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Louise Hourcade, Copywriter & Autrice de newsletter

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Marine (Chance)

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouveau live, Métier en coulisses, avec Louise. Bonjour Louise.

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Hello Marine.

Marine (Chance)

Hello. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation pour partager ton métier et le sens que tu y trouvent. Pour celles et ceux qui nous ont rejoint, sachez que ce live est interactif, donc n'hésitez pas à utiliser le chat, à nous poser des questions, surtout à Louise d'ailleurs. Vous pouvez déjà nous dire peut-être d'où vous nous écoutez en France ou même à l'étranger. Je sais qu'il y a des gens de partout qui suivent. Et pourquoi vous êtes là ? Est-ce que vous voulez écrire ? Est-ce que vous écrivez déjà ? Ça nous intéresse de vous lire. Bonjour Catherine de Bordeaux. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas Chance, nous sommes un bilan de compétences et une communauté d'entraide professionnelle pour aider à trouver sa juste voie dans le monde du travail ou alors à réajuster ce qui doit l'être dans son travail. Parce que parfois, on pense que c'est le métier le problème, mais parfois non. C'est plein d'autres choses qui peuvent être ajustées pour réaimer son métier. Donc voilà, n'hésitez pas, si vous avez besoin de plus de renseignements, à nous contacter après le live. Bonjour à tous, Mathilde, Virginie, Brit. Plein de monde sont venus pour écouter Louise.

Marine (Chance)

À qui je vais passer le micro. Est-ce que tu peux nous raconter un peu, Louise, qui tu es et comment tu en es arrivée à exercer ton métier de copywriter ?

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Oui, bien sûr. Alors moi, je m'appelle Louise, j'ai 26 ans, j'habite à Paris. J'ai fait une école de commerce, donc a priori, rien à voir avec l'écriture, tout ça. Pour la petite histoire, moi, j'étais un peu paumée en école de commerce. Je me suis beaucoup cherchée pendant ces années-là. Ça n'a pas toujours été facile. Donc, j'ai essayé plein de trucs en école et en fait, en nt d'école, j'étais sûre que d'une chose, c'est que je n'avais pas forcément envie d'être salariée dans une entreprise. Je sentais que j'avais besoin de temps pour trouver qui j'étais, ce que je voulais faire de ma vie. Ceci étant aidé par le fait que je n'avais pas de prêt à rembourser, ce qui est quand même une information non négligeable lorsqu'on veut se chercher un petit peu et tout. Et en fait, je suis devenue dans les mois qui ont suivi ma sortie d'école de commerce, je suis devenue copywriter, rédactrice. Et ça s'est fait de manière à la fois très naturelle et complètement hasardeuse. J'ai été contactée pour ça. J'ai commencé à faire des missions d'écriture. Moi, sur le moment, j'avais juste envie de gagner du temps. J'avais juste envie de gagner du temps pour pouvoir commencer à déménager à chez mes parents, trouver des moyens de me faire des sous.

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Donc c'était très concret et assez utilitariste, assez opportuniste. Donc j'ai commencé des métiers d'écriture comme ça et le bouche à l'oreille a fait que j'ai trouvé d'autres missions d'écriture. Petit à petit, je me suis rendu compte que c'était hyper naturel pour moi. Dans le même temps, j'ai créé une newsletter qui, à la base, existait pour parler de mes dessins, mais c'est devenu mon activité C'était mon projet perso qui me tient le plus à cœur aujourd'hui. Et je me suis rendu compte avec cette newsletter et aussi mes missions d'écriture à côté, que ce que je préférais dans la vie, c'était écrire, poser des mots sur les choses. Et c'est vraiment La conviction que c'était fait pour moi est vraiment venue en faisant. Donc un peu atypique. Je ne m'y attendais pas du tout. Je ne m'étais pas du tout projet dans ce métier jusqu'à ce que je le fasse.

Marine (Chance)

Merci beaucoup. C'est hyper intéressant de voir les différents cheminements. Et effectivement, j'ai connu Louise grâce à sa newsletter que j'adore. N'hésite pas, Louise, d'ailleurs, si tu veux la remettre peut-être en lien dans le chat pour celles et ceux qui veulent découvrir, si tu as le lien Substack ou autre. Et du coup, effectivement, première chose qu'on peut dire de l'échange avec Louise, c'est que, par exemple, lancer une newsletter, vous, si vous avez un désir d'écriture, ça peut être une bonne manière de vous faire repérer. Est-ce que vous pouvez ensuite communiquer sur votre newsletter et montrer votre travail concret ? C'est un peu comme un book si vous étiez brand designer, au lieu de montrer des images, vous montrez vos mots. Donc c'est une super idée que tu nous partages, Louise, et puis surtout, elle est super, donc je vous encourage à lire. Les questions que j'ai pour toi, c'est: tu as trouvé que l'écriture était faite pour toi et malheureusement, c'est vrai que parfois, ça peut être compliqué de vivre de ça. Comment tu réussis à en vivre ? Comment tu réussis à trouver des clients ? Est-ce que parfois, tu fais des missions peut-être un peu moins cœur, mais plus budget ?

Marine (Chance)

Comment tu arrives à jongler entre tous ces impératifs ?

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Ce qui est sûr, c'est que la première un an et demi, j'ai un peu bricolé. Encore une fois, c'était aussi dû au fait que je n'avais pas de prêt, je n'avais pas de stress financier. Je n'étais pas aidée non plus par mes parents, mais je n'avais pas de stress. Et ça, j'insiste dessus parce que tout le monde n'a pas cette chance. Ensuite, oui, donc ça a vraiment... J'ai mis du temps à définir mes tarifs, déjà me faire confiance parce qu'au début, je débarquais, je n'avais pas de formation, je me sentais assez illégitime. Je n'étais pas sûre de faire du très bon travail. Je ne savais pas vraiment comment demander du feedback à mes clients et tout. Donc je n'avais pas du tout confiance en moi. Et chaque nouvelle mission était arrivée avec son lot d'émotion, de remises en question, etc. Petit à petit, j'ai pris confiance en moi. Je me suis rendu compte que mes clients étaient de ton temps de mois, etc. Donc j'ai commencé à fixer des tarifs qui étaient beaucoup plus corrects. Et ensuite, en effet, ça a vraiment un équilibre global. C'est-à-dire que ma newsletter aujourd'hui, elle me rapporte très peu d'argent, même si j'essaie de développer des dons et c'est quand même un petit revenu non négligeable.

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Mais ma newsletter me permet à commencer, là, ces six derniers mois, à vraiment me faire connaître par... Je me suis fait contacter par plusieurs marques. J'ai rencontré Marine grâce à cette newsletter. J'ai été contactée par des applis de rencontres après l'écriture de ma newsletter sur ce sujet-là. C'est vrai que c'est devenu un vrai outil. Je ne l'ai pas du tout et je ne l'écris pas du tout pour ça, mais je me suis rendu compte que ça devenait un outil de prospection assez efficace. Par ailleurs, j'ai beaucoup de missions qui vont du très alimentaire à la mission quand même un peu coup de cœur, où vraiment, je prends plaisir à travailler sur des sujets, notamment sur les relations amoureuses, les appuis de rencontres. C'est vrai que je trouve que c'est un sujet hyper fun. Ça m'arrive très fréquemment d'écrire pour des cabinets de conseil, des missions qui me font moins vibrer. Mais l'équilibre financier que je dois maintenir oblige. Et puis, je prends quand même du plaisir à travailler avec des gens, à avoir des clients. Ça me met un rythme dans une vie de freelance qui est quand même très indépendante, qui n'y a aucune contrainte.

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Donc en fait, c'est quand même motivant d'avoir des rendez-vous, des contacts, des discussions avec des gens. Et puis tout simplement de sentir qu'on aide, de sentir qu'on fait rayonner une marque, une entreprise, quelle qu'elle soit. Même si c'est une activité qui ne nous fait pas forcément vibrer, ça fait trop plaisir de sentir qu'on aide les gens à exprimer la beauté de ce qu'ils font. Est-ce que j'ai répondu à ta question ?

Marine (Chance)

Oui, j'aime beaucoup ce que tu dis d'aider les gens à exprimer la beauté de ce qu'ils font. Je trouve ça hyper joli comme phrase et qui peut aussi expliquer que tu trouves du sens, même si a priori, tu vas écrire pour un client dont le sujet n'est pas ton sujet de prédilection, mais que tu arrives à trouver du sens parce que tu mets des mots dans ce qu'ils font et ce qu'ils font bien et que c'est hyper chouette d'avoir la reconnaissance de clients satisfaits qui est aussi un moteur. Il y a une question de Brigitte et effectivement, on peut peut-être commencer par ça. Est-ce que tu peux décrire le métier pour ceux qui ne connaissent pas ? En quoi ça consiste précisément ?

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

C'est intéressant parce que je n'ai pas vraiment de métier précis. C'est peut-être propre au métier de l'écriture ou alors c'est peut-être propre à mon parcours qui est un peu J'ai essayé plein de trucs ces deux dernières années, de la rédaction de Post LinkedIn à la rédaction de newsletter, à la rédaction d'articles. Là, je bosse sur une application de rencontre et vraiment le contenu qui apparaît en mots sur l'application de rencontre. C'est encore différent. C'est hyper sympa. Dans ce métier d'écriture, il y a quand même plein de types de missions différentes. Il y a des personnes qui sont extrêmement spécialisées en personnalisation en branding, en réseaux sociaux, en écriture d'articles de blog, etc. Moi, c'est vrai que pour l'instant, j'ai un peu tout essayé et j'aime bien la diversité de missions que ça m'apporte. Je suis assez généraliste et je n'ai pas non plus de sujets de prédilection. Et j'en parlais à une cliente qui, du coup, travaille dans le conseil et je lui ai demandé: Mais tu ne trouves pas que je suis complètement à côté de la plaque parfois ? Je ne connais pas ce secteur. Je le connais parce que vous m'en parlez et tout.

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Et elle m'a dit: Louis, pas du tout. Ce qui est important, c'est ta qualité d'écoute, ta qualité de reformulation. On sait que tu n'as aucune expertise sur le sujet, mais à partir du moment où tu es à l'écoute et où tu te renseignes aussi, c'est aussi s'intéresser à chaque fois, lire des articles, découvrir un peu le secteur, prendre un peu de peine. Mais au fond, en fait, ça m'éclate d'avoir des missions aussi diversifiées, que ce soit dans le type de missions d'écriture que le sujet le secteur, etc.

Marine (Chance)

Génial. Et donc, effectivement, oui, Brigitte, pour le métier, il est très, très varié et il peut beaucoup changer selon les freelances ou les personnes qui l'exercent, parce qu'on peut aussi l'exercer en étant salarié, on va y revenir. Mais du coup, ça peut être écrire, par exemple, les wordings, je vais essayer d'être française, les mots que vous voyez sur le site web, ça peut être les mots que vous voyez dans une application, ça peut être même les mots que vous voyez dans les campagne d'affichage dans le métro. Le périmètre est très varié. Ça peut être de la publicité, ça peut être de l'éditoriale, donc ce qu'on appelle des contenus beaucoup plus longs. Par exemple, faire un article de blog sur une question, par exemple, sur la santé mentale. Les demandes peuvent être très C'est varié. Et après, c'est chaque personne qui va avoir ses domaines de prédilection et se spécialiser selon son appétit personnel, selon aussi, peut-être, là où il y a le business, parce qu'il y a des écritures qui sont plus rémunérées que d'autres. Par exemple, si vous voudrez devenir écrivain ou écrivaine, on sait que c'est très dur de vivre de ça. Il n'y en a que très peu qui y arrivent.

Marine (Chance)

Mais à l'inverse, on sait que, par exemple, sur tout ce qui est ce qui s'appelle UX Copywriting, donc vraiment de l'écriture dans la navigation, dans la tech, c'est beaucoup plus rémunéré et demandé. Donc après, c'est jongler entre ce qui vous anime, le marché en face, etc. Marine, c'était beaucoup plus clair que ce que j'ai- C'est complémentaire. Il y a un petit syndrome de l'imposteur chez Louise qu'il va falloir enlever parce que moi, je suis une grande fan de ton écriture et je trouve que tu as énormément de talent. Donc, j'enchaîne avec la question d'Hélène: comment on devient copywriter et qu'est-ce que les clients demandent comme recommandation ?

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Comme recommandation ? Comment on devient un copywriter ? Mon expérience, c'est que je suis devenu copywriter complètement sur le tas. Je dis copywriter parce que c'est un peu un mot valise, mais je pourrais l'appeler parfois journaliste, parfois rédactrice, parfois copywriter. Je J'ai choisi ce mot pour résumer, mais en vérité, copywriter. Il me semble qu'on est plutôt sur des métiers plutôt propres aux agences de publicité, etc, ce qui n'est pas du tout l'intégralité de ce que je fais. Comment on écrit ? Je suis devenu Je fais ce que je fais parce que j'ai appris sur le tas, je suis complètement autodidacte, donc je ne suis pas une très bonne... En même temps, ça montre que c'est possible si vous aimez écrire et que le métier vous attire et que vous sentez que vous avez un talent là-dedans, ne vous bloquez pas. Il me faut un peu de temps pour comprendre certains codes, etc, du métier et puis se faire un peu une pâte, trouver ce dans quoi on est bon. Et moi, je me suis rendu compte, je n'étais pas du tout au courant au début de quelles étaient mes forces Aujourd'hui, je me rends compte que c'est plutôt l'écriture qui va créer de la proximité avec les lecteurs, qui est une écriture très incarnée, plutôt sur des formats assez longs, même si j'écris aussi des post-lending, etc.

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Il faut un petit peu de temps et d'expérience, je trouve, pour comprendre là où sont... Voir là où sont nos forces. Et ensuite les recommandations. Moi, on ne m'en a pas demandé. Après, c'est vrai que j'ai eu pas mal de missions par bouche à oreille. Et c'est vrai que dans mon cas, avoir une activité de newsletter qui est... En fait, moi, je n'ai pas de portfolio. Ça m'arrive d'envoyer des mails de prospection assez travaillés, un peu sur mesure, etc. Mais sinon, ma newsletter est mon meilleur portfolio. Et aujourd'hui, c'est pas mal par ça que viennent mes nouveaux clients, par ça ou par bouche à oreille ou parfois via LinkedIn qui est quand même très efficace, je trouve, pour trouver des clients, se faire connaître, faire connaître Je l'adore aussi. Tout s'entretient après. Merci.

Marine (Chance)

Et effectivement, pour compléter, là où aujourd'hui, on a de la chance, c'est qu'avec les réseaux sociaux, on peut avoir une visibilité assez facilement, notamment LinkedIn qui est hyper précieux. Et LinkedIn, ça tombe bien, c'est un média sur lequel vous êtes amené à écrire. Donc, si jamais vous avez... En fait, le mieux, c'est de ne pas faire de post LinkedIn pour parler de: Je suis copywriter, donnez-moi du travail. Mais c'est choisir c'est quoi vos sujets sur lesquels c'est tellement naturel pour vous que vous allez écrire avec justesse, avec votre cœur, avec votre âme, avec tout ça. Et faites-en des posts LinkedIn. Et c'est comme ça que vous allez vous faire connaître. Les gens vont liker vos posts. Et effectivement, lancer une newsletter, c'est aussi possible gratuitement. Louise et moi, on utilise Substack, qui est un outil gratuit sur lequel vous pouvez commencer à faire votre newsletter et qui pourrait être votre portfolio pour pouvoir montrer votre capacité. Ça peut être aussi avoir un blog. Tout ce qui va être montrer votre capacité à mettre en écrit des sujets. Et après, imaginons que vous êtes passionnés de food, de faire des articles de blog ou des newsletters sur la food.

Marine (Chance)

Et ensuite, vous pourrez aller démarcher des clients dans la food pour leur dire: Regardez tout ce que je sais faire. Et ça peut être une bonne manière. C'est un bon cheval de trois. Outre le fait que si c'est votre passion, ça va vous faire plaisir de toute façon de le faire. Je vois que Louis, tu as l'air d'être d'accord avec ce que je dis.

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Oui, complètement. Complètement, je me suis souscrit.

Marine (Chance)

Je parle sous ton contrôle. Hélène me demande: Tu racontes quoi dans ta newsletter ? Est-ce que tu as un angle particulier ? Et moi, je rajoute une question à ça: est-ce que tu trouves que tu as progressé entre ta newsletter numéro une et celle d'aujourd'hui ? Et comment tu as réussi toute seule à t'auto faire progresser ?

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

La question d'Hélène, c'est une newsletter qui est vraiment hyper incarnée. Elle porte mon nom déjà. Il n'y a pas de titre. C'est vraiment la newsletter de Louise Ourcade. Elle est partie d'un projet où je voulais juste communiquer sur des dessins. Elle a progressé toute seule et je ne me suis jamais dit un jour: OK, c'est quoi mon nom ? Glédito ? C'est le L'évolution de cette newsletter a été très progressive et naturelle. Mes sujets, c'est vraiment les questions que je me pose dans la vie. Je suis quelqu'un qui me pose pas mal de questions et qui peut être parfois un peu angoissé, etc. Donc j'ai besoin d'écrire pour avancer dans ma vie. Donc ça va des sujets où vont des applications de rencontres au sentiment. La dernière, c'était sur du sentiment de voir le temps qui passe, de se sentir vieillir un petit peu, de sentir qu'on dans une nouvelle phase de vie. Il y a du newsletter sur la famille, l'amitié, la rupture amoureuse, le couple. Un peu tout ce que je vis dans ma vie personnelle et que j'ai besoin un peu de détricoter et C'est une newsletter qui est assez intime, mais qui est aussi assez documenté.

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

C'est-à-dire que j'y mêle beaucoup d'extraits de livres, articles, extraits de podcasts, des illustrations aussi. Donc, je sais que ce ne soit pas juste un journal intime, mais qui me portait un tout petit un peu universelle, même si elle est hyper perso au départ. Et oui, pour ta question, Marine, c'est assez fou. Là, j'ai relu une des premières assez récemment et c'est vrai que ça me paraît... Déjà, c'est hyper court. Et puis, il y a un côté un peu naïf. Je sens que j'ai grandi. Ça fait deux ans, deux ans et demi maintenant et je me vois galérer à l'époque à écrire ces petites newsletters qui sont toutes mignonnes, toutes courtes, un peu qui nous soit un peu naïve et je me dis quand même, il y a eu du chemin. Donc en fait, on peut apprendre tout seul sans même se faire former. Parce que le moment où on fait les choses, on se met en action et on se met un peu en danger en les montrant. Je trouve qu'il y a un mouvement de progression qui est inévitable. Si on est passionné et qu'on aime vraiment ce qu'on fait, bien sûr. Parce qu'après, lorsqu'on n'est pas passionné, on peut stagner assez longtemps, je trouve.

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Et ça m'est déjà arrivé, notamment à une époque où je dessinais beaucoup et en fait, je m'en rendais que je stagnais. Mes dessins ne devenaient pas me meilleurs avec le temps. Et la newsletter, je sens que j'ai un truc qui s'affirme.

Marine (Chance)

Génial.

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

En moi et j'ai beaucoup plus de retours aujourd'hui, donc ça me porte aussi. Alors qu'au départ, c'était hyper confidentiel.

Marine (Chance)

Génial, j'adore. Et ça me fait penser à... On a vu une podcasteuse aujourd'hui dans la live métier et ça résonne un peu avec ce que tu dis, je trouve. C'est qu'elle, elle est tellement C'était le podcast qui s'appelle crush sur les relations amoureuses. En fait, elle aime tellement ça et que travailler sur son podcast, c'est juste trop bien pour elle. Je pense que c'est quand vous arrivez à trouver cet alignement de la même manière que toi, Louise, tu dis, de toute façon, qu'on me lise ou pas presque, tu écrirais parce que tu en as besoin et que ça te fait du bien. Quand on trouve cet alignement, je pense que c'est là où on trouve la petite magie qui fait qu'on est dans ce qu'on appelle chez Chance, le flow. C'est-à-dire que vous êtes à votre endroit et que vous pouvez passer X heures sur votre projet et vous êtes hyper content. Et même s'il n'y aura pas beaucoup de monde au début qui vous lit, qui vous écoute, qui vous regarde, ce n'est pas grave parce que vous y trouvez du sens déjà pour vous et qu'après Même si c'est 10 personnes, 50 personnes, 100 personnes, c'est chouette évidemment.

Marine (Chance)

Et je rajouterai aussi si jamais vous avez absolument besoin de passer par une formation écriture, parce que je sais que parfois, malheureusement, et c'est le plus fréquent chez les femmes. On a besoin d'avoir un tampon pour se sentir légitime. Il y a plein de formations qui existent en ligne que vous pouvez trouver, mais je pense que si vous êtes bonnes dans l'écriture de vos mots, vous pouvez suivre la voix de Louise. Mais après, si vous avez besoin de ça pour... Et puis aussi parce que ça peut être aussi super intéressant et stimulant de faire des stages d'écriture. Il y a quand même plein d'offres que vous pouvez trouver en ligne. Voilà ce que je voulais ajouter. J'avais une question pour toi. Dans le live, on était en coulisses, l'idée, c'est de Tu m'as vraiment donner une vision terrain et d'enlever les fantasmes positifs ou négatifs, ou les images d'Épinal, ou les idées reçues. Vous appelez ça comme vous voulez. Du coup, est-ce que tu pourrais nous dire, toi, c'est quoi le sens que tu y trouves et ce que tu adores C'est quoi les aspects plus compliqués et moins faciles pour toi dans ton quotidien ?

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Je vais commencer par les aspects plus compliqués. Moi, ce que j'ai trouvé très compliqué, c'est la solitude du métier, tant dans l'activité en soi qui est de l'écriture, donc quand même une activité hyper solitaire, que le format freelance, qui est une totale indépendance. Ça va un peu mieux depuis que je suis dans un coworking Mais pour enlever aussi un peu l'image d'Épinal du coworking qui résout tous les problèmes de la solitude, on reste... En fait, ce n'est que des individus alignés qui bossent sur leur projet et en fait, il n'y a pas d'esprit type, il n'y a pas de partage d'expérience avec des collègues. On peut très bien aller dans son coworking et se faire assez peu d'amis. Donc ça, c'est un peu, je pense, mon plus gros challenge personnellement, qui fait aussi que parfois, je m'interroge sur le fait un jour de rejoindre, si je trouve un mi-temps ou quelque chose comme ça, un mi-temps dans une entreprise pour retrouver cette idée de projet collectif avec un but commun, etc, qui porte. L'équipe, elle C'est vrai que parfois, quand on est freelance, vraiment, on a le sentiment de mener sa barque tout seul et d'avoir personne avec qui célébrer quand ça se passe bien, d'avoir personne avec qui pleurer quand il y a des moments de creux, quand il y a moins de travail, etc.

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Ça, c'est quelque chose qui me fait un petit peu douter parfois, même si je ne me verrais pas retourner au salarié à plein temps parce que ma newsletter me prend beaucoup de temps et je sais que ça passerait à la trappe si j'étais à plein temps quelque part. Sinon, les images d'Épinal.

Marine (Chance)

Non, mais sûr que toi, dans ton quotidien, ce qui te pèse est la partie moins chouette. Donc, il y a la solitude.

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Oui, c'est la solitude. L'instabilité financière quand même. Il y a quand même une instabilité du format. On peut très bien écrire en étant salarié, en étant très sécurisé, etc. Mais c'est vrai que le format du freelance, on a beaucoup tendance à voir sur LinkedIn des freelances stars qui sont là à parler de leur revenu à 15 000 balles par mois. Ils écrivent tout dans une espèce de chalet de freelance hyper luxe et tout. C'est vrai que ça fait un peu rêvé. Et en vrai, la réalité... Ce n'est pas du tout ce que je vis au quotidien. J'espère un jour être invitée dans des magnifiques chalets dans les Alpes avec 40 autres freelances. Il y a un petit... Ce n'est pas la réalité, je pense, de la majorité des freelances. Il y a un peu cette insécurité qui fait qu'on doit apprendre à gérer le fait qu'on ne gagne pas forcément la même chose tous les mois. Du jour au lendemain, là, j'ai eu un client qui est vachement impacté par la crise, qui m'a dit en septembre: Louise, on est désolés, on a bien ton travail, mais là, on va devoir faire une pause. Et c'est vrai qu'il faut apprendre à ne pas mettre tous ses yeux dans le même panier, à être prêt, à pouvoir avoir une super collaboration bien payée, bien rémunérée, qui s'arrête du jour au lendemain.

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Et ça, je pense que j'ai mis aussi du temps à comprendre que c'était normal, que ça faisait partie du choix de l'indépendance. Et aujourd'hui, j'apprends à diversifier un peu mes clients, à ne pas avoir des revenus qui viennent de la même source, du même client. Et ça, ça prend. Donc ça, c'est pour la partie inconvénient. Et la partie... Moi, dans mon équilibre de vie, c'est vraiment un bonheur de pouvoir m'organiser d'organiser comme je veux, de pouvoir choisir les horaires, de pouvoir bosser un peu d'où je veux, de pouvoir, si je me sens d'attaque, pour bosser 5h00 le samedi, de bosser le samedi et éventuellement de me faire une expo en jeudi matin, de pouvoir m'écouter, de pouvoir écouter un peu mes pics d'énergie. Il y a le plaisir d'avoir vraiment du temps à consacrer à un projet personnel. Je sais très bien, me connaissant, que ça passerait à la trappe si j'étais salarié, que je bossais beaucoup dans une boite. Je pense que je n'aurais pas la discipline et l'envie de bosser en rentrant chez moi le soir après une journée de 8h00, 9h00. En fait, c'est la raison principale pour laquelle je suis en freelance aujourd'hui.

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Et le sens que j'y trouve... Après, moi, j'aime bien écrire. C'est vraiment une activité qui me plaît. J'aime exprimer des idées, poser des mots sur les choses, surtout dans un monde où il y a beaucoup de contenu et où il y a une espèce de cacophonie, brouhaha générale, où il y a énormément de contenu. Il y a aussi beaucoup de contenu qui n'est pas de très bonne qualité, qui nous fait perdre du temps, etc. Et là-dedans, je trouve ça très satisfaisant, justement, de prendre le contrepied de ça et de se dire: Je ne vais rien publier que je ne trouve pas impactant, intéressant. Je prends vraiment du plaisir à ça. Et après, Mes activités de freelance m'apportent une satisfaction, vraiment, dans notre ordre, je vous en avais déjà parlé, mais vraiment le plaisir d'échanger, d'avoir des discussions, des échanges avec des gens, de sentir qu'ils sont contents de moi, d'avoir de la reconnaissance de gens extérieurs qui ne soient pas juste les lecteurs de ma newsletter, même si cette reconnaissance, elle est tellement précieuse. Et d'aider des gens qui ne sont pas forcément... La communication n'est pas leur fort et d'aider ces gens-là à exprimer ce qu'ils font, les enjeux derrière leur activité, etc.

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Ça, ça me plait beaucoup.

Marine (Chance)

Merci Louise, c'est hyper clair. Je vois qu'il y a une question d'Hélène qui est arrivée sur: Est-ce que tu arrives à avoir des clients récurrents ? Comment ça se passe ?

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

J'ai peut-être eu pas mal de chance là-dessus. Quand je me suis lancée, à un moment, j'ai publié un post LinkedIn où où j'annonçais ce que je faisais, je décrivais cette nouvelle activité de rédactrice et tout. Et sur le coup, j'ai eu deux contrats qui ont duré chacun plus d'un an et demi, où j'avais une mission tous les mois. On n'avait même pas de signé de contrat, ça s'est juste fait comme ça. Et c'est vrai que ça a été hyper sécurisant. Et en même temps, le pendant de ça, c'est qu'au début de ma vie de freelance, je me suis un peu reposée sur mes lauriers. C'est-à-dire que j'avais l'impression d'avoir mes clients. Et en fait, il y en a un qui a beaucoup baissé son activité de création de contenu, donc forcément, ça a impacté la régularité de notre collaboration. Et l'autre client, qui est celui de septembre, qui était hyper impacté par la crise et qui, pour la première fois en un an et demi, m'a dit: Louise, on doit couper un peu les coups. Donc ça m'a un peu fait réaliser que la vie de freelance n'était pas une vie du tout de salarié et qu'il fallait continuer à poster sur LinkedIn, être un peu dynamique et jamais se reposer sur ses de cette façon.

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Là, j'ai retrouvé un contrat hyper récurrent et tout. Donc trop bien et c'est vrai que c'est un vrai plus. Et en fait, je trouve que c'est hyper cool d'avoir à la fois des contrats récurrents qui sont hyper sécurisants, qui permettent de pouvoir se projeter, de pouvoir savoir à peu près combien on va gagner sur plusieurs mois. Et en même temps d'avoir aussi des contrats plus ponctuels à côté, parce que c'est hyper rafraîchissant de changer de mission, d'avoir des nouveaux enjeux à traiter. Donc, j'aime bien avoir un peu des deux. Je trouve que c'est dynamisant, stimulant. C'est plus fun d'avoir un peu des deux, je trouve.

Marine (Chance)

Génial. Merci Louise. Je vois qu'il y a Valérie qui est en train de taper. On peut peut-être prendre une dernière question. Moi, j'avais une question pragmatique, ce que c'est aussi ce dont on parle en coulisse et qui va avec la question de Valérie, c'est la rémunération. Sans nous dire évidemment ton salaire exact, mais est-ce que tu peux nous donner un indicateur de comment tu factures, comment ça se passe et du coup, combien tu peux espérer avoir plus ou moins par mois ?

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Je ne suis pas la meilleure pour ça, clairement. Mais en gros, moi, par jour, je peux vous dire mon tarif, il n'y a aucun souci. Moi, je facture entre 300 et 350 par jour. J'ai un tarif journalier travailler que je propose aux différentes entreprises en sachant que je peux adapter selon le nombre de jours où on me fait travailler, selon le client que j'ai en face. J'ai entendu ça dans un podcast il n'y a pas très longtemps. J'essaie de ne pas non plus mettre trop d'ego là-dedans et de me dire: Ce qui importe à la fin de la journée, c'est que je sois contente d'avoir travaillé pour ce client. Alors parfois, si c'est un client qui peut moins me payer, mais par contre, le projet me fait kiffer, j'aime trop travailler avec eux, c'est un plaisir, il y a beaucoup de confiance et de joie à travailler ensemble, je ne vais pas hésiter dans la mesure... Il faut que ça reste correct, évidemment, mais je ne vais pas hésiter à baisser un peu mon tarif si c'est nécessaire pour eux. Par contre, si j'ai un client où ça ne me fait pas spécialement triper de bosser avec eux, je ne vais pas hésiter à leur proposer un tarif qui peut parfois être légèrement supérieur à mon tarif parce que je sais qu'en dessous, ça va me lasser, ça va me frustrer, personne ne va être content.

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Donc, j'ajuste aussi en fonction de moi, mon propre désir à travailler avec les gens. Il y a des missions qui donnent une certaine visibilité. Je pense à des missions d'écriture que j'ai faites pour My Little Paris, qui ont Je me fais découvrir ma newsletter, honnêtement, à des centaines et des centaines de personnes. La mission était très mal payée, objectivement, mais ils étaient super sympa. Les bureaux étaient super chouettes, donc j'ai découvert les bureaux de My Little Paris et en plus, j'ai fait connaître ma newsletter. Il y a toujours un équilibre à trouver. Il faut juste que cet équilibre soit satisfaisant à la fin de la journée. Et alors moi, par rapport au revenu par mois, encore une fois, je ne me mets pas trop la pression de ce côté-là, parce que je privilégie le fait d'explorer, de tester des nouvelles choses, d'accorder beaucoup de temps à ma newsletter qui me rapporte honnêtement, pour l'instant, pas plus de 150, 200 € par mois, ce qui n'est pas mal en vrai, mais Ce n'est pas non plus un revenu suffisant pour vivre à Paris, etc. Je pourrais vous dire un chiffre, mais en fait, ça n'aurait pas forcément d'intérêt parce que ce n'est pas réaliste.

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Avec l'argent que je gagne, je ne pourrais pas aujourd'hui fonder une famille, acheter un appartement. Ça va pour une jeune Parisienne célibataire qui vit dans un appart. Là, je suis chez mes parents, mais qui vit dans un appart pas hyper luxueux et tout que...

Marine (Chance)

Oui. Et après, c'est vrai que je pense que tu es sur des tarifs qui sont très OK et que vu ton talent, on pourrait, si tu le souhaitais, je le dis pour ceux qui sont aussi dans le chat et qu'après selon votre niveau d'expérience, selon votre âge. Comme le dit Louise, moi, je peux vous le dire, parce que je suis du côté, du coup, parfois du client. En vrai, un même travail peut avoir plein de coûts différents selon la négo, selon comment c'est fait. Donc C'est aussi des choses, pour le coup, peut-être que vous n'êtes pas obligé de suivre des cours d'écriture, mais des cours de négociation, ça peut être quelque chose qui vous aide pour ne pas être complexé sur le prix. C'est un vaste sujet que la rémunération du juste travail quand on est en freelance et en plus sur des métiers comme ça, plus durs, quelle est la valeur d'une écriture ? Je suis désolée, on a dépassé le temps et on va devoir clore, même si je vois qu'il y a encore des questions.

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Un dernier petit truc Vas-y. C'est hyper juste ce que tu dis. Et pour le coup, je pense que moi, j'ai envie de me faire coacher et je pense que je vais me faire accompagner dans les prochaines années, justement pour ce truc de syndrome de l'imposteur, tout ça. Donc hyper important d'avoir mentionné.

Marine (Chance)

Non, mais j'insiste dessus parce que... Vas-y, pardon.

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Non, la possibilité de se faire coacher en tant que freelance.

Marine (Chance)

J'insiste dessus parce que c'est quelque chose, évidemment, qu'on voit beaucoup chez les talents qui font chance et sur lesquels on travaille beaucoup avec eux. Et encore plus quand ce sont des femmes. Et je me le dis aussi à moi-même. Et c'est pour ça que c'est des sujets sur lesquels il ne faut pas qu'on lâche notre travail à une valeur. Il y a une valeur, il mérite d'être payé et c'est OK, c'est normal. Mais c'est vrai qu'il faut toutes qu'on travaille dessus. Les hommes aussi, évidemment, mais c'est encore, je pense, plus accentué chez les profils féminins. Mille mercis, Louise. Je vous ai envoyé le lien de la newsletter Substack de Louise dans le chat. Sinon, je vous le redis, c'est donc Louise Ourcade sur Substack, sur LinkedIn, sur Instagram aussi. C'est le même nom ?

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Oui, Louise Ourcade. Ourcade avec un H-H-O-U-R-C-A-D-E.

Marine (Chance)

Voilà. Donc n'hésitez pas à suivre Louise et si vous avez encore des questions pour elle, vous pourrez continuer la conversation en dehors du live. Merci à toutes et tous pour vos questions. Vous étiez nombreux. Louise, un immense merci. C'était trop chouette encore de te revoir. Et à très bientôt.

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

À bientôt. Ciao.

Marine (Chance)

Merci, au revoir.

Louise Hourcade (Copywriter & Autrice de newsletter)

Merci beaucoup à tous. Au revoir.

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