Vidéo Youtube
Transcription complète
Alizée (Chance)
Ça y est, on est live. Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans ce live métier en coulisses pour découvrir le métier de bibliothécaire avec Yasmine.
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Bonjour à tous.
Alizée (Chance)
Merci d'avoir répondu un grand oui, Yasmine, pour donner 30 minutes de ton temps pour aider les autres. Moi, c'est Alizée, je travaille chez Chance et je suis heureuse de découvrir avec vous la voix professionnelle de Yasmine. Le but de ce live, c'est qu'il soit interactif. Donc, n'hésitez pas à poser toutes vos questions dans le chat. Moi, je les transmettrai à notre invité. Et d'ailleurs, pour commencer, en attendant que tout le monde se connaît. Moi, je vous propose de nous dire dans le chat d'où vous nous écoutez. C'est toujours chouette de savoir où vous êtes. Ça y est, vous avez commencé à utiliser le chat. Moi, par exemple, je suis dans les Yvelines, donc je vous mets ça. Paris. Ok, ça y est, ça commence à arriver. Super. Pour commencer, juste pour celles et ceux qui ne connaissent pas Chance, nous sommes une communauté d'entraide professionnelle et une méthode pour aider chacun à trouver sa place dans le monde du travail. On a plusieurs programmes d'accompagnement. Le plus connu, c'est le bilan de compétences, vous connaissez peut-être. Dans cette méthode, à un moment, on vous propose justement d'aller vous confronter à la réalité des métiers. Justement, c'est ce qu'on va vous proposer toute cette semaine de Live métier, explorer ensemble plus de 50 métiers.
Alizée (Chance)
Alors Yasmine, est-ce que tu veux nous résumer comment tu es arrivée à ce métier-là, ton parcours dans les grandes lignes ?
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Alors moi, j'ai un parcours un petit peu atypique parce que en fait, bibliothécaire, c'est suite à une reconversion. J'ai 35 ans. J'ai fait des études de langue anglais LLCE et un master d'agriculture visuelle anglophone qui était super, mais qui en fait, professionnellement parlant, ce n'était pas évident après de trouver quelque chose. Donc, j'ai fait un métier... Je suis allée travailler dans la vente pour une marque que j'aimais beaucoup, mais ce n'était pas ma vocation, ce n'était pas forcément quelque chose qui me plaisait vraiment et c'était un peu en attendant de trouver ma voie. J'ai fait de la traduction en freelance aussi, par ailleurs, anglais, français, mais c'est pareil, ce n'était pas quelque chose qui me plaisait à 100%, on va dire. Et en fait, j'avais dans l'idée de me reconvertir vers les métiers de la librairie, devenir libraire. Et j'ai fait une rupture conventionnelle et est arrivé le COVID, le confinement et tout ça, ce qui a un petit peu freiné tout ça. J'ai fait un bilan de compétences et en faisant le bilan de compétences, il m'est apparu que si le monde des livres, de la culture me plaisait vraiment, c'était plutôt vers la bibliothèque que mes mes intérêts se portaient en termes de valeurs, on va dire.
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Parce que je voulais... Libraire, ça restait un métier commercial. Il fallait vraiment penser aux chiffres et ce genre de choses. Alors qu'en bibliothèque, les chiffres ne sont pas utilisés de la même façon et on ne voit pas... Il y a des chiffres, mais ce n'est pas du tout la même chose qu'en librairie. Donc, on fait des stages d'immersion, deux stages dans deux bibliothèques de lecture publique pendant un mois en tout, deux semaines dans chaque bibliothèque. Et c'était génial. J'ai beaucoup aimé. Ça m'a tout de suite plu. J'ai appris pas mal de choses déjà pendant ces stages-là et suite à ça, j'ai mis un pied dans la porte en postulant directement sans passer par la case refaire des études. Je me suis dit autant essayer. Et j'ai été prise dans le poste dans lequel je suis maintenant, à la bibliothèque où je travaille encore maintenant. Sauf que depuis, j'ai passé un concours de la fonction publique que j'ai obtenu. Donc, j'ai changé de catégorie. Je suis passée de la catégorie C, contractuelle C. Et là, je suis en année de stage pour une catégorie B d'assistant de conservation du patrimoine et des bibliothèques.
Alizée (Chance)
Ok, trop bien. Merci Yasmine pour ce petit panorama. Donc, beau parcours qui t'a amené au métier de bibliothécaire. Qu'est-ce que Moi, je lance le bal des questions. Je vais commencer parce que j'en ai. Qu'est-ce que tu préfères, toi, dans ton métier, Yasmine ?
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Moi, ce qui m'a vraiment attiré dans le métier, c'est la polyvalence, le fait de vraiment faire des tas de choses très, très différentes. Je fais une petite précision importante, peut-être. Bibliothécaire, c'est un terme qui peut revêtir plein de métiers différents. Moi, je travaille dans une bibliothèque de lecture publique dans la fonction publique territoriale. Ça va être un métier assez de quelqu'un qui va travailler dans une bibliothèque patrimoniale ou même à la BNF. Même si le cœur du métier, c'est la culture, la littérature, mais pas que la littérature, pas que des livres en bibliothèque. Moi, je ne peux vous parler que du métier en bibliothèque de lecture publique. En lecture publique, on a du public, comme son nom l'indique. C'est un métier qui a une dimension assez sociale quand même, parce qu'on est en contact du public, des publics de tout âge, beaucoup de jeunes, de très jeunes, beaucoup de personnes plus âgées. C'est vrai que la tranche d'âge du milieu, on a un petit peu moins. Ça dépend des bibliothèques. En tout cas, dans la mienne, c'est plutôt des jeunes parents. Il y a une dimension évidemment autour de la culture, de la littérature, du livre, mais aussi du cinéma parce qu'on prête des DVD, du jeu vidéo, on prête des jeux vidéo, des jeux de société.
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Il y a tout ce pan culture qui me plaît évidemment et qui m'attire. Le fait de gérer des collections de se réfléchir à quoi acheter pour correspondre le mieux au public qu'on dessert. C'est quelque chose qui me plaît beaucoup, évidemment. Après, il y a tout un aspect créatif puisqu'en bibliothèque, il y a beaucoup d'animation.
Alizée (Chance)
Ok. Des exemples pour nous dire les qualités pour ça ?
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
On va avoir des animations pour les plus petits, plus classiquement les heures du compte, accompagnées ou non d'ateliers créatifs. Pour les ados, pour les plus âgés, il y a pareil des clubs de lecture, mais moi, j'ai des collègues qui font beaucoup d'ateliers créatifs, vraiment pour faire découvrir des courants artistiques, des artistes, etc. Et moi, par exemple, j'anime aussi un atelier de conversation en anglais pour les personnes qui souhaitent un petit peu pratiquer l'anglais. Il y a des ateliers numériques, il y a des rencontres avec des auteurs qui viennent nous voir. Il y a tout type d'ateliers, vraiment en bibliothèque. Ça dépend toujours des bibliothèques, mais on peut faire plein de choses en bibliothèque et c'est ça qui est vraiment super. C'est des lieux qui sont assez méconnus, je pense, mais qui sont assez vivants. On oublie peut-être parfois de penser à sa bibliothèque quand on veut faire quelque chose, que ce soit créatif ou plus dans la culture littéraire. On pense à plein d'institutions culturelles, mais peut-être pas toujours aux bibliothèques. Il y a plein de choses pour les tout-petits, des racontines pour les petits, des des racontines pour les petits où on fait des jeux de doigts, des lectures d'albums.
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
On a beaucoup de choses avec le public jeunesse, évidemment, mais pas que.
Alizée (Chance)
Ok, d'accord. Super. On a plein de questions qui sont arrivées Ça a dû inspirer pas mal de monde à ce que tu nous as raconté. Je vais les prendre dans l'ordre. Tu nous parlais tout à l'heure du concours Mati, répète, demande: est-ce que c'est possible d'exercer ce métier sans concours ?
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Oui, c'est ce que j'ai fait pendant... Moi, je suis arrivée dans la bibliothèque où je travaille en 2021 et à l'époque, j'ai été embauchée en tant que contractuelle en CDD d'un an qui est renouvelable. Il faut savoir que dans la fonction publique, tout dépend des employeurs de la municipalité, de la collectivité. Il me semble, on ne peut pas dire de bêtises, que la seule catégorie où on peut vraiment être titulaire sur poste, c'est-à-dire que la collectivité vous titularise parce que vous en faites la demande et qu'elle est contente de votre travail, c'est des postes en catégorie C. Donc c'est possible tout à fait de travailler en bibliothèque sans concours. C'est plus compliqué selon les lieux, les demandes des employeurs, mais ce n'est pas impossible, sachant qu'il y a beaucoup de contractuels qui travaillent en bibliothèque et souvent, les contractuels n'ont pas le concours, sinon ils ne seraient pas contractuels.
Alizée (Chance)
Oui, logique. Il y a Marie-Cécile qui demande: Est-ce que le salaire change énormément depuis l'obtention du concours ?
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Pas du tout. Je parle pour ma situation, mais en tout cas, bibliothécaire, ce n'est pas un métier qu'on fait exactement pour gagner beaucoup d'argent. Et depuis l'obtention de mon concours, il y a eu une revalorisation de mon salaire parce que je suis passée d'une catégorie C à B. Mais quand j'étais contractuelle, je pense que j'avais pu négocier certaines choses que je n'ai peut-être plus La différence est très tenue. Donc pour l'instant, ce n'est pas encore le cas. Après, comme je vais être titulaire de mon poste, de mon grade, etc, je vais grimper les échelons automatiquement comme tout poste dans la fonction publique et ça va augmenter avec les années. Mais là, tout de suite, il n'y a pas de grosses différences.
Alizée (Chance)
Ok, je comprends. Ok, merci de nous avoir partagé ça. Marie-cécile demande aussi par rapport aux ateliers dont tu parlais tout à l'heure. Elle dit: Même si c'est sûrement différent dans chaque médiathèque, est-il obligatoire de s'investir dans les ateliers ou est-ce que c'est des choix réfléchis en équipe sur le volontariat, sur les compétences ?
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
C'est une bonne question. Je pense que ça dépend beaucoup des médiathèques, évidemment. Ça dépend du poste sur lequel vous postulez. Vous allez occuper parce qu'en fait, moi, par exemple, je fais beaucoup moins d'ateliers créatifs parce que ce n'est pas quelque chose... Je Je me sens un petit peu moins à l'aise avec les enfants d'une tranche d'âge moyenne, on va dire, même si j'en fais un petit peu. Et moi, je vais être plus sur des animations qui vont me plaire moins. Je vais être beaucoup avec la petite enfance et autour des langues. Donc finalement, à moins de tomber sur... Il n'y a pas d'obligation en tant que telle. Je sais qu'il y a beaucoup de collègues qui sont beaucoup moins manuels ou orientés vers les animations avec du public. Donc, je ne veux pas m'avancer pour toute la profession, mais je ne pense pas qu'il y ait un poste qui existe où on vous disait: Vous êtes obligés de faire telle ou telle animation, vous n'avez pas le choix. On a quand même une marge de manœuvre et Il y a des bibliothécaires qui vont préférer certaines animations à d'autres, qui vont en faire moins parce qu'ils ont aussi d'autres missions.
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Je parlais des animations, mais il y a énormément de choses à faire en bibliothèque. Il y a tout le traitement des collections, donc acheter les livres, les cataloguer, les couvrir. Après, il y a toute la valorisation, la médiation avec le public de nos documents. Il n'y a pas que les animations en bibliothèque, il y a beaucoup d'animations, selon les bibliothèques, encore une fois. Mais c'est un pan du métier et je pense que dans les équipes, normalement, ça se fait assez naturel.
Alizée (Chance)
Pour une équipe, c'est assez naturellement, oui.
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Moi, je n'ai pas été obligée à faire des choses que je ne voulais pas.
Alizée (Chance)
D'accord. On a d'autres questions. Ouh là, pardon, on a un invité surprise. Excusez-moi. Très intéressé par le métier de bibliothéca. On a une question de Frédéric qui l'avait posée dans le chat et qui l'a reposée dans les questions. Désolée Frédéric, on allait y venir. Je prenais la question par ordre chronologique. La question, c'est: comment est-ce que tu as décroché tes premiers stages en bibliothèque ? On a d'autres questions. On a pas mal d'autres questions.
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Ok. Moi, j'ai eu mes stages, tout simplement, j'étais au chômage avec Pôle emploi et il y a un dispositif qui s'appelle le stage d'immersion. Il y a juste une convention à remplir avec Pôle emploi et la structure qui me reçoit. J'avais démarché sur Internet, sur Twitter, etc. Et heureusement, j'avais quelques contacts dans les bibliothèques qui m'ont fait trouver les deux bibliothèques. Ce n'était pas forcément évident, mais il suffit de démarcher. Moi, j'aurais démarché toutes les bibliothèques de mes alentours si ça n'avait pas été aussi rapide. Mais c'est assez simple quand on est en relation avec Pôle emploi. Je ne connais pas par ailleurs, le dispositif du stage d'immersion si bien, mais je pense qu'on peut le faire même sans être à Pôle emploi. Après, à vérifier.
Alizée (Chance)
Ça fait un peu le lien avec une question de Horeur qui demande: Est-ce qu'il y a des sites Internet ou des plateformes spécifiques pour candidater à des postes non contractuels ?
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Je ne les ai pas en tête tout de suite. Moi, j'ai en tête un blog, je crois, qui répertorie surtout les concours en bibliothèque. Après, il y a emploi public, je crois. Toutes les plateformes d'emploi public dans la fonction territoriale qui existent. Là, je n'ai pas les adresses en tête, je suis désolée, mais il y a des petites recherches à faire. On a effectivement des plateformes où les postes sont publiés, je ne sais pas qu'en interne, donc oui, il y a des plateformes officielles qui existe.
Alizée (Chance)
Ok, trop bien. Maintenant, on a des questions assez pragmatiques, mais c'est hyper important aussi pour se projeter. On a Camille, Mode et Aurore qui te demandent: Quelles sont les horaires de travail ? Est-ce que tu as choisi ce métier pour l'équilibre vie pro-perso ? Quelles sont les contraintes du métier ? Est-ce que les horaires sont variables ? Tu vois, c'est assez relié.
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Encore une fois, ça dépend beaucoup des structures. Moi, je sais que j'ai choisi ce travail pour parce que je suis quelqu'un qui n'arrive pas à travailler à la maison. Je ne pourrais pas être freelance, donc j'avais besoin d'un cadre avec des horaires un peu fixes, quelque chose d'assez bête et méchant, entre guillemets, où je dois aller au boulot assortie. Il y En général, on est ouverts le samedi, évidemment, donc c'est un métier qui demande à être OK avec ça. Dans la collectivité où moi, je travaille, j'ai la chance de pouvoir travailler un samedi sur deux. Une semaine sur deux, j'ai un week-end de trois jours. Après, on a des semaines assez remplies en termes d'amplitude horaire. On fait du 38 heures par semaine en moyenne, 76 heures sur deux semaines. Après, ça, c'est dans la fonction publique, on est passé... C'est récent, une réforme récente. Après, il y a des RTT, les congés payés, etc. On est quand même assez... On a des grosses amplitudes horaires, mais on peut poser des RTT. On n'est pas entre cinq heures, mais quand même. Il y a des structures qui sont ouvertes le dimanche dans des grandes villes ou dans des banlieues à l'imitrofe de Paris.
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Ce n'est pas le cas de ma structure, parce que je travaille dans une relative petite bibliothèque dans la grande banlieue parisienne, mais je sais qu'il y a des collègues dans la petite Couronne qui sont ouverts le dimanche. Après, il y a toujours des... Être ouverts le dimanche, ça permet de travailler moins dans la semaine. Les horaires sont quand même plutôt fixes et plutôt cool. Enfin, cool J'ai des longues journées quand même parce que je commence... Typiquement, moi, je commence à 9h15 et je finis à 18h00 avec 45 minutes, une heure de pause. C'est des grosses journées. Je suis très contente quand j'ai des semaines de week-end de trois jours, mais pour l'instant, j'y trouve mon compte. C'est vrai que... Après, tout dépend des structures, mais ce n'est pas des horaires de bureau, mais ce n'est pas des horaires trop... Mais encore une fois, ça dépend des structures. Il y a des structures où on est ouverts plus tard.
Alizée (Chance)
Donc, il faut se renseigner aussi là-dessus.
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Exactement. Il faut faire attention de où on postule selon ce qu'on privilégie, finalement.
Alizée (Chance)
Tout à fait. Ok, trop bien. Aurore, elle a une question libre à toi de nous en parler ou pas, il n'y a aucune obligation. Elle demande si ce serait possible que tu nous donnes une tranche salariale en qualité de bibliothécaire débutant.
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Dans la fonction publique, toutes les grilles de salaire sont disponibles librement sur Internet. Sachant que les salaires peuvent être revalorisés. Quand on est contractuel, on peut négocier son salaire. Dans dans le sens où la collectivité, la municipalité, va pouvoir donner des primes pour augmenter. Ça ne va pas être le point d'indice de n'importe quel job dans la fonction publique. Il est fixe, c'est le même pour tout le monde. La seule marge de manœuvre que l'employeur peut avoir pour rémunérer plus ses agents, c'est les primes. Après, globalement, moi, quand j'ai commencé, et je ne suis pas beaucoup plus haut, j'étais à 1 600 à peu près, 1 600 € par mois. J'étais en catégorie C dans une collectivité... Je sais qu'il y a des collectivités qui payent un petit peu mieux. Mais encore une fois, on peut partir des grilles salariales visibles sur Internet pour les postes en bibliothèque qui sont en C. Je me souviens un peu, Assistant de conservation. Non pas l'assistant. Adjoint. J'ai déjà oublié, je suis désolée. J'aurais dû réviser mes anciens statuts. Mais moi, le poste que j'occupe actuellement, c'est assistant de conservation du patrimoine et des bibliothèques en catégorie B.
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Vous pourriez consulter les salariés. D'accord. D'accord.
Alizée (Chance)
D'accord. Ensuite, on a une question d'Oreli qui demande: Quelles sont, d'après toi, les principales qualités et compétences pour être une bonne ou un bon bibliothécaire ?
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Il faut être à l'aise avec le public. Quand on travaille en lecture publique, en tout cas, il faut avoir en tête que l'accueil, c'est hyper important en bibliothèque. Il faut Il faut aimer ça, aimer être au contact du public, au public de tout âge. Il ne faut pas se dire qu'on n'aime pas les enfants ou les personnes plus âgées, parce que c'est la plupart de notre public. Il faut vraiment pouvoir aussi se dire que potentiellement, on est face à des publics en difficulté ou précaires, parfois, dans certains endroits. On peut très bien avoir des publics migrants, des publics en situation de précarité. Il faut avoir ça un petit peu en tête. Après, évidemment, tout dépend d'où on postule. Le gros classique, il faut aimer lire oui et non. Évidemment qu'il faut avoir une certaine appétence pour la culture, mais on n'a absolument jamais le temps de lire sur notre temps de travail. C'est un cliché. J'ai des collègues qui lisent assez peu. J'en ai d'autres qui lisent beaucoup. Évidemment, il faut avoir un goût pour la culture. Il faut avoir un goût pour la médiation de cette culture. Il faut vouloir aimer transmettre et pas seulement ce qu'on aime.
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Je veux dire aussi des choses un petit peu comme quelqu'un dans un musée qui va faire la médiation entre une exposition qui est en cours et le public. Il faut avoir ça en tête. Qu'est-ce qu'il faudrait être d'autres ? La polyvalence. Il faut être OK avec le fait que les journées ne se ressemblent peut-être pas toujours. Il faut être, je pense, assez flexible et dynamique pour pouvoir suivre un petit peu... Le métier évolue vite. Il y a beaucoup de choses qui Est-ce que de changer ou qui changent. Encore une fois, tout dépend de la structure où on travaille, mais il ne faut pas vouloir rester dans quelque chose qui ne bouge jamais. C'est un métier qui bouge. C'est un métier, selon moi, où où il faut pouvoir faire preuve de flexibilité et de pouvoir se dire que demain, on nous demande de faire quelque chose de plus créatif, on est OK avec ça. C'est un côté dynamique.
Alizée (Chance)
Ok, moi, je vois un peu. Ça nous rapproche. La question de Géraldine qui demande: Est-ce que tu as dû étudier tout ce qui a trait à la conservation/traitement des bases de données ? Est-ce que l'informatique a une grande place dans ton quotidien ?
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Moi, encore une fois, j'ai eu un concours l'année dernière sans avoir fait les... Je n'ai pas eu de diplôme de métier du livre. Après, j'ai tout appris sur le tas. Je n'ai pas étudié... Encore une fois, moi, je suis en lecture publique, donc tout ce qui est conservation, ce n'est On n'est pas dans de la conservation. La conservation, c'est plutôt les bibliothèques patrimoniales, la BNF, ce genre de structure. Après, évidemment, on conserve des documents, mais on n'a pas du tout les mêmes impératifs ou les mêmes choses à faire que dans dans une bibliothèque patrimoniale. Tout ce qui est bases de données, le logiciel de bibliothèque qu'on utilise pour cataloguer les documents, notamment, ça prend assez vite. Pour cataloguer un document, par exemple, on importe des notices de la BNF ou d'autres bases de données que nous, on retoque, qu'on remet un petit peu en forme pour que ce soit conforme à comment ça doit s'afficher dans le catalogue pour le public. Moi, je n'ai pas eu à apprendre le langage Unimarc ou ce genre de choses, parce que j'ai envie que tout ait simplifié. L'informatique a une grande place, oui. Après, il ne faut pas être technophobe, évidemment, parce que sans notre logiciel intégré, on ne pourrait pas travailler.
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Mais ce n'est pas non plus... On ne demande pas un niveau incroyable. En tout cas, en lecture publique, à mon niveau, je n'ai pas du tout...
Alizée (Chance)
Ok. C'est en termes de compétences, ça reste abordable et.
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Ça, ça marche.
Alizée (Chance)
Ok. Frédéric te pose une question. Elle te demande: Est-ce que c'est, selon toi, plutôt un métier en tension ou est-ce qu'il manque des candidatures ? Ou est-ce que À l'inverse, il y a déjà beaucoup de candidats.
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Je pense que c'est entre les deux. C'est une réponse qui ne donne pas de réponse, désolée. Quand je regarde un un petit peu autour dans mon entourage, dans mes collègues qui sont en bibliothèque, soit dans ma collectivité, soit dans d'autres collectivités, il manque du personnel. Il manque du personnel. Après, il y a beaucoup de gens, un petit peu comme moi, qui veulent rentrer dans le métier sans avoir fait les études. Et parfois, ça ne marche pas. Et je pense qu'il y a cette espèce de... Oui, une tension entre le fait qu'il n'y a peut-être pas beaucoup de candidats, peut-être un peu moins de candidats, entre guillemets, qualifiés. Il y a beaucoup de gens qui veulent essayer. Et moi, je suis tout à fait pour le fait de se lancer, etc, vu que j'en suis la preuve, que oui, ça réussit. Parfois, souvent. Mais après, ça dépend vraiment des endroits. Moi, je parle vraiment de mon point de vue Île-de-France. Je sais que dans d'autres régions où il y a moins de bibliothèques, il n'y a pas ce besoin de professionnel parce qu'il y a déjà trop de monde qui veut travailler en bibliothèque ou il n'y a pas assez de bibliothèques.
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Il faut savoir qu'il y a beaucoup de bibliothèques qui travaillent avec des bénévoles, donc les moyens ne sont pas toujours alloués à la culture pour embaucher tous les professionnels qu'il faudrait vraiment. En Île-de-France, il y a du boulot. Dans les autres régions, je ne m'avancerai pas pour dire que ce soit forcément le cas. Il faut vraiment se renseigner un petit peu sur. Ok.
Alizée (Chance)
Il me reste cinq minutes. Si vous avez des dernières questions, c'est le moment de les poser. Si jamais on n'a pas le temps de les couvrir, Yasmine, à la gentillesse de donner son accord pour que vous puissiez la contacter sur LinkedIn. Je vous mets dans le chat le lien du profil LinkedIn de Yasmine. En attendant, on va quand même prendre les dernières questions qui sont arrivées. Et si on a d'autres, encore une fois, c'est le moment. On a Marie-Cécile qui demande: Quels sont les aspects que tu aimes le moins dans ton job ?
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Moi, personnellement, c'est de courir toujours après le temps. On dirait que bibliothécaire, c'est un métier super tranquille, mais pas du tout. En tout cas, là, vous ne travaillez pas du tout. Et Après, moi, mes missions personnelles, c'est aussi que je gère la communication de ma structure sur les réseaux sociaux, donc je dois toujours être en temps d'avance pour communiquer nos animations et nos actualités. Donc, j'ai toujours un planning un peu serré pour tout faire et tout faire rentrer dans une journée. Entre la préparation des animations, le traitement des collections, donc faire la veille, puis les commandes, puis cataloguer, couvrir, mettre en circulation les documents, ça prend du temps. Après, on est au service public, je suis au moins deux heures par jour, si ce n'est plus, ça dépend des jours, mais au contact du public, donc à l'accueil, et je ne peux pas travailler autant que quand je suis dans le bureau. Vraiment, je vais à la crèche pour au moins... Tous les deux mois, je vais à la crèche quatre fois par mois. Et ça, c'est pareil, c'est du déplacement. On a des réunions aussi au sein de notre De notre réseau de médiathèques, on a des réunions pour faire des choses.
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Il y a beaucoup de choses. On fait des formations. C'est un métier qui, de l'extérieur, on dirait que c'est tranquille. On est avec des bouquins toute la journée, mais Il ne s'agit pas de ranger les bouquins qui sont sur le chariot dans les rayons. Voilà, il faut le faire, mais c'est 1 000 fois plus que ça. Souvent, moi, je trouve que je suis un peu pressée comme un citron. Après, c'est aussi parce que je suis dans une structure qui est dynamique, où il se passe beaucoup de choses, etc. Il y a potentiellement des bibliothèques où il se passe moins de choses et où c'est peut-être plus calme, mais ça, c'est peut-être la chose que j'aime un petit peu moins.
Alizée (Chance)
Frédéric, justement, pose une question en rapport avec ça. Elle me demande: Est-ce que tu ramènes parfois du travail à la maison ou est-ce que tu arrives à tout faire dans ta journée de travail ?
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Je n'emmène pas du travail à la maison en tant que tel. Je coupe vraiment. Après, quand on aime lire et quand on aime la culture, j'ai l'impression d'être en veille permanente. C'est un peu l'écueil de... Vraiment, je suis en veille permanente quand je suis sur les réseaux sociaux, parce que je suis beaucoup sur les réseaux sociaux, et que je vois quelque chose qui pourrait plaire qui pourraient être acheté au sein de notre bibliothèque. Je vais prendre une capture d'écran quand je vais au cinéma. J'ai toujours un peu une veille permanente en tête et le fait de lire, de ne pas pouvoir lire sur son temps de travail. Après, moi, je fais peu d'années d'animation littéraire, donc je n'ai pas besoin de lire des livres pour faire des coups de cœur, beaucoup. Mais lire, je le fais sur mon temps personnel. Donc quelque part, c'est du travail sans être du travail, parce que j'ai toujours lu. Mais dans ce sens-là, oui.
Alizée (Chance)
Après, moi, je ne ramène pas...
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Je sais que j'ai des collègues qui ramènent peut-être plus de travail chez elles parfois, mais encore une fois, normalement, on ne ramène pas du travail chez soi. Ce n'est pas un boulot où on ramène des dossiers à la maison. Oui.
Alizée (Chance)
Ce serait notre dernière question. Elle a été posée un peu plus tôt, mais là, on y vient finalement. Lucille demande: Est-ce que c'est toi qui choisis les nouveautés littéraires ? Tu parlais de faire des captures d'écran, quelque chose que vous pourriez acheter. Ça fait partie du job, ça, de se dire: Tiens, on devrait rajouter tel livre dans notre... ?
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Ça fait partie de mon job. Je ne l'ai pas précisé, mais moi, comme je travaille en secteur plutôt jeunesse et plutôt pour les petits, je suis en charge de l'acquisition d'acquisition des albums, des albums en grand format, pas des albums tout petits. Et oui, aller au salon à Montreuil, par exemple, c'est aussi un des à-côtés du travail. Et ça, je le fais sur mon Je le fais sur mon temps libre. Non, parce que je rattrape. Oui, non, parce que je rattrape. Mais oui, ça fait partie des choses. Après, je ne suis pas la seule à la bibliothèque. Ça dépend du secteur. Je fais partie de ceux qui font de l'acquisition de documentaires pour les adultes dans certains domaines. Et dans ces domaines-là, oui, c'est moi qui choisis selon la pertinence du fonds, de ce qu'on a déjà, selon les demandes aussi des usagers. L'acquisition, c'est un des cœurs du métier.
Alizée (Chance)
Ok. Super. Merci beaucoup Yasmine. Notre live touche à sa fin. On a eu plein d'infos grâce à toi. Moi, pour finir, je voulais aussi vous parler d'une initiative qu'on vient de lancer et qui nous tient particulièrement à cœur. C'est l'initiative 3 Minutes pour les autres. C'est gratuit, ça vous donne accès à la communauté Chance. Le principe, c'est qu'en vous inscrivant, vous recevez un chèque semaine qui me liste les 10 personnes à qui vous pourriez donner un coup de pouce professionnel si vous le souhaitez. C'est gratuit, ça prend 3 minutes par semaine. C'est là pour vous. Je vous mets le lien dans le chat pour si vous souhaitez rejoindre ce programme d'entraide qui permet de rencontrer la personne au bon moment. Merci Yasmine, en tout cas, pour le temps que tu nous as accordé, pour les infos que tu nous as transmises.
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Merci à vous.
Alizée (Chance)
De ce que je vois.
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Est-ce que je peux donner mon pseudo sur Instagram aussi pour me contacter ? Je le mets en chat parce que LinkedIn, je l'utilise quand même pas énormément. Quand je reçois des messages, je reçois le fait que je reçois des messages. Mais vous pouvez aussi me contacter sur Instagram, ça va être...
Alizée (Chance)
Très bien. On a bien vu ça dans le chat. On a ton pseudo sur Instagram. Encore merci. Bonne journée pour tout le monde, pour toi, pour les personnes qui nous ont suivis. Merci pour votre écoute, pour vos questions. Et peut-être, on se retrouvera sur un prochain live métier puisqu'on en a toute la semaine. Bonne fin de journée tout le monde.
Yasmine Genetzkow (Bibliothécaire)
Merci, au revoir.
Alizée (Chance)
Merci, au revoir. Au revoir.
Envie d'éclairer votre projet ?
Le bilan de compétences Chance, 100% en ligne et financé par votre CPF, dessine une direction qui vous ressemble.












