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Nawelle El Khourouj, Architecte

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Clémence (Chance)

Bonjour à tous.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Bonjour.

Clémence (Chance)

À toutes et bonjour Nawelle, que j'ai déjà un petit peu vue dans les coulisses de En coulisses. Et du coup, rebonjour. Et bienvenue à tous pour ce live. On est ravis d'être là ce matin avec vous. Je laisse un petit peu les gens se connecter doucement et je propose de commencer par une intro de qu'est-ce que c'est que ce live en coulisses et même pour remonter un petit peu aux origines, qu'est-ce que c'est que Chance rapidement. Chance, c'est une communauté d'entraide et un bilan de compétences qui vise à ce que chacun et chacune puisse être alignés avec le métier qu'il fait ou qu'elle fait. Dans la méthode Chance, il y a deux parties, il y en a plus, mais il y en a notamment deux. Une qui est autour de l'introspection et donc l'idée étant de mettre à place ce qui nous motive, nous anime et ce qui fait qu'on aime ce qu'on fait. En sachant qu'un métier, toujours dans la méthode Chance, ce n'est pas juste un métier, c'est aussi un environnement, une finalité et des impératifs. Ce sont ces quatre éléments, qu'on appelle les quatre piliers, qui forment notre job et les quatre sont importants.

Clémence (Chance)

Et juste après cette phase d'introspection, on a l'exploration. L'exploration, c'est un moment clé qui vise à ce que les personnes, notamment qui font le bilan de compétences chances, puissent voir ce qui se passe ailleurs, ouvrir leur chakra, s'informer. Et c'est exactement dans ce cadre-là que ce live en coulisse, qui est ouvert aux personnes qui font le bilan de compétences chances, mais aussi au grand public, de rencontrer des personnes qui aiment leur métier et qui sont là pour en parler. Donc, merci Naëlle d'avoir accepté notre invitation à ce live. C'est un métier architect, je ne vais pas te cacher que c'est un des métiers qui ressort beaucoup dans ce que les gens qui font le bilan de compétences chances choisissent ou en tout cas regardent. Pas forcément le choisi, enfin, plutôt le... Oui, choisissent à la fin, mais néanmoins, c'est quelque chose qui fait palpiter le cœur de certains et certaines. Du coup, sans transition, je te propose de nous raconter un petit peu ton parcours et comment tu en es arrivée là.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Moi, j'ai fait un bac économique, un bac économique en spé mathématiques que j'ai obtenu au Maroc en 2009. Ensuite, j'ai démarré des études d'architecture en format classique, licence master sur cinq ans, que j'ai fait à l'école de Paris-Valdecelle. Après ça, j'ai continué, j'ai poursuivi dans le domaine de l'urbanisme parce que je m'étais plus ou moins spécialisée en urbanisme pendant mes études d'archi. Donc, j'ai poursuivi en urbanisme à la faculté de Nanterre, dans un master de aménagements des villes étalées. Et ensuite, j'ai passé mon habilitation à la maîtrise d'œuvres en nom de prof. Donc, c'est le nouveau des PLG, en quelque sorte, qui qui permet de s'installer à son compte, de pratiquer à son compte. Et donc, j'ai fait ça sur un an. Ça se déroule en alternance. Donc, nous, le format, c'était quatre-cinquième. Donc quatre jours en agence, une journée à l'école. Il y a des écoles dans lesquelles c'est six mois, six mois. Donc moi, j'ai fait ça dans une grande agence d'archi à Paris, toujours au sein de mon école d'archi, Paris-Valdeciennes. Ensuite, j'ai continué à travailler pour cette même agence pendant un peu plus d'un an et demi. Et puis, déménagé en Corse, où j'ai intégré une agence d'archi pendant trois ans, pour qui j'ai travaillé, en tant que collaborateur d'architecte.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Et ensuite de ça, j'ai décidé de me mettre à mon compte. Donc, j'ai ouvert mon agence en 2019.

Clémence (Chance)

Génial. Et dans quel endroit ?

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Mon agence se situe à Porto-Vecchio, dans le sud de la Corse. Et moi, j'exerce dans tout le bassin d'Extrême Sud.

Clémence (Chance)

C'était pour l'instant jalousie, moi qui suis là. Super.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Alors, architect, tu as vécu les deux.

Clémence (Chance)

Tu l'as vécu en agence d'abord, puis à ton compte. Est-ce que tu peux peut-être comparer ces deux mondes ? Parce qu'à mon avis, ce n'est pas exactement la C'est pas la même chose.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Non, ce n'est effectivement pas du tout la même chose. Et c'est la raison pour laquelle j'ai transité vers l'indépendance. En agence, on assiste une... L'architecture, tout le monde le sait, C'est un métier de création, de conception et c'est surtout un métier qui comporte pas mal de responsabilités. Donc, le fait de travailler en agence, on accompagne une personne qui a une agence ou un groupe d'un architecte. Mais moi, la façon dont je l'ai vécu, c'est que j'assistais, je faisais quelques tâches, etc. Mais c'était surtout de l'assistance à l'architecte qui avait l'acte de concevoir, l'acte de construire. Et puis moi, derrière, à côté, je faisais tout ce qui était réalisation de plans, plan d'exécution, etc. Dans certaines agences, suivi de travaux, sur certains projets. J'intervenais en amont, parfois un peu dans la conception, pour accompagner un petit peu l'architecte de l'agence. Et puis après, moi, ce qui m'a un petit peu manqué dans ce mode de pratique, c'était tout ce qu'on développe en études, c'est-à-dire la pensée, l'imagination, la conception, l'envie de développer ses propres idées. Ça me manquait un petit peu, l'autonomie me manquait. Et donc, c'est pour ça que je me suis orientée vers vraiment une façon de travailler très indépendante où là, pour le coup, je mène mes projets du début jusqu'à la fin.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Ce sont mes idées que je développe. Ça, c'est pour toute la partie, je dirais, conception, je dirais, production. Et après, il y a tout l'aspect aussi relation clientèle. Moi, le contact humain, il me manquait quand même beaucoup en agence. Puisque j'étais essentiellement derrière l'ordinateur et que moi, j'avais besoin de ce contact à la fois humain et puis à la fois de me déplacer. En fait, l'archi, ça peut être une chose et une toute autre chose selon la façon dont on le pratique. Et moi, je me sentais un petit peu, c'est très personnel, mais un petit peu oppressée dans la façon de le pratiquer au départ en agence. Et du coup, l'idée de travailler seule, ça m'a permis de développer mes idées, de développer mes relations de clientèle, d'accompagner les clients comme moi, je le souhaite et de voir plein de choses, de suivre les travaux, etc. Super.

Clémence (Chance)

Je reprécise ce que j'ai oublié de dire au début de ce live, que vous pouvez poser toutes vos questions dans le chat qui est le petit bouton en bas à droite avec la petite bulle et les trois petits points. N'hésitez pas, je me ferai un plaisir de les agréger et de les poser à Noël au fur et à mesure. Est-ce que c'est un métier... Si je ne dis pas de bêtises, il me semble que tu as fait la voie royale pour être architecte. Est-ce qu'il y a des voies alternatives ? Parce que je pense à toutes les personnes qui sont peut-être dans ce live, qui sont en reconversion ou qui réfléchissent, en tout cas, à bouger. Quelle est la meilleure façon de le faire ? Pas depuis le départ, mais de le faire après avoir eu déjà une expérience professionnelle. Qu'est-ce que tu conseillerais ? Qu'est-ce que tu as vu qui marchait ?

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Ce que je sais, c'est que pendant les études d'archi, si on veut intégrer le parcours études Si on veut intégrer le parcours d'études, on peut le faire avec des équivalences. Donc ça, il faut regarder vraiment les domaines qui sont compatibles, mais à travers certains parcours en arts appliqués ou dans des métiers connexes en technique, par exemple en ingénierie, etc, on peut arriver plus rapidement, je dirais, à la sortie en intégrant soit la deuxième, soit la troisième année de licence. Après, en ayant une voix tout à fait différente, je dirais par exemple de l'ordre de l'ingénierie ou de la génie civile ou quoi, on peut regarder pour faire une validation des acquis professionnels. Donc ça demande de travailler trois ans. Donc là, il faut vraiment vérifier. Mais en tout cas, c'est plus ou moins ce que je sais. On peut, en travaillant avec un architecte, procéder à une validation des acquis professionnels sur trois ans et avoir le titre d'architecte à la fin. Ça, c'est vraiment des choses qu'il faut affiner, mais dans l'idée, c'est ça. Il y a deux types d'intégration du parcours. Donc c'est possible.

Clémence (Chance)

Après, c'est du cas par cas, il faut se renseigner.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Exactement. Parce qu'il y a des parcours qui vont peut qui vont peut-être permettre... C'est vraiment du cas par cas, il y a des parcours, effectivement, qui vont peut-être permettre de gagner un ou deux ans en fonction de ce qu'on a acquis au préalable. Et après, peut-être même que toutes les années de pro pratiquées, par exemple, dans un environnement, je dirais, où on est dans une agence avec un archi, un ingénieur béton, etc, ça peut permettre aussi peut-être de passer des étapes plus rapidement.

Clémence (Chance)

Il y a une question d'Hélène qui dit qu'au total, ça fait combien d'années d'études ? Ça dépend un peu si on arrive en admission.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Moi, ce que j'ai fait avec le parcours classique licence Master HMO-NP, c'est cinq ans licence Master, plus une année supplémentaire habilitation à la maîtrise Ça, c'est, je dirais, le format classique.

Clémence (Chance)

Il y a une autre question d'Hélène, mais je vais la reformuler un peu plus générale. Tu as parlé de quelques métiers un peu connexes, justement, ingénieur béton, par exemple. Hélène parle notamment de décoratrice d'intérieur. Quels sont un peu ces métiers connexes qui peuvent être pas loin de l'architecte, mais qui n'est pas forcément architect et qui, peut-être aussi, demandent un peu moins d'années de formation ? Si Peut-être.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Il y a toute la partie... Aujourd'hui, il y en a beaucoup des formations pour devenir décorateur, etc. Je me suis jamais trop penché sur le temps demandé, mais je crois que c'est quand même des formats assez courts. Ça, ça permet quand même d'intervenir, par exemple, dans le cas de réaménagements d'espaces intérieurs, etc. La vraie différence avec un diplôme d'archi, elle va se faire par rapport à l'intervention sur la structure du bâtiment. C'est-à-dire que, par exemple, moi, je travaille beaucoup avec des décorateurs. On a des métiers qui sont très complémentaires, on adore travailler ensemble. Après, il y a des moments où ils vont plus avoir besoin que moi, je prennent la main sur certaines choses, notamment tout ce qui est enveloppe du bâtiment. Par exemple, si vous avez besoin, je ne sais pas, de faire tout simplement un permis de construire modificatif, donc intervenir en façade, changer les ouvertures, changer la structure du bâtiment, etc. Là, il y a des questions administratives. Pour pouvoir signer un dossier de permis de construire modificatif à partir d'une certaine surface de plancher, il faut un tampon d'architecte. Ensuite, par rapport à certains aspects techniques et de sécurité, il faut avoir un architect qui a une assurance professionnelle pour pouvoir intervenir sur la structure du bâtiment et tout ça.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Après, les gens peuvent le faire sans avoir d'archi, mais c'est à leur risque et péril. Là, on va parler dans le cas optimal Et après, la vraie différence, elle va se faire aussi par rapport aux responsabilités du professionnel. Où disons que le décorateur va plus intervenir sur des espaces intérieurs sur lesquels il n'y a pas vraiment de mise en fin, je dirais d'impact sur le bâtiment lui-même, que l'archi va plus travailler si, par exemple, il y a des cloisons à rabattre, une surélévation, une extension. Il y a tout ce C'est un aspect quand même, je dirais, technique et réglementaire que prend sous sa coupe l'architecte, que ne prend pas sous sa coupe l'architecte d'intérieur.

Clémence (Chance)

Et top. Merci beaucoup pour ça. Une question de Léa également que je ne t'ai pas posée, qui est que finalement Qu'est-ce que tu as choisi, toi ? Est-ce que tu es plutôt spécialisé dans l'architecture des particuliers, pour des particuliers ou pour des professionnels ? Quelle est la différence et comment ça se passe ?

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Moi, je suis spécialisé dans le privé. Moi, je fais surtout du résidentiel haut de gamme. Après, c'est un petit peu aussi le lieu géographique qui a fait que je me suis tournée vers ça et aussi le fait que j'adore ça. Si je n'aimais pas, je me serais certainement tournée vers autre chose, mais c'est ce qui me plaît beaucoup. Après, effectivement, on peut travailler sur des marchés privés ou des marchés publics. La grande différence, elle va se trouver, je dirais, sur l'interlocuteur qu'on va avoir en face et sur l'organisation du projet. Moi, j'ai affaire surtout à des clients privés, monsieur et madame tout le monde qui veulent construire leur maison. Et le marché public, ça va plus être une maîtrise d'ouvrage publique, par exemple, comme une commune. Je vais prendre l'exemple d'une commune qui veut faire une rénovation de la crèche de la commune. Ça, c'est un marché, ils vont faire un appel d'offres public où on va répondre, l'accès à la commande n'est pas le même puisqu'il y a un appel d'offres public. Ils sont obligés de procéder à la mise en concurrence. Ils font appel à plusieurs... Qui veut peut répondre. Et par la suite, après, il y a vraiment une constitution d'une équipe de maîtrises d'œuvres très suivie, très encadrée, etc.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Et après, le contact n'est pas le même avec la maîtrise d'ouvrage Puisque là, en privé, le contact est direct avec le client privé. C'est-à-dire qu'on se passe un coup de fil, on passe sur le chantier, machin. C'est quand même quelque chose de très, je dirais, spontané. En marché public, c'est quand même beaucoup plus encadré, beaucoup plus structuré. On a souvent un maître d'œuvre d'exécution aussi qui va intervenir. Donc, disons que c'est beaucoup plus séquencé, beaucoup plus structuré, beaucoup plus découpé par rapport à la distribution des tâches. Voilà C'est ça. C'est ça.

Clémence (Chance)

Je comprends. Là, c'est plutôt pour les marchés publics. Léa parlait notamment, entre autres, d'hôtels et de restaurants, par exemple, qui sont plutôt des privés, pas de particuliers, mais professionnels. Est-ce que ça, c'est un type d'architecture aussi un peu différente. Est-ce que tu connais un petit peu ce monde-là ?

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Oui. Moi, j'ai travaillé sur des hôtels et des restaurants aussi auparavant. Après, c'était un mode de conception qui est un peu différent. Ce n'est pas les mêmes fonctionnements. Ça, après, pour le coup, c'est vraiment de l'archipurce dans le sens où ce n'est pas les mêmes échelles de travail, ce n'est pas les mêmes réglementations. Il y a ça aussi à prendre en considération. Dès qu'on bascule sur des hôtels des restaurants, c'est des établissements recevant du public. Donc, il y a un tas de réglementations, accessibilité, sécurité, incendie, etc, qui s'appliquent. Et donc, c'est pareil, beaucoup moins... À mon sens, parce que moi, je fais essentiellement du résidentiel, mais c'est un peu moins fluide, c'est un peu plus contraignant. Il y a plus de réglementation à respecter. Et du coup, la responsabilité de l'architecte est aussi assez importante à cette échelle-là.

Clémence (Chance)

D'accord. Merci pour la distinction. Et Léa, te remercie directement. Je ne t'ai pas demandé, mais pour toi, l'architecture, c'était une évidence ? Ça fait partie de tes métiers passion depuis toujours ? Je te fais le...

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Oui, métier passion, au départ, ce n'était pas forcément la voie que moi, j'avais envisagé. Moi, je trouve ça très jeune, à la sortie du bac, on nous demande quoi choisir, etc. Je trouve qu'on n'est pas encore tout à fait clair dans notre tête sur ce qu'on aime, ce qu'on projette et tout ça. Moi, ce qui me plaisait beaucoup, c'était l'art en général. Donc, je dessinais beaucoup, je peignais beaucoup, je faisais de la musique, je faisais du théâtre aussi et j'étais très tournée vers l'artistique. Et d'un autre côté, j'avais quand même cet esprit assez rationnel et il y avait pas mal de métiers dans lesquels je me me projeter, où je n'arrivais pas forcément à m'imaginer, notamment des études... J'avais pensé à de la sculpture, au design de mode, etc. Je n'étais pas certaine de pouvoir mettre en application aussi ce côté assez rationnel que j'ai. Et C'est en discutant autour de moi, en me renseignant un petit peu, qu'on m'a parlé de l'archi, donc je me suis un petit peu intéressée à la question. C'est vrai que dès que j'ai commencé mes études, j'ai trouvé qu'il y avait cet équilibre parfait entre l'art et la technique, entre, je dirais, le côté créatif, imaginatif et tout le côté rationnel, qui est un peu rassurant quand on a un esprit comme le mien.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Pour moi, c'était la voie idéale, dès que je me suis mise dedans, je me suis rendue compte que c'était la voie qui me correspondait, oui.

Clémence (Chance)

Génial. D'où l'importance d'en parler autour de soi.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Exactement.

Clémence (Chance)

L'importance de ce genre de live.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Étant donné, c'est d'échanger avec les personnes qui pratiquent C'est pour ça que ces ateliers, je les trouve très intéressants, parce qu'on a souvent des idées à peu près conçues sur certains métiers. L'architecte, c'est celui qui est complètement barré, qui va imaginer des choses. Non, pas du tout. Il y a cette part d'imagination, mais il y a une partie réelle du métier dont on ne parle jamais et qui est quand même aussi très importante dans le métier. Je trouve ça bien de permettre aux gens de savoir un petit peu ce que ça comprend dans le réel.

Clémence (Chance)

Réaliste et sans filtre, super. Du coup, justement, ça fait une bonne transition avec ma prochaine question. Architect, c'est un métier assez glamour, je pense, en général, dans la société. Est-ce que tu veux bien nous raconter les aspects moins glamour, ou en tout cas, ceux que tu trouves un peu moins glamour de ton métier au quotidien ? Ce qu'il faut aussi que les gens aient en tête avant de se lancer.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Bien sûr. Je parlerai de... Après, c'est toujours pareil, c'est difficile de parler pour tous les architectes parce qu'on a tous des modes de qui sont différents et selon ce qu'on fait comme archi, c'est assez différent. Moi, dans la maîtrise d'œuvre privée, dans les marchés privés, en direct, je dirais, avec mes clients, ce qui est parfois, ce qui est pour moi, je dirais, le plus difficile, c'est la gestion du client. Pour ça, il faut beaucoup, beaucoup de patience, de compréhension. C'est un métier qui demande aussi beaucoup un aspect humain assez développé pour comprendre le client qu'on a en face de nous, qui nous qui nous met quand même entre les mains son projet de vie la plupart du temps. Du coup, on a des personnes assez exigeantes. Moi, travaillant dans le haut de gamme, j'ai des personnes qui sont d'autant plus exigeantes parce qu'ils mettent les moyens, donc ils attendent vraiment un niveau de prestation et un niveau de, je dirais, une présence très importante et de réactivité aussi. Donc, pour moi, ça, c'est un aspect assez difficile. C'est l'humain, en général. Mais cette difficulté, disons qu'on la retrouve dans beaucoup de métiers. Après, pour l'architecture en tant que telle, je dirais que c'est l'aspect responsabilité et mise en œuvre de la technique.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Disons que la technique, on l'aborde en études. On a des cours théorique. Mais après, je pense que la plupart des archis seraient d'accord avec moi sur le fait que quand on arrive dans la vraie vie et qu'on a un chantier et qu'on doit retranscrire dans le monde réel ce qu'on s'est imaginé, ce qu'on a dessiné, etc, il y Il y a un vrai gap, il y a un fossé énorme et il y a énormément de notions qu'on n'a pas, il y a énormément de choses qu'on ne comprend pas. Et la vraie difficulté, pour moi, elle est de s'entourer des bonnes personnes, des bons entrepreneurs qui vont être capables de nous accompagner là-dedans sans juger pour autant, sans dire: Les archis sont nuls, parce que de toute façon, c'est comme ça. On ne pourrait pas de toute façon tout apprendre sur 5 ans, 6 ans, 7 ans. Il faudrait peut-être 20 ans d'études pour réussir à tout apprendre. Et je pense que les architectes continuent d'apprendre jusqu'à la fin de leur carrière. C'est vraiment cet aspect technique et en plus, avec la pression de la responsabilité professionnelle derrière. C'est-à-dire qu'on sait très bien que derrière, si on se plante, on a la possibilité quand même d'avoir des petits pépins.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

La responsabilité de l'architecte est quasiment toujours engagée dans des constructions. Elle est toujours engagée. C'est vraiment cette pression, je dirais, cette pression réglementaire et administrative qui s'applique à toute la qualité technique de ce qu'on propose.

Clémence (Chance)

On a plusieurs questions, justement, sur le fait que tu aies lancé ta propre agence. C'est une agence ?

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Oui.

Clémence (Chance)

Est-ce que tu es seule ou est-ce que tu travailles... ? Est-ce que tu as des employés ? Quelle est la grande Les inconvénients, tu en as un petit peu parlé déjà, mais les avantages et les inconvénients d'être sa propre chef et de salariat. Ça, ça va être vrai aussi pour pas mal de jobs, mais notamment dans l'architecture. Qu'est-ce que ça donnerait pour toi ?

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Moi, je travaille toute seule. C'est un choix. Tant que je pourrais rester seule, je voudrais rester seule. Ça me permet d'avoir cette flexibilité au quotidien, que ce soit sur mon emploi du temps, je dirais à l'échelle d'une journée comme à l'échelle d'une semaine comme à l'échelle de l'année. Ça me permet de pouvoir bouger si besoin. J'adore me former, donc je me forme pas mal. Si j'ai besoin de monter parce que je suis en Corse, la majorité des formations sont sur le continent. Si j'ai besoin de monter sur le continent, me former, etc. J'ai cette flexibilité, notamment par rapport à mes congés, par rapport à mes loisirs, par rapport à tout ça. Après, les avantages, les inconvénients, ils sont évidents pour moi, c'est que je ne connaissais l'insomnie avant d'être à mon compte. J'ai toujours été nourrée marmotte et là, du coup, j'ai un peu vécu la différence. Parce qu'effectivement, il y a cette indépendance au niveau professionnel et au niveau financier aussi. Et l'indépendance financière, pour moi, c'était un vrai point de stress, surtout en démarrant dans un environnement, je ne suis pas originaire du lieu où je suis aujourd'hui. Donc, il y avait beaucoup de choses qui me stressaient un petit peu.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Mais après, cette indépendance-là, aujourd'hui, je l'apprécie beaucoup et je tiens à la conserver parce qu'elle me donne justement cette liberté et créative d'emploi du temps et de tout ce que j'ai pu aborder un peu plus tôt. Il y avait d'autres questions, je crois, qui venaient par la suite, si tu peux.

Clémence (Chance)

Effectivement, il y a une question de Céline qui est plus spécifique sur le fait d'avoir... Quand tu as monté ta propre agence, comment tu as fait pour te créer ton réseau de clients en particulier ?

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Au départ, je pense que c'est un peu comme tout. C'est un copain qui va demander un service pour une broutille et puis ça va bien se passer. Il va en parler à d'autres copains qui vont demander. Après, on ne bosse plus pour des copains, mais on bosse pour les copains des copains. Et puis après, c'est un projet qui s'est bien passé, même ne serait-ce qu'un bon contact, ça permet de... C'est du bouche-à-oreille. Moi, de toute façon, je ne fonctionne qu'au bouche-à-oreille. Aujourd'hui, j'obtiens la majorité de mes projets au bouche-à-oreille. Et après, j'ai intégré il y a deux ans maintenant, donc là, ça fait quatre ans que je me suis mise à mon compte et j'ai intégré il y a deux ans un réseau d'affaires sur le sud de la Corse qui m'a permis de me connecter aussi à d'autres sphères professionnelles qui m'ont permis toujours d'élargir le réseau professionnel et les connexions, je dirais, avec d'autres métiers que moi, je n'aurais jamais pu rencontrer sans adhérer à ça.

Clémence (Chance)

Il n'y a tu as plus, par exemple, de self-marketing que tu ferais en plus ? Tu n'en as pas besoin.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Non, pas spécialement. Après, oui, je pourrais le faire et je pourrais avoir plus de travail, mais après, de toute façon, je suis un peu limitée dans ma capacité de par le fait d'être seule. Et après, c'est toujours pareil, on pourrait prendre plus de travail, mais il faudrait prendre quelqu'un. Et prendre quelqu'un, ça veut dire faire plus de chiffres aussi. Et après, on connaît tous cette spirale. Et le but, c'est de réussir vraiment à continuer de travailler tout en étant... À côté de mon boulot, je suis quelqu'un d'assez curieux, j'aime faire beaucoup de choses, j'ai besoin de temps pour moi. Et vraiment, le fait de rester seule pour moi, malgré ce qu'on me dit souvent: Oui, mais tu devrais te faire aider, tu aurais plus de temps pour toi. Non, je pense que ça me permet de conserver une échelle qui me permet de garder un peu la main aussi sur ma vie personnelle.

Clémence (Chance)

Super clair. Ta journée type, qui inclue aussi la question de Caroline, en moyenne, tu gères combien de projets en même temps ?

Nawelle El Khourouj (Architecte)

La journée type, en vrai, je n'en ai pas vraiment, mais je vais commencer dans l'autre sens. J'ai différents projets. J'ai des projets que je fais simplement en conception avec un permis de construire. Après, je m'arrête et j'ai des projets que je fais de A jusqu'à Z, jusqu'à la livraison du chantier. Donc en mission complète, je dirais, avec suivi des travaux, j'ai six projets en même temps. Et à côté, j'ai cinq, six projets que je gère juste en conception. Disons qu'il y a des temps dans des projets. Donc il y a des phases qui vont demander beaucoup de présence et d'autres qui vont demander moins de présence. J'essaie un peu d'imbriquer tout ça de manière à ne pas être trop débordée, même si c'est parfois très difficile à l'être. Du coup, la journée type, j'ai essayé d'établir un programme plus à la semaine où j'ai des journées, par exemple le lundi et le vendredi, à l'entrée et à la sortie de la semaine, j'essaie d'être plus cool et j'essaie de bosser au bureau. Donc j'essaie de ne pas avoir de rendez-vous, de travailler et sur mon administratif et sur mes devis et sur mes factures. J'essaie de travailler un peu tout ça, répondre aux appels d'offres et tout ça.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

J'essaie de faire vraiment tout l'aspect, je dirais, bureau, lundi, vendredi. Mardi, j'essaie de caler tous mes rendez-vous, tous les rendez-vous avec les nouveaux clients, les fournisseurs, etc. Et mercredi, jeudi, c'est vraiment mes journées de tournée de chantier où du matin jusqu'à quasiment la fin de la journée, je tourne sur mes chantiers, je vais Je vérifie l'avancement, je fais mes rendez-vous avec les différents artisans sur le chantier et ensuite, j'ai toute la phase compte rendu où je rentre, je mets tout ça en forme, je fais les plans complémentaires qui sont demandés, les détails complémentaires qui sont demandés et je diffuse ça à l'ensemble des intervenants et au client.

Clémence (Chance)

Du coup, merci d'avoir calé une demi-heure pour nous tous. C'est sympa.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Avec plaisir. C'est vendredi.

Clémence (Chance)

Oui, vendredi. C'est vrai, mais quand même. J'ai une question. Pardon, je n'ai pas le prénom, du coup, je ne sais pas. Mais les architectes d'intérieur, je ne connaissais pas. Ont-ils leur place sur le marché entre les architectes et les décorateurs d'intérieur ? Est-ce que ça vous parle ?

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Architectes d'intérieur, ça va peut-être vous paraître bizarre, mais moi-même, je ne connais pas la différence entre les archis d'intérieur et les décorateurs d'intérieur. Pour moi, il y a les architectes et il y a les décorateurs. Désolé, si je Je ne veux absolument pas cette personne, mais je ne connais pas cette différence. Dans ma conception des choses, il y a les archis et il y a les décorateurs, qu'on peut aussi appeler archis d'intérieur, qui ont complètement leur place sur le marché puisqu'ils font un métier, c'est ce que je disais un peu plus tôt, c'est que moi, qui travaillent avec des archis d'intérieur, qui parfois s'appellent archis d'intérieur, parfois déco d'intérieur d'ailleurs, et qui ont complètement leur place dans le sens où ils ont des prestations qui sont complètement complémentaires. Moi, sur des gros projets, Par exemple, je vais prendre l'exemple d'un chantier que je suis de rénovation/extension sur une surface de 300 mètres carrés. Moi, à mon échelle, j'ai tellement de choses à gérer sur l'aspect architectural, à proprement parler, que Eux, ils ont une place énorme dans le projet, dans le sens où ils vont choisir tout ce qui est de l'ordre du détail, un petit peu, à savoir carrelage, faïence, couleur de peinture, mobilier, luminaire, fourniture sanitaire.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Eux, ils s'occupent vraiment de tout ça. Donc, Après, je fais le suivi de travaux et je vérifie la bonne mise en place en conformité de ce qui a été dessiné et demandé. Mais on a vraiment un métier, je dirais, qui est presque en symbiose puisqu'on travaille ensemble sur un même produit fini. Et eux apportent leur patte qui est parfois un peu plus, je dirais, sur la partie intérieure un peu plus audacieuse. Ils ont peut-être un peu plus de capacité aussi à surprendre le client. Ils sont très à la page aussi sur tout ce qui va plaire d'un point de vue intérieur, des petites choses que moi, je n'ai pas forcément non plus. Je pense que oui, ils ont complètement leur place, d'autant plus qu'aujourd'hui, même si là, pour le coup, je ne vends pas bien ma profession, mais il y a pas mal de projets qui peuvent se faire sans architectes. Je dirais quand on parle de réaménagement intérieur pur et dur, moi, je défendrais toujours l'idée qu'à partir du moment où il y a un impact visuel extérieur, l'architecte à sa place, mais peut-être qu'en intérieur, effectivement, les archis d'intérieur ont complètement leur part de leur légitimité et peuvent développer leur...

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Faire leur place, en tout cas. Et elle existe déjà bien. Ils l'ont déjà bien faite, les archis d'intérieur. Oui, ils ont complètement leur place sur le marché.

Clémence (Chance)

C'est super. Officiellement, on est à la fin de ce live. Maintenant aussi, Naouel, tu es d'accord pour prendre quatre minutes en plus. Oui, bien sûr. J'ai encore quelques questions et je te propose de faire une session tac-au-tac. Je sors de mon chapeau. Parce qu'il y en a encore pas mal. Donc, c'est parti. Sur quel logiciel travailles-tu ?

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Archicad.

Clémence (Chance)

C'est en location ou en achat ?

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Ou en achat ? En achat, c'est ça. En location.

Clémence (Chance)

Ok. On parle de crise immobilière. Il paraîtrait que des architectes souffrent pas mal de manque de projets. Est-ce que tu le confirmes ?

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Je pense que oui, à l'échelle nationale, ça doit pas mal se ressentir. Moi, dans ma région, je pense que c'est un peu différé. On va peut-être le ressentir un petit peu après, même si on commence déjà à le pressentir un petit peu, le marché a un petit peu changé. Oui, je pense que les archis, on va le ressentir. Après, il y a une contrepartie, c'est que toute la partie rénovation, restructuration et tout ça va être plus importante. On a clairement de plus en plus de projets rénovation.

Clémence (Chance)

Versus neuf, c'est ça ?

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Oui, exactement. Pardon.

Clémence (Chance)

Tu parlais de formation, tu aimes te former. Si je comprends bien la question de Céline, quels sont les types de formations que tu fais comme ça au long cours ?

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Il y a deux types de formations. Il y a un type de formation, je dirais technique. Moi, je suis assez tournée sur tout ce qui est matériaux biosourcés, architecture à l'impact minimisé, etc. Donc, je fais pas mal de formations là-dessus. J'ai fait récemment une une architecture sur les matériaux biosourcés, une formation sur l'architecture terre. C'est le genre de formation que je privilégie aujourd'hui, parce que j'aimerais bien pouvoir proposer ça demain. Et après, il y a toute la partie je dirais humaine, gestion de l'humain, où ce n'est pas forcément instinctif pour tout le monde de savoir gérer des crises avec les clients, avec les fournisseurs, etc. Et donc, j'ai fait récemment des formations sur la gestion sur le management bienveillant et les relations humaines.

Clémence (Chance)

À partir de quand as-tu pu te rémunérer correctement après ton installation ?

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Très franchement, je l'ai fait tout de suite. Je l'ai tout le temps entendu dire qu'il ne fallait pas se sous-payer, etc. Alors j'ai démarré en septembre. Je dirais que septembre, octobre, novembre, décembre, je ne les compte pas. À partir du mois de janvier, j'ai commencé à me rémunérer. Et moi, je me suis mise à mon compte l'année du COVID. Donc j'ai eu six mois quasiment sans activité du tout, où j'ai fait complètement autre chose. J'ai travaillé en boulangerie, pour tout vous dire. Il y avait des aides, mais l'idée, c'était quand même de rester dynamique et active. Et d'ailleurs, ce métier m'a permis d'avoir mes premiers chantiers. Parce que j'ai rencontré des clients à la boulangerie en disant que j'étais architecte et j'ai eu mon premier chantier. Et dès le mois, je dirais, ça a vraiment commencé en septembre 2020 et je me suis directement rémunérée.

Clémence (Chance)

Ça répond à une autre question qui était: Comment démarre son réseau ? Eh bien, travaille en boulangerie, c'est la meilleure fois. Alors, petite dernière, justement, comment définir ces honoraires ?

Nawelle El Khourouj (Architecte)

C'est une vraie question et c'est très difficile à faire, mais on a l'ordre des architectes qui a quand même bien prémarché le travail pour tout le monde. On les analyse en tout cas au pourcentage, on les estime en tout cas au pourcentage du montant des travaux. Donc, le client nous donne une enveloppe et nous, on part sur un pourcentage. Donc, en mission complète, c'est de l'ordre de 10, 12%, voire 14%, selon le type d'agence, etc. Que ce soit du neuf ou de la rénovation. Sachant que la rénovation, c'est toujours un peu plus élevé en termes d'honoraires, puisqu'il y a plus d'inconnus, etc. Et parfois un peu plus de boulot. Et après, sur des missions courtes comme une mission de permis de construire, ça va être de l'ordre de 3 à 4% du montant des travaux. Et après, libre à chacun de forfaitiser ou de rester au pourcentage selon ce qu'il a envie de mettre en place avec le client. Mais voilà, ça se calcule au pourcentage du montant des travaux.

Clémence (Chance)

Génial. Un grand merci d'avoir peut-être prêté au jeu du tac-au-tac qu'on vient d'inventer. C'était super riche. Il y a eu plein d'infos. Merci à tous pour vos questions. Merci surtout à toi, Naëlle, pour toutes tes expériences. Avec plaisir.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Ce beau métier. J'espère que j'ai été claire et que... Je me suis pas fait plaisir.

Clémence (Chance)

Super clair, vraiment. À tous, pour ceux qui sont arrivés en cours ou qui ont envie de partager, potentiellement, il y aura un replay, ne vous inquiétez pas. Je te souhaite une super fin de semaine dans ta journée plus cool.

Nawelle El Khourouj (Architecte)

Merci beaucoup, à vous aussi. Au revoir.

Clémence (Chance)

Au revoir, Nawelle. Je laisse passer les mercis, ça fait plaisir.

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