Iris Morizet, Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance

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Marine (Chance)

Bonjour à toutes et à tous. Merci beaucoup d'être avec nous pour ce live et merci Iris de nous avoir donné de ton temps pour nous présenter ton métier. Avec plaisir ! L'idée de ce live c'est que ce soit interactif, interactif. Donc n'hésitez pas à poser des questions dans le chat. Et si vous voulez nous dire d'où vous nous écoutez, c'est toujours sympa de savoir Est ce que vous êtes à Paris, à Nantes ? Je sais qu'il y a toujours des gens un peu partout en France, voire même à l'étranger. Pour commencer, Iris, est ce que tu peux nous raconter un peu ton parcours et comment tu es arrivée au métier que tu exerces aujourd'hui pour qu'on comprenne un peu le fil ?

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Oui carrément ! Avec plaisir ! Déjà merci de ce moment, Je suis très. Je suis ravie d'être là, c'est très chouette. Pour parler très très brièvement de mon parcours, je l'ai fait très classiquement un bac S, ES pardon première S. Puis en fait je me suis rendue compte que j'étais pas bonne en physique, donc j'ai fait une terminale S, puis une école de commerce post-bac qui pour être très transparente. Voilà, c'était la grande porte, je ne savais pas trop où aller, donc je me suis engouffrée là-dedans sans avoir franchement d'idée de là où j'irais ensuite. Au sortir de ces cinq années, je suis ressortie de là avec un master en finance, un Master deux communication. J'ai vu tous mes petits copains partir à bras raccourcis vers plein de voies super géniales, et moi je me sentais très perdue et vraiment bien, incapable de faire un choix. Du coup, j'ai tout fait sauf ça. J'ai pris un an pour faire de la musique, rien à voir. Je chantais depuis des années, je me suis dit bah tiens, je vais prendre cette année pour voir un peu ce que ça veut dire, le monde de la musique, écrire des chansons, enregistrer, et cetera, et cetera.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

J'ai fait ça pendant un an et puis, fort de cette expérience, je me suis dit bah ok, j'adore faire ça, mais je me sens pas d'en faire un métier et de vraiment rentrer dans cet univers là. Au même moment mon père était en train de monter une boîte dans la food, dans le retail. Comme j'avais du temps libre, je l'aidais un peu sur le business plan, sur commencer à réfléchir, etc. Et donc, assez rapidement, j'ai fini par me lancer avec lui et son associé de l'époque, à arrêter l'histoire rapidement parce qu'elle n'avait pas envie de se lancer dans une grosse machine et je lui ai dit ok, on y va tous les deux, c'est parti. Et donc on a lancé une marque qui s'appelle Yummy and Guiltfree qui fait des gaufres sans gluten. Et on a lancé ça il y a plus de dix ans. C'était du retail, vraiment street Food experience qui m'a apporté en fait tout sur le monde du retail que je ne connaissais absolument pas. Donc j'ai vraiment appris en marchant l'entrepreneuriat.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

On est allé jusqu'à avoir six points de vente, jusqu'à avoir une équipe d'une trentaine de personnes. Donc une belle, une belle histoire. On a été quatre associés pour simplifier l'histoire. J'ai donc travaillé avec mon père et mon mari et un chef. Donc on était quatre associés Et au bout de sept ans, j'ai quitté l'aventure. Je pourrais rentrer dans le détail peut être plus tard, mais au bout de sept ans, j'ai quitté l'aventure pour deux raisons. D'une parce que je commençais à faire le tour, qu'on rentrait vraiment dans le dans le day to day, dans l'exécution et que c'était quelque chose qui me parle un peu moins. J'ai besoin d'explorer, j'ai besoin de découvrir. Et la deuxième chose, c'est que j'attendais une petite fille et que je me voyais pas continuer à ce rythme. Parce qu'on sait que la restauration c'est quand même très intense avec un enfant en bas âge. Donc j'ai laissé les rênes à mes associés qui ont poursuivi l'aventure, qui existe toujours d'ailleurs. Voilà, Ensuite, j'ai eu un deuxième temps où je me suis intéressé aux entrepreneurs en phase de start.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Qu'est ce qui se passe quand on monte sa boîte ? Comment est ce qu'on définit un business model ? Comment est ce qu'on jette des premiers chiffres dans un PNL, un budget ? Comment ça se passe ? J'ai fait ça pendant une grosse année. J'ai adoré être en one to one avec euh avec les personnes que je pouvais accompagner à la fois le côté un peu seul dans ma chambre après avoir été avec une équipe de 30. Il me manquait un peu le ping pong que je pouvais avoir dans ma précédente expérience, et donc j'ai pris un poste dans une start up de Chief of Staff où là on a doublé les effectifs. Et là j'ai vraiment eu le poste de Chief of Staff. Alors c'est comme un peu tout, ça dépend ce qu'on met derrière. Globalement, moi j'avais vraiment un rôle de structuration. Je suis arrivé pour poser qu'est ce que ça veut dire un Comex ? Comment est ce qu'on s'organise, Comment on structure la stratégie, comment on la communique, comment on pose des objectifs, comment on accompagne des équipes qui sont en train de doubler de taille, à bien stopper leur mission, etc.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

J'ai fait ça pendant une grosse année et demi, j'ai adoré. Et le fil rouge de toutes ces expériences, c'est que je me suis vraiment forgé une une certitude que c'est le collectif qui fait avancer un projet et pas une tête pensante qui a une super idée. l'Entrepreneur est important. En start en revanche, c'est l'équipe qui fait le job derrière. Et donc j'ai eu envie d'accompagner ça. Et donc j'ai rejoint Fly the Nest, que je connaissais de longue date pour diverses raisons et qui fait vraiment ça, Qui accompagne des startups, des scale up, du collectif en fait, de quelques personnes à 300 ou 400 personnes à vraiment passer des phases de croissance forte en posant des piliers importants. On pourra y revenir après. Et j'ai rejoint cette équipe en tant que cofondatrice parce que la particularité, on y reviendra probablement, c'est qu'on est en auto gouvernance, donc on est 25 co-fondateurs. Il n'y a pas de, il n'y a pas de boss, on est tous tous à l'horizontale, plein de façons d'appeler ça.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Il y a maintenant un peu plus d'un an, et je suis vraiment extrêmement heureuse dans ce que je fais, donc je suis ravie de partager ça avec vous.

Marine (Chance)

C'est génial, passionnant comme euh comme problématique. Parcours atypique donc c'est chouette. Sachant. Trop bien ! Est ce que tu peux nous raconter un peu ? Euh. Donc je sais pas comment tu veux appeler ton métier, parce que j'imagine qu'il y a quinze zéro zéro zéro manières de l'appeler. la complexité. Mais donc tu accompagnes la croissance, l'hypercroissance même. Comment faire que ça ne parte pas dans tous les sens alors qu'on passe de 5 à 300 ? Euh, comment ça se passe concrètement ? Ton métier ? Quelles sont tes missions ? Quels sont tes outils ? Quel est ton impact ? Est ce que tu peux nous raconter ?

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Oui bien sûr ! Alors bien évidemment, on n'accompagne pas une équipe de dix personnes comme on accompagne une équipe de 100. Évidemment, le fondement est le nerf de la guerre. C'est trois enjeux principaux. En fait, on se rend compte que pour bien grandir, on a besoin de trois jambes dans l'entrepreneuriat et et voilà. Et dans l'accompagnement qu'on fait, la première jambe, c'est la culture. C'est qui on est ? Pourquoi ce groupe il est ensemble et pourquoi Et pourquoi on fait, On fait groupe ensemble Et pourquoi on a envie d'aller dans tirer tous dans cette direction. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose c'est où est ce qu'on va ? C'est la vision. La vision qu'on se donne. C'est quoi la prochaine étape ? C'est quoi l'histoire qu'on se raconte dans six mois ? On en est où dans un an et dans cinq ans ? Ça, c'est la deuxième jambe et la troisième jambe. Une fois que je sais qui on est, où est ce qu'on va, on va se demander comment est ce qu'on y va.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

OK, c'est bien beau. Dans deux ans, on veut avoir fait ça. Mais comment concrètement, on le fait ? C'est quoi l'exécution ? C'est quoi les étapes ? C'est quoi le chemin qu'on va entreprendre ? Donc ça, en fait, c'est un peu le tronc commun qu'on fait avec tout le monde. Après, la grande variété de notre métier, c'est qu'on dit toujours que globalement, il y a 50 pour 100 de l'accompagnement qu'on fait avec notre client. On ne sait pas ce qui va se passer parce que on est au service du moment. Donc on va être à la fois au service du collectif. On a des collectifs, on a des managers qui sont très jeunes, qui ont jamais managé, donc on va prendre un peu plus de temps pour les accompagner sur des sujets comme ça. On a des équipes où on a les fondateurs qui se posent des questions, Ils sont quatre, puis en fait il y en a un qui veut partir. On va accompagner ça aussi. Donc ça va vraiment être à la frontière entre j'aime pas le mot coaching parce que je suis pas coach, donc je veux pas du tout galvauder ce mot-là et ce métier qui est un métier à part entière.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

On n'est pas coach en tant que tel certifié. Certains le sont dans l'équipe. Ce n'est pas mon cas. En revanche, on vient accompagner. On est des experts du processus, de la méthodologie. On est, on accompagne vraiment pour poser les fondations de la maison, pour parler schématiquement et pour répondre à ta question est ce que j'ai une journée type ? Bah en fait pas du tout, ça va vraiment dépendre. On accompagne nos clients entre. Les accompagnements durent entre six et neuf mois et toute la volonté de la lyonnaise, c'est pas de les piquouser pour qu'ils aient besoin de nous toute leur vie, bien au contraire, c'est de les rendre autonomes. Donc on est très très présent au tout début, la moitié de l'accompagnement, on est extrêmement présent, on est dans leur bureau, on fait des visios avec eux, on met en place des meetings, on met en place de la méthodologie et puis petit à petit, on forme des relais et on s'en va un peu sur la pointe des pieds pour s'assurer que quand on part, bah en fait, la maison tient toujours, ils ont plus besoin de nous.

Marine (Chance)

Génial ! Je me suis permise de partager ton ton profil LinkedIn est.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Parfait parce qu'en plus mon nom est mon nom de jeune fille, donc on. Est sur LinkedIn, Vous pouvez me retrouver.

Marine (Chance)

LinkedIn est bien fait parce que quel que soit le nom, il comprend. Je cherche. Génial ! C'est passionnant. Et donc j'ai une dernière question et après promis, je prends les questions du chat. Et ouais, je suis animatrice, c'est l'avantage. Euh mince, du coup je raconte des bêtises et je perds ma question. Si ma question c'est c'est quoi les hard skills et les soft skills nécessaires ? Parce que ça a l'air passionnant et tu vois, moi je me dis bah génial, je connais l'écosystème startup. En plus, quand tu es consultant entre guillemets, t'as la chance d'avoir cette vision de recul qui fait que tu vois des choses que eux ne voient pas. Mais bon, je me doute que je ne suis pas capable de faire ce métier parce que, à mon avis, il me manque quelques éléments. C'est quoi les hard skills ? Est ce que c'est plus sur de la finance, de l'excel, de l'analytique ? Et voilà. Est ce que tu peux nous raconter un peu les compétences ?

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Ouais bien sûr. Alors j'aurais. Alors ce que tu dis est très vrai, c'est à dire que quelqu'un qui a connaissance du milieu, c'est plus simple. Pour autant, dans les 25 co-fondateurs que l'on est, il y a des gens qui viennent de milieux tout à fait autres, donc c'est pas incompatible. C'est pas parce qu'on connaît pas l'univers qu'on n'est pas capable, qu'on ne peut pas rentrer, c'est simplement que la marche à passer. On sait bien que l'univers start-up a son jargon, a ses habitudes et que la marche pour pour, pour comprendre tout ça, quand on ne vient pas de là, elle est un peu plus haute. C'est pas pour autant qu'elle est infranchissable. Hum. Sur les hard skills, je dirais que il faut, on est, on se présente comme facilitateur. Donc c'est principalement. On n'est pas, on n'est pas sachants, on n'est pas là pour dire aux fondateurs, au collectif ce qu'ils doivent faire puisqu'on travaille avec des collectifs aussi différents que du marketing, que de la médecine, que de la fintech, que de la du légal, que de la cybersécurité.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Donc, on n'est pas là pour connaître leur métier et ils ne viennent pas nous voir pour ça. On est là pour les aider à se poser les bonnes questions. Donc j'aurais tendance à dire il faut vraiment de la de la finesse de compréhension humaine, du paraverbal, de ce qui se passe dans un groupe, d'être capable d'animer un groupe, de prendre la parole, d'être capable de synthétiser. Bien souvent, dans les workshops que l'on fait, tout le monde parle en même temps, tout le monde s'écoute Pas franchement. Les uns et les autres ont des idées un peu similaires. Il faut savoir à un moment donné dire ok, stop. L'idée principale c'est celle là. Est ce que j'ai bien résumé ? Oui. Non. D'accord. On avance. Donc être capable d'être synthétique, être capable d'animer un groupe de facilité, d'avoir l'humilité d'être en posture basse. Et après alors, au delà du métier, dans notre organisation, ce que je disais tout à l'heure, c'est qu'on est tous cofondateurs, donc on prend des casquettes.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Par exemple, moi dans l'équipe, j'ai la casquette de pilotage financier parce que de par mon passé, c'est des choses que j'ai faites. D'autres vont prendre la casquette plutôt de communicants, D'autres vont prendre la casquette plutôt de gérer un peu plus le côté exécution opérationnelle, les outils, et cetera, et cetera. Il faut être aussi très entrepreneur, très capable de prendre des sujets et très autonome. Parce que pour le coup, il n'y a personne pour nous prendre la main. On est tous responsables de pouvoir payer nos salaires à la fin du mois. Voilà.

Marine (Chance)

Okay. Hyper intéressant. Donc je comprends que vous avez effectivement différentes casquettes. Est ce que c'est possible qu'il y ait une personne qui euh si c'est pas dans ta structure, dans d'autres, qui fait ton métier et qui a eu l'intégralité du scope ou c'est pas vraiment réaliste ?

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Qu'est ce que tu entends par l'intégralité du scope ?

Marine (Chance)

Une personne qui est capable d'accompagner l'entreprise seule sur sa croissance.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Alors c'est ce qu'on fait tous.

Marine (Chance)

OK.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

C'est ce qu'on fait tous. Les pré-requis dans notre structure, c'est tu vas chercher tes clients et tu les accompagnes. Donc on a la casquette à la fois commercial entre guillemets, même si je n'aime pas trop ce mot-là, parce que dans cette dynamique là, on n'est pas franchement des des commerçants au sens propre du terme, mais en tout cas, d'aller chercher nos clients et de les accompagner du démarrage à la fin. Ce que l'on fait toujours, c'est qu'on est en binôme, tout simplement parce que on peut tomber malade, on peut être en vacances, etc. Et que aussi on est très complémentaires sur nos forces et ce que l'on connaît de notre expérience passée et des clients qu'on a pu rencontrer. Donc on est toujours deux pour ces deux raisons là. Mais en effet, on accompagne sur l'ensemble du process et sur l'ensemble des sujets qui se posent chez nos clients.

Marine (Chance)

Okay. Euh. Dans les questions qu'on qu'on nous pose, euh. Katinka, j'espère que j'écorche pas ton prénom. Euh tu es en mission et tu changes régulièrement de projet. Est-ce que tu jongles avec plusieurs missions en même temps ?

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Alors c'est une bonne question. Comme je le disais, on est toujours deux et donc il y a toujours un porteur, quelqu'un qui est responsable de la mission et un second pour donner une idée. Je porte en moyenne trois clients en même temps. En revanche, je disais tout à l'heure les accompagnements durent entre six et neuf mois. Je ne commence pas trois clients en même temps. Tout simplement parce que les démarrages d'accompagnements sont très denses et on est très au service de nos clients au démarrage. Donc bien souvent, sur une année, je vais commencer à un client en janvier, je vais en commencer un autre, peut être en juin et un troisième en septembre. Ce qui fait que je suis responsable de trois clients, mais pas dans la même temporalité d'accompagnement. Et par contre je peux participer. En tout, je dois participer pour huit dix clients. Quand je dis participer, ça peut simplement vouloir dire que chez un client qui n'est pas l'un des miens, je vais accompagner un de mes associés pour juste un atelier parce qu'il a besoin de bras supplémentaires.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Mais voilà, je suis en tout cas en responsabilité d'en moyenne trois clients en même temps.

Marine (Chance)

Génial ! Très clair. Et effectivement, quand tu rentres dans un sujet au début, là ça demande beaucoup plus de temps pour rentrer et comprendre les tenants et aboutissants. Une autre question qu'on a dans le chat de Keno, est ce que tu conseillerais d'aller sur un cabinet de conseil si on a déjà de l'expérience, mais pas dans ce domaine. Mais si on souhaite se réorienter.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Alors je suis pas sûr d'avoir compris la question.

Marine (Chance)

Moi non plus j'essaie de la reformuler. Je pense que ce que voulait dire c'est nous, c'est que si on n'a pas encore fait ce métier là mais qui nous intéresse mais qu'on a encore vraiment zéro skills, est ce que passer par un cabinet de conseil en premier pourrait être une manière d'accéder à la profession ?

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Ça peut, ça peut. Encore une fois, malheureusement, je ne vais pas faire une réponse super claire là dessus parce que si je prends l'exemple de tous mes associés, il y en a qui viennent du conseil, il y en a qui viennent du théâtre, il y en a qui viennent de la philosophie, il y en a qui ont été financiers, il y en a qui ont été professeurs de sport. Et voilà. Je crois que le fil rouge entre nous, c'est vraiment cette sensibilité pour le collectif et l'accompagnement et qu'il n'y a pas de voie royale. T'entends ? Enfin, à partir du moment où on a envie d'accompagner un collectif, quel qu'il soit quoi.

Marine (Chance)

Génial ! Et tu réponds à une autre question qui avait été posée dans le tchat sur quels étaient les profils des autres personnes qui faisaient ça avec toi. Mais du coup, curiosité, quand tu viens de la philosophie ou du théâtre, comment tu es ? Comment tu arrives à conseiller un univers qui a priori tu ne connais pas trop, à savoir le monde de la start-up.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Alors encore une fois, c'est toute la particularité de notre métier, c'est qu'on n'arrive pas en tant qu'expert. On arrive vraiment sur la partie comment travailler ensemble. Et ça, bien évidemment, il y a une montée en compétence. La particularité chez Fly The Nest, c'est qu'on a six mois de période d'essai. Et ces six mois là, on est là que pour apprendre, c'est à dire qu'on ne nous demande rien à faire entre guillemets, on n'est pas attendu au tournant comme on peut l'avoir dans la plupart des boîtes par lesquelles je suis passé où évidemment, assez rapidement, au bout d'un mois, on a des objectifs, des trucs à faire, des choses à remplir, etc. Chez Fly the Nest, pendant pendant six mois, on est là pour apprendre le métier, pour être là sur un maximum d'ateliers, un maximum de clients. Donc voilà, il y a beaucoup de euh de méthodologies que l'on met au service des personnes qui nous rejoignent. Quand on vient du théâtre, l'avantage c'est qu'on est très à l'aise pour parler.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

On est très à l'aise pour animer un groupe, on est très à l'aise pour mettre à l'aise les gens. Et donc en fait, c'est des skills, des soft skills qui sont tellement importants dans notre métier qu'à la limite presque, il est presque plus important de savoir gérer ces éléments là que de que de connaître comment se passe un PNL ou un budget, ce que l'on peut apprendre finalement sans avoir besoin d'avoir une expertise dans ce métier-là particulièrement.

Marine (Chance)

OK, il y a Katinka qui nous demande est ce que tu es salarié de cette structure ? Comment se passe la rémunération puisque vous êtes tous co-fondateurs ?

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Bonne question. Je suis salarié, on est tous salarié, on est mandataire social tournant. Donc en ce moment c'est moi et un de mes associés qui sommes mandataire social de la structure. Pour la rémunération, tout se passe par sollicitation d'avis, c'est à dire que chacun est libre de s'augmenter et de choisir son salaire. Alors attention évidemment, dans la limite du fonctionnement de la structure évidemment. Et je vais casser un mythe tout de suite on ne paye pas des milles et des cents. On n'est pas du tout dans des niveaux de rémunérations, de cabinets de conseil qui se rémunèrent très fort. Pourquoi ? Parce qu'on souhaite aussi avoir des niveaux d'accompagnement, des prix d'accompagnement pour nos clients qui soient accessibles. Quand on est une petite start up de dix, on n'a pas les moyens de se payer une fortune du conseil pour autant, on veut pouvoir accompagner ces gens là. Donc pour répondre à ta question, la sollicitation d'avis c'est tout simplement je vais dire bon ben voilà, pour telle raison, je souhaite augmenter mon salaire de 200 €, de 300 €, de 500 €, 2 000 €, pourquoi pas.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Euh voilà, quelles sont les raisons qui me font dire que c'est le bon moment et que c'est juste ? Voilà. Quels sont les impacts financiers ? Voilà ce que ça veut dire en termes de exécution que je dois délivrer pour être rentable. Parce qu'on doit tous être rentable, évidemment, et je prends les avis. La particularité, c'est que je prends les avis de mes associés si tous mes associés, ce qui n'arrive pas. Mais si tous les associés disaient désolé mais je crois que là tu vas trop loin ou je ne suis pas d'accord avec cette augmentation pour telle et telle raison. Si tous mes associés me disent non à la fin, la décision me revient. S'ils disent tous non et que je dis OK, mais je m'augmente quand même, je peux le faire.

Marine (Chance)

J'adore ! Tu es en train de réinventer un monde du travail. En fait.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

C'est très particulier, mais c'est à la fois ultra responsabilisant parce qu'après, voilà, c'est à moi de faire en sorte que ce ne soit pas plombant pour le reste de l'équipe, évidemment.

Marine (Chance)

Ouais bien sûr. Et après, c'est à voir effectivement, à la réalité, à la réalité de l'exercice. Les travers que ça peut avoir des boîtes qui disent vous prenez autant de congés que vous voulez, in fine, tu en prends beaucoup moins que quand c'est légal, mais en tout cas hyper intéressant comme modèle. Je trouve ça chouette en tout cas. Vous essayez des choses, c'est bien.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Ouais, je prends l'exemple inverse pour juste aller dans ce sens là. Au moment du Covid, elles ont été recrutées deux mois avant trois personnes. Bon ben c'était un peu compliqué. L'ensemble des associés ont plutôt que se dire ce qui était facile de dire bon bah on arrête les périodes d'essai des trois personnes qui arrivent parce que tant pis, on ne pouvait pas le prévoir. Ils ont dit ben non, ils ont quitté des jobs, ils sont intéressants, ils apportent quelque chose, on va tous baisser nos salaires pour qu'on puisse les garder. Voilà, donc ça marche dans les deux sens.

Marine (Chance)

J'adore. Belle philosophie. Euh, dans les autres questions qu'on a eu, il y en a plusieurs. Il y a comment tu trouves tes clients ? Et une fois que tu as que tu es monté en compétences parce que tu expliquais que tu avais les six premiers mois, est ce que le collectif t'oriente vers tes premiers clients ou c'est à toi d'aller les chercher ?

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Alors les deux. Alors comment on trouve nos clients ? On a la chance aujourd'hui d'avoir beaucoup de bouche à oreille et beaucoup de. On est beaucoup recommandé par nos clients donc on a la chance de faire assez peu de prospection. On en fait mais très peu. Euh. Et puis on a aussi beaucoup de personnes qui ont vécu l'accompagnement puis qui, trois ans après, ils sont partis dans une autre boîte et qui voit des dysfonctionnements ? Il faudrait appeler Fly the Nest. On a bossé avec eux dans mon ancienne expérience, c'est intéressant. Donc les choses ne se font pas mal comme ça. C'est une grande chance qu'on a eue. Et dans la montée en compétences, par exemple, moi on m'a attribué mon premier client au bout de trois mois parce que j'étais d'accord et que je suis plutôt du genre à avoir besoin de faire. Donc j'ai dit assez rapidement ok, filez moi des clients, accompagnez moi parce que je vais peut être faire des bêtises, mais mais allons y ! Donc oui, les premiers on te propose et en fonction de ton profil et ce que tu aimes et tes zones d'expertise, on va plutôt t'orienter chez un petit, chez une certaine, un certain secteur, parce que tu es plus à l'aise, parce que c'est un secteur que tu as connu, etc.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Et puis après on se répartit les appels entrants et bien évidemment, on fait jouer aussi notre réseau.

Marine (Chance)

Génial ! Une autre question dans Le Chat de Anne est-ce que vous vous déplacez beaucoup ? Vous accompagnez des entreprises dans toute la France ?

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Alors, on accompagne effectivement des entreprises dans toute la France. Le fait est que la majorité de nos accompagnements sont quand même dans l'Ile de France. Ce que je n'ai pas expliqué, c'est qu'aujourd'hui, les 25, on est répartis en un écosystème avec six petites équipes. Moi, j'appartiens à l'équipe startup Scale-Up Paris France. On a nos cousins qui font la même chose à Nantes, donc on est un peu répartis comme ça. Malgré tout le démarrage de l'accompagnement, la première phase que l'on fait, c'est ce qu'on appelle la phase d'alignement. On va vraiment s'aligner sur ce dont je parlais au démarrage la culture, le vision, la vision et l'exécution. Et à ce moment là, on le fait lors d'un séminaire où on embarque le client, l'ensemble de l'entreprise en séminaire, auquel cas on se déplace là où le client a décidé d'aller. Ça peut être n'importe où en France. C'est très rare que ce soit à l'étranger. Donc j'aurais tendance à dire que des déplacements, c'est très. Ça dépend des périodes. On a beaucoup de déplacements en septembre, on a beaucoup de déplacements en janvier, on a beaucoup de déplacements en juin.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Juillet, c'est des fortes périodes. Quand je dis beaucoup, je dirais qu'on doit faire aller deux séminaires par mois, ce qui est pas non plus énorme, mais ce qui veut dire aller une grosse semaine de déplacement dans les mois que j'ai cités. Il y a des mois où on se déplace pas pendant un mois et demi. C'est très variable. En revanche, après, on anime pas mal de workshops, d'ateliers en dehors des séminaires qu'on organise. Là, pour le coup, c'est chez le client, donc on se déplace, mais c'est chez nos clients qui sont à 95 % à Paris. Donc c'est des déplacements dans Paris.

Marine (Chance)

OK, merci beaucoup. Il y avait une question au début du tchat sur l'équilibre vie pro vie perso de ce travail. Tu en penses quoi ?

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

J'en pense que j'en pense qu'on est très autonome. Donc je le disais tout à l'heure. Moi j'ai une petite fille de trois ans. Globalement, je finis ma journée quand je le souhaite et sauf à être en déplacement ou chez les clients. Globalement, je finis mes journées à 17 h 30. Une partie de l'écosystème est au quatre cinquième. En vrai, chacun s'organise comme il le veut à partir du moment où les ou on accompagne. L'objectif, c'est de la satisfaction et l'accompagnement du client. Donc donc voilà donc l'équilibre vie pro vie perso. Hormis les gros moments de rush où on se déplace, où évidemment c'est pas très confortable quand on a un enfant en bas âge, sinon franchement c'est voilà, chacun s'organise comme il veut.

Marine (Chance)

J'adore j'adore ! Euh. Il y a Clémence qui nous demande comment sont facturés les accompagnements, Est ce que c'est à l'heure ou sur la durée ?

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Très actuel comme question. C'est une question sur laquelle on est en train de bosser en ce moment. Alors euh, on est au forfait, c'est à dire qu'on accompagne en fonction du nombre de personnes. Sans rentrer dans le détail, on considère que il y a différentes étapes de scale de croissance. Il y a trois grandes étapes et en fonction du nombre de personnes, en gros jusqu'à 20 personnes, on est dans un dans une première étape, du scale de 20 à 1 centaine, une deuxième et au delà de 100, c'est encore une autre histoire. Donc en fonction du nombre de personnes, on va prêcher pour un accompagnement global. L'objectif de ça, c'est justement de. Enfin, d'être vraiment à disposition du client en disant ben voilà, ça va te coûter 30 000, 40 000 €, mais on est là pendant neuf mois, tu m'appelles quand tu veux, on prend des cafés, on déjeune, on est là à ta disposition. On se rend compte qu'en ce moment, il y a aussi un besoin d'un accompagnement plus long.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Et on a des clients qui nous disent bah ouais, trop cool, vous nous avez accompagnés pendant six mois, mais en fait vous avez levé plein de choses. On a mis en place plein de choses, mais j'aimerais bien pouvoir continuer à bosser avec vous. Et donc on est en train de de commencer des accompagnements plutôt en mode régie, c'est à dire à disposition sur un forfait mensuel, pour continuer à garder un lien avec certains clients qui nous le demandent.

Marine (Chance)

OK, très clair, merci beaucoup. On va arriver à la fin du temps. Donc je prends une dernière question. Euh. Et qui je pense en induit une autre. Vous évoquez des salaires moindres qu'en conseil ? Est il possible d'avoir des ordres d'idées selon l'expérience, notamment pour l'Ile de France, Je pense que la question peut être en dessous, c'est est ce que vous recrutez ? Et si oui, euh ça devient un autre co-fondateur ou après il y a différents statuts pour les nouveaux qui arrivent.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Alors la question des salaires, globalement, je dirais que sur l'ensemble de l'écosystème parce qu'on se rémunère pas de la même manière les uns et les autres, euh je dirais qu'on doit être tous dans une fourchette entre 2500 et 3 500 € nets. Euh, voilà. Donc on n'est pas sur des salaires de 4000, 5000 qu'on peut voir, qu'on peut voir dans le conseil. Euh. Et pour la question du recrutement, euh. Alors deux choses tout le monde rentre. Associé. Co-fondateur Il n'y a pas d'autres statuts, c'est soit on rentre et on accepte ce rôle là, soit on ne rentre pas. Euh. En revanche, les six premiers mois sont là pour s'assurer qu'on est OK avec ce rôle, tant pour la personne qui rentre que pour le reste de l'équipe. Donc là pour le coup, c'est vraiment une période d'essai C'est classique sur ce sur ce point là. La deuxième chose que l'on fait, c'est pour éviter d'avoir une pression importante sur la personne qui rentre. Il rentre avec un salaire un peu moindre pour justement être vraiment dans une période de découverte.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Et à l'issue de ces six mois, ils s'augmentent comme bon lui semble. Mais en tout cas voilà, il y a un socle au départ qui permet d'être tranquille sur On ne met pas de pression sur des objectifs de rentabilité.

Marine (Chance)

Génial ! 1000 merci Iris pour ton temps, c'était passionnant. Je vois qu'il y avait plein plein de questions. J'ai donné ton LinkedIn si jamais.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Avec plaisir pour échanger s'il y en a qui le souhaitent. Je ne dis pas ça en l'air. Je serai ravie de ré-échanger si ça peut aider. Je serai ravie.

Marine (Chance)

Et encore merci ! C'était passionnant, ça donne envie de refaire d'autres avec toi avec plus de temps parce que je trouve ça génial comme idée. Et même la manière dont vous la philosophie de votre entreprise, je la trouve hyper intéressante. 1000 merci encore.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Merci à toi pour l'animation, merci à tous et puis et puis à bientôt. Bonne journée, à bientôt.

Marine (Chance)

Au revoir.

Iris Morizet (Consultante stratégique en organisation, entreprises en croissance)

Au revoir.

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