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Caroline Berger, Cheffe de produit en freelance

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Camille (Chance)

Bonjour à tous. Bienvenue dans ce live métier en coulisses pour découvrir le métier de Product Manager avec Caroline. Bonjour, Caroline. Bonjour, merci. Merci d'avoir accepté de donner 30 minutes de votre temps pour aider les autres. Avec plaisir. Aujourd'hui, on a pas mal d'inscrits, on a pas mal de participants. Avant de commencer, je vais quand même me présenter rapidement. Moi, je suis Camille, je travaille chez Chance aujourd'hui depuis trois ans sur la partie recrutement. Avant de commencer, le but de ce live, c'est vraiment que ce soit interactif. Donc n'hésitez pas à poser toutes vos questions dans le chat. Je pourrais les poser ensuite à Caroline. Et du coup, pour commencer, en attendant que tout le monde se connecte, je vous propose de nous partager dans le chat d'où vous nous écoutez. C'est toujours chouette de savoir où vous êtes, de voir que vous êtes un peu partout en France et aussi nous dire pourquoi vous êtes là. Donc, est-ce que c'est par curiosité, parce que vous avez envie d'être Product Manager ? Comment ça se passe ? N'hésitez pas à partager. On est à Toulouse. Écoutez, je suis avec vous puisque je suis actuellement à Montauban, à côté de Toulouse.

Camille (Chance)

Donc, je prie pour le soleil, les Toulousains. Paris, super. Lyon. Bordeaux, génial. On en a de partout, donc c'est top. Caroline, vous êtes basée où de votre côté ?

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Moi, je suis à Paris aussi. Elle ne fait pas beau non plus. Elle ne fait pas beau.

Camille (Chance)

Je suis arrivée hier soir et j'ai J'ai repris ces magnifiques averses hier matin en venant au bureau. On a l'Alsace, c'est super. Génial. Trop bien. C'est bien, on quadrille un peu toute la France. Pour commencer, en introduction, pour ceux et celles qui ne connaissent pas Chance, aujourd'hui, nous, on se présente comme étant une communauté d'entraide professionnelle et une méthode pour aider chacun à trouver sa place dans le monde du travail et donc dans la société. On a aujourd'hui plusieurs programmes d'accompagnement. Le plus connu, c'est notre bilan de compétences que Caroline vous avait fait. Vous allez pouvoir nous en parler durant ce live. Dans cette méthode, à un moment, on vous demande justement d'aller vous confronter à la réalité des métiers. L'idée, c'est vraiment d'enlever les fantasmes, les idées reçues, positives comme négatives, qu'on peut tous avoir sur des voies professionnelles. Donc c'est assez puissant, il faut le dire. Et l'idée, avec ces live métiers, c'est vraiment d'écouter un ou une professionnelle parler de son métier et se rendre compte si ça résonne, si ça nous enthousiaste, nous énergise ou au contraire, si ça ne nous plaît pas du tout. Donc l'idée, cette semaine, avec ces 50 métiers explorés, c'est de pouvoir se faire une idée sur ces métiers en direct.

Camille (Chance)

Avant de commencer, Caroline, je vais vous laisser peut-être vous présenter, nous parler de votre parcours et de la façon dont vous êtes arrivée à devenir Product Manager aujourd'hui.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Tout à fait. Moi, je suis Caroline. J'ai plus de 12 ans d'XP. En J'ai commencé en tant que chef de projet, qui est un petit peu l'ancêtre du métier de Product Manager chez BNP Paribas. Et puis après, j'ai fait plein de choses. J'ai été dans plusieurs entreprises. Et suite à ça, en 2021, je me suis un peu posée la question de qu'est-ce que je voulais faire ? Est-ce que j'avais toujours envie d'être chef de projet ? Est-ce que ça me tentait bien ? Et donc, j'ai fait chance. Donc, le bilan de compétences. Et donc là, parmi tous les métiers qu'il y avait, toutes mes réflexions, etc, il y avait ce métier de product manager. Et donc quand j'ai regardé un petit peu, je me suis dit: En fait, c'est exactement ce que je fais. Je suis chef de projet, c'est ce que je fais. En fait, en creusant un peu, j'ai vu qu'il y avait toute cette partie user research discovery dont je vous parlerai après. Et donc j'ai décidé d'aller là-dedans. J'ai fait une formation dans le Product Management pour tamponner tous les acquis que j'avais et pour ceux que je n'avais pas, pouvoir les acquérir. Et suite à ça, j'ai été Head of Product chez Pumpkin avant que ça ferme.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Et maintenant, je suis freelance, Chief Officer ou Head of Product dans différentes startups de l'écosystème tech français.

Camille (Chance)

Super. Merci beaucoup. C'était hyper clair. N'hésitez pas à poser toutes vos questions dans le chat. On y répondra petit à petit. Moi, ma première question, c'est Pourquoi ce choix ? Pourquoi Product Manager ?

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Quand j'ai fait Chance, j'ai vu qu'il y avait une énorme chose qui m'apportait beaucoup. Un de mes moteurs à moi, c'était d'aider les autres. C'était d'apporter quelque chose aux autres. Et donc, bien entendu, il y a un des milliards de métiers qui font qu'on peut apporter des choses aux autres. Mais il y avait cette composante aussi de comment capitaliser sur mes acquis et sur ce que j'avais fait avant. Avant, en tant que chef de projet, j'étais dans le digital et c'était comment on apporte, comment on met en ligne, comment on développe des projets sur des sites ou des applications pour répondre aux besoins, un, de l'entreprise et deux, des utilisateurs de cette application ou de ce site. Et en fait, Product Manager, ça va encore plus loin que la gestion de C'est vraiment comment on comprend au mieux le besoin de nos utilisateurs pour y répondre. Et donc, en fait, ça correspondait clairement à un, mon besoin qui était d'aider les autres, de leur apporter quelque chose en plus, d'avoir de l'impact et deux, mes compétences en gestion de projet, parce que la gestion de projet, c'est hyper important dans le métier de Product Management, c'est 80% du job.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Et donc, ça correspondait parfaitement à ce que je voulais faire, à mon impact et à mes expériences précédentes.

Camille (Chance)

Ok, merci beaucoup. On a déjà nos premières questions, notamment Nathalie qui pose une question hyper intéressante: Pourquoi passer d'une grande entreprise au statut de freelance ?

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Très bonne question. J'ai commencé chez BNP Paribas, qui est en effet une grosse entreprise, mais j'étais dans la partie digitale de BNP Paribas, qui s'appelait à l'époque Banque en ligne, et on aimait dire qu'on était la startup au sein du grand groupe. Donc bien entendu, ce n'est pas du tout la startup comme on peut voir des startups aujourd'hui, mais ça avait quand même beaucoup plus de flexibilité que d'autres équipes chez BNP Paribas. Et après BNP Paribas, justement, j'ai voulu faire des entreprises un peu plus petites où il y avait un peu plus de flexibilité, on va dire, un peu moins de politique aussi. Et donc j'étais chez Wonderbox qui reste quand même une grosse boite, avec plusieurs une centaine d'employés. Et après, Wonderbox, et quand j'ai voulu être chef de produit, donc Product Manager, là, pour le coup, c'est plus un métier qui se voyait à l'époque dans les startups. Aujourd'hui, il y en a aussi dans les grands groupes, pour info. Ça se voyait plus dans les startups. Et donc, c'est vrai que qui a été recruté chez Pumkin parce que ça avait un sens, etc. Et en fait, moi, j'adore l'univers des startups.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Pourquoi ? Parce que ça bouge beaucoup. En fait, ça bouge super vite. On fait quelque chose, on a très vite des résultats, on peut parler très vite aux gens, les process de validation sont beaucoup plus court. Il y a moins de politique. Et c'est vrai que la politique, c'est assez fatigant. Ça m'avait fatigué un peu chez BNP Paribas. Et donc c'était vraiment comment avoir de l'impact très vite et être dans un environnement, une structure assez flexible, assez dynamique qui bouge beaucoup.

Camille (Chance)

Ok, trop bien. Merci beaucoup. Aude nous demande: Quelle formation complémentaire tu as fait pour passer de chef de projet à product manager ?

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

En fait, il y a plein de formations. Aujourd'hui, vous pouvez trouver des formations gratuites type Coursera, Open Classroom et tout ça. Enfin, Open Classroom, ce n'est pas gratuit, mais il y a plusieurs types de formations possibles. Et moi, je voulais absolument faire un boot camp assez reconnu dans le métier. À l'époque, il y en avait plusieurs et j'ai choisi de faire Noé, qui est un bootcamp de quatre semaines sur le product management où je suis aujourd'hui intervenante. Donc, ce n'est pas du tout un contenu sponsorisé, mais pour info, je suis devenue intervenante là-bas. En fait, c'est quatre semaines où on est vraiment le matin, il y a cours et l'après-midi, on est sur un cas pratique avec des entreprises type Blablacar, Getaround, Doctolib, sur des vrais sujets sur lesquels ils travaillent. En fait, on essaye de résoudre le problème comme un product manager chez cette entreprise-là. Et après, on propose notre solution à un membre de l'équipe product de ces entreprises-là. Donc c'est hyper intéressant, c'est hyper formateur et ça permet de mettre un pied dans le milieu du product. Parce qu'en fait, le product management, c'est un milieu un peu fermé. C'est un petit peu particulier.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

C'est une grosse communauté, donc tout le monde se connaît de nous au moins. Il y a un vrai sujet de communauté, de réseau, etc. Donc ça aide beaucoup pour ça aussi de faire ce bootcamp-là.

Camille (Chance)

Ok, très bien. Merci beaucoup. Et du Du coup, Charline nous demande quelle est la différence entre un chef de projet et un chef de produit, selon vous.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Yes. Le chef de projet, il va être focus, il va être centré sur le projet. Lui, son objectif, ça va vraiment être de délivrer son projet dans les temps, avec un budget particulier et avec des ressources données. Un product manager, son objectif, ça va être le produit. Donc, ça va être: Quel est mon objectif sur mon produit et qu'est-ce que je veux en faire ? C'est juste la Le centrage est l'objectif qui est différent. Un chef de projet va bosser sur plein de projets différents. Un chef de produit, il va souvent bosser sur son périmètre. Ça peut être un produit, plusieurs fonctionnalités au sein du produit. Ça peut être juste une fonctionnalité quand vous êtes dans une grosse boite et que vous travaillez sur une fonctionnalité. Son but du jeu, ça va être vraiment d'améliorer, d'optimiser ce produit ou cette fonctionnalité pour que ça réponde aux besoins des utilisateurs. Le focus ne va pas du tout être la même chose et on n'aura pas du tout les mêmes armes pour y arriver. Un project manager, un chef de projet, il va vraiment travailler à fond sur son projet, il va être l'ordinateur de tous les sujets, etc.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Un product manager, il va être aussi très focus et très centré sur c'est qui mon utilisateur, de quoi il a besoin et qu'est-ce que je peux faire pour répondre à son besoin primaire pour mon produit ?

Camille (Chance)

Ok, super, merci. Et dans la même lignée, du coup, question d'Anne-Laure: quelle est la différence entre Product Owner et product manager ?

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Ça, c'est la question: qu'est-ce qu'un product owner ? Qu'est-ce qu'un product manager ? C'est une grosse question qui a fait couler beaucoup d'encre dans le monde du produit il y a quelques années, plus trop maintenant, pour plusieurs raisons. En fait, il ne faut pas trop s'attarder sur le titre. L'important, c'est qu'est-ce qui est compris dans le métier ou pas. Souvent, quand tu prends vraiment stricto sensu la définition des métiers, un product owner, ça va être celui qui va gérer toute la partie délivrée du projet. C'est-à-dire une fois qu'on sait ce qu'on veut faire, c'est lui qui va gérer la mise en place de la solution qu'on a envie mettre en place. Donc, pour le coup, le Product Owner, il va plus être associé à un Project Manager, donc à un chef de projet, parce que lui, il sait ce qu'il faut faire et il va mettre en place sa solution, son sujet, son projet. Un Product Manager, ça englobe une autre partie qui est comprendre le besoin de l'utilisateur et donc trouver la bonne solution pour répondre aux besoins. Donc, en fait, si on travaille un peu en sorte de phase, le Product Manager, il va avoir la phase de découverte, de compréhension du problème et quel est le vrai problème sous-jacent.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Et je pourrais vous donner une petite anecdote là-dessus pour vous expliquer un peu qu'est-ce que le vrai problème. Et ensuite, le Product Owner va gérer la partie delivery, donc on met en place la mise en place de la solution. Donc, on a vraiment ces deux phases et les Product Managers aujourd'hui, aujourd'hui, après la crise des startups, etc, généralement, ils comprennent les deux phases. Ils fait et la découverte et la mise en place. Alors que le Product Owner ne fait que la mise en place. Mais encore une fois, ça dépend vraiment des entreprises. Il y a plein de boites où disent Product Owner et en fait, la personne fait les deux dans la fiche de poste. Donc finalement, peu importe le titre, l'important, c'est qu'est-ce que vous faites et de quoi le métier est composé.

Camille (Chance)

Ok, super. Merci beaucoup. On va passer à un Je pense que j'ai pas mal de questions sur le fait de passer d'un poste de salarié à un poste de freelance. Avant de passer sur ces questions-là, SAFA, vous demandais si vous étiez resté sur les mêmes types de produits ou est-ce que les entreprises sont ouvertes quand vous veniez de d'autres secteurs ?

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Ça va dépendre. Quand on est en reconversion, je ne vais pas vous mentir, c'est plus difficile de trouver un job. Pourquoi ? Dans le product management. Pourquoi ? Parce qu'il y a eu la crise des startups à l'époque. Les startups levaient des millions et des millions, un petit peu comme vous, vous pouviez avoir des centimes dans votre tirelire. Pour utiliser cet argent, il y avait beaucoup de recrutement dans les équipes product, il y avait beaucoup de product manager, beaucoup de product designers, des product des builders, etc. Avec la crise, toutes ces entreprises-là ont dû s'objectiver sur la rentabilité. Comment être rentable, comment gagner de l'argent et comment atteindre cette rentabilité. Il y a eu beaucoup de plans de licenciement, il faut se le dire et être honnête. Il y a eu beaucoup de Product Manager sur le marché. Ce qui a fait deux choses. Un, il y a eu une baisse des salaires. Les salaires étaient vraiment assez intéressants à cette époque-là. Et deux, il y a eu beaucoup plus de compétition pour les postes. Ce qui a fait que finalement, chacun doit trouver un petit sa différenciation par rapport aux autres Product Managers sur le marché.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Il peut y avoir plein de différenciations possibles. Ça peut être sur le secteur. En effet, moi qui ai travaillé chez BNP Paribas, j'ai une compétence et une connaissance du secteur bancaire assez C'est une idée intéressante. En effet, j'ai fait BNP Paribas, j'ai fait Pumkin, j'ai fait après une autre éco banque qui s'appelle Elios, où je n'ai travaillé pas très longtemps, mais du coup, cette expertise-là dans le secteur bancaire a été intéressante. J'ai travaillé chez Vendor Box, qui est du e-commerce. Là aussi, cette compétence e-commerce, j'ai pu l'utiliser dans d'autres de mes expériences. En fait, c'est des choses qu'on peut mettre en avant. Et c'est vrai que sur un marché assez compliqué, je ne dirais pas saturé, parce que ça ne reste pas saturé non plus, mais chargé, on va dire, avoir un axe de différenciation, c'est hyper important pour pouvoir se distinguer des autres. Donc, ça peut être une compétence. Par exemple, vous, vous êtes focus, vous êtes hyper fort en discovery, mettez-le en avant. Ça peut être un secteur. Ça peut être aussi, Je ne sais pas, vous êtes ultra porté sur la data, donc vous êtes super fort en data, vous connaissez toutes les data.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Aujourd'hui, il y a beaucoup de product manager qui se dirigent aussi vers le no code. Il y a beaucoup de product manager no code, c'est hyper demandé et ça peut être un axe de différenciation fort. Donc en fait, il faut trouver vraiment son truc qui fait qu'on se différencie. Et quand on est en reconversion, ça peut être une bonne porte d'entrée pour son premier job de Product Manager. Et généralement, quand on a un premier job de Product Manager, après, ça coule tout seul. Donc, il faut juste trouver le petit truc pour se faire embaucher la première fois et après, on trouve et on s'ouvre. Mais non, les entreprises ne sont pas fermées d'un secteur. C'est juste que ça peut être une force par rapport à d'autres candidats.

Camille (Chance)

Ok, trop bien. Merci beaucoup. Et justement, Camille a plein de questions pour le coup. Elle te demande quelles sont vos astuces. Je suis désolée, je suis passée au tutoiement, si ça ne te dévient pas. Je vais faire du voutu, ça va être bizarre. Sinon, dans quelles astuces est-ce que tu pourrais donner pour prospecter des clients en tant que freelance ? Parce que je rejoins finalement ce que tu disais, si on fait que ça arrivait progressivement, etc.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Comme je le disais, le monde du product, c'est un monde très communautaire, un gros réseau, etc. Déjà, une des premières choses, c'est le réseau. Ça, c'est hyper important. Parler à plein de monde du produit, être un peu sur tous les slacks du product, etc. Pourquoi ? Parce qu'il y a aussi beaucoup de bouche à oreille. À force de connaître quelqu'un, il va peut-être connaître un besoin dans une entreprise ou quelqu'un d'autre qui connaît, qui cherche quelqu'un. Les gens se parlent beaucoup entre eux parce qu'on adore parler du produit, C'est des personnes passionnées, on adore, on en parle tout le temps. Le réseau va beaucoup aider là-dessus pour prospecter et en tout cas ouvrir son réseau. Ensuite, il y a plusieurs choses. Il y a toutes les plateformes de recherche type maths, Crème de la crème, Pilot, etc. Ça, c'est vraiment bien pour chercher des gens. Mais après, ça, c'est du contact entrant et donc on est vraiment dépendants de la recherche des autres. Ce qu'il y a comme autre possibilité, c'est de contacter les gens sur LinkedIn, des entreprises où vous pensez que vous auriez du sens. Exemple, En plus, si on prend mon exemple, j'ai été beaucoup dans le secteur bancaire, je peux contacter un peu toutes les banques et leur dire: Salut, est-ce que tu cherches quelqu'un pour bosser là-dedans ?

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Ou je vais voir si je connais des gens qui connaissent des gens qui bossent dans les équipes produits de ces entreprises, qui pourraient me mettre en relation pour que je puisse les contacter et bosser avec eux. Il y a beaucoup de réseaux et beaucoup de contacts directs. Il ne faut vraiment pas avoir peur de contacter les gens et d'y aller. Et après, on se fait une réputation, on se fait un réseau et ça arrive beaucoup plus facilement. Mais je ne vais pas mentir, c'est compliqué. Moi, je parle à beaucoup de freelances en product. C'est compliqué d'avoir des missions tout le temps et d'être tout le temps staffé et d'avoir ce qu'on veut. Donc, il ne faut pas non plus faire trop la fine bouche, si je puis dire.

Camille (Chance)

Ok, super clair. Merci. J'espère du coup que ça réponde à ta question là-dessus. On a eu plusieurs fois cette question qui est revenue: Aurais-tu un conseil pour un PM qui n'a qu'une expérience produit ou alors qui est vraiment en grande entreprise et qui se lancent en freelance ?

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Je réfléchis. Je n'ai pas de conseil plus pointu que ce que je viens de donner. L'avantage, vraiment, d'avoir déjà eu une expérience par rapport au profil en reconversion, c'est que vous pouvez énormément capitaliser sur cette expérience et toutes les choses que vous avez pu faire. Et donc là, potentiellement, voir: OK, c'est un grand groupe, mais quelle Quelle startup pourrait être intéressée par ces compétences que j'ai pu acquérir, par les projets que j'ai pu mettre en place dans le grand groupe ? Quelle startup va avoir à peu près le même business model, le même business ou des choses qui s'apparentent un peu au métier de ce grand groupe ? Et comment je pourrais utiliser ça ailleurs ? Exemple: si vous avez travaillé sur le moteur de recherche d'un grand groupe, vous dire: OK, dans quelle boite un moteur de recherche et un super moteur de recherche et l'optimisation d'un moteur de recherche pourraient avoir du sens ? Et dans ce cas-là, vous allez pouvoir essayer de contacter des gens ou en tout cas de cibler ces entreprises-là. Ça peut être un bon plan. Et puis ensuite, si vous êtes par exemple, expert d'un outil, par exemple, vous êtes super fort en amplitude, en mix panel ou d'autres outils, vous pouvez aussi essayer de vous, entre guillemets, maquer avec les account managers de ces entreprises-là pour si quelqu'un leur dit: Attends, moi, j'ai besoin d'un consultant pour m'aider, pour mieux faire mes dashboard ou pour mieux les comprendre, etc.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Va dire: Salut, en fait, j'ai un super freelance que je connais et que je peux te recommander. En fait, encore une fois, tout est dans le réseau, la recommandation. Essayez de trouver votre force et capitalisez là-dessus et tout mettre là-dessus et vraiment vous concentrez là-dessus pour trouver des clients. Ok, super.

Camille (Chance)

Merci beaucoup. C'est quoi un bon profil freelance pour toi ?

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Un bon profil freelance, ça va dépendre aussi de ce que tu fais en freelance. Je m'explique. Par exemple, je connais beaucoup de freelances CPO ou Head of product comme moi, mais on ne va pas du tout avoir les mêmes missions et le même métier de freelance. Je m'explique. Moi, je suis manager par intérim. Donc, je vais aller dans une entreprise qui a besoin d'un head of ou d'un CPO pendant une période assez longue pour combler ce besoin. Et ensuite, je cède la main à quelqu'un d'autre. J'ai d'autres freelances qui arrivent beaucoup plus en mode coach ou consultant sur un besoin spécifique. Ils vont venir, ils vont venir coacher et ensuite, ça ne sera pas forcément à plein Ça peut être quelques jours, quelques semaines, etc. Et ensuite, ils vont passer à une autre mission. Donc, déjà, eux, par rapport à moi, ce n'est pas le même métier, j'ai envie de dire, et ce n'est pas le même profil de freelance. Parce qu'eux, ils ont un besoin de trouver des missions beaucoup plus fréquentes qui est beaucoup plus fréquent que moi. Moi, finalement, j'ai besoin de trouver une mission qu'à la fin de chacune de mes missions.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Donc, j'ai moins ce taf-là. Il y a aussi ce: qu'est-ce que moi, je préfère faire et en quoi moi, je suis la meilleure ? Est-ce que c'est pour des besoins ponctuels ou est-ce que c'est du management par intérim ? Et dans ce cas-là, ce n'est pas du tout non plus la même recherche, les mêmes entreprises, les mêmes besoins et les mêmes compétences. Donc, pour être un bon profil freelance, pour moi, il faut, comme je vous le disais, pardon, je vais beaucoup le répéter, savoir quelle est votre force, en quoi vous vous différenciez et en quoi vous pouvez être meilleur que les autres, en tout cas, en quoi vous pouvez vraiment apporter de la valeur ajoutée à une entreprise ou à une équipe. Et ensuite, ce côté un peu, malheureusement, commercial. Un freelance, on ne pourra pas y couper. Vous allez devoir vous trouver des clients, vous allez devoir négocier votre TJ, négocier votre tarif, etc. Et donc ça, c'est quelque chose qu'il faut prendre en compte et se le dire. C'est comme si, à chaque fois que vous cherchez une mission, vous êtes en process de recrutement. C'est comme si vous cherchez un nouveau job tous les X temps.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Et ça peut être dur. Si vous n'aimez pas ça du tout, c'est plus compliqué. Il y a une autre chose aussi, c'est la flexibilité et l'adaptabilité. Pourquoi ? Parce qu'on va avoir plein de clients, plein d'entreprises, plein de façons de bosser très différentes. Et en fait, vous allez quand même switcher d'une organisation à une autre et de clients à d'autres et de façons de travailler à d'autres hyper souvent. Et donc, pour ça, il faut avoir cette envie d'apprendre, cette ouverture d'esprit et cette capacité à vite vous adapter, à rentrer dans le moule, tout en apportant aussi de la valeur en disant: Regardez-moi dans mon précédente expérience, certes, il ne bossait pas du tout comme vous, mais il faisait ça. Et je pense que ça, ça peut bien coller quand même à ce qu'on fait et à comment on peut travailler. Et donc là, du coup, on l'apporte et on essaye de voir si ça fonctionne ou pas. Donc, il y a vraiment cette flexibilité, cette adaptabilité qui peut être chouette pour beaucoup, mais qui peut aussi aussi devenir lassant à force et qu'on a envie de se poser, etc. Ça peut être un bon compromis d'être freelance au début, de trouver sa voie, ce qu'on aime, etc.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Puis après de se poser en CDI. Voilà en tout cas les trois principales choses que je dirais pour être un bon freelance.

Camille (Chance)

Trop bien, merci beaucoup. Moi, j'ai une question quand même pour toi. Est-ce que tu as eu des rencontres marquantes dans ton parcours qui t'ont influencé dans le choix de ce poste ? Et pourquoi est-ce qu'elles ont joué un rôle important dans tes décisions ?

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Je ne sais pas si j'ai eu des rencontres marquantes, en toute honnêteté. J'aurais dû plus préparer ce sujet-là. Je pense que oui, c'est évident. Par exemple, la cofondatrice de Noé, clairement, je pense que c'est elle aussi, avec la formation, qui m'a donné envie de faire ce job-là, qui m'a montré que j'avais la nez à c et tout pour le faire, etc. Je pense aussi que c'est tous les freelances que j'ai pu rencontrer et qui m'ont parlé de comment eux, ils bossaient, de ce qu'ils faisaient, etc, qui m'ont donné le courage et la motivation d'avancer et de continuer là-dedans. Parce que comme je vous disais, ce n'est pas facile quand on cherche des missions. On a peur, Il peut y avoir des contraintes financières. Moi, j'ai une famille. Il y a tous ces sujets-là. C'est un peu toutes ces personnes avec qui j'ai pu parler, qui m'ont motivé, qui m'ont mis en relation avec d'autres personnes. Je pense notamment à Marion, qui est la cofondatrice de Pachalana, qui est une agence de recrutement dans le product, avec qui je travaille beaucoup. C'est toujours hyper agréable de parler avec elle parce qu'on parle du marché, on échange, elle m'a apporté des missions, je lui apporte des contrats.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

C'est aussi toutes ces personnes-là avec qui on parle tous les jours ou très souvent et avec qui on s'apporte plein de choses.

Camille (Chance)

Ok, trop bien. Merci. Et justement, est-ce que tu as eu quelques hésitations avant de te lancer en tant que Product Manager ?

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

En tant que Product Manager, non, en toute honnêteté, parce que je l'avais bien réfléchi avec chance. C'était la suite logique. Je vous avoue que j'ai toujours d'autres métiers dans ma panoplie chance que je garde en tête pour une future vie, j'ai envie de dire, une troisième ou une quatrième vie et que je n'ai pas envie de laisser tomber. Mais en tout cas, ce métier-là, c'était vraiment celui qui me faisait le plus sens et qui me donnait le plus envie à ce moment-là. Donc, je n'ai pas du tout de doute sur le métier de Product Manager. Le seul doute, c'est le moment du lancement pour le freelancing, parce que... Je ne vais pas dire précarité, ce n'est pas du tout le bon mot, mais on n'est pas sûr d'avoir une mission demain et donc d'avoir un salaire demain. Il faut chercher des gens à chaque fois. Ça bouge beaucoup. On se faire virer du jour au lendemain. J'exagère beaucoup parce que les contrats centrés nous protègent beaucoup, on a un mois de préavis, etc. Mais c'est beaucoup moins posé qu'un CDI où tous les jours, vous allez au taf et pour vous faire virer, il faut vraiment faire une grosse bêtise.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Donc c'est très différent. Et donc ça, je sais que j'ai beaucoup hésité parce que c'était un point dans mon projet Chance qui était compliqué pour moi. C'était le passage au freelance. Et finalement, je l'ai fait et je ne regarde pas du tout. Je ne dis pas que je ne vais pas revenir en CDI un jour. C'est une petite me porte que je me Je me laisse ouverte à chaque changement de mission, mais pour le moment, je suis hyper contente de là où je suis.

Camille (Chance)

Ok, super. Merci beaucoup. Manon, tu demandais les compétences qu'il faut avoir pour être product manager. Tu y as répondu tout à l'heure. Donne peut-être en trois bullet points les compétences vraiment majeures pour toi, pour être Product Manager.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

En product manager, il doit avoir des compétences relationnelles énormes. Pourquoi ? Parce qu'on dit: Avec un milliard de personnes, tous les stakeholders, toutes les personnes de la boite, il faut savoir dire non. Il faut leur expliquer notre métier, nos compétences, à quoi on sert, etc. Leur dire où est-ce qu'on en est, leur donner de la visibilité. Donc la communication, c'est énorme. Et ça, vraiment, c'est hyper important. Il faut se dire que dans le métier de Product Manager, il y a 90% de relations, communication, échanges avec les autres. Une autre compétence, ça va être vraiment la gestion de projet. Je le garde vraiment là-dedans parce que mine de rien, certes, vous gérez votre produit, mais comme je vous le disais, dans le produit, il y a des projets pour améliorer votre produit. Donc, il faut gérer tous ces projets-là. Si vous ne donnez pas de visibilité à vos différentes parties prenantes, ils ne vont pas savoir où ils vont en être, ça va faire baisser la confiance qu'ils ont en vous, etc. Donc c'est hyper intéressant et hyper important de bien gérer son projet, donner de la visibilité, être carré, dire où est-ce qu'on en est ?

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Etc. Et ensuite, la dernière qualité, je dirais, c'est la curiosité. C'est le fait de poser des questions, d'être ouvert aux autres, etc. Parce que si vous êtes têtu, Si vous êtes fermé, si vous avez déjà des idées préconçues sur tout, vous allez passer à côté plein de choses. Il faut, quand on bosse sur un produit, déjà comprendre sa cible, qui elle est, qu'est-ce qu'elle veut, pourquoi, etc. Et ça peut ne pas être la même chose que vous. Quelqu'un peut ne pas utiliser son produit de la même façon que vous. Ce n'est pas grave, mais c'est très bien d'être ouvert à ça. Et si déjà, vous n'êtes pas ouvert à ça, vous allez passer à côté de plein de choses et vous allez vous planter. Osons le dire. Ce n'est pas grave, c'est rattrapable, mais on va se planter. Donc, il faut vraiment être ouvert, poser des questions et toujours comprendre le pourquoi, pourquoi, pourquoi. Et je ne sais pas si tu me laisses deux minutes, Camille, pour te raconter cette anecdote.

Camille (Chance)

On en a 15 minutes. Je te laisse deux minutes avec plaisir.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Parfait. Je vous ai expliqué tout à l'heure bien comprendre le problème initial, le problème original d'un un sujet. Je vais vous donner une anecdote que je trouve assez rigolote pour comprendre comment on trouve ce vrai problème et en quoi c'est important. C'est la règle des cinq pourquoi. Il faut toujours poser cinq fois pourquoi pour trouver vraiment le problème initial, un peu comme un enfant de trois ans qui vous demande pourquoi pour tout. Je vous donne un exemple, c'est dans la ville de Nantes, le service municipal s'est rendu compte qu'il y avait beaucoup de caca de pigeon dans une rue. Donc, la solution qu'on a envie d'apporter, c'est de nettoyer cette rue beaucoup plus souvent pour nettoyer les cacas de pigeon. Mais si on recherche le vrai problème, pourquoi il y a plus de caca ? Parce qu'il y a plus de pigeons. Pourquoi il y a plus de pigeons ? Parce que les pigeons viennent plus souvent la nuit que dans d'autres endroits. Pourquoi ils viennent plus souvent la nuit que dans d'autres endroits ? Parce qu'il y a beaucoup de moustiques la nuit dans cet endroit-là. Pourquoi il y a beaucoup de moustiques dans cet endroit-là ? Parce que les éclairages du Monoprix d'en face sont très forts et attirent les moustiques.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Donc, ça va attirer les pigeons qui vont venir, etc. On voit là que... Là, il n'y a que quatre pourquoi, mais il faut aller jusqu'à cinq si possible. Le sujet, c'est que la vraie solution au problème, ça va être de couper les lumières du Monoprix ou en tout cas de faire en sorte que ces lumières n'attirent plus les moustiques. Vous voyez que là, on va vraiment corriger le vrai problème et pas le symptôme du problème. Et au final, si on avait fait venir des gens pour nettoyer plus souvent, on n'aura pas résolu le vrai problème, on n'a résolu qu'un symptôme. Donc, il faut poser les pourquoi, être très curieux et poser plein de questions.

Camille (Chance)

C'est hyper intéressant et je pense que cette règle des cinq pourquoi, on peut Je vais l'appliquer dans tous les métiers et dans tous les secteurs. Moi qui suis dans le recrutement, par exemple, je pense que je peux l'appliquer tout le temps. Donc, je vous remercie de nous avoir partagé ce petit tips parce que je pense que je vais m'en resservir, en tout cas, de façon personnelle. On a deux questions plutôt techniques, mais qui se rejoignent finalement. Bonjour, Kyao. Te demande quel est le rapport entre technicité, organisation et créativité dans ton quotidien ? Et également, Safa te demande s'il faut avoir un background technique ou est-ce que ça s'acquiert sur le tard ?

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Ça va dépendre du produit sur lequel vous bossez. Je m'explique. Si vous êtes, par exemple, Product Manager d'une boite ultra-technique type blockchain ou Je pense à la boite Scaleway parce que je sais que c'est très, très technique. Là oui, c'est sûr que c'est beaucoup mieux d'avoir un background technique parce qu'on comprendra de quoi on parle et surtout, c'est le quotidien. En fait, pour moi, si vous devez acquérir du de background technique, mais que ça ne vous intéresse pas plus que ça, n'y passez pas trop de temps. Parce que le métier de PM, comme je vous le disais, il est tellement large, il y a tellement de PM différents, il y a tellement de produits différents, de boîtes différentes, qu'il y en a où ils vont avoir un qui ont un bon sens d'avoir un background technique et ils vont pouvoir le vendre et ça va être leur spécificité à eux, leur différenciation à eux. Et à côté de ça, moi, je sors d'écoute. Moi, j'ai fait des études de market, j'ai un profil de PM market business. Donc certes, j'ai appris la technicité sur le tas. Au fur et à mesure, il faut s'intéresser, il faut poser des questions au tech, savoir pourquoi ils font ci, ils font ça.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Mais en fait, j'ai envie de dire, ça vient vraiment sur le tas et il n'y a pas besoin de faire une formation spécifique. Après, ce qui est hyper intéressant pour ceux qui veulent être PM et font des formations de dev, de code. Je trouve ça hyper intéressant parce que ça montre que ces personnes-là sont curieuses. Et comme je vous le disais, la curiosité, c'est une des qualités de PM. Donc ça, ça prouve un peu, ça check un peu ce côté curieux. La personne est ouverte, elle s'intéresse à d'autres choses, etc. Mais donc, pour moi, ce n'est pas obligatoire d'être technique parce que vous pouvez avoir d'autres choses à mettre en avant et que tous les produits ne sont pas forcément techniques. Après oui, il y a des bases à connaître quand même du dev. Si vous ne savez pas ce que c'est que du front, du back, ce qui est une API, comment on construit de la data, etc. Comment on fait des mises en production d'un produit technique ? Oui, là, ça va être plus compliqué. Donc il y a juste les bases à avoir et le reste, vous la prendrez sur le tas.

Camille (Chance)

Ok, super. Merci beaucoup. On va prendre deux autres questions et du coup, on s'arrêtera là. La première, c'est Stécie qui te demande si tu recommandes les collectifs de freelance.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Je n'ai jamais testé. J'avoue que je suis dans des collectifs de freelance, mais je n'ai jamais testé parce que je n'ai pas encore eu l'occasion. Après, ça correspond moins à ce que moi, je fais. Vous vous souvenez, les différents types de freelance et les différents types de missions. Moi, je suis plus dans du management par intérim. Du coup, je suis moins dans cette optique-là. Mais pourquoi pas pour tester sur un projet ? Je cherche ma prochaine mission pour septembre, donc peut-être que ce sera l'occasion de tester. Mais en tout cas, j'en ai entendu qui apporte beaucoup de bien, que ça apporte beaucoup de business et que c'est hyper intéressant parce que ça a permis aussi d'arriver avec une task force: Sur tel sujet, on peut tacler le problème. Donc, de ce que j'ai entendu, oui, je suis plutôt favorable et je pense que c'est une bonne chose.

Camille (Chance)

Ok, super, merci. Et la dernière question, ce sera la mienne. Chez Chance, tu le sais, aujourd'hui, nous, le sens, c'est un alignement avec quatre piliers. Qui continue ce fameux projet professionnel qui vous correspond ? Dans les quatre piliers, c'est quoi ? C'est quoi ces métiers, finalités, environnement et impératif personnel. Donc moi, pour terminer ce live, j'ai envie de te demander quel sens tu trouves dans ta vie professionnelle aujourd'hui.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Je trouve les quatre sens. Je trouve les quatre sens parce que dans les missions, c'est ce que je voulais, c'est ce que je t'ai dit, c'était mon étoile du Nord que j'ai vu dans Chance, qui était avoir de l'impact sur les autres et leur apporter des choses. Donc ça, clairement, avec mon métier de Product Manager, c'est le but de mon métier, c'est comment résoudre des problèmes et faire en sorte que tu répondes aux besoins de tes utilisateurs. L'environnement, c'est cet environnement de freelance où je suis quand même plutôt libre, même s'il y a des limites à cette liberté, mais en tout cas où je suis libre, où je me sens libre dans le sens où si je ne me plais pas dans un environnement de travail, je sais que je peux en changer et que je ne suis pas bloquée. Ça, ça me plaît beaucoup. Et où j'apprends plein de choses ultra-différentes. Donc ça, c'est super. Et pardon, les deux autres, excusez-moi. Il y avait environnement, mission.

Camille (Chance)

Environnement, mission, impératif personnel et finalité.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Impératif personnel, il y avait ce sujet de, comme je vous le disais, moi, j'ai une famille, Je suis maman solo, j'ai des contraintes financières. Et l'avantage du freelance, c'est que moi, j'ai réussi en tout cas à culturer tous mes fins de mois parfaitement. J'ai un salaire qui est parfaitement en adéquation avec ce que je voulais. Et l'avantage du freelance, c'est que je leur dis: Désolée, moi cette semaine, je suis avec mes enfants. Désolée, tous les soirs où j'ai mes enfants, je finis à 17h30. Et en fait, en tant que freelance, on peut beaucoup plus dire ça à une entreprise qu'en tant que CDI, en tout cas à mon sens et de la façon dont je le vois. Et du coup, je m'autorise cette liberté et au contraire, je trouve que ça colle très bien, quitte à rebousser le soir, il n'y a pas de sujet. Et le dernier, pardon, je suis désolée Camille, le dernier point. Il n'y a pas de souci.

Camille (Chance)

La finalité, puisque les quatre pieds aujourd'hui, c'est métier, finalité, environnement et impératifs personnels. Après, tu en as parlé en parlant de tes missions, finalement, avec la finalité, donc tu as répondu aux quatre piliers. Ne t'inquiète pas. On a fini ce live pour aujourd'hui. Merci beaucoup à tous d'avoir participé. Merci pour les questions Merci Caroline. 3 minutes, ça passe très vite. Donc, n'hésitez pas vraiment à poser vos questions en direct à Caroline via LinkedIn ou par mail si Caroline partage son mail. Rien n'est obligatoire, bien évidemment. Je vais terminer ce live quand même en vous partageant quand même la communauté Chance, puisqu'aujourd'hui, nous, on a lancé, et pour ceux qui suivent Chance, vous le savez, l'initiative 3 minutes pour les autres pour apporter un coup de pouce à une personne qui en a besoin. Je vais vous mettre le lien dans le chat. Si vous souhaitez faire partie de ce mouvement, il suffit de vous inscrire sur la newsletter. Vous recevrez toutes les semaines des profils correspondant au vôtre que vous pourrez aider à trouver un CV, à travailler leur CV, à les aider à répondre à leurs questions. Mais c'est hyper important, donc n'hésitez pas à participer à cette vague de solidarité qu'on est en train de créer chez Chance.

Camille (Chance)

Merci beaucoup à tous. Comme d'habitude, c'est incroyable et l'engagement est top. Et vraiment, merci encore, Caroline, d'avoir pris cette demi-heure pour échanger sur ton parcours avec nous.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Avec plaisir. Merci beaucoup.

Camille (Chance)

À bientôt et passez tous une excellente journée.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Merci. Au revoir. Bonne journée. J'ai laissé mon mail dans le chat.

Camille (Chance)

Merci beaucoup, Caroline.

Caroline Berger (Cheffe de produit en freelance)

Au revoir.

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