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Axel Lattuada, Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur

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Transcription complète

Nicolas (Chance)

Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans ce live métier en coulisses. Bonjour Axel.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Bonjour.

Nicolas (Chance)

Merci d'être avec nous. Tu as accepté généreusement de nous donner 30 minutes de ton temps pour parler de ton activité d'auteur, comédien, réalisateur et youtubeur. Donc, plusieurs casquettes. Je suis très content de pouvoir animer cette conversation avec toi. Pour ma part, je suis Nicolas pour me présenter rapidement à nos spectateurs. Je travaille chez Chance, au sein de l'équipe Produit, où j'aide à concevoir nos interfaces digitales. Donc aujourd'hui, j'aurais une casquette d'animateur. Toutes les questions sont les bienvenues pendant le live. L'idée, c'est vraiment que ça soit interactif. En attendant d'ailleurs que les gens nous rejoignent, puisque les gens arrivent progressivement, on peut un peu s'échauffer les doigts. Je vous propose de nous dire dans le chat d'où vous nous écoutez et peut-être aussi pourquoi vous voulez participer au live. Est-ce que vous cherchez à creuser une voie professionnelle particulière ou est-ce que c'est juste de la curiosité ? D'ailleurs, je peux répondre. Pour ma part, je suis à Paris dans les locaux de Deux Chances. Je suis dans une magnifique box qui est grise. Axel, est-ce que tu peux nous dire d'où tu nous parles ?

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Je suis à Paris aussi.

Nicolas (Chance)

D'accord, très bien.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Et c'est chouette. On a Grenoble, on a Lille, on a Angers, il y a des gens de partout.

Nicolas (Chance)

On est un peu partout dans la France. Peut-être Peut-être que si on attend un peu, on va avoir des gens de l'international, on ne sait pas.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Voilà, regarde la réunion, c'est incroyable. Toulouse. Toulouse, évidemment.

Nicolas (Chance)

Pour commencer, pendant que les gens nous rejoignent toujours, je vous propose de vous parler de Chance très rapidement, si vous ne nous connaissez pas. Chance, c'est une communauté d'entraide professionnelle et une méthode pour aider chacune et chacun à trouver sa voie dans le monde professionnel. On a plusieurs programmes d'accompagnement et le plus connu, c'est notre bilan de compétences. Pendant le bilan de compétences, on a une phase qu'on appelle la phase exploratoire. On invite nos talents à aller découvrir des métiers, à aller poser des questions aux personnes, justement, qui exercent ces métiers. Et c'est assez puissant parce que ça permet vraiment d'aller lever les fantasmes potentiels qu'on peut avoir, qu'ils soient positifs ou négatifs. Et ça permet de savoir si on peut se projeter ou pas dans le métier en question. Et c'est ce qu'on fait depuis le début de la semaine de Live métier chez Chance, où on propose de découvrir 50 Bravo.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Ça, déjà, c'est cool.

Nicolas (Chance)

Merci. Axel, pour commencer, je te propose peut-être de nous parler de ton parcours. Tu es aujourd'hui auteur, comédien Un réalisateur et youtubeur. Comment tu en es arrivé là ?

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Moi, j'étais un adolescent qui avait un peu de mal avec le système scolaire. Et en fait, pour faire cours. J'ai rencontré un pote quand j'étais au collège avec qui on s'est retrouvé sur le côté créatif. On a décidé de commencer à écrire des histoires ensemble. On était passionné de de cinéma, de jeux vidéo. On était des petits geeks. On avait envie de raconter des histoires. On s'est retrouvé sur ce point. On n'avait pas de caméras à l'époque parce que je suis un peu vieux. Donc, on On a commencé à écrire des histoires audio. On avait un micro, on venait d'avoir des PC, c'était le début. On écrivait des sketchs audio qu'on tournait ensemble. Et puis, du collège jusqu'à la fin du lycée, on a continué à créer des trucs comme ça avec mon pote Alex. J'ai donc sorti de lycée, moi, j'ai fait un bac scientifique parce que mes parents m'ont poussé à faire un bac S pour avoir plus de débouchés. C'est le truc classique, la peur d'avoir un parcours compliqué. Donc, j'ai fait S, je ne Je ne comprenais rien, je ne comprenais vraiment rien. J'ai réussi à avoir mon bac... Coup de bol, j'ai eu mon bac en 2007.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

C'est l'année où l'exercice de maths en SP maths était tellement compliqué que même les profs n'ont pas réussi à le faire. Ils ont surnoté en maths et grâce à ça, grâce aux maths, avec deux et demi de moyenne, vraiment, j'ai eu mon bac du premier coup. Sinon, je serais encore en train d'essayer de le passer. Sortie de bac, mon pote, lui, était parti faire un BTS d'infographie. On voulait faire de l'infographie, à la base, on faisait de la 3D. Moi, je commençais à toucher un peu à Photoshop, tout ça. Il y a beaucoup d'autodidactes dans mon parcours. J'ai beaucoup mis les mains dans le cambouis dès le début, à pirater les logiciels quand j'étais au lycée, tout ça, et à commencer à toucher à la vidéo. Je suis parti en fac. J'ai fait une fac d'art plastique parce que Pourquoi pas ? Parce que je n'avais pas été pris. Je n'avais pas été pris à la mise à niveau en arts appliqués dans laquelle mon pote avait été prise l'année précédente. Donc par dépit, je suis allé vers une fac d'art plastique et j'ai fait une première année en art plastique où Pareil, je comprenais pas trop ce que je foutais là.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

C'était à la fac à Amiens, j'ai fait à l'UPJV d'Amiens. Et j'ai vu que dans cette faculté, il y avait une section Art du spectable et de l'écran. Mon pote, lui, il se faisait chier en BTS à Chaumont. Et donc je lui ai dit: Vas-y, viens, on va tous les deux en fac de cinéage et on va essayer de continuer notre parcours de cinéaste. On s'est retrouvé en fac de ciné. Moi, j'ai fait une licence d'art du spectacle et de l'écran. Tu n'apprends pas grand-chose en termes de technique à la fac. C'est beaucoup de cours théoriques. Tu as 16 heures de cours par semaine, donc tu as beaucoup de temps libre. Moi, ce que je faisais, c'est qu'on formait un groupe de potes et pareil, on continuait de tourner, on écrivait, on tournait. Moi, j'ai beaucoup appris à faire du montage vidéo, notamment pendant ces années-là. J'ai eu ma licence et là, je me suis dit: OK, si je veux faire du cinéma, il faut que j'aille à Paris, parce que c'est là-bas que ça se passe apparemment. Ça me faisait très peur d'aller à Paris, parce que moi, je suis né à Charléville-Mézières, dans les Ardennes.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

J'aurais pu aller directement faire des études à Paris, mais j'avais peur. J'étais un petit provincial, j'avais peur de la grande ville. En nt de la fac, je me suis dit: OK, il va falloir que j'y aille. Je suis parti à Paris. Je me suis inscris dans une école de montage qui est le CLCF, Conservatoire libre du cinéma français, qui est une école privée, comme beaucoup d'écoles de l'audiovisuel. Sauf que celle-ci se disait un peu différente parce que c'était la seule qui me donnait un diplôme reconnu par l'État. Donc mes parents m'ont payé une année d'école de montage. Je suis sorti de ma genre de ma promo, quand même.

Nicolas (Chance)

Bravo.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Mais ça ne m'a pas servi à grand-chose parce que comme beaucoup d'écoles privées... Bref, tu payes un peu ton diplôme, on ne va pas rentrer dans ce débat. J'ai fait une année de montage où j'ai appris quelques petits trucs. En sortie de l'école, j'ai commencé à faire des stages. J'ai fait un premier stage par hasard. Je suis rentré au Grand Journal à l'époque, à l'époque de Michel Denisot. En tant que graphiste. J'ai passé quelques mois là-bas. Ensuite, j'ai fait un deuxième stage dans une boite dans laquelle c'est moi qui apprenais aux gens à faire du montage. Je me suis dit: OK, je ne vais pas apprendre grand-chose ici. Pendant Pendant presque deux ans, j'ai accepté tous les boulons qu'on me proposait en tant que monteur, la plupart du temps pas payés, et je me suis fait un réseau comme ça. Et à côté de ça, moi, je continuais à écrire des histoires, à vouloir faire du cinéma. Donc, j'ai monté en parallèle de ça une association avec mes potes de fac pour faire de la production audiovisuelle. Donc, on a monté des projets un peu toujours en système D, en trouvant des petits producteurs, des gens qui montaient leur boîte de prod, qui avaient besoin de projets.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Donc, on se démerdait, il n'y avait jamais vraiment de subvention, il n'y avait Je n'ai jamais vraiment de thune, mais on se démerdait comme ça pour faire des projets. En gros, pour faire quoi ? Pendant 10 ans, j'ai un peu fonctionné comme ça. C'est-à-dire que je travaillais en tant que monteur à la télé, notamment, beaucoup, en documentaire. J'ai fait des émissions de téléréalité, des trucs absolument ignobles, mais ça me permettait de payer mon loyer. Et à côté de ça, je continuais de faire mes projets de courts métrages. J'ai fait plusieurs rencontres, notamment un producteur qui m'a accompagné pendant presque 10 ans. Dans l'audiovisuel, il faut comprendre que c'est un milieu où tout prend du temps. C'est-à-dire que quand tu écris un projet, si tu veux le faire avec les moyens qu'il faut, c'est-à-dire avoir des subventions, avoir des diffuseurs, c'est une question de dossier, d'attendre plusieurs mois, de gens qui te disent: Je ne sais pas, on réfléchit. Et puis, au bout de six mois, on te dit: Non, désolé. Il y a eu beaucoup de périodes creuses comme ça et moi, ça me saoulait d'attendre à chaque fois qu'on me donne l'autorisation de faire des projets.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

C'est pour ça que j'ai plusieurs casquettes. C'est que très vite, je me suis dit: OK, si je veux faire ce métier... Moi, ce que je veux, c'est que ces histoires sortent et qu'elles existent. Donc, j'ai appris à filmer, j'ai appris à tourner, à monter. Et par la suite, j'en suis même venu à jouer la comédie, ce que je n'avais pas prévu à la base, mais ça m'est tombé dessus. Oui, en tout cas, avec le projet qui a marché au bout de 15 ans, et tout le monde s'en fout, je me suis retrouvé de l'autre côté de la caméra. Et comment je suis arrivé à faire Et tout le monde s'en fout ? Parce que ça a été de rien de presque huit ans de ma vie, c'est qu'à force de projets qui ne marchaient pas ou alors... C'est-à-dire que j'arrivais à faire un court métrage, à faire en sorte qu'il existe, et ensuite, quand tu fais un court métrage et que tu n'as pas de subvention, tu essaies de le faire vivre en festival, mais c'est pareil, c'est des semaines de dossiers. Tout prend du temps. Pendant que je galérais, je regardais un peu l'univers de YouTube.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Je n'y Je ne faisais pas grand-chose, mais je bossais avec un autre pote qui, lui, regardait beaucoup plus attentivement ce qui se passait sur YouTube. Un jour, il me dit: Vas-y, on devrait faire un truc tous les deux. On prend une caméra, on se filme, on écrit le petit sketch. On est venu comme ça avec du matériel emprunté. Souvent, j'ai beaucoup travaillé, soit en empruntant du matos à des potes, à force de faire du réseau. On a commencé à faire des sketchs sur YouTube. Je suis arrivé au bout d'un moment, j'ai dit à mon meilleur pote avec qui on écrivait des scénarios et qu'on envoyait en dossier de subvention et on recevait des réponses négatives la plupart du temps. Je lui ai dit: Vas-y, on arrête. Moi, j'ai besoin de tourner. J'ai vraiment besoin de créer des trucs et que ça prenne corps dans la matière. Donc viens, on tourne un truc et on le met sur YouTube. Youtube, c'est bien, tu peux poster un truc et il y a des gens qui regardent. Il m'a dit: OK, pourquoi pas ? Et puis, un dimanche, on s'ennuyait et on a créé le premier épisode de Tout le monde s'en fout dans sa cave en faisant ce qu'on savait faire.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

C'est-à-dire qu'on a créé un personnage, on a parlé d'un sujet qui nous était à cœur. Le premier épisode, c'était sur les femmes, place des femmes dans la société qui était. On a juste sorti un truc qui nous plaisait, qui nous faisait rire et qui nous faisait kiffer. On s'est dit: On a un personnage de fiction, etc. Et puis on a fait un buzz il y a huit ans de ça, en 2017. Là, tout a changé parce que tout d'un coup, on avait un truc qui marchait, qu'on n'avait pas du tout prévu que ça fasse autant de bruit. Là, on s'est structuré. C'est-à-dire que le succès de Tout le monde s'en fout... Il y a une phrase que je cite souvent d'un producteur reconnu Je ne sais plus comment il s'appelle, mais il dit: Réussir du jour au lendemain, ça prend 15 ans. C'est vrai que, et tout le monde s'en fout, ça a été le énième projet, à force de ne pas lâcher, qui a fonctionné. On s'est fait repérer parce qu'on avait de la qualité d'écriture, puisqu'on écrivait mon pote et moi depuis toujours, de la qualité technique parce que moi, j'avais appris à tout faire pour pouvoir faire des films, de la qualité de montage parce que ça avait été mon métier pendant 10 ans.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

On avait un peu, sans l'avoir prévu, tous les ingrédients qui faisaient qu'une vidéo pouvait Je les trouvais fonctionner, en tout cas. Après, il y a plein de paramètres environnementaux dans le sens où à ce moment-là, on était les premiers à faire de l'humour pédagogique en format cours avec un personnage de fiction. On est un peu arrivé au bon endroit au bon moment. Et à partir de là, on s'est structuré. On a été chercher un producteur avec qui on avait envie de bosser. Et en fait, pendant huit ans, on a réussi à se démerder avec Et tout le monde s'en fout, à a chopé quelques subventions. Quand on a commencé, il n'y en avait pas encore vraiment qui étaient attribuées à l'univers de YouTube, mais un an après, il y a le CNC. Donc, le CNC, c'est l'organisme qui chapote un peu et qui subventionne tout ce qui se fait en audiovisuel en France. On a réussi à choper les quelques subventions qui sont arrivées par rapport au CNC. Et puis, on a pas mal marché aussi au crowdfunding, parce que YouTube, c'est un milieu dans lequel le financement participatif, c'est quelque chose important.

Nicolas (Chance)

Avec des TP et des choses du genre ?

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Ouais, il y a deux choses. Il faut savoir, il y a TP, c'est une plateforme, tu finances un projet sur le long terme. C'est-à-dire que tous les mois, tu décides de donner à un créateur une somme d'argent. Et donc tous les mois, lui, il reçoit une somme d'argent. Après, il y a aussi l'autre versant, c'est tout ce qui est les placements de Hulu, le kickstarter, tout ça, où là, c'est sur un temps donné. Tu as une certaine somme à récupérer pour monter un projet et donc souvent, c'est 45 jours. Et tu as 45 jours pour dire à ta communauté: Dès le début des mois, on va créer. Nous, on a eu à la fois un TP sur toute la durée du projet qui nous permettait juste de payer les gens avec qui on bossait parce que tout le monde s'en fout. On a commencé à deux dans sa cave et puis, petit à petit, pour pouvoir sortir tous les épisodes qu'on a sortis, c'est-à-dire une centaine aujourd'hui, on a dû se regrouper. On a eu un nouvel auteur, on a eu un community manager, directrice de prod', on a monté la boite... On n'a pas monté la boite, mais la boite de prod' a C'est structuré comme ça.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Mais de rien, tout le monde s'en fout. Ça a fait bouffer une dizaine de personnes pendant huit ans. Mais c'était toujours précaire. Il faut savoir que l'univers de YouTube tel que nous, on l'a vécu, c'est-à C'est-à-dire en s'éloignant des placements de produits qui n'étaient pas cohérents avec nos valeurs, en visant non à beaucoup de structures de lobbies qui nous ont contactés pour prenaient des trucs qu'on n'avait pas envie de prenaient. Donc, On s'est retrouvé avec un statut un peu plus précaire. Moi, je gagne moins bien ma vie qu'avant quand j'étais que monteur. Mais en revanche, en termes d'épanouissement, pendant huit ans, ma vie, ça a été de faire des blagues sur des sujets qui me passionnent avec nos meilleurs potes. Franchement, en termes de richesse personnelle, ça a été incroyable. Aujourd'hui, c'est une espèce de page qui se tourne. On essaie de conclure et tout le monde s'en fout. On essaye parce que c'est un projet qui nous colle au basque, parce que quand tu as eu un succès, c'est compliqué de rebondir, de faire autre chose. Parce qu'entre temps, on a fait des spectacles, on a fait des livres. Ça a été vraiment une machine qui s'est emballée et on a fait beaucoup de choses.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Là, moi, je suis dans une période aujourd'hui où j'essaye avec mon pote de créer autre chose, vraiment de tourner la page avec cette espèce de poids qui est un premier succès. C'est comme un premier album qui marche et qui, putain, il faut que le deuxième, il soit mieux. Mais souvent, on le sait, les deuxièmes albums, parfois, ils ne sont pas oufs. On est dans cette période de remise en question de qu'est-ce qu'on fait maintenant après tout ça. Ce n'est C'est flippant. C'est franchement flippant.

Nicolas (Chance)

Ok, beaucoup de réflexion alors.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Ouais, pas mal.

Nicolas (Chance)

On a quelques questions dans le chat. Je te les relaie. Notamment une question de Mélisandre qui te demande si tu aurais des conseils à donner à quelqu'un qui veut se lancer. Et Elise rebondit d'ailleurs, elle dit: Notamment quand on est en province, est-ce que c'est possible d'ailleurs qu'à Paris ?

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Se lancer dans quoi ? Parce qu'il y a plusieurs choses. C'est-à-dire est-ce que c'est se lancer dans l'audiovisuel en général ? Est-ce que c'est se lancer dans l'écriture, dans la réalisation, dans le YouTube ? C'est des choses qui sont liées, mais qui ne demandent pas forcément les mêmes compétences et les mêmes élans au début.

Nicolas (Chance)

Je vois qu'elles sont en train d'écrire pour nous préciser leurs questions.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Sur YouTube. Mon premier conseil un peu facile, c'est que pour se lancer, mon meilleur conseil, c'est de se lancer. Non, mais vraiment, parce que Je disais tout à l'heure, dans mon parcours, j'avais cette espèce de truc... Même avant YouTube, j'avais besoin de créer, j'avais besoin d'imaginer des histoires et surtout, j'avais besoin de les voir prendre corps. Je pouvais pas juste les écrire sur un papier, j'avais besoin. Donc, j'ai commencé à filmer et j'ai fait des trucs quand j'étais ado, des films que je montrais à mes potes et tout. Je me dis: Comment je pouvais oser montrer ça ? Sauf qu'aujourd'hui, je suis très content d'avoir osé les faire et les montrer parce qu'il y a un adage simple, c'est qu'il n'y a qu'en se plantant qu'on apprend. Donc, il faut vraiment ne pas hésiter à se tromper. Mon premier conseil, c'est ça, parce que j'imagine que quand tu dis: C'est quoi le conseil pour se lancer ? C'est parce que tu as plein de peur. Tu diras: Si je ne fais pas un truc assez bien, qu'est-ce que j'ai besoin comme ingrédient pour que mon premier truc soit parfait et marche ? Ça, je n'ai pas du tout la réponse.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Encore une fois, moi, mon truc, il a marché. Il a marché parce qu'avant, j'ai eu 15 ans d'échec. Quand je dis échec, ce n'est pas péjoratif, ce n'est pas négatif. L'échec, c'est juste essayer un truc. Quand tu essaies un truc, il y a des trucs qui marchent, des trucs qui ne marchent pas, il t'apprend. Il faut apprendre. Si tu veux te lancer sur YouTube, ma première question, c'est: Est-ce que tu Tu sais déjà écrire ? Est-ce que tu sais déjà faire de la vidéo ? Est-ce que tu sais jouer ? Est-ce que tu sais déjà de quoi tu veux parler ? Se lancer sur YouTube, ça dépend d'où tu pars. Mon premier conseil, c'est d'apprendre à écrire. Parce que quoi que tu fasses, ce qui compte au final, c'est l'écriture. Si tu as une qualité médiocre de vidéo avec une bonne écriture, ta vidéo, elle va être vue. Si tu as une super qualité de vidéo, mais que tu écris de la merde... Quand je dis de la merde, c'est très jugeant, mais il faut apprendre à écrire, c'est le premier conseil pour moi.

Nicolas (Chance)

En fait, Élise, elle était plutôt sur le côté d'ailleurs comédien-acteur, de façon générale, elle pourrait plutôt se lancer là-dedans. Et ce qu'elle nous précise, c'est qu'elle a le même besoin de création, mais sans avoir le matériel nécessaire, elle est motivée, passionnée. C'est un peu...

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

J'ai envie de Je ne sais pas en termes de matériel. J'imagine que tu as un smartphone. Aujourd'hui, avec un smartphone, moi, si j'avais eu un smartphone quand j'étais ado, laisse tomber, j'aurais été fou. Vraiment, aujourd'hui, c'est Je suis assez jaloux des générations d'aujourd'hui parce que je ne suis pas un gros consommateur de réseaux sociaux, mais je regarde un peu TikTok. Il y a beaucoup de déchets sur TikTok, mais il y a des trucs créativement parlant, c'est incroyable. C'est vraiment fait juste avec un téléphone. Mon conseil pour se lancer, c'est de ne pas te limiter aux contraintes que tu as et plutôt d'utiliser les contraintes. Je vais te donner un exemple. Tout le monde s'en fout. Pourquoi est-ce qu'on a créé ce personnage geek dans une cave avec ce costume, ces lunettes, cette capuche, ce ton condescendant ? On s'est vraiment adapté aux contraintes. C'est-à-dire qu'on a tourné dans la cave de mon pote juste pour ne pas faire chier ses colocs. Un truc. À partir de là, on a une contrainte. Si on s'était dit: Attends, on n'a qu'une cave pour tourner, c'est chiant. Non, on s'est dit: OK, mais qu'est-ce que ce personnage fout dans une cave ?

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Donc, on a déduit ça à un personnage de geek. Pour moi, même, c'est un mécanisme que j'utilise beaucoup dans l'écriture, c'est de toujours marcher en déduction plutôt qu'en escalier. Je ne sais pas comment dire, toi, en termes de schéma, c'est tu prends ce que tu as et tu déduis. C'est-à-dire que tu prends ton sujet et tu déduis ton sujet, la manière dont tu vas le raconter. C'est C'est une vraie mécanique à avoir. Oui, pour du montage, pareil. Non, tu prends ton smartphone, tu télécharges Adobe Rush, c'est gratuit, c'est une application gratuite mise en place par Adobe. C'est une application de montage. Tu montes avec tes pouces. Moi, j'ai appris en école à monter avec des machines. J'ai appris à monter que sur la pellicule dans mon école de montage. Aujourd'hui, tu fais du montage avec un pouce. Les outils, même l'outil de montage de TikTok, c'est un truc de malade. C'est plus performant que beaucoup d'outils de montage professionnels. Vraiment, ce soir, je te dis, mon meilleur conseil pour se lancer, c'est: ne regarde pas ce qui te manque. Regarde ce que tu as et utilise ce que tu as, parce qu'aujourd'hui, dans ton téléphone, tu as tout pour faire des films.

Nicolas (Chance)

Super. On a aussi une question de Jenny, qui demande: Quel temps est accordé à la communication ? Dans la communication, elle inclue les réseaux sociaux, mais aussi la recherche de financements collaboratifs.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Beaucoup de temps, c'est-à-dire que c'est vraiment le nerf de la guerre. Le premier poste rémunéré dans Et tout le monde s'en fout, ça a été un community manager qui a géré nos réseaux. Après, il faut savoir que nous, ce qui nous est arrivé avec Et tout le monde s'en fout, je crois qu'aujourd'hui, ça ne pourrait plus arriver de la même manière. Très clairement, on a eu un paramètre chance pour le coup, c'est ça qui est le cas de le dire, qui était présent. L'univers de YouTube n'était pas du tout le même il y a huit ans. C'est un milieu qui évolue très, très vite. Aujourd'hui, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de gens qui créent des trucs sur YouTube. Il y a beaucoup de trucs de qualité. Il y a beaucoup plus de moyens à investir aussi. Donc, c'est pour ça que la communication, ça a été vraiment le truc principal. Moi, j'ai mes réseaux aussi à côté, mais tu vois, je le vois avec mes propres réseaux, notamment sur Insta, où quand je poste régulièrement, c'est-à-dire que je fais en sorte de créer du contenu. Ce terme contenu, il est horrible. On ne crée plus des projets, on ne crée plus des films, on crée du contenu.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Parce qu'il y a des contenants qu'il faut remplir. C'est tout, c'est la réalité du réseau social, il faut l'accepter. Je vois sur mes propres réseaux, parfois, je dis: Ce n'est pas un truc intelligent à dire tous les jours. Quand Quand je poste régulièrement, mes abonnés augmentent. Et là, ça fait quelques mois que je n'ai pas posté parce que je n'ai pas envie, je n'ai pas le besoin, je suis fatigué, je n'ai pas un truc intelligent à dire et je perds des abonnés. Et c'est horrible de dépendre de ces chiffres parce que moi, aujourd'hui, je vis pas mal du spectacle et pour remplir les salles, il faut que je sois sur les réseaux. C'est une espèce de dynamique. Il faut vraiment avoir conscience de ça. C'est une dynamique, c'est C'est chronophage et tu te retrouves dépendant de chiffres. Ça, c'est... On ne peut pas faire le réac ou quoi que ce soit, mais c'est une scénaréalité, il faut la prendre en considération et il faut jouer avec ça. C'est pour ça que Quand tu te lances sur YouTube, une grosse partie du taf qui n'est pas forcément très agréable, c'est celle de la communication. En fait, c'est la régularité de post.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

On m'en a dit il n'y a pas longtemps: Il vaut mieux poster un truc un contenu de moyenne qualité régulièrement qu'un truc de très bonne qualité de temps en temps. Tu vois, en tant que créateur, en tant qu'artiste, c'est chiant d'entendre ça. Tu dis: Non, moi, je ne veux pas faire ça. Mais voilà, c'est la réalité de ce milieu et il faut l'accepter.

Nicolas (Chance)

Oui, sachant que les contraintes, elles bougent tout le temps aussi.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Des fois, en plus, ils vont- Des algorithmes, je vais arrêter d'essayer de comprendre.

Nicolas (Chance)

On a une question d'Axel qui demande si tu comptes te diriger vers d'autres plateformes comme Twitch, par exemple.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

J'ai essayé pendant le confinement, justement, je me suis dit: Tiens, je suis un gros geek, donc je passe beaucoup de temps de ma vie sur des jeux vidéo. Je me suis dit: Est-ce que je pourrais pas utiliser ce temps pour continuer à jouer, mais en plus que ça me serve à quelque chose ? J'ai un peu essayé. C'est un exercice très compliqué parce que ce n'est pas du tout la même chose que de filmer, écrire, filmer, monter, avoir le contrôle sur le rendu final et animer un live tout seul, parce qu'il y a des gens sur le tchat, mais clairement, tu parles tout seul sur Twitch. C'était un enfer. En plus, j'étais dans mon ancien appart où mes voisins entendaient tout, les murs étaient en carton. Donc, je faisais du Twitch en parlant comme ça, ça ne marchait pas du tout. Donc, j'y repense de temps en temps. Je ne sais pas C'est une possibilité, mais en fait, moi, faire des trucs... Moi, j'ai longtemps travaillé tout seul, j'ai longtemps créé des trucs tout seul et c'est ça aussi. Un énorme conseil que j'ai oublié, c'est: Groupez-vous, trouvez des gens avec qui bosser. Vraiment, ça, ça a été...

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

D'ailleurs, aujourd'hui, je n'envisage plus vraiment de bosser tout seul parce que c'est moins riche, c'est plus fatigant. En plus, quand tu écris un truc, tu en parles forcément à des gens. On ne crée jamais vraiment tout seul. Il y a un moment donné, tu vas dire: Tiens, j'ai une idée là, mais je ne sais pas trop. Donc, on a besoin de ping-pong. Vraiment, deuxième conseil, c'est trouver des gens avec qui bosser.

Nicolas (Chance)

Et toi, tu avais trouvé Tu m'avais raconté que tu allais bosser avec un pote d'enfance, en tout cas de cours. Comment est-ce que tu trouves des gens avec qui tu as des incroyables ?

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Moi, j'ai toujours eu du bol. J'ai beaucoup travaillé en binôme, c'est-à-dire que toute ma vie, j'ai eu trois grands binômes dans ma vie. Ce pote d'enfance dont je te parlais, que j'ai rencontré au collège, on s'est On s'est séparé en gros quand on est arrivé sur Paris, lui, il est parti. Ensuite, j'ai eu un autre binôme avec un producteur où là, c'était plus une espèce de relation de mentor. C'est lui qui était un peu plus évolué que moi dans le milieu et il m'a accompagné. Ensuite, j'ai trouvé ce binôme, donc Fabrice De Boni, avec qui j'ai créé la série. Je suis en train de réfléchir comment... Il y a des plateformes... Moi, j'ai beaucoup utilisé cinéaste. Org. C'est une plateforme gratuite où tu peux poster des annonces, soit des annonces de postes rémunérés, soit des annonces de postes gratuits. C'est-à-dire que si tu fais un court métrage demain et tu as besoin de techniciens, tu peux mettre sur cinéaste. Org et tu dis que tu n'as pas d'argent. Tous les jeunes qui se lancent, ils vont sur cinéaste. Org et ils reçoivent une newsletter. Ça, c'est un moyen de rencontrer des gens qui ont envie de faire ça.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Sinon, je n'ai pas vraiment de conseillers là-dessus. À part d'être proactif, moi, Le réseau que je me suis fait... Je venais de Charleville-Maisière, je suis arrivé à Paris, je connaissais son père, à part mes potes de fac. Je me suis fait un réseau... Je ne sais pas, c'était le bouche-à-oreille, j'allais traîner sur les tournages Il faut y aller. On dit souvent que c'est un milieu, comme beaucoup d'autres, mais on dit beaucoup que c'est un milieu d'audace, l'audiovisuel. Et c'est un peu vrai. C'est un peu vrai sur les réseaux sociaux. Moi, j'ai fait un truc beaucoup dans ma vie, c'est que je suis un peu un fanboy. Il y a des artistes que j'aime et quand j'aime un artiste, j'ai envie de créer des trucs avec lui. Il y a plein d'artistes, j'ai réussi à choper leur contact et je leur écrivais. Je dis J'ai fait un court métrage. Est-ce que tu voudrais jouer dedans ? Au bout d'un moment, ça a marché. Il y avait un chanteur que j'adorais qui s'appelle Sanceverino, que j'ai beaucoup saoulé avec mes mails. Je lui avais écrit une pièce de théâtre de 180 pages que j'ai joué il y a dix ans de ça à Paris avec des comédiens.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Je l'avais écrit pour lui autour de son univers avec ses chansons et tout. Il m'avait invité à boire un verre et tout pour qu'on en parle. Il m'a dit: Écoute, je n'ai pas le temps. Et au bout d'un moment, j'ai fini par l'avoir dans un de mes courts métrages. Tout ça pour dire que c'est un milieu dans lequel il ne faut pas hésiter à poser des questions, à y aller, à te proposer des choses. Dans le pire des cas, on dit non. Ce n'est pas toujours facile de recevoir un non. Petite anecdote personnelle de traumatisme. Quand j'étais au Grand Journal, il y avait Édouard Verre qui était invité. Et puis j'entendais qu'il proposait à un de ses potes de l'émission d'aller boire un verre et je suis arrivé, je fais: Je peux venir avec vous ? Il m'a dit: Mais pas du tout. Ça fait longtemps. Mais tu vois, ça m'a donné... Ok, j'ai bien fait de le faire. J'ai bien fait de le faire, j'ai osé y aller. Mais ce n'est pas facile.

Nicolas (Chance)

Essaye peut-être de lui écrire un mail maintenant. Il y a plusieurs, on ne sait jamais.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

J'ai failli faire son émission sur Nova il n'y a pas longtemps pour le spectacle, ça ne s'est pas fait. Je lui aurais raconté l'anecdote, ça m'aurait fait rire.

Nicolas (Chance)

Jenny qui en profite pour te lancer une perche. T'avais dit que t'étais à des pique-niques zéro déchet cet été.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Oui, ça fait longtemps que je n'ai pas fait ça. Oui, peut-être. Peut-être que j'ai fait ça pendant trois ans d'affilée. Quand je me suis découvert un engagement écolo à travers la série, je me suis dit: Tiens, j'ai envie de faire quelque chose. Parce que j'avais une communauté Je me suis dit: OK, il y a plein de gens qui sont prêts à faire des trucs. Donc, j'ai organisé des pique-niques végan zéro déchet dans Paris. On en a fait un ou deux où il y avait 300 personnes au parc Montsouris. C'était plutôt cool. C'est pas mal, ouais. C'est bien. Mais OK, peut-être que je vais relancer les pique-niques.

Nicolas (Chance)

Je vois que l'heure tourne. Donc en fait, on-Allez, déjà ? Oui. On arrive déjà à la fin du live. Donc je tenais vraiment à te remercier à nouveau Axel d'avoir pris du temps pour nous donner, nous parler de ton parcours et de partager des informations avec nos spectateurs. Avant de nous quitter, je voulais vous parler d'une initiative qu'on vient de lancer chez Chance et qui nous tient particulièrement à cœur. C'est l'initiative 3 pour les autres. C'est gratuit et c'est un service qui vous donne accès à la communauté d'entraide Chance. En vous inscrivant, vous allez recevoir toutes les semaines une liste personnalisée de 10 personnes à qui vous pourriez donner un coup de pouce professionnel. Si vous le souhaitez, évidemment, c'est simple, c'est gratuit et ça prend l'idée du nom, c'est que ça prend 3 000 par semaine d'aller regarder la liste de dix personnes. Et ça peut vraiment changer d'avis. On a des belles rencontres, on a des échos tous les jours. Et ça marche dans les deux sens. Vous pouvez à la fois aider les autres et demander de l'aide vous-même en rédigeant une demande d'aide. Donc, je vous colle le lien dans le chat si ça vous tente de rejoindre l'initiative 3 000 pour les autres.

Nicolas (Chance)

Merci encore Axel et merci à vous de nous avoir suivi. Et très belle journée.

Axel Lattuada (Auteur, comédien, réalisateur et youtubeur)

Merci beaucoup. Salut. Salut.

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