Vidéo Youtube
Transcription complète
Alizée (Chance)
Bonjour tout le monde. Bienvenue dans ce live Chance, dans le cadre de la semaine des live en coulisses où on va découvrir des métiers ensemble. Pour vous donner un petit peu de contexte. Chance, c'est un bilan. On a plusieurs programmes d'accompagnement. Le plus connu, c'est le bilan compétences. Et dans cette méthode, qu'on anime. À un moment, on vous propose d'aller vous confronter à la réalité des métiers. C'est ce qu'on va vous proposer toute cette semaine de live métier: Explorer ensemble plus de 50 métiers. Bonjour Aurélien et merci d'avoir répondu un grand oui pour donner 30 minutes de ton temps pour aider les autres.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Bonjour Alizée, je t'en prie, avec plaisir. Je suis passé par là, donc c'est un plaisir de pouvoir moi-même aussi donner un peu de mon temps.
Alizée (Chance)
Oui, tu as fait le bilan Chance ?
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Oui, exactement.
Alizée (Chance)
Ok, super. Moi, c'est Alizée. C'est vrai que je ne me suis pas présentée. Excusez-moi, je travaille chez Chance et je suis heureuse de découvrir avec vous la voix professionnelle d'Aurélien. Le but de ce live, c'est qu'il soit interactif. Donc, n'hésitez pas à poser toutes vos questions dans le chat. Moi, je pourrais les poser à notre invité. Et si vous voulez, pour commencer, vous pouvez peut-être nous dire d'où vous nous écrivez. Moi, je suis par exemple, dans les Yvelines. Je vous mets dans le chat. Vous Vous pouvez nous dire un peu d'où vous êtes. Et en attendant, est-ce qu'Aurélien, tu veux nous résumer un peu ton parcours et comment tu es arrivé à cette activité d'apiculteur ?
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Oui, bien sûr, avec plaisir. Comme on a une heure devant nous, je vais prendre le temps. Non, je plaisante.
Alizée (Chance)
On reste 30 minutes.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
On reste 30 minutes, donc je vais faire assez court. Mon parcours, il est, j'ai envie de dire, atypique, puisque j'ai démarré par une formation à l'école hôtelière au tout début de mon existence d'étudiant et très rapidement, en fait, en nt de ce métier, en nt avec cette formation, je me suis rendu compte que ça n'allait pas correspondre à la vie que je voulais mener, notamment à construire une vie de à venir, à voir mes amis, à vivre pleinement ma vie de jeune nt des études. Et du coup, j'ai choisi un autre chemin. Donc, j'ai fait une première reconversion dans le domaine logistique qui m'a amené à faire de la logistique, mais dans un domaine qui m'a passionné pendant une vingtaine d'années, le sport automobile. Et ensuite, j'ai fait différents autres métiers dans d'autres domaines, notamment dans le BTP, dans la logistique, j'en ai parlé, et aussi dans le commerce, dans le thé et dans le café. Donc, j'ai vraiment un parcours atypique, mais qui m'a permis de prendre beaucoup d'expérience à différents postes et de me dire: Un jour, je monterai ma boite et toutes ces expériences, je les mettrai en fonction, je m'en servirai.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Et voilà, c'est ce qui est arrivé aujourd'hui.
Alizée (Chance)
Donc le thé, le café et maintenant, ce qu'on met sur les tartines.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
C'est ça. Et maintenant, le miel. Exactement. Oui, en fait, cette passion était toujours là, mais je ne l'exploitais pas. Cette passion de la nature, de l'environnement en général, de l'apiculture, puisque ma grand-mère m'avait fait faire un stage en apiculture. Étant plus jeune, elle y était très sensible. Elle me faisait écouter le chant des oiseaux, essayer de reconnaître des oiseaux. On faisait beaucoup de promenades en forêt, on essayait de reconnaître les arbres, les fleurs. C'est vrai que tout ça, je l'avais mis un peu de côté. Et quand j'ai retrouvé ces sensations, ces émotions que j'avais connues étant jeune, en fait, j'ai eu très envie d'en faire plus que ma passion, mon métier, plus qu'une passion, un vrai métier.
Alizée (Chance)
Un retour aux sources.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Oui.
Alizée (Chance)
Tu dirais que c'est quoi qui t'a drivé vraiment vers ça ? Est-ce que c'est l'amour des abeilles, l'amour du miel ou l'amour de la nature de manière générale ?
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Je dirais que c'est l'amour de la vie en général. Ok. Ce qui m'est arrivé vers ça, c'est vraiment l'amour de la vie et de me dire: OK, quel sens je veux donner à ma vie à partir de maintenant ? Il a fallu aussi faire le point sur quel sens j'avais donné à ma vie jusqu'ici. Là, c'était: De quelle façon je veux vivre les années qui suivent ? Et je Je me suis reconnecté à ça en me reconnectant à moi-même. Je me suis reconnecté vraiment à cette partie-là, partie environnement, nature, parce que je me suis reconnecté à moi-même et que je me suis dit: OK, la question que je me suis posée, c'est: qui je suis, vraiment ? Je suis parti de ce postulat Là. Et c'est là où, je pense, aussi, est intervenu et où j'ai pu vraiment comprendre que certaines sensibilités que j'avais, c'était parce que j'étais sensible à mon environnement. Pourquoi je me retrouvais souvent à quatre pattes dans le jardin à observer des fourmis et que les copains me prenaient pour des fous. Mais oui, mais c'est parce que j'avais cette sensibilité-là et que je n'osais pas, en fait. Je n'osais pas aller vers ça, en tous les cas pas pour en faire mon métier.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Donc, Un jour, j'ai dit: Non, je suis cette personne-là. Je me réaligne avec les valeurs qui ont toujours été les miennes, mais dont je n'avais pas forcément conscience. Et Et voilà, ça s'est fait comme ça.
Alizée (Chance)
Donc, pour bien comprendre, parce que je suis bien sûr d'avoir bien compris, c'est suite au bilan Chance, du coup, que tu es devenu vraiment apiculteur, c'est ça ?
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Oui, exactement. C'est exactement ça. En fait, d'ailleurs, petite anecdote assez drôle, c'est que pendant le bilan, on exploite évidemment les quatre piliers, on tourne autour pendant le bilan et à un moment donné, vient la liste des métiers qui peuvent correspondre à ce qu'on est, qu'on voudrait faire. Et moi, il n'y a rien, rien, rien, rien qui res it. Et à un moment donné, il y a apiculteur. Et je me souviens, j'étais avec ma femme à ce moment-là et je lui dis: Apiculteur. Elle me dit: Apiculteur. Elle me dit: Oui, tu pourrais être apiculteur. Je dis: Non, n'importe quoi. Je ne vais pas devenir apiculteur. Je n'ai pas du tout les bases du métier. Je connais très peu de choses. Oui, mais tu t'y intéresses. Si, je te vois bien apiculteur. Ah bon ? Et du coup, à partir de là, une personne, en l'occurrence ma femme, m'a dit: Tu peux devenir apiculteur. Et le chemin s'est fait comme ça en me disant: Tu peux y croire. C'est une belle histoire. C'est pour ça que dans ce parcours, Pour moi, c'est plus qu'un bilan de compétences. C'est pour ça aussi que j'aime à prendre ce temps à transmettre ce passage qui a fait que quelque part, ça a changé ma vie.
Alizée (Chance)
Ok, trop bien. Le bilan se concentre pas uniquement sur notre CV ou nos expériences. C'est vraiment, il nous prend comme une personne à part entière avec nos envies, nos rêves, nos goûts, nos dégoûts aussi. Donc, je comprends tout à fait ce que tu veux dire.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Exactement.
Alizée (Chance)
Tu es dans l'Est, c'est ça ? Dans le Grand Est ?
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Je suis basé à côté de Reims.
Alizée (Chance)
Ok. Donc là, tu as combien de ruches, par exemple, pour nous déliminer ?
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Là, j'ai une quarantaine de ruches. Oui, quand même. Mon activité a démarré... C'est peu. On va dire c'est peu pour un apiculteur professionnel. Mais quelque part, ce n'est pas le nombre de ruches qui compte, c'est surtout, pour moi, le nombre de personnes sensibilisées. Le cœur de mon activité, c'est de sensibiliser à la biodiversité en général. Et les ruches, en tous les cas, l'abeille, les abeilles en général, sont un super moyen de sensibiliser, puisque qui ne connaît pas les abeilles ? Par contre, on ne sait pas forcément tout ce que font des abeilles, tous les services qu'elles nous rendent et le monde qui entoure aussi ces abeilles. C'est dans ce monde-là que j'ai envie d'embarquer les gens. Quand à la fin des animations, je les vois tous avec le smile et qui étaient arrivés à l'animation en se disant: Qu'est-ce qu'on fait là ? On nous avait dit: Il y a une animation biodiversité, on n'était pas très chaud, on ne savait pas de quoi on allait parler. Ils repartent avec des informations. Ils ont envie d'en parler à leurs enfants, à leurs familles. Pour moi, en tous les cas, si c'est ça, le pari est gagné.
Alizée (Chance)
Oui. Bon, bah trop bien. On a des questions qui arrivent dans le chat. Donc si on a d'autres, surtout si on était vous libre, n'hésitez pas. On est là pour ça, justement, pour les poser à Aurélien. Il y a plusieurs Lucile. On a une première Lucile qui te demande quelles sont les difficultés que tu rencontres au quotidien.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Ok.
Alizée (Chance)
On rentre direct dans le vif.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Les difficultés que je rencontre au quotidien, là, En ce moment, clairement, c'est l'adaptation. C'est l'adaptation parce qu'il faut s'adapter... J'ai choisi un métier où il faut s'adapter à l'environnement, comme les maraîchers, comme les agriculteurs. On doit s'adapter à un environnement qu'on ne maîtrise pas, qu'on n'a jamais maîtrisé et qu'on ne maîtrisera jamais à un environnement, en l'occurrence, climatique. Ça, c'est le premier des défis du moment. Aujourd'hui, je peux le dire, mais nos abeilles manquent cruellement de ressources cette année. De par cette météo très capricieuse. Donc là, je croise les doigts pour que les températures qui dépassent les 20 degrés cette semaine tiennent encore jusqu'à début juillet, mi-juillet, puisqu'on est en réalité On est en fin de saison apicole.
Alizée (Chance)
Est-ce que le miel, ça se récolte au mois d'août ?
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Oui, juillet, août, pour les derniers septembre dans certaines régions. En gros, la saison apicole se termine. Donc, pour répondre à la question de Lucie, la première difficulté, c'est vraiment de l'adaptation. Il faut avoir une capacité d'adaptation et pas se dire: Ce que je fais, c'est comme ça que je le fais, à tel moment, etc. Non, moi, mon planning, il peut être remis en cause à à un moment à cause de la météo.
Alizée (Chance)
Ou des frelons asiatiques ?
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Oui, ça touche aussi à l'environnement, c'est-à-dire à des prédateurs qui touchent à mes abeilles, à la pression des parasites comme le varua qui tue les abeilles, à l'utilisation de pesticides par des agriculteurs qui sont aux alentours, à une pollution dans l'eau. Toutes ces choses-là. C'est ça aussi qui fait que ce métier-là est passionnant, c'est qu'on ne maîtrise rien. On doit s'adapter en permanence. La première chose que je fais chaque matin, c'est de regarder la météo. Dans quel sens elle vend ? Est-ce qu'ils annoncent heure par heure dans la journée ? Il se peut qu'à un moment donné, je dise: Je ferme tout, je ferme l'ordinateur, je claque tout, je mets mon téléphone dans le ne pas de danger et je pars aux ruches parce qu'on a une fenêtre météo de deux heures de soleil, sans vent et que c'est le bon moment d'ouvrir des ruches.
Alizée (Chance)
Parce qu'elles sont fermées quand il ne fait pas beau et dès qu'il va faire beau, il faut ouvrir.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Il faut ouvrir pour les contrôler. Elles restent ouvertes en permanence pour, elles, leur permettre des allers-retours. Mais par contre, ouvrir, nous, notre métier, c'est de les accompagner. Quand on se le dise, elles existent depuis plus de 100 millions d'années, elles n'ont pas toujours besoin de nous. En l'occurrence, à un moment donné, l'humain les a mis en boîte dans des ruches. Et là, on doit s'en occuper. C'est un point de vue sanitaire, contrôler au moins tous les 15 jours qu'elles vont bien, qu'elles évoluent correctement.
Alizée (Chance)
Ok. Trop bien. Ça donne plein d'autres questions dans le chat. Je vais essayer de les regrouper par thème. Donc Lucille, je reviendrai aux autres questions, mais là, on a une question qui est liée.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
J'espère que je l'ai répondu, Lucile.
Alizée (Chance)
On a Barbara qui dit: Si je comprends bien, ton activité comprend production, vente et sensibilisation. Est-ce que tu as assez de temps pour la sensibilisation ? Est-ce que c'est rémunérateur également ?
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Très bonne question. En fait, Dans l'affirmation, l'affirmation n'est pas juste, puisque je l'ai peut-être mal présenté, mais c'est vrai que mon métier principal, c'est la sensibilisation. La production, c'est simplement pour vendre. En tous les cas, la production, c'est une production de miel, puisque les autres produits de la Ruche, je ne les prends pas, je ne les prélève pas. Je prélève le miel dans les Ruches que je revends aux professionnels, puisque j'installe des Ruches dans les entreprises dans le but de sensibiliser, d'accompagner les entreprises dans les projets RSE. Et ce miel, du coup, leur est destiné. On communique aussi évidemment sur le pot de miel avec une étiquette à leur effigie. Donc, j'ai envie de dire que la production se limite à ça. Et la sensibilisation, c'est Vraiment, c'est le cœur de mon métier. Et donc, les animations représentent aujourd'hui, j'ai envie de dire, 10% de mon activité, mais j'aimerais que ce soit au moins 50%. La première La difficulté, c'est de se faire connaître aussi et de se faire une réputation. Aujourd'hui, c'est ce qui est en train de se faire. Le bouche-à-oreille fait que des entreprises me contactent en me disant: Vous êtes intervenu dans telle entreprise, ça a eu un succès fou, ça a dépassé les espérances du projet.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
On aimerait vous faire intervenir sur ce sujet-là, sur cet autre sujet. Ce qui marche, c'est en tous les cas, la clé pour moi, c'est évidemment d'y mettre l'énergie, mettre du sens et aussi de personnaliser, c'est-à-dire de faire attention au public qu'on a en face de nous et de faire qu'on ait de l'échange, qu'il y ait de l'échange. On n'y vient pas pour juste transmettre des informations. On y vient aussi pour échanger, pour prendre leur avis pour s'amuser, j'ai envie de dire, avec eux, qui est vraiment de la participation.
Alizée (Chance)
Oui. Le bouche-à-oreille, ça ne prend pas tout de suite, mais après, une fois que ça prend, ça peut vite décoller et on peut être dans les... On a parfois des problèmes de riches où on a trop de demandes et on n'arrive pas à payer.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
J'aimerais. Pas encore.
Alizée (Chance)
Ça y viendra sûrement. Déjà, là, nous aussi, on pourra parler de ton activité autour de nous, évidemment. Avec plaisir, en tout cas. On a Mag qui demande si... En fait, par rapport au... Tu disais toujours, tout à l'heure, tu disais: Il faut savoir s'adapter à l'environnement, aux aléas, etc. Mag demande si cette incertitude quotidienne ne te génère pas trop de stress. Comment est-ce que tu gères, par exemple, une perte importante ou peu de production ?
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Ouais, c'est vrai. Si, si, ça génère du stress. Clairement, oui, ça génère du stress, mais je suis plutôt quelqu'un de nature optimiste. Donc, voilà. En fait, je l'accepte. Ce stress, c'est aussi quelque chose que j'ai appris, c'est accepter ce stress. Donc, si ça me stresse, je vois la météo, etc, ça me stresse, je me dis: Elles ne vont pas avoir de ressources. Je Je réfléchis à plusieurs solutions, potentielles solutions. Et j'en parle surtout, puisque je fais partie d'un regroupement. Bct, c'est un regroupement de plusieurs sociétés. Et du coup, on échange entre nous. Ça, c'est ce qui est hyper important aussi, c'est que je ne suis pas seul. Donc, j'ai la possibilité d'échanger sur ce stress, de voir comment en réagissent les autres et de prendre une décision. Mais j'ai envie de dire que c'est aussi un moteur. Ce stress, j'essaie de le transformer en moteur pour que ce soit une énergie plutôt positive. Et puis, ce stress, je l'évacue quand je vais aux Ruches. Quand j'ouvre une ruche, c'est des émotions particulières, c'est des sensations particulières, c'est des odeurs particulières. Donc, je suis totalement dans un autre environnement. Pour moi, c'est déstressant en entant que ce bourdonnement, cette agitation.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Et puis, j'ai une vraie conversation, j'ai un vrai échange avec mes abeilles. Je préviens souvent mes clients en disant: Ne soyez pas étonnés, quand je viens rendre visite à vos abeilles, je vais parler. Je vais parler tout seul au Ruche. C'est comme ça, j'ai pris cette habitude-là. Je leur dis bonjour les filles, quand j'arrive systématiquement. Il y a cette forme de respect aussi.
Alizée (Chance)
En combinaison, j'imagine, en combinaison intégrale avec la visière, avec le grillage.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Non, je ne suis pas fan de la combinaison intégrale parce que j'ai beaucoup envie de contact. Le contact permet aussi à la veille de pouvoir de temps en temps me prévenir et me dire: Là, tu nous dérange un peu trop, elle pique.
Alizée (Chance)
Donc, tu fais une piqueture régulière ?
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Les piquetures sont régulières, mais je fais attention à ne pas en prendre trop non plus, mais j'en prends quelques unes. C'est aussi une manière pour elle de communiquer qu'elles ont une certaine limite aussi à un moment donné. En visite, on ne peut pas prendre non plus tout son temps. J'ai besoin de cette connexion. J'ai évidemment le chapeau, indispensable pour se protéger le visage. J'ai déjà été piqué au visage. Ce n'est pas très agréable, ça dure un petit moment.
Alizée (Chance)
Ça va se mettre en côté.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
C'est ça. Quand on a un œil qui ne s'ouvre plus, c'est un peu embouteillé.
Alizée (Chance)
Il s'est piqué combien de fois en moyenne par semaine ?
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Toutes les semaines.
Alizée (Chance)
Quasi à chaque- Une fois par semaine, à peu près ?
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Dans la semaine, deux, trois fois dans la semaine en saison.
Alizée (Chance)
Mais parce que tu n'es pas en combi aussi. Ok. Moi, je pose des questions utiles aussi. Si on veut se projeter sur le métier d'apiculteur, il faut le savoir. On peut se faire piquer plusieurs fois par semaine.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
C'est Oui, il ne faut pas- En mode d'entendu. Sachez-le, moi, avant de devenir apiculteur, je ne savais pas si j'étais allergique, donc j'ai pris le risque. Les premières piqûres, j'ai dit: On va voir comment je réagis. À la première piqûre, on gonfle beaucoup et celles d'après, ça va beaucoup mieux. Maintenant, je gonfle beaucoup moins des mains.
Alizée (Chance)
Oui, c'est ça, oui.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Je ne savais pas ça et surtout, j'avais peur des piqûres. Maintenant, je n'ai plus peur de faire des prises de sang.
Alizée (Chance)
Ça La douleur.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Je suis habitué à la douleur.
Alizée (Chance)
Je vois.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
On s'y habituait.
Alizée (Chance)
On a Lucille qui demande: Quelle formation tu as suivie dans le métier, mais aussi sur la partie sensibilisation ?
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Un peu comme tous mes métiers, sauf certains qui ont demandé des études particulières comme la logistique, comme l'hôtellerie d'instauration que j'avais pu faire, je n'ai pas suivi de formation, de cursus particulier. J'apprends énormément de par moi-même. C'est beaucoup de culture, c'est beaucoup de rencontres aussi, beaucoup d'écoute de podcasts, de lecture, de J'ai fait une formation évidemment apicole. Il y a des écoles apicole, des écoles d'apiculture. Vous pouvez vous renseigner auprès de chez vous, il y a forcément une école près de chez vous. C'est un regroupement d'apiculteurs, souvent un petit syndicat, qui donne des cours sur plusieurs samedis, quelques heures pendant plusieurs samedis. En général, c'est quatre, cinq samedis. Un peu de théorique, un peu de pratique. C'est indispensable, notamment d'un point de vue sanitaire. Donc, si vous souhaitez vous lancer dans l'apiculture, lancez-vous. Franchement, c'est incroyable. C'est un monde vraiment merveilleux, incroyable à découvrir. Mais par contre, première préconisation, c'est d'un point de vue sanitaire. Il est important de connaître comment protéger nos abeilles et comment faire pour que quand elles ont des maladies, elles ne se les transmettent pas de ruche en ruche ?
Alizée (Chance)
Oui.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Cursus, c'est une formation en école En formation école apicole, libre à chacun de pouvoir s'y inscrire. Et après, c'est beaucoup de curiosité.
Alizée (Chance)
Oui, d'accord. Et justement, sur la partie sanitaire, on a une question d'Orel qui demande s'il y a des obligations sanitaires coûteuses ou est-ce que tu peux gérer un peu comme tu veux ?
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
L'apiculture est coûteux. D'un point de vue sanitaire, non, ce n'est pas forcément... Ce n'est pas la partie qui est la plus coûteuse. Non, non. Là, pour le coup, d'un point de vue sanitaire, c'est surtout de la vigilance et aussi de la rigueur. C'est important quand on détecte une maladie. Après, il y a un suivi en termes de de jours, de visites, de nombre de visites. C'est-à-dire, on ne peut pas se dire: On prend une ruche et je n'y vais pas en pleine saison apicole, je n'y vais pas pendant trois mois, je les laisse la nature faire. Non. De nos jours, ce n'est pas possible. Peut-être qu'avant, ça se faisait parce qu'il y avait beaucoup moins de parasites, beaucoup moins de pesticides, qui faisaient qu'on pouvait laisser une colonie un peu évoluer par elle-même. Là, aujourd'hui, non, on se doit de contrôler, notamment la présence du varois qui est le parasite qui décime les colonies d'abeilles.
Alizée (Chance)
On a plein de questions qui sont arrivées là. Je vais devoir faire des choix. Je suis désolée. Je cherche les questions qui peuvent couvrir un max de choses. Il y a Lucille qui demande: Comment est-ce que tu vois l'avenir de l'apiculture avec le réchauffement climatique ?
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Pas évident. Je surveille leur capacité à s'adapter, ce qui, moi, m'émerveille et me permet aussi de me dire: OK, si Alice y arrive, pourquoi on n'y arriverait pas ? Mais comment je vois l'avenir ? Moi, je le vois positivement pour le moment. Mais par contre, la sensibilisation est vraiment de plus en plus importante et contrairement à ce qu'on pense, elle n'est vraiment pas faite beaucoup. Je veux dire, beaucoup de personnes en ont besoin. Donc, il faut, la première chose, observer, prendre le temps d'observer de C'est merveilleux.
Alizée (Chance)
Merci beaucoup Aurélien. On a Farid qui demande si tu peux nous décrire une journée type.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Oui, une journée type. Je regarde la météo. De la communication, c'est hyper important sur ce que je fais. Donc, LinkedIn est mon premier moyen de communication. Je prépare des posts.
Alizée (Chance)
À ce propos, j'ai une question. Je voulais savoir, pour tous ceux qui me posaient des questions et on n'aura pas le temps de couvrir, est-ce que tu acceptes que je partage ton LinkedIn dans le chat ?
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Avec Avec plaisir. Je prendrai le temps de répondre à vos questions. Si je n'en ai pas le temps sur la fin de la saison Épicol, je le ferai après.
Alizée (Chance)
Merci. Du coup, tu peux nous raconter la journée type et moi, je transmets ton LinkedIn pour ceux qui voudront me poser des questions après.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Avec plaisir. Journée type, météo, un petit coup LinkedIn. Je prospecte toujours puisque je cherche de nouvelles entreprises pour de nouveaux projets. Donc, je me mets à jour aussi sur l'actualité de la biodiversité. Le matin, c'est ce que je fais aussi. Chercher un peu l'actu de la biodiversité aujourd'hui. Où est-ce qu'on en a parlé ? Qu'est-ce qu'on a dit ? Aujourd'hui, j'étais en rendez-vous. Donc, ça m'arrive aussi d'avoir des rendez-vous, évidemment, sur un site. Là, on a fait une balade d'une heure et quart sur le site. Magnifique site. On se projette sur plein de choses, de la plantation. Et visite aux Ruches, visite de mes clients, chez mes clients ou visite de mon Ruchet. Le Ruchet est un regroupement de plusieurs Ruches pour prendre un état tous les 15 jours, un état sanitaire. Et puis, c'est de l'organisation en permanence. J'organise mes journées en fonction de la météo, donc Là, il faut être plutôt agile à ce niveau-là. Ça, c'est vraiment... Et préparation d'animation. J'ai toujours des animations qui se calent dans les mois à venir, mais je les prépare en amont. À chaque fois, je me dis: OK, j'ai cette animation-là, qu'est-ce que je vais pouvoir dire dedans ?
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Donc, j'y passe un peu de temps à chaque fois.
Alizée (Chance)
Tu parles de surveiller la météo, de s'adapter. Comment tu fais pour concilier ta vie pro et ta vie perso ? Est-ce que tu peux partir en vacances, par exemple ? Comment tu fais ?
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Je pars en vacances, mais je ne peux pas partir en vacances en saison apicole, c'est-à-dire de mars à août. Par contre, à partir du 10 août, en gros, on peut dire, jusqu'à fin août, début septembre, on n'ouvre plus les ruches. Parce que là, c'est la période où on a récolté le miel. C'est un peu plus tranquille, la colonie diminue un peu, donc on prend des vacances à ce moment-là. Et puis, j'organise mes journées. Là, en période apicole, je travaille évidemment beaucoup plus. Plus tôt le matin et plus tard le soir, j'étais marmé mes journées à 7h30. Je les finis souvent à 18, 19 heures. Des fois plus. La semaine dernière, j'étais en animation jusque 23 heures dans une usine pour sensibiliser le personnel de nuit aussi. Par contre, l'hiver, Je vais travailler sur des semaines de trois, quatre jours, puisque je vais aussi récupérer un peu du temps des choses que je n'ai pas pu faire pendant la saison à la picol. C'est un travail saisonnier aussi. En fonction de la saison, j'adapte mes journées de travail.
Alizée (Chance)
Là, c'est ma question pour le coup, mais je pense qu'elle peut intéresser tout le monde. Est-ce qu'il faut un capital de départ pour se lancer ? Et tu l'estimerais à combien à peu près ? En fonction du nombre de ruches, évidemment, j'imagine.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Tout dépend du projet. Mais oui, il faut un capital de départ, forcément. Ce qu'il faut mettre dedans, c'est un investissement dans un véhicule qui puisse transporter un véhicule utilitaire, qui puisse transporter du matériel à picol. Ça, c'est important. D'avoir un endroit où stocker ce matériel, puisque ça prend vite beaucoup de place Le matériel à bicole prend vite beaucoup de place. Donc, 30 mètres carrés. Au départ, c'est pas trop petit pour pouvoir stocker du matériel. Donc, ça peut donner des idées de financement, financement d'un véhicule utilitaire, financement d'un local. Aujourd'hui, il est toujours à la maison. En attendant que je puisse me payer des locaux, je travaille de la maison, de Montruchet, d'un peu partout. Je suis assez mobile là-dessus. Et puis après, c'est pouvoir financer ses déplacements. Parce qu'il y a des fois, il faut se déplacer, aussi faire pas mal de kilomètres. Ça, c'est les principales sources de départ, de besoin de capital au départ. Et puis, acheter quelques ruches. Une ruche, on habite plus de 100 €, une ruche en bois. Le bois est un produit qui coûte aussi de plus en plus cher.
Alizée (Chance)
Oui, donc toi, tu achètes la ruche, donc l'habitacle, la maison, et après, il faut avoir la colonie.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Il faut mettre une colonie dedans. Une colonie, c'est- C'est parce que tu achètes ou elles arrivent toutes seules ?
Alizée (Chance)
Ou tu en trouves dans la nature, tu trouves un essaing ? Tu fais comment ?
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
On peut trouver un escin, mais nous, on les achète. Je les achète auprès de quelqu'un qui fait aussi une race d'abeilles qui est douce, qui est réputée douce, pour qu'on puisse justement les visiter avec mes clients. C'est le but aussi, c'est qu'on les rencontre. Ces abeilles, l'espèce, c'est de la bugfast, elle est douce. Donc j'achète ces aisseins-là qui sont plus chers aussi, qui coûtent entre 180 et 200 € la colonie. On change les rênes aussi, puisque les rênes vivent deux, trois ans. Et elles, il faut les changer tous les deux, trois ans, les rênes, dans une ruche, puisque c'est elles qui assurent la fécondation de la ponte. Et là, c'est une quarantaine d'euros.
Alizée (Chance)
Et donc tu te rapproches aussi de cette personne qui te vend des aisseins pour acheter une reine ? Où est-ce qu'on trouve une reine ?
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Une reine par des éleveurs de reines.
Alizée (Chance)
Des cuisiers de reines, d'accord.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Il y a des apiculteurs qui sont spécialisés dans l'élevage. Oui, on apprend beaucoup de choses aujourd'hui. Oui, je m'auto-censure, naturellement, parce que je pourrais raconter plein de choses. Je m'arrête là en disant: Il y a des éleveurs de reines auprès de qui on peut acheter des reines.
Alizée (Chance)
D'accord. Donc, 40 € une reine. Oui. 180 €, 200 € en aissant d'Abbaye Douce.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Une Ruche, un peu plus de 100 €. Le matériel qui va avec, vous comptez en gros un billet de départ de 500 €, le véhicule utilitaire, puis multiplier par le nombre de ruches qu'on veut au départ. L'emplacement, c'est pour poser ces ruches. Le terrain, oui. Voilà, le terrain. Mais par contre, là, petite astuce, il suffit de demander autour de soi. Des fois, ça peut être le fond d'un jardin, d'un grand terrain qui n'est pas utilisé par quelqu'un. On échange quelques pots de miel contre le prêt de ces terrains au cours de l'année.
Alizée (Chance)
Oui, parce qu'on ne peut pas les mettre à la sauvage comme ça dans la nature. Il faut qu'elles soient sur des parcelles qui appartiennent à quelqu'un.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Oui, c'est ça. Exactement. Il faut demander l'autorisation qu'on puisse y implanter de ces ruches et surtout surveiller qu'elles aient un environnement favorable pour avoir de la ressource alimentaire.
Alizée (Chance)
Qu'elles se détente des mellifères ou des arbres mellifères à proximité.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Pollen, eau, nectar. Les trois ressources indispensables.
Alizée (Chance)
Ok. Bon, trop bien. Hyper intéressant. Le temps passe super vite. On arrive un peu au bout du temps qu'on a ensemble. Merci beaucoup Aurélien. C'était hyper intéressant. Moi, en tout cas, ça m'intéresse énormément. J'ai trouvé ça génial. Pour finir, je voudrais aussi vous parler d'une initiative qu'on vient de lancer chez Chance et qui nous tient particulièrement à cœur, c'est l'initiative 3 Minutes pour les Autres. C'est gratuit et ça vous donne mettre accès à la communauté d'entrée de Chance pour quand on cherche un renseignement ou en fait, ça vous permet d'avoir la bonne rencontre au bon moment. C'est vraiment accessible à tous. Je vais vous mettre le lien dans le chat. Si vous avez besoin d'un coup de pouce, vous, pour concrétiser un projet professionnel, imaginons que vous voulez vous lancer dans l'apiculture et vous recherchez un associé dans votre région pour le faire à deux. Comme ça, vous pouvez vous relayer pour partir en vacances. Je ne sais pas. Ça peut servir à ça, notamment. Vraiment, merci Merci beaucoup Aurélien. J'ai mis le profil LinkedIn d'Aurélien dans le chat pour s'occurrer des questions auxquelles on n'a pas pu répondre. Désolé.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Merci à toi Alizée pour cette chance de pouvoir participer à ce live. Et puis merci à tous pour votre participation et n'hésitez pas si vous avez des questions.
Alizée (Chance)
Top, avec grand plaisir. Et dernière précision, ce live aura un replay qui sera disponible sur le YouTube de Chance. Donc, si vous connaissez quelqu'un qui est intéressé par ce live, vous pourrez tout à fait lui transmettre le replay. Pas seulement lui dire: J'ai assisté à un super live, mais vous pourrez aussi leur partager le lien. Et il y aura plein d'autres live sur d'autres métiers cette semaine également. Encore merci tout le monde. Bon appétit si vous n'avez pas déjeuné et très bonne journée. Au revoir.
Aurélien Spitz (Apiculteur & Entrepreneur)
Au revoir.
Envie d'éclairer votre projet ?
Le bilan de compétences Chance, 100% en ligne et financé par votre CPF, dessine une direction qui vous ressemble.












