Fiche métier : écrivain·e — tenir la liberté d’écrire dans la vraie vie

Résumé en 10 secondes

  • Écrire des romans et/ou nouvelles avec un rythme long : 3 à 4 ans pour un roman cité.
  • Accepter des cycles : périodes d’élan, puis temps de « respiration ».
  • Travailler aussi autour des livres : ateliers d’écriture, résidences, bourses, rédaction pour des entreprises.
  • Faire face à une publication souvent difficile (volume de manuscrits, enjeux marketing, bon éditeur à trouver).
  • Premier pas utile : écrire, lire, et chercher un cadre (atelier/formation) qui aide à trouver sa voix.

CIPA → Activités quotidiennes ; Vie personnelle ; Interactions.

Mission & ce qu’on fait concrètement dans le métier d’écrivain·e

Missions principales

  • Écrire des textes littéraires (romans, nouvelles).
  • Rechercher et se documenter (en ligne, dans les livres, parfois par des déplacements).
  • Réécrire, couper, corriger, jusqu’à une version publiable.
  • Candidater à des bourses et résidences d’écriture.
  • Animer des ateliers d’écriture (écoles, lycées, médiathèques).
  • Rédiger pour des entreprises (activité parallèle citée).

Journée type

Non précisé dans le transcript. À clarifier : durée des sessions, fréquence hebdomadaire, répartition recherche/écriture/correction, organisation avec une autre activité rémunérée.

CIPA → Activités quotidiennes ; Contribution.

Compétences & qualités clés pour écrire et durer

Compétences techniques (hard skills)

  • Écriture narrative (roman, nouvelles).
  • Réécriture et coupe : repérer le moment où l’écriture « s’ennuie » et supprimer ce qui n’avance plus.
  • Recherche documentaire : Arte, YouTube, encyclopédies, atlas.
  • Montage de candidatures : bourses et résidences.

Qualités humaines (soft skills)

  • Écoute de soi : écrire ce qui vous ressemble, pas ce qui “fait bien”.
  • Patience : accepter le temps long et les phases sans inspiration.
  • Capacité à accueillir des retours : enlever des « échafauds » quand ils alourdissent le texte.
  • Lucidité : ne pas se laisser guider par les tendances si elles parasitent l’élan.

Outils et supports

  • Papier (quand l’inspiration manque).
  • Ordinateur.
  • YouTube, Arte.

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Conditions de travail : rythme, cadre, revenus

Cadre et rythme

  • Temps long : un roman peut prendre 3 à 4 ans (exemples cités).
  • Rythme irrégulier assumé : écrire beaucoup, puis traverser des périodes vides.
  • Recherche possible à distance (vidéo, livres) et parfois sur place (voyage cité).

Revenus : ce qui est dit

  • Vivre uniquement des ventes de livres est présenté comme difficile : il faut « vendre énormément d’exemplaires ».
  • Possibles compléments : ateliers d’écriture, résidences, rédaction pour des entreprises.
  • Aides : bourses du Centre National du Livre citées à 3 000 € (découverte) et 8 000 € (montant évoqué).

Statut et contrats

  • Freelance mentionné pour l’activité parallèle. Non précisé dans le transcript : statut exact (artiste-auteur, etc.). À clarifier.
  • Résidences : contrats possibles avec médiathèques, bibliothèques, régions.

Contraintes légales / certifications

Non précisé dans le transcript. À clarifier : démarches administratives, statut social, déclarations, cadre des ateliers.

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Avantages : ce qui peut faire aimer le lundi dans le métier d’écrivain·e

  • Écrire “à votre manière” : chercher une voix qui vous ressemble, et la laisser vivre.
  • Être porté·e par une équipe quand l’accompagnement est là (éditeur·rice, attachée de presse).
  • Nourrir sa passion sans tout sacrifier : garder une activité rémunérée à côté et revenir au livre avec plus d’air.

CIPA → Contribution ; Activités quotidiennes ; Interactions.

Inconvénients & points de vigilance (sans dramatiser)

  • La page blanche. Piste citée : écrire ce qui parasite (colère, émotion, problème du quotidien) pour libérer l’espace.
  • Le piège du “trop bien faire”. Piste citée : s’écouter, éviter de fabriquer une écriture qui ne vous ressemble pas.
  • La publication difficile. Raisons citées : beaucoup de manuscrits, enjeux marketing/ligne éditoriale, difficulté de trouver le bon éditeur.
  • La tentation de l’auto-édition vs le besoin d’être porté·e. Point cité : tout le monde n’a pas l’envie ou l’énergie commerciale.
  • Les tendances et la reconnaissance. Point cité : se comparer peut parasiter l’écriture ; certain·es choisissent de s’en protéger.

CIPA → Vie personnelle ; Interactions.

Comment y accéder : parcours & étapes concrètes

  1. Se renseigner. Clarifier votre rapport à l’écriture : liberté, autorisation, sujet qui vous appelle.
  2. Se former. Tester ateliers et master class (Martin Winkler cité ; Bernard Werber sur YouTube ; The Artist Academy mentionnée).
  3. Constituer des preuves. Terminer un texte, le retravailler, couper, corriger, viser un manuscrit abouti.
  4. Activer les aides. Regarder bourses et résidences (CNL, régions) ; consulter la MEL (Maison de l’édition et du livre) pour repérer les aides.
  5. Candidater. Envoyer aux maisons d’édition ; une maison citée est décrite comme « constamment à la recherche de nouvelles voix ».
  6. Multiplier les rencontres utiles. Chercher les personnes qui encouragent et accompagnent.
  • À clarifier (CIPA) : de quel revenu minimum avez-vous besoin pendant l’écriture ?
  • À clarifier (CIPA) : quelle dose d’accompagnement éditorial vous aide vraiment ?
  • À clarifier (CIPA) : quelle place voulez-vous donner aux activités autour du livre (ateliers, résidences, rédaction) ?

CIPA → Interactions ; Vie personnelle ; Activités quotidiennes.

Astuces pour écrire quand ça bloque (et quand ça marche)

  • Acceptez les cycles : l’écriture « comme la respiration ».
  • Quand l’inspiration manque, commencez sur papier, puis passez à l’ordinateur.
  • Arrêtez-vous quand vous avez “transmis” : un bon paragraphe peut suffire pour la journée.
  • Traitez la page blanche comme un signal : donnez la parole à l’émotion qui insiste.
  • Lisez pour écrire, mais sans obligation d’aimer tous les classiques.
  • Gardez un « livre de compagnie » pour soutenir l’imagination et l’autorisation intérieure.

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Retours d’expérience (avec repères concrets)

Touhfat Mouhtare (écrivaine) : « Peut-être déjà accepter le fait que l’écriture, c’est comme la respiration. Il y a des temps où on est à fond dedans… puis des moments où il n’y a rien qui vient. Ce que j’ai appris… c’est que ce n’est pas un rapport dans lequel la volonté entre en jeu… C’est un rapport plutôt dans lequel c’est la liberté qui entre en jeu… Est-ce que je peux me l’autoriser ? … Souvent, je vais écrire sur papier quand je n’ai pas d’inspiration. Puis après, j’écris sur l’ordi… j’ai libéré quelque chose… Et parfois, j’écris un paragraphe… et je m’arrête là. »

  • Temps de création cité : 3–4 ans pour des romans ; dernier roman : 4 ans.
  • Contraintes de vie citées : travail pour vivre, enfants, besoin de respecter le temps de respiration.
  • Aides citées : bourses CNL (3 000 € et 8 000 € évoqués).

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Évolutions & passerelles autour du métier d’écrivain·e

  • Transmission : ateliers d’écriture (écoles, lycées, médiathèques).
  • Temps dédié : résidences d’écriture (contrats avec structures culturelles, régions).
  • Soutien financier : bourses d’écriture (CNL).
  • Écriture professionnelle : rédaction pour des entreprises.

Non précisé dans le transcript : spécialisations par genre, agent, scénarisation, etc. À clarifier.

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FAQ

Comment traverser la page blanche ?

En traitant le blocage comme un “fantôme” à laisser parler : écrire l’émotion (colère, déception, joie, souci du quotidien), puis revenir au texte.

Est-ce difficile de se faire publier ?

Oui. Les raisons données : beaucoup de manuscrits reçus, enjeux marketing et de ligne éditoriale, difficulté de rencontrer le bon éditeur.

Peut-on vivre de sa plume ?

Le propos insiste sur la difficulté à vivre uniquement des ventes. Une voie citée : vivre d’activités autour (ateliers, résidences) et de rédaction pour des entreprises, avec parfois des bourses.

Faut-il suivre les tendances littéraires pour être lu·e ?

Un choix présenté : éviter de se laisser guider par les tendances si cela détourne de l’histoire qu’on veut vraiment écrire.

Faut-il lire des classiques ?

La lecture est présentée comme importante, mais sans obligation d’aimer tout le canon : l’enjeu est de se nourrir de ce qui vous nourrit.

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Ressources citées

  • Centre National du Livre (CNL) : résidences d’écriture, bourses.
  • MEL (Maison de l’édition et du livre) : recensement d’aides.
  • Martin Winkler : blog, vidéos, ateliers évoqués.
  • The Artist Academy : master classes d’écriture mentionnées.
  • Bernard Werber : master classes sur YouTube (certaines en accès libre).
  • Arte, YouTube, encyclopédies, atlas : recherche documentaire.

Écrire, c’est choisir la liberté (même quand ça tremble)

« C’est comme quand vous pelez un oignon… vous faites confiance à ce que vous trouvez au cœur… ça veut dire faire un saut dans le vide… se montrer… Et donc, ce que j’ai fait, c’est que j’ai fermé les yeux, j’ai écrit jusqu’au bout… j’ai accepté de corriger… j’ai fait taire la voix de la peur. Donc c’est ça, c’est se jeter de la falaise et avoir peur pendant qu’on tombe, pas avoir peur avant de se jeter parce que sinon, on se jette jamais. »

Un premier pas simple : prenez 20 minutes aujourd’hui. Une page sur papier. Écrivez ce qui vous occupe vraiment. Gardez une phrase qui sonne juste. Puis arrêtez-vous. Vous venez de créer de l’espace.

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