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Charlotte (Chance)
Bonjour tout le monde. Bonjour Lionel. Bonjour à toutes les personnes qui sont présentes cet après-midi. Bienvenue Emilie, Fanny. Je vois Linda, Wendy, Johanna, Marion, Célia. Bonjour Hugo, Bonjour Elsa, Bonjour Laura. Bienvenue à toutes les personnes qui sont présentes et qui nous rejoignent petit à petit. Bonjour tout le monde, bienvenue. Bonjour Marion, Fanny et rebonjour Lionel. Merci d'être parmi nous et de consacrer 30 minutes de ton temps pour nous parler de ton métier d'architecte cet après-midi. Encore bienvenue à toutes les personnes qui nous rejoignent. Peut-être avant de commencer, j'aime bien vous demander d'où vous nous écoutez. Si certains, certaines souhaitent partager peut-être dans le chat là où vous nous écoutez, la ville peut-être ou ou la région, n'hésitez pas à le faire. C'est avec grand plaisir qu'on aime bien voir d'où vous nous écoutez. Je vois Johanna à Rennes. Moi, je suis dans la région Auvergne Je vois Hugo à Rennes également. Super. Super, merci. Bonjour Laura aussi à Toulouse. Super. Peut-être avant de te donner la parole, Lionel, l'idée vraiment et que ce live soit le plus interactif possible. Donc n'hésitez surtout pas à poser toutes vos questions au fur et à mesure de la prise de parole et du partage de Lionel.
Charlotte (Chance)
L'idée étant que je lui partage toutes vos questions pour qu'il y réponde petit à petit. Donc n'hésitez vraiment pas à poser vos questions au fur et à mesure du live. Et peut-être rapidement pour les personnes qui ne connaissent pas Chance, nous sommes une communauté d'entraide professionnelle et une méthode pour aider chacun et chacune à trouver sa place dans le monde du travail et dans la société. Nous avons plusieurs programmes d'accompagnement et le plus connu, c'est le bilan de compétences. Dans cette méthode, dans ce bilan de compétences, on propose aux personnes qui suivent le bilan d'aller se confronter à la réalité des métiers, justement pour découvrir les aspects positifs comme négatifs. C'est assez puissant et important. C'est vrai qu'on s'est rendu compte qu'en écoutant un ou une professionnelle parler de son métier, on se rend compte que c'est comme ça qu'on apprend des choses sur la réalité du métier et de si ça résonne ou si ça ne résonne pas pour nous et si on se projette ou alors on ne se projette pas dans ce métier. C'est ce qu'on vous propose durant toute cette semaine, jusqu'à demain. Lionel, tu participes à l'avant-dernière journée de cette semaine de live métier.
Charlotte (Chance)
C'est ce qu'on vous propose d'explorer une variété de métiers. Cet après-midi, on a beaucoup de chance de t'avoir avec nous, Lionel. Tu vas nous parler de ton métier qui est le métier d'architecte. Je vais te laisser la parole, peut-être, pour dans un premier temps, nous parler de ton parcours et de ce qui a fait que tu es arriver à ce métier d'architecte. Je te laisse le micro.
Lionel Isern (Architecte)
Très bien, merci. Et puis, bonjour Charlotte et bonjour à toutes et à tous. C'est un plaisir pour moi de pouvoir vous présenter ce métier parce que c'est un qui me tient à cœur. J'espère que j'arriverai à répondre à la plupart de vos questions et n'hésitez pas s'il y a des éléments que vous souhaitez qu'on voit un peu plus en détail, de me poser vous-même la question si je n'en ai pas parlé. Pour ce métier, on voulait commencer tout d'abord par parler de la formation parce que peut-être certains d'entre vous sont là dans le but de voir quel parcours il fallait faire. En fait, Les études d'architecture, c'est des études post-bac. À l'époque, c'était des bacs généraux. Je ne sais pas exactement comment ça se passe aujourd'hui ou un bac technique, peu importe. On concourt généralement à plusieurs écoles. Il peut y avoir une, deux, trois, quatre, cinq. Souvent, on concourt à plusieurs écoles. Cinq écoles, on se donne peut-être pas mal de chances. Il y en a qui concourent encore à plus d'écoles que ça. On peut être sélectionné dans une des écoles où il y a un oral également. On est sélectionné sur dossier.
Lionel Isern (Architecte)
Ensuite, il y a un oral qui nous permet de devenir étudiant si on est sélectionné. Les sélections sont assez compliquées parce qu'il y a beaucoup de demandes. C'est pour ça que participer à monter un dossier pour plusieurs écoles C'est quand même assez intéressant pour se donner un maximum de chances d'être sélectionné dans une d'entre elles. À la tutoage, j'avais candidaté pour cinq écoles et j'étais sélectionné à une seule d'entre elles. À l'époque où il y avait fait les sélections, il y avait un concours écrit qui a maintenant disparu, je crois. Il y avait l'écrit et l'oral. J'avais été sélectionné à l'école de Lyon. En ce qui concerne les études, les études d'archives, c'est système licence, master, doctorat maintenant. Il y a la licence en trois ans qui délivre un diplôme d'architecture et un master en deux ans qui développe un diplôme d'État d'architecte. À l'issue de ça, on Je n'ai toujours pas architect. Pour être architect, il faut faire une sixième année qui s'appelle l'habilitation et la maîtrise d'œuvres en son nom propre. C'est un peu barbare. C'est une année qui est plus technique, où on a du droit, où on a de la gestion d'entreprise, où on a des éléments qui s'éloignent un peu du cœur de compétences pour être architect, mais qui se rapprochent plus des compétences pour être gérant.
Lionel Isern (Architecte)
Parce que quelqu'un qui a le droit de porter le titre d'architrance, c'est quelqu'un qui est installé à son compte et qui est gérant de son entreprise. Cette formation, la sixième année, permet de s'inscrire à l'ordre des architectes, ce qui est nécessaire pour être architect. C'est un métier qui est libre et on a des devoirs vis-à-vis de notre pratique professionnelle par rapport à cet ordre. Autre chose, je n'ai pas dit, mais qui est très intéressant quand même, pour ceux qui veulent faire ces études, c'est qu'un architecte est reconnu comme un métier d'utilité publique. À ce titre, les études sont financées par l'État. Donc, on a très peu de choses à payer pour faire ces études-là. Des frais de bibliothèque, des frais d'administration qui sont allégés si on est boursier. Donc, C'est du fait, évidemment, qu'aujourd'hui, il y ait la reconnaissance de ce métier comme un métier d'utilité publique. Voilà un peu pour les formations. Moi, ce que dire par rapport à mon parcours dans la formation, c'est quand même aussi un peu intéressant parce que moi, je n'étais pas très bon dans mes études, pour vous dire. J'ai redoublé une fois la licence et une fois le master, ce qui est le maximum qu'on ait le droit de redoubler.
Lionel Isern (Architecte)
Je ne l'ai pas très bien vécu, pour être honnête. C'est des études qui sont très, très intéressantes, mais qui sont parce que ça demande beaucoup de temps de travail, énormément de temps de travail et on peut s'y perdre. Je pense que moi, je manquais un peu de méthode. Je vous engage, si vous voulez aller dans ces études-là, à essayer rapidement d'être méthodique dans votre travail et laisser aller au simple plaisir de dessiner, parce qu'on peut perdre beaucoup de temps là-dedans. C'est très bien d'avoir le dessiner, mais il faut aussi un peu cadrer ces efforts parce que sinon, on peut passer énormément de temps à travailler et perdre d'un temps précieux dont on a besoin également quand on est jeune et que Également, je parle des admissions de post-bac, mais c'est possible aussi de rentrer dans une école d'arché en réorientation. Ça peut être des personnes plus âgées, elles, à l'école. Généralement, on s'occupe de chez soi, on s'occupe de plein Il y a d'autres choses à côté. C'est très important de garder un confort en un moment pour pouvoir tenir dans la durée, parce que c'est des études qui sont dures et elles sont dures du début à la fin.
Lionel Isern (Architecte)
C'est quand même des études qui font plaisir à faire. On dessine, On apprend un peu de mathématiques, il y a des cours de philosophie, il y a des cours de sociologie. C'est très large. Pour ceux qui aiment toucher un peu à tout, c'est des études qui sont très stimulantes. Malgré le fait que ça a été difficile pour moi, je ne regrette rien. Je ne sais pas s'il y a déjà des questions par rapport à quoi.
Charlotte (Chance)
Il n'y en a pas encore, mais moi, peut-être, j'en aurais une pour toi. Pour des personnes qui souhaiteraient reprendre leurs études et donc faire ce métier, tu parlais des passerelles et des écoles que tu peux intégrer dans le cadre d'une réorientation. Est-ce que tu aurais des noms d'écoles que tu pourrais recommander ? Est-ce que tu pourrais nous dire comment ça se passe ? Est-ce que l'intensité du travail est la même ?
Lionel Isern (Architecte)
Les écoles d'architecture, c'est des écoles nationales d'architecture. Il doit y avoir, je ne sais pas, à peu près une vingtaine en France, peut-être. Quand on n'est pas sélectionné dans une école d'architecture, tout est possible. Il faut voir ce qu'on a envie de faire. Mais concrètement, si on veut commencer parer au métier, il y a quand même peut-être des endroits qui sont plus intéressants. Par exemple, une école d'architecture d'intérieur, une école de design des écoles où on commande de la gestion de projets surtout. Parce que le cœur des études d'architecture, là, on va passer le plus de temps, c'est de la gestion de projets. Ce n'est pas du début à la fin qu'on voit le projet dans les écoles, c'est surtout les phases très en amont du projet. Mais en tout cas, c'est quand même de la gestion. Se préparer au dessin, se préparer à travailler jour après jour sur un objet, à construire quelque chose. C'est quelque chose d'intéressant.
Charlotte (Chance)
Super. Merci beaucoup Lionel. Et tu as une question de la part de Johanna qui te demande: Est-ce qu'on peut être architecte si on n'est pas forcément bon en mathématiques ? Tu venais de parler de la gestion de projet qui a été qui est clé, mais est-ce que les mathématiques ont aussi leur importance ? J'imagine que oui.
Lionel Isern (Architecte)
Ça me permet un peu de mon expérience aussi, avant de pour entrer en école. Moi, je suis issu d'un bac général S. J'étais au Démat, mais j'avais quand même un bagage un peu scientifique. À l'École d'Architecture de Lyon, j'ai été sélectionné parce que j'ai eu une très bonne note au bac de Fé. En gros, les critères de sélection de l'École d'Archers à l'époque, c'était les notes du bac de français. On voit que ce n'est pas forcément ce à quoi on s'attend. Par contre, c'est tout à fait possible, si on est mauvais en mathématiques, de faire un parcours en école d'architecture. C'est une étude qui demande un niveau très élevé en maths, à titre d'info. Il faut quand même être à l'aise avec certaines bases. Il y a des bases à avoir, mais le plus gros du métier d'archi, c'est C'est surtout de la géométrie plus que... Ça ne passe pas par des calculs, c'est de la géométrie très simple pour dessiner. Il y a des rééros, théorème de Pythagore, théorème de Thales, ça aide. Être expert du produit en croix, parce que ça, on l'utilise tout le temps, mais à priori, c'est des choses qu'on a même avant le lycée.
Lionel Isern (Architecte)
Pour ceux qui voudront faire un parcours, c'est possible de faire un double cursus archi-ingénieur. Là, par contre, côté INGE, les maths sont vraiment beaucoup plus poussées que ce qu'on peut voir au lycée, en spécialité maths.
Charlotte (Chance)
Ok, merci beaucoup Lionel. J'espère que ça répondra à votre question, Yohanna. Peut-être, est-ce que tu peux nous parler de ce métier d'architecte ? Quelles sont tes missions ? Quel est ton rythme de travail ? Tu as aussi une question de Wendy dans le chat qui demande aussi peut-être la spécificité de ton statut aujourd'hui. Peut-être nous donner un petit peu plus d'informations sur le métier ?
Lionel Isern (Architecte)
Ok. Je vais vous parler directement de mon métier, de mon parcours. Il faut savoir que les études d'architecture, quand on est sorti, ce n'est pas évident au jour du travail. Je pense que c'est pareil dans énormément de métiers. Pour moi, personnellement, c'est quelque chose où je tirais la sonnette d'alarme. C'est juste qu'il faut être prêt à travailler au début. On ne trouvera peut-être pas au tout début exactement ce qu'on a envie de faire, le métier qui va nous suivre toute la vie. La plupart des gens qui se lancent dans ce métier-là, ils testent des choses dans certaines agences. Peut-être, ils trouvent des meilleures conditions au bout de deux, trois ans. Après, ils changeront encore. Et puis, à terme, si on est salarié, on travaille toujours pour quelqu'un. Donc, l'archi Le site à la boite, généralement, donne des consignes assez poussées. Si on devient chef de projet, on a plus de liberté. Mais ça me permet de parler de mon parcours qui est un peu singulier. Je suis sorti de l'école d'architecture en 2015 avec un master. Je n'avais pas encore la sixième année et j'ai recherché. On peut travailler dans des agences d'architecture sans avoir la sixième année, mais c'est ça que si on veut s'installer à son compte.
Lionel Isern (Architecte)
Je voulais être salarié à l'époque. On avait, suite à mon, on appelle ça le projet de fin d'études, c'est-à-dire le dernier diplôme, une recommandation en poche pour une agence d'architecture de la part d'un des membres du... Je suis allé voir cette agence d'architecture qui me plaisait beaucoup et on a dit: Nous, on ne peut pas employer aujourd'hui. C'était une époque où, financièrement, ce n'était pas le top pour les agences, pour le milieu de la construction en général. Par contre, moi, je viens de Perpignan, je n'en ai pas parlé, mais j'habite dans les Pyrénées-Orientales et j'avais l'intention de revenir à cette heure-là. Son agence, à lui, était à Lyon. Donc, il m'a dit: Écoute, si tu veux retourner par chez toi, si tu as l'idée de chez toi, il y aura peut-être moins de pression des agences, moins de concurrence. Donc peut-être que ça sera plus facile pour toi de te lancer. C'est un premier conseil qu'on m'a dit. J'ai continué à chercher dans des agences d'archi. J'en ai fait à peu près 20. C'est candidature spontanée. Aucune de ma prise à ce moment-là. Quand j'ai fait la 21ème, je me suis dit: Ça commence à plus trop me plaire les agences dans lesquels je me reconnaissais pas dans leurs valeurs.
Lionel Isern (Architecte)
Donc j'ai arrêté de candidater pour des agences. J'ai décidé de retourner à Perpignan et je me suis allé en tant que dessinateur en bâtiment indépendant. Je n'avais pas le droit d'avoir le titre d'architecte, donc je me suis lancé en tant que dessinateur indépendant. Et j'ai travaillé pour des architectes maîtres d'œuvres paysagistes en sous-traitance pendant à peu près trois ans. C'était une super expérience. J'ai appris le fait d'être chef d'entreprise parce que finalement, j'ai eu l'occasion d'être salarié dix mois dans ma vie en architecture quand j'avais redoublé ma licence Mais à part ça, j'ai une expérience de salariat. C'était un peu le saut dans l'inconnu. Et puis, petit à petit, on commence par des pets et puis petit à petit, on prend confiance, on teste des nouveaux trucs, on apprend et sur le tas, au bout de trois ans, je savais déjà faire pas mal de trucs. Par contre, au bout de trois ans, ça me plaisait plus ce que je faisais. Comme je disais, on ne trouve pas forcément toujours du premier coup ce qu'on a envie de faire. Donc, j'ai décidé de tour en France, j'ai arrêté de travailler avec mes partenaires et je me suis acheté un véhicule pour faire un tour de France pour découvrir des nouvelles techniques de construction.
Lionel Isern (Architecte)
L'occasion de ce tour en France que j'ai fait ma sixième année, je faisais quelques allers-retours à Montpellier parce que la sixième année, je l'ai passée à Montpellier. J'ai passé ma sixième année et j'ai dit: Mon intention, c'est de faire de l'architecture axée plutôt sur l'écologie, à savoir, on appelle ça des matériaux: le bois, les fibres végétales, la paille, le chanvre, tout ça. J'ai passé ma sixième année, je l'ai eu en poche. J'ai fixé mes intentions D'accord ? Par contre, là, on est à peu près à quatre ans depuis que j'ai quitté les... Ce qu'il a fallu faire, je savais qu'à ce moment-là, je voulais me lancer en tant qu'architect. Le problème, c'est qu'à mon compte, le problème, Je ne voulais pas accepter n'importe quel projet. Et à l'issue de mon tour, en France, je n'avais plus de monnaie en poche. Donc, si j'avais une activité, il aurait fallu que j'accepte tous les projets venant. Je ne voulais pas faire ça. Donc, j'ai continué à travailler en sous-traitance pendant deux ans pour des en tant qu'archi pour me faire ce qu'on a pas le monde, c'est-à-dire de l'argent disponible dans lequel on va piocher si on n'a pas de travail.
Lionel Isern (Architecte)
Donc, j'ai fait ça deux ans et on a la boîte en tant qu'archi et ça m'a bien servi parce qu'en un an et demi, j'ai écoulé tous les fonds tout l'argent du fonds de roulement. Donc, moi, un conseil pour ceux qui veulent se lancer au départ, constituer quand même un fonds qui soit assez conséquent. Je peux en parler. Pour mon cas, c'était 12 000 €. Monter sa boite et refuser des projets, c'est un grand luxe, mais un peu cher parce que, mine de rien, il y a beaucoup de frais avec une agence d'architecture. Vous voyez, moi, un an et demi, j'ai bossé quasiment à plein de temps et pourtant, les premiers projets, ce n'est pas les projets qui rémunèrent le mieux. On passe beaucoup de temps à bosser, à prendre beaucoup de choses et tout ça. Par contre, c'est vrai qu'il faut un peu le préparer. C'est un conseil que je donne pour ceux qui veulent se lancer. Si vous vous donnez un maximum de chances que ça puisse se faire dans des bonnes conditions. Après, maintenant, ça fait deux ans que je suis en tant qu'archi et je n'ai jamais été aussi content dans ma pratique pro.
Lionel Isern (Architecte)
Pour moi, c'est super. Là, ce que je vis en en ce moment. Je suis en accord avec mes valeurs, avec ce que j'avais énoncé de mon projet pro. Je commence à avoir des projets qui me plaisent, vraiment. De toute façon, depuis deux ans, je n'avais accepté que des projets qui m'intéressaient.
Charlotte (Chance)
Tu peux nous en dire plus sur...
Lionel Isern (Architecte)
La deuxième année, j'ai des projets que...
Charlotte (Chance)
Oui, tu peux nous en dire plus sur les types de projets, justement.
Lionel Isern (Architecte)
Excusez-moi. Le premier projet que que j'ai eue en tant que fils, c'était une dame qui avait fait confiance à une entreprise d'avis pour faire une cuisine d'été et ils n'ont pas fait du bon travail. Elle a fait appel à moi parce qu'elle se trouvait dans une situation où les entrepreneurs ne venaient plus sur le chantier parce qu'elle refusait qu'il vienne. Elle s'est rendue compte que c'était leur travail et il fallait un peu arranger tout ça. Je suis allé, j'ai déposé une demande de permis de construire que je n'avais pas fait et j'ai travaillé avec une entreprise de charpente bois pour faire un abri à peu près sur 30 mètres carrés pour couvrir sa cuisine d'études. On a démoli partiellement ce qu'ils avaient fait, on a conservé ce qui nous semblait correct. Moi, j'ai simplement fait le dossier et tout. C'est-à-dire, je suis allé sur place, il n'y avait pas de plan. J'ai fait tous les plans de l'existant. J'ai démarré un permis, j'ai eu un permis de construire avec ce projet-là, qu'elle, elle avait accepté. Donc une toiture en bois, une sorte de construite. Et le permis a été accepté, ça a été construit. Je n'ai pas fait de suivi de chantier sur cette mission.
Lionel Isern (Architecte)
Ça, c'était la première mission. C'était un tout petit projet. Je ne sais plus le montant des honoraires, mais c'était quelque chose de 2 000 € et 3 000 € sans doute. C'était assez peu pour le travail qu'elle a fait, mais au moins, elle était satisfaite. On un peu corrigé. Ce n'était pas de la grande architecture, je peux vous dire. À ce moment-là, l'objectif, c'était d'arriver... Je crois qu'elle avait un budget de 10 000 €, quelque chose comme ça, pour les travaux. C'était un petit budget, donc l'idée, c'était vraiment d'arriver à pérenniser la construction qu'elle avait chez elle et améliorer un peu ce qui avait été mal fait et faire en sorte que ça puisse tenir le coup. Nous, on assure le bâtiment pendant minimum 10 ans, donc il faut que ça tienne le coup. Là, en l'occurrence, ce qui avait fait les maçons, c'est à tout coup, nous, on a congelé. Le premier projet. Le deuxième projet que j'ai eu, c'est on m'a appelé pour un permis de construire pour une annexe d'habitation, un petit local de 14 mètres carrés pour stocker les vélos et le bois en maçonnerie. Donc, j'ai proposé une mission complète, à savoir: j'ai proposé de faire le suivi de chantier.
Lionel Isern (Architecte)
On m'a demandé que le construire également. Donc, j'ai fait le permis de construire qui a été accepté. J'ai fait ma mission aussi. J'ai dû remporter à peu près dans l'Humson. Ensuite, j'ai eu un gros projet dont on m'a appelé pour un permis de construire suivi de chantier. C'était dans mon village C'était une énorme maison qui devait faire dans les carrés, peut-être. Une ancienne maison de maîtres avec un gros jardin en centre-ville d'environ 200 mètres carrés. L'idée, c'était de faire un rabat avec à peu près 20 couverts en extérieur et de faire trois appartements au-dessus pour faire un peu de vie. Même, c'était un peu plus de trois apparts. Le projet, c'était quatre appartements. Un pour les propriétaires et trois qui sont en hôtellerie avec leur restaurant. Ça, c'était mon premier gros projet. J'ai déposé le permis de construire, il a été accepté. Malheureusement, les clients devaient vendre, ils avaient un autre reste commun. Ils devaient vendre leur maison pour... La maison était couplée au restaurant. En gros, ils devaient vendre ce billet pour avoir les sous pour acheter le reste. Ils n'ont pas réussi à le vendre. Donc, on n'a pas pu faire le projet.
Lionel Isern (Architecte)
Ça arrive aussi. Donc eux, ils ne m'ont pas aidé de me construire, mais le projet n'est jamais allé plus loin. À titre d'info, Je donne les montants, ça peut intéresser, mais c'est aux alentours de 5 000 € pour une mission comme ça. À l'époque, je chiffrais, ce qui est quand même assez peu, mais ça commence à être déprogressant. Il faut savoir que sur tout ça, on y passe facilement en termes de travail deux mois à temps plein pour un projet comme ça. D'arriver à me construire, au début, c'est facilement ça.
Charlotte (Chance)
Super. Lionel, je vois que le temps tourne un tout petit peu et passe très vite. 30 minutes, c'est beaucoup trop rapide et je vois qu'il nous reste déjà six minutes. Tu as quelques questions dans le chat que je me permets de te partager. Notamment la première, celle d'Elsa qui te dit: Bonjour, si on a déjà une base en architecture d'intérieur et qu'on ne veut pas forcément faire le cursus depuis la première année, est-ce qu'il est possible de placer le diplôme d'architecte en accéléré et aller directement en troisième année ? Ou si cela n'est pas le cas, est-ce qu'il existe des formations peut-être professionnelles ?
Lionel Isern (Architecte)
Je ne saurai pas répondre dans le détail à ça. Je pense qu'il faut les écoles d'architecture, l'administration, pour leur demander ce qu'il en est. N'hésitez pas. Les écoles d'architecture, il y a un accueil, une administration, donc c'est un coup de fil à l'une d'entre elles. Elle sera plus à même de vous parler de ça que moi. À l'époque où j'y étais, c'est qui avaient fait ce parcours d'architecture d'intérêt, ils pouvaient intégrer directement la seconde année. Mais par contre, ils ne pouvaient pas demander d'équivalence pour une licence. Je ne sais pas comment ça en est aujourd'hui. Visiblement, j'ai avec moi une Le stagiaire qui est en troisième année d'archi a un signage du pouce, donc c'est que je ne dois pas avoir tort.
Charlotte (Chance)
Ensuite, pour la suite, parcours pro.
Lionel Isern (Architecte)
Apparemment, il commence à y avoir des alternances ? Ça n'existait pas. À un moment, il commence à y avoir des écoles qui le font. Voilà.
Charlotte (Chance)
Super. Ok. Je suis là pour cette question. J'espère que ça répond à votre question Elsa. Tu as aussi deux deux questions de la part de Célia. La première, comme Elsa, la formation étant assez longue pour devenir architect, est-ce que tu as des noms de métiers intermédiaires ou s'approchant du métier d'architecte, mais qui seraient plus accessibles ou en tout cas accessible plus rapidement ?
Lionel Isern (Architecte)
Oui, il y en a beaucoup. Il y a des métiers très différents. En fait, si vous voulez, architect, pour faire simple, c'est le métier... C'est vraiment: on n'est pas spécialiste, on est généraliste. On sait un peu sur tous les métiers, mais on n'est pas des spécialistes de chaque métier. Donc, il existe une panoplie de spécialistes, par contre. Des économistes de la construction qui vont plutôt faire des métrés, c'est-à-dire identifier combien de mètres carré il faut de tels matériaux ou combien de mètres linéaires, le chiffrer. Il y a des dessinateurs qui ne font que dessiner. Généralement, ils ne disent pas ce qu'ils dessinent. On leur dit de dessiner, ils dessinent. La plupart du temps, c'est ça. Il y a des ingénieurs, parce que je crois que l'ingénieur, c'est protégé aussi comme métier. Un bureau d'études, structures béton pour dimensionner les structures, structures bois. Après, bien évidemment, il y a tous les métiers de l'art et tous les métiers de la construction. Il y a plein de métiers d'artisans: électricien, plombier, plombier, maçon, étancheur, il y en a beaucoup. Il y a beaucoup de métiers qui s'agglomèrent du métier architect. Il y a aussi ingénieur thermique, des gens qui étudient quelle isolation il faut mettre pour qu'on soit en réglementation, parce qu'avec les contraintes écologiques, maintenant, on a des exigences de performance thermique.
Lionel Isern (Architecte)
Je vais rentrer plus dans les détails, mais vous voyez qu'il y a vraiment une panoplie large. Je voudrais juste parler vite fait des projets que j'ai en cours quand même à la fin, Clore, avec plaisir.
Charlotte (Chance)
Oui, bien sûr.
Lionel Isern (Architecte)
Vas-y, avec plaisir. Au bout de deux ans, c'est des maisons à réhabiliter, des projets avec des vraies missions complètes. À ce moment-là, moi, je propose que ça maintenant. C'est-à-dire que je me suis rendu compte que quand je faisais le suivi, la qualité de ce qui it était bien meilleure. Maintenant, je n'accepte que des projets où je fais et le permis de construire et le suivi de chantier. J'ai une maison à réhabiliter, j'ai des sanitaires publics à faire sur une commune à côté de là où je travaille. Et le projet un peu phare, c'est une extension d'un lycée, un petit lycée privé. Et c'est une extension de 150 mètres carrés. C'est exactement dans le cœur de ce que j'avais vu dans mon voyage. Ces constructions en bois isolées en laine de bois, la toiture isolée en paille et de la toiture végétalisée. La spectre, c'est du bois. Donc c'est un peu singulier dans le département. Il n'y en a pas beaucoup de projets comme ça. Je voudrais dire, je vois que le temps passe, mais pour ceux qui souhaiteraient faire ce métier, faire ce métier quand on est en accord avec ses valeurs, c'est se racheter beaucoup de liberté.
Lionel Isern (Architecte)
Moi, c'est ce que j'apprécie le plus dans ce métier-là, c'est que je suis libre de faire ce que je veux faire. Pas à l'opposé à moi, j'ai J'ai des murs à franchir, beaucoup d'épreuves de temps en temps, mais vu que je sais là où je veux aller et que je suis atteint. Généralement, j'arrive à aller au bout de ce que j'ai envie de mener. Ça, c'est très, très agréable. Je me suis dit: Où on peut avoir ce confort-là.
Charlotte (Chance)
Et cette liberté, j'ai l'impression, en t'entendant parler. Merci beaucoup Lionel. Tu as fait une conclusion Parfait. 30 minutes, c'est très court. On est désolé et vraiment, je pense qu'il y avait encore d'autres questions. Je me demande, Lionel, si par hasard, est-ce que tu penses que les personnes qui pourraient avoir encore quelques questions pourraient être contactées peut-être sur LinkedIn en tapant ton nom et ton prénom ? Est-ce que c'est possible pour toi ? C'est vrai que ça passe très vite. Bien sûr.
Lionel Isern (Architecte)
Vous me dites Vous me dites peut-être en premier quand vous êtes sage, que vous avez assisté à la conférence. Comme ça, je saurai vous reconnaître.
Charlotte (Chance)
Super. Génial. C'est super. Merci encore Lionel pour ton temps, pour ces 30 minutes que tu nous as consacrées. Merci à toutes celles et ceux qui étaient présentes. Merci pour vos questions très intéressantes et très riches. Et merci Lionel d'avoir donné autant d'informations et d'avoir partagé autant d'exemples sur tes projets. Ça donne justement du concret sur ton métier. C'était vraiment très inspirant. Et si de votre côté, vous souhaitez rejoindre peut-être la communauté d'entraide de Chance, nous avons mis en place une initiative qui s'appelle 3 Minutes pour les Autres, pour peut-être, si vous le souhaitez, apporter un petit coup de pouce professionnel dans le cheminement professionnel d'une personne qui en a besoin et de bénéficier à votre tour d'un coup de pouce également. Si vous en avez besoin également, c'est tout à fait possible sur cette initiative. Je vous mets le lien pour rejoindre cette communauté qui est entièrement gratuite et à disponibilité de toutes les personnes qui souhaitent simplement apporter un coup de pouce et en recevoir. Voilà, merci à toutes celles et ceux qui ont été présents. Merci encore Lionel pour ton temps précieux. Je vous souhaite une très bonne fin d'après-midi et une très bonne fin de semaine.
Charlotte (Chance)
Merci tout le monde. À bientôt. Merci beaucoup Emilie, merci Wendy, merci Elsa aussi pour vos super questions. Merci Célia. À bientôt tout le monde. Merci Dora, Johanna. À bientôt Lionel, merci beaucoup.
Lionel Isern (Architecte)
Allez, merci.
Charlotte (Chance)
Au revoir Charlotte. À bientôt, au revoir tout le monde.
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