Clara Schmit, Avocate en propriété intellectuelle

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Charlotte (Chance)

Une petite minute. Je pense que ça commence. Super. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue à cette semaine de live organisée par Chance. Je suis Charlotte et je m'occupe du développement de notre communauté chez Chance. D'ailleurs, je serais très curieuse de savoir d'où vous nous écoutez aujourd'hui à 11h00, dans quelle région, peut-être quel pays. N'hésitez pas à utiliser le chat pour nous indiquer peut-être là où vous vous trouvez. Aujourd'hui, je suis très heureuse, Clara, d'animer ce live sur le métier d'avocate en propriété intellectuelle. Je te remercie beaucoup d'être là pour nous présenter ton parcours et justement, comment tu en es arrivé à ce métier et à ce poste. Donc, Clara a eu un petit problème de caméra, mais ce n'est pas grave, on t'entend très bien. Merci d'être là, merci d'être là. Merci d'être parmi nous. Je te laisse peut-être la parole pour nous raconter, nous présenter ton parcours, si ça te va, et peut-être nous dire comment tu es arrivé à ce métier.

Clara Schmit (Avocate en propriété intellectuelle)

Avec plaisir. Déjà, bonjour à tous. Mon parcours est assez classique en en tant que tel lorsqu'on considère la profession d'avocat. J'ai commencé tout simplement dans une fac de droit à Lille via une licence pour commencer, qui était très orientée vers le droit européen, droit international, parce que j'étais assez intéressée par cette dimension-là. Et puis, dans la licence que j'ai faite, il y avait des cours enseignés en anglais, en dans une troisième langue. Il y avait un aspect aussi linguistique qui m'avait assez attirée dans ce diplôme au départ. Et puis après, j'ai suivi les petites années comme tous les étudiants de droit. J'ai continué via un Master 1, un Master 2. Et puis, aux alentours du Master 1, on a la possibilité, on peut commencer dès le Master 1 à envisager de passer l'examen du barreau, qui est un examen ma main qui s'apparente à un concours qui n'est pas un concours sur le papier, mais qui est quand même comme un concours. Comme beaucoup de camarades, sans vraiment trop savoir pourquoi, au départ, j'ai passé l'examen du barreau. Je l'ai eu et ensuite, on a la possibilité d'entrer soit directement à l'école d'avocats, soit de continuer via d'autres diplômes.

Clara Schmit (Avocate en propriété intellectuelle)

Donc, j'ai choisi de différer au départ mon entrée à l'école d'avocats parce que je n'étais pas forcément sûre de tout de suite, à ce moment de vouloir devenir avocat. Donc, j'ai reporté mon entrée d'un an. Et puis, au gré de stages et de rencontres, en discutant avec tout un tas de personnes différentes, je me suis dit que peut-être c'était quand même une bonne idée d'utiliser ce concours, cet examen, pour aller à l'école d'avocats et avoir le titre d'avocat. En gros, pour résumer.

Charlotte (Chance)

Super. Merci beaucoup et c'est très bien résumé. Tu as mentionné les rencontres et ça fait tilt chez moi quand tu parles de rencontres. Est-ce que tu as eu des rencontres qui ont été marquantes dans ce choix d'orientation ? Et si oui, de quelle façon est-ce qu'elles ont joué un rôle important dans ta décision de t'orienter vers ce métier ?

Clara Schmit (Avocate en propriété intellectuelle)

Oui, étonnamment, ce n'est pas forcément des avocats qui m'ont convaincu. C'est plutôt des gens qui ne l'étaient pas, mais qui avaient d'autres fonctions support dans des entreprises avec qui je travaillais lors de stages qui m'ont dit que ce serait dommage que je me prive de l'opportunité de découvrir le métier alors même que j'avais eu l'examen, l'examen d'entrée, en tout cas à l'école d'avocats. Et beaucoup de personnes, maîtres de stage dans des différents types de stages différents qui m'ont dit: Franchement, tu as fait le plus dur. Tu devrais y aller. Tu devrais aller dans cette école parce que ça t'ouvrira forcément des perspectives sur le métier. Ça te permettra de voir que le métier n'est pas forcément tel que tu te le représentes a priori. Donc, c'est des discussions avec des gens qui n'étaient pas forcément avocats, qui m'ont ouvert un peu les yeux, effectivement, en me disant: Oui, c'est vrai que je ne sais pas exactement ce que c'est d'être avocat. Donc, le meilleur moyen de le savoir, c'est d'aller à l'école d'avocat, de faire des stages et de me faire vraiment une idée un peu plus précise de ce qu'est le métier avant de me lancer ou pas.

Charlotte (Chance)

Ok, super. Justement, dans tout ce cheminement, ce choix que tu as fait, est-ce que tu dirais qu'à certains moments, tu as douté, tu as eu des hésitations, peut-être dans ce choix ou pas forcément.

Clara Schmit (Avocate en propriété intellectuelle)

Complètement. Pourquoi ? Parce qu'on a une image dès le début de nos études, on le sait, On a une image du métier un peu pas forcément hyper positive dans le sens où on sait que c'est un job qui implique de faire des horaires assez extensibles. Parfois, dans certains types de cabinets, on nous demande de revenir le week-end ou d'y passer nos soirées. On sait que le management chez les avocats, ce n'est pas forcément le point le plus fort. Donc du coup, il peut y avoir des conditions de travail peut-être un peu pressurisantes, un peu anxiogènes. Donc moi, c'est des choses qui ont tendance à m'éloigner parce que moi, j'ai du mal à résister à ce genre de pression, à ce genre d'oreilles, etc. Donc moi, c'était un peu tout ce qui est lié à l'environnement de travail me rebutait un peu au départ. C'est ces hésitations et ces paramètres-là qui m'ont fait vraiment douter sur le choix au départ, parce que je me suis dit: Même si l'intérêt, je ne doute pas que j'aurais un intérêt pour le job, je ne sais pas si l'environnement va vraiment me convenir.

Charlotte (Chance)

Super intéressant. Je pense que tu es bien placée pour pouvoir en parler puisque tu as suivi le parcours Chance. Comme tu le sais, on parle beaucoup de sens au travail. Et pour Chance, et je pense que ça va te faire remémorer peut-être certaines choses, le sens, c'est un alignement avec quatre piliers qui sont majeurs. Et pas seulement se Le fameux pilier de la finalité qui concerne vraiment la cause et l'intérêt d'un travail, mais aussi, comme tu l'as mentionné, l'environnement de travail. Donc vraiment la culture d'entreprise, le type d'entreprise dans lequel tu travailles, ton métier, du coup, vraiment tes missions au quotidien et tes impératifs personnels dont tu as parlé, qui peuvent être les horaires de travail, la rémunération etc. Et justement, j'ai une petite question pour toi par rapport à ça aujourd'hui: Quel sens est-ce que toi, tu trouves dans ta vie professionnelle aujourd'hui ?

Clara Schmit (Avocate en propriété intellectuelle)

C'est une bonne question. Et ce sens, je l'ai trouvé petit à petit au gré de mes différents postes, jobs en tant qu'avocat. Parce que j'ai commencé, juste pour remettre un tout petit peu de contexte, j'ai commencé, comme beaucoup d'avocats, au départ, à être collaboratrice dans un cabinet d'avocats. Donc, en réalité, on reste avocat libéral, donc avec la possibilité d'avoir sa propre clientèle. Mais quand on est collaborateur dans un cabinet, on travaille essentiellement, on va dire, pour le cabinet. Le cabinet est comme notre principal client, donc c'est le cabinet qui va nous donner le plus de dossiers à traiter au quotidien, mais on a toutefois la possibilité, à côté d'avoir nos propres clientèles. Mais en fait, donc ça, c'est officiellement. Après, en pratique, on est tellement staffé par le cabinet, généralement, qu'on n'a pas vraiment le temps d'avoir notre clientèle, ce qui fait qu'en fait, en pratique, c'est un peu comme si on était salarié du cabinet. Donc, en fait, en termes d'environnement et d'impératif et de manière d'exercer le métier, c'est hyper différent de quand on s'installe à son compte, ce qui est mon cas aujourd'hui et ce qui est le cas depuis à peu près deux ans.

Clara Schmit (Avocate en propriété intellectuelle)

Après avoir été collaboratrice et avoir justement été moins maître de mon emploi du temps, de mes horaires, du choix de mes dossiers, du contenu de mon métier, j'ai finalement décidé de m'installer à mon compte, ce qui permet de retrouver plus de sens dans mon travail. Pourquoi ? Parce que je suis complètement maître aujourd'hui du type de dossier que je prends, que je traite, du choix du type de clientèle aussi que je traite. Aujourd'hui, je m'oriente plus vers des startups, des entrepreneurs, parce que c'est une clientèle que j'aime bien, plus que des grands groupes avec qui j'ai pu travailler lors de précédents jobs dans des cabinets plus gros des cabinets américains. Et puis, tous mes impératifs personnels, je peux complètement les gérer comme je l'entends, puisque je suis à mon compte et que du coup, j'ai cette possibilité d'être complètement flexible et libre l'organisation de mes journées. Évidemment, il y a les impératifs de mes clients et tout ça, mais aujourd'hui, le sens que je retrouve dans mon travail, il est vraiment lié à cette installation à mon compte, qui permet de me trouver alignée avec les quatre piliers que tu as cités. L'environnement que je choisis, mes impératifs personnels que... Après, il y a la rémunération, ça, c'est un peu l'aléa de toute personne qui a son compte, mais On peut se donner les moyens aussi d'avoir le niveau de rémunération que l'on souhaite par rapport aussi à la flexibilité qu'on cherche et à la liberté qu'on cherche dans son métier. Et puis, après, le choix de la clientèle, des dossiers me permet aussi d'être alignée avec le contenu de mon job aujourd'hui.

Charlotte (Chance)

Merci beaucoup pour ce partage. Et justement, par rapport à cette transition que tu as faite de passer justement en indépendante, est-ce que tu as eu des difficultés, peut-être, dans ce changement de statut ? Est-ce que tu as des choses que tu aimerais évoquer par rapport à ça, qui ont été peut-être plus faciles et plus difficiles ?

Clara Schmit (Avocate en propriété intellectuelle)

En fait, ce changement de statut, je le dois à Chance, pour le coup, parce que du coup, moi, j'ai suivi le parcours Chance à un moment où je me posais justement des questions sur le sens que je ne retrouvais plus dans mon travail. Au moment où j'ai commencé mon parcours Chance, j'étais dans un gros cabinet américain avec beaucoup de désillusions, justement, sur mon métier, alors que je savais qu'il continuait à m'intéresser. Au fond, j'étais vraiment en crise de quête de sens, on va dire. Et c'est en fait, en faisant le parcours chance, que j'ai identifié que le principal problème, c'était effectivement l'environnement et le fait de ne pas pouvoir gérer mes impératifs personnels, en tout cas mes horaires une envie forte de l'ouverté que je n'avais pas en cabinet. Mais donc, ça n'a été pas forcément évident pour moi avant de... En fait, l'option de l'installation, à mon compte, n'était pas du tout évidente pour moi avant de commencer le parcours-chance. Je ne l'avais même pas envisagé à vrai dire. Au départ, j'étais venue pour faire un changement à 180 degrés et en fait, pas du tout. Mais oui, j'avais la volonté aussi d'intégrer d'autres choses dans ma vie, en fait, en parallèle du droit.

Clara Schmit (Avocate en propriété intellectuelle)

Et donc, en fait, le fait de de m'installer à mon compte, aller permettre d'intégrer ces autres choses et puis de retrouver effectivement la liberté dans l'organisation de mon travail. Et c'est donc en fait, le plus compliqué, c'était d'identifier ça, d'identifier juste que le changement pouvait être juste sur un pilier, finalement, ou en tout cas un ou deux piliers. Après, comme je le disais, l'aspect libéral du métier faisait que j'avais déjà commencé à développer un petit peu ma clientèle personnelle avant. Donc, en fait, ça n'a pas été si difficile dans le sens où j'avais déjà fait l'exercice de développer ma clientèle. Là, c'est sûr, il a fallu mettre les bouchées doubles, voire triples pour me nourrir mon quotidien seulement via mes propres clients et pas ceux d'un cabinet. Mais hormis ça, le plus compliqué, je pense, c'était simplement à la base d'identifier la nécessité de changer le mode d'exercice du métier.

Charlotte (Chance)

Merci beaucoup. Et tu as répondu aussi à la question de Kumba qui te demandait justement si tu avais déjà une clientèle personnelle ou est-ce que tu as démarré totalement de zéro et du coup, tu as répondu à cette question, il me semble.

Clara Schmit (Avocate en propriété intellectuelle)

Oui, c'est ça. C'est qu'en fait, Effectivement, dès le début, au début, on a un petit peu de scrupules à développer sa clientèle personnelle parce qu'on ne se sent pas forcément légitime en tant que jeune avocat, au début, à assurer un dossier seul de bout en en vous. Et en fait, oui, c'est complètement normal de ne pas se sentir légitime. Mais finalement, c'est qu'en se jetant dans le grand bain qu'on apprend. Et finalement, ça, j'ai adopté cette position assez rapidement dès mes premières années en tant qu'avocat. Et donc oui, j'avais déjà développé un petit peu ma clientèle personnelle. Après, encore une fois, quand on s'installe, ça demande beaucoup plus d'actions, de prospection, etc. Mais en tout cas, oui, j'avais un petit vivier de de client personnel lorsque je me suis installée à mon compte.

Charlotte (Chance)

Ok, super. Merci pour ta réponse. Et Kumba te demandait aussi un peu plus haut ce que tu pensais des voies dérogatoires, notamment de la passerelle juriste avocat et principalement en termes d'employabilité.

Clara Schmit (Avocate en propriété intellectuelle)

Moi, je trouve ça bien que ça existe. Du coup, je ne sais pas si c'est le cas de Kumba ou pas et je ne sais pas si Kumba est juriste, mais je trouve que c'est bien qu'il y ait plusieurs voies pour devenir avocat et pas forcément... En tout cas que la voie du concours ne soit pas la seule voie possible pour y accéder, parce que finalement, le concours, c'est un mode de... Je dis que c'est un concours, encore une fois, ce n'est pas un concours officiellement, mais je trouve que ce n'était pas forcément la seule voie et que quelqu'un qui a été juriste pendant un certain nombre d'années a tout à fait la capacité de devenir avocat. Donc ça, pour moi, il n'y a pas forcément de débat. Après, en termes d'employabilité, tout dépend du type de cabinet qui est visé. Je pense que l'employabilité va varier. Peut-être un ancien juriste va varier selon qu'on vise un gros cabinet anglo-saxon, un petit cabinet. Je pense qu'aujourd'hui, les avocats, en tout cas, c'est un souhait. J'espère vraiment que ça va continuer. Les avocats sont de plus en plus ouverts sur le type de profil qu'ils acceptent dans les cabinets, parce qu'ils se rendent compte que finalement, il n'y a pas un profil type à valoriser, mais il y a tout un tas de profils différents avec des formations différentes à valoriser. Je pense qu'aujourd'hui, dans le métier, on se rend compte aussi qu'il faut évoluer, qu'il faut un peu se moderniser et pas forcément faire valoir toujours les mêmes profils, soit en termes de parcours, soit même en termes de personnalité de la personne. Moi, j'y crois. J'y crois beaucoup. Voilà.

Charlotte (Chance)

Merci, merci Clara. Et Kumba, tu as répondu. Elle indique qu'elle est en effet juriste depuis huit ans et c'est difficile pour elle de s'imaginer retourner en école ou en stage pendant 18 mois, justement.

Clara Schmit (Avocate en propriété intellectuelle)

Oui, alors ça, après, du coup, l'avantage de l'école, c'est qu'il y a effectivement six mois de cours pendant lequel il est aussi possible d'être en alternance. Donc éventuellement d'avoir une source de rémunération. En tout cas, ils adaptent le planning aux personnes qui veulent être en alternance. Après, c'est un rythme qui est soutenu, mais en tout cas, c'est possible. Après, il y a aussi la possibilité, il y a aussi six mois C'est six mois de cours qu'on peut faire en alternance. Il y a six mois de stage en cabinet et six mois de projets personnels qui peut aussi être un autre stage dans un autre environnement. Ça peut être des moments qui sont valorisables dans le sens où ça permet d'avoir des expériences différentes, d'avoir une rémunération, mais je comprends que la perspective de retourner à l'école soit compliquée, en tout cas, que ça puisse faire bizarre Ça, je conviens complètement.

Charlotte (Chance)

Merci Kumba pour vos questions. Et merci à toi, Clara. Je me permets de t'adresser les questions du chat parce qu'il y en a quelques unes et on Hortense qui te demande justement: Quel est le conseil que tu aurais aimé avoir avant de te lancer à ton compte, justement. Et en deuxième temps, elle te demande s'il y a des erreurs que tu ne referais pas aujourd'hui.

Clara Schmit (Avocate en propriété intellectuelle)

Alors, sur les conseils, moi, en fait, juste... Moi, aujourd'hui, quand je... Parce qu'en fait, il y a un peu une Il y a un peu une crise chez les avocats qui ont, on va dire, quatre, cinq ans d'expérience. On se demande tous si on reste dans la profession. C'est un peu un moment de turnover et on se dit: Est-ce qu'on reste ? Est-ce qu'on se met à son compte ? On ne sait pas trop. Moi, je pense qu'il faut juste simplement oser. De toute façon, si ça ne fonctionne pas, il y a toujours la possibilité de revenir en cabinet après. Si vraiment on se rend compte que ça ne convient pas ou que ça ne fonctionne pas, ou je dis revenir en cabinet, on peut tout à fait devenir juriste ou faire plein d'autres choses, évidemment. Donc, juste simplement oser et ne pas négliger toutes les sources potentielles de clients et surtout, surtout, parler. Parler du fait qu'on s'installe à qui veut l'entendre. Pourquoi ? Parce que en fait, c'est parfois en cours d'une discussion en disant: Bah voilà, moi je m'installe à mon compte. Voilà les matières que je fais. Et en fait, on trouve toujours au retour d'une conversation, quelqu'un qui dit: Ah, mais moi je connais un tel qui aurait peut-être besoin ou je connais un tel qui travaille dans, je ne sais pas, tel incubateur de startup et qui cherche à étendre ses partenariats.

Clara Schmit (Avocate en propriété intellectuelle)

Et en fait, le fait de parler, au début, je n'y croyais pas trop. Et en fait, juste le fait d'en parler et d'être insister sur le fait qu'on se met à son compte et qu'on est à la recherche de clients, en fait, ça amène pas mal de... Ça ouvre pas mal de canaux différents pour capter de la clientèle, en sachant que pour capter de la clientèle, il y Il y a plein de moyens possibles. Il y a les confrères qui font d'autres matières que nous, qui, du coup, partagent des dossiers. Il y a les clients qui sont contents, qui parlent de vous, mais ça, ça vient plutôt après. Après, ça, ça va être des partenariats avec tout un tas d'interlocuteurs qui pourraient avoir des besoins de mentoring juridique ou ce genre de choses. Donc, il ne faut vraiment pas hésiter à parler, communiquer sur le fait qu'on s'installe. Voilà, ce serait mon principal conseil.

Charlotte (Chance)

Super. Merci beaucoup, Clara. Est-ce qu'il y a des erreurs que tu as peut-être en tête et dont tu te souviens que tu as faites et peut-être que tu ne referais pas aujourd'hui ?

Clara Schmit (Avocate en propriété intellectuelle)

Oui, ce n'est pas forcément tant dans le cadre de mon installation, mais plus avant où clairement, j'ai été amenée à accepter des offres au sein de cabinets pour des... Typiquement, le dernier cabinet dans lequel j'étais avant, Je sais que j'ai accepté cette collaboration pour des raisons qui n'étaient pas mes raisons, qui n'étaient pas celles que moi, j'aurais fait valoir. Typiquement, je savais qu'en allant dans le cabinet, j'allais être peut-être dans une atmosphère pressurisante avec des gros horaires. Je savais d'emblée que ce n'était pas forcément ce qui était fait pour moi, mais pour tout un tas d'autres raisons, y compris de rémunération à ce moment-là, parce que ma vie personnelle faisait que j'avais besoin d'une grosse source de rémunération. J'ai accepté, mais en fait, tout en sachant que finalement, je n'ai pas forcément le meilleur choix. Il n'y a pas mal de moments, lors de mon orientation et dans le choix après de mes jobs, où en fait, je J'ai su sur le moment que je ne faisais peut-être pas le meilleur choix vis-à-vis de mes valeurs et de ce que je recherchais. Et finalement, en fait, ça s'est vérifié ensuite que j'aurais dû plus peut-être m'écouter.

Clara Schmit (Avocate en propriété intellectuelle)

Mais depuis mon installation, très sincèrement, pour l'instant, je Je suis tellement en phase avec ce que j'attends du métier, ce que j'attends de la flexibilité que peut offrir le métier, que pour l'instant, je n'ai pas le sentiment d'avoir fait de grosses erreurs. En tout cas, je ne les ai pas identifiées encore, si c'est le cas.

Charlotte (Chance)

Super. Merci pour ta réponse. Et tu as Camille qui, justement, te demande ce que tu préfères dans ton métier et ce que tu l'aimes le moins aujourd'hui.

Clara Schmit (Avocate en propriété intellectuelle)

Ce que je préfère dans le métier, c'est la liberté qu'offre le métier de... Et j'en ai déjà un peu parlé, il y aura peut-être des redites, mais en fait, le fait d'être libéral permet d'envisager le métier de plein de manières différentes. On peut être effectivement collaborateur, on peut être à son compte. Et en fait, on peut être aussi collaborateur dans plein de cabinets qui ont des valeurs différentes, qui ont des tailles différentes, qui ont des clientèles différentes. On a aussi la possibilité, et ça, on On ne sait pas assez au départ, d'exercer dans les matières que l'on souhaite. Parce que pour vous donner mon exemple, moi, je suis diplômée en droit européen, droit de la concurrence, droit économique de l'Union européenne. Très sincèrement, aujourd'hui, je fais de la propriété intellectuelle, de la protection des données personnelles et de la rédaction de contrats commerciaux. Donc ça n'a pas grand-chose à voir avec mon Master 2. Mais en fait, ce sont mes expériences de stage et de qui m'ont permis de me former dans ces matières-là qui me plaisaient plus finalement que les matières dans lesquelles j'ai été diplômée. Et donc, il y a une grande liberté qu'on ne soupçonne pas forcément au départ dans le métier, que ce soit dans le mode d'exercice que dans les matières qu'on exerce, si on a la foi de se former dans les matières qu'on choisit.

Clara Schmit (Avocate en propriété intellectuelle)

Et ça, on peut se former complètement sur le terrain. Et alors oui, après, les cabinets, si vous postulez dans une matière bien précise alors que vous n'avez pas de diplôme dedans, Il y en a qui seront très open et qui sentiront votre envie de travailler, de vous former et qui vous accepteront. Il y en aura d'autres qui diront: Vous n'avez pas le diplôme. Encore une fois, ça dépend des cabinets auxquels vous vous adressez, mais cette liberté, elle existe quand même. C'est ça que j'aime dans le métier, c'est toute cette liberté. Après, ce que j'aime moins, ça dépend si on parle... Quand on est collaborateur, c'est tout ce que j'ai déjà dit. Potentiellement, les environnements un peu pressurisants, le sentiment de manquer un petit peu de liberté dans certains cabinets. Après, à mon compte, sincèrement, je n'ai pas beaucoup d'aspects qui ne me plaisent pas parce que je connais un peu le type de clientèle que je vise. Donc oui, il y a parfois de la pression de la part des clients qui nous prennent pour des exécutants ou ce genre de choses. Et vu qu'ils ont l'impression de toujours trop nous payer, ils sont un petit peu, parfois très exigeants.

Clara Schmit (Avocate en propriété intellectuelle)

Mais finalement, c'est Ça reste à la marge. Mais en tout cas, dans l'exercice à mon compte, il n'y a pas grand-chose qui me déplaît. Donc voilà, tant mieux.

Charlotte (Chance)

Tant mieux, c'est plutôt agréable à entendre. Et merci pour ta réponse. Et je vois que l'heure tourne. Il y a déjà 11h29. Et je pense que la question de David pourra bien clôturer, je pense, ce live. David nous dit qu'il compte débuter une reconversion à 180 degrés et reprendre des études de droit à la rentrée. Il te demande, peut-être que si tu as un conseil à lui donner, il te demande: Est-ce que tu penses que c'est complètement fou ou est-ce que c'est à la portée de tout le monde avec de la motivation ? Peut-être Pour clôturer, est-ce que tu aurais un bon conseil à donner à David ou à des personnes comme David qui souhaitent se lancer dans une reconversion ?

Clara Schmit (Avocate en propriété intellectuelle)

Non, je ne trouve pas que c'est complètement fou. Tout est résumé dans la question de David. Pour moi, dès l'instant où il y a de la motivation, c'est complètement à la portée de la personne qui est motivée. Après, oui, c'est sûr, c'est pas mal d'années, c'est se plonger dans un univers qui est très spécifique. Au départ, la première année, on se dit: C'est tout un mode de pensée très particulier, la pensée juridique. C'est une manière de penser qui est très spécifique, mais une fois qu'on est dedans, ça peut être passionnant. Il y a tout un tas de matières qui existent. Il y a des professeurs géniaux qui arrivent dans l'université, qui arrivent à vraiment capter, nous montrer tout l'intérêt de chaque matière. Franchement, non, non. Moi, j'encourage vivement les gens qui ont la motivation de se relancer. Je trouve ça justement hyper courageux et hyper chouette de le faire. C'est sûr que c'est courageux parce que c'est un certain nombre d'études et que ça implique de se plonger dans un univers particulier, mais il offre beaucoup de possibilités. Et même si ce n'est pas en étant avocat, on peut faire plein d'autres choses avec le droit.

Clara Schmit (Avocate en propriété intellectuelle)

Donc non, moi, j'encourage vivement toute personne qui a envie de se mettre dans le droit. Il y a plein de Il y a beaucoup de choses à faire. Il y a beaucoup de choses à moderniser aussi. Donc non, je ne trouve pas ça fou. Au contraire, je trouve ça très courageux. Et oui, ça nécessite de la motivation, c'est sûr, mais moi, je trouve ça hyper chouette de se lancer dans ce type de reconversion.

Charlotte (Chance)

Génial. Merci beaucoup, Clara. J'espère que ça donnera envie à David, en tout cas, de se lancer à fond. Merci pour tous tes mots. C'était passionnant, très intéressant. Merci aux questions également qui étaient très pertinentes et très intéressantes aussi. Merci encore, Clara, pour ton temps. Merci à toutes et tous et je pense qu'on peut se souhaiter une très bonne journée.

Clara Schmit (Avocate en propriété intellectuelle)

Très bonne journée.

Charlotte (Chance)

Merci encore, Clara. À bientôt. Au revoir tout le monde.

Clara Schmit (Avocate en propriété intellectuelle)

Merci.

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