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Nelly Nkombou, Compliance Officer

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Nicolas (Chance)

Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans ce live métier. Je suis Nicolas, je travaille chez Chance dans l'équipe Produits en tant que Head of Design. Je suis content aujourd'hui de pouvoir animer cette conversation avec Nelly, qui est Compliance Officer. Avant de commencer, pour donner un petit peu de contexte, parce que tout le monde ne connaît pas forcément Chance, Chance est un bilan de compétences, c'est une communauté d'entraide qui permet d'aider à trouver la voie professionnelle qui est faite pour vous ou simplement qui permet d'aider à redonner du sens à son travail. Dans le cadre du Parcours Chance, si vous réalisez que vous n'êtes pas forcément satisfait de votre métier, on va vous inviter à explorer d'autres métiers et à parler à des professionnels, leur poser tout un tas de questions pour découvrir la réalité de leur métier. Et c'est justement ce qui nous amène là aujourd'hui. On va faire une rencontre métier avec Nelly qui va nous parler de son métier de Compliance Officer. Quelques informations avant de débuter, il s'agit d'un live interactif. Donc n'hésitez pas à poser des questions, si vous le souhaitez, dans le tchat. Je me chargerai de les relayer auprès de Nelly.

Nicolas (Chance)

Et d'ailleurs, pour s'échauffer un petit peu les doigts, on aime bien demander à nos auditeurs d'où ils nous suivent. Donc n'hésitez pas à nous dire dans le tchat d'où vous nous écoutez. De mon côté, je suis à Maison Alfort, en région parisienne. Est-ce que Nelly, tu peux nous révéler où tu es actuellement ?

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

Je suis en région parisienne, à Montmorecy.

Nicolas (Chance)

Très bien. Merci beaucoup. Ce que je te propose, c'est qu'on commence avec les questions. Avant de parler de ton parcours, est-ce que peut-être tu peux nous dire en quoi consiste ton métier de Compliance Officer ?

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

Oui, Nicolas. Bonjour tout le monde. Mon métier de Compliance Officer consiste principalement à me rassurer que les banques, principalement parce que je travaille pour les banques, respectent les normes de lutte anti-blanchiment et lutte contre le financement des terroristes. C'est principalement ça. Pour ça, ça passe bien sûr en deux lignes. Ça passe généralement sur la surveillance des flux, s'assurer de la cohérence des flux et qu'il n'y a pas de flux suspects ou de flux atypiques ou de flux qui ne respectent pas les normes nationales européennes ou internationales, grosso modo.

Nicolas (Chance)

Ça marche. Merci beaucoup. Entre temps, quelques personnes nous ont répondu dans le chat. On a donc des gens qui sont de Cécile, de Poissy, Amina qui nous écoute au Bourget, Camille à Fibraq, en Charente-Maritime, et Florence, qui est dans les Hautes-Cennes. Bonjour à vous toutes. Si vous êtes encore dans le tchat, n'hésitez pas à intervenir, encore une fois, à nous dire où vous êtes, où à poser vos questions. Après ta présentation de C'est ton métier qui a l'air très sérieux. Est-ce que tu peux nous raconter ton parcours ? Comment est-ce qu'on devient Compliance Officer ? Est-ce que tu as commencé déjà ce métier ? Est-ce qu'il y a différents stades ? Par où tu es passée ? Est-ce que tu peux nous parler de Comment tu en es arrivée là depuis ta formation jusqu'à aujourd'hui ?

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

Comment je suis arrivée là ? C'est vrai qu'il n'y a pas un parcours typique exact. Après, je répondrai à que tu développeras peut-être plus. Mais mon parcours à moi, il faut savoir que j'ai eu une formation initiale en BTS informatique de gestion. J'étais passionnée par l'informatique, je le suis toujours. Par la suite, j'ai travaillé pour un cabinet qui développait des solutions informatiques pour les établissements bancaires. Et moi, de nature curieuse, je voulais savoir également comment se passent les transactions financières, comment elles fonctionnent, tout simplement, les banques. C'est comme ça que j'ai fait des études... J'ai postulé pour une licence professionnelle en banque assurance finance et que j'ai obtenue avec un diplôme Université de marché financier et déontologie. Par la suite, j'ai commencé à vraiment travailler uniquement, principalement, pour les banques. Déjà, pour valider mon stage, justement, je travaille en agence en tant que chargée de clientèle. Encore étant curieuse, j'ai envie de voir comment se passaient les opérations ou les contrats post-agence. C'est comme ça que de fil en aiguille, j'ai travaillé en arrière-plan, non plus en agence, en arrière-plan. Je travaillais tout ce qui était mis en place, par exemple, des contrats commerçants, lutte contre la fraude, porteur ou commerçant, dans des personnes en physique ou morale.

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

Et par la suite, précisément en 2016, j'ai été approchée par un cabinet de conseil. C'est là où vraiment mon métier de compliance officer commençait à vraiment plus se développer. J'ai été approchée par un cabinet de conseil qui avait justement besoin de personnes qui avaient un parcours bancaire et qui maîtrisaient, entre guillemets, le fonctionnement, tout ce qui était système fraude. Au départ, je n'avais pas réellement la casquette directement de compliance officer. J'ai justement appris depuis 2016 sur le tas. Je me suis imprégnée, j'ai été formée, je me suis imprégnée, j'ai appris progressivement et ça m'a plu et je suis restée dans le domaine jusqu'aujourd'hui. C'est un peu ça. Il n'y a pas de parcours atypique, mais le fait d'avoir une expérience bancaire, ça aide pour ce métier.

Nicolas (Chance)

Si je comprends bien, en gros, tu Vous travaillez pour un organisme qui est chargé de surveiller d'autres organismes, c'est ça ? Ou est-ce que c'est en interne, directement dans les banques ? Comment ça se passe ?

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

Je précise, le métier de compliance officine, on peut l'exercer directement auprès d'une banque, mais moi, je travaille grâce à un cabinet de conseil. Je fournis de la prestation. Pour le compte du cabinet de conseil, mais je vais en prestation chez le client.

Nicolas (Chance)

D'accord.

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

Selon l'équipe, parce que j'ai fait plusieurs équipes, selon l'équipe rencontrée, comment c'est constitué, comment est mise en place la politique interne à partir de luttes anti-blanchiment. Je revois les process, je m'adapte à leur process ou je contribue à les optimiser. Donc là, pour moi, je suis chez le client directement, mais pour le compte du cabinet de conseil.

Nicolas (Chance)

D'accord, super intéressant.

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

Mais on peut le faire également en interne, directement. Il y a plusieurs possibilités.

Nicolas (Chance)

D'accord. Est-ce que tu peux nous dire pourquoi tu as fait ce choix de métier ? Qu'est-ce qui t'a attiré à ce métier Ce qui m'a attiré dans ce métier, je suis d'abord une personne curieux, c'est le côté beaucoup plus éthique et légal.

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

Déjà, protéger nous, en tant que personne physique, ou aussi bien personne morale, il faut bien que nos investissements ou le système économique, en tout cas de façon globale, soient sécurisés. Avec les événements, la vague d'attentats, par exemple, qui a eu, avec les scandales financiers qui arrivent souvent, qui arrivent parfois, un peu partout. Ce qui m'a fait rester encore dans ce Ce qui me permet de rester dans ce métier, c'est le sentiment de pouvoir contribuer à quelque chose d'éthique, à protéger les intérêts de... Déjà la santé économique, par exemple, les intérêts aussi également des investisseurs. Parce que nous, une personne lambda, simple et épargnant, et un investisseur également de base. Donc, lutter contre la fraude, par exemple, c'est protéger ses intérêts. Lutter contre le financement et le tourisme, c'est protéger également les intérêts de la banque, le risque réputationnel. Il y a beaucoup d'aspects de risque derrière et j'aime contribuer à cela.

Nicolas (Chance)

D'accord, super. Merci beaucoup. Est-ce que tu peux nous raconter une journée type ? Est-ce que tu as une journée type ? Déjà, souvent, les gens nous disent: Oh là là, il y a beaucoup de choses, il n'y a pas de journée type. Mais est-ce que tes journées se ressemblent ? Est-ce que si c'est le cas, est-ce que tu peux raconter une journée type ? Ou si tu as des journées très différentes les unes des autres, est-ce que tu peux peut-être un peu nous raconter les différentes choses que tu es amenée à faire ?

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

C'est vrai qu'il n'y a pas toujours une journée type ou une journée qui se ressemble après à des similitudes dans les journées. Une journée type, par exemple, quand j'arrive le matin, ça varie selon l'évolution et les évolutions que j'ai eues dans les postes et les entités où je me trouvais, où je me trouvais, où je travaillais. Mais une journée type quand j'arrive, selon que je me trouve sur l'aspect surveillance des alertes embargo, par exemple. Parce qu'il faut savoir qu'en tant que compliance officer, selon l'entreprise où on se trouve, il y a différents périmètres de la sécurité financière. Il y a l'aspect, justement, connaissance client, c'est une surveillance des transactions, mais par C'est-à-dire à l'aspect profil client. Il y a l'aspect également, autre part, sécurité financière ou traitement potentiellement des alertes. Là, c'est conjoint, mais c'est différent. Les alertes, par exemple, chaque établissement bancaire a son son logiciel de filtrage de flux qui, justement, doit évoluer, être optimisé pour cela. Quand j'arrive, selon le travail organisé avec l'équipe, je catégorise les flux qui sont prioritaires selon les montants et selon les urgences, selon les délais également de traitement. J'analyse... Généralement, le travail se répartit, on va dire, naturellement, entre l'équipe, mais j'analyse, j'investis Là, je prends le cas des alertes aberrées, parce que les alertes non-adversées, c'est autre chose, c'est des points positifs.

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

Pour les alertes aberrées, ça veut dire qu'un fruit est réellement suspicieux, je mène les investigations nécessaires, que je rejoins la piste d'audit. En fonction des investigations que j'aurais eues via les différentes bases de données, les différents outils, je donne un argumentaire pour un avis favorable ou défavorable en fonction de l'enquête que j'aurais menée. Et c'est comme ça que je peux décider à mon niveau. Il Il y a souvent parfois le contrôle, quatre yeux. Quand j'étais au niveau du premier niveau de contrôle, je donnais mon argumentaire et la personne qui est au second niveau de contrôle, quatre yeux, qui devait être validée, en gros, libérer totalement le flux, s'assurer que je ne suis pas passé à côté de quelque chose, par exemple, et confirmer cet avis que j'ai donné. C'est là où, selon les cas, il peut y avoir un gel d'avoir ou une libération de flux, tout simplement. Mais vraiment, s'assurer que la transaction respecte aussi bien la politique interne, déjà, de l'entreprise, et le nombre des régulateurs. Principalement, c'est ça. Bien entendu, il peut y avoir des points, il y a parfois des points à faire, des cas un peu délicats sur lesquels il faut échanger.

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

Je m'occupe de ça. Bien sûr, derrière, il y a également un travail de production. Il y a un travail de production, il y a un problème. Il y a également des chiffres à produire. Je réalise les reportings si besoin. S'il y a des réunions à préparer, je le fais. S'il y a des nouveaux arrivants, des nouveaux collaborateurs qui sont arrivés, bien sûr, je leur programme leur formation. C'est principalement ça. Sinon, on va dire 60 pour cent, c'est une activité de production dans le surveillance des flux et d'investigation. Et le reste du temps, c'est dans les différentes réunions. Et principalement, c'est ça, grosso modo.

Nicolas (Chance)

Génial. Merci beaucoup pour les infos. Je crois que des personnes ont déjà commencé à nous poser des questions dans le tchat. Je te les relaierai tout à l'heure. Est-ce que tu parlais tout à l'heure de flux suspects, etc, d'investigation. Comment est-ce que tu investiges exactement ? Déjà, qu'est-ce qui fait que quelque chose est suspect ? Et quels sont tes moyens pour investiguer C'est intéressant ta question parce que ça me permet de...

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

Je vais toujours te répondre sur deux volets de la compréhension sur lesquels j'ai eu à travailler. Sur l'aspect, par exemple, cension d'embargo international, tout simplement. Si je me rends compte que... Il faut savoir, la messagerie, suivre les messageries des transactions. Je vérifie d'abord que les contreparties ne sont pas listées, donc ne sont pas sur les listes de sanctions. Je m'assure de l'objet de la transaction. Si c'est un achat de marchandises, par exemple, je prends un cas concret, un achat de marchandises, bien sûr, à partir des investigations, que je m'assure que les produits ne peuvent pas être, par exemple, à double usage. Peut-être une liste de produits chimiques, je ne sais pas. La finalité, c'est de se rassurer qu'il n'y a pas des marchandises qui sont à acheter, par exemple, pour créer des armes. Je prends un exemple vraiment un peu touchy, mais c'est ça. S'il y a un risque de double usage, il y a des documents nécessaires à réclamer pour lever ce doute-là. Si ce n'est pas le cas, si le doute est levé, le flux est libéré. Mais s'il y a une suspicion Il faut faire le nécessaire pour que cette transaction, par exemple, soit bloquée.

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

Ça, c'est les cas, on va dire, relativement simples. Sur l'aspect vraiment customer et connaissance du client. L'aspect surveillance des transactions sur une période donnée sur six mois d'une personne morale à une personne physique. C'est vraiment, il y a des logiciels internes, trier toutes les opérations sur un intervalle de six mois ou un an, par exemple. Si en fonction de... Excusez-moi.

Nicolas (Chance)

Ça arrive.

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

Non, comme je devais être connectée du téléphone, mais je n'ai pas pu le faire. Ok. Si sur un intervalle de... En fonction du profil client, il y a des opérations qui, en fait, semblent suspects, ne sont pas cohérents avec l'activité du client. Naturellement, il faut les charger d'affaires ou en agence, ils sont chargés de réclamer les justificatifs. Si les justificatifs probants sont donnés, le doute est levé. Il faut une explicabilité, tout un argumentaire et mettre à jour ce qu'on appelle le dossier cas oui, ci du client. Si l'origine des fonds, par exemple, ou l'origine des fonds au suspect n'est pas justifiée, là, justement, il y a une soupçon. Dans ce cas-là, il faut faire une déclaration de Travail qui est le service de renseignement pour tout ce qui est surveillance de transaction. Donc, c'est principalement ça. Je pense que ça... J'espère que ça répond à ta question, mais n'hésite pas à redévelopper, parce que je pense que c'est mon élément et il faut que je rende ça le plus simple possible à comprendre. Sinon, c'est simple. C'est vraiment du bon sens, de la cohérence, tout simplement. Super.

Nicolas (Chance)

Merci beaucoup. Une question qui peut intéresser les personnes qui nous regardent et qui sont intéressées par ton métier. Quelle formation il faut suivre pour accéder à ce métier ? Et ça rejoint une question de Florence qui demande quel est le diplôme requis pour être Compliance Officer. Est-ce que c'est un Master 2 et une expérience bancaire ou finance d'interrogation ?

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

J'ai envie de dire, parce que les choses évoluent. Ce que je peux dire aujourd'hui, c'est qu'idéalement... En fait, idéalement, ça, c'est un idéal. Après, on tend vers l'idéal, on peut l'atteindre ou pas, mais on peut toujours trouver des moyens. Idéalement, c'est bien d'avoir un Master 2 en droit à une dans un domaine du droit ou en finance. Cependant, avec un niveau différent, on peut y accéder. Parce que moi, j'ai eu à former, sur l'une de mes dernières missions, j'ai eu à former des collaborateurs qui n'avaient pas d'expérience bancaire. Bien sûr, avec l'expertise que j'avais, j'ai pu les former. Il suffit d'être curieux, d'être investi, d'avoir une certaine ouverture d'esprit également et de s'engager. Ils ont été formés, je pense, en deux semaines. Ça dépend. Bien sûr, on ne va pas commencer tout de suite par un poste de compliance complet. Généralement, parfois, on appelle Gestionnaire KWI, ou Gestionnaire Compliance, Analyse des flux. On est spécialisé vraiment sur l'analyse des flux. Du coup, il faudra un contrôle secondaire des préparer une autre personne pour valider totalement ce que la personne a fait. Par exemple, on peut commencer en tant qu'analyste des flux, mais une formation relativement de deux semaines peut suffire, mais bien sûr, en en gravissant les différentes étapes.

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

Oui, mais ça, il faut vraiment être également à l'aise avec les outils informatiques, naturellement, faire preuve d'adaptabilité et avoir surtout vraiment beaucoup de bon sens, avoir une certaine logique, de pouvoir avoir également des aptitudes de recherche, pouvoir savoir rechercher une information via les différentes sources de données disponibles, sources internes, bien sûr, différentes bases de données. Mais je vous rassure, ce n'est pas complexe quand on vous montre et que vous êtes un peu aguerri, ça passe. Donc idéalement une expérience... Idéalement, un profil bancaire, un master de en banque ou de juriste, mais les autres également, s'ils ont des aptitudes à s'investir, ça le fait également.

Nicolas (Chance)

D'accord, super. On a pas mal parlé du coup du domaine bancaire et une question de Cécile: dans quels autres domaines ce métier existe-il ?

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

Dans le domaine immobilier également, par exemple, parce que je me rappelle quand j'avais travaillé à la Caisse des dépôts et consignations, tout ce qui est transaction immobilière, tout ce qui est transaction immobilière, par exemple, faudrait que la banque, tout établissement financier ou même tout agent immobilier, en fait, toute personne qui est une agence immobilière, par exemple, plus... En fait, toute personne qui travaille avec la banque, toute personne qui utilise le circuit financier. C'est vrai que ce sont les banques qui sont les principales actrices, mais même, par exemple, le seum boulanger... Je ne vais pas dire le seum boulanger. Toute personne, au final, est concernée par ça, parce qu'il faut toujours pouvoir justifier de l'origine des fonds. En fait, toute personne qui travaille avec des clients, il faut qu'elle puisse... Parce qu'en tant que personne physique, par exemple, il y a des restrictions qui sont faites sur les personnes issues des pays totalement sous embargo total, par exemple. Il y a des due diligence, des prises à mettre en place où des personnes, des pays avec lesquels, légalement, vous ne devriez pas traiter financièrement, si je peux dire ça comme ça. Mais ça concerne principalement les banques, tout de même, quand même, le cas aussi.

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

Les assurances aussi, également.

Nicolas (Chance)

D'accord. On a une autre question, toujours de Cécile qui demande si tu travailles vraiment en équipe ou est-ce que, finalement, chacun a un petit peu de son côté, sa réelle coopération ?

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

C'est beaucoup un travail en équipe. En équipe, oui. En équipe, parce que déjà, au départ, il faut se former. Il faut se former C'est un travail d'équipe. Les due diligence... Comment on dit ? Les process qui ont été mis en place, ce sont les process qui ont été en fonction des différents cas, parce que les process sont optimisés au fur et à mesure. Ce qu'on appelle, par exemple, la remédiation. Quand parfois, les régulateurs arrivent, ils contrôlent, on va dire, ils contrôlent de façon pas hasardeuse. Ils effectuent des contrôles sur le stock, par exemple, d'opérations qui ont été libérées l'année N-1. En fonction Les cas, potentiellement, qui sont passés dans les maillot-filets qui n'auraient pas dû, on s'en inspire pour faire de la remédiation, c'est-à-dire on essaie de réanalyser, voir où on aurait pu mieux faire et mettre à jour les process. On est toujours, bien sûr, amené à travailler en équipe dans la mesure où il peut y avoir des cas, vraiment des cas souvent très atypiques et non communs du tout. Ça, il faut Il faut se renseigner auprès des seigneurs ou même de l'équipe juridique ou de la direction de la conformité, par exemple.

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

Donc c'est vraiment un travail d'équipe. Mais après, bien sûr, le travail de production, c'est un travail justement un peu unique, mais c'est un travail d'équipe, en fait.

Nicolas (Chance)

Super. Est-ce que vous avez une certaine flexibilité dans votre organisation ?

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

Oui, une certaine flexibilité. Après, c'est vrai que quand il y a des périodes, je prends des périodes, par exemple. Il y a des périodes où il y a des périodes où sur la partie analyse des alertes, par exemple. Il y a des périodes de rush, ce qu'on appelle des cut-off, des délais de validation à respecter ou de traitement à respecter. On peut s'organiser... C'est là où la gestion de la priorité intervient, on peut s'organiser. Mais il y a quand même une marge quand même, mais bien sûr, en respectant entièrement de respecter parfois les deadlines. Par exemple, un flux qui est resté en suspens parce qu'il est en investigation en attente de documents justificatifs. Il y a un délai, ça dépend. Un délai peut-être de 10 jours ou de 15 jours qui a été annoncé soit en agence, soit au client, mais en agence, beaucoup plus parce que ce sont eux qui sont en contact direct avec le client. Il faut, par exemple, respecter ce délai-là, un calendrier à respecter, mais il y a quand même une flexibilité sur l'harmonie du temps, sur l'organisation du temps.

Nicolas (Chance)

Super, merci. On a une question d'Ophélie. D'ailleurs, si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à les poser dans le chat. Il nous reste encore quelques Je vais te laisser une minute pour répondre. La question d'Ophélie, c'est donc: Est-ce qu'il y a des montants minimums qui peuvent rendre un flux suspect ? Qui te félicite pour ton métier qui a l'air très intéressant.

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

Merci. Les montants minimums, ça dépend vraiment du profil Rix, du profil risque client et de l'activité du client. Je prends un exemple simple pour que ça parle un peu plus de monde. Là, je prends le cas de une personne physique. Un salarié qui, par exemple, gagne 5 000 €. Je prends un Je prends un chiffre au hasard, 5 000, parce que c'est rond. Si vous ont qui gagne 5 000 € sur son compte tous les mois, il est déclaré comme salarié. On a certainement de monnayage à chacun, il est déclaré comme salarié, revenu qui peut bien sûr évoluer. Si du jour au lendemain, sur des mois consécutifs, il a par exemple des montants de 15 000 € qui ne sont pas justifiés et que son conseiller l'appelle et demande de justifier l'origine de ces fonds. Il faut justifier, en fait. Ça peut être des montants qui ont une origine connue. Si, par exemple, du jour au lendemain, on constate des vêtements d'espèces énormes, des vêtements classiques d'espèces, ça va. Ça dépend vraiment du profil client. Je prends le cas d'une personne morale, par exemple, elle est censée ne pas encaisser des chèques, par exemple, de plus de 50 000 €.

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

Je prends un exemple, vraiment, pour que vous compreniez un peu. Son activité l'amène à recevoir peut-être des chèques de montant, on va dire, en deçà de 100 €, ou alors des versements en espèces en deçà de 100 €, par exemple. Je prends un exemple simple. Si du jour au lendemain, surtout sur une longue période ou pas du tout, il y a des montants exorbitants ou au-dessus de ceux-là sont présents, il faut justifier. Sinon, il y a soupçon de blanchiment ou d'usage du circuit, une soupçon de blanchiment, tout simplement. C'est tout simplement ça, parce que l'objet principal du compliance officer, c'est de pouvoir avoir une certaine traçabilité, connaître l'origine des fonds et s'assurer que ces fonds ne sont pas d'origine illégale, ou alors que le système bancaire n'est pas utilisé pour blanchir des fonds et surtout préserver les intérêts des personnes qui utilisent le circuit financier pour des bonnes raisons.

Nicolas (Chance)

D'accord. On a encore une question de Cécile qui te demande ce que tu aimes le moins dans ton travail Ce que j'aime le moins dans mon travail, c'est quand j'ai un doute...

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

Ça, j'arrive, c'est un travail, bien sûr, qui a un côté humain. Quand j'ai une transaction, je sens qu'elle paraît cohérente. J'imagine la raison d'être de cette transaction. Et parfois, il y a des clients comme ça, ils ne veulent pas de négificatif, pour des raisons personnelles. Mais logiquement, on peut imaginer, mais on a besoin de leur validation, de leur confirmation pour argumenter la piste d'audit. Ça, ça me gêne. Ça me gêne souvent de voir que des les plus sont bloqués pour ça ou peuvent être retardés. Ce que j'aime, moi, ça peut être parfois... Au début, quand j'étais au début, ça peut être... Parfois, c'était un peu répétitif, entre guillemets, quand je n'avais pas les cas challengeants, mais cependant, c'est intéressant qu'il y avait des cas vraiment challengeants qui demandaient d'investiguer mieux et qui m'apprenaient aussi. Par exemple, sur le marché de l'art qui est également un marché très réglementé, mais dont certaines personnes physiques ou morales s'en servaient souvent. Ça, c'était souvent intéressant. D'ailleurs, il y a des aspects positifs et des aspects moins positifs. Mais sinon, c'est toujours intéressant pour une personne qui est curieuse, qui aime investiguer et qui aime tout simplement et qui aime apprendre.

Nicolas (Chance)

Ça marche. Et on va prendre une dernière question avant la fin du live. Une question de Jeannette, du coup, qui demande quelle est la différence entre un analyste KYC-AML et un compliance officer. Alors du coup, j'ai regardé ce que c'était que K-Y, c'est Know your Customer et AML, c'est Anti-Money Laundering, donc anti-blanchiment.

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

Exactement. Un analyste, en fait, Knaur customer, comme tu l'as bien dit, Nicolas, c'est quelqu'un qui va s'occuper principalement de s'assurer de l'entrée d'entrée en relation, de s'assurer que les normes, surtout que les process internes de la banque respectent bien les due diligence en matière d'entrée en relation. Un compliance officer, c'est... En fait, c'est vrai que le compliance officer, l'intitulé peut changer d'identité à l'autre. Il peut exercer également les fonctions de cas huissier et en plus, peut-être les fonctions de sécurité financière, donc sur l'aspect alerte d'embargo, par exemple, sur l'aspect traitement des alertes en plus, ou sur l'aspect même mise en place des process de diligence, de formation, d'optimisation des process, comme je disais. L'aspect réglementaire, surtout, c'est là où l'aspect juridique arrive. Mettre en place de façon opérationnelle les lois, que ce soit en termes d'OFAC, d'OFAC qui est le Trésor public ou en termes de régulateurs européens, principalement, c'est un peu plus varié, oui, mais sinon, ça se rejoint. C'est des fonctions qui se rejoignent, qui sont connexes, en tout cas.

Nicolas (Chance)

D'accord. Et vraiment une dernière, dernière question d'Amina qui demande s'il est possible d'accéder à ce type de poste avec un BTS. C'est une expérience de conseiller clientèle bancaire.

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

L'expérience de conseiller clientèle bancaire, oui, c'est possible. Justement, c'est très bien parce que c'est un bon début déjà sur le fonctionnement des banques. En tant que conseiller clientèle bancaire, la partie KEC, c'est eux qui initient souvent cela, tous les documents d'entrée en relation dans la pêche d'identité, le profil d'activité, tout ça. C'est possible. Après, il faut pouvoir saisir la bonne opportunité au bon moment ou ne pas hésité à postuler. Même si c'est écrit dessus bac+5, il ne faut pas hésiter à postuler et montrer en quoi vous allez correspondre aux descriptions du post. C'est bien possible.

Nicolas (Chance)

Super. Écoute, merci beaucoup pour tes réponses hyper précises. J'ai appris beaucoup de choses en t'écoutant. Je ne connaissais pas ce poste de Compliance Officer. Avant de nous quitter, je voudrais juste faire un petit message. En fait, le live auquel vous venez d'assister aujourd'hui, le live métier, ça fait partie d'une série de live qui ont lieu toutes les semaines, qui permettent aux personnes de découvrir tout un tas de métiers très différents et passionnants. C'est ce qu'on appelle chez nous des actes d'entraide, c'est de l'entraide professionnelle. Chance, comme je le disais, est une communauté d'entraide. Donc, si jamais vous voulez vous-même devenir membre de la communauté d'entraide et pouvoir proposer votre aide professionnelle à d'autres personnes qui auraient des questionnements ou même demander de l'aide professionnelle, n'hésitez pas, je vous ai partagé un lien dans le chat. Vous pouvez devenir membre en remplissant quelques informations. Merci beaucoup Nelly pour tes réponses. Merci à tous, à toutes. Et merci à toutes les personnes qui nous ont suivies. Et à bientôt. Bon après-midi.

Nelly Nkombou (Compliance Officer)

Bon après-midi.

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