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Carole (Chance)
Bonjour Alice. Vous me voyez ? Est-ce qu'on vous entend bien ?
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
Bonjour.
Carole (Chance)
C'est bon. Super. Bonjour, merci d'être avec nous. Je suis Carole de l'équipe Chance et je vais être désolée d'animer cette conférence. On va laisser une ou deux minutes pour que tout le monde puisse arriver. Je vois qu'il y a déjà pas mal de monde en ligne. Je vais vous présenter ensuite. On commencera par quelques questions. L'objet de cet échange, c'est vraiment de partager votre expérience, votre métier, votre parcours, vos choix, vos doutes, pour que tout le monde voit votre métier en coulisses ou les métiers que vous avez choisis de faire avant celui-ci. Donc, j'invite tout le monde à poser toutes vos questions au fur et à mesure quand vous les avez. N'hésitez pas, c'est vraiment une conversation, ce n'est pas une conférence, c'est vraiment une conversation. C'est comme si on prenait un café avec Alice et qu'elle partageait un peu la réalité de ce qu'elle fait aujourd'hui. En attendant que tout le monde arrive, je vous propose, pour ceux qui sont là, que vous partagiez dans le chat, dans la région dans laquelle vous habitez, la ville dans laquelle vous habitez. C'est toujours intéressant de voir où vous vous situez, les uns les autres, pour qu'on se rende compte, ce n'est pas forcément que des Français qui sont dans nos tchats.
Carole (Chance)
C'est francophone, mais les gens, parfois, s'inscrivent des quatre coins du monde, mais du monde francophone. Super. Là, on commence à voir Bordeaux, Orléans. Super. De voir la variété des régions qui sont représentées ici. On va commencer bientôt. Bonjour à tous. Super. On va commencer bientôt. La première question que je voulais vous poser, Alice, encore une fois, merci d'avoir accepté de vous prêter à cet exercice qui est vraiment un objectif d'entraide, de partage d'expérience. J'aimerais beaucoup vous poser la question de Chief Impact Officer de Fermat. Ça comporte pas mal de mots inconnus pour la plupart d'entre nous. Est-ce que vous pouvez me décrypter ce que c'est, le Chief Impact Officer.
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
Bonjour à tous, je suis ravie. C'est la première fois que je fais un webinaire, donc c'est une grande première pour moi. Chief Impact chez Fermat, Parce que j'ai récemment lancé une discussion sur LinkedIn pour savoir qu'est-ce que ça signifie. En fait, ça veut dire vraiment plein de choses selon différentes personnes. Chez Fermat, c'est à la fois en charge de l'impact auprès de la communauté interne. Donc, tout ce qui va être communication interne et toute la partie people. C'est l'impact auprès de la communauté externe avec le juridique, les affaires publiques, la marque et la communication externe. Et c'est tout ce qui est impact RSE. Et sachant que depuis quelques semaines, il y a aussi la performance. Fermat, c'est une bonne transition. Fermat, c'est une startup, c'est une startup à deux ans d'existence, un peu plus de deux ans. Et donc, les organisations bougent. Et donc, j'ai aussi la performance depuis début septembre. C'est quelque chose qu'on lance qui est assez nouveau pour nous. Fermat, c'est une boite qui a été fondée il y a deux ans et demi et qui fait du recyclage de fibres de carbone. Le fondateur a découvert un procédé qui permettait de recycler ce produit qui est très précieux et qui, historiquement, est enfoui et permet de le recycler en conservant ses propriétés, ce qui est assez puissant.
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
Parce qu'historiquement, un, il est assez peu recyclé et quand il est recyclé, il est recyclé, il est broyé, donc avec des choses qui demandent beaucoup d'énergie et qui détruisent la fibre. Sinon, il est recyclé de manière chimique, qui a un impact sur l'environnement qui est très fin. Du coup, Fermat permet à la fois d'avoir un recyclage mécanique mécanique, donc peu énergivore, qui a peu d'impact externe puisqu'il n'y a pas d'utilisation d'intrants, et permet de produire des produits de très haute performance avec des matériaux recyclés D'accord.
Carole (Chance)
N'hésitez pas dans le chat si ce n'est peut-être pas très clair. Si vous avez des questions que vous voulez éclaircir sur certains points. Pour la partie chief impact officer, vous l'avez dit, pas mal de gens peuvent être chief impact officer et que ça peut vraiment correspondre à des jobs différents. Donc, sur la partie... Ce que certains peuvent imaginer d'un Chief Impact Officer, dans des petites boîtes comme une Firmat ou dans des grosses boîtes, c'est cette partie RSE. Donc, vous, cette partie RSE, est-ce qu'il faut un peu nous raconter ce que ça donne concrètement dans votre job ? Quelles sont les actions que vous menez pour gérer cette partie-là RSE dans le cadre de votre job ?
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
En fait, ce qui est intéressant avec le fait d'avoir quand même un poste de Chief Impact chez Fermat alors que par essence, Fermat a de l'impact. On pourrait très bien se dire: Fermat, c'est une boîte de recyclage, donc du coup, on fait déjà suffisamment. On n'a pas nécessairement besoin d'aller plus loin. Sauf que la façon dont on imagine aussi mon job avec le fondateur, c'est comment est-ce qu'on démultiplie l'impact ? Comment est-ce qu'on démultiplie l'impact auprès de la communauté interne, auprès des de la communauté externe, mais aussi comment est-ce qu'on démultipait notre impact sur l'environnement. Et là, c'est le sujet RSE. On a plusieurs actions. Je pense qu'on est une des seules boîtes à avoir fait une analyse du cycle de vie. Je ne sais pas si vous êtes tous familiers de ces sujets-là, mais essayer d'apprécier l'impact de la production de notre fibre de carbone recyclée sur l'environnement. On a fait l'analyse fin d'année dernière, début d'année, début cette année, et c'est ce qui a permis d'avoir une vision très claire de comment est-ce que notre produit se peut imaginer par rapport à d'autres produits. Là, c'est un engagement assez fort parce que c'est une analyse qui est assez coûteuse et qui nécessite beaucoup de travail et généralement, on le fait un peu plus tardivement dans le cycle Input.
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
L'idée, c'est que cette analyse-là, elle va servir. On va la refaire cette année, on a lancé tout à l'heure. Elle va servir la production. C'est-à-dire que comme on structure l'usine qu'on a de recyclage et de production de fibre de carbone recyclée à côté de Nantes, l'idée, c'est d'avoir des métriques très fiables sur l'impact de ce recyclage, sur un certain nombre, sur l'utilisation de l'énergie, sur d'où vient la fibre avec nos On a tout un tas de paramètres et de données. On va se donner des objectifs sur chacun des paramètres, à plus ou moins long terme, parce qu'on veut rester agile et on veut pouvoir produire le plus rapidement possible. On a des objectifs assez forts En revanche, ces objectifs, pour les avoir, il faut les mesurer. Il faut mesurer l'existant. Donc, on lance cette première mesure. Ça, c'est le premier point. Mais du coup, c'est très C'est concret. C'est-à-dire que c'est vraiment comment est-ce qu'à l'échelle de notre production industrielle, on peut limiter l'impact sur l'environnement de la production de fermettes. C'est vraiment très concret. Et par ailleurs, ce dont on est en train de s'apercevoir, c'est que les investisseurs le demandent de plus en plus.
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
Parce que quand on a un certain nombre de critères, on s'est lancé dans B Corp, ça, c'est le deuxième sujet. Quand on peut produire des crédits en bonne. En fait, ça permet d'avoir accès à un certain nombre de poches d'investissement qui sont du coup intéressantes pour nous. Donc, c'est un mix des deux. C'est vraiment à la fois comment on démultiplie notre impact, comment est-ce qu'on fait en sorte que le recyclage qui est déjà très vertueux le soit encore plus. Ça, c'est le premier point. Et ensuite, ça nous permet d'optimiser nos processus industriels. Parce que si on utilise moins de résine, par exemple, on va vous aussi faire des économies. Donc tout ça est très vertueux. Et ça nous permet aussi de répondre à un certain nombre de demandes C'est des investisseurs, mais c'est plus la conclusion à tout ce qu'on fait que la raison principale. L'objectif.
Carole (Chance)
Et B Corp, est-ce que vous pouvez juste expliquer B Corp à tout le monde ? Je ne sais pas si tout le monde sait ce que c'est B Corp.
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
Oui, B Corp, c'est une labellisation. Je ne sais plus. J'ai regardé encore hier. Je pense qu'il doit y avoir à peu près 300 questions sur tout un tas de sujets. Il y a la gouvernance, il y a les salariés, il y a l'impact sur l'environnement. Il y a assez de très divers. L'impact sur quels sont les prestataires qu'on utilise. Et il y a un nombre minimum de points pour être labellisé B Corp. Et ce qui est très intéressant, c'est que tous les trois ans, cette labellisation est remise en cause par les auditeurs. Et il faut avoir tout le temps plus de points que la dernière labellisation. Donc c'est vraiment quelque chose qui est dynamique. Alors après, c'est un peu frustrant parce qu'on attend, on est dans la file d'attente depuis le 5 juin de pouvoir avoir un pre-audit. En fait, il y a tellement de gens qui souhaitent devenir B Corp, que ça prend beaucoup de temps. Là, on a fait tout le boulot et on attend que B Corp vienne nous voir et commence l'audit. Mais c'est assez conséquent comme projet. Ce qui est super intéressant, c'est que ça donne beaucoup d'idées. C'est-à-dire que quand on lit toutes les questions auxquelles Becorp nous demande de répondre, ça dit: Oui, c'est quand même...
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
Moi, ça m'a donné plein d'idées sur des sujets RH, sur des sujets de labellisation fournisseur. Je trouve que ce n'est pas que cocher la case, c'est aussi rentrer dans une démarche de réflexion sur ces sujets-là.
Carole (Chance)
Ça va être intéressant pour tous ceux qui nous écoutent, qui s'intéressent au sujet de sustainability, de RSE, d'être famille avec B Corp, d'aller voir peut-être aussi si vous êtes intéressés à rejoindre des entreprises qui sont très engagées sur ces sujets, notamment environnementaux. C'est intéressant de regarder l'advocation B Corp qui est quand même un garant d'un certain nombre de pratiques. Juste pour revenir sur votre parcours, parce que là, on a compris le Suif & Impact Officer et Fermat et l'engagement Fermat. J'ai vu votre parcours et vous avez commencé dans des grosses boîtes et vous avez navigué dans différents univers. Comment choisir déjà de passer de grosses boîtes, de grosses structures ? J'ai vu Casino, j'ai vu Unibail. Une grosse structure à les plus petites structures comme Fermat. Je ne sais pas combien d'employés vous êtes, mais ça ne va pas être... On est 150. 150. Alors que Casino, Unibail, tout ça, c'était... Oui, c'est des gros trucs. Des grosses structures. Comment choisir d'aller dans des environnements beaucoup plus petits ? Comment vous avez décidé ? Comment vous voyez la vie dans des environnements beaucoup plus petits ? Et surtout, ce qui est intéressant de voir, c'est par rapport à l'objet de nos échanges en coulisses, c'est: à quoi il faut s'attendre pour des changements aussi radicaux, que ce soit d'une industrie à l'autre, d'une telle entreprise à l'autre et d'un job complètement différent ?
Carole (Chance)
Parce que vous êtes un job que vous faites pour la première fois.
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
En partie, mais quand j'étais chez Casino, toutes les fonctions que j'avais de RH et juridique et de communication, je les avais déjà. J'avais un poste de secrétaire général qui était plus classique, on va dire. Là, ce poste d'impact, il englobe plus de sujets et surtout, il est plus dynamique que le poste de secrétaire général. En tout cas, c'est dans l'interprétation que j'en fais. Oui, effectivement, auparavant, j'étais dans des grands groupes, mais en fait, Unibail, ce n'est quand même pas si grand. Parce qu'il devait y avoir, je ne sais plus combien de personnes, mais à l'époque, on devait être 2000 ou 2500 personnes en tout. C'est une boite qui est au CAC 40, il me semble, à l'époque, mais en tout cas, c'est quand même un une petite équipe, une ciné. Et ça, c'est ce que j'aimais beaucoup. Et par ailleurs, ça bouge super vite. C'est un peu la colonne vertébrale de tous mes projets. Casino, pareil, c'est une énorme boite à l'échelle mondiale. Beaucoup moins maintenant depuis quelques années, mais quand je suis rentrée, il devait y avoir 350 000 salariés et c'était partout dans le monde. Par contre, au siège, à Paris, il y avait 100 personnes.
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
Et moi, j'ai toujours aimé le côté où... Chez Casino, j'étais à la direction générale. J'étais dans l'équipe de stratégie de la direction générale. Et en fait, on me proposait quelque chose le matin, on avait une réponse le soir. Donc, j'ai toujours apprécié cette rapidité de discussion, cette rapidité de prise de décisions. Oui, c'était des gros groupes, mais ça pulsait beaucoup et les décisions se prenaient rapidement. Je ne sais pas si tout le monde est au fait des difficultés de Casino depuis quelques années, mais la boite est en redressement judiciaire. Et donc, à la fin de l'année dernière, la question s'est posée plus que posée de partir, parce qu'il n'y avait plus grand-chose à faire. Et en fait, j'ai rencontré Benjamin, le fondateur de Fermet. Mon profil était dans une talent letter. Et en fait, je me souviens que j'avais eu mon mari juste avant et je lui avais dit: J'ai besoin de parler à quelqu'un. Je n'ai pas vraiment compris ce qu'il faisait. C'était un truc autour du recyclage de fibre de carbone, mais ce que je sais, c'est que j'ai l'impression qu'on est hyper alignés sur plein de choses. C'était vraiment une rencontre et je sais que c'était aussi un des sujets de ces live en coulisses, c'était des rencontres.
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
Et là, c'est clairement ça. C'est que j'avais envie, c'est sûr, d'être dans une boite qui était plus en ligne avec moi, les efforts que je fais au quotidien concernant l'écologie. Personne n'est parfait, mais j'essaye de faire beaucoup de choses. Et c'est vrai que je me confrontais tous les jours au fait que mon job chez Casino était assez antinomique avec ce que je faisais au quotidien. Et il y avait un moment, une dissonance cognitive qui ne pouvait plus fonctionner. Le deuxième point, c'est que ce que j'aimais profondément chez Casino, c'est qu'il y avait des personnes dans des magasins avec des produits, il y avait des entrepôts, que c'était dans la vie réelle. À partir du moment où j'ai su que chez Farmed, il y avait une usine, il y avait Il y avait des procédés industriels. Ça, ça m'a tout de suite beaucoup plu parce que j'avais vraiment envie de quelque chose de concret. J'ai passé beaucoup d'entretiens suite à mon envoi de mon profil en un talent letter dans tout un tas de boites SaaS. Très intéressant intellectuellement, mais à un moment, je me disais: J'ai quand même vraiment besoin d'un vrai truc. Là, on a reçu des produits qui étaient faits en fermette hier.
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
Franchement, j'aime le fait que ça soit tangible. C'est d'où mon D'accord, génial.
Carole (Chance)
Et puis surtout, c'est intéressant que votre expérience vous amène à conclure que finalement, une petite équipe peut avoir une agilité que vous retrouvez partout, que ce soit dans un grand groupe ou dans une petite boîte comme Fermat. Nous avons une question de Laura sur le titre Chief Impact Officer, qui en effet, Laura, n'est pas très fréquent. On va dire qu'il y en a beaucoup. En l'occurrence, ce que nous expliquait Alice, c'est que son job a été multidiscipline d'une certaine manière, puisque vous avez des éléments communication, des éléments RH, des éléments impact et maintenant en performance. La question de Laura, vous voyez: est-ce qu'il y a d'autres noms ? Laura, ce qui serait intéressant, c'est que vous précisiez dans ce que Alice a présenté, ce qui vous intéresse, c'est d'aller plutôt sur un métier plus RSE ? Ou est-ce que dans Chief Impact Officer, ce que vous trouvez intéressant, c'est le fait que c'est mesurable et que ça un impact dans la société, au global ? Je voudrais savoir ce qui vous intéresse dans le volet qu'a présenté Alice. Il me semble que c'est RSE ce que vous voulez dire, mais... Parce qu'effectivement, il n'y a pas Quand vous allez chercher Chief Impact Officer sur LinkedIn, je ne pense pas que ça soit très Non, et d'ailleurs, pour répondre à la question de Laura, c'est aussi effectivement une création de poste suite à la rencontre que j'ai eue avec Benjamin.
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
Lui, il voulait vraiment que la partie RSE, ça ait de l'ampleur, mais il voulait que ça soit inclus dans un autre... Dans un périmètre plus large pour que ça ait justement plus d'ampleur. Et que tout ça, ça soit intégré et qu'on ait une vision globale.
Carole (Chance)
D'accord. On aurait dit la partie propre au poste mesurable. Ce qui est clair, c'est qu'en RSE, il y a beaucoup cette question de mesure, mais effectivement, dans tous les points de votre poste, tout est mesurable et tout a un objectif quantifié, non ?
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
Voilà, tout à fait. Ce qui est intéressant, c'est que l'impact se diffuse dans la façon dont on recrute les personnes et dont on s'assure que les engagements qu'on porte, les personnes qui nous rejoignent chez Fermat portent aussi ces engagements. C'est sur la partie recrutement. Sur la partie affaires publiques, dont je n'ai pas beaucoup parlé, qui est aussi un sujet super important pour nous. On a une personne qui est un top profil qui vient de chez Suez, qui nous a rejoints en tant que directeur des affaires publiques. L'idée, c'est qu'on a aussi encore plus d'impact si On imagine plein de choses. On imagine le fait de faire baisser la TVA pour les produits dans lesquels il y a des produits recyclés. On a beaucoup travaillé sur le projet de loi Industrie Verte qui va être discuté en commission mixte paritaires en octobre pour que justement, on se dise: Construire une industrie en étant une startup et en essayant d'être vert, c'est vraiment hyper compliqué. Voilà comment est-ce qu'on peut faire en sorte que les choses se fassent bien. Je ne veux pas être trop bavarde, mais l'idée, c'est que tout doit être infusé avec ces sujets-là.
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
Dans l'idée, c'est qu'il fallait qu'il y ait quelqu'un qui centralise l'ensemble des sujets et qui pilote.
Carole (Chance)
C'est assez exceptionnel d'avoir une fonction qui impact officer qui comporte autant de volets. Vous avez bien expliqué pourquoi c'était condensé. La question Delphine: les talent flatters, est-ce que vous recommandez les talent flatters ? Vous pouvez nous expliquer un peu plus en quoi ça consiste. Et votre équipe et le management. Et Manon: compétences nécessaires à l'exercice de votre poste.
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
Sur les talent fêteurs, je pourrais envoyer... Il y a quelqu'un... D'ailleurs, il me semble que ça s'appelle Talent Letter. Je peux essayer de retrouver le nom. C'est assez top. Je le mets dans le chat. Il y a un petit entretien. Ensuite, il y a deux profils sélectionnés par semaine qui sont envoyés tous les mercredis à 14h00. Moi, je continue vachement à la regarder et on a embauché des gens qui viennent nous cette taille en tout cas tard, donc c'est top. Sur l'équipe et sur le management, l'équipe, elle est assez large puisque du coup, il y a à la fois des équipes, des personnes en charge de l'administration RH et des personnes qui sont spécialisés en performance, donc c'est assez large. Pour autant, moi, ce que j'aime faire, c'est que chaque semaine, pendant une heure, on prend un point, on fait un point tous ensemble pour justement s'assurer que cette synergie dont je parlais et le fait que tout infuse soit le plus vrai possible. Parce qu'on pourrait se dire: La partie affaires publiques et la partie RH, ils n'ont aucun rapport et ça ne sert à rien de leur faire perdre une heure. Mais déjà, ça renforce l'esprit d'appartenance à l'équipe impact.
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
Et mine de rien, ce dont je me suis même persuadée, c'est qu'il y a un vrai sentiment de fierté. Parce que c'est quand même... Disons que c'est... Ce que j'aime bien dans le titre, c'est que c'est assez dynamique. Et Ensuite, il y a toujours des sujets où on voit des raccourcis, des façons d'optimiser l'équipe, etc. Donc, je ne sais pas si Delphine, je réponds à la question. Et ensuite, sur les C'est-à-dire que de temps en temps, c'est nécessaire à l'exercice du poste, en tout cas pour le mien, qui, je sais, n'est pas le job de tous les chief impact, c'est vraiment beaucoup de coordination et arriver à justement faire des liens entre l'idée de quelqu'un qui pourrait servir à l'autre. C'est vraiment une très grande structure pour le suivi des projets. Essayer de justement désyloter pour que l'équipe impact puisse vraiment avoir encore plus d'impact. Et vraiment une idéation assez permanente de faire en sorte que tout fonctionne.
Carole (Chance)
Bien sûr.
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
Je ne sais pas si je suis claire Oui, bien sûr.
Carole (Chance)
Surtout que c'est des équipes très différentes. C'est des équipes très différentes. Donc c'est un travail de coordonner et de faire en sorte qu'il y ait un intérêt à partager. Moi, j'avais une question sur ce nouveau job. Vous l'avez depuis combien de temps ce job ?
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
Depuis sept mois.
Carole (Chance)
Sept mois. Ce nouveau job, vous êtes arrivé dans votre job, peut-être une phase de honeymoon, de vous adorer, tout est génial, tout est nouveau. Ensuite, vous rentrez dans une phase où vous réalisez le concret, vous soulevez de Pierre et vous découvrez des choses qui ne sont pas exactement comme vous espérez. Est-ce que vous pouvez nous dire, même si je ne cherche pas à voir le défaut de votre job, c'est juste que nous, on aime se rendre le plus proche possible, conscient. On se doit de mettre un moment de réalisation sur ce que ça veut vraiment dire d'avoir un job comme le vôtre. Quels sont les aspects du job qu'il faut juste prendre en compte si on envisage ce genre de choix ? D'ailleurs une petite boite qui est très engagée et qui a beaucoup d'ambition et qui veut faire en sorte que l'impact soit le plus grand possible, vu ce que vous expliquez. Quelle sont la parties qu'il faut savoir appréhender, on va dire ?
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
C'est une question hyper intéressante. Je dirais que la partie qu'il faut savoir appréhender, ce n'est pas forcément la partie... En tout cas, moi, comme je l'ai ressenti, c'est que ce n'est pas forcément la partie du job à part entière. En revanche, c'est l'aspect startup. En En fait, moi, j'ai eu l'impression que j'ai toujours été dans des grands groupes qui, comme je vous le disais tout à l'heure, étaient assez dynamiques parce que sinon, je m'ennuie, ça ne fonctionne pas. Et Casino, les dernières années, c'était attaqué par des hedge funds, c'était très, très sportif, mais je n'avais pas vraiment anticipé à quel point la startup, en plus industrielle, où du coup, il y a des choses qui fonctionnent, des choses qui ne fonctionnent pas. Et en fait, quand on m'a fait venir une machine de Chine en pensant qu'elle allait marcher et qu'elle ne marche pas, parce qu'en Chine, c'est les seuls endroits où c'est possible, on s'est repris trois mois dans la vue. C'est plutôt l'aspect startup, tâtonnement industriel, parce qu'il y a des choses qui fonctionnent, des choses qui ne fonctionnent pas. Et parfois, on ne sait pas trop l'expliquer, parce qu'il y a aussi beaucoup de technique.
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
C'est plutôt ça que je trouve le plus compliqué a posteriori.
Carole (Chance)
Ce côté sur rythme cette- Le rythme et le fait de pas vraiment savoir.
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
On sait où on va et on sait qu'on va y arriver. C'est juste qu'on ne sait pas encore tout à fait quand.
Carole (Chance)
Ça fait partie du propre contexte startup.
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
Voilà. Mais du coup, j'ai l'impression que l'intersection startup-industrie rend les choses encore plus complexes.
Carole (Chance)
Ouais, mais c'est ça aussi qui vous plaît, j'imagine.
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
Tout à fait.
Carole (Chance)
Manon nous demande si vous avez fait une formation en RSE.
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
Non. En revanche, j'ai embauché quelqu'un qui est en charge plus spécifiquement de ces sujets au sein de l'équipe impact.
Carole (Chance)
D'accord. Et ce qui est intéressant, c'est justement par rapport à votre spectre d'actions. Il y a sans doute des domaines que vous maîtrisez plus techniquement que d'autres vu la quantité de sujets que vous couvrez. Comment vous avez abordé d'être manager de personnes qui peuvent être techniquement meilleures que vous ? Ce qui arrive à tout le monde à partir du moment où vous grandissez dans les échelons. Mais ce que Ça m'intéresse votre vision à vous de comment vous gérez ça, parce que ça peut être intéressant pour- C'est intéressant.
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
Ça m'était déjà arrivé avant, puisque j'ai déjà managé des équipes RH, sachant que j'avais une connaissance du droit du travail, proche de zéro. Ça m'était déjà arrivé avant. C'est vraiment une question difficile. Je pense arriver à voir quand la personne est sûre d'elle ou pas. Et du coup, arriver à lui poser une question en disant: Est-ce que tu en es sûre ? Est-ce que tu veux qu'on pose la question à quelqu'un d'autre ? Etc. Pour essayer de m'assurer que la réponse qu'on me donne est la bonne. C'est le premier point. Et sur la partie management... Donc ça, c'est plutôt pour la partie: est-ce qu'à chaque fois, on prend la bonne décision ? Et sur la partie management, in fine, moi, je le vois sur d'autres équipes techniques, mais qui ne sont pas avec moi. C'est plus compliqué qu'à manager. Je trouve que des équipes un peu plus généralistes, comme la partie affaires publiques, la partie communication, la partie RH, c'est quand même plus simple. À partir du moment où il y a un suivi rapproché, des échanges Moi, j'ai des échanges hebdomadaires au moins avec chacun d'entre eux. Je trouve que le fait de créer une relation où il y a de la confiance, de l'exigence et de l'écoute, généralement, ça fonctionne plutôt pas mal.
Carole (Chance)
D'accord. Super. On arrive à la fin de notre échange. N'hésitez pas, si vous avez des derniers commentaires ou questions à poser à Alice. En tout cas, moi, je voulais remercier Alice de s'être prêtée au jeu. Et si vous êtes d'accord, Alice, pour que ceux qui veulent aller dans votre foot steps, dans votre élan d'un impact qui vous connecte sur LinkedIn pour vous demander des conseils supplémentaires. Pour ceux qui souhaitent participer à l'autre en coulisse, si vous Si vous avez, ceux qui nous écoutent, aussi votre métier à partager, ou vous avez envie de délier du temps pour faire l'exercice qui a fait Alice aujourd'hui, je vous invite à aller sur chance. Co, page: entraide. C'est une page où vous avez accès à une inscription, évidemment gratuite, pour participer à d'autres événements comme ceux de cette semaine et pour être aussi informé sur les futurs événements. On a une dernière question de Manon, pour rendre l'antenne, comme on dit. Manon vous trouve très inspirante, Alice. Manon veut savoir votre journée type. On va finir là-dessus.
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
Il n'y en a pas. Non, il n'y en a pas. En fait, aujourd'hui, c'est peut-être assez bateau de répondre ça, mais franchement, il n'y en a pas. Comme je disais, j'ai des points d'ancrage avec l'équipe dans la semaine. On un échange avec toute l'équipe impact et j'ai un one-to-one avec l'ensemble des personnes qui me reportent directement. Ça, déjà, c'est un peu le background. Ensuite, il y a les urgences, parce que la partie RH prend quand même beaucoup de temps, on va se mentir. Il y a des projets un peu plus long terme. Là, on a lancé tout un truc sur le feedback. Il y a toute la monétisation des crédits carbone. C'est un peu un mix des deux, mais c'est plutôt une semaine qu'une journée, parce que j'ai vraiment du mal à avoir une journée type.
Carole (Chance)
Tout à fait logique. Merci beaucoup Alice, encore une fois. Merci à tous d'avoir été là et vous allez recevoir le replay. Vous pouvez regarder le replay ultérieurement. Merci Alice.
Alice Balagué (Chief Impact Officer)
Merci à tous. Au revoir.












