Fiche métier : coach professionnel·le — l’art d’ouvrir des portes, sans porter à la place

Résumé en 10 secondes (métier de coach professionnel·le)

  • Vous accompagnez une personne d’une situation inconfortable vers un objectif choisi, en travaillant surtout le “comment”.
  • Vous posez un cadre clair : ce n’est pas de la thérapie, et l’autonomie de la personne reste centrale.
  • Vous créez des déclics concrets : décision, sérénité, repositionnement, meilleur équilibre.
  • Si vous êtes indépendant·e, vous êtes aussi entrepreneur : argent, prospection, gestion.
  • Premier pas : rencontrer des coachs, des ancien·nes d’école, et tester la pratique dans un cadre formateur.

Mission & ce qu’on fait concrètement

Ce que vous venez faire : accompagner un mouvement

Le coaching consiste à aider une personne à avancer d’un point A vers un point B qu’elle choisit. Souvent, elle arrive avec une ambivalence : ça tiraille, c’est inconfortable, et ça dure depuis un moment.

Missions principales

  • Clarifier la demande et l’objectif.
  • Poser des questions utiles (parfois un peu “impertinentes”) pour déplacer le regard.
  • Aider la personne à trouver ses propres réponses et ses propres actions.
  • Accompagner des décisions (parfois en 2–3 séances).
  • Intervenir sur des situations difficiles, ou sur de la “performance” (faire mieux, sans problème majeur au départ).

À quoi ressemble le quotidien (micro-détails)

  • Séances individuelles, en veillant à ne pas enchaîner une écoute “toutes les heures” sur une amplitude trop longue.
  • Formats variés possibles : individuel, collectif, ateliers.
  • Temps de travail “invisible” mais essentiel : ajuster ses tarifs, cadrer ses contrats, organiser sa prospection.
  • Rendez-vous de métier : intervisions entre pairs et supervision (par exemple en collectif, une fois par mois, une journée).

Compétences & qualités clés

Compétences techniques

  • Cadrer un accompagnement dans le temps (repère cité : “dix séances max”, “neuf mois maximum”).
  • Construire une grille tarifaire différenciée (particulier vs entreprise ; PME vs grande entreprise ; dirigeant).
  • Développer une activité : parler d’argent, prospection, gestion, mise en place d’outils (ex : modèle de contrat).

Qualités humaines

  • Intelligence émotionnelle et qualité d’écoute.
  • Curiosité de l’autre.
  • Impertinence mesurée : oser poser les questions qui “chatouillent”.
  • Posture d’aide saine : accompagner sans “sauver”.
  • Capacité à se remettre en question, demander de la supervision, et dire non quand on n’est pas la bonne personne.

Approches et outils cités

  • Questionnement maïeutique (type Socrate) : aider la personne à “accoucher” de sa solution.
  • Outils inspirés de la psychologie (sans basculer dans la thérapie).
  • Travail avec le symbolique.
  • Pratiques narratives.
  • Références au théâtre comme manière de décaler le regard.

Conditions de travail (coach professionnel·le)

Cadre et rythme

  • Le rythme doit protéger l’écoute : éviter d’enchaîner des journées “de 8h00 à 20h00” en séance toutes les heures.
  • Hygiène personnelle citée : intégrer des créneaux de sport réguliers pour garder une écoute “propre”.
  • Le collectif de pairs compte : intervisions et supervision pour ne pas rester seul·e.

Rémunération : amplitude et variables

  • Tarifs possibles très variables : des exemples vont de 60 € à 1 000 € de l’heure.
  • Le prix dépend du client (particulier, PME, grande entreprise, dirigeant) et du positionnement.
  • Le rapport à l’argent est un sujet de travail : trop haut = malaise, trop bas = danger et “ça pèse sur le coaching”.
  • Au démarrage, une compensation via Pôle emploi peut exister (effet “vases communicants”).

Statuts possibles

  • Indépendant·e.
  • En cabinet.
  • Coach interne (salarié·e).
  • Activité mixte possible : coaching + formation + autres “briques”.

Cadre professionnel et reconnaissance

  • Métier présenté comme “régulé” via des fédérations.
  • Pour être reconnu : certification, supervision, et critères (non détaillés).
  • Fédérations citées : ICF, EMCC, SF Coach.

Avantages — Pourquoi ce métier peut faire aimer le lundi

  • Vous vivez des “avant / après” visibles.
  • Vous utilisez vos talents et vous gagnez en énergie.
  • Vous changez souvent de terrain : profils, secteurs, formats.
  • Vous récoltez une gratification fréquente : des prises de conscience, de la sérénité retrouvée.

Une bascule concrète (exemple)

Une personne arrive perdue, tout emmêlé (Covid, changement de travail, maternité). En avançant, le vrai sujet apparaît : concilier vie de famille et passion. Quelques séances plus tard, elle se sent “très sereine”, et l’écart entre le début et la fin devient net.

Inconvénients & points de vigilance

  • La double casquette en indépendant : coach + entrepreneur (argent, prospection, gestion). Piste : apprendre, étape par étape, et ne pas minimiser cette part.
  • La solitude : le métier peut pousser “dans ses retranchements”. Piste : intervisions + supervision régulière.
  • La fatigue d’écoute : trop de séances d’affilée abîment la qualité de présence. Piste : organiser son planning et sa récupération (sport, pauses).
  • L’“appât irrésistible” : dire oui à tout quand on débute (prix trop bas, mauvais fit). Piste : apprendre à dire non et préserver sa confiance.
  • La “peur du manque” : chercher des clients dans la tension. Piste : miser sur l’enthousiasme, les rencontres, et accepter que la construction prend du temps.

Comment y accéder : parcours & étapes

  1. Se renseigner et apprivoiser l’idée
    Ça commence souvent par un “Et si ?”. Vous testez l’idée : vous en parlez, vous cherchez, vous rencontrez.
  2. Choisir une formation
    Objectif : trouver une école qui vous correspond. Approche conseillée : rencontrer des ancien·nes pour vérifier le vécu réel et pas seulement la promesse.
  3. Pratiquer tôt, dans un cadre clair
    Par exemple dans le cadre de l’école, en explicitant quand c’est gratuit. Multiplier les cas aide à trouver sa “pâte”.
  4. Entrer dans l’écosystème
    Fédérations citées : ICF, EMCC, SF Coach. La supervision fait partie des repères de professionnalisation.
  5. Trouver ses client·es
    Rencontres, bouche-à-oreille, bénévolat pour apprendre et démarrer, et prospection adaptée à votre style.
  6. S’entourer
    Intervisions, supervision, binômes. Ne pas rester seul·e est présenté comme clé.

3 questions à se poser (version CIPA)

  • Contribution : auprès de quels publics ai-je envie d’être utile (et pourquoi) ?
  • Vie personnelle : quel rythme de séances est soutenable pour moi ?
  • Interactions : dans quel cadre je veux exercer (indépendant, interne, mix) ?

Astuces concrètes pour bien démarrer

  • Si vous avez le trac, dites-le. Le nommer peut vous libérer.
  • Rencontrez des ancien·nes d’écoles : vous aurez une vision non commerciale.
  • Travaillez votre prix comme un outil de posture : ni trop haut (malaise), ni trop bas (danger).
  • Misez sur la rencontre plutôt que sur la “vente” forcée.
  • Gardez un espace de pairs : intervision + supervision.
  • Protégez votre énergie : planifiez récupération et sport comme des rendez-vous non négociables.

Retours d’expérience (citations)

Nicole Levy (Coach professionnelle certifiée) : ‘Alors, ce n’est pas de la thérapie… dans l’idée, les thérapies sont plutôt sur du pourquoi… plutôt sur une notion de passé. Là où le coaching serait plutôt sur du comment… et plutôt aujourd’hui et demain… Et donc, avec un peu de temps et de l’accompagnement et des outils, elle va accoucher de sa solution. Un accouchement sans douleur, c’est ça ma promesse… On prend des gens à un endroit et on les amène à un endroit où ils veulent aller.’”

“‘Quand on exerce en indépendant, il faut être conscient d’une chose, c’est qu’on devient coach et entrepreneur. On a deux métiers… apprendre à parler d’argent, la prospection, la gestion.’”

“‘On fait ce métier pour les moments de bascule… la prise de conscience, quand les gens, tout d’un coup, ils sont bien… On a une récompense assez quotidienne dans ce métier.’”

Évolutions & passerelles

  • Affiner sa spécialisation avec le temps (publics, thématiques), sans figer une case “pour toujours”.
  • Développer d’autres formats : ateliers, collectif, séminaires en entreprise.
  • Ajouter des “briques” (exemples cités chez certain·es : gestalt, hypnose).
  • Passer d’indépendant à coach interne salarié (ou mixer).

FAQ (coach professionnel·le)

  • Un coaching, ça dure combien de temps ?
    Repères cités : jusqu’à dix séances, et jusqu’à neuf mois. Des formats très courts existent pour décider (2–3 séances).
  • Est-ce que c’est encadré ?
    Le métier est présenté comme “régulé” via des fédérations ; la certification et la supervision sont mentionnées comme critères de reconnaissance.
  • Comment fixer ses tarifs ?
    En tenant compte du type de client (particulier/entreprise) et de votre aisance à demander, pour ne pas être en tension pendant l’accompagnement.
  • Comment trouver des clients quand on débute ?
    Par les rencontres, le bouche-à-oreille, le bénévolat pour gagner de l’expérience, et une prospection qui respecte votre style.

Ressources citées

  • ICF
  • EMCC
  • SF Coach

Choisir la ligne de crête : aider sans sauver, écouter sans s’épuiser

Le coaching demande une présence rare. Et cette présence a un prix : celui de votre énergie, de votre clarté, de votre cadre. Vous n’êtes pas là pour “sauver”. Vous êtes là pour accompagner une personne à retrouver sa capacité d’agir, et à avancer avec ses propres décisions.

Si vous ne devez faire qu’une chose maintenant : organisez une rencontre avec un·e coach (ou un·e ancien·ne d’école), et posez trois questions simples : à quoi ressemble une semaine réelle, comment la supervision soutient le métier, et comment les premiers clients arrivent vraiment. Vous verrez si vous sentez ce petit battement de cœur qui dit : “là, je suis à ma place”.

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