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Cynthia Gurdon, Consultante participation citoyenne

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Nicolas (Chance)

C'est bon, c'est parti. Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans ce live métier. Je suis Nicolas, je travaille chez Chance dans l'équipe Produits en tant que Head of Design. Et je suis content aujourd'hui de pouvoir animer cette conversation avec Cynthia, qui est donc consultante, participation citoyenne et impact. Merci d'être là avec nous, Cynthia, de si bon matin un lundi. Avant de commencer, pour donner un peu de contexte, car tout le monde ne connaît pas forcément Chance, C'est un bilan de compétences, c'est une communauté d'entraide qui vous aide à trouver la voie professionnelle qui est faite pour vous ou simplement vous aide à redonner du sens à votre travail. Dans le cadre du parcours Chance, si vous réalisez que vous n'êtes pas forcément satisfait avec votre métier, on va vous inviter à explorer d'autres métiers, à parler avec des professionnels et leur poser des questions pour découvrir la réalité de leur métier. Et aujourd'hui, c'est justement ce qu'on va faire avec Cynthia, qui va nous parler de son métier de consultante, participation citoyenne et impact. Quelques informations également, il s'agit d'un live interactif. Donc, si vous êtes avec nous, n'hésitez pas à interagir et à poser notamment vos questions si vous en avez, au fur et à mesure, à Cynthia.

Nicolas (Chance)

Je me chargerai de les relayer. D'ailleurs, pour s'échauffer un peu les doigts, on aime bien savoir d'où vous nous écoutez. Donc n'hésitez pas à nous dire d'où vous nous suivez. De mon côté, je suis à Maison Alfort, en région parisienne. Et toi, Cynthia, où es-tu ?

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Moi, je suis à Rennes, en Bretagne.

Nicolas (Chance)

Génial. Et du coup, dans le tchat, on a Alex qui est à Paris, Adelina Versailles, Delphine Avignon, Grenoble Courbevoie, Bonjour tout le monde. Il y a aussi quelqu'un de Maison Alphore, ça, c'est improbable. C'est ton voisin. Il y en a pas mal de monde avec nous. Pas mal de gens Matinaux, bravo à vous. Charlotte Dedeb, Clermont-Ferrand, Pauline Encorerez, Étienne Atrouville. Ça marche. Bienvenue à tous. Et avant de commencer, Cynthia, je te propose de peut-être nous expliquer un petit peu en quelques mots, en quoi consiste ton travail de consultante participation citoyenne et impact.

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Avec plaisir. Déjà, merci à toi Nicolas et la chance de m'inviter pour faire d'être là, parce que ça fait toujours plaisir de pouvoir parler de ce que vous faites, mais aussi de faire passer des patients. C'est sûr que quand on lit en mode post, c'est des bien grands mots, donc on ne comprend pas forcément ce qu'il y a derrière. Si on veut aller un peu simplement, mon travail, ce qu'il en est, c'est d'accompagner les politiques publiques ou des projets de territoire en les aidant à développer, notamment leur impact et en même temps en créant des ponts entre les parties prenantes. Quand je parle de parties prenantes, il y en a beaucoup, ça peut être autant les pouvoirs publics que les citoyens qui s'intègrent dedans, que la société civile aussi, que les membres de cette société civile en tant que parfois salariés, bénévoles ou d'autres. Et c'est pouvoir réunir ces personnes-là pour co-construire des actions communes dans l'intérêt général.

Nicolas (Chance)

Super, merci beaucoup. Est-ce que tu peux également nous parler un petit peu de ton parcours ? Comment est-ce qu'on devient consultante en participation citoyenne ?

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

On passe pas beaucoup d'étapes. Maintenant, il y a des masters qui existent dessus. Moi, ce n'est pas du tout ce que j'ai fait. Moi, j'ai commencé par une licence de droit. Quand on fait du droit, souvent, les gens se rendent compte que soit on a plus de droits privés, plus de droits publics. Moi, c'est vrai que très vite, je me suis intéressée beaucoup plus aux droits publics et plus précisément à la question de constitution, de comment on crée des États ou des choses comme ça et de processus démocratiques. Ça, c'était les premières étapes, mais c'était des étapes très jeunes. Je ne savais pas trop quoi faire aussi de ces éléments. Et j'ai continué en faisant un master sciences politiques et de communication. Et à la fin, j'ai continué plutôt dans la voie de la communication au départ. Ça a été à la Fédération française de tennis, ma première étape. Et après, un jour, je me suis encore réveillée un matin et j'ai fait un service civique. J'étais un service civique dans une association qui s'appelle Belastoc, qui travaille sur de nouvelles manières de de construire la ville, notamment, qui réintègre aussi de nouvelles actes, des alternatives à la vie de construire, en travaillant aussi sur les questions de l'urbanisme transitoire.

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Et en fait, l'urbanisme transitoire à l'époque, c'était tous à ses débuts. Ça posait les questions, notamment d'intégrer les usages du territoire, les usagers aussi, et leurs besoins dans la construction de l'espace public. Ça, ça a été les premières étapes où j'ai commencé à voir un peu ce que pouvait être une participation, ce qu'on pouvait avoir de la co-construction entre des gens de la société civile et des pouvoirs publics, et ce qu'on peut faire aussi avec la volonté qu'il peut y avoir derrière. Et après avoir fait ça, à un moment donné, je me suis dit: Bon là, il faut que je retourne un peu dans le privé, que je reprenne un peu des clés. Et à cette époque-là, je m'étais dit: J'ai envie d'y retourner à un moment donné sur les questions d'intérêt général, mais en ayant la possibilité de l'accompagner et à mettre à disposition pour des acteurs de l'intérêt général, des associations, des acteurs culturels, des connaissances que j'avais et des connaissances que je pouvais ramener du privé. Moi, je suis allée à Doctolib, qui n'a aucun rapport avec le parcours, mais ça apporte d'autres choses, notamment celle où j'ai découvert le monde de la tech.

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Et j'ai fini après le doctorat libre à Make4Ord, qui est une civic tech. C'est une structure qui travaille sur la question de la participation solenne, de la démocratie et comment on peut développer l'impact des projets à l'intérêt général en ayant développé des outils de démocratie en ligne, c'est-à-dire des outils de consultation en ligne, de maîtrise qui viennent s'appuyer à des temps démocratifs. Moi, j'y ai travaillé là-bas pendant quatre ans, très bien, et j'ai travaillé dedans avec énormément de pouvoir public à l'échelle nationale, européenne, locale. Et ça a été une des thèmes de ma vie où j'ai beaucoup structuré. En fait, on est dans tout ce qui est la notion démocratie participative, c'est un milieu qu'on structure encore beaucoup. Et Après quatre ans, je me suis dit que j'avais envie de continuer à faire ça, à se tutoyer des choses, mais en faisant plus à mon compte. Donc là, depuis septembre, je suis à mon compte en tant que consultante. Super.

Nicolas (Chance)

Merci d'avoir raconté ton parcours. On reviendra, je pense, sur la question du statut qui est beaucoup posée par les personnes qui font un parcours chance. Je te reposerai des questions dessus tout à l'heure. Mais avant ça, je te propose de revenir un petit peu sur le côté pourquoi est-ce que tu as Pourquoi tu as choisi ce métier ? Qu'est-ce qui t'intéresse, finalement, dans le côté citoyen et impact ?

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Le cœur, c'est faire société, si on le disait bien grand. Ça, c'est quelque chose... La question du de dialogue et de faire société, elle est chez moi depuis toujours, depuis très jeune même. Et la première fois où ça m'a choquée, c'est quand je suis arrivée en licence droit et qu'on m'a commencé à m'expliquer les systèmes politiques et que je n'ai pas compris pourquoi on ne me l'avait pas expliqué avant. Parce qu'on l'a tous eu, ces cours d'éducation civique où on répète la même chose tout le temps, pendant des années. En fait, il y a des choses beaucoup plus complexes. Et ça, ça a été les bases un peu d'engagement en disant: Quand est-ce qu'on voudrait que tout le monde puisse avoir aussi accès à ça et que tout le monde puisse y participer, à la vie en société aussi, qui est le principe, pour aller aussi faire quelque chose d'un peu mieux. Je crois profondément la question de donner la parole à tous, même si on n'est pas forcément d'accord, mais je crois dans le dialogue, en fait, c'est C'est principalement ça qui me fait faire ces choix.

Nicolas (Chance)

Ok. Est-ce que tu peux nous parler d'une journée type dans ta vie de consultante ?

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

C'était très diverti Ma question, déjà, c'est savoir être polyvalente dans ma journée type et pouvoir être réactive, donc changer mon organisation au dernier moment. Mais dans une journée type, ce qui va se passer, je vais autant être sur de la veille d'actualité, pour pouvoir aussi agir pour comprendre ce qui se passe autour de soi. Ça, ça fait partie de ma journée. Autant, ça va être aussi beaucoup de relationnel, d'aller voir des gens aussi pour comprendre aussi leurs enjeux, pour aller trouver aussi des projets aussi, surtout quand on est indépendant. D'ailleurs, c'est autant des gens qui ont des projets que des gens qui ont pu collaborer pour répondre aux besoins de quelqu'un. Je ne pense pas que je sais tout et que je suis au mission, que parfois, ils vont mieux être en groupement. Et après, ça peut être aussi une partie de gestion de projet, parce que ça va être un projet que faire. Et donc là-dedans, il faut se poser pour avoir le temps de faire de la stratégie, de co-construire le projet, parfois de construire des événements aussi, construire la stratégie participative, c'est-à-dire que le moment où vous donnez la parole à des citoyens, il faut construire comment on veut donner cette parole-là.

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Et donc ça, c'est du temps aussi à se poser sur un peu le grand plan.

Nicolas (Chance)

Ok, merci. Une question peut-être pour les personnes qui nous écoutent et qui se disent finalement, quand tu racontes ton métier et ton parcours, que ça Ça, ça peut les intéresser de devenir consultants, participation citoyenne et impact. Est-ce que tu as en tête des formations spécifiques qui peuvent mener à ce métier ? Est-ce qu'il y a un parcours un peu type ? Comment est-ce qu'on peut le devenir en faisant des formations assez courtes ou combien de temps ça peut durer ?

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Il y a un master qui existe, qui est le master de Loïc Boundjot. Donc c'est intéressant aussi de regarder. Autour de moi, il y a des personnes qui sortent de l'école de commerce, parfois de l'école d'ingénieur, d'autres de sciences politiques, d'histoire. C'est assez mouvant. La première question, c'est surtout oser aller aller à la rencontre des gens pour aller trouver un service civique, un stage, un travail, même un emploi. Vraiment oser y aller et se former en continu. C'est vraiment le sujet. Aller dans les sujets d'actualité, sur les questions de participation. Il y a énormément de réseaux comme Détider ensemble, on peut se renseigner, ou encore Démocratie ouverte, qui est le phénomène d'acteurs en France d'administratif. Donc, il faut y aller. Mais il n'y a pas, à part ce master-là, de d'autres masters qui existent aussi dans des réseaux peut-être plus courts, spécialisés. Même sans ça, je pense que tout le monde est capable d'y aller, c'est la langue vie et l'intérêt de la passion.

Nicolas (Chance)

D'accord. Et justement, quelles sont pour toi les qualités nécessaires pour être un bon consultant pour les participations citoyennes ?

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

L'écoute, ça, c'est la première chose, l'observation et le dialogue. Il y en a qui s'appellent facilitateur, pour tout dire dans ce Ça vous fait dire des choses. La polyvalence, parce qu'en fait, moi, je vais parfois travailler sur des questions d'urbanisme. Je vais travailler sur des questions de santé, à d'autres moments, sur des questions plus sociales ou tout simplement des questions de PLU. C'est très large. Ici, derrière, il faut pouvoir avoir cette polyvalence qui ne va pas forcément tout savoir. Ça ne sert à rien de tout savoir et il faut accepter qu'on ne sait pas et que parfois, c'est censé. Il faut avoir la capacité à se donner l'espace de comprendre. C'est surtout ça.

Nicolas (Chance)

J'en profite un petit peu pour dire aux personnes qui nous écoutent, n'hésitez pas si vous avez des questions à nous les poser dans le chat. Je pourrais les relayer auprès de Cynthia. Une question, justement, par rapport à ce que tu disais tout à l'heure. Tu es passée récemment en freelance après ton expérience chez make. Org. Est-ce Est-ce que c'est un métier qui, pour toi, justement, s'exerce bien, aussi bien en freelance qu'en tant que salarié ? Pour quel type de structure on travaille, généralement, quand on est consultant en participation citoyenne ? Parce que c'est plutôt des pouvoirs publics, des entreprises privées. Est-ce que tu peux nous dire un petit peu tout ça ? Et peut-être aussi, par rapport au statut, qu'est-ce que tu conseillerais pour quelqu'un qui se lance ? Est-ce qu'il voudrait mieux se lancer directement en freelance ? Pour avoir des premières missions, peut-être ? Ou est-ce que c'est mieux d'aller directement dans une organisation ?

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Pour répondre aux différents endroits, il y a plein d'endroits où on peut faire ce métier. On peut être dans des agences de participation. Ils peuvent être des agences comme je pense à la Réseaux de Cap, qui ont travaillé sur le terrain, sur des ateliers, missions publiques. Moi, c'est qui sont d'autres qui travaillent sur ça. On peut être aussi plutôt côté tech, c'est-à-dire outils techniques qui viennent en appui à des processus démocratiques aussi. Ça, c'est là où moi, je suis passée en dernier, dans le dernier état. Mais on peut être aussi dans des associations, parce qu'il y a beaucoup d'associations et ça, c'est plus des actions créées de territoires et très locales derrière, qui ont peut-être la capacité, peut-être, à réfléchir beaucoup et essayer d'innover, finalement, dans ces espaces. Notamment quand on n'a pas l'expérience, ça peut être parfois des bonnes portes d'entrée aussi avec des gens qui viennent de beaucoup de milieux différents. Et on peut être aussi directement en en mairie ou même en ministère, qui est un petit peu plus en plus, on le voit se développer des services intégrés de la participation citoyenne dans les mairies. Je pense notamment à Paris, qui a développé, qui C'est historique.

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

La ville de Mulhouse, qui est une des historiques, à la ville de Mulhouse, qui ont une agence de la participation citoyenne qui est fantastique, qui reste du bon temps et qui est beaucoup. Rennes aussi là. Ce n'est que des exemples, mais ça se développe vraiment partout. Et ça commence aussi à s'intéresser à des niveaux de régions. Donc, il ne faut pas hésiter. On ne peut pas tomber de ce côté-là. Par contre, en effet, si tu n'as jamais travaillé dedans, tu ne connais pas les enjeux, la première chose que je dirais, c'est commencer en salarié et rentrer déjà soit côté pouvoir public, soit côté aidant, c'est-à-dire qu'on se soutienne sur ce type de sujets ou associations pour avoir les bases des membres. Il faut quand même être spécialiste sur ce sujet, c'est aussi comprendre quels sont les enjeux de la participation citoyenne, ils ne sont pas des membres. Notamment, l'une des choses que moi, je passe beaucoup de temps à faire, c'est la question de la pédagogie, notamment de la question du droit au retour de citoyen. Quand on peut construire ce droit à retour, c'est en développant l'impact, parce que c'est pas possible toujours de donner la parole aux autres et de dire: Je vais pouvoir le faire et comment les gens vont réagir si je ne fais pas exactement ce qu'il faut ?

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Ça, il faut aussi apprendre tous ces processus-là. Il y a des gens qui ont tenté, donc autant le savoir. Maintenant, c'est comme ça qu'on le fait. Tu me demandais la question de ma réalité de consultante, c'est ça ? Ta dernière question ?

Nicolas (Chance)

Non, je crois que tu as répondu à la question qui était un peu le statut, quel type de structure, etc. Par contre, on a des questions qui sont arrivées dans le chat, donc je vais te les relayer. Les questions pleuvent, j'ai envie de dire. On a Valérie, qui a une première question: Comment se former au sujet de l'urbanisme, par exemple, quand on ne vient pas autour du tout du secteur ? Et peut-être, de façon plus générale, tu disais que dans ton métier, tu es amenée à être en contact avec pas mal de sujets que tu ne maîtrises pas nécessairement, et ce n'est pas grave. Comment est-ce que tu fais pour bien comprendre ces sujets-là ? Je ne sais pas s'il y a besoin de se former Ça, moi, à chaque fois, mais comment est-ce que tu fais pour bien comprendre les sujets sur lesquels tu travailles ?

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Je m'entoure de personnes qui les connaissent. Quand j'ai un sujet sur les questions d'urbanisme, à côté de moi, j'ai un expert d'urbanisme qui travaille, que ce soit question de santé, cela. Et parfois, c'est un expert externe que j'amène, parfois, c'est mon client, directement, qui est l'expert. Je parlais de 2012, juste avant 2012, je travaillais avec la direction de l'Action sociale à la santé quand je travaillais plus sur les questions de l'Action sociale à la santé. Ils étaient là, les experts. Sur les questions d'urbanisme, après, là où moi, c'est biaisé, c'est que j'ai travaillé beaucoup, beaucoup d'hashtags des d'urbanistes. Donc à la fin, je commence à parler leur langage aussi. Maintenant, comment se former sur les questions d'urbanisme, spécialement, il y a des masters qui existent. Sciences Po a une école d'urbanisme très réputée, ça peut être aussi d'autres écoles. Derrière, il y a des masters dans à peu près toutes les universités sur ces questions. Et après, ça dépend Qu'est-ce que vous voulez en faire. Si vous voulez aller vraiment sur les questions, ce type de sujets, ça peut être intéressant de se renseigner. Ce n'est pas exactement ça. Il suffit, si peut-être, vous travaillez plus avec des agences qui travaillent sur des questions d'urbanisme transitoire, il y en a la partie création.

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Et là, je pense à, je pense aussi à Belastoc, je pense à Plato Urbain, qui travaille sur d'autres questions. Vous savez, c'est l'ouverture de lieu, il y en a beaucoup. On pourra en faire la liste pour les retrouver.

Nicolas (Chance)

Super. On enchaîne avec une question de Margaret qui te demande si tu pourrais dire que ton métier consiste à créer du lien entre les pouvoirs publics et les collectivités d'un et les individus de l'autre.

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Oui, il y a beaucoup de synonymes. Ça peut être créer du lien, créer des points, prestataires. Moi, j'ai une personne que je connaissais qui disait: Je suis traductrice. Je trouvais ça intéressant aussi. Oui, ça peut être exactement ça et c'est beaucoup de temps, c'est de se cire, mais qu'il y ait de l'impact derrière. Pour moi, c'est un peu mon cheval de bataille, l'impact.

Nicolas (Chance)

Ça marche, super. William également qui demande si dirais que ton métier est plutôt technique, administratif ou autre chose.

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Pas du tout. C'est ça que j'aime bien. L'administratif, je l'avais moins quand j'étais salariée, bizarrement. Maintenant, je ne vais pas pouvoir m'en dépasser en étant consultante externe et à mon compte en silence. Moi, ce que j'aime dans mon métier, c'est que je peux faire autant de la stratégie et de la réflexion de fond que du commercial, que d'aller sur des sujets très techniques qui vont être de la construction de processus et de design de processus participatifs. Et ça peut être aller jusqu'à l'opérationnel. Ça peut être de se demander: Qu'est-ce que je dois commander comme repas pour un événement ? Il y a peut-être des méchants, c'était pas très intéressant. Ça fait partie aussi de l'espace qu'on va créer. Et c'est ce que j'aime dedans et c'est ce que j'ai recherché aussi un peu tout mon parcours. Mais alors, prendre à droite, à gauche, c'est ce qui m'intéressait. Ça marche.

Nicolas (Chance)

Une autre question de Margaret, qui, je pense, s'adresse plus sur le côté freelance, à mon avis. Comment fais-tu pour aller chercher des clients ? Quel temps est consacré à la prospection ? Parce que je suppose que c'est très différent également quand tu es en freelance que quand tu es directement salarié, quoi que.

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Moi, j'avais un poste de développement aussi, donc je suis en salarié. Quand tu lances Ça dépend. Ça dépend déjà quand tu te lances, forcément, la période commerciale, elle est plus importante que la période de gestion de projet. Ça, c'est le premier point. Le deuxième, c'est parfois, tu vas avoir des moments où tu auras beaucoup de projets, des moments où tu auras moins de temps commercial. Tu dois juger derrière, mais moi, le conseil pour cela, c'est-à-dire toujours au moins laisser 10 à 20 pour cent de ton temps minimum qui est en commercial quand tu as beaucoup de projets. Et le reste du temps, typiquement, avant que je parte de mon travail où j'allais être plus sur des questions de stratégie et qu'on avait des personnes plus en priorité sur les questions de projets. Moi, j'ai intervenu en huit mois, on va dire. Là, on était à 50 ou 60 pour cent de mon temps sur le développement. Après, comment je le fais ? Il y a plusieurs choses, déjà, il faut être en veille d'actualité parce que tu peux déterminer des sujets qui tu crois peuvent être importants. Moi, cette année, ça a été notamment de me dire un constat sur les questions de l'eau.

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Vous voyez qu'il y avait un élan de sujets et un élan de besoins de dialogue. Là, j'ai décidé de prendre ce sujet, d'aller chercher des acteurs qui peuvent porter et de pouvoir les aider à répondre à ça. Mais ça peut être aussi veiller sur des questions d'appel d'offres ou voir qu'est-ce qu'eux, ils décident de sortir et de répondre à ces appels d'offres. Et pour répondre à ces appels d'offres, souvent, il faut le faire à plusieurs. Et donc, derrière, l'autre partie qui est dans le commercial des moments, c'est aussi son réseau. Et ça, c'est beaucoup de mon temps aussi de travailler ce réseau, de rencontrer des gens, leur dire que j'ai vu, de leur raconter C'est ce que je fais, mais aussi eux une vraie conséquence. On peut aussi voir comment s'entraider à un moment donné ou trouver des projets comme moi qui vont me contacter.

Nicolas (Chance)

On a une autre question de Marie qui demande: Comment vendre sa prestation lorsqu'on est en freelance ?

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Dans le sens comment se vendre soi-même ou comment... ?

Nicolas (Chance)

Peut-être que Marie va pouvoir préciser sa question dans le chat. Oui, tout à fait, elle dit.

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

C'est le plus dur, en fait. Tu ne vends plus un projet global, collectif, tu vends ton projet. Le premier, ce n'est pas évident à prendre le temps. Et moi, là, je suis en pleine aussi dans ça, d'écrire, de comprendre aussi, de voir des éléments et d'échanger avec les gens. En fait, ton projet, il changera pendant tous les ans, tout le temps, au fur et à mesure des rencontres que tu feras, etc. Je peux aussi te le dire aussi dans ce sens-là. Ce que tu vendes, c'est tes compétences, ton CV, ton expérience. Il faut arriver à trouver aussi dans ton parcours, si tu l'as jamais fait, qu'est-ce qui peut être mis en avant. C'est-à-dire, c'est quand tu prends ton CV, est-ce que tu as des compétences qui peuvent être du savoir faire, de la gestion de projet ou autre, ou du milieu, par exemple après, sur la santé, sur l'organisme, tu peux mettre en avant. Tu peux mettre en avant, même si tu n'as pas d'autres compétences. Ça me fait savoir un peu comme si tu faisais une plaquette de toi-même.

Nicolas (Chance)

Merci. On a encore une question d'Adeline qui te remercie pour ton partage et qui te dit qu'elle a le projet d'être consultante à un pacte positif. Elle a notamment plusieurs expériences dans le domaine des politiques publiques locales connectées. Est-ce que tu sais s'il existe des cabinets qui ne soient pas les gros cabinets style EY, KPMG, etc. Merci à toi.

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Il en existe. Je ne l'ai pas en tête. Là, je suis désolée. Là, je peux te conseiller, c'est d'aller au Salon des Maires. C'était à Paris, c'était en décembre, parce que je pense que tu pourras tout faire. Tu pourras m'entendre très pas mal là-bas. Mais là, je n'étais pas en tête, je suis désolée.

Nicolas (Chance)

Ça marche. Merci pour la reco, notamment pour le Salon des Maires. Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à les poser dans le chat. Sinon, en attendant, j'ai d'autres questions pour toi. Si Cynthia. Est-ce que tu peux nous parler des aspects que tu trouves les plus cool, entre guillemets, dans ton travail ? Qu'est-ce que tu apprécies le plus ? Et en miroir, est-ce que tu peux nous parler aussi des choses que tu apprécies un petit peu le moins ? Toujours dans l'idée de montrer justement la réalité du métier aux personnes qui nous suivent et pour un peu creuser et connaître ton quotidien.

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Moi, ce que j'adore, c'est les rencontres, je dois avouer. C'est que j'adore rencontrer des gens qui me racontent leur vie, leur donner la parole. C'est des moments où je suis très heureuse quand on arrive à ça. C'est parfois l'aboutissement de plusieurs mois de travail. Après, j'adore aussi la pédagogie que je dois faire preuve dans ce métier, c'est-à-dire qu'il y a, comme je vous l'ai dit, il y a des services qui sont en charge de la participation citoyenne, donc eux, ils connaissent, mais souvent, je vais me retrouver avec d'autres services qui ne sont pas du tout sur ces sujets-là et prendre le temps. Ça, ça fait de faire cette pédagogie, de les emmener aussi. Ça, j'aime beaucoup. Je parlais de pouvoir public, mais c'est aussi parce que je serais avec des acteurs privés, je me suis aussi apprécié avec eux aussi. Il faut faire cette pédagogie-là aussi. Ça, c'est hyper intéressant et c'est enrichi, parce qu'on s'est enrichi aussi dans la compréhension de comment eux, ils prennent le sujet aussi. Parfois, ils l'amènent dans leur traite. Ça, c'est un peu les grands points. Et après, la stratégie. J'adore réfléchir à comment une stratégie, ça me passionne.

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Ça, c'est un peu sur ce qui est le plus dur. Je pense que s'il y a un point le plus dur, c'est l'administratif. J'étais très heureuse quand j'étais, ces dernières années, à McQuart, qui est une personne en charge de l'administration qui s'occupait de la partie, notamment, administratif, des appels d'offres et tout le reste. Là, ce n'est plus le cas. Du coup, il va falloir s'y remettre un peu. Il m'apprend au fur et à mesure, mais j'avoue que la première chose que je me suis dit, c'est que dès que j'arrive à dégager un revenu suffisant, c'est déjà un expert contact qui va se mettre dans la personne qui va être mis derrière. C'est et qui permet aussi d'avoir une charge émotionnelle. Je pense qu'il faut savoir aussi se dire qu'est-ce qu'on aime faire, ce qu'on n'aime pas faire et se consacrer sur ce qu'on aime bien aussi.

Nicolas (Chance)

Ok, merci beaucoup. Je Il y a une question également concernant le sens de ton travail. Chez Chance, on parle beaucoup de sens au travail et pour nous, le sens, c'est un alignement de quatre piliers. Donc pas uniquement la finalité du travail. Les quatre piliers, c'est le premier, c'est le métier, donc les missions au quotidien, que tu as pu nous décrire tout à l'heure. Le deuxième pilier, c'est la finalité: à quelle fin est-ce que tu donnes ton énergie ? Quelle cause tu veux défendre ? Le troisième pilier, c'est l'environnement: dans quel type de structure tu veux travailler ? Dans quel type de culture d'entreprise tu t'épanouis ? Et le dernier pilier, c'est tout ce qui concerne les impératifs personnels, donc les horaires, l'équilibre vie perso, rémunération, etc. Et ce En partant de ces quatre piliers, tu peux me dire quel sens tu trouves dans ta vie pro, s'il te plaît, Cynthia ?

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Oui. Moi, déjà, on va dire que la finalité est un peu centrale, c'est vivre ensemble, faire société ensemble, c'est central et je pense que c'est encore plus central en ce moment où je lis un article il y a pas longtemps qui disait que la démocratie a de moins en moins une valeur. Donc moi, ça me fait questionner justement dessus. Le deuxième, c'est un peu l'équilibre vie professionnelle et vie personnelle. Vie personnelle au sens large pour moi, c'est-à-dire que j'ai aussi d'autres projets personnels de l'ordre de ma vie à côté où j'ai envie d'avoir cet espace-là. Pas des projets où je me dois payer parce qu'en fait... Voilà, mais j'ai envie de leur donner cet espace. La capacité à aller en tant que consultant est aussi au moins un test de travail de ça. Après, on peut le trouver dans des entreprises. Cet équilibre, ça dépend de plein de critères. Je pense que c'est aussi aux salariés de défendre cet équilibre dans les entreprises, au côté de la direction aussi. C'est les grands pliés de ma vie, je dirais que c'est ces deux grands surtout.

Nicolas (Chance)

Super. Merci. Et d'ailleurs, on a encore une question de Marie que j'ai oublié de poser tout à l'heure, qui te demandait quelle est la part d'intervention terrain, en moyenne, dans le cadre de ton métier ?

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Si on va prendre juste la partie projet, derrière, on va dire que ça dépend du type de participation, mais qu'en moyenne, on est entre les certaines personnes de terrain, ça va dépendre du type de participation. Le reste, c'est de la construction, d'ailleurs, de la réflexion, de l'échange, parfois avec des élus, avec des participants qui peuvent se faire en direct ou en vidéo. Ça, c'est très simple. Après, sur la partie terrain, moi, ce que je vais y intégrer, c'est autant faire des ateliers que ou d'autres processus, c'est-à-dire faire de la recherche, par exemple, sur du terrain, sur des lieux, aller à la rencontre des personnes. Ça peut être assez large. Sur les projets, des types de participation, on peut mettre une place. Je vois un beau mec qui est en train de parler justement hier avec quelqu'un qui travaille dans l'éducation populaire. Elle a privilégié toujours le terrain versus la visio. Et moi, je lui ai privilégié la visio quand le terrain n'est pas nécessaire, mais elle est toujours objective d'avoir rencontré les personnes au moins une fois.

Nicolas (Chance)

Ça marche. Merci beaucoup Cynthia. Je crois que l'heure tourne. Le live approche bientôt de sa fin. Pour les personnes qui n'auraient pas pu te poser des questions parce que manque de temps, est-ce que les personnes peuvent te contacter par LinkedIn, Twitter ? Est-ce que tu as un moyen de contact privilégié ?

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Linkedin, c'est très bien. Twitter, j'avoue que je n'ai pas dû ouvrir mon compte depuis la à peu près cinq ans. Je ne vous conseille pas. Il s'équipe en plus maintenant.

Nicolas (Chance)

C'est vrai.

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Mais LinkedIn, n'avez pas de souci. Avec plaisir. C'est toujours un plaisir à discuter de ça avec la personne qui s'intéresse à ce sujet. N'hésitez pas.

Nicolas (Chance)

Génial. Donc n'hésitez pas, toutes et tous, si vous nous écoutez, si vous avez des questions pour Cynthia et qu'on n'a pas pu répondre pendant le live, vous pouvez la contacter sur LinkedIn. Écoute, du coup, il est l'heure maintenant la fin du live. Merci encore beaucoup Cynthia pour ton temps d'avoir accepté l'invitation et d'être réveillé tôt un lundi matin pour répondre aux questions de nos utilisateurs. Un petit mot pour la fin. Sachez que c'est live. On en a toute la semaine des live métiers, donc vous allez pouvoir découvrir des métiers toute la semaine. Ça fait partie de ce que nous, on appelle chez Chance des actes d'entraide et répondre aux questions des autres personnes. Vous pouvez également, à votre échelle, participer, aider d'autres personnes qui ont peut-être des questionnements professionnels ou peut-être aussi ouvrir des portes à des personnes qui sont en recherche de travail ailleurs, de leur ouvrir des contacts. Si vous souhaitez apporter votre aide, celles et ceux qui en ont besoin, vous pouvez rejoindre la communauté Chance en vous rendant... On a une page qui est dédiée à l'entraide. Je vous la partage dans le chat. Si vous souhaitez... C'est à toutes et à tous.

Nicolas (Chance)

Et merci Cynthia.

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Merci à vous aussi. Je me reste réveillée aussi.

Nicolas (Chance)

Au revoir.

Cynthia Gurdon (Consultante participation citoyenne)

Au revoir.

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