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Magalie Alabedra, Acquisition Manager

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Nicolas (Chance)

Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans ce live métier. Je suis Nicolas, je travaille chez Chance dans l'équipe Produits en tant que Head of Design. Je suis content de pouvoir animer aujourd'hui cette conversation avec Magalie, qui est Acquisition Manager. Merci d'être là, Magalie. Merci de prendre du temps pour nous.

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Avec plaisir.

Nicolas (Chance)

Avant de commencer, pour donner un petit peu de contexte, parce que tout le monde ne connaît pas forcément Chance. Il faut savoir que Chance est un bilan de compétences et une communauté d'entraide qui vous permet de vous aider à trouver la voie professionnelle qui est faite pour vous ou simplement de vous aider à redonner du sens à votre travail. Dans le cadre du parcours Chance, si vous réalisez que vous n'êtes plus aligné avec le métier que vous faites, on vous invite à aller parler avec différentes personnes, des professionnels, leur poser pas mal de questions pour vraiment connaître la réalité de leur métier et savoir si c'est quelque chose qui pourrait vous convenir, vous, si vous deviez changer de métier. C'est ce qu'on va faire aujourd'hui avec Magali qui va nous parler de son métier d'acquisition manager. Avant de débuter, petite précision, il s'agit d'un live interactif. Donc évidemment, vous qui nous écoutez, qui nous regardez, on vous demande de ne pas hésiter à nous poser des questions dans le chat. Si pendant que Magali parle de son parcours, de son métier, vous avez des questions qui vous viennent, n'hésitez pas à les partager. Et avant de commencer d'ailleurs, pour s'échauffer un petit peu les doigts, ce que je vous propose, c'est de nous dire d'où vous nous écoutez, d'où vous nous regardez dans le tchat.

Nicolas (Chance)

En ce qui me concerne, je suis à Maison Alfort, actuellement, en région parisienne. Est-ce que Magali, je peux te demander où tu te trouves ?

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Tout à fait. Je suis à Renoir, également en région parisienne, dans l'Essonne.

Nicolas (Chance)

Je vois que les gens commencent déjà à taper. J'attends impatiemment de savoir où se trouvent les gens qui nous écoutent. Issu les Moulineaux, région parisienne, anglais, Pays basque, Madeleine, Charlie Epernay dans la Marne. N'hésitez pas à partager au fur et à mesure. On vous lit, on vous suit et c'est moi qui Je vous montrerai les questions à Magali pendant le live, si vous en avez. Écoute, Magali, avant de parler de ton parcours, ce que je te propose, c'est peut-être, pour les personnes qui nous écoutent, c'est qu'ils ne savent pas ce qu'est l'acquisition. Peut-être que tu peux nous parler de ce qu'est l'acquisition et ce qu'est le rôle d'acquisition manager.

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

L'acquisition, c'est un terme qui reporte bien son nom. En fait, c'est l'idée d'aller chercher des gens, d'acquérir des gens, pour les amener sur votre votre produit dans votre magasin, qu'il soit en ligne ou physique. Et l'acquisition, c'est ce pour quoi on paye. Donc, l'acquisition, ça prend plusieurs formes. Ça peut être de la publicité, qu'elle soit physique sur des panneaux d'affichage ou qu'elle soit en télé ou bien même sur les réseaux sociaux. Et le métier d'acquisition manager, c'est de concevoir, mettre en place toutes ces campagnes qui visent à faire venir des gens pour qu'ils les achètent votre produit ou qu'ils vous connaissent, tout simplement. Et ensuite d'analyser les performances de ces campagnes. C'est-à-dire que c'est un métier qui est à la fois assez créatif, parce qu'on travaille notamment avec des designers, parfois avec des agences de créa, mais qui est aussi surtout très orienté chiffre et analyse. Ça, il faut le savoir. Si vous n'aimez pas les tableurs Excel, ce n'est pas forcément un métier qui est fait pour vous. Et le rôle d'acquisition manager, c'est vraiment de coordonner toute cette stratégie et de définir sur quel médium il est plus juste d'investir pour arriver à notre objectif de, par exemple, nous, chez Make Power, de participation à nos consultations citoyennes ou par exemple à vos objectifs de vente ou à votre objectif de trafic vers votre magasin.

Nicolas (Chance)

Super. Merci beaucoup. Je pense que c'était très clair. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Est-ce que tu peux nous raconter ton parcours ? Comment tu es arrivée à ton poste aujourd'hui d'acquisition manager ?

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Tout à fait. Stéphanie, je connais bien ici les Molino car j'ai travaillé assez longtemps dans la région, car j'ai fait 10 ans de carrière chez TF1. Donc initialement, il y avait des bureaux à Issy-les-Moulineaux et à Boulogne. Je suis rentrée là-bas, je ne travaillais pas du tout dans le digital et au fur et à mesure, j'ai pu évoluer. Je me suis retrouvée à travailler sur les sites internet du groupe. Donc aujourd'hui, ma ITF1, à l'époque, ce n'était pas tout à fait ça. Néanmoins, j'étais plus sur la partie éditoriale, donc concevoir du contenu, écrire du contenu et pas vraiment, pas du tout d'ailleurs sur la partie acquisition. Comment je suis arrivée aujourd'hui à ce métier ? C'est grâce à des rencontres. On y reviendra sans doute juste après. C'est grâce à une amie d'école de commerce que j'ai fait à Reims, donc épernée aussi. Je suis à fond avec vous aujourd'hui. Que j'ai fait à Reims et qui a cofondé make. Org et qui un jour m'a appelé pendant que au chômage en me disant: J'ai une petite tache pour toi, si tu veux te remettre en selle. Et en fait, de fil en aiguille, j'ai commencé par faire du CRM, donc entrer des emails dans un logiciel d'email pour pouvoir contacter nos utilisateurs.

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Et de fil en aiguille, j'ai appris ce nouveau métier qui est l'acquisition et qui est aujourd'hui quelque chose qui me plaît et qui est primordial dans l'activité de Mec. Org. Donc, c'est très intéressant d'avoir pu monter en compétence dans ce domaine-là.

Nicolas (Chance)

Super, merci. Tu as parlé ton expérience chez TF1. Est-ce que tu peux un peu nous parler de ton background en termes d'études ?

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Tout à fait. Moi, j'ai fait un bac scientifique, si on commence vraiment par la base, suivi d'une classe préparatoire économique et sociale. Je ne sais plus comment ça s'appelle aujourd'hui. Je suis allée en école de commerce à Reims, bac+5, et j'ai fait mon stage de fin d'études, justement, chez TF1 et je ne l'ai pas quitté pendant 10 ans. Donc, j'ai eu des belles opportunités de progresser en interne.

Nicolas (Chance)

Est-ce que tu peux nous raconter une journée type, dans ta vie, d'acquisition manager ?

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Comme je vous le disais, il y a beaucoup de chiffres. Le matin, ma première chose, c'est de mettre à jour tous nos chiffres, toutes nos campagnes pour évaluer la performance. Est-ce que les actions que j'ai entreprises, par exemple sur la plateforme Meta, sont à la hauteur de mes espérances ? On a des objectifs en termes de retour sur investissement. Et si les campagnes fonctionnent comme il faut, qu'on est dans cette fourchette, l'objectif clé, tout va bien. Et si, par contre, ça dépasse l'argent qu'on est prêt à mettre pour qu'un visiteur vienne sur le site, là, il faut qu'on se pose des questions. Du coup, ma journée, c'est ça. C'est d'abord me dire: Est-ce que tout va bien ou est-ce que tout ne va pas bien ? Après, plus globalement, moi, j'interviens à différents niveaux dans le parcours de vente, notamment parce que nous, en fait, make. Org spécifiquement travaille soit avec des entreprises, soit avec des collectivités locales. Donc, on va démarcher ces typologies de clients en leur disant: On pense qu'une consultation correspond bien à ce que vous voudriez faire. Et moi, j'interviens dès cette proposition commerciale en disant: Si vous mettez X milliers d'euros, par exemple, vous pouvez espérer avoir X milliers de participants.

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Donc moi, je travaille vraiment de manière transverse entre à la fois les équipes commerciales, à la fois les équipes qui gèrent le projet en lui-même, parce qu'ils reviennent vers moi souvent pour me dire: Est-ce que tu penses que ça marche bien ? Est-ce qu'on va atteindre nos objectifs ? Qu'est-ce que tu en penses ? Et j'interviens au quotidien pour créer ces campagnes-là, pour les monitorer, pour les améliorer, par exemple. Si on constate que nos publicités ne sont pas assez performantes, on peut retourner voir les designers et dire: Il nous faut des nouveaux visuels. Qu'est-ce que tu penses de ci, de ça ? C'est un travail qui est très central. Beaucoup d'interactions avec plein de métiers différents, même avec la finance, parfois même avec les équipes tech de développement. Moi, c'est quelque chose qui, à titre personnel, me plaît beaucoup. Super.

Nicolas (Chance)

Juste un petit commentaire de Stéphanie qui t'écoutait parler de ton passage de l'éditorial à l'acquisition, qui dit: On peut passer de l'édito à l'acquisition. Plutôt chic. Tout à fait.

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Oui, tout à fait. Après, il ne faut pas avoir une aversion pour les chiffres, je pense que la passerelle se fait moins facilement. Néanmoins, quand on évolue déjà sur des sites internet, sur l'édito, on a quand même une conscience un peu produit, si je puis dire. Et on a aussi une aisance à l'écrit qui est aussi agréable quand on fait de l'acquisition, parce qu'il faut non seulement concevoir des visuels, mais aussi concevoir des textes, des choses qui sont impactantes. Et du coup, ça, c'est quelque chose qu'on maîtrise plutôt bien quand on est côté édito.

Nicolas (Chance)

Ça marche. Si parmi les gens qui nous écoutent, certaines personnes se disent: Tiens, c'est quelque chose qui pourrait m'intéresser d'être acquisition manager. Est-ce que tu aurais des formations à leur recommander pour pouvoir faire ce métier ou des voix particulières ? Est-ce qu'il y a un parcours pour à faire ? On n'est peut-être pas obligé de devenir manager tout de suite, acquisition manager.

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Non, c'est sûr que là, c'est l'opportunité de travailler en startup qui fait que j'ai progressé assez vite. En termes de formation, comme je n'en ai pas suivi moi-même, c'est un petit peu compliqué de vous conseiller. Néanmoins, aujourd'hui, on a beaucoup de ressources sur Internet, notamment de personnes qui ont monté leurs propres agences, qui vous expliquent un petit peu les stratégies à mettre en œuvre sur les principaux réseaux sociaux. Moi, ma spécialité, c'est vraiment les réseaux sociaux, donc je me concentre aujourd'hui là-dessus. Je ne peux pas vraiment vous parler sur les publicités à la télé, par exemple, ou dans les magazines. Néanmoins, à mon avis, une bonne école aujourd'hui, c'est de passer par une agence. Vous avez des agences de communication digitale qui ont, pour salariés, des account managers. Vous êtes en charge, pour un client, de mettre en œuvre toute sa stratégie d'acquisition, avec bien sûr, au-dessus de vous, un account manager et des collègues qui font aussi le même métier que vous. Je pense que cette Cette structure-là, c'est une très bonne école pour apprendre à maîtriser les bases des outils, mais aussi de la stratégie.

Nicolas (Chance)

Super. Est-ce que tu peux peut-être nous parler des aspects que tu trouves les plus cool dans ton job et inversement, par symétrie, les aspects que tu apprécies moins ? Ça, c'est le côté vraiment quand on parle des live métiers, c'est vrai qu'on a un petit peu parfois tendance à idéaliser les jobs et c'est vrai que les gens nous présentent naturellement aussi le côté très positif, mais il y a aussi des aspects parfois un peu moins plaisants. Du coup, c'est un peu l'idée de la question.

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Moi, ce qui me plaît beaucoup, c'est justement ce que je vous expliquais tout à l'heure, le fait d'être central et d'avoir des interactions avec énormément de services différents, parce que ça me permet d'appréhender, pas dans les détails, mais d'appréhender un petit peu le travail de tout le monde et de comprendre comment tout ça s'articule au sein de l'entreprise. C'est quelque chose que j'apprécie vraiment d'avoir des gens avec des méthodes de travail différentes, avec des enjeux différents et d'essayer de comprendre les enjeux des uns des autres pour essayer de s'adapter et de tous travailler ensemble. Moi, je suis au-dessus d'une petite structure, on est une quarantaine, donc ce n'est pas un gros groupe. C'est ça aussi qui me plaît dans la manière dont je fais de l'acquisition aujourd'hui. Je ne sais pas si transposer dans une autre entreprise, ce seraient les mêmes points positifs. Après, sur les points plus mitigés, c'est quand même un métier qui est du coup... C'est le revers de la première chose que je vous ai énoncée, qui est très exposé. C'est-à-dire que beaucoup de gens regardent ce que vous faites, votre C'est un travail un peu crucial, parfois, pour la réussite d'un projet ou même pour la santé financière de l'entreprise.

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Donc, c'est très scruté, c'est très commenté. Il faut parfois savoir dire: Attendez, j'ai mon expertise. Laissez-moi faire, on va y arriver. Arrêtez tous de mettre votre nez dans ce que je fais. Voilà. Ça, c'est quelque chose... Il y a quand même pas mal de pression, plus ou moins selon les secteurs, parce que j'ai eu l'occasion aussi de discuter avec d'autres Acquisition Managers qui ne sont pas forcément soumis à À la même pression de résultat. Certains ont parfois juste des campagnes de notoriété. Donc là, pour le coup, votre ROI est un petit peu plus flou. Mais moi, je sais qu'aujourd'hui, c'est à la fois l'inconvénient et le point positif, c'est que c'est très central. Il y a à la fois du bon et du moins bon. Oui, merci. Oui, Madeleine, effectivement, je me permets de réagir puisqu'il y a une question. Le communication La communication manager, je pense que c'est... Pour le coup, moi, je ne sais pas exactement ce que recouvre cette appellation. Néanmoins, je pense que la communication manager, elle est plus là pour faire parler de l'entreprise en elle-même plutôt que spécifiquement une action comme aller vendre, je ne sais pas, la paire de chaussures qui vient de sortir au catalogue.

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

On veut faire un gros push et on veut vraiment en vendre beaucoup. Ça, c'est plutôt à mon sens de l'acquisition de la responsabilité de l'acquisition manager, mais je ne suis pas 100% sûre de ma réponse.

Nicolas (Chance)

Ça marche. Merci beaucoup. Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à nous les partager dans le chat. En attendant, je déroule mes questions. Est-ce que tu peux nous dire, pour toi, quelles sont les qualités qui font un bon acquisition manager ?

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

C'est quelqu'un qui est curieux, je dirais. C'est quelqu'un qui sait continuer de se renseigner sur les tendances. Parce que comme on fait quand même... Moi, encore une fois, je vous dis, je suis beaucoup sur les réseaux sociaux, donc il ne faut pas être trop éloigné de ce qui se fait en termes de communication pour ne pas avoir un train de retard. Il faut être très rigoureux. Ça, c'est vraiment un point extrêmement important, la rigueur, parce que comme je l'ai dit, il y a beaucoup d'analyses de chiffres et des décisions stratégiques peuvent être prises sur ces analyses-là. Donc, si vous manquez de rigueur, que vous annoncez un chiffre qui est faux et que tout découle de ce chiffre faux, ça risque de porter à conséquence et ça peut avoir des conséquences très impactantes. Et enfin, je dirais qu'il faut aussi être à l'écoute de ce dont les autres services ont besoin. Ça dépend dans quel contexte vous le faites, mais effectivement, quand on intervient en amont dans une relation commerciale avec un client, il faut savoir écouter ce que veut le client pour pouvoir adapter sa stratégie. En se disant: OK, il veut cibler tel type de public.

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Donc moi, de par mon expérience, je sais que ça coûtera peut-être plus cher d'aller cibler ce type de public-là ou a contrario, qu'on n'aura pas trop de difficulté. Donc, il faut savoir interpréter les demandes et les besoins et les transcrire dans sa stratégie et prendre du coup des décisions en fonction du besoin des clients ou du besoin du client interne, si c'est un client interne. De savoir un peu retranscrire ce qu'on nous demande en stratégie, en ciblage et en budget. Après, dire: Je mets de budget sur telle typologie de personne, tel budget sur telle autre typologie. Voilà, je pense.

Nicolas (Chance)

Merci. On parlait tout à l'heure de rencontres. Est-ce que tu peux nous dire quelles ont été les rencontres marquantes dans ton parcours et pourquoi elles ont joué un rôle important dans tes décisions ?

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Je vais me concentrer sur deux rencontres qui ont eu un impact fort sur ce que je fais aujourd'hui. La première est effectivement celle dont je vous parlais tout à l'heure d'Alicia Combaz, qui est cofondatrice de make. Org et que j'ai eu l'occasion de rencontrer pendant mes études à Reims, dans mon école de commerce. On était amies avant même que j'intègre make. Org. C'est une vraie rencontre parce que c'est elle qui m'a donné ma chance et qui m'a dit: Je pense que ce n'est pas grand-chose, mais comme à cette époque-là, j'ai eu une période de chômage, elle m'a dit: Ce n'est vraiment pas grand-chose, mais si tu veux te remettre le pied à l'étrier, viens chez make, on a un contrat en CDD, on a une charge à combler. C'est elle qui m'a fait confiance là-dessus. Elle m'a dit: T'inquiète, tu vas arriver. Je n'avais jamais fait ça de ma vie, mais elle m'a dit: T'inquiète, tu vas y arriver. Elle m'a fait aussi confiance après pour me voir évoluer et me confier des responsabilités. La deuxième personne, que j'en profite d'ailleurs pour remercier, c'est Bénédicte Pons, qui était responsable quand je suis arrivée chez makepower.

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Org et qui m'a permis vraiment de grandir sur plein d'aspects. C'est-à-dire que non seulement elle m'a formée au métier, parce que c'est elle qui m'a transmis ses connaissances et qui a transmis les connaissances que j'ai aujourd'hui Oui, mais aussi, elle a été vraiment un moteur pour moi. Elle a su me pousser quand il fallait, que ce soit dans la qualité de mon travail, dans la charge de travail ou même en termes de management. Donc vraiment, ça a été pour moi une rencontre assez décisive, surtout ces dernières années.

Nicolas (Chance)

Super. Est-ce que justement, au moment où Alicia est venue te chercher, tu as eu des hésitations avant d'accepter ? Et qu'est-ce qui fait que ça t'a sauté le pas ?

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Oui, il y avait des hésitations, clairement. Déjà, comme beaucoup, j'imagine le syndrome de l'imposteur, car c'était un métier que je n'avais jamais fait. Il y avait quand même aussi, de mon côté, le fait de passer d'un grand groupe qui était TF1 à une startup en devenir qui était make. Org. Donc pareil, moi, j'étais très habituée à avoir le confort d'un grand groupe et je me suis dit: Est-ce que je vais être capable de tenir le rythme ? Parce qu'une startup, on a toujours cette impression que les gens sont sur le bon 24/24, qu'il ne faut jamais s'arrêter. C'est ça qui avait un peu des appréhensions pour moi et aussi le fait, mine de rien, de travailler pour une amie. Ça met une pression supplémentaire. En tout cas, moi, ça m'a mis une pression supplémentaire de me dire: Attends, je ne veux pas la décevoir. Imagine, ça ne le fait pas. Comment ça se passe ? Et au final, comme j'ai vu qu'elle me faisait confiance et comme initialement, la mission était tout de même restreinte et elle m'a dit: Ne t'inquiète pas, c'est un petit truc. Donc je me suis dit: Ça ne me coûte rien d'essayer.

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Si ça se passe mal, de toute façon, le temps est limité. Et après, a priori, j'avais quand même travaillé 10 ans, je n'étais pas tout à fait novice. Pour rentrer des emails dans un logiciel d'email, je me suis dit que je devrais y arriver et que c'était une belle opportunité, en plus de connaître quelque chose de complètement différent, d'aller dans une startup et d'apprendre des nouvelles choses. Donc, j'ai sauté le pas malgré les appréhensions.

Nicolas (Chance)

Super. C'est intéressant que tu parles du syndrome de l'imposteur parce que c'est vrai que c'est quelque chose qui revient assez souvent et dont on ne parle pas assez, je pense. Si quelqu'un qui nous écoute souhaite se lancer et de venir se lancer dans l'acquisition, est-ce que tu aurais des conseils à lui partager ? Des choses que tu aurais aimées qu'on te dise à l'époque ?

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Qu'est-ce que j'aurais aimé qu'on me dise à l'époque ? C'est une bonne question. Au-delà des qualités que j'ai déjà énoncées, je pense que le conseil, ce n'est pas facile. D'arriver à trouver du temps pour continuer à être curieux, comme je le disais tout à l'heure. En fait, l'acquisition, il y a un côté très, je vais être honnête, un très redondant puisqu'on fait souvent les mêmes tâches de configuration, d'évaluation du retour sur investissement, etc. Donc, il y a un côté très redondant et on peut vite se laisser un peu emporter là-dedans sans se soucier de savoir si on est encore à la page et de savoir si ce qu'on produit est encore en adéquation avec les gens à qui on souhaite montrer nos campagnes d'acquisition. Je pense que le conseil, c'est de se dire: OK, j'ai envie de faire de l'acquisition, je commence à maîtriser les outils. Ça, effectivement, c'est un bon basique, se dire: Je maîtrise les outils. Par outil, j'entends tout ce qui est pour ma partie médias sociaux, méta, iX, Snapchat. On n'est pas obligé d'être un utilisateur quotidien personnellement, mais il y a quand même des outils qu'il faut maîtriser pour pouvoir juste diffuser sur ces plateformes des contenus payants.

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Donc, il y a des outils à maîtriser. Mais une fois que ces outils sont maîtrisés, il faut arriver à se dire: Je fais la petite étape supplémentaire de me dire: Je regarde dans d'autres secteurs de métier, comment ils font l'acquisition. Je regarde s'il n'y a pas des blogs, des gens qui sont en agence, qui produisent du contenu, qui pourraient m'inspirer, etc. Rester toujours curieux et ne pas s'arrêter à la maîtrise technique de l'outil.

Nicolas (Chance)

D'accord. Question qui concerne du coup maintenant plutôt le sens au travail. Pour Chance, le sens, c'est un alignement entre quatre piliers et pas uniquement juste la finalité, parce que souvent, on perçoit la finalité de son travail comme étant le sens. Pour nous, chez Chance, c'est quatre piliers qui font l'alignement. Le premier étant le métier, donc les missions qu'on a au quotidien, que tu as pu décrire d'ores et déjà. Le second pilier, c'est la finalité: à quelle fin donnez-vous votre énergie ? Quelle est la cause, là où les causes que vous défendez à travers votre travail ? Troisième, c'est l'environnement, le type et la culture de l'entreprise dans laquelle vous travaillez. Est-ce que vous préférez travailler dans un grand groupe ? Est-ce que vous êtes plus à l'aise dans une PME, dans une startup ? Et le dernier, c'est les impératifs personnels. Évidemment, on a aussi un petit peu tous besoin d'un équilibre vie pro/vie perso. C'est là qu'on a des questionnements autour des horaires. Est-ce qu'on veut avoir plutôt des... Dans une phase de sa vie, on peut travailler de façon un peu presque illimitée. Ou est-ce qu'on a plus envie d'équilibre et vraiment d'avoir d'un côté la vie pro et de l'autre, la vie perso, la rémunération, la localisation, etc.

Nicolas (Chance)

Tout ça, ça rentre dans les impératifs. Est-ce que tu peux nous dire, toi, quel sens tu trouves dans ta vie pro avec ces quatre piliers ?

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Si on parle des missions, pour commencer, moi, le sens que j'y trouve, c'est vraiment les interactions avec les gens, c'est l'humain. C'est quelque chose qui est transverse à toutes mes expériences, qu'elles soient en acquisition ou précédemment. C'est vraiment l'humain, avoir un rôle transverse, avoir beaucoup d'interactions avec d'autres équipes, apprendre des autres équipes et être aussi un petit peu en support des autres équipes. Je l'ai dit quatre fois, mais vous avez compris, c'est important pour moi d'avoir justement ce rôle d'humain au milieu d'autres humains et de les aider et de les accompagner. Sur la C'est un peu sur la finalité. Aujourd'hui, je mets mon énergie dans l'acquisition pour deux choses: pour satisfaire nos clients, déjà, il faut être honnête, parce qu'on est une startup et on a besoin d'avoir des clients qui sont satisfaits et c'est toujours hyper valorisant. Nous, il y a quelque chose qu'on fait une fois par trimestre, c'est qu'on fait venir un client qui nous explique en quoi la consultation qu'il a menée sur make. Org a eu un impact concret, soit sur les collaborateurs, soit sur la prise de décisions. Et ça, c'est extrêmement intéressant parce que ça nous aide à nous dire ce qu'on a fait a servi à quelque chose, il y a eu des impacts dans la vraie vie.

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Et ça, c'est super. Et aussi, on a la chance chez make. Org d'avoir make. Org Foundation qui eux agissent sur le terrain en fonction des résultats des consultations. Il y a vraiment quelque chose où l'énergie, elle est mise pour arriver à quelque chose de concret qui, normalement, transmet du positif dans la vie des gens. Et ça, c'est quelque chose qui, moi, me motive beaucoup. Sur l'environnement, encore une fois, l'environnement, moi, je mets les gens dedans. L'environnement, pour moi, c'est les gens, c'est leur capacité à être solidaire dans les moments difficiles, sur leur capacité à, au contraire... Je vais dire au contraire, non, mais dans les moments plus joyeux, d'être vraiment joyeux, d'être des humains qui aiment les autres humains. Et ça, c'est quelque chose que j'ai connu à la fois dans TF1, parce que j'ai eu la chance d'évoluer dans des équipes un petit peu plus restreintes, où il y avait vraiment un sens de la communauté. Et c'est quelque chose que je retrouve beaucoup chez mec. Org. Et ça, c'est génial quand vous avez un moment difficile et que vos collègues vous envoient un message en disant: Ça va ? Comment tu te sens aujourd'hui ?

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Ça a l'air un petit peu dur pour toi. Donc ça, c'est vraiment hyper positif. Et moi, ça me met tous les jours à me dire quand il y a des moments de moins bien où on se dit: En fait, je fais tout le temps la même chose. Il y a des jours comme ça, on se dit: Je fais pareil que hier et pareil qu'avant-hier. De se dire qu'on sait qu'on peut compter sur les gens et que si on va avoir quelqu'un en disant: Tu peux m'aider, j'ai vraiment un truc qui ne marche pas, ils seront toujours là pour vous. Ça, c'est hyper Pour moi, c'est vraiment de l'essence, ça me donne de l'énergie. C'est un moteur, c'est ça que je cherchais, ce n'est pas l'essence. Ensuite, personnellement, sur les impératifs personnels, oui, moi, je ne suis pas dans cette période de ma vie où je peux me donner corps et âme à mon travail. J'ai aussi des impératifs personnels et j'ai cette chance d'avoir pu trouver cet équilibre, notamment chez make. Org, parce qu'on a le droit de balancer entre le télétravail et le présentiel, c'est très flexible et du coup, moi, c'est vrai que ça me permet de bien organiser ma vie personnelle.

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Tu parlais de rémunération, Nicolas. C'est vrai que ce sont des métiers aujourd'hui qui sont assez bien payés. On n'est pas dans le top, mais on n'est pas non plus dans le bas. Je sais que McPorg a fait un effort justement sur cette rémunération pour s'aligner par rapport au marché. Ça, c'est aussi quelque chose qui, pour moi, a été très positif, parce que le revers, parfois, des grands groupes, c'est que pour progresser de manière salariale sur le salaire, c'est un petit peu plus lent. Moi, je trouve que j'ai cet équilibre-là aujourd'hui entre mes impératifs personnels, mes impératifs en tant qu'acquisition manager, et ça s'équilibre plutôt bien. Je ne sais pas dans d'autres contextes, dans d'autres types d'entreprises, si ça s'équilibre autant. Je vous parlais des agences tout à l'heure. Il est possible que là, par contre, on vous demande un investissement qui soit sur des plages horaires beaucoup plus longues. Peut-être une disponibilité aussi plus longue également dans la journée.

Nicolas (Chance)

Merci beaucoup Magali pour cette réponse complète. Ça t'a...

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Je l'ai préparé.

Nicolas (Chance)

C'était très bien. On a une question de Stéphanie dans le chat qui demande si vous êtes plusieurs au service acquisition.

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Malheureusement, non. Malheureusement, non. J'aimerais bien, pour être tout à fait honnête, parce qu'on a quand même pas mal de travail Quand je dis: Je suis accompagnée d'une personne qui est soit en alternance, soit en stage. Néanmoins, je suis la seule en CDI sur ce poste-là, ce qui complique un petit peu la tâche, mais à la fois, ce qui correspond aussi avec la dimension de l'entreprise aujourd'hui Je l'ai dit. Mais oui, pour l'instant, je suis seule. Il n'y a pas de campagne sur Google.

Nicolas (Chance)

Oui, parce que c'est vrai que tu parlais tout à l'heure pas mal de Meta. Est-ce que c'est principalement sur les réseaux sociaux ? Pas que Meta d'ailleurs. Tu parlais aussi, je crois, de TikTok, non ?

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

De X et Snapchat.

Nicolas (Chance)

X. C'est ce que j'essayais de le faire. Il y a aussi des campagnes sur Google.

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

On a déjà essayé, mais notre produit ne se prête pas vraiment à ce type de... Sur Google, il y a deux typologies de campagnes. Vous avez les campagnes de recherche où quand les gens font des actions spécifiques, s'ils se mettent à chercher consultation citoyenne, là, on pourrait ressortir Mais ce n'est pas une requête que les gens font. Les gens ne cherchent pas forcément ça. Et l'autre typologie de publicité sur laquelle on pourrait aller, mais sur laquelle aujourd'hui, nous n'allons pas, parce que nos premiers tests n'étaient pas concluants, c'est ce qu'on appelle tout ce qui est display, donc les bannières sur d'autres sites, les petits carrés que vous pouvez voir parfois sur des sites de news, à droite, le nom des sites de news. Aujourd'hui, on ne le fait pas parce que malheureusement, ce n'est pas assez intéressant pour nous. Mais c'est tout à fait possible à L'acquisition, ça recoupe tout ça. Ça recoupe effectivement Google aussi, bien sûr.

Nicolas (Chance)

Ça dépend beaucoup de l'entreprise pour laquelle tu travailles et quel est son but et où se trouve son audience.

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Exactement. Mais de toute façon, ce qui est intéressant en acquisition, c'est qu'on est amené à retester les choses régulièrement. Ce n'est pas parce que Google ne fonctionne pas, je veux dire, en 2022 qu'en 2024, peut-être, on ne trouvera pas quelque chose qui fera que ça fonctionne, etc.

Nicolas (Chance)

Ça marche. On arrive bientôt à la fin de notre live. Si des personnes ont des questions pour toi, notamment parce que du coup, certaines personnes ont pu assister au live en direct, mais on aura aussi le replay derrière. Si les personnes ont des questions, est-ce qu'elles peuvent te contacter sur X, sur LinkedIn ? Est-ce que tu as un moyen de communication préféré ?

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Sur LinkedIn, c'est très bien. Ça marche. N'hésitez pas à m'envoyer un message. Je J'essaierai d'y répondre, peut-être pas dans la minute, mais je serai là.

Nicolas (Chance)

Dans les deux minutes.

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Dans les deux minutes.

Nicolas (Chance)

Ça va, je me remercie beaucoup. N'hésitez pas si jamais vous avez des questions. Et puis peut-être également, ce que je peux préciser, c'est que le live d'aujourd'hui, comme tous les live qu'organise Chance tout au long de la semaine, les live métiers, ça fait partie de ce qu'on appelle chez nous des actes d'entraide, notamment dans le cadre professionnel. Chance, comme je le disais, est une communauté d'entraide. Donc, n'hésitez pas à rejoindre la communauté. Je vais vous partager un lien dans le chat. Ça vous permet, notamment en vous inscrivant, de pouvoir aider les personnes qui ont justement besoin d'aide professionnelle ou également d'en demander si c'est le cas. Merci beaucoup, encore une fois, pour ton temps, Magali. Merci à vous toutes et tous de nous avoir suivis. Et je vous souhaite une bonne soirée.

Magalie Alabedra (Acquisition Manager)

Merci à tous.

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