Organisme, centre ou cabinet : qui peut faire un bilan de compétences ?
Un bilan de compétences peut être réalisé par tout organisme, centre, cabinet, consultant ou coach indépendant déclaré auprès de l’administration. Selon l’article L6351-1 du Code du travail, toute personne qui réalise ces actions dépose une déclaration d’activité : ces mots désignent donc le même statut de prestataire. Votre employeur, lui, ne peut pas réaliser votre bilan, selon l’article R6313-5. Et un organisme qui a d’autres activités doit disposer d’une organisation identifiée, réservée aux bilans (article R6313-6).
La déclaration donne un numéro d’enregistrement, délivré par le préfet de région dans les deux mois. L’organisme le fait figurer sur ses conventions ou, à défaut, sur ses devis et ses factures, selon l’article R6351-6. La formule est « déclaration d’activité enregistrée sous le numéro [numéro] auprès du préfet de région de [région] ». Un devis sans ce numéro mérite une question avant de signer.
Pour être payé par un financeur public ou paritaire, l’organisme doit en plus être certifié. L’article L6316-1 impose cette certification aux prestataires financés par un opérateur de compétences (OPCO), une association Transitions Pro, France Travail, l’État, une région, l’Agefiph ou la Caisse des dépôts, qui gère le compte personnel de formation (CPF). Pour un bilan, il s’agit de Qualiopi dans la catégorie « bilans de compétences », une certification valable trois ans. Au 22 octobre 2026, la liste publique des organismes de formation comptait 4 249 organismes ainsi certifiés, sur 153 014 déclarés.
Le financement que vous visez oriente donc la recherche. Avec votre CPF, vous choisissez parmi les offres publiées sur Mon Compte Formation. L’aide individuelle à la formation (AIF) de France Travail se demande aussi depuis Mon Compte Formation, et votre conseiller peut monter le dossier. Si votre employeur paie, une convention écrite vous lie à lui et à l’organisme.
Centres agréés supprimés en 2019 : comment vérifier un organisme
Il n’existe plus de centre de bilan de compétences « agréé » depuis le 1er janvier 2019. Jusque-là, les organismes dont les bilans étaient payés par les employeurs devaient figurer sur une liste arrêtée par les organismes paritaires collecteurs, les OPCA, dont les Fongecif. Ce régime a été abrogé. Un organisme qui se dit agréé pour les bilans emploie donc un mot sans valeur juridique. Ce qui compte est sa déclaration d’activité, puis sa certification Qualiopi.

Le Code de la consommation répute trompeur le fait d’affirmer faussement qu’un professionnel a été agréé par un organisme public ou privé. Il en va de même pour un label de qualité affiché sans avoir été obtenu (article L121-4, 2° et 4°). Un logo Qualiopi se vérifie.
Pour vérifier un organisme, commencez par la liste publique des organismes de formation, mise à jour chaque jour par le ministère du Travail sur data.gouv.fr. Pour chaque organisme déclaré, elle donne son numéro de déclaration, son SIREN, ses certifications Qualiopi catégorie par catégorie et le nombre de stagiaires déclaré pour le dernier exercice. Elle donne une seule adresse par organisme, sans ses lieux d’accueil. Le catalogue de Mon Compte Formation complète cette vérification : il référence un peu plus de 14 000 organismes, toutes formations confondues, selon le Sénat en juillet 2026.
Vous cherchez un centre de bilan de compétences près de chez vous ? Selon ses conditions générales, le moteur de Mon Compte Formation peut trier les offres par distance géographique ou par modalité, en présentiel ou à distance. Parmi les bilans payés par le CPF, le format à distance est le plus fréquent, et les données ouvertes de la Caisse des dépôts le montrent. Sur les 92 257 dossiers de bilan que la plateforme a validés en 2025 (annulations comprises), l’offre achetée était à distance pour 42 038, mixte pour 32 867 et en présentiel pour 17 352. Si vous hésitez, voyez comment se passe un bilan de compétences en ligne.
Que vaut un bilan de compétences en ligne ? Pour le Code du travail, c’est un bilan comme un autre : sa phase préliminaire sert à « déterminer le format le plus adapté à la situation et au besoin » (article R6313-4). Aucune étude publique consultée ne compare le devenir des personnes selon le format du bilan.
Les données ouvertes de la Caisse des dépôts montrent en revanche une différence de volume. Pour les bilans achetés avec le CPF et validés de mars à septembre 2026, annulations comprises, la durée déclarée était de 15,7 heures en moyenne sur une offre à distance, contre 18,8 heures sur une offre en présentiel, pour un montant moyen engagé de 1 655 € contre 1 705 €. Mon Compte Formation conseille de vérifier « la capacité du prestataire à organiser un bilan 100 % à distance », et la vôtre : connexion internet, équipement informatique, disponibilité.
Pour un bilan en présentiel dans une ville précise, à Lyon, à Pau ou à Saint-Denis, la méthode reste la même : la recherche par distance sur Mon Compte Formation, puis la vérification de l’organisme dans la liste publique. Notre page sur où faire un bilan de compétences réunit des repères par région et par ville.
Bilan de compétences Qualiopi : vérifier la bonne certification
La certification Qualiopi d’un organisme de bilan de compétences se vérifie catégorie par catégorie. Un organisme certifié pour les actions de formation ne l’est pas forcément pour les bilans. Au 22 octobre 2026, selon la liste publique du ministère du Travail, 44 468 organismes détenaient la certification pour les actions de formation, soit plus de dix fois le nombre de ceux qui la détenaient pour les bilans de compétences. Pour un bilan payé par le CPF, c’est la catégorie « bilans de compétences » qui doit être couverte.
Qualiopi atteste que l’organisme respecte les sept critères de l’article R6316-1 du Code du travail. Ils portent sur l’information du public, y compris sur les résultats obtenus, sur les objectifs et l’adaptation des prestations, sur l’accueil et le suivi, et sur les moyens. Ils visent aussi la qualification des intervenants, l’inscription dans l’environnement professionnel et le recueil des réclamations. Aucun ne fixe un niveau de résultat à atteindre : la certification porte sur la façon de travailler, pas sur ce que deviennent les personnes accompagnées.
Le référentiel national qualité traduit ces critères en indicateurs. L’organisme doit diffuser une information « accessible au public, détaillée et vérifiable » sur ses prestations : objectifs, durée, délais d’accès, tarifs, méthodes, accessibilité aux personnes handicapées. Il doit publier des indicateurs de résultats et évaluer les compétences de ses intervenants (indicateurs 1, 2 et 21). Le décret n° 2026-728 du 1er août 2026 resserre ces règles à partir du 1er novembre 2026. La communication de l’organisme ne devra comporter aucune mention de nature à induire le public en erreur, notamment sur le financement. Ses indicateurs de résultats devront préciser leurs modalités de calcul, ou s’appuyer sur des dispositifs existants.
Avant de choisir, demandez le certificat ou cherchez l’organisme dans la liste publique, qui indique les catégories certifiées. Pour le détail des audits, voyez ce que la certification Qualiopi garantit. Et si vous cherchez un organisme certifié pour les bilans qui ajoute aux entretiens des rencontres avec des personnes du métier visé, le bilan avec des connexions de Chance est présenté plus bas.
Coach, consultant ou psychologue : qui conduit votre bilan ?
Aucun texte n’impose que le bilan de compétences soit conduit par un psychologue, ni par le titulaire d’un diplôme précis. Le Code du travail confie le bilan au « prestataire », selon l’article R6313-4. Le référentiel Qualiopi lui demande d’évaluer les compétences de ses intervenants, sans exiger de titre particulier. Coach, consultant·e ou conseiller·e en bilan de compétences : le nom change d’un organisme à l’autre. Pour vous, ce qui compte est la personne qui vous suivra, son expérience et sa formation.

Le titre de psychologue, lui, est protégé. Son usage professionnel est réservé aux titulaires d’un diplôme de haut niveau en psychologie inscrit sur une liste fixée par décret. Ces diplômes s’enregistrent auprès de l’agence régionale de santé, et une liste par département est portée à la connaissance du public (loi n° 85-772 du 25 juillet 1985, article 44). Un bilan conduit par un psychologue du travail vous apporte ce titre vérifiable et le code de déontologie de la profession. La loi ne l’exige pas pour autant.
Quel que soit son titre, la personne qui réalise votre bilan est tenue au secret professionnel pour ce qu’elle apprend à ce titre. L’article L6313-4 la soumet aux articles 226-13 et 226-14 du Code pénal. Avant de vous engager, posez-lui ou posez à l’organisme quelques questions :
- son parcours, et depuis quand elle conduit des bilans ;
- sa formation : certification de coach, titre de psychologue, autre ;
- le nombre d’heures d’entretien individuel que vous passerez avec elle ;
- la possibilité d’un premier échange avant de signer, et de changer d’interlocuteur·rice si le courant ne passe pas.
Un coach peut aussi vous accompagner en dehors de tout bilan. Les deux démarches n’ont ni le même cadre ni le même financement. La comparaison est faite dans l’article bilan de compétences ou coaching.
Un bilan de compétences « en coaching » désigne un bilan conduit par un coach ; aucun article du Code du travail n’emploie ce mot. Son cadre reste celui du Code : trois phases, 24 heures au plus, un document de synthèse (articles L6313-4 et R6313-4). Le Code ne répartit pas ces heures entre les phases : l’approche du coach se lit donc dans le programme de chaque organisme.
Le déroulé proposé : trois phases et 24 heures au plus
Tout bilan de compétences suit le même cadre légal, quel que soit l’organisme. Selon les articles L6313-4 et R6313-4 du Code du travail, il compte trois phases conduites par le prestataire : préliminaire, investigation, puis conclusions par entretiens personnalisés. Il dure 24 heures au plus, et 13 heures au moins s’il est payé par le CPF, selon Mon Compte Formation. Vous seul·e en recevez les résultats. Comparer deux offres revient donc à regarder comment chacune remplit ce cadre : heures avec une personne, rythme, format et suivi.
| Point à comparer | Ce que le Code du travail impose | Ce que vous demandez à l’organisme |
|---|---|---|
| Durée | 24 heures au plus par bilan ; 13 heures au moins s’il est payé par le CPF | Le nombre d’heures avec votre consultant·e et le travail personnel attendu entre les séances |
| Phases | Phase préliminaire, phase d’investigation, phase de conclusions | Ce qui se fait dans chaque phase, et sur combien de semaines |
| Conclusions | Par la voie d’entretiens personnalisés | Le nombre de séances individuelles et, s’il y en a, de séances collectives |
| Résultats | Résultats détaillés et document de synthèse remis au bénéficiaire, transmis à d’autres seulement avec son accord | La forme du document de synthèse et la façon dont il vous est remis |
| Suivi | Possibilité d’un entretien de suivi avec le prestataire | S’il est prévu, et à quel moment après la fin du bilan |
| Documents | Destruction dès la fin du bilan, sauf exceptions pendant trois ans | La façon dont vos documents sont conservés, puis détruits |
Source : Code du travail, articles L6313-4, R6313-4 et R6313-7.
Le total d’heures affiché dit peu de choses seul. Avec le CPF, seules les heures d’accompagnement effectuées par un prestataire déclaré peuvent être payées par vos droits, selon l’article D6323-6. Demandez comment l’organisme compte les heures de son offre, et combien se passent en entretien avec une personne.
Le format se choisit aussi : entièrement à distance, mixte ou en présentiel. Si des séances collectives sont prévues, demandez si elles complètent les entretiens individuels ou si elles en prennent la place.
Avis sur un bilan de compétences : où les lire, comment les peser
Les avis sur un bilan de compétences se lisent d’abord sur Mon Compte Formation. Selon ses conditions générales, chaque stagiaire peut y noter de 1 à 5 l’accueil, le contenu, l’équipe, les moyens et l’accompagnement. La note de synthèse s’affiche quand vous cherchez une formation. Cette évaluation est facultative et anonyme. Ailleurs, le site qui publie des avis doit dire s’il les contrôle et comment, et afficher leur date (Code de la consommation, article L111-7-2).
Les faux avis sont interdits. Le même code répute trompeuse la diffusion de faux avis, ou la modification d’avis pour promouvoir un service. Il en va de même pour des avis présentés comme venant de clients sans vérification (article L121-4, 27° et 28°). Pour peser ce que vous lisez :
- regardez la date : un avis de plusieurs années décrit peut-être une autre équipe ;
- préférez les avis qui parlent du consultant, du nombre d’entretiens ou du document de synthèse à une note seule ;
- lisez les avis négatifs, et la réponse de l’organisme quand il y en a une ;
- comparez les plateformes : une note très haute sur un site et introuvable ailleurs appelle une question ;
- sur un forum, un témoignage dit comment une personne a vécu son bilan, rarement ce qu’ont vécu les autres.
Aucune étude publique dédiée ne mesure ce que deviennent les personnes après un bilan. France compétences a publié en février 2022 un rapport sur les parcours de reconversion. Parmi les actifs qui avaient vécu ou engagé une reconversion dans les cinq années précédentes, 20 % avaient eu recours à un bilan. Le rapport qualifie de « très positifs » les retours sur ce dispositif. C’est une mesure de recours et de perception. Les taux de satisfaction ou de réussite qu’un organisme publie au titre de Qualiopi restent ses propres chiffres : demandez comment ils sont calculés.
Existe-t-il un meilleur organisme de bilan de compétences ?
Mon Compte Formation, la plateforme publique du CPF, ne désigne pas de meilleur organisme de bilan de compétences. Selon ses conditions générales, l’ordre des offres y est aléatoire à pertinence égale, et tout référencement payant y est interdit. Un « top 10 » ou un comparatif trouvé en ligne reflète les critères du site qui le publie. Quand un site classe des offres en réponse à votre recherche, il doit signaler tout paiement reçu pour un meilleur classement (Code de la consommation, article L121-4, 25°).

Pour vous, un bon organisme est celui qui répond à votre demande, qu’il s’agisse de changer de métier ou de retrouver du sens dans le vôtre. Le plus sûr est de comparer deux ou trois offres sur les mêmes points.
- Écrivez en deux lignes ce que vous attendez du bilan.
- Vérifiez la déclaration d’activité et la certification Qualiopi « bilans de compétences » dans la liste publique.
- Demandez le programme : heures d’entretien, contenu des trois phases, rythme, format.
- Échangez avec la personne qui conduira votre bilan.
- Lisez les avis et les indicateurs de résultats, en demandant leur mode de calcul.
- Comparez le prix et ce qui resterait à votre charge.
Pour une reconversion, regardez de près la phase d’investigation. C’est là que vous construisez votre projet et en vérifiez la pertinence, selon l’article R6313-4. Demandez comment l’organisme vous aide à confronter le métier visé à la réalité : rencontres de professionnels, enquêtes métier, mises en situation.
Vous ne savez pas encore formuler votre demande ? Le conseil en évolution professionnelle (CEP) peut vous y aider avant tout achat. Il est gratuit, selon l’article L6111-6. France Travail, l’Apec pour les cadres et des opérateurs régionaux financés par France compétences l’assurent, entre autres. Mon Compte Formation vous en informe avant que vous n’achetiez un bilan, comme le prévoit l’article D6323-6.
Existe-t-il, de même, un meilleur livre sur le bilan de compétences ? Les pages que Mon Compte Formation, service-public.gouv.fr, le ministère du Travail et France Travail consacrent au bilan n’en recommandent aucun. Un livre peut accompagner le travail personnel que vous faites entre les séances, travail que le CPF ne paie pas : seules les heures d’accompagnement le sont, rappelle Mon Compte Formation. Un livre ne remplace pas pour autant les entretiens personnalisés du bilan (article R6313-4). Pour explorer un métier, les fiches métiers de France Travail et son service MétierScope en donnent les conditions d’accès et les formations, puis, zone par zone, le nombre d’offres d’emploi et le niveau de salaire.
Prix et financement : ce que le choix de l’organisme change
Le prix d’un bilan de compétences est libre. Vos droits CPF, eux, en couvrent au plus 1 600 € depuis le 26 février 2026, selon l’article D6323-1 A du Code du travail. Fin 2025, selon la Caisse des dépôts, les formations de bilan proposées sur Mon Compte Formation affichaient 1 930 € en moyenne, pour 20 heures. Elle mesure 2 065 € en moyenne pour les bilans souscrits en 2025, et 101 € de l’heure dans son indice des prix à caractéristiques inchangées. Le détail est dans prix d’un bilan de compétences.
Avec le CPF, une participation forfaitaire de 150 € reste à votre charge pour les demandes faites depuis le 2 avril 2026 (article R6323). Selon Mon Compte Formation, elle est « déjà intégrée à votre reste à payer initial ». Avec au moins 1 600 € de droits, un bilan à 1 750 € vous laisse 150 € à payer, un bilan à 2 100 € vous en laisse 500 €. D’un organisme à l’autre, votre reste à payer change donc directement.
En droit, les demandeurs d’emploi sont exonérés de la participation (article L6323-7). Depuis le 2 octobre 2026, Mon Compte Formation la leur fait pourtant payer pour un bilan. La plateforme devance ainsi le projet de loi de finances pour 2027, en première lecture à l’Assemblée nationale et non voté au 26 octobre 2026. Exonéré·e ou non, la part du prix qui dépasse 1 600 € reste à payer, par vous ou par un autre financeur. Les cas et les exceptions sont détaillés dans bilan de compétences et CPF.
Les autres financeurs publics ou paritaires passent aussi par un organisme certifié pour les bilans. France Travail peut financer tout ou partie d’un bilan par l’AIF si vous êtes inscrit·e : voyez le bilan de compétences avec France Travail. Un OPCO peut prendre en charge un bilan inscrit au plan de développement des compétences d’une entreprise de moins de 50 salariés. Ses propres règles en décident : l’OPCO Santé le fait en 2026, par exemple.
Une règle peut fermer la porte du CPF. Il ne paie pas un bilan si vous en avez eu un, dans les cinq ans qui précèdent votre demande, payé par un financeur public ou paritaire (article D6323-6). Sont visés les OPCO, Transitions Pro, l’État, les régions, la Caisse des dépôts, donc le CPF lui-même, France Travail, l’Agefiph et les fonds d’assurance formation. Un bilan payé de votre poche, ou par votre employeur sur son propre budget, ne compte pas.
Avant de signer : les pratiques qui doivent vous arrêter
Un organisme qui vous démarche par téléphone, SMS, courriel ou réseau social pour vous vendre un bilan payé par le CPF enfreint la loi. L’article L6323-8-1 du Code du travail interdit cette prospection, sauf pour une action déjà en cours. Il interdit aussi toute vente, offre promotionnelle ou rétribution en échange d’une inscription. L’amende encourue va jusqu’à 75 000 € pour une personne physique, 375 000 € pour une personne morale.
D’autres signaux doivent vous faire reculer :
- un bilan présenté comme « gratuit » ou « 100 % pris en charge » : les conditions générales de Mon Compte Formation y voient de la publicité trompeuse. La publicité d’un organisme de formation ne doit rien comporter qui induise en erreur sur le financement, selon l’article L6352-13 ;
- un paiement anticipé, un chèque de caution ou une partie du prix demandés hors de la plateforme alors que vous passez par le CPF. Seuls les frais annexes, comme le transport, se règlent en dehors ;
- une offre de payer votre participation de 150 € à votre place : les conditions de Mon Compte Formation l’interdisent à l’organisme ;
- un bilan qui commence avant la validation de votre commande. Le CPF ne paie pas une action déjà commencée, et l’organisme doit envoyer sa proposition au moins 11 jours ouvrés avant le début ;
- une offre « valable jusqu’à ce soir » : présenter faussement un service comme disponible pendant une période très limitée est une pratique trompeuse (article L121-4, 7°).
La Caisse des dépôts contrôle aussi les offres. Ses conditions particulières pour les organismes, dans leur version 16 d’octobre 2026, font de la publication d’une offre de bilan non conforme aux conditions légales un manquement. Il peut conduire à un déréférencement d’une semaine à un an. Vous pouvez lui signaler une pratique frauduleuse par le formulaire « Besoin d’aide » de Mon Compte Formation.
Quand votre employeur choisit l’organisme du bilan
Si votre employeur finance votre bilan dans son plan de développement des compétences, une convention écrite est conclue entre lui, vous et l’organisme. Selon l’article R6313-8 du Code du travail, elle précise le contenu, la durée, le déroulement, le suivi, la remise des résultats et le prix. Vous avez dix jours à compter de la transmission du projet pour la signer. Sans réponse, vous êtes réputé·e refuser. Refuser un bilan n’est ni une faute ni un motif de licenciement, selon l’article L6313-4.

Les résultats détaillés et le document de synthèse vous sont remis. Ils ne peuvent être communiqués à personne d’autre sans votre accord, employeur compris. À votre demande, le document peut être transmis à un conseiller en évolution professionnelle (article L6313-4). Vous pouvez donc poser à l’organisme proposé les mêmes questions que si vous l’aviez choisi seul·e.
Si vous êtes agent public, les règles sont dans le code général de la fonction publique depuis le 1er août 2026. Le bilan peut se faire dans le cadre d’un congé. Il peut être accordé dans la limite des crédits disponibles de votre administration, de votre collectivité ou, à l’hôpital, de l’organisme paritaire collecteur agréé (articles R421-15 et R421-16). Ses résultats sont confidentiels : ils ne sont communiqués à votre employeur que si vous le décidez, selon l’article R421-19.
Le bilan de compétences de Chance, un bilan avec des connexions
Chez Chance, nous sommes certifiés Qualiopi au titre des bilans de compétences, et notre bilan, « un bilan avec des connexions », est conduit par un coach. Sur les points à comparer vus plus haut, il coûte 1 750 € TTC, dont 1 600 € payés par le CPF et 150 € par vous. Il se déroule sur trois mois en 14 sessions, autant avec votre coach que sur Æcho, notre plateforme d’accompagnement en ligne, et deux sessions de suivi de chaque côté ont lieu d’un à trois mois après la fin.
La personne qui vous suit est l’un de nos 210 coachs partenaires. Leur profil commun : une certification de coaching, ICF et RNCP, et une expérience professionnelle d’au moins 10 ans. Leur méthode commune, le Trèfle de Chance™, inspirée par Robert Dilts, avance en quatre étapes : Clarifier, Explorer, Valider, Concrétiser.
Pendant l’investigation, le bilan vous relie au Collectif Chance, qui rassemble 20 000 Chanceux, comme nous appelons les personnes que nous accompagnons. La Connexion Feedback vous y fait tester votre projet auprès d’une personne qui fait le métier visé. La Connexion Dernier kilomètre part d’une offre d’emploi : nous identifions la bonne personne pour vous faire la passe décisive, qu’elle travaille dans l’entreprise ou sache à qui transmettre votre candidature. Un parcours de bilan en compte 6 en moyenne.
Côté résultats, voici notre mesure et sa méthode : nous avons analysé le parcours de plus de 50 000 personnes accompagnées depuis 2015, et 75 % des Chanceux ont déjà mis en place le projet qu’ils avaient défini, 6 mois après. Le programme et ses conditions sont sur la page de notre bilan de compétences ; le guide du bilan de compétences présente le dispositif dans son ensemble.
Vous cherchez des avis sur Chance et son bilan de compétences ? La note Google que nous affichons est de 4,7/5. Comme toute note, elle se lit avec la méthode décrite plus haut : la date des avis, ce qu’ils disent du coach et des entretiens, la comparaison entre plateformes.
Questions fréquentes
Un organisme sans certification Qualiopi peut-il vous vendre un bilan ?
Oui, si vous le payez vous-même. La certification n’est exigée que des prestataires financés par un OPCO, Transitions Pro, l’État, une région, la Caisse des dépôts pour le CPF, France Travail ou l’Agefiph (article L6316-1). L’organisme doit en revanche être déclaré, et le bilan suit les mêmes règles du Code du travail : trois phases, 24 heures au plus, résultats remis à vous seul·e. Sans la certification, ce même organisme ne peut pas être payé par vos droits CPF.
Un coaching peut-il remplacer un bilan de compétences ?
Non, pas au sens du Code du travail. Le bilan a un cadre légal : votre consentement, trois phases, 24 heures au plus et un document de synthèse (articles L6313-4 et R6313-4). Le CPF peut payer un bilan de compétences. Pour le reste, il ne finance, en dehors de quelques actions comme le permis de conduire, que des formations qui mènent à une certification enregistrée. Un coaching n’en fait pas partie.
Pouvez-vous annuler un bilan réservé sur Mon Compte Formation ?
Oui, pendant 14 jours ouvrés après la confirmation de votre commande, selon les conditions de la plateforme, et vos droits sont recrédités. Vous renoncez à ce droit au plus tard à la date de début du bilan. Ensuite, une annulation faite 7 jours ouvrés ou plus avant le début reste sans frais ; à moins de 7 jours ouvrés, les frais égalent 100 % du prix.
Hors plateforme, pour une formation suivie à titre individuel et à vos frais, le Code du travail prévoit un contrat signé avant tout paiement (article L6353-3). Vous avez ensuite dix jours pour vous rétracter, par lettre recommandée avec avis de réception (article L6353-5). Leur application à un bilan payé de votre poche n’est pas tranchée par le texte.
Un bilan entièrement automatisé, sans entretien, est-il un bilan de compétences ?
Non. La phase de conclusions se fait « par la voie d’entretiens personnalisés », sous la conduite du prestataire, selon l’article R6313-4 du Code du travail. Une plateforme de tests ou d’exercices sans aucun échange avec une personne peut nourrir votre réflexion. Elle ne remplit pas ce cadre.
Que faut-il pour ouvrir un centre de bilan de compétences ?
Une déclaration d’activité, d’abord, dès la première convention (article L6351-1). Si votre structure a d’autres activités, elle doit disposer d’une organisation identifiée, réservée aux bilans (article R6313-6). Pour être payé par le CPF ou un autre financeur public ou paritaire, il faut la certification Qualiopi « bilans de compétences » (article L6316-1). Un consultant en portage salarial peut intervenir pour un organisme certifié. Le référentiel qualité demande alors à l’organisme de s’assurer que la sous-traitance ou le portage le respecte (indicateur 27). À partir du 1er novembre 2026, il doit aussi en assurer la traçabilité dans ses contrats.
Existe-t-il un bilan de compétences chrétien ?
Pas au sens du Code du travail, qui ne prévoit pas de bilan propre à une religion. Il définit le bilan par son objet : analyser vos compétences professionnelles et personnelles, vos aptitudes et vos motivations, pour définir un projet professionnel et, le cas échéant, un projet de formation. Les informations que l’organisme vous demande doivent avoir un lien direct et nécessaire avec cet objet (article L6313-4). Si votre foi compte dans vos choix professionnels, vous pouvez en parler dès la phase préliminaire, qui sert à analyser votre demande et votre besoin (article R6313-4). Ce que vous confiez reste couvert par le secret professionnel de la personne qui conduit votre bilan.
Sources
- Caisse des dépôts : données ouvertes Mon Compte Formation, formations engagées ; Questions politiques sociales, Les brèves n° 41 (juillet 2026)
- Code de la consommation : article L111-7-2 ; article L121-4
- Code du travail : articles D6323-1 A, D6323-6, L6111-6, L6313-4, L6316-1, L6323-6, L6323-7, L6323-8-1, L6351-1, L6352-13, L6353-3, L6353-5, R6313-4, R6313-5, R6313-6, R6313-7, R6313-8, R6316-1, R6322-51, R6323, R6351-6
- Code général de la fonction publique : articles R421-15, R421-16, R421-19
- France compétences : Parcours de reconversion professionnelle (février 2022)
- France Travail : « Explorer le marché du travail » (fiches métiers, MétierScope) ; « L’aide individuelle à la formation (AIF) pour financer votre formation » ; Le bilan de compétences
- Ministère du Travail : liste publique des organismes de formation (data.gouv.fr), décompte au 22 octobre 2026 ; liste publique des organismes de formation, fichier CSV ; liste publique des organismes de formation (L6351-7-1), présentation du jeu de données
- Mon Compte Formation : conditions générales et conditions particulières d’utilisation ; conditions générales, version 16 (octobre 2026) ; conditions particulières des organismes de formation, version 16 (octobre 2026) ; espace des organismes, « Quelles sont les formations éligibles au Compte personnel de formation ? » (mise à jour le 19 octobre 2026) ; Évolution des règles d’utilisation du CPF à compter du 2 octobre 2026 ; « Tout savoir sur le bilan de compétences » ; Une participation financière : pourquoi et comment ?
- OPCO Santé : synthèse des prises en charge hors branche (mai 2026)
- Service-public.gouv.fr : actualité A17364 : participation forfaitaire au CPF (mise à jour le 2 avril 2026)
- Textes officiels : Décret n° 2019-565 du 6 juin 2019 relatif au référentiel national sur la qualité des actions concourant au développement des compétences ; Décret n° 2026-728 du 1er août 2026 relatif au référentiel national sur la qualité des actions concourant au développement des compétences ; Loi n° 85-772 du 25 juillet 1985, article 44










.png)
















