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Gaelle (Chance)
Bonjour à tous.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
Bonjour.
Gaelle (Chance)
Je vois qu'il y a des gens qui sont en train de se connecter dans le chat. Bienvenue dans ce live en coulisses de Chance pour découvrir le métier de consultante en communication publique avec Julie. Merci beaucoup Julie d'avoir répondu oui pour donner du temps pour faire découvrir ton métier et aider d'autres gens dans la communauté.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
Merci d'avoir pensé à moi, en tout cas.
Gaelle (Chance)
Je vais me présenter. Moi, je m'appelle Gaëlle, je travaille chez Chance et Je suis très heureuse de vous accueillir et d'animer ce live aujourd'hui. Le but du live, c'est qu'il soit interactif, donc n'hésitez pas à poser toutes vos questions dans le chat. On les lira, on les prendra au fur et à mesure. D'ailleurs, pour commencer, en attendant que les gens se connectent, vous pouvez dire un peu d'où vous venez dans le chat, d'où vous nous écoutez, etc. Parce que je vois qu'il y a quelques personnes qui sont en train d'arriver. Aussi, nous dire pourquoi vous êtes là. Qu'est-ce qui vous intéresse ? Est-ce que c'est par curiosité ? Est-ce que c'est une voix, soit le secteur public, soit la communication qui vous intéresse ? J'espère qu'on nous entend. On voit des gens qui commencent à rêne La Manche commence à écrire. Donc, j'en déduit qu'on nous entend, c'est déjà une bonne nouvelle.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
Parfait.
Gaelle (Chance)
Alors, du coup, on va passer 30 minutes ensemble. Ça va être assez rapide, mais on va pouvoir se raconter plein de choses. Je vais juste en introduction. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas Chance, Chance, c'est une communauté d'entraide professionnelle et on développe une méthode pour aider chacun à trouver sa place dans le monde du travail. On a plusieurs programmes d'accompagnement. Le plus connu en général, celui que les gens connaissent, c'est le bilan de compétences. Et en fait, au cours du bilan, notamment, on propose à nos talents de se confronter à la réalité d'un métier, donc pour sortir des idées reçues, des préjugés, etc. Et enlever un peu tous les fantasmes qu'on pourrait avoir. Et en fait, c'est justement l'objectif de ce live. En écoutant un professionnel parler de son métier, on se rend compte que ça peut nous donner des idées, résonner avec nous ou juste nous inspirer et nous aider à nous projeter. C'est exactement l'objectif de ce qu'on va faire aujourd'hui. Et juste pour vous tenir au courant, cette semaine, on organise 50 live avec 50 métiers différents. Et aujourd'hui, on est avec Julie. Je pense qu'on va pouvoir démarrer. Et du coup, j'ai une première question pour toi, Est-ce que tu pourrais tout simplement te présenter un peu ton parcours et comment tu en es arrivée à ce métier de consultante en agence de com' public ?
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
Oui, bien sûr, avec plaisir. Merci Gaëlle. Donc, Je vais peut-être pour commencer sur le parcours. Je ne vais pas vous faire l'ensemble de mon CV. On n'est pas dans un entretien, mais pour comprendre un petit peu le fil rouge. Pardon, pardon, si Vous me tendiez du coup, les travaux, évidemment, c'est... Les aléas du tel travaillent. Mais donc, le fil rouge de mon parcours, c'est l'intérêt général au sens large. J'ai commencé ma carrière dans le public en tant qu'attachée de presse en cabinet ministériel. Ensuite, j'ai eu poursuivi en agence en tant qu'attachée de presse. Et par la suite, j'ai voulu rester dans le secteur public en élargissant un petit peu mes missions, parce qu'attachée de presse, c'est quand un petit peu spécifique comme mission. C'est le métier qui s'adresse aux journalistes. Il a bien changé depuis une grosse dizaine d'années que je l'ai exercé, puisque avec tous les créateurs de contenus qui sont arrivés sur les réseaux sociaux, notamment, le métier est quand même bien différent aujourd'hui. Mais moi, c'était plutôt très presse écrite et audiovisuelle, notamment quand il s'agissait de la partie plutôt ministérielle. Ensuite, j'ai passé six ans dans une institution publique qui s'appelle le Conseil économique, social et environnemental, et là, avec des missions de chargé de communiquer Communication 360.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
Donc, n'hésitez pas à poser des questions si ces choses-là vous parlent. Si je reprends un peu le B. A. B en communication, on travaille soit en agence de communication, c'est-à-dire qu'on est prestataires pour des clients, qu'on appelle des annonceurs, qui peuvent être publics, qui peuvent être privés. Les clients publics n'ont pas de produits à vendre. Et donc moi, c'est plutôt C'est plutôt ces aspects-là qui m'ont toujours intéressé. J'ai eu quelques clients, justement, en agence de communication en tant qu'attaché de presse produit. Après, c'est aussi intéressant de se rendre compte de ce qui ne nous convient pas. Nous, j'étais moins bonne, finalement, sur des sujets qui m'intéressaient moins. Pour des clients plutôt publics, ce qu'on a à vendre avec des guillemets, c'est l'image et la notoriété de l'institution qui peut être notre client ou pour laquelle on travaille, ou bien des projets, par exemple. Mais ce ne sont évidemment pas des produits. Il n'y a pas, ou rarement en tout cas, de sujets pécuniers dans l'histoire. Donc, voilà pourquoi aussi, moi, j'ai plutôt souhaité rester sur ce fil rouge de l'intérêt général et plutôt sur des thématiques publiques. Donc, j'étais servie au CES, qui est, pour vous expliquer rapidement, la troisième Assemblée de la vie avec le BIP, une assemblée consultative qui se positionne sur des sujets économiques, sociaux, environnementaux, donc plutôt des sujets sociétaux au sens large.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
Ça, à titre personnel, pour ma curiosité intellectuelle et ma culture. C'est ça aussi qui était très intéressant et très challengeant pour moi. Ce qui m'a amené le lien entre la mission au CSE en tant que chargé de communication. Là, chez l'annonceur, et ce que je peux faire aujourd'hui et dans les expériences de ces dernières années que j'ai pu avoir dans d'autres agences, c'est vraiment ce travail sur des sujets assez variés, avec des interlocuteurs variés, avec plusieurs sujets en parallèle. C'est ça aussi la vie en agence, justement, quand on travaille avec des clients, on n'a pas un seul client en même temps, ce qui peut être un peu différent par rapport, par exemple, à du consulting, quand on fait de la conduite du changement, par exemple, en banque d'assurance, où on peut être placé, hit ou more, voire sur du long cours chez un client. Là, en agence, on travaille en agence de communication, en tout cas, on travaille rarement chez le client. Ça peut arriver dans l'agence dans laquelle je travaille, on a un des salariés qui est détaché comme ça full time chez le clients, mais c'est quand même extrêmement rare. La plupart du temps, on a plusieurs clients en même temps avec des échéances qui peuvent se chevaucher avec des sujets différents, des interlocuteurs différents.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
On travaille rarement seuls dans l'agence, avec mes collègues en équipe, donc avec chacun son niveau de séniorité aussi pour servir au mieux les intérêts à la fois des clients, pouvoir livrer tous les supports qu'on doit produire, etc. Il y a des sujets économiques, évidemment, quand on est en agence, pour le coup, et qu'on est en lien avec des clients. Mais si je reviens au CSE, ce passage-là, dans mon parcours, entre l'annonceur public et mon métier actuel en agence, il a été assez fluide et logique, je dirais, dans la mesure où CESO, c'est une institution publique un petit peu particulière, avec des porte-paroles, en tout cas de ce qu'on appelle des avis, sur toutes les thématiques que je vous ai évoquées tout à l'heure, qui sont des porte-paroles envers l'extérieur, auprès de qui on doit faire un certain travail de pédagogie puisqu'on n'est pas toujours face à des communicants, justement. Ça, c'est un des sujets dans le métier de communicant. On a, face à nous, notamment pour des personnes qui vont venir être porte-parole sur tel ou tel sujet, des personnes qui sont soit pas communicants, soit pas du tout, soit parfois, ça arrive aussi, réticent simplement de communiquer sur un sujet et qui ne comprennent pas forcément l'intérêt qu'on peut avoir à faire savoir ce qu'on fait.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
C'est souvent ce qu'on dit, la communication. Quand on est sur une communication ou du marketing plutôt produit, ça peut être aussi dans des périodes de crise, les premières branches un petit peu envers lesquelles on va essayer de faire des économies budgétaires. Là, c'est à nous, comme étant, de déployer un petit peu des trésors de pédagogie pour faire comprendre pourquoi il est important, en général, a fortiori dans des temps de crise, de se faire connaître. Ça, c'est l'aspect notoriété et de faire savoir de manière à la fois qualitative et quantitative, plutôt en termes d'images, ce qu'on fait, quel type de projet on porte, etc. Ça, c'était mon travail au CES. Sur tout type d'outils, puisque la communication, ce que je disais tout à l'heure, l'aspect 360. Pardon pour ceux qui sont un peu plus au fait de ces sujets-là, mais c'est important peut-être pour que tout le monde comprenne bien de quoi on parle. Quand on parle de communication 360, on parle des outils que l'on va mobiliser pour aller s'adresser à différents publics. Les outils vont être aussi bien digitaux, donc à la fois une stratégie et des postes sur les réseaux sociaux, alimenter un site Internet, le créer parfois, évidemment, quand le client, l'institution ou le projet n'a pas de site Internet et que ça le nécessite.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
On a des supports qu'on appelle print aussi, des supports papier, que ce soient des magazines, des supports qui peuvent être plus courts, des flyers, etc, qui sont distribués à diverses occasions. Et puis, on peut avoir des temps aussi événementiels de plus ou moins grande ampleur qui s'adresse à des publics variés. C'est absolument non-exhaustif ce que je viens de vous raconter, mais un peu les trois grands types, en tout cas, d'outils de communication qu'on peut mobiliser. Moi, Je ne sais pas. On peut avoir des métiers, je ne regarde pas le détail en même temps que je parle des questions, mais je voyais passer quelqu'un tout à l'heure qui parlait de community management. Typiquement, ça, c'est un métier assez spécialiste. Qui est indispensable très clairement. En 2024, c'est évident, mais on peut être soit spécialiste d'un outil ou en tout cas d'une stratégie sur une typologie d'outils. C'est important aussi. Ça dépend de la taille de la structure et du besoin qu'on peut avoir en fonction des publics aussi auxquels on s'adresse, puisque c'est toujours ça les premières questions qu'on se pose quand on pose la base d'une d'une stratégie, même si c'est sur un petit pan d'un projet, etc.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
Les premières questions à se poser, c'est: qu'est-ce qu'on a à dire et à qui on s'adresse ? Et ensuite, on décide de la manière dont on va formuler le message et de quel outil on va mobiliser pour faire passer au mieux ces messages et atteindre au mieux nos objectifs, même si un des écueils, en tout cas une des problématiques et un des challenges auxquels on est souvent confronté dans le métier de communicant, que ce soit en agence ou chez la recherche, comme lorsque j'étais chargé de comm' au CSE, c'est d'avoir en face une personne qui me passe sa commande en disant: Moi, je veux une plaquette, etc. Parce que la personne est persuadée que c'est cet outil-là qui est utile. C'est parfois tout à fait vrai, mais c'est quand même bien de revenir aux bases: à qui on s'adresse, qu'est-ce qu'on a besoin de leur dire, dans quel timing ? Effectivement, un outil print, parfois, quand on veut s'adresser au plus grand nombre, on n'a pas forcément le budget de l'imprimer en une quantité importante d'exemplaires et de payer pour ce qu'on appelle le routage, c'est-à-dire la diffusion en boîte aux lettres, etc. Donc, on s'adapte aussi et c'est aussi le budget, parfois, qui fait foi.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
Mais ça, c'est un des écueils que j'ai pu rencontrer à la fois au CSE et dans mes missions actuelles en agence, face à des clients qui ne sont pas toujours, et c'est normal, experts, mais il faut faire preuve de pédagogie sur ces aspects-là, sur les solutions qu'on propose et les rassurer aussi sur le fait qu'on propose Il y a toujours des choses qui sont adaptées à la fois au budget et aux objectifs, aux messages qu'on a à faire passer. Pardon, dis-moi, Gary.
Gaelle (Chance)
Justement, par rapport à ce que tu viens de dire, je vois un tout le monde qui pose une question sur... Tu y as un peu répondu, mais est-ce qu'on pas trop bloqué par les moyens des institutions publiques ? J'imagine que ce ne sont pas les mêmes budgets que pour des grands groupes privés. Est-ce qu'il n'y a pas un côté frustrant ? Comment tu gères cet aspect-là, justement, de moyens contraints ?
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
Il peut y avoir un côté frustrant. Pour le coup, je ne suis pas revenue sur mes études, mais moi, j'ai pas mal d'amis encore aujourd'hui qui ne sont pas forcément dans des métiers pour le coup, à accompagner des institutions publiques qui accompagnent plutôt des annonceurs privés. C'est vrai qu'on ne parle pas toujours des mêmes échelles budgétaires. Après, on arrive aussi à être malin et à proposer des solutions adaptées. C'est aussi une question de priorité. Digital permet de faire beaucoup de choses. C'est sûr que si on se compare, je Je ne sais pas si on parle dans mon métier actuel, par exemple, qui est plutôt axé sur l'accompagnement de grands projets d'aménagements et d'aménagements de mobilité, notamment, On a forcément beaucoup de problématiques de communication au cours des chantiers, donc riverains, etc. D'habillage, par exemple, des emprises des chantiers, etc. Si on compare le budget qu'on va avoir sur un habillage chantier versus ce que Vuitton va pouvoir faire sur son flagship sur les Champs-Élysées, etc, on n'est pas du tout dans les mêmes ordres de grandeur budgétaires. Après, ce ne sont pas non plus les mêmes publics, les mêmes objectifs. Donc, tout simplement, on s'adapte.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
On n'a pas non plus les mêmes partenaires qui sont nous, nos prestataires. On sait aussi pourquoi on le fait et par rapport à la discussion qu'on pouvait avoir juste avant de lancer le live avec Gaëlle sur un petit peu les piliers C'est ce que je vous disais tout à l'heure. Moi, ce qui m'intéresse et ce qui fait que je poursuis sur ce fil rouge de l'intérêt général, c'est le fond des sujets sur lesquels je vais travailler au quotidien. C'est-à-dire d'être vraiment sur des sujets qui ont un impact sur le quotidien du grand public, des citoyens et ces aspects d des sujets et des projets plus ou moins engagés. Mais quand on parle, par exemple, de projets de mobilité, j'ai la sensation d'apporter ma pierre à l'édifice à des projets qui vont permettre à des personnes, en général à l'échelle du métropole, ce genre d'échelle territoriale, de mieux se déplacer demain, d'apporter de l'équité à l'échelle du territoire, etc. Moi, c'est aussi ces enjeux-là qui me portent. Après, tout n'est pas qu'économie et tout petit budget. On a aussi des gros marchés publics. Les annonceurs publics savent aussi s'adapter et ont des lignes budgétaires qui sont dédiées à nos métiers parce qu'ils savent que c'est nécessaire en fonction des projets sur lesquels ils sont en train de travailler en ce moment.
Gaelle (Chance)
Du coup, par rapport à ça... Après, on reprendra la question parce que je vois qu'il y a quelques questions dans le chat, mais une question par rapport à ce que tu viens de dire: quels sont les types de clients ? Là, tu travailles pour des projets d'aménagement. Oui. Je ne sais pas si tu veux nous parler rapidement de la structure pour laquelle tu travailles et peut-être des types de clients, parce que je pense qu'on a effectivement quelques idées reçues là-dessus.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
Oui, bien sûr. Moi, je travaille au sein de l'agence Sense, qui a plusieurs antennes à Paris, Nantes et Lyon. N'hésitez pas à aller consulter la page Welcome to the Jungle, qui vous en dira un petit peu plus, à la fois sur l'agence, les secteurs d'intervention, et puis, vous pourrez retrouver aussi les offres d'emploi qui sont en ce moment à pourvoir. Et c'est toujours intéressant d'aller voir un petit peu les fiches de postes, si ça peut vous intéresser, pour comprendre un peu. On a plusieurs branches, entre guillemets. Mon métier, le métier que j'exerce pour cette agence en ce moment, plutôt sur les aspects communication, communication grands projets, communication chantier, et puis les aspects concertation. Là où on va prendre l'avis du public, donc des citoyens, des habitants, des riverains, plutôt en amont. Et pendant les projets, en tout cas pendant les projets, on les tient informés, mais plutôt sur les aspects d'acceptation de ces projets-là. Et donc, ça va être plutôt des grands projets d'aménagements de quartier de vie. Donc, si je peux citer deux exemples de clients pour lesquels personnellement je travaille en ce moment. Donc, en termes d'aménagements et de grands projets d'aménagements, Celui-là, c'est un peu le scénario, mais je suis vraiment particulièrement d'actualité, moi, je travaille pour la Société de livraison des ouvrages olympiques, la Solideo, qui a remis les clés à Paris 2024 en début d'année, notamment le village des athlètes à Saint-Denis-Saint-Ouen.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
L'agence a accompagné toute la communication chantier, les réunions d'information, etc, à destination des riverains, tout au long du chantier depuis, je n'étais pas encore là, mais 2018, 2019, de mémoire. C'est vraiment des projets au long terme, sur plusieurs années. Ça, c'est aussi, je digresse aussi, mais c'est aussi une des choses qui est intéressante quand on est sur des grands projets comme ça, et notamment sur des grands projets publics, c'est le fait de pouvoir se sentir investir sur des projets pluriannuels, s'investir à la fois auprès du public dans le projet, donc vraiment pouvoir entrer dans le projet, en comprendre tous les détails, leurs techniques. Nos métiers, il n'est pas question d'être des techniciens et des chefs de projets techniques du BTP, mais en tout cas d'avoir une connaissance beaucoup plus fine du projet pour nous permettre d'être à l'aise et de proposer justement en termes d'outils de communication des choses vraiment adaptées. Et puis aussi l'aspect relation client. Créer vraiment un lien de confiance sur le long terme. Et le fait d'être sur des grands projets comme ceux-là et des marchés publics pluriannuels, ça permet quand même tous ces aspects-là. Et un autre exemple de client.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
Et puis, peut-être, si tu veux Gaëlle, je pourrais en dire un mot avec un exemple un peu concret d'une journée très, très récente. En ce moment, je travaille aussi pour un projet sur la métropole Tourangel, qui s'appelle Ligne de tram. C'est la métropole et le syndicat des mobilités qui portent un projet de mobilité, une nouvelle ligne de tramway, dont les travaux n'ont pas encore commencé à lancer. Là, on va rentrer en phase d'enquête publique. Ça, c'est des choses qui sont un peu nouvelles pour moi de comprendre aussi comment, dans le calendrier, les choses se font, puisque sur des projets de cette ampleur-là, qui sont d'utilité publique, il y a des éléments réglementaires de concertation. Là, en tout cas, sur des projets d'aménagements comme ceux-là, c'est indispensable de maîtriser ces aspects-là. Par exemple, hier soir, j'étais à en réunion publique pour aller répondre aux questions des habitants de la métropole, pour qu'ils comprennent un petit peu le tracé, ce que sera demain cette seconde ligne de tramway, dont les travaux vont commencer l'an prochain. Et l'enquête publique, c'est un temps d'expression des habitants du territoire, où on recueille leur avis sur le projet qui précède la déclaration d'utilité publique, qui est vraiment un aspect l'aspect réglementaire d'un projet comme celui-ci, qui est cet aspect réglementaire indispensable au lancement des travaux.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
Et donc moi, à ce titre-là, j'accompagne mes clients à la fois sur des réunions publiques. On avait 150 participants hier, donc je me suis occupée, si on veut rentrer un petit peu plus dans le détail, de préparer le PowerPoint, des aspects logistiques de préparation de la salle, m'assurer que la Sono était OK pour que l'ensemble que des participants puisse bien entendre les intervenants, etc. C'est moi qui ai fait passer les micros dans la salle pour m'assurer que tous les participants puissent s'exprimer. À l'issue de ça, on réalisera un compte rendu puisqu'il y a aussi dans ces sujets de communication publique des enjeux quand même qui sont assez forts de transparence aussi. Ça, c'est des choses aussi importantes. Et si on revient au sujet des piliers et puis des valeurs aussi qui sont des choses qui sont travaillées, il me semble, quand on est accompagné par Sense, ça, c'est des choses qui sont vraiment... Par Chance, pardon. C'est des choses qui sont vraiment importantes, surtout dans ce type de projets publics. Donc, sur une journée type un peu comme celle-ci, avec une réunion publique, là, pour le coup, je me suis à la fois de ces aspects que je pouvais vous évoquer de concertation citoyenne et de la communication.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
Il a fallu aussi l'annoncer en amont, évidemment, cette réunion publique sur le site internet du projet, solliciter le relais des communes, de la métropole, etc. C'est aussi tout cet écosystème, ce lien avec des partenaires relais et le fait de s'adresser à des publics de travailler à la fois sur le fond, donc d'anticiper aussi les questions, parfois touchy, parce que vous vous en doutez, sur des grands projets d'aménagements comme ceux-là, on n'a pas que des personnes qui sont d'accord, évidemment, donc on a des opposants. On leur répond en transparence, mais évidemment, on se prépare à leur répondre au mieux avec des arguments pour expliquer en quoi c'est un projet qui est bénéfique au territoire.
Gaelle (Chance)
Justement, c'était une question qui m'était un peu répondue, mais Lucile nous demande quelles sont les compétences et les qualités indispensables dans ce métier.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
Je pense que ça dépend vraiment, c'est ce que je disais tout à l'heure quand je citais l'exemple de community manager, ça dépend vraiment de la spécialisation éventuelle par outil, agence ou annonceur, etc. Si je parle de mon poste actuel et de mon point de vue actuel, il y a des aspects, des compétences relationnelles et j'irais même au-delà en termes de diplomatie, qui sont vraiment indispensables, à la fois dans le lien avec les clients, parce que dans mon Mon métier aujourd'hui et dans mon quotidien, je suis en lien tous les jours avec mes clients. Je vous ai fait dans les grandes lignes la journée que j'ai pu passer hier, mais les clients, en général, ils ont des sollicitations, ils ont des enjeux sur lesquels ils ont vraiment besoin de nous. À la fois, il faut réussir à instaurer cette relation de confiance, cette relation partenariale. Nous, on a besoin d'eux parce qu'il y a une réalité économique. On leur propose, en tout cas, un service pour lequel ils nous rémunèrent, mais eux ont besoin de notre expertise et de notre temps, parce que parfois, on a des clients qui peuvent être, comme je le disais, des communicants ou pas.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
Parfois, on a des experts qui juste doivent déléguer faute de temps ou parce qu'il y a un trop gros volume, donc c'est plus simple aussi pour eux, trop grand volume de choses à produire, donc c'est plus simple pour eux de passer par une agence. Mais parfois, on a des interlocuteurs et des personnes qui, en termes de métier, ne sont pas des experts de la communication. Donc là, ils ont besoin de notre expertise à différents niveaux, plus ou moins stratégiques ou des choses plus opérationnelles pour produire des supports. À la fois côté agence, en tout cas, ces aspects relationnels qui sont très, très importants, que ce soit avec les clients ou hier soir, par exemple, avec le public, quand on est dans une réunion publique. Quand on est avec des opposants au projet, chacun doit pouvoir poser ses questions, on doit entendre tout le monde. Il faut réussir avec diplomatie à faire entendre que la question est peut-être un petit peu trop longue et qu'il faut qu'on laisse la parole au prochain. On a aussi, nous, des prestataires sur lesquels on s'appuie. Par exemple, si je parle du sujets graphiques, des aspects créa. On va avoir, nous, en interne, des directeurs artistiques, des graphistes à différents niveaux d'expertises.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
N'hésitez pas, si ces sujets-là vous parlent, si vous avez besoin que je rentre un petit peu plus dans le détail. En interne, ça va être des personnes qu'on sollicite quand on doit produire en visuel ou une plaquette en visuel pour un site internet ou d'autres, ou même une charte graphique complète quand on commence à travailler pour un client ou pour un projet. En général, c'est des interlocuteurs qui ne sont pas en lien direct avec le client. Nous, on coordonne aussi tous ces métiers-là avec soit des créatifs, par exemple en interne, mais aussi en freelance, quand il n'y a plus de temps en interne aussi parfois. Il y a aussi ce côté agile par rapport au caractère plus ou moins urgent et aux deadlines de nos clients et des choses qu'on doit leur livrer, que ce soit un événement ou pas. Et des partenaires. Par exemple, hier, j'avais un prestataire pour la sonorisation de la salle pour m'assurer que tout le monde puisse bien l'entendre. On a aussi des partenaires pour la fabrication et la pose de panneaux quand on parle de communication chantier, etc. On a vraiment des interlocuteurs très variés avec lesquels on travaille assez régulièrement.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
C'est pareil, on construit vraiment des relations de confiance et au long C'est hyper important parce que ça nous arrive très souvent, de les solliciter un petit peu à la dernière minute parce que le client vient de nous faire la demande. Là, c'est dans ces moments-là que c'est hyper important, à la fois nous, d'être agile et réactif et d'avoir cette relation de confiance et de transparence avec nos partenaires qui soient internes ou externes. Après, sur mon métier actuel, en termes de de compétences ou de qualité, je dirais qu'il faut être quand même assez curieux. Et là, sur vraiment mon métier précisément actuel, ce que je vous disais des aspects d'aménagements avec parfois des aspects un peu réglementaires, voire techniques. Quand on a des travaux avec une déviation, peut-être routière, etc, sur un secteur, il faut être capable de lire un plan, proposer la meilleure option rapidement. Est-ce que justement, on va utiliser un outil digital ? Est-ce qu'on va imprimer un flyer pour qu'il soit boité dans les boîtes aux lettres de tous les riverains, etc. ? À la fois être réactif, pas avoir peur non plus de demander éventuellement, parce que ce qu'on appelle dans notre Les briefs clients ne sont pas toujours très clairs, donc vraiment pas avoir peur d'être solide sur ces appuis pour se faire compléter les éléments de réponse quand on n'est pas sûr de ces choses-là et vraiment être force de proposition pour proposer les choses qui soient les plus adaptées possibles.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
Et puis, juste pour finir, il y a quand même beaucoup de rédactions aussi, en tout cas moi, dans mon métier, de rédactions sur des supports digitaux ou print. Par contre, si on rédige un magazine, ce n'est pas forcément moi qui vais prendre la plume, mais quand c'est des choses plus courtes en termes de textes et parfois avec des délais un peu serrés, quand c'est la personne qui connaît au mieux le projet, au mieux le client, parfois, on gagne à ce que ce soit nous qui prenions la plume. Là, depuis quelques semaines, on essaye Nous, à l'agence de s'aider, par exemple, de ChatGPT, puisqu'on essaye d'intégrer tout ça à nos pratiques. Je ne suis pas le meilleur exemple et la meilleure élève là-dessus, mais je crois qu'il faut tout ce qu'on essaye de s'emparer de ces outils et en tout cas d'avoir conscience des enjeux qui sont devant nous sur cette thématique de l'IA. Mais typiquement, en l'occurrence, là, dernièrement, sur les aspects de rédaction, je me suis pas mal appuyée sur ce type d'outils et En tout cas, il faut aimer cette curiosité de rentrer dans le détail des projets et rédiger, aller chercher la bonne info au bon endroit, parce que souvent, le client, évidemment, il attend ça de nous.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
Quand on est en agence, et après, j'arrête le monologue, il faut aimer cet aspect agile, c'est-à-dire changer quand même plusieurs fois, de nombreuses fois dans la journée d'interlocuteur, de le sujet et avoir vraiment ce côté service client, l'envie d'avoir le livrable de la meilleure qualité possible dans les contraintes qui sont les nôtres, qui peuvent être le budget du client, pour revenir sur ce qu'on disait tout à l'heure, ou sa deadline.
Gaelle (Chance)
Très bien, merci beaucoup. Hyper complet, hyper intéressant. Et juste parce que là, je vois que l'heure tourne, il est déjà 16h20. Il y avait une question, mais je pense qu'on va devoir conclure. Oui. Tu peux y répondre sur les fourchettes de salaire Je ne sais pas si tu veux donner une fourchette, même large, pour Daphné, en agence de com' publique ou peut-être en agence de com' de façon générale. Je ne sais pas si tu as cette info, parce que c'est peut-être trop...
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
Ça Je vais prendre vraiment du niveau d'expérience. Là, moi, j'ai un intitulé de poste Consultante, mais je suis plutôt Consultante très confirmée, puisque j'ai une grosse douzaine d'années d'expérience pro Côté junior, on va plutôt se situer, si j'essaye de donner une fourchette un peu large, je pense entre 30 et 36. Si on est entre 0 et deux, trois ans d'expérience, au-delà, on va être plutôt autour de 35-40. Côté plutôt chef de projet. C'est assez variable d'une agence à l'autre, mais je ne suis pas certaine que les agences qui ont des clients privés ou publics On retrouve une énorme différence en termes de salaire. Je sais que, par exemple, les relations presse, en tout cas quand c'est un secteur dans lequel j'ai pu travailler, moi, n'étaient pas réputés pour être le secteur le plus rémunérateur, typiquement. Quand on est sur des sujets de communication un peu plus larges, c'est des salaires un peu moins bas. Et puis, quand on est un peu plus expérimenté, ça va être des fourchettes un peu plus larges parce que ça dépend vraiment et ça dépend de sa négo' aussi. On va dire, pour donner un râteau entre 45 et 60.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
Après, ça dépend. Les intitulés de postes, ça dépend vraiment des agences. L'expérience. Le nombre d'années d'expérience, etc. Je suis convaincue, moi, de l'intérêt de l'agence et je vous engage, si ça vous intéresse, à ne pas hésiter à engager les discussions parce que la plupart des agences cherchent souvent des profils intéressants. N'hésitez pas hésitez non plus à faire des candidatures spontanées. Il y a à engager ce type de discussions qui sont vraiment, à mon sens, des négociations, pour le coup, salariales au cas par cas. Il n'y a pas à avoir peur si vous n'avez pas d'expérience en agence. Ce qui était mon cas précédemment à engager la discussion si ça vous intéresse.
Gaelle (Chance)
C'est bien. Merci beaucoup. C'est déjà la fin de ce live qui est passé très, très vite. Merci Julie pour ton temps et pour avoir répondu à toutes nos questions. Je pense qu'on a à peu près tout balayé. Et merci à tous les gens qui ont assisté à ce live. Je vous remets le lien quand même de la communauté d'entretien Aide en deux mots. Chance, on a développé une communauté d'entraide professionnelle. L'idée, c'est que chaque semaine, vous recevez une liste personnalisée de 10 personnes à qui vous pouvez apporter votre aide, un coup de pouce professionnel, qui ont besoin d'un renseignement sur un métier, d'une ouverture de porte, etc. Donc c'est gratuit. Vous pouvez vous inscrire et vous pouvez aider les gens de leur parcours ou vous-même demander de l'aide, tout simplement. Ceux qui veulent s'inscrire, je vous mets le lien et je vais vous souhaiter une bonne journée à tous. Et merci pour votre présence.
Julie Monchatre (Consultante en agence de communication publique)
Merci, bonne journée. Au revoir.
Gaelle (Chance)
Au revoir.
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