Sarah Gautreau, Coach Sportive
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Juliette (Chance)
Bonjour, bonjour à toutes et à tous.
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Bonjour tout le monde.
Juliette (Chance)
J'espère que vous allez bien. On va laisser quelques minutes, le temps que tout le monde se connecte. Je me présente rapidement. Je m'appelle Juliette Sannicolo, je suis responsable de la communauté des coachs. Et ce soir, on a le plaisir d'accueillir Sarah avec nous, qui est coach sportive et qui va pouvoir répondre à toutes nos questions sur ce métier. Moi, je me suis toujours posée 1 000 questions, justement, sur les coachs sportifs. Donc, merci beaucoup, Sarah, d'être avec nous ce soir.
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Avec grand plaisir.
Juliette (Chance)
Donc, avant tout, ce live, il est pour vous, pour nos participants. Donc, n'hésitez pas également à poser toutes vos questions directement dans l'onglet Questions ou sinon dans le chat et je modérerai au fur et à mesure. Je vais poser la première question qui est peut-être une question qui est assez classique, finalement, Sarah, c'est: Quel a été ton parcours et qu'est-ce qui a fait que tu en es arrivée à exercer ce métier ?
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
J'ai toujours été sportive. Mes parents ont toujours été sportifs. C'est vrai que j'ai fait des études de Staps, donc un parcours assez classique, sciences et techniques des activités physiques et sportives. Ensuite, j'ai travaillé pendant six ans avec ma tante, qui a un centre de coaching et d'amincissement sur Brest, parce que je suis du Finistère. Et après, j'ai voulu voir autre chose dans ma vie et je suis partie en restauration, donc rien à voir. Et ensuite, j'ai découvert le parcours Chance et dans un moment de ma vie où j'étais un petit peu perdue. Et finalement, avec ma coach, on a fait le point sur ce que je voulais vraiment. Et aujourd'hui, c'est vrai que le coaching sportif, c'est ce qui m'anime. Pourquoi le côté coaching sportif ? Parce qu'on donne aux autres et on reçoit beaucoup. Déjà, ça, ça fait partie, je trouve, du métier. C'est un super métier. J'adore.
Juliette (Chance)
En effet, on voit que tu as les étoiles dans les yeux quand tu en parles. Tu l'exerces depuis combien de temps ?
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Ça fait un peu plus de huit ans maintenant, sachant que j'ai eu une petite pause, mais un peu plus de huit ans. J'ai fait six ans avec ma tante et ensuite après, je suis partie et je suis revenue, on va dire sept, huit ans. Parce que je suis revenue il y a un an sur Brest et c'est là où j'ai commencé à travailler à l'Orange Bleu à 35 heures, en tant que salariée. Et à côté, je faisais du coaching sportif, mais à mon compte en tant qu'entrepreneur. Je suis trop contente parce que depuis une semaine, je suis passée à mi-temps. Je suis passée à mi-temps à l'Orange Bleu, mi-temps coaching à domicile et en entreprise.
Juliette (Chance)
Ok. D'accord. Merci beaucoup. On a une première question de Dimitri. Est-ce que c'est obligatoire de faire Staps ou le BPJ EPS ? Je n'arrive pas à dire.
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Oui, ça se dit BPJ EPS, sinon... Bpgeps.
Juliette (Chance)
Au niveau de la formation, du coup.
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
C'est vrai qu'il faut avoir une carte d'éducateur sportif si on veut exercer. Après, j'ai une amie qui, elle, a fait un CQP en six mois. C'est activité de la fin, je crois, mais avec un CQP, on peut exercer. En tout cas, moi, j'ai fait Staps et franchement, c'est top. Après, ça reste la fac, donc il faut quand même se cadrer. Le BPJ EPS, c'est sur un an. Après, la fac, c'est sur trois ans ou cinq ans. Et moi, j'ai une licence entraînement et j'ai une licence aussi en sport adapté. J'avais fait une spécificité aussi en Sport Adapté.
Juliette (Chance)
Ok. Et donc le CQP, c'est le certificat de qualification professionnelle ?
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
C'est ça. Ça, par contre, je connais moins. Par contre, je pourrais donner le numéro de mon amie qui l'a fait, qui pourrait peut-être répondre aux questions si certains veulent un peu plus d'informations là-dessus.
Juliette (Chance)
Ok. En effet, ça m'a l'air d'être un format beaucoup plus cours en six mois que les deux autres. Est-ce que, du coup, moi, ça m'a posé une question quand tu as présenté ton parcours, de à la fois tu travailles à l'Orange Bleu en tant que salarié et à la fois, tu es autoentrepreneur. Est-ce que ça, c'était OK et ça a été facile de négocier avec l'Orange Bleu qu'en effet, tu es salarié chez eux, mais à côté, tu as toujours le droit de faire ton activité d'autoentrepreneur, de coach sportive ?
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Oui, parce que de toute façon, à l'Orange bleue, on est... Moi, après, avec l'Orange bleue dans lequel je travaille, j'ai eu le droit, en tout cas, de faire les deux avec une lettre qui atteste que je fais de l'autoentreprise à côté. Ce qu'ils m'ont bien dit, c'est que c'est deux choses différentes. Il y a le côté Orange bleue où c'est des cours collectifs et donc on est sur un budget beaucoup moins important que du personal trainer où là, on va chez les gens, on prend une heure avec une personne, donc c'est encore différent. Ils m'ont dit qu'il n'y avait pas de souci si je voulais faire les deux.
Juliette (Chance)
Ok, d'accord. Donc c'est peut-être plutôt une pratique qui est assez courante dans ce secteur.
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Oui, tout à fait. Il n'y a pas de souci de faire les deux. En tout cas, moi, avec l'employeur, que j'ai eu, il n'y avait pas de problème. J'ai été honnête dès le départ et de toute façon, on le sait très bien que ce n'est pas à l'Orange bleue qu'on est le mieux payé. Désolée, mais en tout cas, moi, je voulais aussi déjà d'une développer l'activité pour moi et de deux, augmenter un petit peu mon salaire mensuel.
Juliette (Chance)
Ok. Merci beaucoup pour ces réponses. Tu nous as expliqué que tu avais fait ce métier-là pendant huit ans, qu'il y a eu une petite pause entre les deux. Est-ce qu'au moment où tu as décidé de le reprendre, tu as eu des hésitations, des doutes ? Quelles étaient un peu tes craintes, finalement ?
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Oui, quand j'ai repris cette activité-là, c'est grâce au Parcours Chance, finalement, que je suis revenue à ce métier-là, parce que j'ai été coach sportive, après, j'ai fait de la restauration, j'ai aussi fait du commercial et arrivé à la fin du boulot de commercial, je me suis dit: Maintenant, je fais quoi de ma vie ? Donc, le Parcours Chance est arrivé et je suis revenue dans ma ville d'origine et c'est là que ma tante, elle a eu besoin de moi, puisque son salarié était malade et du coup, elle me dit: Sarah, tu es sur le reste. Est-ce que tu peux me dépanner ? Mon salarié, il est malade. Est-ce que tu peux revenir ? Et moi, je dis: Oui, carrément. Je vais y aller, mais ça fait un peu plus d'un an que j'étais partie. Je vais faire ce que je peux. Et finalement, j'avais des doutes dans le sens où est-ce que je vais pouvoir toujours animer ? Est-ce que je saurai toujours faire ? Est-ce que je vais me sentir légitime, à ma place ? Et en fait, je suis arrivée à la séance de sport, à la séance de coaching et tout était facile. Facile, facile, facile. Je connaissais en plus certains adhérents qui étaient toujours chez ma tante que j'avais connu avant de partir.
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
L'endroit, elle avait déménagé, mais il y avait toujours les mêmes appareils. En fait, c'est revenu comme si... Comme le vélo, ça ne s'oublie pas. D'autres se sont envolés. Alors forcément, avant d'y aller, je m'étais dit: Je vais peut-être préparer une séance. Finalement, je lui ai dit: Non, je vais y aller en mode: On verra bien. Ça s'est super bien passé. Les doutes se sont envolés dès que j'ai passé la porte.
Juliette (Chance)
Super. Comme quoi, c'était une évidence, c'était au bon endroit.
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Voilà. Après, on a toujours le doute de: Est-ce que je suis légitime ? Un peu le syndrome de l'imposteur. Vu que ça fait un an que je n'ai pas exercé, est-ce que je suis toujours légitime d'exercer ce métier-là ? Et finalement, avec l'Orange bleue, on a des formations aussi, donc les cours collectifs, on les apprend grâce à une plateforme qui nous donne, sur laquelle on peut se connecter, donc on revoit des cours collectifs. Moi, je n'avais jamais fait de cours collectif en salle de sport. C'était vraiment du coaching personnalisé quand je travaillais en famille. Donc, moi, je suis arrivée dans un monde que je ne connaissais pas forcément. Et finalement, il suffit juste, je pense, d'aimer ce qu'on fait. Du coup, on transmet notre passion et les gens appréciaient aussi la séance. Même si ce n'est pas comme le cours où on nous a appris comme ci, comme ça, même si on met un peu de fun, les gens, ils savent ce qu'ils aiment et du coup, quand on voit qu'on est passionné, ça se ressent et les gens, ils reviennent à nos cours pour ça aussi.
Juliette (Chance)
Ok, merci beaucoup. On a une question de Sarah qui je trouve hyper intéressante. C'est: Finalement, comment tu arrives à gérer ton énergie quand tu as deux activités et qui en plus nécessite beaucoup d'énergie en termes de sport ?
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
De base, je pense que je suis quelqu'un qui a beaucoup d'énergie. Mais ça, de base, ça, ça fait partie de la famille, c'est dans les gènes. Après, avec le sport, il faut quand même avoir une hygiène de vie globalement saine. Même si j'adore l'apéro et qu'on adore tout ça, j'essaie quand même de bien dormir, d'avoir au moins 8 heures de sommeil. Et après, ça se gère bien puisque les cours collectifs à l'Orange bleue, ce n'est pas que des cours où on va faire avec eux, ça va être des cours qu'on va donner, donc on va coacher. Et après, on a aussi des cours là où on donne et ça nous dit de gérer notre intensité sur le long terme. Après, j'ai presque 30 ans, bientôt, dans moins de 15 jours. Du coup, je sais que je ne ferai pas ça encore longtemps. Pour l'instant, ça le fait parce que justement, je suis passée à mi-temps, donc j'ai moins de cours collectifs à donner. Donc physiquement, ça tient. Je pense qu'après, arriver à un peu plus de 30 ans, de faire que ça, c'est peut-être un peu compliqué, même si on a une bonne énergie et que le physique tient.
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Il faut aussi pouvoir faire du sport pour soi et se reposer pour récupérer, c'est hyper important aussi.
Juliette (Chance)
Super. Merci Merci beaucoup pour cette franchise et cette honnêteté. On a des questions qui sont intéressantes. Il y a Hachini qui pose: Combien d'heures de sport par jour tu es amené à te donner, justement ?
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Si je suis à 35 heures, à Orange bleue, ça peut être quatre cours collectifs d'affilée. Mais par exemple, si je prends une grosse soirée, ça va être 45 minutes de biking, donc 45 minutes de vélo. Là, je suis avec eux. Ensuite, derrière, on va dire une demi-heure d'abdos fessiers. Là, moi, je prépare mon cours et là, je vais les corriger. Il y a une vingtaine de personnes, donc là, je ne fais pas avec eux puisque je me prends cette demi-heure-là pour bien corriger les postures. Après, il y a le combat. En tout cas, nous, c'est comme ça. Après, dans d'autres salles, c'est différent. Là, le combat, je vais le faire avec eux, mais par contre, c'est pareil, je vais commencer à montrer les mouvements. Une fois que je les ai lancés, là, ça va être à les corriger, à leur remontrer. Du coup, c'est à moi de temporiser mon énergie. Mais il y a des jours, ça va être surtout ça ma grosse journée. Mais par contre, il y a des fois aussi où je fais mes propres cours, mes propres séances pour moi, personnelles, donc je fais du CrossFit à côté et j'essaie de caler mes journées de CrossFit, mes cours de CrossFit perso, sur des journées où ça ne va être que du coaching, on va dire.
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Ça va être de l'abdos-fessier, ça va être un intégral, on va travailler tout le corps, mais ce n'est pas moi qui vais le faire avec eux, comme ça, moi, je me repose et je suis plus là à les coacher. Physiquement, c'est moins intense. C'est un petit peu d'organisation.
Juliette (Chance)
Je me pose une question. Quand on travaille dans une salle de sport, tu es à 35 heures, mais tu disais quatre heures par jour. Est-ce qu'il y a d'autres tâches que tu dois faire, autres que de donner des cours, finalement, de sport quand tu es en salle de sport ?
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Justement, il y a les cours collectifs et il y a le plateau, on appelle ça. Là, les gens, ils viennent s'entraîner sur les machines. Ça peut être sur la machine cardio guidé ou poids libre. Nous, à l'Orange bleue, on donne des programmes sportifs. Là, on accompagne les gens sur le plateau, on leur dit: Il faut que tu te mettes dans telle position pour ne pas te blesser. Là, il y a un accompagnement. Mais c'est vrai qu'après, une fois qu'on est sur le plateau, que tout le monde a fait son parcours et que tout le monde connaît, ça va être soit on va aller voir les gens pour voir s'ils ont besoin d'un coup de main pour tel ou tel exercice. On va aussi faire du relationnel parce que c'est hyper important, mais ça, c'est aussi avec l'expérience que je l'ai appris que les gens, ils ont besoin de ne pas être des numéros. Il y en a d'autres qui vont avoir leurs écouteurs et qui ne vont pas vouloir discuter parce qu'ils sont dans leur séance. En plus, si moi, je commence à parler, après, je leur pète leur séance. Donc des fois, je me dis: Je te laisse bosser parce que sinon, c'est un coup à ce que tu ne finisses pas ta séance ?
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Après, il y a les tâches ménagères. Forcément, nous, on doit passer dans les douches, dans les toilettes. On peut aussi faire des jeux concours, on peut poster des choses sur Instagram. Après, chaque Orange bleue a son identité et sa dynamique. Ça, ça va dépendre vraiment de l'entreprise.
Juliette (Chance)
Ok, merci beaucoup. Pour cette réponse, on a une question de Dimitri qui est assez large, mais qui peut être intéressante. C'est: qu'est-ce que le sport pour toi ?
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Qu'est-ce que le sport pour moi ? C'est se dépasser et c'est donner, c'est de donner l'envie aux autres aussi de se dépasser, tout en prenant en compte les fragilités, les besoins, les objectifs de chacun. Par exemple, si je prends mon cas personnel, je vais avoir des clients en autoentreprise qui vont plutôt avoir un objectif perte de poids. Là, il y aura l'alimentation aussi, parce que j'ai une formation de nutrition à côté, mais il y aura aussi des exercices plus intenses. Il y en a d'autres qui vont avoir des blessures ou des fragilités, mais qui veulent aussi perdre du poids, donc il va falloir s'adapter tout en leur donnant envie. Il y en a d'autres, ça va plutôt être une remise en forme, donc il faut vraiment essayer de s'adapter en fonction de chacun. C'est ça qui peut être un peu compliqué des fois, c'est quand... Moi, je suis quelqu'un qui aime bien rentrer dedans, donc bien me faire mal. Des fois, je vais avoir le sentiment que les gens ne se donnent pas à fond, mais il ne faut pas que ça soit... Il faut que je me mette à la place des autres. Il ne faut pas que je me mette à ma place moi-même.
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Si eux, ils sont à fond comme ça et que ça leur convient, tant mieux. Ça, c'est avec le temps qu'on apprend.
Juliette (Chance)
Oui, et qu'on arrive à doser si réellement la personne est réellement à fond ou pas du tout, finalement.
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Oui, c'est ça.
Juliette (Chance)
Ok, d'accord. Moi, ça m'intéresserait aussi. Tu as commencé à y répondre. La première réponse que tu as donnée, c'est finalement: Quel sens tu trouves dans ta vie professionnelle, dans ton métier ? Sachant que pour nous, chez Chance, le sens, c'est un peu un alignement de plusieurs choses. Ce n'est pas uniquement la finalité, mais ça va être, par exemple: J'ai du sens dans mon métier parce que j'ai du temps pour ma famille, j'ai du sens dans mon métier parce que j'aime transmettre et finalement, en donnant mes cours de sport, je transmets. C'est plutôt par l'action que j'exécute. Pour toi, c'est quoi le sens du métier que tu exerces aujourd'hui ?
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Le sens, déjà, c'est de faire bouger les autres. Ça, je trouve ça génial dans un moment convivial. Moi, je pars du principe que c'est hyper important de faire du sport, mais que ça doit rester un plaisir et que si on doit sortir des sentiers qu'on doit déconner, que l'exercice, des fois, il est fait, mais pas forcément à fond comme on disait, mais ce n'est pas grave. Que les gens, ils passent un bon moment et c'est ce que, en tout cas, j'essaie de transmettre. Ensuite, le sens c'est qu'aujourd'hui, j'ai réussi à passer à mi-temps pour me dégager plus de temps aussi pour moi et gagner normalement mieux ma vie aussi. Je suis au début, mais c'était un de mes piliers quand j'ai fait le parcours Chance, c'était de gagner ma vie avec un certain montant qui, moi, me paraît juste, tout en allant travailler dans le domaine qui me plaît. Le troisième sens, je dirais, c'est que je n'ai pas l'impression de travailler. Moi, je souhaite vraiment à tout le monde de trouver sa voie et de kiffer. C'est peut-être un peu familier, mais je kiffe ma life. Je n'ai pas les mêmes journées. Je vais avoir une journée avec du coaching à domicile, avec de la formation nutrition, du CrossFit.
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Le lendemain, je vais être en live avec Chance. Ensuite, je vais avoir pareil, de l'Orange bleue. Après, je vais aller voir des copains et après, je vais aller manger avec un rendez-vous professionnel. Les journées ne se ressemblent pas et c'est ça aussi qui est vachement chouette dans l'entrepreneuriat et le salariat du coup.
Juliette (Chance)
Merci beaucoup pour cette franchise. Il y a une question et après, je poserai une autre question un peu plus les pieds dans le plat, parce que tu as commencé à y répondre. La question c'était: tu disais de ne pas vouloir continuer à faire ce métier plus tard. Du coup, quelles sont les possibilités d'évolution, finalement ?
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Le métier de coach sportive, si, mais pas le métier de coach sportive en salle, c'est-à-dire donner des cours collectifs sur le long terme parce que ça use. Mais par contre, pourquoi pas plus tard, monter une entreprise de coaching, juste une petite salle de sport, gestion de salle de sport, par exemple. Tout à fait. Ça peut être ça, mais ça peut être pour l'instant, le coaching à domicile, ça reste du coaching. Il n'y a pas forcément... Il faut montrer les exercices, mais on n'est pas dans une séance de 45 minutes où je vais faire les 45 minutes avec la personne. C'est vraiment du coaching, ça nous préserve physiquement et à côté, moi, ça me permet de faire mon sport aussi à côté plus longtemps. Donc, le coaching à domicile, le coaching en entreprise aussi. Ça, ça peut être vraiment une évolution ou pourquoi pas, à terme, monter carrément ma salle de sport. Pour l'instant, ça me convient comme ça.
Juliette (Chance)
Merci beaucoup, Sarah. J'ai une question et après, on reposera celle de Mathilde parce qu'on y a déjà répondu au début sur les formations. J'ai une question, tu as commencé à y répondre, c'est sur le salaire. On est en coulisse. C'est: Quel salaire on peut espérer avoir quand on est coach sportif en salle et qu'on débute, on se reconvertit, et quand on est coach sportif, peut-être à son compte.
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Moi, en tant que coach sportive à l'Orange bleue, je suis payée au SMIC, donc c'est 1 400 €, on va dire. Et aujourd'hui, moi, mon objectif, c'est d'arriver à atteindre en mi-temps, donc ça fait 700, et d'avoir 2 000 € nets par mois grâce à notre mi-temps du coaching à domicile et en entreprise. Je pense. Après, ça dépend vraiment du nombre d'heures qu'on fait. Ça, c'est toujours pareil. Quand on est à son compte, on bosse pour soi. Donc si on a envie de bosser, de se faire de l'argent, on bosse, on prend des créneaux sur la semaine. Il faut savoir aussi qu'il y a un petit bémol, on va dire, sur le coaching sportif, c'est qu'on travaille sur les créneaux où les gens ne travaillent pas. Ça, il faut le savoir. C'est-à-dire entre midi et deux, mais surtout le soir, le samedi, le dimanche. Après, ça va être à nous de fixer nos créneaux, mais au départ, c'est important pour moi, en tout cas, je trouve, de ne pas refuser la clientèle, surtout quand on démarre. On ne peut pas se permettre de dire: Non, moi, je fais 9h00, 17h00. Ça, ce n'est pas possible. Les gens, c'est compliqué pour retrouver des créneaux dans la journée, globalement.
Juliette (Chance)
Oui, il faut avoir bien en tête qu'en fait, il faut être disponible quand les gens sont disponibles. Donc peut-être un emploi du temps un peu décalé.
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Exactement. Là, par exemple, cet après-midi, je n'avais pas de coaching à domicile puisque les gens travaillent. Là, ce soir, j'ai eu des annulations, mais j'aurais dû finir à 21h00 avec des coachings à domicile. Parce que c'est un choix aussi. Mais par contre, il y a des fois où il y a des semaines, je vais dire: Non, mais là, je vais me prendre un week-end. Dans ce cas-là, je vais faire un peu plus d'heures en début de semaine, quitte à être full, full, full. Mais par contre, je me prends trois jours de week-end. Ça, c'est après, c'est à chacun de voir comment il veut gérer son emploi du temps.
Juliette (Chance)
Merci beaucoup, Sarah. La dernière question, pour répondre à Mathilde sur les formations. On a vu qu'il y a trois types de formations. Il y a Staps qui dure trois ans, c'est ça ?
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Trois ans en plus si on fait un master. Ça peut être cinq. Ensuite, il y a le BPGEPS qui dure un an. Et là, j'ai une amie qui a fait un CQP de six mois.
Juliette (Chance)
Ok, voilà. Merci beaucoup. Est-ce que peut-être une personne a encore une dernière question pour Sarah ? Sinon, je peux en avoir d'autres.
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Mais en tout cas, c'est un super métier. Je suis vraiment trop contente d'être revenue à ce métier-là. Par contre, il faut aimer les gens sincèrement, il faut être à l'écoute, il faut toujours essayer de les pousser, aussi de les rassurer. Il faut aussi être pédadagoge, leur dire... Par exemple, si on voit qu'ils ont augmenté leurs charges sur certains exercices, je trouve que c'est important de le dire aussi et de toujours essayer de les pousser, les tirer vers le haut.
Juliette (Chance)
Super. Merci beaucoup. Moi, j'ai une dernière question. Tu nous as parlé de ta tante. C'est finalement cet événement, oui, cette personne qui t'a fait relancer ou qui t'a fait replonger dans ce métier. Est-ce que tu penses, s'il n'y avait pas eu ta tante, tu y serais retournée ou pas ? Du moins cette opportunité.
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
C'est une bonne question. Je pense que oui, mais peut-être pas aussi rapidement. Peut-être que j'aurais encore bifurqué sur un autre métier et en même temps, le parcours Chance m'a vraiment aiguillé là-dedans. C'est un peu compliqué de répondre à cette question, mais c'est vrai que ça a été quand même l'élément déclencheur qui a permis de me rebooster dans cette voie-là. Ça, c'est sûr.
Juliette (Chance)
Ok, super. Écoute, merci beaucoup pour l'ensemble de ton partage. Merci surtout d'avoir répondu aux questions avec une grande franchise. Je vais partager, si tu es d'accord, ton profil LinkedIn dans le chat pour que les personnes puissent, si elles souhaitent, continuer l'échange et te poser des questions ?
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Il n'y a pas de souci. Moi, je réponds avec grand plaisir. J'ai eu plusieurs personnes d'ailleurs du parcours Chance, ça m'appelait sur le métier de coach sportif, donc n'hésitez pas à me contacter. Moi, je répondrai avec grand plaisir à vos questions, vos interrogations en privé si vous préférez. Je suis tellement passionnée que n'hésitez pas. Vraiment, je répondrai avec grand plaisir.
Juliette (Chance)
Ok. Merci beaucoup Sarah. Et merci à toutes et à tous de vous être connectés. Je vois la dernière question de Dimitri, peut-être rapidement sur une journée d'immersion. Oui, non, est-ce que c'est possible ? Est-ce que c'est difficile à organiser ?
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Non, je pense que tout est possible. Je pense qu'il n'y a vraiment pas de souci. Au contraire, il faut tester. Je pense qu'il faut au contraire aller voir ce que c'est la réalité du terrain avant de se lancer. Mais non, pour moi, c'est OK, il n'y a aucun problème.
Juliette (Chance)
Et c'est même clé de tester les choses. Oui, tout à fait. Merci à toutes et à tous. Je vous souhaite une excellente fin de journée. Merci à vous. Bon courage par rapport à tes coachings qui arrivent.
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Merci Juliette. Merci à tous pour vos questions. N'hésitez pas, je reste disponible.
Juliette (Chance)
Merci. Au revoir.
Sarah Gautreau (Coach Sportive)
Merci, au revoir.













