Cécile Farah, Commerciale
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Alizée (Chance)
Bonjour tout le monde, bienvenue dans ce Live Chance, dans la série des live en coulisses qu'on organise toute la semaine pour vous présenter des métiers que vous ne connaissez pas forcément ou des métiers qui vous intriguent, qui vous intéressent et sur lesquels vous voulez des infos. Évidemment, vous le voyez, je ne suis pas toute seule. Je suis en présence de Cécile, qui est là pour nous parler du métier de commercial. Et avant de lui laisser la parole, je me présente très, très rapidement. Donc moi, je suis conseillère hier chez Chance. Et donc aujourd'hui, je vais animer ce live pour faire l'intermédiaire entre vos questions à vous et les réponses que Cécile pourra nous donner. Pour ça, vous avez le chat. Vous pouvez évidemment dire bonjour comme vient de le faire Elise dans le chat. Et il y a un petit onglet Questions dans le chat juste à côté. Et c'est là qu'il sera pertinent de poser vos questions, parce que sinon, dans toute la trame du chat, on risque de les perdre. Donc vraiment, je compte sur vous pour mettre les questions dans l'onglet Questions. Cécile, est-ce que tu peux nous présenter un peu ton parcours ?Comment tu en es arrivée au métier de commercial ?
Cécile Farah (Commerciale)
Bien sûr. Donc, merci beaucoup Alizée. Donc, pour ma part, aujourd'hui, j'occupe le poste de VP Sales au sein de Partoo. Je m'occupe de l'expansion internationale sur l'Europe, le Moyen-Orient et l'Amérique latine, avec deux enjeux majeurs. Le premier, c'est de faire croître justement mes équipes commerciales, leur donner bonne pratique, les les amener à se challenger. Et puis, le deuxième, bien évidemment, c'est de me coordonner en interne avec la stratégie globale pour être sûr qu'on met les bons moyens commerciaux, les bons efforts commerciaux au bon endroit. Et avant d'en arriver là, je suis passée par la case commerciale pure new business, à compte management aussi. Donc, j'ai commencé par une école de commerce sans pour autant me dire que j'allais être commercial, mais plutôt du projet de développement à l'international. Et puis, j'ai eu la chance à travers cette formation, finalement, de découvrir le métier de commercial, en tout cas de manière théorique, et d'intégrer un stage, un peu plus qu'un stage de France, mais un stage de 15 mois à New York, où j'avais pour objectif d'aller d'exporter des boissons européennes plutôt high-end. J'ai connu le porte-à-porte avec les hôtels et les restaurants pour aller rencontrer les Food and Beverages Directors.
Cécile Farah (Commerciale)
J'ai aussi participé au développement de partenaires sur place et de distributeurs pour ne pas être la seule commerciale, mais aussi que les personnes parlent pour moi et vendent pour moi. Et puis, bien sûr, faire de la veille concurrentielle et de la veille sur tous les établissements qui pouvaient s'ouvrir afin d'établir mon plan de prospection sur un nouveau business, sur un nouveau marché. Ça m'a donné envie de continuer cette première expérience commerciale. J'y ai trouvé une grande liberté d'action, une grande liberté aussi d'autonomie sur la partie prospection, plan de territoire, et puis me challenger tous les jours pour comment je vais faire en sorte que mon produit va plaire et va pouvoir se développer. Donc, j'ai continué dans le commercial, mais plutôt dans le conseil en France, où là, j'avais encore un rôle new business, mais aussi de la compte management parce que j'avais envie d'aller plus loin, d'aller plus dans du territory plan, de mapper les comptes. Et donc, j'ai rejoint Wavetone, qui est un cabinet de conseil en transformation digitale. Je n'avais qu'un seul client, le compte total, et deux objectifs commerciaux. Le premier, AM, donc account manager, sur le compte total, on a déjà des clients, des entités chez nous.
Cécile Farah (Commerciale)
Comment faire en sorte qu'elles achètent de nouveaux services et de leur présenter aussi de nouvelles offres ? Et puis, un rôle de new business pour aller découvrir de nouvelles entités du groupe en France, au Benelux, mais aussi au UK, et puis leur proposer nos nouvelles offres. Ce qui a été super intéressant et différent aussi de la première expérience, c'est que c'est de la vente plus un peu moins maîtrisée par un commercial, quand on parle de cybersécurité de data, mais beaucoup plus challenging dans le sens mapper les comptes, être au bon endroit au niveau des interlocuteurs qu'on allait voir. Et puis, la valeur ajoutée vraiment du commercial, au-delà de connaître son offre, en tout cas dans ce métier-là ou dans cette entreprise-là, c'est finalement de faire de la cohésion entre un groupe très grand, entre différents départements, pour aller leur vendre des des projets massifs et pas seulement à chaque entité.
Alizée (Chance)
Oui, c'est vrai que tu as pu voir différents... En fait, tu as pu voir tous les aspects d'un métier de commercial. Ça fait combien de temps que tu es sur la fonction commerciale, globalement ?
Cécile Farah (Commerciale)
Ça fait une dizaine d'années que je suis sur la fonction commerciale. Du coup, en effet, commencer par du produit, puis de la vente complexe. Et après, j'ai intégré deux entreprises SaaS. Donc là, on était vraiment sur autre chose encore. Je dirais un mix entre le produit pur que j'ai pu faire à New York et la vente très complexe, moins tangible qu'est le conseil. En rejoignant notamment Jobteater là-dessus.
Alizée (Chance)
Ok. Du coup, c'est génial. Je pense que tu pourras bien renseigner les personnes qui ont des questions parce qu'il y a tellement de nuances dans un job de commercial. Je vois qu'on a une question d'Élise en parallèle qui nous demande qu'est-ce qui te plaît le plus dans ton métier, toi, Cécile ?
Cécile Farah (Commerciale)
Oui, bien sûr. Dans le job de commercial pure, ce qui me plaît le plus, c'est vraiment se réinventer tous les jours. J'estime qu'en tant que commercial, peu importe les entreprises dans lesquelles j'ai été, j'ai dû me réinventer pour la connaissance produit, pour mon pitch et en fonction aussi des personnes. La deuxième chose, je dirais, c'est vraiment cet aspect de liberté d'action qui va être de prendre une stratégie et de la suivre, de test and learn aussi un petit peu, qui nous permet de se challenger et d'apprendre sur nous-mêmes. Je trouve que c'est un métier dans lequel, finalement, on grandit beaucoup plus vite que peut-être un autre métier, parce qu'on a ce besoin de se réinventer. Et quand on se réinvente pas, on ne fait plus les objectifs, on n'a plus ce dynamisme. Et moi, c'est ce qui me plaît aujourd'hui, c'est toujours d'aller plus loin, de me challenger. Et le dernier point peut-être, c'est sur la reconnaissance. Le fait d'avoir une reconnaissance qui soit, entre guillemets, immédiate, puisque forcément, on voit ces chiffres, on voit le nombre de meetings, il y a des KPI très concrets. Et moi, ça me permet de prendre du recul recul aussi quand on est un peu au four et au moulin à certains moments, par exemple au closing, de prendre du recul et me dire: OK, ça, ça me donne de l'énergie. Là, je suis prête à continuer et à me ressourcer.
Alizée (Chance)
Bon, c'est trop bien. Et du coup, là, ce que tu dis me fais penser à une question. D'après toi, c'est quoi les trois qualités principales que doit avoir une personne ou en tout cas qu'elle doit avoir en tête par rapport à un métier de commercial ? Parce que des fois, un métier, on se dit: Ça m'intéresse, je vois à peu près ce que c'est, mais dans la réalité, d'après toi, c'est quoi vraiment ce qu'il faut avoir en soi pour être commercial ?
Cécile Farah (Commerciale)
Bien sûr. Je pense qu'il y a une grosse partie qui est sur l'organisation. C'est hyper important d'être bien organisé parce que finalement, commercial, ça regroupe un nombre de tâches immenses et qui peut être différent d'ailleurs selon les entreprises, donc l'organisation. L'entrepreneuriat ou en tout cas l'envie d'entreprendre, sortir du cadre, trouver des idées, être créatif, aussi bien pour la prospection que sur notre pitch commercial, que le suivi client, pour être sûr qu'il soit adapté. Il y a une partie quand même qui est importante, je pense que c'est quand même la stabilité émotionnelle. Le job de commercial, c'est un peu les montagnes russes. Dans une journée, on passe par toutes les météos possibles. C'est des journées horribles et des journées incroyables.
Cécile Farah (Commerciale)
Voilà, c'est ça. Donc, c'est important d'avoir une certaine stabilité émotionnelle ou au moins d'avoir des choses auxquelles on peut se raccrocher pour dire: OK, il va y avoir des hauts et des bas, mais ça, c'est mon fil rouge. Ça, c'est ce qui me permet de m'accrocher. Je dirais que la dernière, c'est l'envie de se dépasser le challenge d'aller toujours chercher plus. Et pour moi, un bon sales, et c'est ce que je disais un petit peu avant, mais il va toujours essayer de se challenger, se réinventer pour rester au top du top.
Alizée (Chance)
Merci. Il y a quelqu'un qui avait voulu poser une question. J'ai l'impression que c'est Roy. Il a peut-être changé d'avis. Si. Intéressante comme question: comment tu choisis tes collaborateurs ?
Cécile Farah (Commerciale)
Très bonne question. Surtout que chez Jobteaser, j'ai managé 40 personnes. Là, je sais partout, j'ai une vingtaine de personnes, donc c'est la question primordiale. J'aime bien choisir mes collaborateurs, déjà, en fonction d'un équilibre d'équipe. C'est-à-dire que oui, j'ai un poste et j'ai quelques critères que je dois respecter sur tous les postes, mais je fais super attention au type de personnes que je recrute en termes de personnalité. Pas forcément sur: Est-ce qu'ils vont s'entendre ?, mais en fait, qu'est-ce que cette personne va apporter qu'une autre personne n'aura pas pour que j'ai une équipe la plus complète possible et aussi que ces personnes, finalement, échangent parce qu'ils voient la valeur ajoutée de l'un et l'autre. Pourquoi aussi je fais ça maintenant en tant que manager ? C'est que j'ai besoin, moi, de déléguer de plus en plus, de prendre de plus en plus de hauteur. Et Donc si j'ai une équipe qui s'auto-suffit le plus possible, on va aller pouvoir chercher plus loin parce que je vais pouvoir me concentrer, moi, sur d'autres tâches pour leur faciliter aussi la vie.
Alizée (Chance)
Ok. Merci pour ta réponse. J'ai une autre question qui est un peu reliée. En attendant, je rappelle aux personnes qui nous ont rejoints entre temps que le chat est fait pour vous. Cécile est là pour vous et elle donne de son temps pour répondre à vos questions. Donc, il ne faut pas les garder dans votre tête. Il faut surtout nous les écrire pour qu'on puisse clarifier tout ça. En attendant, moi, j'ai une question. Tu dois faire sûrement des entretiens d'embauche, du coup, pour agrandir tes équipes. Comment tu arrives à savoir quand une personne sera un bon commercial ou pas ? Est-ce qu'il y a un truc infaillible sur lequel on peut, nous, en tant que personne se renseignant sur le métier, se dire: Tiens, c'est vrai que si je n'ai pas ça, ça va être compliqué.
Cécile Farah (Commerciale)
J'aimerais dire oui, surtout après 10 ans d'expérience de commercial. Donc, j'aimerais dire oui, je fais des erreurs de recrutement encore et toujours et ça continuera. Par contre, ce que je regarde comme atout majeur, c'est vraiment cet esprit d'entreprendre. J'attends des personnes qui ne vont pas attendre que je leur dise quoi faire finalement. Et ça, je trouve que ça a super bien marché à chaque fois, parce qu'en fait parce que finalement, elles ont un objectif, c'est de se dépasser, c'est de développer quelque chose. Donc, ce que je regarde, c'est: est-ce que sur leurs expériences précédentes, je sens cet entrepreneuriat qui a été mis en place ? Est-ce qu'elles ont des entreprises à côté, autoentrepreneurs ou autres, des business, ou ça peut être des projets associatifs, soit à côté ou qu'elles ont fait avant. Ça, c'est quelque chose que je regarde. Et puis après, j'ai quand même un autre point, c'est la partie KPI. Je sais qu'il y a un peu deux écoles, mais pour moi, quelqu'un ne parle pas de KPI et d'achievement pendant son entretien, je ne vais pas souvent continuer les conversations parce que si la personne ne regarde pas ça, par quoi elle est animée derrière ? Où est-ce qu'elle trouve son sens pur du métier commercial ? Je vais avoir des difficultés et du coup, à potentiellement manager cette personne par la suite dans les cas de difficulté. Donc ça, c'est un point que je regarde aussi.
Alizée (Chance)
Trop intéressant. Merci, on garde ça en tête, du coup. Elise demande: Est-ce que tu te verrais entreprendre ou te mettre à ton compte ? Et il y a Simon qui allait poser une question. On t'attend, Simon. On commence par la question d'Élise, évidemment. Est-ce que tu te verrais entreprendre ou te mettre à ton compte ?
Cécile Farah (Commerciale)
Oui. Depuis deux ans, je me disais: OK, il faut que je monte ma boite, il faut que je sois autoentrepreneur, etc. Et finalement, il y a un an et demi, j'ai décidé d'avoir un statut auto-entrepreneur en plus de ce job de VP Sales, dans lequel je donne des Je fais du coaching ou du mentoring, aussi bien sur des profils commerciaux purs, donc pour les aider à devenir meilleurs, développer des compétences, ou sur une partie aussi de management commercial, justement, pour aider les managers à réussir cette partie-là. Et donc ça, je le fais par On Train, notamment, qui permet des formations aux entreprises, et puis par moi-même. Et en ce moment, j'ai aussi un projet sur lequel je réfléchis avec deux associés pour justement entreprendre et vraiment construire une entreprise avec eux. Donc, je n'en dis pas plus pour le moment. Je ne sais pas si ça verra le jour.
Alizée (Chance)
Oui, tu as raison. On ne voulait pas te jeter le mauvais sort, mais j'imagine que tu as peut-être fait le parcours chance, c'est ça ?
Cécile Farah (Commerciale)
Je n'ai pas eu la chance de faire le parcours Chance. J'ai eu la chance d'échanger avec beaucoup de personnes du parcours Chance qui m'ont aidé, justement, aussi en parallèle pour développer ça. Et je pense aussi que beaucoup de commerciaux, en tout cas dans ceux que je rencontre, dans la vie courante ou dans les coachings, justement, ont cette envie à un moment d'entreprendre et donc qu'il y a quelque chose qui voit le jour petit à petit.
Alizée (Chance)
On croise les doigts pour être bien, avoir des projets comme ça. Je vois qu'il y a la question de Simon qui questionne la part de variable et de fixe dans un salaire commercial. Alors moi, je vais rajouter une petite difficulté ou nuance dans cette question, c'est qu'il y a toi, tu as une rémunération à ton niveau de VP, mais quid du commercial aussi qui commence sa carrière, en tout cas un salaire vraiment de commercial. Est-ce que tu peux nous en dire plus sur la part de variable et de fixe ?
Cécile Farah (Commerciale)
Oui, bien sûr. Je vais parler plutôt sur la partie SaaS, entreprise SaaS, aujourd'hui. Vous avez mis entreprise SaaS pour les personnes ici qui ne sauraient pas ce que c'est, s'il te plaît ? Oui, c'est une plateforme. C'est un service online qu'on va utiliser pour que les personnes puissent... Donc, on n'est pas sur du conseil, on n'est pas sur du produit. On va vraiment être sur une plateforme as a service, donc as a service SaaS. Du coup, Je vais parler plutôt d'eux, même si on rencontre quand même des variables assez similaires, mais on est plutôt sur du 30 à 40% de variables par rapport au fixe. Et ça, je le retrouve souvent. Après, le variable, il peut être découpé de différentes manières, avec quoi soit 100% d'individuel et donc qui va être de manière, finalement, avec une commission sur chaque deal qui va être rentrée. On a aussi sur cette partie individuelle une commission qui va être avec un minimum d'atteinte. C'est par exemple ce que fait Jobteaser ou d'autres plateformes où on va être sur un minimum de 50% d'atteinte pour déjà débloquer finalement Exactement, en sorte de palier. Et après, il y a des entreprises que j'ai vues, d'ailleurs, qui peuvent être concurrentes de Jobteaser, mais qui vont faire un individuel et un partagé d'équipe où là, on va être à peu près sur du 15%, dans les 30%, du 15%, 15%, donc la moitié Sur le partage d'équipe, c'est l'atteinte des objectifs de l'équipe et puis après l'atteinte, clairement, de l'objectif individuel.
Alizée (Chance)
Ok, 30, 40%, c'est quand même une belle part. Moi, je pose des questions aussi parce que ça m'en fait venir. Je pose cette question parce que je me mets à la place de personnes qui se renseignent sur le métier de commercial et qui ne le font pas aujourd'hui et qui envisagent ça comme une possibilité d'être commercial. Comment tu réagis à un commercial qui n'atteint pas son objectif et donc voit son salaire imputé, on va dire, ou dans l'autre sens, qui n'augmente pas de 30 à 40% et qui te dit qu'il rencontre des difficultés, que forcément, financièrement, c'est beaucoup plus compliqué. De ton côté managérial, c'est tout simplement qu'il ne fait pas ses objectifs, mais souvent, les commerciaux ont tendance à dire: Oui, mais... Et pour des justifications, les leads ne sont pas qualifiés, les prospects ne sont pas qualifiés, le marché est saturé. Il y a toujours des justifications côté commercial. Comment toi, tu te positionnes dans ces discussions-là ?
Cécile Farah (Commerciale)
Oui, c'est vrai que le oui, mais, c'est commercial. On l'entend, mais c'est top parce que justement, il y a de l'argumentaire derrière, normalement. Ça, je l'ai vécu dans mes postes de manager. Je l'ai vécu aussi sur des personnes que je coachais. Et donc, pour moi, il faut comprendre pourquoi. Pourquoi il n'y a pas d'atteinte d'objectif. Donc, c'est déjà de discuter avec la personne pour voir où ça pêche, à quel niveau du cycle de vente Pour être très concret déjà sur la vente, où est-ce qu'on n'a pas les bons ratios ? Et puis après, sur la partie soft skills aussi, et plutôt personnel, est-ce qu'il y a des choses sur lesquelles la personne n'est pas forcément à l'aise ou n'a pas toutes les billes ? Et donc Après ce premier constat, c'est assez facile finalement d'identifier les top priorités. Donc l'idée, c'est d'identifier trois priorités majeures. On peut en identifier plus, mais trois sur lesquelles on va travailler. Et moi, ce que ce que je fais, on appelle ça un plan de performance globalement, mais ce que je fais avec les personnes qui n'arrivent pas, une fois qu'elles ont compris, identifié à quel moment ça ne fonctionne pas ou pourquoi, c'est vraiment de leur dire: OK, ce qui aura le plus d'impact pour toi, c'est cet objectif ou celui-ci. Et toi, comment tu te positionnes par rapport à ça ? Lequel te semble le plus achievable maintenant ? Parce que c'est aussi mettre la personne dans des conditions de réussite. Et après, on ira sur ce qui est le plus difficile. Et donc, c'est comme ça, finalement, que j'accompagne les sales aujourd'hui. Et dans l'expérience Partoo, je peux vous donner un exemple d'une sales qui est arrivée un an avant moi, que j'ai eue dans mon équipe et qui, finalement, ne faisait pas ses quarters, donc pendant trois quarters de suite. Et je me suis dit: OK, je vais aider le manager présent pour l'accompagner. Et donc, c'est à ce moment-là qu'on a vraiment fait parler cette personne. Et déjà, la fait de la faire parler, elle, ça la fait mûrir. Et donc forcément, on va beaucoup plus vite après sur l'apprentissage. On a travaillé sur des parties du cycle de vente, notamment la découverte, increase the pain et le closing, qui en fait étaient des choses où elle n'était pas assez forte. Pas assez forte parce que manque de confiance en elle sur certains points et pas assez forte parce que justement, manque d'argumentaire, manque de questionnement. Et donc on l'a accompagnée là-dessus. Et au bout de trois mois, elle est sortie de ce plan de performance et elle a fait son deux quart d'heure de suite. Donc, belle victoire. Et je pense que c'est vraiment par la discussion et l'accord commun de sur quoi on va travailler ensemble que ça peut fonctionner.
Alizée (Chance)
Très bien, merci. On a une question de José. Peux-tu nous parler des avantages et des inconvénients du full cycle ?
Cécile Farah (Commerciale)
Du full cycle, c'est-à-dire de la prospection jusqu'au closing, j'imagine ? Je vais le comprendre comme ça. Je vous ai répondu.
Alizée (Chance)
Oui, c'est ça.
Cécile Farah (Commerciale)
Ok, super. Côté avantage, pour un sales, déjà, c'est de pouvoir suivre son client ou son prospect du début à la fin. Et ça, ça permet de travailler, finalement, divers compétences et d'animer normalement ou de trouver de l'énergie pour la personne, de ne pas faire quelque chose de trop cloisonné. Et donc, on retourne à cette liberté d'action et à ce challenge tous les jours. C'est un premier avantage. Le deuxième avantage qu'on va avoir, c'est justement de mieux connaître son marché, puisqu'à chaque réaction du cycle de vente, on va pouvoir ajuster nos actions, notre pitch et donc s'améliorer pour la prochaine fois. Le troisième, si je dois en donner trois, c'est qu'il y a plusieurs victoires possibles. Quand on n'arrive pas à signer, on arrive à prendre des rendez-vous. Quand on n'arrive pas à prendre des rendez-vous, on arrive à signer. Et ça, ça permet aussi de garder une énergie positive et de se battre jusqu'au bout en tant que sales, comme on disait, montagne russe. L'inconvénient, Le premier point, c'est que ça peut être compliqué pour certaines personnes. Je pense qu'il faut, et là, ça fait partie des entretiens, mais c'est important de savoir si la personne est capable de gérer autant d'étapes qui nécessitent des compétences différentes.
Cécile Farah (Commerciale)
Donc ça, c'est un premier point. Et le deuxième, c'est aussi de manager son temps. Justement, on revient à l'organisation. Combien de temps je passe sur mon début de cycle versus mon fin de cycle et ma moyenne. Donc, ce n'est pas au doigt mouillé. L'idéal, c'est que ce ne soit pas. Donc, c'est là que c'est important de rentrer aussi dans les KPI pour éviter justement de passer trop de temps sur de la pros ou trop de temps sur du closing et finalement, avoir un pipe peut-être pas assez important au début parce qu'on n'a pas fait la bonne prospection.
Alizée (Chance)
Ok, merci. On a cinq minutes encore parce qu'il y a des live toutes les demi-heures en cette semaine. C'est vraiment la semaine des métiers en coulisses. Je vois que j'allais poser la dernière question, mais je crois qu'elle est en train d'arriver. Donc évidemment, j'essaie de ma place, on est déjà posé plein. Comment vous gérez la compétition ? Comment tu gères ? Moi, je te tutoie, la compétition entre deux sales ? Ça a l'air inspirant.
Cécile Farah (Commerciale)
Non, c'est une très bonne question. Et c'est quelque chose que j'ai rencontré dans toutes les entreprises finalement, que j'ai pu avoir, notamment quand il y a seulement un variable individuelle. Je trouve que c'est quand même plus estompé quand il y a un variable avec du commun ou d'équipe à l'intérieur. Comment j'ai pu le gérer ? Déjà, c'est plutôt de l'utiliser en positif. Donc, la partie positif, c'est C'est super. La personne veut se dépasser, tu veux aussi te dépasser. Et donc ça, ça va nous permettre d'aller plus loin. La deuxième chose, c'est de leur faire comprendre que de toute façon, vous êtes en concurrence, mais vous n'avez pas les mêmes forces. Vous êtes deux individus différents. Même si vous faites la même chose, que vous avez la même typologie de portefeuille, le même nombre de cons, vous n'allez pas l'adresser de la même façon. Donc très bien d'être en compétition sur le chiffre, mais vous pouvez vous apporter. Et donc j'ai fait travailler notamment deux personnes, Antoine et Jeff, vraiment ensemble, comment ils pouvaient s'apporter l'un l'autre et ça leur permettait tout le temps de se dépasser. Et il y a un autre aspect que je voulais aborder.
Cécile Farah (Commerciale)
Oui, par contre, la compétition, elle devient embêtante et néfaste quand il y a quelqu'un qui va prendre le compte d'un autre ou aller targetter sur un territoire. Ça, par contre, ce n'est pas correct. Et je pense que là, c'est quand même au manager d'intervenir pour redéfinir les règles, redéfinir aussi les valeurs qu'on a et qui sont hyper importantes de respecter, qu'on est tous dans le même Moi, en général, je joue plutôt sur le positif et ce que ça apporte et travailler ensemble, finalement, soyez en compète, mais en bonne compète. Par contre, je ne laisse pas passer la partie néfaste qui crée un mauvais environnement. On a déjà des difficultés avec nos clients, donc c'est important d'avoir un bon environnement en interne.
Alizée (Chance)
Tout à fait, mais comme tu le dis, c'est vrai que c'est vraiment induit par la répartition du variable individuelle et/ou collective. Ça va beaucoup jouer, forcément. Merci. On arrive au terme de notre petit live. Est-ce que, Cécile, tu as un LinkedIn que tu acceptes de partager ? Si jamais il y a des questions qui arrivent plus tard pour les personnes qui n'auraient pas eu le tacle-tacle pendant le live ?
Cécile Farah (Commerciale)
Oui, bien sûr. Si tu veux que je- Si je peux partager le lien, là, ce serait top.
Alizée (Chance)
Je n'ai pas ton nom de famille. Si, c'est bon, je l'ai. Il est facilement trouvable ton LinkedIn ?
Cécile Farah (Commerciale)
Oui, c'est Cécile Farah, F-A-R-A-H, VP Sales chez Partoo. Comme c'est indiqué sur la vidéo au-dessus.
Alizée (Chance)
Oui, mais tout à fait, je l'ai.
Cécile Farah (Commerciale)
Avec plaisir.
Alizée (Chance)
Voilà. Vous mettez le LinkedIn de Cécile qui a la gentillesse de vous le partager. Comme ça, vous pouvez lui faire des petits mots si jamais il y a des questions qui arrivent plus tard. Celui-ci est synthétique dans les messages parce que comme nous, elle a un travail à côté. Donc, des petites questions sans spam. Un grand merci Cécile pour ton temps, pour tes réponses. C'était chouette comme tout d'échanger. On va libérer la scène parce que comme vous le savez, on a eu des live tout au long de la semaine comme ça. On vous dit au revoir et consultez bien le planning des métiers. Il y a peut-être aussi d'autres pistes professionnelles qui vous interrogent. C'est la semaine qui est faite pour.
Cécile Farah (Commerciale)
Bonne journée tout le monde. Merci, bonne journée. Au revoir.













