme d’accompagnement en ligne de Chance, selon le Trèfle de Chance™, une méthode en quatre étapes inspirée par Robert Dilts.
Clarifier
Vous définissez vos objectifs, identifiez vos valeurs, vos moteurs et vos compétences, et posez votre profil CIPA : Contribution, Interactions, vie Perso, Activités quotidiennes.
Explorer
Vous ouvrez le champ des possibles et testez vos pistes auprès de personnes qui font le métier visé, grâce à la Connexion Feedback.
Valider
Vous confrontez vos pistes à vos critères de vie et à la réalité du marché, puis vous validez un projet réaliste et personnalisé.
Concrétiser
Vous fixez les étapes de mise en œuvre et préparez votre présentation. Avec la Connexion Dernier kilomètre, Chance identifie, avec l’aide de l’IA, la bonne personne pour vous faire la passe décisive. Vous recevez la synthèse de votre bilan.
Après le bilan
De 1 à 3 mois après la fin, 2 sessions de suivi avec votre coach et 2 sur Æcho. Et vous restez dans le Collectif Chance.
Ce que comprend le bilan Chance
Un coach dédié
Choisi parmi 210 coachs partenaires : au moins 10 ans d’expérience professionnelle, une certification de coaching ICF et RNCP. 95 % de satisfaction sur le choix du binôme.
Æcho, la plateforme
Des podcasts courts, des vidéos et des moments d’introspection, sur ordinateur, tablette ou mobile. Vos sessions sur Æcho préparent vos séances avec votre coach.
Les connexions
En moyenne 6 connexions par parcours, avec des Chanceux qui font le métier que vous visez ou peuvent vous ouvrir une porte.
Un agent référent
Il vous suit tout au long de votre parcours.
Des ateliers collectifs
12 heures d’ateliers en petits groupes de 2 à 3 personnes, en visio : vos moteurs, le pitch, les croyances limitantes, la confiance.
100 % à distance
Les séances avec votre coach et les ateliers se font en visio. Vous démarrez quand vous le souhaitez.
50 000
personnes accompagnées par Chance depuis 2015
75 %
des Chanceux ont déjà mis en place leur projet, 6 mois après
20 000
Chanceux dans le Collectif Chance, plus de 50 000 coups de pouce échangés
1 750 €
TTC : avec le CPF, le CPF paie 1 600 € et vous payez 150 €
Chez Chance, nous avons analysé le parcours de plus de 50 000 personnes : 75 % des Chanceux ont déjà mis en place le projet qu’ils avaient défini, 6 mois après. Les Chanceux sont les personnes que nous accompagnons. Chance est certifiée Qualiopi au titre des bilans de compétences.
Commencer votre bilan avec Chance
Un premier échange gratuit
20 minutes au téléphone pour faire le point sur votre situation et répondre à vos questions, sans engagement.
Le financement
Vous choisissez votre mode de financement, par exemple le CPF, complétez votre dossier et validez votre inscription.
Le début du bilan
Vous recevez votre accès à Æcho et rencontrez votre coach.
Tout le détail du parcours est sur la page du bilan avec des connexions de Chance.
Leurs avis sur Chance
4,7/5 sur 874 avis Google (relevé du 26 octobre 2026). Lire tous les avis sur Google
Notre sélection : les 10 avis notés 5 sur 5 les plus récents, écrits par des personnes accompagnées par Chance et qui ne citent aucun nom de famille. Chaque avis est reproduit tel quel, avec sa date.
CHANCE était une experience forte ! Je suis arrivée pleine de doutes et ma confiance ebranlée.J'ai terminé mon parcours avec une confiance retrouvée en qui je suis, ainsi qu'en mes compétences et capacités. La plateforme est simple à utiliser, la pédagogie et logique du parcours très stimulant et révélateur. Merci à mon Coach (Denis), mon Agent référent (Linda), et toutes les personnes que j'ai pu rencontrer ne serait-ce qu'un instant dans l'entre-aide ("3 min pour les autres"). Bravo pour le concept , les étapes bien réfléchies et les équipes encadreantes de qualité !
:)
J'ai beaucoup apprécié la méthode Chance poir effectuer mon bilan. Aussi, Florence a été une excellente coach, à l'écoute, positive, créative.
Je recommande !!
Chance est un bilan très complet. Il permet de clarifier ses aspirations, ses valeurs, ses non-négociables, d'enrichir son réseau grâce à des plateformes d'échanges, voire même des réunions en visio organisées. Les exercices amènent à une reflexion poussée et lient les pistes de réflexion et nos valeurs pour nous permettre de comprendre quelles sont nos motivations réelles et ainsi comprendre nos besoins profonds. Car parfois un super projet n'est pas forcément aligné avec nos besoins. De plus, nous pouvons conserver tout ce travail accompli une fois le programme terminé. Ca devient un outils m'emo précieux à consulter à chaque moment de vie transitoire pour faire de meilleurs choix. Un grand merci au coach et à ceux qui ont pensé cette plateforme.
J’ai réalisé mon bilan de compétences avec Chance de novembre à février, accompagnée par Mathieu. Un grand merci pour cet accompagnement structurant et bienveillant. Mathieu a su poser les bonnes questions et m’aider à y voir plus clair sur la suite de mon parcours. Je recommande sans hésiter.
J'ai réalisé un bilan de compétences chez Chance entre décembre 2025 et février 2026. Ces 3 mois ont été transformateur pour moi. Je ne savais absolument pas quelle orientation donner à mon projet professionnel. Tout ce que je savais c'était que je voulais quitter complètement le domaine dans lequel j'étais. La plate forme est très bien conçue, elle permet d'avancer dans ses réflexions à son rythme et elle est toujours très bienveillante, on ne parle jamais en terme négatifs, freins, contraintes, échecs...
Ma coach m’a notamment aidé à dépasser certaines croyances limitantes et à prendre confiance dans la légitimité de mon nouveau projet. Son écoute, la pertinence de son analyse et son accompagnement bienveillant m’ont permis d’explorer de nouvelles perspectives professionnelles avec davantage de clarté et de sérénité.
Je repars du bilan avec une orientation claire et en accord avec mes aspirations. Mon nouveau projet de vie professionnel est en route !
Je ne peux que recommander Chance autour de moi !!!
Merci !
Un programme qui permet de prendre du recul, se poser les bonnes questions, et reprendre confiance. Le fit avec le coach est crucial, la mienne était super.
J'ai décidé de faire un bilan de compétences car je ne me retrouvais plus dans mes valeurs dans ma situation professionnelle. La plate-forme Chance est exactement ce qu'il fallait ! Ludique et adaptée à votre rythme, tout en restant sérieux. Mon coach Mathieu a fait la différence, fort de son expérience, je ressors de ce coaching motivée et dynamisée.
Foncez !
Grâce à ce bilan de compétences, j'ai pu retrouver ma voie professionnelle. Encore merci.
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Retour d'expérience très positif sur mon accompagnement en bilan de compétences (Chance) avec Myriam, elle a su me mettre à l'aise et en confiance dès le premier échange, Myriam est à l'écoute et nos échanges ont été très riches.
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Merci Chance, merci Myriam!
Questions fréquentes sur le bilan de compétences
Le bilan de compétences est-il une formation ?
Non, pas au sens strict. Le Code du travail le range dans une catégorie distincte des actions de formation (article L6313-1), et il ne délivre ni diplôme ni certification. Il relève en revanche de la formation professionnelle pour son financement : CPF, plan de développement des compétences, certification Qualiopi du prestataire.
Quels sont les 3 types de bilans de compétences ?
Le Code ne définit pas de « types », mais trois cadres pour un salarié du privé : à votre initiative avec votre CPF, à l’initiative de votre employeur au titre du plan de développement des compétences, ou au début d’un congé de reclassement. Le contenu est le même ; seuls changent la décision et le financeur.
Quels sont les 4 types de compétences ?
Il n’existe pas de classement officiel en quatre types. Le Code du travail parle de compétences professionnelles et personnelles, d’aptitudes et de motivations. Le répertoire des métiers de France Travail décrit les compétences de chaque métier en savoir-faire, en savoirs et en savoir-être professionnels.
Combien d’heures dure un bilan de compétences, et y a-t-il un minimum ?
24 heures au plus. L’article L6313-4 du Code du travail fixe ce plafond, et aucun texte du Code ne fixe de durée minimale ; pour un bilan payé par le CPF, Mon Compte Formation exige toutefois des organismes 13 heures au moins. Ces heures s’étalent sur plusieurs semaines ou plusieurs mois, selon Mon Compte Formation, et le travail personnel entre les séances s’y ajoute.
À quel âge peut-on faire un bilan de compétences ?
À tout âge de la vie active. Le Code ne fixe aucun âge. Le CPF est ouvert dès 16 ans à toute personne qui occupe un emploi, et cesse d’être mobilisable quand son titulaire remplit les conditions d’une retraite à taux plein ou bénéficie d’une retraite anticipée ; une retraite progressive ne le ferme pas.
Mon employeur peut-il refuser mon bilan de compétences ?
Seulement s’il a lieu sur votre temps de travail. Vous demandez alors une autorisation d’absence au moins 60 jours avant le début (120 jours pour une action de six mois ou plus), et l’employeur a 30 jours pour répondre ; sans réponse, l’accord est acquis. Hors temps de travail, son accord n’est pas nécessaire.
Mon employeur peut-il m’imposer un bilan de compétences ?
Non. Le bilan ne se fait qu’avec votre consentement, et votre refus n’est ni une faute ni un motif de licenciement. Proposé par l’employeur, il passe par une convention que vous avez dix jours pour signer ; votre silence vaut refus.
Peut-on faire un bilan de compétences pendant un arrêt maladie ?
Oui, avec des accords. Pendant un arrêt indemnisé, il faut l’accord de votre médecin traitant et l’avis du médecin-conseil sur la compatibilité de la durée du bilan avec celle de l’arrêt ; la caisse donne son accord. Sans cet accord, une activité non autorisée peut entraîner la restitution des indemnités journalières.
Touche-t-on le chômage pendant un bilan de compétences ?
Oui, si le bilan est financé par l’aide individuelle à la formation de France Travail : vous restez inscrit·e dans votre catégorie et réputé·e disponible pour votre recherche d’emploi, selon l’instruction de France Travail. Pour un bilan payé par le seul CPF, les textes lus ne tranchent pas : interrogez votre conseiller avant de commencer.
Un demandeur d’emploi paie-t-il les 150 € de participation ?
En droit, non : l’article L6323-7 du Code du travail l’en exonère. Dans les faits, Mon Compte Formation les lui demande depuis le 2 octobre 2026, en appliquant par avance le projet de loi de finances pour 2027, en première lecture à l’Assemblée nationale et non voté au 26 octobre 2026. Et au-delà de 1 600 €, la part du prix qui dépasse le plafond reste à payer dans tous les cas (150 € pour un bilan à 1 750 €). France Travail peut en prendre en charge ce qui dépasse la participation ; la participation elle-même, seuls un employeur ou un OPCO peuvent la payer à votre place (article R6323).
France Travail peut-il refuser de financer mon bilan ?
Oui. France Travail ne finance une action qu’une fois votre projet validé par votre conseiller, en cohérence avec votre projet personnalisé d’accès à l’emploi, et refuse ce qui peut être financé autrement. Pour une seconde aide individuelle à la formation dans les douze mois, l’agence peut aussi refuser une demande incohérente avec votre parcours.
Peut-on faire deux bilans de compétences ?
Oui, mais pas toujours avec votre CPF. Les droits issus de l’alimentation annuelle de votre compte ne paient pas un bilan dans les cinq ans qui suivent un autre bilan financé sur fonds publics ou mutualisés (article D6323-6). Comptent les bilans payés par un OPCO, Transitions Pro, l’État, une région, le CPF, France Travail, l’Agefiph ou un fonds d’assurance formation de non-salariés. Un bilan payé de votre poche, ou par l’employeur sur son propre budget, n’entre pas dans ce délai.
Faut-il un psychologue pour faire un bilan de compétences ?
Non. Aucun texte n’exige qu’un bilan soit conduit par un psychologue ni par le titulaire d’un diplôme précis. Le titre de psychologue est protégé ; celui de coach est libre. Mon Compte Formation conseille de regarder la qualité professionnelle des personnes qui vous accompagneront.
Quelle différence entre un bilan de compétences et un coaching ?
Le bilan est un dispositif légal : trois phases, 24 heures au plus, consentement, document de synthèse, financement possible par le CPF. Le coaching ne fait pas partie des actions de développement des compétences définies par le Code du travail, n’est pas finançable par le CPF, et le titre de coach n’est pas réglementé.
Quelle différence entre le CEP et le bilan de compétences ?
Le conseil en évolution professionnelle (CEP) est gratuit, sans limite de durée, et vous aide à clarifier votre besoin, vérifier un projet et trouver un financement. Le bilan de compétences, payant, analyse vos compétences, aptitudes et motivations pour définir un projet, en 24 heures au plus. Un CEP peut conclure qu’un bilan est utile.
Peut-on arrêter un bilan de compétences en cours ?
Oui, mais à vos frais s’il est payé par le CPF : l’abandon entraîne le débit de 100 % du prix, et le reste à payer versé n’est pas remboursé. En cas de force majeure justifiée (maladie, hospitalisation, décès d’un proche, retour à l’emploi, notamment), les droits et les sommes sont rendus au prorata de ce qui n’a pas été fait.
Peut-on faire un bilan de compétences depuis l’étranger ?
Oui, à distance. Vos droits CPF restent acquis si vous partez à l’étranger, et le CPF finance depuis l’étranger des formations à distance ou en France, mais pas celles d’organismes étrangers. Une personne domiciliée à l’étranger passe par le support de Mon Compte Formation pour ouvrir son accès.
Peut-on offrir un bilan de compétences à un proche ?
Pas avec son propre CPF : les droits sont strictement personnels et ne s’utilisent pas au profit d’un tiers. Vous pouvez en revanche payer un bilan directement auprès d’un prestataire, hors de la plateforme, avec le consentement de la personne, que le bilan exige dans tous les cas.
Combien d’heures de CPF faut-il pour un bilan de compétences ?
Le CPF ne se compte plus en heures depuis le 1er janvier 2019 : il est en euros, les anciennes heures ayant été converties à 15 € de l’heure, et il paie au plus 1 600 € pour un bilan. Seul le CPF d’un agent public reste compté en heures, et le bilan d’un agent passe d’abord par un congé accordé par son administration.
Peut-on payer un bilan de compétences en plusieurs fois ?
Oui, dans certains cas. Sur Mon Compte Formation, quand vos droits ne couvrent pas tout le prix, le reste à charge peut se régler par carte bancaire en quatre mensualités au plus, sur trois mois au plus. Il faut alors que le bilan commence au moins 37 jours après la validation de la commande, et une échéance impayée annule le dossier. Hors de la plateforme, pour une formation que vous payez vous-même, rien ne peut être exigé avant la fin du délai de rétractation de dix jours, puis pas plus de 30 % du prix (article L6353-6). Le solde s’échelonne ensuite au fil de la formation ; l’application de ces règles à un bilan n’est pas tranchée.
Un bilan de compétences payé soi-même est-il déductible des impôts ?
Ce n’est pas tranché. Si vous êtes salarié·e, vous pouvez déclarer vos frais réels au lieu de la déduction forfaitaire de 10 % (article 83 du Code général des impôts). La doctrine fiscale (BOFiP) y admet les dépenses engagées pour acquérir un diplôme ou une qualification qui améliore votre situation dans votre profession, ou qui permet d’obtenir un nouvel emploi dans un autre domaine. Dans ce second cas, il faut prouver le lien direct entre la formation et le nouvel emploi. Un bilan ne délivre ni diplôme ni qualification, et cette doctrine ne le nomme pas : posez la question à votre service des impôts. La part payée par le CPF ou par un employeur n’est pas un coût pour vous.
Sources
- Agefiph : « Accessibilité et Qualiopi » (mai 2024) ; « Aide à l’adaptation des situations de formation »
- BOFiP : BOI-RSA-BASE-30-50-30-40 (frais de formation au titre des frais réels)
- Caisse des dépôts : données ouvertes « Mon Compte Formation, formations engagées » ; Questions politiques sociales, Les brèves n° 41 (juillet 2026) ; rapport annuel 2022 de la gestion du compte personnel de formation
- Code de la sécurité sociale : articles L323-3-1, L323-6
- Code du travail : articles D6323-1 A, D6323-3-3, D6323-4, D6323-6, D6323-9, D6323-14-3-1, D6323-18-4, L1225-56, L1233-65, L1233-71, L4163-7, L5122-2, L5135-2, L5135-3, L5151-2, L5314-2, L5315-1, L6111-6, L6313-1, L6313-4, L6315-1, L6316-1, L6323-2, L6323-3, L6323-4, L6323-6, L6323-7, L6323-8-1, L6323-11, L6323-17-6, L6323-25, L6323-27, L6324-3, L6324-4, L6332-9, L6332-17, L6351-1, L6353-5, L6353-6, L6411-1, R4624-29, R6313-4, R6313-5, R6313-7, R6313-8, R6322-51, R6323, R6323-1, R6323-3-1
- Code général de la fonction publique : articles R421-12, R421-15, R421-21, R421-23, R422-84
- Code général des impôts : article 83
- Entreprendre.service-public.gouv.fr : fiche F31148 (formation des travailleurs indépendants)
- FAFCEA : critères de prise en charge 2026
- FIF PL : « Qu’est-ce qui peut être pris en charge ? »
- FIPHFP : « Bilan de compétence et bilan professionnel »
- France compétences : FAQ « 01 - Certification professionnelle » ; Code du travail, art. L6323-6 ; Mon conseil en évolution professionnelle (mon-cep.org) ; note d’études n° 10 (juin 2024) ; rapport « Parcours de reconversion professionnelle » (février 2022)
- France Travail : « Activ’Projet » ; « Bilan de compétences : et si c’était le bon moment pour faire le point ? » ; Bulletin officiel n° 48 du 6 août 2025 ; « Explorer le marché du travail » (MétierScope) ; fiche ROME G1206 (profil RIASEC) ; « Financer son CPF de manière sécurisée » ; instruction n° 2017-5 sur l’aide individuelle à la formation (mise à jour de juillet 2025) ; « L’aide individuelle à la formation (AIF) » ; Répertoire opérationnel des métiers et des emplois (ROME), data.gouv.fr
- Ministère du Travail : « La période de reconversion » ; liste publique des organismes de formation (data.gouv.fr) ; « Qualiopi, marque de certification qualité des prestataires de formation »
- Mon Compte Formation : conditions générales d’utilisation ; conditions générales, version 16 (octobre 2026) ; conditions particulières des titulaires, version 16 (octobre 2026) ; espace des organismes de formation, spécifications d’import du catalogue par fichier XML, version 16 du 22 octobre 2026 ; espace des organismes, « Quelles sont les formations éligibles au Compte personnel de formation ? » (mise à jour le 19 octobre 2026) ; « Évolution des règles d’utilisation du CPF à compter du 2 octobre 2026 » ; « Tout savoir sur le bilan de compétences »
- Sénat : avis n° 142 (2025-2026), tome VI, Travail et emploi ; rapport d’information n° 887 (2025-2026) sur la régulation du compte personnel de formation
- Service-public.gouv.fr : fiche F1650 (reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé) ; fiche F3087 (bilan de compétences d’un salarié du secteur privé) ; fiche F3088 (bilan de compétences d’un demandeur d’emploi) ; fiche F10705 (compte personnel de formation) ; fiche F32457 (conseil en évolution professionnelle)
- Textes officiels : Arrêté du 29 mars 2019 fixant le cahier des charges du conseil en évolution professionnelle ; Décret n° 2026-127 du 24 février 2026 ; Loi n° 85-772 du 25 juillet 1985, article 44 (titre de psychologue) ; Loi n° 91-1405 du 31 décembre 1991 ; Loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 ; Loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 (texte consolidé)
- Unédic : « Le contrat de sécurisation professionnelle prolongé jusqu’à fin 2026 » ; règlement général d’assurance chômage (texte consolidé)
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