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Interviewer (Chance)
Bonjour à toutes et à tous. Désolée pour le petit retard, c'est les allées à du direct. Bonjour Héloïse.
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Bonjour Marine.
Interviewer (Chance)
Hyper heureuse de ce premier live qui lance la Semaine des métiers, donc lundi 9h00. Excusez-nous si on n'est pas encore aussi au taquet dans la suite de la semaine. Je vous laisse arriver dans le chat pour Pour que vous sachiez, vous pouvez poser des questions. L'idée de ce live, c'est qu'il soit interactif. Je vois que ça commence à taper. Bonjour Jade. N'hésitez pas à nous dire d'où vous nous écoutez. Je sais qu'il y a toujours des gens un peu partout en France, voire même en dehors de France. D'ailleurs, Héloïse, si je ne dis pas de bêtises, tu es en Allemagne ?
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Je suis en Allemagne. Et pour la petite histoire, le retard de ce matin, ce n'est pas que de ma faute. C'est parce que j'étais déjà en train de travailler et qu'il y avait un candidat très bavard qui me racontait beaucoup de et qui ne voulait pas me laisser partir.
Interviewer (Chance)
Tu viens nous raconter, ça fait partie de la réalité de ton métier. Il va y avoir des candidats qui parfois parlent beaucoup. Bonjour à tous. Je vois que vous êtes plein. Jade, Caroline, Margaux, Jade, Rennes, Denis, Sandy de Bordeaux, Paris. Super. Je vois qu'il y a déjà plein de monde. Donc encore désolée pour le petit retard de ce matin. Je suis ravie. Bonjour Caroline. Désolée pour le retard. Non, ne t'inquiète pas, on a démarré à l'instant. Je suis ravie d'accueillir Héloïse. Pour l'anecdote, avec Héloïse, on était à l'école ensemble et ça fait des années qu'on ne s'est pas revu. C'est drôle parce qu'à l'occasion des live métiers de chance, nos chemins se recroisent, donc ça me fait très plaisir de te voir, même si ça ne nous rajeunit pas. Tu es venue pour présenter la réalité de ton métier de chasseuse de tête, tu auras dire. Ce qui est intéressant, c'est que tu es arrivée à ce métier après des bifurcations. Est-ce que tu peux commencer par nous raconter un peu ton parcours dans les grandes lignes et comment tu es arrivée à exercer cette profession aujourd'hui ?
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Comme Marine, on a fait nos études ensemble, donc on a un background commun. On a étudié la com' toutes les deux, mais Marine est restée dans la com' et puis moi, j'ai fait différentes choses qui Ils ne sont pas tout à fait de la com'. Ça s'en rapproche. Finalement, je crois que comme beaucoup de Français, on n'est pas tous dans le même cas, mais en tout cas, je crois que c'est un truc assez français, quand on est bon à l'école, on pourrait se spécialiser. On ne nous dit pas, mais c'est dommage de se spécialiser quand même. Tu pourrais faire S parce que quand même, tu es bonne. À l'époque, il y avait encore la filière scientifique. Tu es bonne à l'école, donc fais S. Ne va pas te spécialiser en économie ou en littérature ou en autre chose. Continue à faire S, comme ça, tu auras toujours tout le champ des qui restera ouvert. Donc, j'ai fait S, je ne savais pas trop. Je me suis dit: Les grandes écoles, ça semble intéressant, mais c'est assez généraliste, je ne sais pas trop. Il se trouve qu'à ce moment-là, il y a une filière qui s'est ouverte, en fait, entre Sciences Po et une fac de sciences, l'UPMC à Paris.
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Et donc, j'ai commencé à faire un double cursus en gardant ma casquette scientifique: C'est bon, je sais, je peux le faire, je connais. Et puis, quand même, Sciences Po, c'est intéressant. Là, on parle de Sciences Po, mais ça pourrait être autre chose. Une grande école ou une école qui ouvre sur d'autres d'autres choses, c'est intéressant parce que ça amène d'autres choses. Ça, ça m'a amené à la fin de mon parcours d'études en n'en sachant pas beaucoup plus, en me disant: C'est bien, j'ai fait des études, j'ai réussi, c'est génial, mais je n'ai toujours pas de métier dans les mains. Ça m'a amené à ça au bout de trois ans et j'ai choisi de me spécialiser en com' en me disant: Là, au moins, j'aurais un vrai métier dans les mains. Alors, OK, je ne serais pas plombière ou boulangère, ce n'est pas si spécialisé encore, mais la com', au moins, c'est la communication, au moins, c'est un domaine et on sait à peu près vers quoi ça va aller. Et puis, finalement, ce n'était toujours pas tout à fait clair à la fin des études. Et puis, en fait, c'est parfois la vie nous amène à avoir des expériences.
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
On n'avait pas tout écrit sur le papier, quel était le plan de bataille. Et la vie nous amène à faire des rencontres et du coup, partir dans un chemin, à bifurquer. Et moi, je voulais travailler dans la culture. Donc finalement, le master communication à ce moment-là, c'était assez général. Il y avait plus... Il y a eu un programme culturel à la Sciences Po, il y avait plus ça. Donc, je pouvais pas faire vraiment des études dans le secteur culturel. Et il se trouve qu'en cherchant mon stage de fin d'études, je suis allé à la rencontre de quelqu'un au Centre Pompidou. Je devrais le remercier d'ailleurs, parce que finalement, c'est grâce à lui que je fais tout ça et que je suis aujourd'hui qui je suis. Il m'a dit: Moi, j'ai besoin de personne aujourd'hui. Il se trouve que lui, il s'occupait du mécénat, du fundraising, de la collecte de fonds. Il m'a dit: Moi, j'ai besoin de personne, mais va voir untel et untel. Il m'a recommandé à d'autres personnes par derrière. C'est comme ça que je suis tombée dans le grand bain du fundraising, qui n'est plus du tout mon métier d'aujourd'hui. C'est comme ça que Je l'ai fait après 13 ans dans le domaine de la collecte de fonds où j'ai vu...
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Je pourrais en parler, mais ce n'est pas notre sujet d'aujourd'hui. Il y a d'autres gens, je crois, qui interviennent pendant la semaine et qui parlent des partenariats, etc. Le fundraising, c'est un domaine hyper divers où l'idée qu'on en a classiquement, c'est: on reçoit des courriers à la maison qui nous disent: Chère madame Molsu, s'il vous plaît, donnez-nous 20 euros. Mais il n'y a pas que ça. Ça, c'est le marketing direct, ce qu'on appelle. C'est récupérer plein de petits dons. Il y a les grands donateurs qui est plutôt aller demander à quelqu'un 500 000 euros ou un million d'euros, que ce soit une entreprise ou un individuel. Et puis, il y a entre deux, travailler les donateurs qui ne donnent pas beaucoup, mais qui auraient la capacité à donner plus. Ça m'a intéressé. J'ai fait du coup plein de choses. J'ai travaillé en fait plutôt pas dans le secteur culturel, mais après, j'ai bifurqué. J'ai travaillé dans l'enseignant de l'univers supérieur pendant longtemps. Et puis, j'en suis arrivée à un point de ma vie où je me suis dit: J'ai envie de faire autre chose. Là-dessus est arrivée la maternité. Quand on devient maman, ça rabat vachement les cartes et on se dit: Je ne sais pas ce que je fais.
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Je ne sais pas si j'ai encore envie de faire ça pendant 20 ans. Est-ce que ça a du sens ce que je fais ? Et du coup, j'avais envie de changer sans savoir vraiment vers quoi aller. Et il se trouve que j'ai déménagé à l'étranger parce que... Encore la vie qui fait que Paris, c'est bien, mais à un moment donné, on peut en avoir marre de Paris. Et du coup, je me suis retrouvée grande aventurière à partir en Allemagne sans parler un mot d'allemand et en me disant: Ce n'est pas grave, ça va le faire, ça va marcher. Et là, encore une fois, je ne savais pas trop ce que j'allais faire. Et il se trouve par le hasard des rencontres, j'avais déjà pensé au métier de chasseuse de têtes, à la chasse de têtes depuis quelque temps, mais sans savoir si je voulais vraiment y aller. Et puis, par le hasard des rencontres, on m'a dit: Vas-y, viens, on t'embauche. Et du coup, ça fait maintenant un an et demi que je travaille dans ce métier là, dans cette activité. Et je me rends compte, en fait, je ne savais pas. Encore une fois, mon plan de bataille n'était pas écrit, mais il se trouve que mon métier n'est pas très différent de ce que je faisais dans le fundraising.
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Parce qu'en fait, avant, je cherchais des donateurs, donc je cherchais à créer du contact avec les gens et à leur dire: Ça m'intéresse de connaître votre vie, de rentrer dans une discussion, etc. Pour pouvoir leur proposer le projet qui les satisfait et qui pourrait leur apporter du sens dans leur vie, etc. Aujourd'hui, j'ai transitionné et aujourd'hui, je rencontre des professionnels dans leur métier. Je travaille dans le métier de l'informatique et ils ne sont pas forcément à la recherche d'un métier, comme les donateurs n'étaient pas forcément à la recherche d'une structure à laquelle donner. Mais c'est moi qui vais leur amener un projet, qui vais leur dire: Mais si, il faut que je les convienne en leur disant: Mais si, regarde, ce job est parfait pour toi. Et puis, je leur dis: Ça m'intéresse de savoir ce que vous avez fait jusque-là et quel est votre parcours, etc. Pour voir si vraiment cette position, si ce job va vous intéresser. Et si ce n'est pas ce job Ça, on pourra peut-être en trouver un autre. Parce qu'en fait, des jobs dans l'informatique, il y en a plein. Et là, j'ai tel client, mais je peux aussi voir avec mes collègues s'il n'y a pas d'autres clients, d'autres entreprises qui pourraient aussi avoir besoin de vos compétences et de vos qualités.
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Donc, voilà pour la grosse histoire qui, finalement, m'a amené à faire un bon, mais en fait, à être dans un métier où je suis depuis un an et demi, mais où je suis très à l'aise parce que j'ai calqué ce que je faisais dans un autre domaine, dans un nouveau domaine.
Interviewer (Chance)
Oui, merci beaucoup, Héloïse. C'est génial. Déjà, je pense que C'est hyper rassurant pour ceux qui se posent des questions et qui ont l'impression d'être bloqués, de voir qu'on peut se réinventer, ajuster, changer et que c'est possible. J'aime aussi beaucoup ce tu dis sur les rencontres qui sont marquantes et décisives, parce qu'on ne le conscientise pas forcément, mais en fait, si on regarde son parcours, on se rend compte qu'il y a toujours eu des gens qui ont fait que des mentors ou une conversation qui a créé un déclic. Et d'ailleurs, pour toutes celles et ceux qui nous écoutent, de ne pas hésiter à aussi provoquer ces rencontres. C'est ce qu'on explique dans le Parcours Chance, dans la phase Exploration. C'est en fait d'aller contacter des gens qui font le métier qu'on aimerait qui vous dit de faire. Et de leur demander: Est-ce que tu peux m'en parler ? Et ne serait-ce que ça, déjà, on est surpris de voir que les gens disent oui et qu'en plus, on crée un lien avec une personne qui est dans cette industrie qu'on veut rejoindre, qui va vouloir nous aider, un peu nous mentorer et que de fil en aiguille, ça nous fait un réseau d'entraide.
Interviewer (Chance)
Et ça paraît simple comme conseil, mais pour l'avoir expérimenté, c'est assez fou la puissance des rencontres. Et ce qui est aussi rassurant, c'est que pour tous ceux qui sont là et celles qui sont là, a priori, le métier de chasseur de têtes les intéresse, c'est que c'est un métier qui, effectivement, il n'y a pas un master chasseur de têtes. Donc, c'est quelque chose qu'on peut faire en deuxième, troisième, quatrième poste dans une vie, parce que c'est des compétences un peu humaines. Et donc, si on souhaite se reconvertir, c'est possible et il y a de la place si on est bon. Pour que les gens qui nous écoutent comprennent un peu le quotidien, est-ce que tu peux nous dire un peu comment ça se passe concrètement tes Comment se passent vos journées ? Et pour toi, c'est quoi les compétences importantes à avoir pour le poste ?
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Comment se passent mes journées ? Je suis tout le temps en contact avec différentes personnes. Je travaille en équipe, donc j'ai mes collègues avec qui on interagit beaucoup sur nos process. C'est comme ça qu'on appelle ça. Finalement, on s'occupe, ça dépend, il y a tous les cabinets de chasse, peut-être. On ne travaille sûrement pas non plus de la de manière, mais nous, dans la boite où je travaille, on essaye de pas prendre trop de contrats en même temps. Ça veut dire que chaque consultant va avoir quatre à cinq clients. Ça veut dire que moi, j'ai quatre à cinq entreprises avec lesquelles je travaille qui cherchent différentes compétences dans le domaine de l'informatique. Moi, vous l'avez compris, mais moi, je n'ai aucun background en informatique, je ne m'y connais pas du tout. Je suis arrivé là-dedans et c'est comme dans le fundraising, on m'a trempé dans le chocolat. C'est comme pour l'allemand aussi et puis, du coup, j'ai Mais ça veut dire que finalement, il n'y a pas, et c'est ce que tu dis Marine, il n'y a pas de formation particulière. Et en fait, ce qu'il faut, c'est surtout savoir se connecter aux gens. Parce que tout le monde n'est pas comme ça.
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Et ça, on ne sait pas non plus. Quand on grandit ou quand on veut changer de carrière, on se dit: Qu'est-ce que je sais faire ? Moi, je me suis toujours dit: Moi, ce que j'aime, c'est l'humain. Donc, je veux travailler avec les gens. Je voulais être journaliste. Après, je suis arrivé à la communication et finalement, je suis arrivé à la chasse de tête. Mais en fait, Quand on se dit travailler avec les gens, ce n'est pas un métier. On pourrait faire plein de choses. J'aurais pu être vendeuse dans une petite boutique de zéro déchet. J'ai pensé à ça il y a trois ans en me disant: Moi, ce que je veux, c'est aider les gens. Pour en revenir à mon métier, j'ai donc quatre à cinq offres d'emploi dont je m'occupe et il faut que je trouve un administrateur système, un développeur Java qui a un programme, une langue de développement, un DevOps et puis, je ne sais pas quoi encore, un architecte... Un cloud architect. Je pense qu'on dit un cloud architect aussi en français. Je crois pas qu'on dise un architect nuage. La première étape, c'est que quand j'ai un nouveau client, je vais étudier la fiche de poste et puis je vais aller en rendez-vous avec le client pour que lui m'explique vraiment ce dont il a besoin, ce qui est à travers les lignes.
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Parce que si mon métier se de résumer, à avoir une fiche de poste et à dire: Avec les mots clés, je vais aller chercher des candidats. En fait, il pourrait faire la même chose, le chef de l'IT ou le chef des ressources humaines de l'entreprise. Moi, ce qu'il faut que je trouve, c'est les choses qu'il n'a pas dites. Et donc, en partant en rendez-vous avec lui, je vais apprendre à le questionner sur quelles sont les compétences que vous cherchez vraiment. Alors, les hard skills et les soft skills, quelles sont vos expériences, quelle est la structure de votre équipe et donc, Comment la personne peut bien s'intégrer ? Parce que finalement, chercher un candidat, c'est... Il y a toujours l'entreprise, on a toujours l'impression en tant que candidat que c'est l'entreprise qui nous choisit, mais moi, je dis toujours au candidat avec lequel je parle: Vous aussi, vous choisissez l'entreprise. Ce n'est pas que l'entreprise qui va vous dire oui ou non. C'est aussi que vous, en tant que personne, vous devez bien vous sentir en entreprise. Ça, c'est-à-dire qu'il faut le comprendre en rendez-vous entreprise: comment est la culture de l'entreprise ? Quel genre de personne peut bien fitter dans l'entreprise et dans l'équipe ?
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Et dans le poste, etc. En plus, comme je suis dans le domaine de l'informatique, ce n'est pas tout le temps des grands bavards, les informaticiens. Ils ne vivent pas non plus tous dans leur cave sans lumière du jour, etc. C'est aussi un cliché. C'est des gens plutôt ouverts. Moi, ce que je trouve très agréable, c'est que dans ce quotidien de chasseur de tête, on rentre dans le quotidien des gens et ils nous expliquent leur métier, ils nous expliquent ce qu'ils font. On apprend Il y a plein de choses. C'est pour ça que je vous dis, moi, je n'ai pas de formation en informatique. Maintenant, j'ai envie de me faire certifier, etc, pour plus comprendre techniquement. Mais en fait, c'est génial parce qu'on peut toucher à plein de trucs. En fait, on peut vraiment papillonner d'un truc à l'autre. Si on se spécialise, alors on devient Je trouve que quand on fait plus de positions dans un domaine, par exemple, quand on fait à un moment donné plein d'architectes réseaux ou d'informaticiens réseaux, alors on commence à vraiment mieux comprendre et après, on va en formation avec le candidat et on comprend vraiment mieux le métier.
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Mais on peut aussi faire plein de trucs différents. Ça dépend aussi de de la stratégie de l'entreprise. Mais du coup, mes journées sont très rythmées par les rendez-vous. Donc, les rendez-vous candidats, les rendez-vous avec les clients, faire de l'acquisition client. Donc pareil, c'est encore avoir du contact humain, parce que finalement, en un appel de 30 secondes, qui dure entre 30 secondes et 3 minutes, selon si le client a envie de travailler avec un chasseur de tête ou pas, là aussi, l'idée, c'est de réussir à me sonner la personne et à lui dire: Parle-moi, j'ai envie de te parler, j'ai envie que tu me racontes qu'elle a eu ton besoin, etc. Ce n'est pas un mot français, mais c'est aussi très challenging, au sens où ce n'est fait que de petits défis la journée. Ce qui est aussi très agréable, c'est que moi, j'avais peur de ce métier en me disant qu'il allait y avoir beaucoup de compétition en interne, parce que c'est beaucoup la course à la commission, parce que les chasseurs de têtes sont payés à la commission. Ce qui me gênait aussi, c'est le côté où moi, quand j'avais parlé à des chasseurs de têtes dans mon métier d'avant, dans le fundraising, je me disais: Ils nous appellent, mais ils n'y connaissent rien.
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
En fait, on leur raconte notre carrière. Nous, on est hyper excité de raconter notre expérience et de dire: Je fais ci et ça. En fait, on se dit: Finalement, le chasseur de tête, ce qu'il fait, c'est qu'il note les mots clés, il n'y comprend rien et ça ne l'intéresse pas. Moi, c'est pour ça aussi que je ne voulais pas y aller au départ, quand j'y ai pensé, parce que je me disais: Si je fais de la chasse de tête, je ne veux pas être cette personne-là. J'ai envie d'être vraie et j'ai envie de m'intéresser aux choses et pas seulement de noter des mots clés, parce que dans ce cas-là, il n'y a pas vraiment de valeur ajoutée au métier.
Interviewer (Chance)
Super clair. Effectivement, quand je t'entends parler, je me dis qu'il y a chasseur de tête et chasseur de tête, parce que j'ai été plusieurs fois appelée par ce type de personne et tu en as avec qui il y a un lien qualité relatif où tu sens qu'il te considère en tant que personne et qui se rappellera de toi. Et tu en as où, franchement, c'est très limite. Il n'en a rien à faire de toi, clairement. Il veut juste fourguer son annonce, il te parle deux minutes, il t'envoie le lien et c'est tout. Je pense que ce qui est vraiment intéressant, c'est quand tu dis: Ils vont se rappeler de toi.
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Après, le chasseur de tête, il peut pratiquement devenir comme un coach. S'il a envie d'aller dans ce domaine-là, moi, quand mes candidats ont des entretiens après en entreprise, je leur fais des briefings et on prépare les questions qu'ils peuvent préparer. Ils ne sont pas tous à l'aise. Il y en a qui sont très rodés, qui sont très à l'aise en entretien et ils n'ont pas besoin que je sois leur maman et que je les materne. Il y en a qui sont contents parce qu'on est aussi dans la conversation et après, du coup, il reste en lien avec toi. Et c'est ça aussi qui est chouette, c'est que parfois, ça marche, parfois, tu places le candidat, donc ça fonctionne. Il y a le fit entre l'entreprise et le candidat, ils signent le contrat. Et puis, l'histoire ne s'arrête pas là parce que du coup, l'idée, c'est aussi de rester en contact avec les candidats dans 3 ans, 5 ans, 10 ans, quand tu changeras de poste, qu'ils reviennent vers toi. Et parfois, ça ne marche pas. Et moi, quand les candidats me disent: Je suis désolé que ça n'avait pas marché, je dis: Non, ne sois pas désolé.
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Parce que si ce n'est pas le bon poste pour toi, tu n'as pas à être désolé. Tu ne le fais pas pour moi. À la fin, c'est ta carrière, en fait. C'est C'est pour toi qu'il faut qu'on voit si ça marche ou pas, ou pour l'entreprise. Et on restera en contact. Et puis, la prochaine fois, ça marchera peut-être. Mais je pense qu'encore une fois, on travaille pas tous de la même manière et on n'est pas tous les mêmes personnes non plus. Moi, le fait que j'ai travaillé dans le fundraising avant dans le monde profit, ça fait que la commission, pour moi, ce n'est pas le Graal absolu. Évidemment, à la fin, je sais que je vais avoir une commission parce que ça a fonctionné et que j'ai placé mon candidat, mais ce n'est pas après ça que je C'est pour. Moi, je cours vraiment après le fit humain, le côté que je trouve ça génial de pouvoir... Pas vraiment de changer de vie, parce que je ne suis pas non plus une magicienne, mais d'aider les personnes à trouver leur prochain poste, à retrouver de l'envie d'aller travailler, à trouver un job plus intéressant où ils seront mieux valorisés, où ils seront mieux payés, etc.
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
C'est ce côté-là qui me plaît vraiment, l'aspect humain.
Interviewer (Chance)
Ça résonne beaucoup pour moi ce que tu dis parce qu'effectivement... Je ne sais pas, j'ai dû être chassée beaucoup de fois parce que ça fait longtemps que je travaille et que je suis sur une industrie où ça bouge. Je pense qu'il y en a deux qui m'ont marquée parce qu'il y a une vraie relation humaine qui m'envoie d'ailleurs des messages régulièrement pour prendre des nouvelles. Je trouve ça génial parce que c'est exactement tout ce que tu as raconté. Je vois que les questions commencent à arriver dans le chat. Il y a Julia qui demande: Comment tu choisis les prospects à contacter ?
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Je ne sais pas. Dans ce cas-là, si on parle des prospects, j'imagine qu'il parle plutôt des prospects des clients, des entreprises ?
Interviewer (Chance)
Je ne sais pas si tu parles Julien des clients, il est en train de préciser.
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
D'accord.
Interviewer (Chance)
Prospect-client, c'est ça ?
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Ouais, parce qu'en l'occurrence, les candidats, on fait ce qu'on veut pour les trouver. Parce qu'il y en a plein des candidats, mais ils n'ont pas envie d'être chassés par des chasseurs. Il y en a plein qui ne répondent pas. Ça, c'est le challenge. Les prospects, je pense que moi, je peux parler de mon expérience dans mon entreprise. Ce ne sera Il y a forcément la même chose partout. Moi, ça m'intéresse pas de travailler avec des énormes clients. Donc, travailler pour des boîtes comme Airbus, des très gros groupes, parce qu'en gros, en l'occurrence, il y a Airbus en Allemagne, donc je peux vous en parler. Ça m'intéresse que très peu, parce que finalement, dans les gros groupes, il y a vachement de process. C'est un peu comme quand on travaille dans les marchés publics. Il faut commencer par être sur la liste des chasseurs de tête autorisés à travailler avec cette entreprise. Après, il faut envoyer tout un tas de papiers. Il faut toujours réduire ces commissions parce que finalement, ils veulent pas nous payer autant que ce qu'on aimerait payer. Ça veut dire que quand on est moins payé, on va moins bien faire le travail.
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
On le fera quand même, mais on n'aura pas non plus ce niveau de qualité dans l'échange avec l'entreprise parce qu'ils vont nous dire: Vous, vous parlez à l'acheteur, au secteur achat directement. Vous n'êtes pas en contact avec les RH, vous n'êtes pas en contact avec le chef de l'IT. Et du coup, on obtient beaucoup moins d'informations, donc on peut beaucoup moins bien travailler. Donc ce n'est pas extrêmement intéressant. Donc moi, ce que je préfère, c'est travailler avec des PME. Et là, en plus du fait que le process est plus simple et qu'on a vraiment un lien plus qualitatif avec l'entreprise, etc, on a aussi l'impression d'avoir un impact plus fort. Parce qu'on peut aussi leur dire: Pourquoi vous venez vers nous aujourd'hui ? Vous n'avez pas réussi à recruter, vous n'arrivez pas à avoir des bonnes candidatures qui arrivent en direct. Il semble que si vous avez eu des collaborations avec d'autres chasseurs de tête, ça n'a pas fonctionné. Pourquoi ça n'a pas fonctionné ? Toute cette conversation, on peut l'avoir. Pardon pour le Pardon pour le bruit. Toute cette conversation, on peut l'avoir avec quelqu'un qui travaille dans une PME et on peut vraiment avoir un impact différent plutôt que de travailler avec un gros groupe.
Interviewer (Chance)
La question de Julien, je pense, parce qu'on va y revenir après, mais il y a différentes la manière d'exercer. Toi, tu es dans une structure où il y en a qui sont peut-être à leur compte pour ce métier-là. Comment tu arrives à attraper les clients qui te confient leur job ?
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
C'est le job de C'est un job de vente, en fait. C'est comme quand je faisais du mécénat avant et que je devais vendre mon projet à un donateur. C'est comme un commercial qui va vendre des solutions informatiques ou des fenêtres. Je ne sais pas. Moi, je ne crois pas au côté... Bien sûr, il y a une formation, il y a tout un argumentaire à travailler aussi, mais moi, je suis persuadée qu'il y a vraiment le bien humain. Il n'y a pas seulement les techniques de: Si je lui dis ça, il va répondre. Évidemment, il y a un peu de rodage à avoir parce que la personne, très souvent, elle ne veut pas te parler au téléphone et donc en 20 secondes, elle raccroche et elle te dit: Non, on n'a pas de besoin, c'est bon. Il faut savoir contre-argumenter un petit peu pour lui dire: Est-ce que vous pouvez m'expliquer pourquoi vous dites qu'il n'y a pas de besoin, etc. ? Mais tu ne peux pas toujours le faire. Parfois, tu sens aussi que le contact est bloqué. C'est du sentiment aussi.
Interviewer (Chance)
Il y a Hilona qui nous demande: Quelle est la mission que vous préférez et celle que vous aimez le moins ? Parce qu'on est aussi là pour parler en coulisses. C'est aussi dire sans filtre les choses positives comme les choses moins bien, sachant que ça différencie selon les personnes. Tu vas sûrement avoir des réponses différentes d'un autre chasseur de textes. Qu'est-ce que tu préfères et qu'est-ce que tu aimes le moins ? Et en termes de salaire, parce que la rémunération, c'est aussi hyper important, est-ce que tu as un salaire fixe qui reste confortable ou est-ce qu'on te rémunère au minimum et tout se joue sur ton variable ?
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Dans ce que j'aime le plus et ce que j'aime le moins, je ne sais pas ce que j'aime le moins. Je pense que j'aurais tendance à dire que ce qu'on peut le moins aimer, c'est le côté sales, justement, le côté où il faut prospecter des clients et obtenir des nouveaux clients. Non, parce que quand on le fait, il faut se donner le temps de le faire et on ne se le donne pas toujours assez, mais quand on le fait, il y a une vraie énergie qui arrive. Il y a vraiment le côté c'est hyper excitant. Encore une fois, ça dépend des caractères, mais le côté où on arrive à tirer un fil et à se dire: C'est telle personne que je voulais avoir au téléphone. Parce que vendredi, j'ai fait de l'acquisition de clients, c'était exactement ça. Tu veux avoir une personne au tu n'arrives pas à l'avoir, donc tu essaies de passer par quelqu'un d'autre. Et puis, quand tu étabris le lien avec la personne, il te dit: Moi, je ne suis pas du tout DRH, mais OK, vous voulez le contact de telle personne ? Vous pouvez appeler untel. Et parfois, tu arrives à vraiment tirer un fil.
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Quand tu ailles au début du kalt, à coup ils ont dit en allemand, de l'acquisition froide. Je ne sais pas, mais quand on fait de l'acquisition client, tu parles de zéro contact, un contact vraiment froid qui n'a jamais entendu parler de toi. Et à la fin, quand tu arrives à obtenir ton client et que et que ça y est, il te confie une mission et il faut que tu cherches pour lui et gardes les liens et le satisfaire, maintenant que tu as fait tout ton argumentaire au départ, ça, c'est génial, c'est hyper satisfaisant. Et c'est aussi satisfaisant que quand tu places un candidat et qu'il te dit: Je suis hyper heureux, merci, je commence le mois prochain et c'est fabuleux. Et par rapport au côté rémunération, ça dépend vraiment des entreprises. Moi, il se trouve que je suis dans une entreprise où on a plutôt un fixe pas très élevé, mais par contre, on a des bonnes commissions et on est payé dès le premier repos en commissions. Donc, ça veut dire que si la première année, après ma période d'essai, je place un candidat et je le place pour... En l'occurrence, en général, on travaille avec 30% de commissions, donc imaginons qu'on place un candidat à 100 000 €, là-dessus, l'entreprise va gagner 30 000 € et moi, je vais gagner 10%, donc moi, je vais gagner 3 000 €.
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Et ça, c'est à partir du premier euro. Mais il y a d'autres entreprises, d'autres concurrents de ma boite qui donnent plutôt un fixe plus élevé. Et par contre, pour obtenir ta commission, il faut déjà que tu rentres les 100 000 €. Donc en gros, il faut déjà que tu places trois ou quatre candidats et après, tu gagneras une commission. Et donc forcément, la dynamique est autre. Moi, il se trouve que je n'ai pas choisi mon entreprise en me disant... Je ne connaissais même pas les modèles de revenus et puis je n'ai pas vraiment fait de C'est une marché. Je me suis dit: J'ai un contact là, ça m'intéresse. C'est une grosse boite, c'est connu, allez, je vais y aller. Mais voilà, il y a des dynamiques différentes dans différentes bases de choses.
Interviewer (Chance)
Oui, effectivement, je pense que tu as autant de règles que de structures Et en plus, c'est vrai que tu es en Allemagne, peut-être qu'en France, il y a de légères différences. Une question qui est revenue plusieurs fois. Là, je vois celle de Marie Laetitia. Quel pourcentage entre les différentes missions, recherche entreprise, recherche candidat, rencontre candidat, si tu arrives à estimer ?
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Ça devrait être équilibré. Je crois que ce qui prend le... Je ne sais pas, c'est difficile à dire en pourcentage, Donc clairement, quand on travaille dans une grosse boite, moi, c'est mon cas, la boite dans laquelle je travaille, elle appartient au groupe Randstad. Et c'est une boite très connue dans l'informatique en Allemagne. On est très connus, on fait ça depuis 25 ans, donc on est le référent en informatique. Donc clairement, il y a beaucoup de clients qui nous arrive. Quand on travaille pour un gros nom, il y a beaucoup de clients d'entreprises qui viennent te voir naturellement et qui te disent: Je cherche pour tel poste. Et donc c'est pour ça que tu n'as pas beaucoup d'acquisitions à faire. Maintenant, il faut le faire parce qu'il faut toujours préparer son futur, mais je ne peux pas dire que ce soit la majeure partie de mon poste. Entre la rencontre client et la rencontre candidat et la recherche candidat, la recherche candidat prend énormément de temps parce qu'on fait du sourcing, donc on va sur LinkedIn sur un autre réseau qui s'appelle le zing, ici, en Allemagne, sur Indeed, sur Step Stone, etc. Et c'est très chronophage.
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Maintenant, c'est très chronophage et on fait ça par bloc, mais je ne fais pas ça tous les jours parce que je ne passe pas du tout ma semaine à chercher Je passe plutôt ma semaine à parler avec des candidats. Donc finalement, le côté rencontrer des candidats, c'est ça la majeure partie de mon travail, c'est ce que je dirais, mais on ne parle avec des candidats que quand on va chercher des candidats. Donc, il faut en amont... En fait, c'est une chaîne de conséquences. Quand on va chercher des candidats, après, il y a les rendez-vous qui tombent. Et puis, quand les rendez-vous ne tombent pas, il faut faire des relances ou rechercher, etc. Dans mon quotidien, la rencontre candidat est beaucoup plus importante, mais j'ai des semaines où je ne vais faire que du sourcing parce qu'il faut chercher les candidats.
Interviewer (Chance)
Ok, super. Merci beaucoup. Et Loïs, si tu es OK, il y a des personnes qui aimeraient échanger avec toi après le live pour quelques questions supplémentaires, parce que je vois qu'on arrive à la fin du temps. Écoute, merci beaucoup. C'était hyper chouette. J'ai une dernière question si c'est OK pour toi, parce que je sais qu'on a dépassé. Chez Chance, on dit qu'un C'est quoi le travail ? Le travail, c'est quatre piliers. Tu as le pilier métier, donc les missions que tu nous as expliquées. Tu as le pilier aussi finalité, sur le sens que tu y trouves. Toi, tu nous expliquais, c'est ce lien humain, cette satisfaction de voir les gens heureux dans leur nouveau travail, etc. Tu as le pilier environnement et le pilier impératif. Impératif, par exemple, c'est le salaire, on en a parlé. Pour le pilier environnement, c'est qu'en fait, un même métier peut être pratiqué de plein de façons différentes. Moi, Moi, par exemple, je suis communication salariée aujourd'hui, mais je pourrais être communication en freelance. Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu c'est quoi les différents grands types d'exercices du métier de chasseur de têtes ?
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Je ne sais pas quelle est la vraie réponse, mais j'imagine que c'est ce que tu dis. On peut exercer dans une petite boîte ou dans une boîte de taille moyenne et être quelques chasseurs de tête qui travaillent ensemble. Typiquement, il y a des boîtes où ils sont, je ne sais pas, entre 5 et 10. On peut être dans une de très grosse boîte, ce qui est mon cas. Il y a des boites encore plus grosses que la mienne, mais on est quand même beaucoup de recruteurs en interne. En l'occurrence, il y a un petit truc que je peux dire aussi, c'est que moi, je fais que du placement direct. Ça veut dire que moi, quelqu'un qui cherche un CDI ou une boite qui cherche quelqu'un en CDI, c'est de ça que je m'occupe. Maintenant, mes collègues en interne... Moi, je ne fais que ça parce que j'appartiens à une équipe qui ne fait que ça. Mes collègues en interne, ils s'occupent de freelance ou ils s'occupent de personnes qui font du contracting, donc qui sont embauchés par ma boite et qui sont détachés chez Airbus, par exemple. Là encore, c'est dans une même boite, il y a différents environnements.
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
La dernière chose que tu disais, c'est qu'on peut aussi faire ça en tant que freelance. Je pourrais aussi me dire: Je suis chasseuse de tête à mon compte et je fais ça toute seule ou j'ai un partenaire. Du coup, évidemment, ce n'est pas du tout la même réalité. Moi, j'ai vraiment le confort d'avoir un nom, de ne pas dire: Je suis éloïstaire et je suis chasseur de tête et personne me connaît. Pour aller chercher ses clients, pas facile. Par ailleurs, tu as la liberté et tu te rends compte qu'en fait, quand tu rapportes, quand tu fais des placements, etc, ça t'arrive direct à toi, évidemment. Mais moi, je trouve ça très bien aujourd'hui de pouvoir m'appuyer sur une marque et sur une expertise et de se dire: Ma boite fait ça depuis 25 ans et on est très connus dans le domaine. Parce que du coup, on a une légitimité dès le départ.
Interviewer (Chance)
Et en plus, si jamais un jour, tu veux aller te lancer à ton compte, ça te donne plus de crédibilité. C'était super intéressant. Je m'étais jamais plongée dans ce métier-là, mais tu m'as donné trop envie.
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Je trouve ça hyper intéressant.
Interviewer (Chance)
Et comme tu dis, à partir du moment où tu aimes les métiers dans le relationnel, dans l'humain, dans les histoires de vie, c'est génial.
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
On a tendance vraiment de l'extérieur... Moi, je n'y voyais que les dollars et je me disais: Ce n'est pas un métier qui m'intéresse parce que je ne veux pas de ça. Et vraiment, parce que moi, le fait que j'ai travaillé dans le fundraising avant, c'est du non profit. Donc moi, dans le fundraising, c'était interdit de percevoir une commission sur les fonds que je levais. Même si je levais un million, je n'en voyais pas la couleur. Moi, j'avais un salaire fixe et c'est tout. Et c'est parce que déontologiquement parlant, dans le fundraising, c'est interdit. Et ça, c'était un peu l'aspect qui me dérangeait dans la chasse de tête. Et finalement, il y a différents chasseurs de tête. Moi, je vous ai dit, ce n'est pas après ça que je cours. Évidemment, c'est chouette quand j'ai une commission. Mais en fait, moi, ma carotte, c'est le budget. C'est que je sais que j'ai un budget à remplir chaque année. Je sais que je dois passer tant de candidats. Et moi, Je suis assez compétitrice et c'est ça qui me plaît aussi, c'est qu'il n'y a pas de compétition en interne. Encore une fois, ça dépend des gens, mais moi, mes collègues, ce n'est pas mes compétiteurs.
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
On travaille ensemble et on a des... Mon plus proche collègue a des positions à pourvoir et moi, j'en ai. Et si je trouve un candidat pour sa position et que c'est lui qui récupère les sous pour son budget ou à la fin pour sa commission, tant mieux. Il ne m'a rien enlevé. Il y a Il y a assez d'entreprises et il y a assez de candidats pour que tout le monde puisse essayer de trouver son compte.
Interviewer (Chance)
Trop chouette. Merci beaucoup, Héloïse. Et je termine ce live en vous disant que là, ce qu'on vient de faire, c'est ce qu'on appelle de l'entraide, dans le sens où Héloïse donne 30 minutes de son temps gratuitement pour aider celles et ceux qui veulent en savoir plus sur ce métier et peut-être créer des déclics. C'est ce que vont faire 50 hauts de professionnels cette semaine. Vous pouvez retrouver toute la programmation parce qu'il y a plein de Il y a plein d'autres métiers qui vont être présentés. C'est Héloïse qui ouvrait le bal. Et si vous aussi... Parce que c'est toujours pareil, on aide, mais parfois, on a besoin d'être aidé, c'est dans tous les sens. Si vous aussi, vous voulez aider à votre tour d'autres personnes en partageant votre expérience, je vous ai remis dans le chat la page d'entraide de Chance. Vous vous inscrivez et ça veut dire que vous êtes volontaires pour aider d'autres personnes. Ça veut dire que, par exemple, si vous êtes, je ne sais pas, marketeur, vous acceptez d'être contacté par des gens qui auront envie d'avoir des renseignements sur le métier de marketeur et vous pourrez comme ça aussi vous aider d'autres personnes et être aidé parce que c'est un beau cercle vertueux.
Interviewer (Chance)
Mille mercis, Élodie. C'était super de te revoir après toutes ces années. C'était super de découvrir ton métier. J'ai adoré et je vois que tu as plein de mercis génial dans le chat. Ça a plu à beaucoup de personnes, je pense, ton intervention. Merci beaucoup.
Héloïse Champs (Chasseuse de têtes)
Bonne journée, Marine. À bientôt. Bonne journée à tous.
Interviewer (Chance)
Merci, au revoir.












