Diana Amadei, Chargée de gestion des carrières

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Sarah (Chance)

Bonjour, bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour ce live en coulisses. Je suis Sarah de chez Chance et aujourd'hui, nous allons découvrir plus en détails le métier de chargé de gestion des carrières avec Diana. Petit point, si vous avez des questions, n'hésitez pas à les poser dans l'onglet Questions pour qu'elles ne soient pas perdues dans le chat. Vous avez un onglet vraiment spécifique pour les questions et on y répondra avec Diana pendant ces 30 prochaines minutes.

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Bonjour.

Sarah (Chance)

En introduction, pour celles et ceux qui ne connaissent pas Chance, nous sommes un bilan de compétences et une communauté d'entraide pour aider chacun à trouver sa juste place dans le monde du travail et pour redonner du sens à son travail. Dans le parcours Chance, on a plusieurs phases, dont l'exploration. Et c'est ce que nous vous proposons cette semaine, c'est d'explorer. Et aujourd'hui, nous allons explorer le métier de charge et de gestion des carrières avec Diana. Diana, merci beaucoup d'accepter de participer à ce live en nous présentant ton métier et en nous permettant de l'explorer. Alors, Diana, je t'invite à te présenter et à nous parler un peu plus de ton parcours. Tu es chargé de gestion des carrières aujourd'hui. Comment es-tu arrivé là ?

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Merci Sarah. Bonjour à tous et à toutes. Je vois que vous avez pas mal de personnes dans le chat, donc c'est super. Je m'appelle Diana Madei, j'ai 27 ans et je suis effectivement actuellement chargée de gestion des carrières pour l'entreprise entreprise Brico Dépôt. Avant ça, j'ai eu un parcours qui était un petit peu différent, en tout cas des parcours en ressources humaines qu'on peut trouver habituellement. Je suis issue d'un cursus en sciences licence sociale, parce que j'ai commencé après mon bac L par une licence de psychologie. À la base, je souhaitais être psychologue dans la psychologie clinique, dans les hôpitaux, dans les hôpitaux psychiatriques. C'était plus ce sur quoi je me dirigeais à la base. Ensuite, j'ai eu ma licence, tout s'est très bien passé. Pour le coup, c'est un domaine que j'appréciais beaucoup, que j'apprécie toujours beaucoup. J'ai enchaîné sur mon master. Je fais deux ans de master 1. J'ai souhaité prendre mon temps pour pouvoir passer ces étapes-là. J'étais dans un environnement qui était dans la protection judiciaire de la jeunesse, donc qui était assez pour le coup, au niveau de ce à quoi je pouvais être confrontée. Concrètement, c'est aussi les enseignements que j'en ai tirés par la suite.

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Mais c'était des choses qui étaient assez lourdes à porter pour moi, avec une grosse introspection, ce que ça pouvait me renvoyer également. Donc, pour le coup, j'ai décidé d'arrêter la psychologie. Mon dernier stage a été effectué à la prison de Fleury-Mérogy. J'étais un peu dans une période de ma vie où j'avais besoin d'une transition, de changer, d'avoir aussi du renouveau. C'est pour ça que je me suis dit que mon parten n'était pas forcément semblable à tous ceux qui ont pu faire des ressources humaines aujourd'hui. Et en fait, je me suis dirigée après cela sur les ressources humaines. Alors c'est vrai que j'anticipe un petit peu les futures questions, mais voilà, j'ai fait des rencontres qui étaient très importantes pour le coup pour moi, parce qu'à côté de ce cursus en psychologie, en fait, pendant six ans, j'ai travaillé en tant qu'employé étudiant à Carrefour. J'ai été hôtesse de caisse, hôtesse d'accueil. C'est au travers des rencontres que j'ai pu faire, justement, à Carrefour, que je me suis dirigée après vers un cursus de ressources humaines. Après, j'ai refait mes études. J'ai repris un master un et 2 au niveau des ressources humaines en alternance cette fois-ci.

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

C'est comme ça que je suis rentrée à Brico Dépôt en tant qu'assistante recrutement dans un premier temps pendant deux ans. Et depuis du coup, l'année dernière, Brico Dépôt m'a proposé un CDI au niveau de la gestion des carrières. Donc voilà, encore une fois, un changement au niveau des périmètres, mais tout aussi intéressant. Et j'aurais l'occasion de rentrer un peu plus dans les détails par la suite. Mais en tout cas, voilà pour les premières étapes de mon parcours.

Sarah (Chance)

Super. Merci beaucoup pour ce partage. C'est chouette de voir ton parcours, tes différents choix. Qu'est-ce qui t'a fait choisir ce métier en particulier ? Qu'est-ce qui t'a plu dans ce métier ?

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Pour le coup, je suis arrivé dans les ressources humaines, je n'y connaissais rien. Comme j'expliquais, c'est vrai que j'étais vraiment dans la psychopathologie psychanalytique, donc je n'avais même pas cette dimension de psychologie du travail. J'étais vraiment dans l'accompagnement de soins, dans de la thérapie. Donc, je ne connaissais pas vraiment tout cet environnement de ressources humaines. Et donc cette personne que j'ai rencontrée, qui s'appelle Philippe, pour le coup, qui lui travaillait dans la formation, m'a contactée en me disant: Mais Diana, moi, je pense que tu te trompes de voix. Alors, ce n'est pas vraiment tromper, mais en tout cas, c'est comme ça qu'il me l'a dit, en me disant: Au niveau de ton contact humain, au niveau de ton empathie, puisque c'était uniquement des observations liées dans mon domaine de travail, quelque part, c'était derrière ma caisse, c'était derrière mon comptoir. Il m'a vraiment dit: Pour moi, tu devrais te diriger vers les ressources humaines. Comme j'expliquais, j'étais dans une transition où je me cherchais un petit peu. Donc, je me suis dit: Pourquoi pas ? Pourquoi pas, finalement, pouvoir découvrir ce champ des ressources humaines qui, pour moi, était très restreint à la base, où c'était des personnes qui prennent des décisions quelque part dans des magasins ou en tout cas dans des structures, des entreprises.

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Et j'ai été très surprise lors de mes échanges avec lui de découvrir tous les champs reliés aux ressources humaines, que ce soit de la formation, du recrutement, de la gestion des carrières, de la paye. En fait, c'est vrai qu'on a des postes généralistes au niveau des ressources humaines, mais on a aussi des postes avec des spécificités. Et c'est vrai que lorsque j'ai candidaté pour mon alternance à Bricot Dépôt, avec cette porte d'entrée qui était pour pour moi, le recrutement, j'ai vraiment vu ce lien quelque part avec la psychologie, parce que quelque part, c'est aussi quelque chose qui est pour moi en filigrane, dans le sens où c'est le contact avec l'autre, c'est connaître la personne. Alors, on n'a pas cette partie introspection, mais c'est surtout le lien à l'autre qui primait pour moi. C'est pour ça que je me suis dirigée vers du recrutement, avec quelques doutes, quelques craintes, quelques peurs, parce qu'outre le secteur de la grande distribution que je connaissais, mais en tant qu'hôtesse de caisse et d'accueil, je ne connaissais pas vraiment le fonctionnement d'une grande entreprise. Et on m'a donné ma chance. C'est un beau mot, je pense que je l'ai fait plusieurs fois.

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Mais on m'a donné ma chance. Sandrine Langlois, à l'époque, qui était ma manager, malgré un cursus qui n'était pas du tout destiné au premier abord à du recrutement, avec des stages dans des prisons, ce genre de choses-là, ce n'est pas quelque chose qui tilte au niveau des yeux. Mais effectivement, elle m'a donné ma chance de pouvoir intégrer Brico Dépôt au niveau du service recrutement. Comme quoi, les compétences techniques s'apprennent, mais on a aussi tout ce qui est de l'ordre des compétences comportementales et des soft skills qui, elles, sont quelque part innées et pas propres à chacun des métiers.

Sarah (Chance)

Super. Tu as évoqué quelques peurs. Quelles ont été tes hésitations majeures ? Quelles peurs tu as eues et comment tu les as sûrement évoquées ?

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Au niveau des peurs, c'était plus par rapport au nouvel environnement, parce que j'ai été quand même pendant six ans dans un domaine psychologique, dans un cursus psychologique, et donc de pouvoir recommencer en alternance dans une entreprise que je ne connaissais pas, parce que concrètement, dans les faits, j'ai juste connu Carrefour dans mon environnement professionnel, et donc de pouvoir vraiment changer du tout au tout, encore une fois, dans cette période de transition qui était nécessaire pour moi. J'avais besoin aussi de tourner la page sur beaucoup de choses. Et donc, les craintes, la crainte de l'inconnu, la crainte aussi de savoir si j'étais capable. Parce que c'est aussi quelque chose qui, quelque part, était dans ma tête en me disant: Mais attends, tu es en train de changer complètement. Parce que pour moi, c'était un vrai changement. Aujourd'hui, je vois que les liens sont très restreints. Il y a beaucoup de liens, en tout cas, entre ces deux domaines-là. Mais au début, je me disais vraiment: Mais peut-être que ça ne va pas fonctionner et peut-être que tu n'en as pas les compétences. Parce que je suis de nature assez douteuse envers mes propres capacités. Et quelque part, mon environnement à cette époque-là, donc familial, mais aussi professionnel, avec cette fameuse personne de Philippe, et puis mon ancienne manager de l'époque, m'ont vraiment motivé et m'ont montré que c'était possible.

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

C'est vraiment de se dire, encore une fois, les compétences techniques, c'est des choses qui s'acquièrent. Des changements, il y en a tout le temps, c'est constant. Et ce n'est pas parce qu'on change de domaine, ou on change de domaine d'expertise, en tout cas, qu'on n'aura pas une finalité qui est belle à la fin. Et aujourd'hui, je le vois, j'ai été transformée en alternance au niveau du CDI. J'ai encore changé de périmètre sur un domaine que je ne connaissais pas non plus. Donc, c'est vraiment des craintes qui, au fur et à mesure, ont pu s'explanter Oui, c'est ça, exactement.

Sarah (Chance)

Super. Alors, on a des questions dans le chat. Une question de Magali. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste votre métier ?

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Bien sûr. C'est vrai que qu'alors, qu'est-ce qu'on met derrière le terme de gestion des carrières ? C'est un peu, je dirais, barbare, en termes au niveau du terme gestion, parce qu'en soi, c'est plus de l'accompagnement de carrière. Je trouve ça plus joli et plus entendable. Mais en fait, derrière la gestion des carrières, ce qu'on entend, c'est surtout trois piliers. Donc un pilier qui part de l'identification de potentiel. Donc sur tous les collègues qu'on peut avoir au sein de Brico Dépôt, qu'est-ce qu'on va aller déceler chez eux ? Donc, en termes de compétences techniques ou en termes de soft skills, mais c'est finalement comment est-ce qu'on identifie un potentiel ? Après, on a le deuxième pan qui est développer. Comment est-ce qu'on développe ce potentiel du coup, pour chacun de nos collègues ? Et après, on a le troisième pan qui est la fidélisation. Comment est-ce qu'on fidélise ces talents ? Et donc, c'est vraiment, en fait, si vous voulez, des outils qui vont nous permettre, au travers de ces trois pan, de pouvoir développer nos collègues. Parce que pour le coup, c'est vraiment ça. En tout cas, moi, c'est ce qui m'anime et c'est ce qui fait que j'aime mon métier aujourd'hui, c'est le fait de pouvoir les accompagner dans leur carrière professionnelle, donc en termes de mobilité professionnelle, en termes de souhaits de formation, en termes de bilan de compétences comme vous pouvez en proscrire.

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

C'est vraiment de pouvoir les accompagner dans leur exploration professionnelle, dans leurs réflexions, pour leur permettre, quelque part, de réaliser leur projet professionnel.

Sarah (Chance)

Super. Est-ce que tu peux aller un peu plus en détail et nous décrire, par exemple, une journée type ? Et est-ce que, par exemple, dans ton type de poste, le télétravail est aussi possible ?

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Oui, bien sûr. C'est vrai que dans les fonctions support à Brico Dépôt, nous avons un accord télétravail qui permet le télétravail. Donc après, c'est vrai que ça dépend des envies de Moi, je sais que j'aime plutôt être au contact directement sur site et en tout cas, je suis aussi à proximité. Donc quelque part, le télétravail n'est pas une obligation pour moi ou en tout cas quelque chose qui me plaît, au contraire, dans cette optique de lien à l'autre. Je vais faire la parenthèse. Mais du coup, pour une journée type, c'est jamais pareil. La particularité de la gestion des carrières, c'est qu'on travaille beaucoup en mode projet. Donc, ce n'est pas des activités opérationnelles récurrentes tous les jours. On On a un cycle RH avec plusieurs activités tout au long de l'année, qui, elles, sont récurrentes, effectivement, mais c'est en perspectives annuelles. Chaque journée est différente. Ça va dépendre des projets qui nous anime. En ce moment, on est sur la synthèse de ce qui va être la campagne des entretiens annuels, pour vous parler un peu plus technique, mais voilà, ces obligations de l'employeur sur l'entretien professionnel et l'entretien individuel pour faire le point sur l'année.

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Par exemple, c'est ce qui m'anime en ce moment. Ça va être vraiment de pouvoir faire la synthèse de tous les souhaits des collaborateurs en termes de formation, en termes d'accompagnement sur leur bilan de l'année. Comment est-ce qu'on peut les accompagner au mieux ? Encore une fois, c'est vraiment ce mot-là qui revient tout le temps, mais comment on peut les accompagner au mieux sur leur projection à N+1 ? Ça, c'est ce qui m'anime en ce moment, mais on va avoir d'autres dispositifs tels que des Development Center. Si je peux rentrer un peu plus aussi en détails, Sarah. Un Development Center, concrètement, pour vous donner un peu plus de visibilité sur mon quotidien, c'est lorsqu'on a une mobilité qui est validée pour ce qu'on appelle, nous, un chef de secteur commerce au niveau de notre magasin qui souhaite devenir directeur de magasin, donc le niveau du dessus, on va lui faire faire des mises en situation sur une journée pour pouvoir lui écrire un plan d'accompagnement personnalisé. Là aussi, on est toujours dans l'accompagnement, mais finalement, de pouvoir, au travers de ces mises en situation, identifier des axes d'amélioration, ses points forts, ses points d'appui et de co-construire un plan d'accompagnement pour une prise de poste réussie et avec laquelle il sera le plus à l'aise possible.

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

On n'a pas de journée type, ça va vraiment dépendre du moment et de ce sur quoi on est sur le talent management et la gestion des carrières. C'est très variable.

Sarah (Chance)

Super. On a une question de la part d'Élise. Bonjour Diana, saurais-tu nous dire quel type d'entreprise propose ces postes ? Tu parles de la grande distribution. C'est également quelque chose qui existe dans d'autres domaines.

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Pour le coup, oui. C'est vrai que ça va dépendre aussi de la structure de l'entreprise. Quand on est plus sur des petites entreprises, c'est vrai qu'on aura tendance à avoir des postes de généralistes au niveau des ressources humaines. Et donc, effectivement, on aura une personne qui se charge et à la fois de la formation et à la fois de la gestion des carrières et à la fois du recrutement. Et sur des structures qui vont être un peu plus grosses, c'est vrai que ça demande un peu plus de spécificité des spécialisations au niveau des ressources humaines, parce que tout simplement, une personne ne peut pas gérer... Nous, à Brico Dépôt, on est 9 000. On ne peut pas gérer tous les pans des ressources humaines. Donc, c'est là où on va peut-être, effectivement, avoir des spécialisations en termes de ressources humaines. Autre que la grande distribution, effectivement, on parle aussi de chargé de mobilité, mobilité internationale ou nationale. On a aussi sous la casquette du développement chargé de développement RH. On peut avoir cette casquette, finalement, de mobilité et d'accompagnement des collaborateurs.

Sarah (Chance)

Merci. On a une nouvelle question de la part de Mathilde. Possible d'arriver à ce métier sans formation ni expérience dans ce domaine ?

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Quelque part, j'ai envie de dire oui. J'ai la formation des ressources humaines où, effectivement, je parle de mon expérience, mais j'ai mon Master 2 en ressources humaines où, effectivement, on a un bagage scolaire théorique sur les ressources humaines. Et effectivement, par contre, j'ai pris mon poste au niveau de la gestion des carrières en n'ayant pas de compétences techniques propres aux fonctions que j'allais étudier. Donc, effectivement, ce sont des choses qui s'apprennent. Alors, je pense qu'il est nécessaire, par contre, d'avoir un bagage de formation théorique. Mais ça, dans toutes les ressources humaines, c'est vrai qu'on fasse de la paye ou de la formation. Il faut quand même avoir un certain bagage théorique. Et après, pour ce qui est de la technique, pour le coup, c'est des choses, encore une fois, qui s'acquièrent et des choses qui s'écrivent. Si lors d'un bilan de compétences ou de ce genre de choses-là, ce sont des métiers qui ressortent, effectivement, quelqu'un qui n'est pas issu du domaine RH et qui n'a jamais pu pratiquer ce type d'activité professionnelle, ça va être compliqué du jour au lendemain de pouvoir obtenir ce type de poste. Après, en passant par un biais de formation, en passant par de avec beaucoup de dispositifs qui sont mis en place aujourd'hui au niveau de l'État sur l'employabilité.

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Moi, pour le coup, ce n'est pas un non, si on apporte le bagage qu'il y a à proximité.

Sarah (Chance)

Ça marche. Merci. On a une nouvelle question de Lydie. Comment peux-tu accompagner les collaborateurs au mieux, sachant que tu n'as pas l'expertise de tous les métiers de l'entreprise ? Te bases-tu sur les feedbacks des managers ? Es-tu formée à tous les métiers de ton entreprise ?

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Alors, C'est une bonne question pour le coup. C'est vrai que je ne suis peut-être pas rentrée dans les détails au niveau de l'organisation. Tous les accompagnements que je peux faire avec les collaborateurs, ce sont des choses qui ne dépendent pas uniquement de mon poste. C'est-à-dire qu'on va être en lien au niveau de Brico Dépôt avec la responsable des ressources humaines du périmètre. Je prends un exemple très concret. Une personne qui est aujourd'hui en supply chain, qui souhaite aller sur du commerce, on va avoir... Donc moi, je vais intervenir dans le process. La responsable des ressources humaines qui, elle, a dans son périmètre la direction supply chain et la responsable des ressources humaines qui a dans son périmètre la direction commerciale, on va pouvoir tous les trois faire le lien, finalement, sur le besoin du collaborateur et sur ses envies. On va être aussi en lien avec les managers parce qu'on a la partie besoins d'entreprises qui aussi en compte, parce qu'on a la partie projet collaborateur auquel on essaye de répondre au mieux, mais on a aussi la partie besoins d'entreprises qui rentre également en ligne de compte et de pouvoir au mieux aligner les deux.

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Mais en tout cas, il y a plusieurs personnes qui rentrent dans ce process-là, au niveau des ressources humaines et au niveau des directions concernées.

Sarah (Chance)

Super. Merci beaucoup Diana. Quelles sont, pour toi, les grandes qualités d'une chargée de gestion de carrière ?

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Je vais parler de manière générique, je n'aime pas trop ramener les choses à moi, mais pour le coup, je pense que l'empathie, l'écoute, c'est des choses qui sont très importantes. C'est vrai que l'écoute, l'écoute active, pour comprendre au mieux, quelque part, le besoin du collaborateur, son envie de pouvoir être 100% avec lui et de l'aiguiller dans son projet, c'est C'est vraiment ce qui est important. Je pense que là, en tout cas, le plus grand, ça serait l'écoute et de pouvoir actionner les bons leviers au bon moment, que ce soit pour le collègue ou pour l'entreprise. Encore une fois, on est toujours dans cette optique-là, mais l'écoute est très importante et puis pouvoir se rendre disponible aussi. C'est vrai qu'au niveau de la gestion des carrières, on n'a pas de lien hiérarchique quelque part. On n'a pas de lien hiérarchique avec ces collaborateurs en question, avec les managers. C'est pour ça que ça permet aussi à à nos collègues de pouvoir se confier à nous sur leurs désirs, sur leurs projets, sur ce qu'ils souhaitent. Ça aussi, c'est très important d'être disponible.

Sarah (Chance)

On a un commentaire. Ce n'est pas une question, mais un très beau commentaire de la part de Mélanie. Tu as vraiment l'air passionnée par ton travail. C'est super de voir ton enthousiasme. Plein de réussite.

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Merci beaucoup, Mélanie.

Sarah (Chance)

Dans quoi est-ce que tu trouves le sens aujourd'hui dans ta vie professionnelle Qu'est-ce qui fait que tu te sens alignée avec ce poste ?

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Ça, je pense que c'est quelque chose qui est même propre à ma vie personnelle, c'est que j'aime, j'adore. En tout cas, c'est ce qui m'a qui m'anime aider les personnes, que ce soit en termes perso ou pro. Pour le coup, c'est des choses qui sont vraiment dans les deux pans et je pense intrinsèques à ma personnalité. Mais c'est vraiment quelque chose qui m'anime et au travers de mes missions, c'est des choses que je peux faire. Finalement, je ne rentre pas dans les détails de toutes les missions, mais c'est vraiment ce qui fait qu'aujourd'hui, je suis épanouie dans mon travail, c'est que je peux, au travers de mes missions, faire en sorte que les personnes que j'aide soient également heureuses dans leur travail. C'est vrai que quelque part, c'est la finalité, ça dépasse le cadre de l'entreprise, quelque part. C'est comment est-ce qu'on peut aujourd'hui aider une personne qu'on ne connaît pas, qu'on serait amené à connaître, à pouvoir réaliser un rêve vers lequel il tend. Ça fait un peu idyllique et même peut-être dessin animé, mais en tout cas, c'est l'idée que je m'en fais et c'est ce qui m'anime pour le pro au quotidien.

Sarah (Chance)

Merci beaucoup. C'est marrant que tu aies utilisé finalité chez Chance, dans le bilan de compétences. Chance, notre méthode se base sur les quatre qu'on appelle Fémi. Le premier, c'est la finalité, Fémi-té, ce qu'on a envie d'apporter dans le monde. Le deuxième, c'est l'environnement, le type de structure, le type d'équipe qui nous correspond le plus. Ensuite, on a le M pour métier. Là, on est sur les tâches qu'on fait au quotidien. Ensuite, sur les impératifs. Ça, ça peut être les impératifs géographiques, financiers ou autres. C'est vraiment le cœur de notre méthode Chance. La finalité, comme tu l'as mentionné aussi, est très importante pour pouvoir se sentir aligné et motivé dans son travail tous les jours. Est-ce que tu aurais des conseils ? Tu nous as partagé en début de live que tu as eu une période de doute. Est-ce que tu aurais des conseils pour des personnes, justement, qui sont elles-mêmes aujourd'hui en période de doute ? Qu'est-ce que tu aurais aimé qu'on te dise ou qu'est-ce qui a été vraiment un déclencheur pour toi dans cette période-là ?

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

J'ai presque envie de dire que quand on commence à avoir des doutes et qu'on commence à réfléchir, c'est un peu la première marche de cette escalier qui nous mènera vers un environnement qui sera plus viable et plus acceptable pour nous. Aujourd'hui, on sait qu'on a beaucoup d'accompagnements, de dispositifs externes qui sont possibles pour nous aider dans notre réflexion. À partir du moment où ça devient peut-être trop compliqué de réfléchir à une personne, pourquoi pas un peu ouvrir les scopes et faire appel à des organismes tels que vous, en tout cas, je pense, principalement, j'ai envie de dire, mais c'est vrai qu'on peut être accompagné, quelque part, c'est ça. C'est que si jamais ça devient trop difficile de pouvoir poser les choses, parce qu'aujourd'hui, on a pléthore de métiers, on a pléthore de domaines, on n'est pas destiné à un métier dans notre vie, à part si on a le coup de cœur, ce qui est possible pour le coup. Mais aujourd'hui, on voit dans les réalités qui s'opèrent en ce moment, post-Covid. On est dans une période qui est assez charnière en termes d'expérience professionnelle. Et je pense qu'à partir du moment où on a des doutes qui deviennent compliqués au niveau de son projet professionnel, si on ne se sent plus épanoui au travail, si on y va avec la boule au ventre, parce qu'aujourd'hui, ce sont des réalités.

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Il y a vraiment ça qui peuvent s'opérer dans certains métiers. Il faut faire la démarche outre cette introspection qui est parfois nécessaire, mais aussi de pouvoir se faire aider par des organismes externes sur quelque part, qu'est-ce que j'attends de ma vie ? Aujourd'hui, on passe la plupart de nos journées au travail. Ça va être ça qui est à notre retraite. Donc, il vaut mieux qu'on comprenne un maximum de plaisir dans ce qu'on fait. Et c'est vraiment le but. Donc, c'est vrai que oui, des doutes, j'en ai eu. J'ai été aidée. Aujourd'hui, je ne sais pas forcément où je serais sans Philippe, sans Sandrine, sans ma famille qui a été aussi moteur. Et donc, je pense qu'il ne faut pas lésigner sur l'aide qu'on pourrait nous apporter, que ce soit familial et professionnel. Et puis, j'ai envie de dire, Sandrine qui me disait une très belle expression Quelque part, tout notre entourage est un citron et qu'il faut presser un maximum ce citron de récupérer tout le jus qu'on peut prendre et puis faire les choses à notre sauce, si je peux parler comme ça, mais en tout cas, c'est pour cette image que je me répète souvent.

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Il faut s'aider de son environnement, qu'importe l'environnement professionnel ou personnel, et pouvoir arriver à ce qu'on souhaite, en tout cas.

Sarah (Chance)

Super. Merci beaucoup, Diana. On a une question de la part d'Anne. Il est parfois difficile d'acquérir de l'expérience Cette expérience a pris une formation théorique. Une immersion en entreprise peut-elle être valorisante pour un employeur ?

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Complètement. C'est vrai qu'aujourd'hui, en tout cas, moi, je l'ai vu au travers de la psychologie, quand on était... Quand on cherche rien qu'un stage, c'est très compliqué quand on n'a pas d'expérience professionnelle. Et après, la partie théorique, effectivement, de rentrer dans le milieu professionnel, c'est un peu compliqué. Et c'est vrai qu'on le voit, je l'ai vu au travers de l'alternance au niveau de mes fonctions, au niveau du recrutement, les candidats Ils multiplient les CV et en envoyent des centaines, des centaines pour au final avoir des refus. Donc, effectivement, de pouvoir faire des périodes d'immersion en entreprise, en stage, pour le coup, peut vraiment vous aider au travers de ces recherches-là. Et puis après aussi, c'est la mentalité aussi de certaines entreprises, en tout cas comme Brico Dépôt. Brico Dépôt m'a donné ma chance alors que je n'avais aucune expérience. Et donc, je pense que c'est aussi une rencontre entre des managers au sein d'une entreprise qui, eux, sont plutôt ouverts, qui te décelle quelque chose en vous qui n'a pas de rapport forcément avec des compétences techniques, mais peut-être une envie, peut-être votre manière aussi de vous présenter, de montrer l'envie que vous avez pour tel poste.

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Mais voilà, en tout cas, effectivement, de pouvoir faire des stages ou faire des rencontres aussi, juste des rencontres, de savoir se renseigner sur tel ou tel métier pour apporter aussi quelques éléments contextuels et factuels sur votre discours lorsque vous ferez des entretiens. Mais voilà, en tout cas d'essayer de forcer un peu les portes quelque part, si on souhaite vous les fermer.

Sarah (Chance)

Merci Diana. Ça fait une bonne transition avec la communauté Chance. Comme vous le savez, Chance, c'est aussi une communauté d'entraide. Et quand vous faites le bilan de compétences. Chance, vous avez accès à cette communauté, vous avez accès à un réseau que vous n'aviez peut-être pas dans votre cercle aujourd'hui. Donc, c'est vraiment, comme tu le dis, le réseau et la communauté, c'est une grande force pour pouvoir ouvrir le champ des possibles de sa future vie professionnelle. Il nous reste quelques minutes. On a une question de la part de Lydie. Quels sont les points mission que tu apprécies le moins dans ton quotidien professionnel ?

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Oui, points mission, je dirais que ce sont des choses qui doivent être faites, donc je l'ai fait, mais effectivement, ce n'est pas une partie de plaisir, mais c'est quand je suis peut-être plus face à des tableaux, des compilations de données, parce que c'est aussi une partie du métier. On n'est pas toujours heureux. Je ne peux pas être en contact tout le temps avec mes et les aider dans leur exploration. Mais en tout cas, c'est vraiment, si je dois dire, une des choses qui, en tout cas, m'éclate un petit peu moins, c'est le fait d'être effectivement face à des grilles où aujourd'hui, il y a aussi beaucoup de statistiques au niveau de mon périmètre, que ce soit en termes de campagne des entretiens annuels, en termes de revues de tous les collègues de l'entreprise. Mais donc, c'est plus cette partie, on va dire, un peu plus statistique, mais qui est nécessaire aujourd'hui dans mon métier.

Sarah (Chance)

Merci Diana. On a un commentaire de la part de Lydia: Ce métier est fait pour toi, vouloir aider la personne et être si à l'aise dans une interview. Son deux points très forts. Bravo pour ta grande motivation. Tu as l'air très épanouie dans ton travail.

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Merci Lydia.

Sarah (Chance)

On arrive à la fin de ce live. Est-ce qu'il y a un dernier mot, il y en a une dernière chose que tu voudrais nous partager ?

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Oui. Je ne sais pas si, en tout cas, ça a vous donner envie sur ce métier-là proprement, mais en tout cas, mon message, c'est surtout de dire qu'aujourd'hui, il faut oser. Je parlais des portes tout à l'heure à enfoncer. Si vous êtes sur ce live, c'est aussi que quelque part, vous êtes intéressé et vous cherchez encore peut-être votre voie et tout n'est pas perdu. Moi, je pense qu'il n'y a pas de moment, ce n'est pas en sortie d'études, ça peut être 10, 20, 30 ans après. Tout est à votre hauteur, en tout cas. Qu'importe le rêve, qu'importe l'envie, l'ambition, il faut se donner les moyens. Et à partir du moment où on se donne les moyens, on ne peut faire que de belles choses.

Sarah (Chance)

Super. Merci beaucoup, Diana. Merci à toutes et à tous pour votre participation. Et je vous souhaite une excellente journée. Merci à tous.

Diana Amadei (Chargée de gestion des carrières)

Très bonne journée. Merci.

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