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Charlotte (Chance)
Bonjour tout le monde. Bonjour Christelle. Bienvenue. Bienvenue à toutes et à toutes les personnes qui nous rejoignent pour ce live. C'est la dernière journée des live. Métier aujourd'hui. Bonjour Magali. On a beaucoup de chance de te recevoir, Christelle. Tu viens pour nous parler de ton rôle en tant que chef de projet communication et aussi experte en soutien aux salariés aidants. On a hâte de t'écouter et de parler de ces deux métiers. Et peut-être juste rapidement, pour les personnes qui sont connectés ce midi et qui ne connaissent pas Chance. Chance est un bilan de compétences et une communauté d'entraide pour trouver la voie professionnelle faite pour vous ou pour redonner du sens à votre travail. Et en fait, quand vous Vous faites le parcours Chance, on vous invite à explorer beaucoup de métiers. Et c'est ce que nous faisons à travers ces live métiers pour vous permettre d'en apprendre plus sur des métiers. Et on a aujourd'hui la chance de t'avoir, Christelle. Et peut-être pour commencer, j'invite d'ailleurs toutes les personnes qui sont avec nous ce midi à poser toutes vos questions dans le tchat. On prendra un temps au fur et à du live avec Christelle pour y répondre.
Charlotte (Chance)
Donc voilà, n'hésitez pas à poser toutes vos questions à Christelle sur le chat. Et Christelle, du coup, j'ai une première question pour toi. Est-ce que tu peux nous parler peut-être dans un premier temps de ton parcours et de ce que tu fais aujourd'hui, du parcours qui t'a amené aussi à ces métiers aujourd'hui.
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
Bonjour. Bonjour à toutes et à tous. Merci de me convier. Je m'appelle Christelle, j'ai 46 ans, j'habite à Paris. En termes de parcours, on va le faire comme on le fait d'habitude scolaire. Des études littéraires, un bac A ou L, ça dépend. On parle en ancien franc ou pas, on fait un ancien euro. Donc, en tout cas, un parcours littéraire, une fac de philosophie avec derrière deux masters. À mon époque, on disait DESS, mais un master un master en philosophie, un master 2 en philosophie, puis après un master en études et stratégies marketing. Donc, quand même, tout ce qui est littéraire, sciences humaines. Mais quand j'étais dans ce parcours-là, j'ignorais totalement ce que je voulais faire. Et je ne crois toujours pas au fait de demander à un enfant de 10 ans, 15 ans ce qu'il veut faire. Et donc, à 20 ans, je ne savais toujours pas ce que je voulais faire comme métier. En tout cas, ce que j'aimais, c'était lire, c'était réfléchir et c'est ce que je trouve en philosophie. C'est aussi ce que j'ai trouvé lorsque je suis partie faire ce Master 2 en études et stratégie marketing, c'était réfléchir sur les besoins des consommateurs, sur les besoins des marques, sur les besoins des annonceurs.
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
Mais à ce stade, je ne savais toujours pas ce que je voulais faire. Donc, ça a été des rencontres. Une amie qui m'a dit: Tu devrais te spécialiser comme chargé d'études marketing. Il y a plein de marques qui aiment bien les gens qui se prennent la tête sur ce que veulent leurs clients. Je lui ai dit: Tiens, pourquoi pas ? Et effectivement, je me suis tourné vers ce master qui était en apprentissage. Et j'ai pu faire donc... Je suis devenue chargée d'études marketing en apprentissage et ça m'a donc permis de faire des réunions de consommateur, d'écouter les besoins des clients, comprendre pourquoi une couleur ne marchait pas, pourquoi tel mot ne marchait pas pour convaincre du bénéfice d'un produit. Mais tout ça, c'est fait, j'ai envie de dire, par petites touches, par des rencontres. À aucun moment, je ne savais ce que je voulais faire. Ensuite, je suis devenue communicante, mais encore des rencontres. Je commençais à m'ennuyer dans mon métier. J'avais fait quatre ans dans une petite structure, c'était super, mais je m'ennuyais. Et c'est la même chose, un client qui m'a dit: Toi, tu devrais venir là dans l'énergie, l'ouverture du marché de l'énergie.
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
À l'époque, Gaz de France, EDF. On recrute parce que le marché s'ouvre. On a besoin de profil comme toi. J'ai proposé ma candidature, ils m'ont sélectionné et ils m'ont pris en communication commerciale. Donc, je n'avais jamais fait de commerce, mais ils ont misé sur ce qu'ils ont vu d'un profil. C'est comme ça que je suis rentré dans la communication.
Charlotte (Chance)
Le pouvoir des rencontres, tu en parles très bien. C'est vrai que chez Chance, on y croit beaucoup. En fait, une rencontre peut tout changer et c'est un peu ce que tu es en train de nous dire. Tu as eu des rencontres très marquantes dans ton parcours et elles ont l'air d'avoir joué un rôle important, en tout cas dans les postes que tu as occupé.
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
Oui, tout à fait.
Charlotte (Chance)
Aujourd'hui, tu occupes ce poste de chef de projet de communication, mais tu as aussi, je dirais, une double casquette d'experte en soutien aux salariés aidants. Est-ce que tu peux nous dire peut-être comment tu es arrivée à ce métier-là et qu'est-ce que c'est exactement d'être experte en soutien aux salariés aidants ?
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
Je rentre dans la communication dans un grand groupe où l'avantage des grands groupes, en tout cas tel que moi, je le fais au sein de ce groupe, c'est que vous pouvez faire le même métier, mais dans plein de directions. Donc, un même métier peut avoir des colorations différentes. Donc moi, je suis entrée dans la fonction communication et dans ce cadre-là, j'ai pu découvrir le métier, par exemple, de chargée de communication de crise. En gros, j'étais attachée de presse, donc c'était passionnant parce que vous êtes en contact direct avec tous les sujets brûlants de l'entreprise, mais aussi ce qui anime vos cibles externes. Parce que la difficulté des grandes entreprises, c'est qu'elles pensent qu'elles font l'appui et le bouton. C'est assez faux en termes de communication. En fait, c'est l'extern et de plus en plus avec les réseaux sociaux, le digital, le Web, c'est l'externes qui vient vous imposer votre calendrier de communication. Donc, attaché de presse, je découvre ce domaine. Ça me passionne parce qu'en termes de fonctionnement, c'est moi. C'est-à-dire que vous devez être bon tout de suite. Et quand vous n'êtes pas bon, vous le savez tout de suite. Parce que vous avez Vous avez une mauvaise retombée presse, une mauvaise interview, mais quand c'est bon, vous le savez tout de suite.
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
Et ça, c'est grâce à Chance, je me suis rendu compte que c'était mon mode de fonctionnement. Je suis quelqu'un qui est très orienté résultat, qui a besoin de feedback. Donc, ce métier, je l'ai adoré, mais j'ai fait quatre ans. C'était très éprouvant parce qu'en termes de nervosité, vous avez quand même l'image de l'entreprise qui repose sur vos épaules, il n'y avait pas que les miennes. Donc, quatre ans, j'ai changé et j'ai toujours dans la communication parce que ça me passionnait. Et je suis partie faire de la communication dans tout ce qui est vidéo et photo. Donc, je suis devenue chef de projet photo et vidéo. Donc là, j'étais en charge de créer des produits photo et vidéo, des vidéos corporate, des vidéos à viser internes, externes, pour valoriser les messages que les directions voulaient voir traduire en images. Et là, j'étais plus une traductrice. Je faisais entendre à quelqu'un qu'en fait, mettre un directeur tout intelligent qu'il est, 15 minutes devant une caméra, ça ne va intéresser personne. Donc, c'était un travail de traduction. Leur faire entendre qu'en fait, communiquer, communiquer par la vidéo, c'est un métier, il y a des codes. Donc, je devais leur expliquer ça et ensuite, comme un cuisinier, j'allais trouver une cuisinière, j'allais trouver les bons outils, les bonnes agences pour leur livrer le bon produit vidéo, le bon produit photo et faire en sorte qu'ils soient, eux, ravis, mais également que l'entreprise que je représente se se retrouve dans ce produit.
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
Et suite à cela, la même chose, j'ai continué à évoluer et j'ai eu l'opportunité de devenir chef de projet communication. Donc là, on me donne des domaines. Donc, par exemple, moi, mon domaine, ça peut être... Je vais prendre, par exemple, le domaine des énergies renouvelables, par exemple. Et mon but, c'est de faire en sorte que ce sujet soit valorisé sur tous les bons canaux internes et externes, avec les bons mots. Communiquer sur les énergies renouvelables pour l'interne, qui a déjà un certain vernis, ça ne va pas être la même chose que communiquer pour l'externe qui a un temps d'exposition qui est beaucoup plus court. Donc, trouver les bons mots, les bons médias, etc. Pour apporter l'information au bon moment à la bonne personne, en entendant aussi les besoins de la marque qui dit: Moi, il faut absolument que tu passes tel message, mais des fois, c'est leur dire: Ton message, il est inaudible. Par contre, ça, c'est intéressant. Ça, c'est, on va dire, Mon métier de chef de projet communication. Je suis une chef d'orchestre, je vais trouver les outils, les gens, etc. Et en parallèle, je développe une activité de conseil autour de tout ce qui est salarié aidant, parce que moi-même, je suis aidante.
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est-à-dire que je prends soin, alors je ne suis pas la seule, avec ma sœur de ma mère qui est octogénère et qui en perte d'autonomie. Elle a des gros troubles neurodégénératifs, ce qu'on appelle classiquement Alzheimer. Et donc, elle n'est plus en capacité de prendre soin d'elle par elle-même. Donc, ma sœur et moi, on s'est retrouvés au lendemain. Ça s'est fait à bas bruit, mais à un moment donné, il y a cinq ans, il a fallu prendre en charge notre mère à sa place. Et je me suis rendu compte qu'en fait, il y avait un vide abyssale dans les entreprises qui, pourtant, c'est un de C'est quelque chose qui existe déjà. Je veux dire, il y a des parents aidants de leurs enfants en situation de handicap, il y a des conjoints aidants, il y a des jeunes aidants. Donc, c'est quelque chose qui est déjà là, mais que l'entreprise valorise assez peu parce que les aidants eux-mêmes, ils n'ont pas trop envie d'en parler. Mais moi, devenant aidante, je me suis rendu compte qu'il n'y avait rien et je m'en suis rendu compte de manière brutale puisque j'ai vécu une situation de harcèlement du fait de ma situation d'aidante.
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
Et comme très souvent, lorsqu'on s'en prend à moi parce que je suis quelque chose qui ne ne répond pas, je me dis: Non, en fait, je suis aussi ça. Je suis une salariée, mais je suis aussi aidante, donc on va faire avec. Et je me suis mis à sensibiliser d'autres aidants, en créant des contenus, un site, un podcast. Et je me Je me suis dit: En fait, on va aller dans le dur, on va aller voir les entreprises, on va aller leur dire: Voilà, c'est ça la nouvelle réalité. En 2030, un actif sur quatre sera aidant. Vous faites quoi pour que ces gens restent en emploi ? Parce que de toutes les De toute façon, vous ne pourrez pas faire sans les aidants. Donc, venez, on travaille ensemble. Et donc, je les sensibilise, je les forme, j'écoute leurs besoins et je fais des conférences, des live pour leur expliquer qu'en fait, un salarié aidant, ce n'est pas une planche pourrie. C'est quelqu'un qui a des vulnérabilités comme nous tous. Et si on veut vraiment être inclusif, on veut avoir des valeurs, on va inclure ce type de salarié et ça va très bien se passer.
Charlotte (Chance)
Merci beaucoup Christelle pour tes mots. Bravo pour ce projet génial. Tu as Anaïs dans le chat qui te pose une question qui te dit déjà bonjour et qui se demande: Les salariés aidants ont un statut particulier en entreprise. Doivent-ils se déclarer comme étant aidants ? Et comment, si c'est le cas ? Et quelles actions sont mises en œuvre pour les soutenir ?
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
Ça va dépendre. Il n'y a pas d'obligation. C'est comme la RQTH, reconnaissance de travailleur handicapé, vous n'avez pas obligation de vous déclarer. Donc, vous pouvez très bien ne pas le dire, ne pas le faire savoir. Et de toutes les façons, aujourd'hui, il n'y a pas une reconnaissance officielle que l'État aurait créée. Donc, vous n'êtes pas dans l'obligation. Vous pouvez le faire, néanmoins, si vous voulez avoir accès à un certain nombre de dispositifs. Aujourd'hui, au niveau légal, c'est surtout des congés qui existent, qui sont non rémunérés par l'employeur. Après, il faut vous tourner vers la sécurité sociale pour avoir la location. Mais en termes de dispositifs, légal, c'est beaucoup de congés. Après, ce qui se passe souvent, c'est que les entreprises vont mettre en place des dispositifs particuliers. Donc, si vous voulez y accéder, il faut le faire savoir. En tout cas, du moins à vos services RH. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que si vous êtes amené à le faire savoir, un peu comme les autres sources de discrimination, comme ce sont des sujets sur lesquels on n'a pas encore beaucoup communiqué, les gens sont travaillés de manière non consciente par des biais. Vous allez dire que je suis salarié aidant ou aidante, on va dire, elle n'est plus disponible.
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
Ça veut dire que si elle n'a pas fait ce dossier, c'est parce qu'elle est en train de réfléchir à son enfant qui est en soins, etc. Si elle est dans mon équipe, ça veut dire que maintenant, du jour au lendemain, elle peut partir en pleine réunion, etc. Il faut bien avoir conscience que ce n'est pas seulement dire que vous êtes salarié aidant, il va falloir quelque part faire de la... Moi, j'appelle ça un peu pour rire, de la calinothérapie, mais expliquer que vous avez cette situation et si vous en parlez, c'est pour qu'on mette en place ensemble la meilleure façon de fonctionner, pour que l'activité n'en soit pas lésée, mais que vous également, vous puissiez continuer à prendre soin de vous et de la personne dont vous prenez charge. Donc, ce n'est pas plus que de le dire, c'est de réfléchir à comment vous pouvez proposer une organisation qui va être écologique et viable pour tout le monde. Donc, en même temps, c'est très intéressant parce que quelque part, vous travaillez le sujet pour vous et de la meilleure façon possible. Mais ne nous voilons pas la face, il y a des employeurs pour qui c'est très compliqué et qui vont avoir des freins.
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
Donc, il faut comprendre que c'est un parcours. Au début, ça va être et puis après, ça va s'installer progressivement. Donc, il faut bien avoir en tête que c'est un parcours et que vous, vous êtes plus avancés dans le parcours que les gens à qui vous allez en parler.
Charlotte (Chance)
Merci beaucoup, Christelle, pour ta réponse et j'espère que ça aura répondu à votre question. Anaïs. Est-ce que tu peux nous parler, toi, Christelle, par exemple, des actions que toi, tu mets en place dans le cadre de ton rôle d'experte en soutien aux salariés ? Est-ce que tu as des exemples ? Est-ce que un peu de ton quotidien, de toi dans ce rôle-là ?
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
C'est un site project et ça, je l'ai vraiment intégré à partir du moment où j'ai fait le Parcours Chance. Avec le Parcours Chance, avec ma coach, elle m'a dit: Développez. Elle m'a dit: Stutoyade. On se tutoyait, donc on m'a dit: Développe ça. Et moi, je n'osais pas trop et elle m'a boosté. Elle m'a dit: Tu veux très bien avoir ton activité de communication et cette activité. Donc, concrètement, comment je vis cette activité ? J'organise ma communication, c'est-à-dire je crée du contenu, je m'assure d'avoir une bonne visibilité, notamment sur les réseaux. Je travaille aussi une dimension commerciale, c'est-à-dire que je vais au contact par LinkedIn, par mon réseau, par mon réseau, aussi mon réseau Chance, parce qu'il y a plein de buddy avec qui je suis encore en contact, qui eux me disent: Tiens, moi dans mon entreprise, il cherche quelqu'un, je peux te proposer, etc. Donc, j'ai une partie de commercial que je fais. Après, lorsque Je suis sollicité, c'était le cas récemment, pour une grosse entreprise qui m'a demandé de faire un live. Donc, j'ai écrit le script de mon live en fonction des objectifs de cette entreprise, en plaçant les bons messages, les bons chiffres clés, en répondant aux questions comme c'est Anaïs, je crois, qui posait cette question: Est-ce qu'il y a des dispositifs qui existent ?
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
Etc. Là, je vais être en production vraiment de contenu parce que j'ai une commande. Là, le 6 octobre, il y a la journée des proches aidants et la journée des aidants. Là, je suis sollicité à Paris, mais aussi à Fort Back. Il y a des tables rondes où on me convie. Donc, j'ai des rendez-vous de préparation où je rencontre les journalistes pour qu'ils puissent savoir qui je suis, de quoi je peux parler en lien avec leurs autres speakers. Et puis, je crée aussi du contenu pour mes podcasts. Donc, je boucle des personnes, je les interview, etc. Donc, c'est quelque chose que je fais le soir, le matin tôt, le week-end, à midi, parce que c'est une activité qui se tuile parfaitement avec mon activité de communication, d'experte en communication. Vous voyez, là, c'est comme un indépendant, vous gérez un peu tout. Voilà ce que je peux dire sur cette activité de soutien aux salariés dans Super.
Charlotte (Chance)
Merci beaucoup Christelle. Tu as un message de la part de Mariam qui te dit: La voie naturelle en next step pour toi ne serait-elle pas de proposer au groupe dans lequel tu exerces de créer sur mesure ce poste dédié à l'accompagnement des aidants dans l'entreprise ? C'est une question. Elle t'indique aussi que ce serait une belle preuve dans les actes de leur engagement sur le sujet et pour toi de démontrer que tu as une création de valeur dans ce groupe à travers ton expertise d'exercices personnels et professionnelle.
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
Moi, j'ai déjà fait la suggestion. Comme je le disais précédemment, quand vous allez vous déclarer, vous le faire savoir, vous êtes, vous, vous avez déjà bien mûri les choses. La personne à qui vous parlez, elle, elle découvre le sujet avec des problématiques d'entreprises qui ne sont pas les miennes, qui, par exemple, qui a la crainte que tout d'un coup, une crainte absolument infondée, que tout d'un coup, les trois quarts de l'entreprise disent: Je suis aidant, je veux des congés. Ce n'est pas vrai. Donc, eux, ils ont d'autres inputs ou d'autres craintes ou d'autres choses ou ils ont d'autres calendriers qu'ils ont à mettre en œuvre. Donc, pour l'instant, moi, j'ai déjà fait savoir, pour l'instant, ça n'a pas été entendu Mais finalement, ce n'est pas si grave parce que ça me permet de, moi, contacter d'autres entreprises parce que j'aime bien ce côté, et ça aussi, c'est le parcours-chance, qui m'a permis de me rendre compte que j'étais quand même une butineuse. J'aime Je viens aller un peu partout. Je dis ça pourquoi ? Parce qu'avant, j'étais persuadée qu'être comme ça, c'était problématique. Mais en fait, non. On m'a dit: Non, tu as un profil comme ça, de slasheuse.
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
Tu aimes bien voir ça, puis voir ça, puis voir ça. Et en fait, ça, ça vient te nourrir. Et une fois que j'ai compris ça, je me suis dit: OK, c'est comme ça. Donc, mon entreprise aujourd'hui n'y est pas encore favorable, ce n'est pas encore un sujet. Ce n'est pas grave, je vais aller butiner dans d'autres entreprises. Je vais proposer mes services à d'autres entreprises et en plus, ça me laisse une marge de manœuvre et une liberté de ton qui est pour moi très importante, aussi dans la façon de communiquer les choses, ce qui se dit beaucoup, pas sur les réseaux sociaux, parce que là, c'est sur LinkedIn, c'est: Christelle, on aime bien ton franc-parler, etc. Ça, c'est quelque chose qui est très prégnant dans les grandes entreprises, c'est qu'il y a beaucoup de: On accompagne, on est bienveillant, etc. Moi, je ne communique jamais comme ça parce que ça ne m'intéresse pas, je ne crois pas. Sauf Parce que si j'étais dans l'entreprise, il y aurait des avantages et des inconvénients. Un inconvénient, c'est qu'il faudrait que je reste dans les canons de la com de l'entreprise. Alors qu'en étant un externe, je peux garder une fraîcheur et une liberté de ton.
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
Donc, je leur ai proposé. Pour l'instant, ce n'est pas du tout dans leur scope, mais je continue à avoir mon site project, à butiner, à regarder et puis à faire des rencontres. Et ça m'apporte beaucoup de choses. Moi qui ne suis pas quelqu'un de très sociable.
Charlotte (Chance)
Pourtant, on a envie de te rencontrer, Christelle. Tu donnes envie. Donc, je pense qu'en effet, les rencontres, je pense qu'elles sont, dans tous les cas, très importantes. Et merci pour ta réponse. Mariam te remercie et te dit que c'était très clair. Et peut-être, moi, j'ai une question pour toi sur le sens au travail. On parle beaucoup de sens et je pense que tu es la première à être au cœur de ce sujet, toi qui a fait le parcours Chance en plus. Et je pense que tu dois te souvenir aussi que chez Chance, le sens, c'est un alignement avec quatre piliers: ton pilier finalité, qui est vraiment la cause, l'intérêt de ton travail, mais aussi ton pilier métier, qui va être vraiment lié à tes missions du quotidien, à ton pilier environnement de travail, donc vraiment le type et la culture d'entreprise dans laquelle tu évolues, ainsi que tes impératifs personnels, donc tes horaires, ta rémunération, etc. Du coup, j'aimerais te demander aujourd'hui, toi, avec ce profil, c'est vrai, de slasheuse, mais aussi, tu as trouvé la possibilité de combiner deux super projets, ton métier aujourd'hui et ce super projet d'expert en soutien aux salariés aidants.
Charlotte (Chance)
Quel sens tu trouves aujourd'hui dans ta vie professionnelle ?
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
Alors, le sens, je vais le trouver, ce que je disais au début, le fait que moi, je suis très orienté résultat, c'est C'est-à-dire que dans la communication, quand je suis chef de projet de communication, je vais vérifier combien de vues ont fait mes articles, combien il y a de commentaires, si j'ai des bons ou des mauvais commentaires. Moi, j'adore ça, dont les mauvais commentaires, c'est un feedback très important. Donc ça, moi, ça me donne beaucoup de sens. Et ça, c'est la force, je trouve, de la communication qui a beaucoup évolué et qui a complètement muté, c'est qu'aujourd'hui, on a beaucoup d'outils pour mesurer la performance de ce qu'on fait. On publie un contenu sur les réseaux sociaux, on sait combien, etc. Donc moi, ça m'apporte du sens. Ça me permet de me dire: Je ne communique pas dans le vide. Si mon poste, il n'a pas fait beaucoup d'impressions, je me dis: Ce n'était pas le bon moment, ce n'était pas comme ça qu'il fallait le dire, etc. Pour moi, ça, ça m'apporte du sens. Moi, j'ai besoin de feedback. Je ne peux pas... J'ai du mal avec le temps long. Je suis quelqu'un d'assez impatient, donc j'ai du mal avec le temps long.
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
Donc, j'ai besoin de beaucoup de feedback. Ça, ça m'apporte du sens. J'ai aussi du sens lorsque C'est un challenge quand quelqu'un me dit: Non, moi, je vais faire une vidéo comme ci, par exemple, et j'arrive à la persuader que non, en fait, c'est mieux comme ça. Et finalement, elle me dit: Oui, tu avais raison. Donc, c'est un peu la conviction, conduite du changement quelque part, un petit niveau, parce que la difficulté de la com, c'est que comme tout le monde sait parler, tout le monde pense qu'il sait faire de la com. Rien de plus faux. Je veux dire, on n'irait jamais dire à un ingénieur à la NASA: C'est comme ça qu'il faut faire ta tête. Ça a fusé. Mais par contre, à un communicant, on sait toujours lui dire: Moi, je l'aurais dit comme ci, je l'aurais dit comme ça, sans vraiment se dire: Est-ce que je suis compétent ? Quand moi, j'arrive à faire entendre un collègue qui n'est pas communicant, notamment: Non, on ne va pas communiquer comme ça, ça n'a pas de sens, et que ça marche, ça vient me crédibiliser, ça nourrit mon estime professionnelle. Ensuite, ce que je trouve aussi en termes de sens, c'est le fait que je puisse articuler mes différentes vies, donc ma vie professionnelle, ma vie professionnelle de site project et ma vie professionnelle d'aidante.
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
À un moment, ça a été désaligné, ça. C'est-à-dire que ma vie professionnelle, la situation de harcèlement que j'ai eue, c'était que la manager voulait absolument que je sois au boulot tout le temps alors que je ne pouvais pas, il fallait que je m'occupe de ma mère. Et c'est à ce moment-là que j'ai fait chance, dans un moment de fort désalignement. Et ça m'a permis de me rendre compte qu'en fait, le problème, ce n'était pas moi, ce n'était pas le métier, c'était que dans l'alignement, il y avait un facteur qui était à côté. Et effectivement, j'ai changé de poste et tout s'est réaligné. Et je peux aujourd'hui faire tout ce que je fais, parce que je suis une slasheuse, avec des feedbacks, en prenant soin de ma mère, en apportant du sens aux aidants, aux entreprises. Tout ça, ça vient me nourrir et apporter du sens. En faisant là, comme on le fait, un feedback et de partager, de me dire: Ce que je fais, je sais que peut-être je mets une petite graine chez quelqu'un qui est aidant ou qui va le devenir. Donc, tout ça, pour moi, ça vient faire du sens.
Charlotte (Chance)
Merci Christelle pour tes mots très beaux et très justes. Peut-être encore une question, j'en aurais plein pour toi, mais je vois qu'il est déjà 12h06. Si tu devais peut-être donner un conseil pour des personnes qui souhaitent comme toi, peut-être combiner deux projets, leur métier avec un projet et peut-être, je vais au-delà de toi, ton projet de cœur d'être offerte en soutien aux salariés aidants, mais peut-être aussi, parce que j'imagine aussi que les gens qui nous écoutent ce midi ont de l'intérêt pour en tout cas tes deux projets, les deux projets que tu mènes aujourd'hui. Voilà Quels conseils tu donnerais à des personnes qui souhaitent peut-être retrouver cet alignement en menant deux projets de front ?
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
Déjà, je ne sais pas, mais faites chance. Si vous êtes dedans, c'est très bien, mais faites-le parce que moi, ça a vraiment été un booster parce que un, ça m'a permis vraiment de bien me connaître et de comprendre qu'en fait, je n'étais pas problématique. Je suis comme je suis, je fonctionne comme je suis. Ensuite, c'est on va trouver le bon environnement, le bon métier, le bon rythme, la la bonne façon de faire pour que la pépite que je suis, elle puisse être une bonne pépite. Donc, vraiment, ce serait un premier concept, c'est se former, chance ou autre, non pas pour se dire: Il faut que je ne choisisse qu'une chose. Et ensuite, une fois qu'on est... Je ne sais pas, mais en tout cas, une fois que j'ai fait chance et que j'ai pu comprendre comment je fonctionnais mieux, ça a été assez naturel de me dire: Ça, aujourd'hui, je ne peux pas le faire. C'est-à-dire: Moi, j'aime beaucoup l'argent et Je sais que je ne ferai pas pour l'instant uniquement mon site project. Ça ne me rapporte pas assez d'argent. Je ne trouve pas que ce que je fais en termes de chef de projet, c'est énorme.
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
Je veux dire, je suis à 3 500 par mois. Après 15 ans d'expérience, il n'y a rien d'extraordinaire. Mais je sais que je ne pourrais pas uniquement faire le conseil parce qu'aujourd'hui, je suis à 1 500 quand j'ai une intervention une fois tous les deux, trois mois. Donc, par exemple, ça, ça m'a permis de me connaître et de me dire: En fait, moi, la dimension argent, elle compte pour moi. Donc, c'est vraiment prendre chaque pan, et c'est pour ça, on ne pourrait pas tous les dire, mais organisations financières. Est-ce qu'on aime aller dans le fond des choses ou est-ce qu'on aime avoir une big picture ? Est-ce qu'on aime travailler avec les gens ou travailler à distance ? Est-ce qu'on aime diriger ou pas ? J'ai envie de dire, il y a vraiment tous ces paramètres qu'il faudrait pouvoir regarder pour pas faire des choix un peu expéditifs qui vous seraient dommageables ? Parce qu'en fait, aujourd'hui, j'ai l'impression quand même, beaucoup dans l'environnement rend possible les activités multiples.
Charlotte (Chance)
Merci beaucoup pour ta réponse encore très bien développée. Christelle Joaqui, on va devoir bientôt se quitter. Est-ce que je peux partager quelque chose de toi sur le tchat ? Si des personnes souhaitent, comme tu le disais, peut-être t'écrire, te rencontrer dans le cadre de ton projet de soutien aux salariés aidants. Est-ce que je peux me permettre de partager ton profil LinkedIn, peut-être ?
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
Bien sûr, totalement. C'est là où je suis le plus active et après, moi, je réponds toujours. Oui, total fait, ça peut être pour en termes de salarié aidant, où je suis aidant, ou par rapport à, oui, volontiers Encore une fois, la force des rencontres, moi, ça m'a beaucoup, beaucoup aidé. Je suis encore même ami avec des petits rencontrés, pardon.
Charlotte (Chance)
Oui, absolument. C'est ce que tu me disais et c'est là, en effet, toute la force des rencontres et de tous les projets qu'elles peuvent, en tout cas, amener et ouvrir. Il est déjà 12h30, Christelle. J'aurais bien aimé rester plus longtemps avec toi et parler encore plus de ce sujet, mais je te remercie énormément pour ton temps. Merci. Tu as Beaucoup de merci dans le chat pour ton intervention. Merci à vous. Et ce précieux partage de connaissances que tu as. Ces live sont une belle illustration d'actes d'entraide. Si vous souhaitez peut-être, vous aussi, les personnes qui nous ont écouté, peut-être aider comme Christelle l'a fait en partageant son expérience. N'hésitez pas à rejoindre notre super communauté d'entraide et peut-être vous porter volontaire pour aider des personnes qui en ont besoin. Je te remercie encore énormément, Christelle. Bravo pour ce super projet, ces super projets. Tu es super et on a hâte de te suivre sur les réseaux.
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
Nous sommes super, tous.
Charlotte (Chance)
Nous sommes super, absolument. Merci à toutes pour votre présent. Justement, votre présent, je vois Mariam qui dit: Powerful. Je pense que c'est un chouette mot avec lequel repartir.
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
Merci beaucoup. Bonne journée à toutes et à tous. Merci Au revoir.
Charlotte (Chance)
Au revoir.
Christelle Evita (Cheffe de projet communication, experte en soutien aux salariés-aidants)
Bye.












