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Adrien Boulogne, Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion

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Marine (Chance)

Bonjour à tous.

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Bonjour.

Marine (Chance)

On est là avec Adrien et Amaury pour ce live. Est-ce que déjà, vous pouvez nous confirmer que vous nous entendez bien ? Je vous invite dans ce cas-là à nous dire dans le chat si tout est bon de votre côté. Je vais lancer une bonne question. Super. J'ai l'impression que le son, ça a l'air de fonctionner. Bienvenue en tout cas dans ce live qu'on est ravis d'animer avec Amaury. On va se présenter et on est ravis de t'accueillir Adrien pour ce live de 30 minutes où tu vas pouvoir nous partager les coulisses de ton métier, de ton quotidien. Et bien évidemment, vous pouvez poser toutes vos questions, donc n'hésitez surtout pas. L'idée, c'est que ce soit le plus interactif possible. Vous pouvez poser vos questions dans l'onglet du tchat. Bonjour à tous, je vous réponds Sophie, Louise, Axelle. Bienvenue, c'est trop chouette que vous soyez là. Vous pouvez aussi poser vos questions dans l'onglet Questions qui se situe juste à côté du tchat. Donc n'hésitez pas. Nous, on prendra avec Amaury les questions au fur et à mesure. Et on fera le maximum pour tirer profit de cette demi-heure qu'on va passer tous ensemble. Je te propose peut-être, Adrien, de te présenter, histoire de mettre un peu le décor de ce live et de ton métier.

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Avec plaisir. Merci pour l'intro, Marine. Je vais me présenter, si ça vous convient, en quelques minutes pour vous faire un petit peu mon parcours. Et puis après, on pourra être en ping-pong, effectivement, sur des questions-réponses. Alors, effectivement, je m'appelle Adrien Roland-Boulogne. Je travaille depuis quelque chose comme neuf ans maintenant. Mon parcours, c'est: j'ai fait des études généralistes en licence, j'ai fait une année d'échange en Inde à Mumbaï, où C'était en troisième année de licence où j'ai travaillé pendant 25 heures par semaine dans une ONG. Et là, je travaillais sur les questions de handicap, notamment d'insertion professionnelle des personnes qui vivent dans les bidonvilles et qui devaient chercher un emploi. Et ça, ça a commencé à m'intéresser au sujet de la diversité et de l'inclusion qui est un peu notre thématique du jour. Ensuite, je reviens de cette année un peu chargée en Inde, donc j'ai un peu un look en décalage. Je mets encore des shorts, je suis tout rouge. Je me réinsère dans la société normale, ce n'est pas facile. Je commence un master en ressources humaines, toujours à Sciences-Pro, parce que je n'ai pas dit, mais c'était à Sciences-Po mes études à la base.

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Ressources humaines, parce que je voulais avoir un contact direct, que je dans le privé, le public qui importe, mais avec les gens que j'accompagne. Et spécifiquement, ce qui m'a intéressé, c'est pouvoir travailler dans ce secteur un peu en décalage aussi de l'ONG, de l'engagement social, de l'économie sociale et solitaire C'est intéressant comme erreur. C'est économie sociale et solidaire. Je rentre dans ce master-ci. En deuxième année de master, je peux faire une année d'alternance que j'intègre chez Malakoff Humanis, groupe de protection sociale, sur les questions de la diversité et de l'inclusion. Donc ça fait le lien avec notre sujet. Pendant une année, je suis sur l'accompagnement individuel et collectif de personnes en situation de handicap, notamment. Collectif, ça va être l'équipe, de la sensibilisation auprès des managers, etc. Et progressivement, puis j'ai été embauché, je vais aller sur des sujets un peu plus larges en relation avec la non-discrimination, surtout sur la question de l'égalité entre les femmes et les hommes et aussi d'autres questions comme l'intergénérationnelle. Donc j'ai travaillé en somme quatre années et demi chez Malakoff Humanis. Sur la fin, sur la dernière année, on s'est mis à quatre collègues en tête de créer une startup.

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Une startup qui faisait un peu l'alliance entre nos compétences. Les miennes, vous les avez compris, c'était de l'accompagnement sur les sujets diversité-inclusion. Et mes collègues, c'était formation digitale et formation professionnelle en général. Et donc, on a commencé à créer cette startup-là d'abord en parallèle de notre activité. On a eu de la chance parce que mon entreprise, Malakoff Humanis, manager et puis à plus haut niveau aussi, nous ont soutenu. Il se trouve qu'ils ont toujours un fonds d'investissement dans le domaine de la santé, mais il y avait aussi un point RH. Et ils n'ont pas mis d'argent chez nous parce qu'on n'était pas du tout la taille de startup dans laquelle investir, mais en revanche, ils nous ont aidé à structurer notre business plan, ils nous ont maintenu des salaires pendant qu'on a continué notre activité à mi-temps sur la startup. C'est un peu cette effusion-là qui m'a amené à créer avec mon associé principal, Manon et You, une startup qui propose des actions de sensibilisation et de formation plutôt dans le secteur du privé, mais pas uniquement, sur les sujets de la diversité et de l'inclusion. Notre spécificité, je dirais, chez Ayou, c'est d'essayer d'être un petit peu dans...

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

C'est percutant, de plusieurs manières. La première, c'est d'essayer de vivre des expériences, c'est-à-dire on se met dans la peau pour rester sur le sujet du handicap, deux personnes qui vont être concernées, mais on va aussi échanger lors d'ateliers avec une personne qui est bipolaire, par exemple. On travaille aussi sur le sujet des violences conjugales, en sensibilisation au travail. On va échanger, créer des plans d'action avec des personnes qui ont subi ces violences-ci. Parfois, c'est des sujets qui sont assez chargés, assez intenses, mais voici à peu près notre approche. Finalement, de façon un peu plus macro, pourquoi je me suis intéressé à ces questions-là de la diversité et de l'inclusion ? Je pense déjà, c'est une question de parcours personnel, des gens que j'ai côtoyés. Moi, la question du handicap, surtout des troubles cognitifs, elle me parle à titre personnel. Et puis, en fait, c'est un peu ce qu'on a fait dans notre société Heyou, c'est que nos parcours de vie, on les a un peu mixé, un peu mélangé. On en a fait une activité professionnelle. Une fois que j'ai dit ça, concrètement, ce que je fais, c'est j'anime des formations, un peu comme je le fais là, malheureusement trop en distanciel depuis le COVID, mais ça revient le présentiel, fort heureusement.

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Donc, j'anime des formations sur la diversité, sur l'inclusion, sur le handicap, sur l'approche stéréotype biais cognitif de l'entreprise, etc. On conçoit aussi des actions de sensibilisation qui vont être ludiques en entreprise en en présentiel et en distanciel. Un exemple type pour vous vous rendez compte de ce qu'on fait, en tout cas dans la startup, c'est: on a créé une animation qui s'appelle le Deep Game il y a quelques mois. Et le Deep Game, c'est à la façon des meurteurs partis à l'anglo-saxonne, où on se retrouve dans un cocktail peut-être raillé à un meurtre et chacun doit enquêter en incarnant un rôle. On a transféré ce mode-là dans le monde de l'entreprise. Et donc, on fait la même chose sur le handicap. Et là, on développe en ce moment le sexisme et la partie diversité/inclusion. Ça, c'est pour cette dimension-là. Après, n'hésitez pas si vous voulez me poser des questions un peu sur mon ancien métier qui est à peu près le même, mais qui était beaucoup plus dans la dimension accompagnement individuel, où là, j'accompagnais des salariés dans leur problématique, de la partie de l'acceptation d'une situation de handicap et de ses conséquences au travail, à la partie sortie de l'entreprise, discrimination pour les sujets un peu moins fun.

Amaury (Chance)

On a justement une question de Laura qui demande si tu traites aussi bien le handicap invisible que... En tout cas, si le le handicap invisible prend autant de place que le handicap visible dans les offres de formation que tu proposes ?

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

C'est une bonne question parce qu'il prend beaucoup plus de place et je remarque, depuis quelques années, que les clients ou les gens qui travaillent demandent plus. En fait, on n'est se fassent un petit peu ces petits préjugés sur le handicap visible qui ne représentent finalement que 15, 20 pour cent de l'ensemble des handicaps. Donc évidemment, on les traite et c'est intéressant parce que selon les secteurs, selon les types de structures, si c'est dans une université, on me demande beaucoup plus d'aller sur les handicaps cognitifs parce qu'on est dans un milieu d'étudiants qui sont plus diplômés, qui vont plus être concernés par ce type de handicap-là. Dans d'autres secteurs, on va être sur des handicaps qui sont beaucoup plus physiques. Donc, on s'adapte aussi à la dimension sectorielle. En revanche, par rapport à quand j'ai commencé mon boulot, réussir à parler de troubles psychiques, cognitifs ou d'autres types de handicaps invisibles tels que des cancers, c'est plus simple qu'auparavant. Et c'est aussi pour cette raison-là qu'on fait des sensibilisations toujours en lissage dans en premier temps sur la dimension, l'approche stéréotype et biais cognitif, pour essayer de un peu limiter le risque du tabou.

Amaury (Chance)

Super, merci.

Marine (Chance)

Moi, je me disais aussi, là dans ton parcours, tu as mentionné que tu étais chez Malakoff, puis ensuite tu t'es lancé dans l'entrepreneuriat et sur ce sujet-là. Est-ce que tu peux peut-être nous partager un petit peu les réflexions que tu as eues au moment de du passage d'une vie pro à une autre, finalement ? Qu'est-ce qui t'a permis de passer à l'action et de commencer ce changement pour aujourd'hui être dans ton milieu actuel et dans ta startup ?

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

C'est une grande question que je pense que beaucoup de personnes dans les parcours champs se posent. Parce que d'ailleurs, j'ai fait deux accompagnements et c'était une question qui revenait beaucoup. C'est: Quel risque je prends ? Pourquoi je le prends ? Avec quels avantages derrière ? Ça, c'est très difficile à évaluer. Je quittais en fait chez Malakoff Humanis un emploi bien payé, confortable, qui me plaisait vachement, avec un management qui me faisait confiance. Donc, je ne suis pas du tout dans le cas de figure où j'étais dans une situation à la limite du burn out ou des situations d'ailleurs que maintenant, j'accompagne beaucoup dans mon cadre professionnel. Et donc, à l'époque, en revanche, ce que je me dis, c'est que j'ai envie d'une expérience professionnelle qui me bouge un petit peu plus, qui m'apporte un petit peu plus de challenges, avec un peu plus de liberté encore, mais encore une fois, par rapport à mes aspirations, parce que j'avais quand même pas mal de possibilités dans mon ancien job. Et donc, à ce moment-là, c'est un vrai risque. On est d'ailleurs au départ quatre associés, puis finalement, on est plus que deux à tenir le bateau, en quelque sorte.

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

À ce moment, je me dis: Bon, je n'ai pas d'enfant. Je viens d'avoir un prêt, mais ça va, je peux à peu près m'en sortir, parce que se lancer dans une boite, ça veut dire toucher le chômage. Ma compagne a aussi un revenu. Allez, c'est parti, allons-y. J'ai cette chance-là. Est-ce que ce n'est pas le moment pour le faire ? Finalement, la réponse a été oui. Et maintenant, rétrospectivement, cinq ans après, je n'ai plus de contraintes financières. J'ai une petite fille, ma qualité de vie a beaucoup augmenté. Je ne suis pas mécontent d'avoir fait ce choix-là. Pour autant, ça implique d'avoir plus de responsabilités. Quand il y a un problème, il faut le gérer. On ne peut pas dire à son manager de venir céder. Donc, il y a quand même pas mal de contraintes. Je suis beaucoup plus en télétravail que je ne l'étais auparavant, même si je vais travailler chez mes clients même si on a des locaux. Il y a quand même pas mal d'enjeux qui se posent. Je tire pas mal de film, mais on peut recentrer bien sûr.

Amaury (Chance)

On a une question qui va un peu dans ce sens-là. C'était une question sur quelles connaissances et quelles compétences tu as besoin pour ton travail, et notamment sur le cadre légal ?

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Alors, les connaissances sur les sujets de fond, déjà, je les ai acquises par l'expérience, par des recherches, par des formations diverses et variées. Parce que mes études à la base étaient assez généralistes en RH. J'avais eu quelques cours Diversité et inclusion, mais ça n'a pas fait grand-chose. Donc maintenant, j'arrive à animer des formations parce que je connais certains sujets plus que d'autres. Je vais pouvoir faire une formation sur le handicap, quel type de handicap ? Beaucoup plus que sur d'autres et de façon généraliste. Ces connaissances-là, elles sont de plusieurs ordres. Elles vont être d'ordre juridique, d'autant plus parce que les structures dans lesquelles je travaille, la plupart, c'est ce qu'elles demandent en premier lissage, c'est qu'on connaître les risques sur ces sujets-là, surtout quand on va faire des formations qui sont d'ordre managérial ou d'ordre RH, par exemple. Mais finalement, ce n'est pas l'essentiel. Les connaissances juridiques et les autres connaissances, c'est les connaissances plus techniques sur les sujets qu'on aborde. J'allais dire que finalement, ce n'est pas l'essentiel dans les formations et les sensibilisations que je fais. Parce que ce que les gens retiennent toujours le plus, c'est la dimension biais cognitif et stéréotype, une dimension qui est assez introspective, qui nous parle à nous et qui n'est pas de l'ordre du bourrage de crâne juridique pour des personnes qui ne seront pas des experts.

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Parce que les gens que je forme ne vont pas être amenés à être des experts. Je pense que c'est là aussi, je dérive un petit peu, mais on a plus de valeur à ajouter. Finalement, moi, que je sois expert ou non sur des sujets de fond, ce n'est pas très important. Si qui arrivent à apporter ce socle important de l'inclusion. C'est-à-dire faire en sorte de ne pas être dans une attitude de discrimination, faire en sorte de prendre du recul sur ses propres préjugés pour toujours ne pas être dans une attitude de discrimination. Et ensuite, que ses opinions n'aient pas un impact majeur dans ses actions en entreprise. Mais tout ceci, il y a bien.

Marine (Chance)

Génial. Du coup, ça me fait penser à tout ce qui est de l'ordre des idées un peu préconçues qu'on peut avoir en se lançant justement sur ce thème-là en particulier. Est-ce que toi, tu peux nous en dire un peu plus sur ce que tu as l'habitude de voir et que tu remarques peut-être aussi dans le cadre de tes formations ? Et justement, l'envers du décor, peut-être aussi les difficultés qui rendent ça intéressant, mais de: qu'est-ce que c'est que de se sensibiliser et d'avoir des résultats vraiment concrets dans le cadre de ces formations ? Je vois notamment la question d'Axel de: comment vous suivez l'impact de vos sensibilisations faites en entreprise qui rejoint aussi cette idée-là de l'impact et du résultat que toi, tu peux trouver dans ces formations-là et après.

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Sur la première partie de la question concernant les idées des idées préconçues. Évidemment, il y en a beaucoup, beaucoup, beaucoup sur ces questions-là, surtout quand on va sur certains thèmes. Je pense à ceux que j'ai cités tout à l'heure, cancer et violences conjugales. La première chose, c'est de prendre avec le sourire, de rire et de dédramatiser parce qu'on entend évidemment des vertes et des pas mûres. L'enjeu, pour moi, il est de réussir à recentrer sur le champ professionnel. Finalement, ce n'est pas moi, en une journée ou deux journées de formation, qui vais réussir à changer l'opinion d'une personne. Au mieux, on instille quelque chose. Ça, c'est la première chose. Je pourrais donner des exemples, mais malgré tout, en tout cas, j'ai quand même l'impression qu'au niveau sociétal, et ça se retrouve dans le champ de l'entreprise, les meurs évoluent ou en tout cas, les gens n'osent plus dire autant de choses discriminantes, par exemple, qu'auparavant. Ça, c'est pour la première partie de la question. Et la deuxième, je me rends compte que je les zappais.

Marine (Chance)

C'était sur l'impact ?

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Pour la mesure. Exactement. Sur la mesure et l'impact, c'est beaucoup plus facile de faire de la mesure et l'impact dans les dispositifs de formation, surtout quand ils sont ou sur du long cours, même en présentiel, ou alors en distanciel, avec des outils techniques qui nous permettent de faire des quiz, de voir les différentes modalités de réponse et d'avoir des statistiques qui nous remontent. Pour autant, évidemment, ça, et ça nous est de plus en plus demandé, on le pense dans chacun de nos parcours. En revanche, la grande difficulté, je vous parlais tout à l'heure des violences conjugales, c'est quand on fait une campagne de sensibilisation sur les violences conjugales, comment mesurer ça ? Ce que je dis souvent, mais qui est assez difficile, surtout dans notre société où on est beaucoup, sur le champ professionnel, dans le contrôle et où le règne de la data est hyper important, et je ne néglige pas du tout ça, je m'en sers derrière. Mais on est beaucoup dans une volonté de mesure. Sauf que je disais, instiller quelque chose dans la tête d'une personne, c'est finalement déjà une réussite quand on sensibilise aux violences conjugales. Réussir à mesurer dans quelle mesure ça Ça va avoir un impact, c'est compliqué.

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Et finalement, ce n'est pas mon objectif. En revanche, sur un parcours d'une semaine de formation, là, je vais réussir beaucoup plus facilement à mesurer. Et aussi, ce qui est intéressant, c'est de l'étaler dans le temps, les dispositifs de sensibilisation et de formation. C'est-à-dire qu'on sait... Je ne vais pas rentrer dans le détail là, mais on sait que les formations one-shot, présentielles, très descendantes, sont très peu efficaces. Donc nous, ce qu'on essaie de faire, c'est de l'étaler. Désolé, je fais des réponses un peu concises. On a eu le temps d'en avoir plusieurs, mais on pourrait dire beaucoup de choses.

Amaury (Chance)

Non, c'est super intéressant. Je propose d'enchaîner parce qu'on a deux questions qui se rejoignaient un petit peu. Tu disais que maintenant, vous étiez plus que deux. Et on a une question de Louise et de Céline qui se pose la question: est-ce que tu travailles avec des freelances Est-ce que tu t'appuies sur des formateurs peut-être ? Un petit peu comment ça fonctionne, avec qui tu travailles pour mettre en place tes projets pédagogiques ?

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

On est deux associés parce que nous, on a un statut de SAS. On n'est pas en microentreprise, donc on travaille avec d'autres d'autres personnes qui peuvent être ou d'une part, salariés stagiaires alternants ou d'autre part, freelances. On travaille beaucoup avec des freelances parce que sur nos projets, par exemple, sur les questions graphiques, j'ai régulièrement des réalisations, des plateformes, des e-learning à concevoir, mais je n'en ai pas toutes les deux semaines non plus. Donc, on ne va pas se permettre, en tout cas sur la taille d'une structure comme la nôtre, d'embaucher chaque compétence. Même si, bien sûr, c'est un peu l'objectif à terme. La difficulté, en revanche, c'est réussir à avoir quelqu'un de stable et à l'année sur les questions commerciales, sur la taille d'une structure comme la mienne, où on est maximum cinq dans la structure en cumulé. Ça, c'est un petit peu l'enjeu. Mais des freelances, j'en ai sur la question de la réalisation vidéo, parce qu'on en fait pas mal, sur l'UX Design, sur le graphisme et sur deux ou trois questions commerciales.

Amaury (Chance)

D'accord.

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Merci pour la- Je jure aussi la branche commerciale. Je sais pas si ça intéressera des gens, mais on se fait coacher toutes les deux semaines, une à deux heures par semaine, par une personne qui est une directrice commerciale et qui nous aide beaucoup sur ça. Parce que l'un des enjeux, après, est de passer d'une grande entreprise à une toute petite structure, c'est de réussir à être, je ne dirais pas bon partout, mais au moins moyen partout, parce qu'on n'est clairement pas bon partout. Moi, je suis une bille en commercial, donc il faut réussir à monter en compétences aussi à titre individuel.

Marine (Chance)

Et justement, sur cette diversité des compétences un peu pour faire marcher cette startup. Est-ce que toi, tu pourrais nous partager un peu ? C'est quoi une semaine un peu dans ton quotidien ?

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Oui. Ma semaine, il y a à peu près un quart du temps de ma semaine qui va être dédié, ou même de ma journée, qui va être dédié à du travail commercial. J'essaye de le faire maintenant vraiment beaucoup plus qu'auparavant. Et d'ailleurs, on se rend compte que les moments où on a galéré depuis cinq ans que ça existe, et You, c'est les moments où on a laissé ça un peu de côté parce qu'on était beaucoup trop dans la production. Avec Manon, on en fait tous les jours sur les différents canaux. On peut développer aussi. Il y a une partie, je vais sur LinkedIn, je vais sur des mails, je fais du phoning. Une autre partie, je vais pouvoir animer un webinaire comme ça sur un sujet précis de la diversité et de l'inclusion. Sensibiliser, par exemple, là, je m'en parlais un petit peu avant, mais vendredi, pendant 1h30, je sensibilise des managers à l'inclusion des personnes en situation de handicap et à la posture d'accompagnement, surtout sur les difficultés un peu de vie liées à la maladie. Voilà, ça, ça va être une partie de ma journée. Et le reste, ça va être beaucoup du travail de fond.

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

C'est-à-dire que je fais un support de formation, on crée le fameux deep game dont je vous parlais tout à l'heure. On est en brainstorming avec mon associé Manon ou avec les autres personnes avec qui on travaille, en présentiel, en distanciel, et on réfléchit. Et d'ailleurs, la dimension créative, moi, c'est toujours ce qui m'a beaucoup plu dans ces activités-ci, au-delà de la dimension humaine. Je la retrouve encore plus maintenant que je suis un peu plus libre dans la startup, mais je la retrouvais aussi déjà beaucoup. C'est ça qui est intéressant dans ces fonctions-là, sur la diversité et l'inclusion, c'est qu'il y a un cadre légal et tout le reste, c'est à peu près à faire. C'est-à-dire que les structures qui donnent un petit peu de budget ou en tout cas des moyens humains en payant des gens pour ça, Le champ des possibles est assez important. Il faut réussir à naviguer un peu entre les idées préconçues aussi de nos hiérarchies. Donc ça, c'est assez intéressant sur la dimension créative. C'est à peu près 50% de mon temps, cette dimension-là.

Marine (Chance)

Génial.

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Et puis, C'est une question qu'on a abordée un petit peu juste avant avec Amaury, c'était le côté travail en distanciel et réussir à avoir des hobbies dépassant, mais aussi ma journée, elle est plus séquencée sur des choses qui me font plaisir et qui ne sont pas professionnelles. J'ai ma demi-journée de bénévolat par semaine. On fait aussi avec Manon du bénévolat dans une association sur les violences conjugales et là, on travaille un petit peu en parallèle, une demi-heure par ci, une demi-heure par là. Et je fais des lessives et je vais chercher ma fille à la crèche. Donc ça, c'est quand même vachement appréciable, mais maintenant, ça l'est beaucoup beaucoup plus facilement possible dans les autres structures. Alors qu'il y a cinq ans, quand on s'est lancé chez You, c'était un peu le luxe de réussir à faire ça.

Amaury (Chance)

Super. Moi, j'ai une question. Je me demandais si... Parce qu'il y a toute une partie commerciale, mais j'imagine que vous avez aussi des demandes de la part d'entreprises. Généralement, c'est des demandes qui viennent plutôt des CSE, des RH, des directeurs eux-mêmes ?

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Ouais, sur mes clients, c'est un peu plus de la moitié les RH et donc les fonctions spécialisées en diversité inclusion. Je dirais pour un quart, ça va être des directions marketing qui proposent des services à leurs propres clients. Par exemple, Malakoff Humanis propose des services à ses clients en complément de leurs offres de Mutuelle pour faire de la prévention des risques psychosociaux réseaux, etc. Et donc moi, je vais leur créer un service à ces structures-là comme à la Coffre Humanisme, pour qu'elles puissent déployer. Donc ça, c'est un quart, les directions commerciales ou actions sociales. Et le dernier quart, ça va être un mix qui intègre les CSE, une direction parce qu'il y un directeur, une directrice ou quelqu'un qui est sensibilisé à une question d'inclusion des personnes à GPT+ qui veut nous faire intervenir. Et là, on intervient en one shot. Ce qu'on fait de plus en plus, parce que je parle du one shot, c'est que... Et on essaie vraiment de promouvoir ça, c'est de réussir à faire du étalé dans le temps, parce que le one shot, c'est sympa, ça fait sourire. On peut même verser une petite larme si on est ému et c'est hyper important.

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Je le dis de façon un peu dure, mais ce n'est pas comme ça qu'on fait changer les comportements.

Marine (Chance)

Justement, toi, c'est quoi un peu tes convictions là-dessus ? Comment est-ce que tu te dis c'est quoi ton plan d'action pour ça, pour changer les choses ? Est-ce que tu ressens aussi en termes d'évolution sur ces thématiques-là C'est quoi ta perception de l'évolution de l'engagement des personnes et de la sensibilisation là-dessus ?

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

C'est intéressant cette question parce que ça montre vraiment le concret du terrain. C'est qu'il y a souvent les gens qui travaillent sur cette question-là, diversité, inclusion, les responsables, les chargés, etc. Ce sont des personnes qui sont assez engagées et motivées à titre individuel. Ce n'est pas toujours le cas, comme dans toutes les fonctions, mais globalement, c'est des gens qui sont engagés, d'ailleurs en dehors de leurs fonctions. Donc, discuter, travailler avec ces gens Là, c'est plutôt facile. En revanche, et c'est un peu aussi dans les évolutions sociétales, on voit que même les directions avancent un petit peu plus. Mais pour autant, là où c'est plus compliqué, c'est quand on a une bonne idée au départ, on essaie de bien travailler ensemble, on essaie d'être innovant, d'aller sur un sujet qui est très peu touché, que beaucoup de structures ne peuvent pas aborder et ça bloque à des niveaux supérieurs. Donc ça, ça reste toujours une difficulté relativement importante. Pour autant, maintenant, on arrive quand même de plus en plus à sensibiliser les strates supérieurs là où avant, elles s'en fichaient. Aussi parce qu'il y a des indicateurs RSE qui sont de plus en plus demandés dans les différents rapports de performance, etc.

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Parce que ces indicateurs-là sont aussi intégrés au quotidien. Donc, ça évolue dans le bon sens. Il y a quand même une problématique et une contrainte qui est toujours présente C'est que c'est des sujets qui sont bien en com, sur lesquels on passe beaucoup de temps à communiquer. Là, je suis un petit peu dur, mais LinkedIn me suggère beaucoup de choses sur ces questions-là, mais c'est un peu le repère de: Je montre que je fais et le temps que je passe réellement derrière à faire, surtout dans les grosses organisations, est-ce qu'il est réellement important ? C'est relatif. Je suis un peu critique et caricatural. Moi-même, j'ai été de l'autre côté. Évidemment, on est dans l'action au quotidien, mais l'équilibre, après, elle se fait en fonction des ambitions des structures.

Amaury (Chance)

Super. Je vois qu'on a encore deux questions et que l'heure tourne assez rapidement. On a Delphine qui a une question très précise sur la partie ingénierie pédagogique. Elle voudrait savoir si une formation de l'ingénierie pédagogie est suffisante pour s'adapter à tous les secteurs ou s'il a fallu une formation vraiment spécifique à l'ingénierie pédagogique pour cette partie diversité, inclusion, handicap ?

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Ce qui est bien, c'est que mon associée principale, Manon, ça fait 10 ans qu'elle travaille sur les sujets d'ingénierie pédagogique, de conception de formation digital ou présentiel. Elle est hyper calée sur le sujet et en complément, on travaille avec d'autres personnes. Moi, je me suis formé auprès d'elle et puis après, on s'est formé sur des outils. Et pour répondre à la première partie de la question, ces outils-là permettent de s'adapter globalement à l'essentiel des secteurs. Et quand ce n'est pas le cas, parce qu'on est dans l'industrie, par exemple, je pense notamment à des métiers où il y a peu d'accessibilité parce qu'on va faire une animation distancielle aux outils informatiques, par exemple, là, on propose des modalités mixtes où on va venir se déplacer en plus de modalités distancielles. Mais c'est surtout par rapport à la fonction qu'il faut s'adapter et par rapport aux usages. Et d'ailleurs, dans les usages, il y a aussi la question de l'âge. On fait des vidéos façon brute et topito qui parlent beaucoup plus aux gens qui ont entre 20 et 30 ans. Je sais un peu qu'elle est calecaturale, mais c'est malgré tout vrai, qu'aux gens qui ont plus de 50 ans.

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Donc on s'adapte à plein de critères comme ça. Mais globalement, surtout sur ces sujets-là, et je vous disais, avec l'approche biais cognitif, on arrive à avoir une dimension en perspective, on arrive toujours à capturer. Qu'importe la modalité. Ça ne marche pas pour tout le monde. Il y en a qui s'en foutent et qui ne sont pas du tout... Qui sont complètement hermétiques. Et d'ailleurs, nous, parfois, on n'est pas bon en sensibilisation. Il faut l'accepter. Ça ne peut pas matcher, c'est la réalité.

Amaury (Chance)

Ok, je pense que c'est assez détaillé sur la question.

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Dites-moi pour le langage trivial.

Amaury (Chance)

On a peut-être une dernière question où c'est Diane qui se pose la question de savoir si, quand tu interviens en entreprise pour faire des formations, est-ce que c'est toujours toi ? Est-ce que vous prenez des sous-traitants formateurs, peut-être ? Est-ce que vous formez des gens à aller dispenser les formations ?

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Oui, pour tout. Par exemple, on a travaillé récemment pour un grand groupe sur la question du racisme. On a un partenariat avec Étienne, qui a été ancien directeur général de la CES Racisme et qui fait de la formation spécifiquement sur la question. Donc, on va ou travailler en mixte et chacun importer nos pierres à l'édifice ou pas. Et donc, on va aussi sensibiliser des personnes qui vont être montées en compétence pour qu'elles puissent elles-mêmes former. Mais c'est un truc qu'on ne veut pas perdre et c'est l'avantage de notre taille de structure, c'est pouvoir aller nous-mêmes sur le terrain et nous-mêmes sensibiliser. En tout cas, moi, ça m'est cher. Et même si le pilotage d'une structure comme la nôtre nécessite d'avoir des enjeux un peu plus stratégiques, gérer la comptabilité, je ne sais trop, ça, c'est très important pour Génial.

Marine (Chance)

Il nous reste trois minutes. Je ne sais pas, n'hésitez pas si vous avez des questions encore dans le chat ou dans l'onglet Questions. Moi, je me demandais, Adrien, est-ce que tu aurais un message particulier à faire passer ou qui t'es cher ou que tu as envie de partager, soit de ton parcours ou de ton métier ?

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

On l'a déjà un petit peu abordé tout de en introduction, mais la question qu'on me pose tout le temps, que ce soit dans mes cercles amicaux ou professionnels, c'est: est-ce que ce n'est pas trop galère de ne pas avoir le cadre classique du travail ? Parce que nous, on est ou beaucoup en déplacement ou beaucoup chez nous et un petit peu, on se retrouve entre collègues. C'est galère au départ, mais on ne retire finalement que le meilleur des relations professionnelles et on réussit à mieux concilier notre vie pro et notre vie perso. Pour autant, le grand risque, et je le vois, et on essaie de contrecarrer un petit peu ça, c'est de quasiment plus voir et d'oublier tous les échanges informels. Je ne parle pas de boire une bière, même si c'est bien de boire une bière, mais simplement réfléchir ensemble, avoir tout le langage non-verbal qui participe à la profusion d'informations et de réflexions. Donc, Ça, c'est un élément qui est important. En revanche, c'est toujours lié à cette question-là, on me demande souvent: Est-ce que tu pourrais retourner dans le secteur un peu plus classique ? Je pense que oui, parce que j'ai quand même des expériences plutôt agréables avec ce secteur-là, tant avec mes clients.

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Mais par contre, c'est compliqué de perdre ses habitudes de cadre. C'est-à-dire que nous, on a une idée, on fait notre recherche, notre analyse, on la lance dans la semaine qui suit. Et ça, prendre des mois et des mois pour avancer, c'est compliqué. Mais je sais que ce n'est pas le cas de partout, que ce n'est pas le cas de toutes les équipes et que ça dépend beaucoup du management. Il n'y a pas de mois de délai, en tout cas. Vraiment, chacun a ses galères. Il faut faire ses galères, tant sur la partie organisationnelle, salaire, qui va être beaucoup plus fluctuant que sur plein d'autres questions.

Marine (Chance)

Génial. Merci beaucoup.

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Vous pouvez passer mon mail si vous voulez, si des personnes ont des questions ou me contacter sur LinkedIn. Je dis n'hésitez pas, s'il n'y en a pas 15 par personne, ça devrait aller.

Marine (Chance)

Génial. Du coup, n'hésitez pas à prendre le contact d'Adrien. Je vois qu'il y a plein de remerciements dans le chat. C'est vraiment trop sympa. Échange intéressant. Super, vraiment top. Merci beaucoup Adrien pour cet échange. C'est trop chouette. Je pense que ça aide beaucoup. Et puis, c'est toujours ultra-intéressant d'avoir un peu le de retours d'expérience de personnes qui se sont lancées, qui franchissent le pas et qui viennent partager les coulisses un peu d'un métier, et surtout sur ce thème-là qui nous est cher et trop cher pour un retour d'expérience.

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Avec plaisir. En tout cas, c'est un sujet passionnant où on peut naviguer pendant des années sans jamais s'ennuyer. Et bravo à Chance pour ce que vous faites, parce que j'ai suivi un petit peu vos différents parcours d'accompagnement. Et étant sur des sujets un peu d'accompagnement humain, c'est rare de trouver quelque chose d'aussi quali et justement dans la durée. C'est un élément qui est pour moi important.

Marine (Chance)

Merci beaucoup. Merci.

Amaury (Chance)

Merci à tous les participants pour toutes les questions. Là, on est dans le cadre d'un live métier, mais si vous voulez, n'hésitez pas. On a créé un site Internet où on peut s'entraider, poser des questions, essayer de découvrir des métiers en interrangeant directement des gens qui font les métiers qui nous intéressent. Je vous ai mis le lien dans le chat. Donc n'hésitez pas non plus à aller jeter un petit coup d'œil.

Marine (Chance)

Génial.

Adrien Boulogne (Co-fondateur et Responsable Diversité & Inclusion)

Merci à vous et bonne continuation dans vos parcours divers et variés. Bon courage pour vous faire venir.

Amaury (Chance)

Merci Adrien.

Marine (Chance)

Merci Adrien. Au revoir tout le monde.

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