Formations, diplômes et passerelles possibles pour devenir écrivain·e

Résumé en 10 secondes

  • Il n’existe pas une seule formation “type” pour devenir écrivain·e : le parcours est souvent hybride.
  • La reconversion est possible, en aménageant son temps et en avançant par étapes (écriture, réécriture, envoi, publication).
  • Le “faire” (écrire tous les jours, relire, réécrire, faire lire) pèse autant que les cursus.
  • Le diplôme peut structurer un début de carrière… mais ne remplace pas la discipline et le passage à l’action.
  • Certaines étapes demandent un engagement personnel fort, à tenir dans la durée.

Les principales voies de formation pour le métier d’écrivain

1. Les formations initiales les plus fréquentes

Pour le métier d’écrivain·e, les études suivies au départ peuvent être très variées. On peut venir d’un parcours “classique” et non littéraire, puis faire grandir l’écriture en parallèle.

Thomas Barthuel (écrivain & COO) le dit clairement, en parlant de son point de départ et de la manière dont l’écriture a pris sa place : « J’ai 36 ans, j’ai un parcours très classique… j’ai fait une école de commerce et puis ensuite j’ai commencé à travailler plutôt dans du conseil et ensuite du digital, ce que je continue à faire par ailleurs. Et puis il y a quelques années… j’avais un désir d’écriture assez fort… et donc j’ai sorti mon premier roman… aux éditions JC Lattès. »

Ce que ce type de cursus peut apporter, concrètement : un cadre, une méthode de travail, et parfois une première légitimité professionnelle… mais pas forcément une formation directe à l’écriture de roman.

Ce que ces parcours apportent (quand on vise l’écriture)

  • Du cadre : savoir s’organiser, tenir une routine, avancer même quand l’inspiration fluctue.
  • De la méthode : découper un objectif en étapes (recherche, rédaction, relecture, réécriture).
  • Une porte d’entrée vers des activités “à côté” : utile si l’écriture ne rémunère pas tout de suite.

Leurs limites possibles

Un cursus, même solide, ne garantit pas l’élan créatif ni la capacité à “tenir” un projet long. Et à l’inverse, chercher trop de “bonnes pratiques” peut parfois figer le geste d’écrire.

La formation continue et la reconversion professionnelle pour écrire

La reconversion vers l’écriture peut se construire sans bascule brutale. On peut garder un emploi, ajuster son rythme, puis ouvrir des parenthèses plus intensives quand un projet le demande.

Aménager son temps : le levier le plus réaliste

Plusieurs options existent, quand on veut dégager du temps d’écriture : congé sans solde, réduction temporaire, passage en freelance, ou alternance entre périodes “à fond” et périodes plus légères.

Dans une organisation concrète, ça peut ressembler à : écrire le matin sur des plages longues, puis réserver l’après-midi à la relecture et à la recherche. Ou encore, prendre quelques mois pour accélérer la rédaction.

Ce que cela implique, en vrai

  • Un investissement en temps : écrire, relire, réécrire… et recommencer.
  • Une remise à plat : accepter de produire une première version imparfaite.
  • Un apprentissage progressif : on avance en écrivant, puis en retravaillant le texte avec des retours.

Le rôle réel du diplôme dans le métier d’écrivain

Dans l’écriture de roman, le diplôme n’est pas présenté comme un passage obligé. Il peut aider à trouver un métier “socle” (salariat, missions) et donc sécuriser du temps et des revenus. Mais il ne “fait pas” l’écrivain·e.

Ce que le diplôme peut permettre

  • Accéder à des postes qui financent une partie du projet (temps, stabilité).
  • Rassurer un employeur pour négocier un aménagement (selon les situations).

Ce qu’il ne garantit pas

  • La maîtrise du geste : écrire un roman, le terminer, le retravailler.
  • L’aisance “terrain” : tenir la longueur, supporter le doute, itérer.

Différences selon le cadre

  • En salariat : le diplôme sert surtout au travail principal, celui qui coexiste avec l’écriture.
  • En freelance : la flexibilité peut aider à créer des plages longues d’écriture.
  • En “double activité” : c’est souvent l’équilibre recherché au début.

L’expérience terrain comme levier central pour devenir écrivain·e

Pour l’écriture, l’expérience se construit par la pratique. Et cette pratique a ses “étapes” : écrire une première version, la faire lire, réécrire, puis recommencer jusqu’à un texte qui tient debout.

Les apprentissages les plus structurants

  • La discipline quotidienne : produire, même quand c’est laborieux.
  • Les objectifs concrets : se fixer un nombre de mots, avancer par blocs.
  • Les retours : faire lire tôt à des bêta-lecteurs, intégrer, retravailler.
  • L’itération : accepter que la version publiée n’est pas la première.

La légitimité vient en écrivant

Dans cette logique, on ne “devient” pas écrivain·e seulement parce qu’on suit une formation. On devient écrivain·e en écrivant, en allant au bout, puis en apprenant à refaire.

Passerelles et évolutions rendues possibles par la formation (et par l’organisation)

Les passerelles ne sont pas seulement des changements d’école ou de diplôme. Elles sont aussi des changements de rythme et de statut, pour rendre l’écriture possible.

Exemples de transitions accessibles

  • Passer d’un temps plein à une phase dédiée (congé sans solde, parenthèse de quelques mois).
  • Basculer temporairement en freelance pour gagner des journées complètes d’écriture.
  • Faire coexister deux activités : une rémunératrice, une créative, et ajuster dans le temps.

La formation comme outil de transition, pas comme finalité

Certaines personnes vont se former (ateliers, livres “comment écrire”), d’autres vont apprendre surtout en écrivant. L’important est d’utiliser ce qui vous met en mouvement, pas ce qui vous fige.

Ce que les parcours de formation ne montrent pas toujours (métier d’écrivain)

Même avec un texte abouti, publier et “exister” peut demander beaucoup d’énergie. Et tout ne dépend pas seulement de la qualité littéraire : il y a aussi des enjeux de diffusion, de timing, de choix éditoriaux.

Dans la pratique, on peut aussi devoir porter une partie de la visibilité soi-même : parler du livre, activer des contacts, chercher des relais.

Et il y a la réalité économique : souvent, l’écriture se construit au début dans une économie fragile, avec d’autres activités en parallèle.

À quoi être attentif avant de s’engager dans une formation

Avant d’investir du temps (et parfois de l’argent) dans une formation liée à l’écriture, quelques points de vigilance peuvent vous éviter de vous épuiser ou de vous décourager.

  • La durée réelle : une idée peut mûrir longtemps, puis l’écriture et la réécriture prennent des mois.
  • L’équilibre vie personnelle / projet : l’écriture demande des plages protégées, et donc des accords clairs avec l’entourage.
  • Le coût : certains envois de manuscrits se font encore en papier, ce qui peut vite chiffrer.
  • Les conditions d’exercice : l’économie peut être précaire, surtout au démarrage.

À qui ces parcours peuvent convenir

Profils souvent à l’aise

  • Personnes autonomes, capables de s’imposer une régularité.
  • Profils en transition qui acceptent l’idée d’une “double vie” pendant un temps.
  • Personnes qui apprennent en faisant, et qui supportent de réécrire plusieurs versions.

Profils pour qui ce sera plus exigeant

  • Celles et ceux qui ont besoin d’un cadre très scolaire : il peut aider… ou bloquer, selon les tempéraments.
  • Les personnes qui disposent de très peu de temps continu : l’écriture “au long cours” peut être difficile à interrompre.

Tenir la ligne de crête : discipline, doute, et petit battement de cœur

Le premier pas le plus simple, et le plus universel : protéger un créneau fixe (même court) et produire du texte. Ensuite, faites-le lire à quelques personnes de confiance, puis réécrivez.

Si vous visez la publication, testez aussi une démarche concrète : cibler des maisons selon leur ligne éditoriale, et oser des approches directes, humaines, plutôt que d’attendre une réponse anonyme.

Et surtout, gardez une boussole intérieure. Comme le formule Thomas Barthuel dans un basculement décisif : « Peut-être que je ne suis pas au niveau pour le monde extérieur… mais je me le dois à moi-même… je le faisais pour moi… et après, tant mieux s’il y avait du bonus. »

Se former, c’est ouvrir une porte. Le parcours se construit ensuite, pas à pas, entre apprentissage, pratique et rencontres.

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