Formations et parcours pour devenir investisseur·se à impact : diplômes, passerelles, reconversion

Résumé en 10 secondes

  • Plusieurs formations peuvent mener au métier d’investisseur·se à impact : école de commerce, école d’ingénieur, parcours entrepreneurial.
  • Les stages et premières expériences pèsent lourd : ils permettent de tester, d’apprendre et de se faire repérer.
  • La reconversion est possible, surtout si vous consolidez vos bases en finance.
  • Le diplôme aide à entrer, mais ne suffit pas : le métier se construit aussi sur l’analyse, les échanges avec des dirigeant·es et le suivi.
  • Certaines étapes demandent de l’engagement : charge de travail, technicité, apprentissage progressif.

Les principales voies de formation pour le métier d’investisseur·se à impact

1) Les formations initiales les plus fréquentes

Pour accéder au métier d’investisseur·se (dont l’investissement à impact), les parcours les plus courants s’appuient sur une formation solide en finance, stratégie et analyse.

  • École de commerce avec une spécialisation progressive en finance d’entreprise.
  • École d’ingénieur : une voie également fréquente vers l’investissement, y compris dans les équipes d’un fonds.

Une partie de ce que ces cursus apportent, concrètement :

  • Un cadre pour comprendre la finance d’entreprise (lecture des chiffres, logique de modèle économique).
  • Une légitimité à l’entrée sur le marché (notamment sur des postes juniors).
  • Des premières compétences mobilisables ensuite en stage puis en poste : analyse, compréhension d’un modèle, raisonnement structuré.

« Je m'appelle Flora, je suis directrice d'investissement dans un fonds d'investissement à Impact qui s'appelle Citizen Capital. […] Après le bac, j'ai fait ce qu'on appelle une classe préparatoire pour préparer des concours d'entrée en école de commerce. J'ai intégré une école qui s'appelle l'EM Lyon […] et puis, petit à petit, je me suis spécialisée un peu en finance d'entreprise. […] J'ai fait un stage en audit […] et […] un deuxième stage chez BPI France, dans un de leurs fonds d'investissement. […] C'est aussi l'avantage des stages, c'est qu'on peut tester plein de métiers différents. »

À retenir : l’orientation se fait souvent par paliers. On apprend, on teste, on affine.

Ce que ces voies peuvent avoir de limitant

Même avec une trajectoire “classique”, l’accès direct à un fonds en sortie d’école n’est pas garanti. Certains fonds recrutent des profils juniors, mais ce n’est pas systématique. D’où l’intérêt, souvent, d’une étape intermédiaire (voir plus bas) pour consolider vos bases et votre crédibilité.

2) Les premières expériences “passerelles” souvent conseillées

Beaucoup de personnes passent par des expériences très formatrices avant d’intégrer un fonds :

  • Banque d’affaires (fusions-acquisitions) : une voie souvent citée comme tremplin.
  • Audit transactionnel (transaction services) : une autre voie fréquente pour apprendre l’analyse financière “dans le dur”, sur des opérations de rachat/vente.

Ces expériences servent de “camp d’entraînement” :

  • vous gagnez en technique et en rigueur ;
  • vous comprenez mieux ce que les investisseur·ses attendent ;
  • vous apprenez un rythme de travail exigeant.

Formation continue et reconversion : possible, mais pas magique

Revenir aux bases (surtout en finance)

La reconversion vers l’investissement (y compris à impact) est envisageable. Mais elle demande un point d’appui : un minimum de notions en finance. Sans ça, l’entrée peut être difficile.

Une option réaliste : se former (via une formation, une reprise d’études, ou un parcours d’apprentissage structuré) pour pouvoir ensuite viser un poste, un stage, ou une expérience passerelle.

« Je dirais que si on n'a vraiment aucune notion en finance, c'est peut-être un petit peu compliqué. Mais après, rien n'empêche […] de suivre une formation et de pouvoir rebasculer vers ce secteur-là. »

L’autre porte d’entrée : le terrain entrepreneurial

Certains fonds, notamment sur des investissements dans des entreprises très jeunes, valorisent aussi :

  • un parcours d’entrepreneur·se ;
  • ou un rôle de bras droit auprès d’un·e entrepreneur·se ;
  • plus largement, une expérience où vous avez touché à la stratégie, au modèle économique, et aux arbitrages concrets.

Ce n’est pas une “dispense” de finance. Mais c’est une expérience qui peut peser, selon le type de fonds et son stade d’investissement.

Le rôle réel du diplôme dans l’accès au métier d’investisseur·se à impact

Le diplôme peut jouer un rôle d’accélérateur, surtout au démarrage :

  • Accéder plus facilement à certains premiers postes (stages, audit, transaction services, etc.).
  • Rassurer sur votre capacité à apprendre des sujets techniques.

Mais il ne garantit pas :

  • de “maîtriser” le métier dès l’arrivée ;
  • d’être à l’aise face aux dirigeant·es ;
  • de comprendre rapidement la finalité de ce que vous produisez si vous êtes loin du terrain.

Un point important ressort aussi : certains fonds recrutent parfois en sortie d’école, mais cela reste plutôt rare selon les contextes. D’où l’intérêt de penser votre parcours comme une succession d’étapes, pas comme un saut unique.

L’expérience terrain comme levier central (et souvent décisif)

Dans ce métier, apprendre ne se fait pas seulement sur des cours. Une grande part de la progression vient du “faire” :

  • Stages pour tester différents métiers et comprendre ce qui vous attire vraiment.
  • Expériences très formatrices en analyse financière (audit, transaction services) pour gagner en niveau technique.
  • Montée en responsabilité progressive : d’abord comprendre, puis challenger, puis co-construire.

Et surtout : ces expériences aident à sentir si vous aimez la réalité du quotidien. Le rythme, la rigueur, les détails. Et aussi la relation aux projets.

Passerelles et évolutions rendues possibles par la formation

La formation (initiale ou continue) peut devenir un outil de transition. Pas une fin en soi.

Quelques passerelles qui ressortent du terrain :

  • Évoluer d’un rôle d’analyse (audit transactionnel) vers un rôle d’investissement.
  • Bifurquer d’un parcours “finance” vers un fonds à impact, avec une grille de lecture qui met l’impact au même niveau que le financier.
  • Rejoindre des fonds plus “early stage” quand on apporte une expérience entrepreneuriale utile dans l’analyse de projets jeunes.

L’idée : construire de la continuité. Vous n’effacez pas votre passé pro. Vous le réorientez.

Ce que les parcours de formation ne montrent pas toujours du métier d’investisseur·se à impact

Certaines réalités se découvrent souvent après coup, une fois dans le bain :

  • Une forte exigence technique (analyse financière, compréhension d’un modèle, travail de vérification).
  • Une charge de travail importante dans certaines étapes “passerelles” (notamment en transaction services).
  • Un volet juridique parfois inattendu : négocier et analyser une documentation, un pacte d’actionnaires, etc.

Ce sont des points à regarder en face, sans se décourager. Mieux vaut les savoir tôt pour choisir un chemin qui vous ressemble.

À quoi être attentif avant de s’engager dans une formation (ou une passerelle)

  • La durée réelle : certaines compétences demandent du temps (et des itérations).
  • L’intensité : certains postes formateurs sont “très prenants”.
  • Le besoin de sens : selon vos attentes, vous pouvez être plus ou moins à l’aise avec des missions très techniques et éloignées de la finalité.
  • Le niveau financier attendu : l’impact n’efface pas l’exigence économique. Certains fonds affichent des objectifs de rendement comparables à des fonds non spécialisés.

À qui ces parcours peuvent convenir

Quelques pistes pour vous situer (sans étiquettes définitives) :

Profils souvent à l’aise

  • Celles et ceux qui aiment analyser, creuser, vérifier, challenger.
  • Les personnes qui aiment rencontrer des dirigeant·es et comprendre un projet dans sa globalité (humain + chiffres).
  • Les parcours qui acceptent une progression par étapes : tester, apprendre, recommencer.

Profils pour qui ce peut être plus exigeant

  • Si vous cherchez une gratification immédiate : certaines étapes d’apprentissage peuvent sembler loin de la finalité.
  • Si vous partez de zéro en finance : il faudra accepter une remise à plat et un apprentissage progressif.

Choisir une voie qui fait battre le cœur, sans se raconter d’histoires

Un premier pas simple : tester avant de s’engager longtemps. Par exemple, viser un stage, une mission, ou un échange avec un·e professionnel·le pour comprendre la réalité du quotidien et le niveau attendu en finance.

Ensuite, clarifiez votre point d’appui : plutôt formation initiale, montée en compétences via une expérience “passerelle”, ou valorisation d’un vécu entrepreneurial.

Se former, c’est ouvrir une porte. Le parcours se construit ensuite, pas à pas, entre apprentissage, pratique et rencontres.

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