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Clémence Mathieu, Brocanteuse

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Nicolas (Chance)

Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans ce live métier en coulisses. Nous sommes avec Clémence aujourd'hui. On a eu quelques petits soucis de connexion. Clémence est avec nous par téléphone. Je redirige le téléphone vers le haut parleur, vers le micro. J'espère que vous l'entendrez bien. N'hésitez pas à nous dire dans le chat si vous entendez Clémence ou pas. En attendant, bonjour Clémence. Merci d'avoir accepté de te donner 30 minutes de ton temps pour nous parler de ton activité de brocanteuse. Est-ce que tu veux dire bonjour à nos spectateurs ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Bonjour tout le monde. Déjà, je m'excuse parce que ça n'a pas marché la connexion. Je voulais savoir si vous nous entendiez bien et si on pouvait continuer comme ça...

Nicolas (Chance)

Nicolas, c'est mieux. C'est bon, les gens nous confirment qu'ils nous entendent.

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Trop bien.

Nicolas (Chance)

Je suis super contente. Merci.

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Super.

Nicolas (Chance)

C'est les aller-retours directs. Oui, c'est ça. Je suis content de pouvoir animer cette conversation avec toi, Clémence. Merci encore d'être avec nous. Pour me présenter rapidement, je m'appelle Nicolas, je travaille chez Chance au sein de l'équipe Produit et j'aide à la conception de nos services. Aujourd'hui, je serai à l'animation de ce live. Pendant le live, toutes les questions sont les bienvenues en commentaire dans la partie tchat. Vous êtes déjà nombreux à utiliser le tchat pour nous saluer. Bonjour à vous. Je vous propose de commencer assez rapidement, comme on a un petit peu de retard et on va passer tout de suite aux questions. Clémence, merci encore une fois d'accepter le live métier. Peut-être aussi un petit peu de contexte pour vous qui nous écoutez. Ce live métier, qui est aujourd'hui dédié au métier de brocanteuse dont va nous parler Clémence, fait partie d'une série de live qui ont lieu toute la semaine, qui sont organisées par chance et qu'on appelle les live métier... Attendez, Clémence a quitté le téléphone. Attendez. Peut-être qu'elle est en train d'arriver. Sinon, je vais tout simplement la rappeler. On va y arriver, ne vous inquiétez pas.

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Sans succès.

Nicolas (Chance)

Bon, juste pour le confirmer, Clémence est bien revenue au téléphone. On a réussi une dernière fois de la connecter sur Livestore, mais ça n'a pas fonctionné. Donc, on va continuer comme ça. Du coup, Clémence, on va commencer par parler de ton parcours. Est-ce que tu peux nous raconter comment tu es arrivée au métier de brocanteuse, s'il te plaît ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Bien sûr. Déjà, la brocante, c'est une passion depuis toute petite. J'allais chiner avec ma mère, ma grand-mère. Il n'y a pas très longtemps, en 2018, j'ai retapé une maison complètement. Et du coup, là, est revenu un petit peu le plaisir d'aller chiner, d'aller chercher des petits meubles, etc. Puis, en 2020, comme tout le genre, le Covid, qui a fait réfléchir pas mal de choses dans ma tête. Une petite liste d'emplois que j'avais sur mon téléphone, des choses que je rêvais de faire et le métier de brocanteuse. Et le métier de brocanteuse, je me suis dit: Attends, j'ai du temps, je peux me former, je savais faire des trucs Internet. Donc je me suis dit: Allez, je me lance. J'ai créé mon site Internet, j'ai attendu la fin du Covid pour aller chiner. Au début, c'est des petites choses que j'avais chez moi. Et petit à petit, j'ai développé ça, j'ai créé mes réseaux sociaux, j'ai vraiment assemblé mes compétences en communication, marketing et du coup, la passion de la brocante pour créer mon site Web et ma petite entreprise de brocante.

Nicolas (Chance)

Ça marche, merci. Est-ce que tu peux nous dire ce qui t'attire particulièrement dans ce métier, s'il te plaît ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Il y a plusieurs choses. La première chose, c'est vraiment le côté seconde main. J'ai quand même un attrait pour le respect de l'environnement, pour essayer de préserver nos ressources, etc. Donc c'est vrai que le seconde main, de pas acheter du neuf, vraiment de réemployer des choses que les autres ont qui n'utilisent plus. Donc ça, c'est vraiment intéressant pour moi. Le deuxième point, c'est le côté histoire, Parce que tous les objets que je chine, que je revends... Ils ont une histoire, ils ont déjà vécu dans une, deux, trois familles et ils vont sûrement continuer à vivre d'autres histoires. Et ça, ça me plaît aussi beaucoup. Et le troisième point, c'est la déco, parce que j'adore la déco. Et c'est vrai qu'apporter des touches de seconde main, des touches de mobilier un peu ancien, qui a une histoire, justement, ça apporte tout de suite à la déco un côté plus chaleureux, plus humain, des caisses uniques. Ça apporte vraiment un côté sympa à la déco Super.

Nicolas (Chance)

Merci. On a déjà quelques questions. Isabelle qui te demande notamment si on pouvait avoir le nom de ton site web. L'urn, je suppose.

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Oui, bien sûr. Avec plaisir. Mon site web, c'est labroquantidoclément. Idem sur Instagram. Donc n'hésitez pas à aller voir. J'ai pas mal de produits qui sont en ligne et je fonctionne avec mon site internet, mon compte Instagram. Et ensuite après, je fais pas mal d'événements aussi sur place. Moi, j'habite à Pau, dans le Sud-Ouest. Et je fais pas mal d'événements spécialisés brocantes ou d'autres événements et où je vends mes pièces en direct.

Nicolas (Chance)

Si je ne m'abuse, c'est une activité secondaire pour toi, la brocante ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Oui, exactement. C'est une activité secondaire.

Nicolas (Chance)

Est-ce que tu peux nous en parler un petit peu plus ? Pourquoi, pour l'instant, c'est encore une activité secondaire ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

J'ai déjà développé cette activité. Je varie entre une activité de freelance en communication et une activité salariée. Du coup, j'ai développé le côté brocante en parallèle, on va dire, de mon activité salariée. Pourquoi ? Parce que c'était une compréhension et que j'avais envie Je n'avais pas envie de ne pas le développer parce que j'étais déjà salariée. Donc, ça fait une activité complémentaire qui est très, très différente de mon activité tous les jours, qui est vraiment où je suis quasiment tout le temps devant l'ordi. Là, ça me permet du coup de d'être dehors, d'aller voir les gens, de parler avec les gens, d'aller chiner des objets dans des maisons, de pouvoir... Plus manuel et plus humain, on va dire.

Nicolas (Chance)

Super. Et est-ce qu'à un moment donné, tu souhaiterais en faire ton activité principale ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Pour l'instant, c'est un peu compliqué. Je n'ai pas forcément l'option d'en faire une activité principale pour des raisons familiales, parce que j'ai une petite fille qui a deux ans et demi. Et c'est vrai Parce que quand on est brocanteur, quand on est marchand, dans tous les cas, on doit travailler quasiment tous les week-ends, aller sur des événements. Et du coup, ça, c'est un peu compliqué actuellement avec ma vie perso. L'autre possibilité, ça serait d'ouvrir une boutique, mais là aussi, ça m'obligerait à travailler toute la semaine, tous les samedis. Donc pour l'instant, ce n'est pas ce que j'ai envie. Je trouve vraiment un équilibre entre le volet salarié et le volet brocante. Donc, pour l'instant, c'est ça. Je ne dis pas que dans quelques années, je n'ouvrirai pas une boutique ou je ferai plein d'événements. Pour l'instant, c'est comme ça, mais ça pourrait évoluer. En tout cas, c'est possible, vu qu'il y a plein d'autres coauteurs qui ne font que ça comme métier. Donc bien sûr, c'est une vraie possibilité.

Nicolas (Chance)

D'accord. C'est très bien si tu trouves ton équilibre, justement, dans les deux, c'est justement aussi tout ce que prône Chance dans son accompagnement. Est-ce que justement, tu peux nous parler d'une journée type, mais c'est plutôt peut-être une journée où tu es concentrée sur l'activité de brocanteuse ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Oui. Une journée type, déjà, il faut aller chiner les produits. Donc, avant de chiner les produits, moi, je vais surtout chez les particuliers. Donc, 90% de mes produits viennent de chez les particuliers. Ils me contactent via mon site internet via mes réseaux en me disant qu'ils peuvent vider leur maison, qu'ils ont un de leurs parents, grands-parents qui vendra une maison de retraite, donc la maison va être en vente, etc. Là, c'est le premier jet, c'est le contact avec la personne. Ensuite, c'est aller sur place voir s'il y a des objets intéressants, donc les acheter, les charger dans un camion. Pas mal de manutentation dans le métier de brocanteur. Ensuite, rénover les articles si c'est ce qui est besoin. Moi, j'achète quand même beaucoup d'articles qui sont en très bon état pour essayer de passer un peu moins de temps, en tout cas sur la rénovation. Souvent, c'est assez sale, donc pas mal de vaisselle, pas mal de nettoyage. Et ensuite, on prend en photo les produits, on crée les produits sur le site web. Ça, c'est pour la partie Web. Ou alors, on les remet dans le camion et on prépare notre camion et notre descente pour l'événement du week-end.

Nicolas (Chance)

D'accord. Alors beaucoup d'in... Encore. Vas-y, désolé.

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Un côté comme Le côté communication, tu as le volet un peu Shein. Donc au début, le côté sympa, aller chercher des objets, côté un peu moins sympa, laver, préparer les objets pour qu'ils soient le plus nickel possible. Et ensuite, vous voulez un peu communication, de créer les fiches produits, le site web, les réseaux, les mettre en valeur, ces produits. Et le quatrième volet, c'est vraiment aller vendre le produit, que ce soit sur le site web ou alors lors des événements.

Nicolas (Chance)

Ça marche. Tu parlais d'aller identifier des objets intéressants. Comment est-ce que tu repères des objets intéressants quand, justement ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Au début, quand je me suis montée, c'était vraiment la question que je me posais: Comment on fait pour aller chercher des objets ? Et en fait, j'ai fait le tour de pas mal de gros canteurs et tout le monde m'a dit que si tu es mon objet, Forcément, quelqu'un va l'aimer, il va le trouver beau aussi. Et vraiment, je fonctionne vraiment au coup de cœur. C'est que s'il y a un objet que je trouve vraiment chouette, je me dis: Trop cool, je le prends et cet objet, il va forcément plaire à quelqu'un d'autre. Et c'est un peu ma stratégie pour le moment.

Nicolas (Chance)

Ok. Et ça marche bien du coup ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Oui, ça marche bien. Après, il y a des trucs que moi, j'adore et je me dis: Ils vont partir de suite, ils vont se vendre pour de suite, alors que pas du tout. Et des objets plus différents, pas que j'aime moins, mais qui sont plus authentiques ou vraiment plus particuliers qui partent de suite. Donc c'est vraiment... Ça reste du commerce, donc c'est compliqué de savoir ce que les gens veulent ou pas. En plus, c'est des pièces uniques, donc une fois que la pièce est partie, on n'en a pas d'autres similaires. Moi, je fonctionne vraiment au coup de cœur.

Nicolas (Chance)

D'accord. Et est-ce que tu te spécialises dans un type d'objets particuliers ou est-ce que c'est vraiment justement assez large ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

C'est assez large. Moi, je suis plutôt dans le style années 60, années 70 Moi, j'aime beaucoup les petits meubles en bois, j'aime aussi tout ce qui est doré, laiton, plutôt un peu chic, quelques objets aussi plastique coloré. Mais je ne veux pas trop me spécialiser pour l'instant dans un style ou dans un type de pièce. Mais par contre, plutôt années 50, 60. Et après, surtout, des petits objets, des petits meubles. Moi, mon objectif, c'est que ces objets vintage, ils aillent dans des apparts ou dans des maisons actuelles. L'objectif, ce n'est pas des très grosses pièces, c'est vraiment des petites pièces qui apportent un côté authentique à une déco, on va dire, plus contemporaine de maintenant.

Nicolas (Chance)

D'accord. Et tu parlais aussi de rénover un peu les objets. Est-ce que c'est plutôt du nettoyage ou est-ce que c'est vraiment de la rénovation plus en profondeur ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

C'est plutôt du nettoyage. L'exemple type, c'est des petits meubles en bois qui ont eu 20 couches de vernis, par exemple. Là, c'est plutôt foncer, remettre un petit vernis, plutôt remettre au bout du jour. Reponcer, arriver à mettre le bois plutôt à nu, mettre une couche de protection et que ça soit plus naturel, on va dire. Je Je retapais, non. En vrai, je n'ai pas les connaissances et les compétences pour. Ça, c'est une belle marge d'évolution, c'est-ce qui dit d'apprendre vraiment à retaper des objets.

Nicolas (Chance)

Est-ce que certains brocanteurs le font eux Est-ce que tu sais ça ? Ou est-ce que généralement, ils font des partenariats avec d'autres personnes peut-être qui...

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Ça dépend. Il y en a certains qui sont vraiment spécialisés, par exemple, dans les grosses tables de fermes en bois ou dans les meubles en bois et ils retapent l'ensemble. Ouais, ça se fait. Après, c'est vrai qu'il faut rester focus là-dessus, parce que tu peux pas... C'est compliqué d'aller beaucoup chiner, de passer du temps à retaper tes meubles, aussi à les revendre. Il faut trouver le juste milieu entre le temps passé à retaper ses meubles parce que ça reste rentable malgré tout, pas y passer trop de temps pour pouvoir vendre les meubles à un prix correct. C'est ça aussi qui est important OK, super.

Nicolas (Chance)

On a quelques questions dans le chat. Je vais commencer à les relayer. Yohanna te demande comment tu as appris toute la partie manuelle, justement. Tu parlais tout à l'heure d'aller un peu poncer, remettre du vernis. Comment tu as appris tout ça ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Je l'ai appris un peu sur le tas, à vrai dire. Un peu sur le tas et ma maman, qui retape pas mal de meubles, qui me donne de très bons conseils et qui m'aide aussi souvent.

Nicolas (Chance)

D'accord.

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Donc j'ai fait appel au commissaire. Après, appel à DosePro Brok aussi pour avoir des conseils. Et les tutos marchaient bien aussi sur le Web et c'est en faisant qu'on apprend aussi. Donc en mettant la main à la pâte.

Nicolas (Chance)

Ça marche. Une autre question: on te demande comment tu définis les prix de vente des objets que tu chines ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Très bonne question. Très bonne question parce que c'est un truc hyper dur à faire au début, je trouve, quand on se lance, de définir des prix. Donc, plusieurs choses. Ça dépend des types d'objets. Quand j'ai des objets qui, je pense, ont un peu de valeur, je fais au maximum de recherches sur Internet pour essayer de retrouver à peu près l'objet, voir quels sont les prix de vente, et Etc. Et je fixe un prix comme ça. Et après, c'est surtout l'expérience qui te dit que tel objet, c'est entre tel prix et tel prix. Je pense qu'il y a deux choses: un peu l'expérience et de voir ce qui se fait un peu dans le marché actuel. Et le deuxième côté, c'est les pièces un peu plus haut de gamme, on va dire, comparées avec des sites internet nationaux, par exemple, de brocante. Ça donne quand même un très un très bon aperçu des prix qui sont pratiqués. Mais c'est une très bonne question parce que pour moi, c'est un truc qui était compliqué au début.

Nicolas (Chance)

Ok. Et peut-être le prix auquel tu l'achètes au départ est peut-être une base aussi ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Oui, le prix que tu l'achètes au départ. Après, il ne faut pas forcément se fixer sur le prix qu'on l'achète au départ parce que c'est le prix de vente aussi. Moi, l'objectif, ce n'est pas de garder les objets, c'est de les revendre. Sinon, après, c'est moi qui divose leur partie dans la maison. Le prix d'achat, il est important à la base, mais le prix de vente quand même aussi hyper importante parce qu'il ne faut pas qu'il soit hyper cher pour que le produit, il ait justement une nouvelle vie. C'est vraiment un petit mécanisme à trouver pour que tout le monde soit satisfait, que la personne à qui on a acheté l'objet soit satisfait, que moi, j'y trouve mon compte et que la personne qui l'achète trouve aussi son compte, que ça ne soit pas un prix non plus trop élevé.

Nicolas (Chance)

Je rebondis sur ce que tu disais, que ça ne soit pas le bazar chez toi. Justement, Mélanie nous demande: Où tu stoques les objets ? Est-ce que tu as besoin d'un local ? J'ai un petit local. Tu as un local, OK.

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Oui, j'ai un petit local que je loue, qui n'est pas très loin de chez moi, où je stocke mes objets et j'ai un petit côté carré-carré. Tous mes objets sont hyper bien rangés, stockés dans des boîtes, toutes les boîtes sont étiquetées. Tous les team-up sont prêts, rangés. Comme ça, dès que je vais sur un événement ou que je vends un produit sur mon site, je sais exactement où il est situé, etc. Ça, on ne dirait pas, mais le bazar, ça sera assez vite.

Nicolas (Chance)

Oui, j'imagine. On a aussi des questions. Maud demandait tout à l'heure, notamment Maud qui posait la question sur les prix. Elle demandait s'il y avait une formation à effectuer sur le sujet des prix et ça rejoint aussi une question plus globalement, qui arrive dans le chat, qui est: est-ce qu'il y a des formations particulières pour le métier de brocanteur ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Des formations, je ne sais pas. Je pense que le meilleur moyen pour se former en étant brocanteur, c'est de passer du temps avec les brocanteurs. Parce que c'est quand même un monde un petit peu à part, c'est un monde du commerce, mais c'est un peu le monde des marchands. Les marchands, ils négocient sur place, ils se lèvent tôt. C'est vraiment un métier à part et je pense que vraiment, le meilleur moyen d'apprendre, c'est de passer du temps avec les brocs. C'est d'aller démarcher, de faire une semaine, un week-end avec un broc qui va sur un événement. Je pense que c'est le meilleur moyen d'apprendre. Ensuite, je pense qu'au niveau formation pure, ce qui peut être hyper intéressant, c'est tout ce qui est histoire de l'art. Parce que mine de rien, quand on tombe sur un objet, c'est une tendance, on peut se rapprocher à ça. Et ensuite, tout ce qui est vraiment décoration pure. Aussi, ce qui est tendance, quels étaient les designers ? Quelles époques ? Pour quand on trouve une pièce sur une brocante ou ailleurs ou chez quelqu'un, avoir un petit peu le réflexe de quelle époque il peut être, de quel peut être le designer qui l'a créé, etc.

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Même si après maintenant, Google ou autre donnent des infos hyper rapidement, donc on a quand même la chance d'avoir des outils numériques qui nous permettent facilement de trouver d'où viennent les objets et quels sont ces objets.

Nicolas (Chance)

D'accord. Tu disais tout à l'heure que tu achetais généralement des objets pour essayer aussi de les revendre quand même assez rapidement. Oui. Parfois, à la télé, je pense que tu dois avoir une émission en particulier. Je crois, je suis déjà tombé dessus quelquefois et je Je les vois parfois un peu se dire: Ça, ça va revenir. Est-ce que tu vois un peu les tendances ? Est-ce que tu prends des objets dont tu te dis: Dans quelques années, ça va revenir ou pas du tout ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Oui, après, ça se voit vite parce que tu ne vois pas Je ne reviendrai pas forcément à faire conclure pour ne pas les citer, mais parce que c'est quand même un monde un peu parallèle, c'est que la réalité, il ne faut pas trop se fier au prix de leurs objets ou autres. Mais c'est très intéressant, je regarde de temps en temps parce que Parce qu'on en prend beaucoup sur les objets. Par contre, les tendances reviennent. On le voit sur Instagram, toutes les déco, toute la barbotine, que ça soit des matières, des couleurs. Ça suit quand même les volets de la décoration actuelle. C'est surtout des couleurs, des matières qui reviennent, qui sont tendance. Ça suit vraiment la tendance de la déco neuve en magasin.

Nicolas (Chance)

On parlait tout à l'heure de prix et justement, Mélanie a une question là-dessus. Qui dit prix, dit aussi un petit peu revenu. Elle se demandait: Quels sont les revenus moyens d'un brocanteur ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Ça, c'est hyper assez... C'est très compliqué à dire, c'est hyper variable. Moi, je suis vraiment en parallèle de mon activité, donc c'est en fonction du temps que j'y passe. Ça, il n'y a pas de secret. Et après, ça dépend des pièces que l'on vend, parce que moi, je vends des petites pièces, si vous allez voir sur mon compte Instagram, je vends des petites pièces à 30, 40, 50 euros. Mes grosses pièces sont à 200 euros ou 300 euros max. Donc, j'ai vraiment des petites pièces. Après, si la personne se spécialise dans des pièces qui ont beaucoup de valeur, des pièces de designers, etc, qu'elle va aussi acheter beaucoup plus cher, mais revendre beaucoup plus cher. Tout se calcule. Après, c'est comme tout le reste. Moi, je suis en freelance, donc c'est des déclarations mensuelles à l'URSSAF en tant qu'autoentreprise, donc avec 22% de taxes à donner à l'État. Tout se calcule, mais c'est très compliqué Je vais vous dire une marge de... Un salaire, c'est complexe. Ça dépend vraiment le temps qu'on y passe. Je pense que plus on chine, plus on travaille ses réseaux sociaux, plus on met sur son site, plus on fait l'événement, forcément, on va Je le vendre beaucoup plus.

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Moi, j'ai un peu moins le temps, donc je fais un événement par mois et j'essaie d'être active sur mes réseaux, mais quand j'ai un peu le temps, donc c'est en lien avec le temps que j'y passe, vraiment.

Nicolas (Chance)

Ça marche. Sophie demande Comment on définit la marge qu'on fait sur un objet ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

On peut le dire au prix aussi. Comment tu définis la marge ? Ça va dépend déjà de ton prix d'achat, bien sûr, du prix auquel tu peux le revendre et du pourcentage que tu vas donner à l'URSAS aussi pour que ça soit Ça reste un minimum comptable en fonction du temps que tu y passes aussi. C'est un monde qui calcule. Au début, tu peux le calculer, après ça, ça vient assez naturellement, je pense. C'est vraiment lié avec ton prix d'achat et depuis ton prix de vente, c'est ce qu'on disait tout à l'heure.

Nicolas (Chance)

D'accord. Tout à l'heure, je crois que tu nous disais que tu étais freelance en communication, c'est ça ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Oui, j'ai eu un statut de freelance et après, je suis salariée. Là, j'étais salariée jusqu'au mois d'avril et là, je suis en freelance. Donc, j'ai deux activités de freelance sur OK, c'est ce que je voulais te demander.

Nicolas (Chance)

Tu as dû créer deux autres entreprises séparées ou comment est-ce que ça se passe ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Non, tu peux avoir une seule autoentreprise et avoir plusieurs activités sur ton autoentreprise, même si c'est des activités différentes. Moi, j'avais créé mon autre entreprise de communication freelance en 2018, donc avant la brocante, et j'ai pu rajouter ma réactivité commerciale de brocante sur la même entreprise. Ça, c'est assez facile à mettre en place OK.

Nicolas (Chance)

On a aussi Maureen qui nous pose une question qui demande: Comment tu développes ta communication ? Comment tu as réussi à trouver tes premiers clients ? Je suppose que comme tu travailles toi-même dans la communication, ça t'a un petit peu aidé à la base, peut-être ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Oui, je m'en suis vraiment terminée et c'est là aussi que je me trouve en équilibre. Comment tu trouves tes clients ? C'est un petit peu comme toutes les entreprises. Au début, j'ai fait mon site internet, déjà, parce que ça permet aux gens de voir les produits, d'aller voir les photos, de voir les dimensions, de voir les descriptifs. Ça, c'est hyper important. Deuxième truc, les réseaux, Instagram. Je pourrais être aussi sur TikTok ou autres, mais pour l'instant, je n'ai pas forcément le temps. Mais Instagram, hyper important pour aller développer son réseau proche et se développer. Et ensuite, faire du terrain. Donc les événements, qui soient petits ou grands événements, il n'y a rien de mieux pour aller pour aller voir, pour se faire connaître en fait. Une petite carte de visite, un événement, un joli stand, les gens passent, tu donnes une carte de visite, tu discutes un site internet, des réseaux sociaux, ils s'abonnent. Prochain événement, il y a des gens qui se sont abonnés à ton compte Instagram et qui viennent te voir, qui te disent: Je suis abonnée à votre compte, je suis contente de vous rencontrer. C'est de l'humain avant tout et ça, c'est une très chouette partie.

Nicolas (Chance)

Sur Instagram, est-ce que tu sponsorises parfois des choses ou est-ce que c'est juste organique ? C'est juste que tu invites les gens à te suivre et ça grossit naturellement ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Très clairement, je n'ai pas de budget à mettre en social ads, qui est une des grosses parties de mon métier que je fais pour mes clients. Mais pour moi, je ne le fais pas, je le laisse en organique. Pourquoi ? Parce qu'il faut quand Pour que ça fonctionne en social ads, il faut quand même pas mal de budget. Et je préfère le faire en organique. L'objectif, ce n'est pas d'avoir des millions de followers, c'est de mettre en avant mes pièces. Généralement, les gens qui me suivent sur Instagram, c'est plutôt des gens locaux qui viennent me voir après sur les événements. Quand ils voient que je fais un événement, ils me demandent d'apporter une pièce qu'ils ont vue sur mon site ou qu'ils ont vue sur Instagram pour la voir en vrai. C'est plutôt du lien que du lien social, on va dire, du lien commercial que de l'achat pur. Mon objectif, ce n'est vraiment pas d'aller à la recherche de followers. Ça peut être une vraie stratégie, mais il faut bien la monter et bien faire les social ads.

Nicolas (Chance)

Ok Comme tu as aussi un site Internet, quelle est la part de ce que tu vends sur ton site Internet par rapport à des événements physiques ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

C'est très différent. C'est compliqué à comprendre. Il y a des mois, je vends beaucoup plus sur Internet que sur les événements, mais généralement, je vends quand même... Mon site, il sert plus de sites vitrines, comme je disais, où les gens vont voir les produits que j'ai en stock et me demandent de les amener sur des événements Je vends plutôt lors des événements parce que les gens, ils ont quand même besoin de voir les objets en vrai, quand même, de rien. Ce côté vintage histoire, ils ont quand même besoin un peu de toucher l'objet. C'est ce qui est peut-être moins le cas quand tu achètes des tasses ou des verres sur Maison du Monde, tu les achètes comme ça, en neuf. Et quand c'est ancien, ils ont quand même assez besoin de voir les choses, les gens. En tout cas, mes clients que j'ai, c'est sûrement différent Je ne sais pas pour d'autres personnes, mais...

Nicolas (Chance)

Ça marche. On a Louis qui te félicite pour ton site internet, qui dit qu'il est très clair et bien fait. Merci beaucoup. On a une question de Maude qui te demande si tu gardes l'esprit de négociation avec tes clients sur ton site ou est-ce que c'est comme un brocante physique ? Mais tu semblais dire que tu vendais aussi en brocante physique, donc on parle sur ton brocante physique.

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Très super bonne question aussi, parce que oui, la négociation fait partie du métier. J'imagine que si vous êtes là, vous avez forcément déjà fait des brocantes, aller sur des bidronniers, etc. Je garde parce que je trouve que ça fait quand même partie du métier, même si c'est compliqué en tant que pro, parce qu'on n'est pas sur un bidonnier. Les revenus qu'on déclare, c'est des objets qu'on a achetés. Pour la majorité des gens Ce qu'ils ont dans la tête, c'est qu'on m'a donné des objets. Des objets, on ne voulait pas. Je dis: Non, je les achète les objets. Du coup, c'est vrai que quand on rentre dans son côté négociation, il faut faire hyper attention à rester rentable, de l'argent, parce que c'est quand même ça l'objectif, mais tout en faisant plaisir à la personne. Et ça dépend de la manière dont c'est demandé aussi. Ça dépend si c'est un client qui est régulier, ça dépend de pas mal de choses, mais oui, je reste ouverte à la de la négociation dans la limite du raisonnable et si c'est demandé gentiment. C'est important.

Nicolas (Chance)

Ça va. Il nous reste cinq minutes de live. Merci Marine. Quelqu'un a demandé l'adresse de ton site web et quelqu'un lui a partagé sur le chat. Marine demande: Quels sont tes prochains projets ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Oh là là, j'en ai plein. Non, j'ai pas mal de projets. Je souhaite garder la brocante, donc est-ce que je vais aller la fin évoluer ou pas, je suis en train de voir et j'aimerais bien développer un autre projet en parallèle, toujours dans la seconde main, mais c'est en pleine réflexion, donc on verra la suite. Mais là, mon objectif, pourquoi pas retrouver un activité communication en salarié. Ça, c'est dans mes plans à court terme. Et au niveau brocante, là, ça va être un peu calme cet été, mais en tout cas, je reprends les événements dès septembre. Mais j'ai J'ai toujours plein de projets, donc il faut que j'arrive à me canaliser.

Nicolas (Chance)

Ça marche. On arrive bientôt à la fin du live. Merci encore Clémence d'avoir dédié du temps précieux pour les spectateurs qui nous suivent et pour les gens qui pourront aussi revoir le live en replay. Avant de nous quitter, je voulais vous parler d'une initiative qui nous tient beaucoup à cœur chez Chance. C'est un nouveau service qu'on vient de lancer qui s'appelle 3min pour les autres et qui favorise l'entrée d'entraide professionnelle. C'est gratuit et ça vous donne accès à la communauté d'entraide Chance. En vous inscrivant, vous pouvez recevoir chaque semaine une liste personnalisée de dix personnes à qui vous pourriez donner un coup de pouce si vous le souhaitez et vous pouvez également demander vous-même de l'aide. En remplissant une demande d'aide. Ça va, j'ai envie de le sentir, si vous pouvez aider et être aidé.

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

C'est trop bien. C'est hyper intéressant. Moi, je l'ai fait... J'ai demandé de l'aide à deux reprises et j'ai aussi apporté mon expérience à deux reprises et et c'est génial.

Nicolas (Chance)

Je suis content que tu aies testé et que tu apprécies. Génial. Merci beaucoup. Et peut-être un dernier mot: est-ce que si des gens ont encore des questions pour toi, ils peuvent te contacter sur ton Instagram ? Est-ce qu'ils peuvent te poser des questions là-bas ou est-ce que tu as peut-être LinkedIn ?

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Avec grand plaisir, c'est ce que j'allais dire. Je me réexcuse pour la connexion. Ça arrive. Donc ça fera un petit podcast pour les gens qui vont réécouter, au lieu d'un live vidéo, mais ce n'est pas grave. Bien sûr, si vous avez besoin d'elle a un moment de questions, avec grand plaisir, vous m'envoyez un petit message sur Instagram, donc la brocante de Clémence, et je répondrai à toutes vos questions, même si vous voulez qu'on fasse une visio rapide, si vous avez des questions sur comment allier peut-être ce métier de brocanteur à un métier salarié en parallèle, si vous voulez aller plus loin, n'hésitez pas, vraiment, ça sera avec grand plaisir. J'ai fait l'activité chance et comme les trois minutes sont vraiment hyper importantes et de donner son expertise, c'est toujours constructif. Donc n'hésitez pas vraiment, avec grand plaisir.

Nicolas (Chance)

Génial, c'est vraiment très sympa de ta part. Merci encore pour le live. Désolé pour le retard, encore une fois, pour les personnes qui ont suivi. Ce sont les alléadis directs et on a réussi à trouver une solution, donc on est content.

Clémence Mathieu (Brocanteuse)

Super. Merci beaucoup Nicolas.

Nicolas (Chance)

Merci. Et à bientôt. À bientôt. Bonne journée tout le monde. Bonne journée.

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