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Guy Inchot, Directeur d'une école de commerce inclusive

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Yohana (Chance)

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce live métier en coulisses pour découvrir le métier de directeur d'une école de commerce inclusive avec Guy. Bonjour Guy.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Hello, salut. Comment ça va, Yohana ?

Yohana (Chance)

Ça va bien, merci. Et toi ?

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Ça va très bien. Je suis ravi d'être avec toi et avec tout le monde.

Yohana (Chance)

Ouais, un grand merci d'avoir d'avoir répondu oui pour donner 30 minutes de ton temps pour aider les autres. Bonjour à toutes les personnes qui nous ont rejoint dans ce live. N'hésitez pas à parler dans le chat, à nous écrire. C'est un live interactif et on est là pour échanger tous ensemble, bien que soit que deux à avoir le micro. Donc n'hésitez pas, on est ensemble pour 30 minutes. Vous pouvez nous dire d'ailleurs d'où vous vous connectez, parce que j'imagine qu'on n'est pas tous au même endroit. Moi, je suis à Rennes, par exemple. Gui, tu es toi ? Ouais.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Ok, trop bien. Moi, je suis comme Nathalie, je suis dans les Hautes-Cennes.

Yohana (Chance)

Super. Les Hautes-Cennes, il y a d'autres gens qui veulent me dire d'où ? Arles ?

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Un peu partout. Val de Marne, il n'y a pas d'Eurreolito aussi.

Yohana (Chance)

Super. Vous pouvez aussi nous dire pourquoi vous vous êtes intéressé à ce live. Ça peut être intéressant de savoir si on peut répondre à certaines interrogations, peut-être. Peut-être que Pour introduire le live, déjà, je peux réexpliquer ce que fait Chance, qui est à l'origine de cette initiative de semaine de métiers en coulisses. Chance, c'est une communauté d'entraide professionnelle qui a créé une méthode qui a pour but de permettre à chacun et chacune de trouver sa place dans le monde du travail. Et le service le plus connu de Chance, c'est le bilan de compétences. Mais il y a aussi plein d'autres initiatives qui sont gratuites, comme cette semaine de Live métier où en cinq jours, on va présenter, on va échanger avec 50 personnes qui vont nous parler de ce qu'ils font au quotidien et leur parcours. Et ça permet de peut-être se confronter à la réalité de métiers que parfois on fantasme ou sur lesquels on est un peu flou. Et ce n'est pas mal de savoir si c'est une voie qui nous intéresse ou si, au contraire, ça nous permet de voir des facettes qui ne nous donnent pas envie. L'idée, c'est de pouvoir s'informer les uns les autres et explorer tous ensemble.

Yohana (Chance)

Et le but de Chance, c'est de promouvoir l'égalité des chances. C'est ce qui nous fait un point commun, Guy, avec ce que vous, vous faites à Code Business School, si je ne m'abuse.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

C'est exactement ça. Là, c'est le moment où je me présente, c'est ça ?

Yohana (Chance)

Ouais, c'est le moment où tu nous dis peut-être un peu ce que tu fais.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Ok, c'est parti. Moi, c'est très simple. Je m'appelle Guy, InShot, et j'ai monté une école qui s'appelle Code Business School. L'objectif, il est très facile. L'insertion professionnelle, c'est une promesse républicaine qu'on a attribuée à l'école, mais qui tend à ne pas satisfaire toutes les franges de la population. Partant de ce contexte et de ce constat, il fallait faire quelque chose. Alors, j'ai décidé de lancer une école de commerce dite inclusive parce que la pédagogie que je mets en place, c'est une pédagogie qui se veut éthique, inclusive, efficace et multiculturelle. Éthique parce que je considère qu'on pose trop souvent la question aux gens: Tu fais quoi dans la vie ? Mais avant de savoir ce que je fais, qui je suis dans la vie. Mais on n'apprend pas suffisamment qui on est. Donc, j'incorpore énormément de croissance personnelle au sein de mon école. La matière principale qu'on aborde, c'est celle du développement commercial et de l'entrepreneuriat. Donc, je n'apprends pas à mes élèves à être des futurs demandeurs d'emploi. J'apprends à mes élèves à être des créateurs d'emploi à travers la création d'entreprise. Ils ont tous un projet de création d'entreprise, qu'avec mes équipes et les incubateurs avec lesquels on travaille, on se met en ordre de marche pour leur permettre de lancer leur activité et de développer du chiffre d'affaires.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

On a déjà des success stories qui sont intéressantes, puisque certains de nos élèves développent déjà du chiffre d'affaires à travers leurs activités annexes et on en est très content.

Yohana (Chance)

Bravo, un grand bravo. Ça fait combien de temps qu'elle existe cette école ?

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

On est tout jeune, on existe depuis l'année dernière.

Yohana (Chance)

Je pense qu'après, on rentrera peut-être un peu plus sur l'école, mais est-ce que tu peux nous parler de ton parcours au global et ce qui t'a donné envie peut-être de...

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

De lancer une école ? Ce qui m'a donné envie de lancer une école, ce n'est pas mon parcours. Il n'y a aucun parcours qui t'emmène vers la création d'une école de commerce. Il n'y a pas d'école qui dit: À la fin, tu crées une école. Ça n'existe pas. Mais j'ai galéré à l'école. J'ai eu mon bac très tôt, j'ai eu mon bac à 16 ans. Et puis ensuite, je me suis engouffré dans les études supérieures et en m'engouffrant dans les études supérieures, je ne savais pas trop ce que je voulais faire ni quelle était ma place. Donc, j'ai fait une licence en droit, j'ai fait un BTS MUG, j'ai fait un bachelor en et un bachelor en gestion de patrimoine. Après, j'ai fait deux masters, l'un en stratégie de développement et l'autre en ingénierie d'affaires. Comment je me suis financé, parce que c'est vrai que c'est le nerf de la guerre, c'est mes précédentes activités. J'ai eu une carrière dans les ressources humaines. Même ma carrière, je n'ai pas appris. Je n'ai pas fait d'études en ressources humaines, mais j'ai fini responsable ressources humaines d'une entreprise. C'est tous les Les rencontres que je faisais qui m'ont poussé d'abord à me lancer dans le conseil en stratégie de développement et en prise de parole en public ou en coaching.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

De cela, j'ai monté une première boite où j'accompagnais les enfants en périscolaire sur la découverte, justement, de l'entrepreneuriat parce que je voulais créer une école, mais je ne savais pas comment faire. Dès que j'ai su comment on fait pour créer une école de commerce, je me suis lancé. Au départ, pour répondre à la question d'Aurélie, je pars en J'ai mis toutes mes économies dans le truc. Comment j'ai fait ? J'ai pris des locaux avec mes propres deniers. Puis, j'ai commencé à payer des professeurs sur mes propres deniers. Comme mon école, elle est 100% en alternance, j'ai fait ce choix parce que la population auprès de laquelle je me déploie, c'est une population qui vient des milieux ruraux et des quartiers prioritaires, donc ils n'ont pas forcément 10 000 € à mettre pour payer une école. Donc, j'ai choisi l'alternance et en fournissant des cours en alternance, j'ai pu bénéficier de ce qu'on appelle les niveaux de prise en charge de l'OPCO. Il y a très d'OPCO en France. Moi, le principal, c'est l'OPCO EP avec lequel je travaille à Atlas. Qu'est-ce que c'est que l'OPCO Un OPCO, c'est un opérateur de compétences. Avant, on disait OPCA, maintenant, on dit OPCO, l'acronyme opérateur de compétences.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Ce sont ces gens-là qui récoltent, si tu veux, les taxes d'apprentissage. Chaque entreprise doit payer une taxe d'apprentissage. Cette taxe d'apprentissage sert à financer l'apprentissage en France. Donc, moi, mes élèves qui sont en alternance, l'apprentissage finance leur scolarité. Donc, je suis payé par les OPCO une fois que mes étudiants sont en alternance, donc chez un patron. Voilà comment aujourd'hui fonctionne mon business model en dehors des formations que je peux mener. Je peux mener des formations en prise de parole, en conseil, en stratégie, en développement, tout ce genre de choses. Ce sont des prestations annexes que mes équipes et moi pouvons déployer auprès des entreprises qui en ont besoin. Je fais des bilans de compétences aussi, tu en parlais. Et ça, ça me permet d'apporter, si tu veux, du beurre aux épinards dans mon business model.

Yohana (Chance)

Et donc, tu es passé de... Tu étais consultant, ton poste juste précédent à celui de la construction de cette école, non ?

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Non, j'avais créé une école.

Yohana (Chance)

Ah oui, une parole.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Ouais. Et mon poste, quand j'étais salarié, j'ai été consultant en recrutement, puis responsable du recrutement, et j'ai fini responsable des ressources humaines.

Yohana (Chance)

Et du coup, la bascule sur la volonté de créer une école, elle s'est faite...

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Comme je te l'ai dit, elle a toujours Quand j'étais là, en réalité. Je ne savais pas comment faire, donc j'ai commencé par une activité périscolaire où je donnais des ateliers pour les enfants. Et lorsque j'ai su comment on pouvait créer une école de commerce en France, c'est très simple en plus, pouf, je me suis lancé.

Yohana (Chance)

Et du coup, il y a un corps enseignant qui t'accompagne ?

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Comment ça marche ? Je suis accompagné par plein de gens. Quand tu lances une école, il faut que tu passes ce qu'on appelle Qualiopi. Qualiopi, c'est une certification professionnelle qui permet à tous les organismes de formation de pouvoir exercer leur métier. Tu as quatre périmètres: bilan de compétences, actions de formation, VAE et CFA, Centre de formation par apprentissage. C'est cette composante qui me permet aujourd'hui de lancer mon école. Donc, grâce à l'obtention de tous les périmètres de Qualiopi, puisque je les ai tous, je suis en mesure aujourd'hui de lancer cette activité pour fournir et déployer des diplômes de bac+2 à bac+5.

Yohana (Chance)

Super. On a déjà quelques questions. On a Magali qui demande: Quel est le process de recrutement et quel est le profil des professeurs ?

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Excellente question. Quand j'ai démarré, c'était très intuitu personae, donc des personnes que je connais. Aujourd'hui, dans mes professeurs, tu vas avoir des grands ponts de leur métier. Sur LinkedIn, j'ai la chance d'avoir beaucoup de personnes qui me contactent, des personnes de très haut niveau, des personnes avec qui sont aujourd'hui nos professeurs et qui apprennent différentes matières comme le business développement, la stratégie d'affaires, la négociation, l'entrepreneuriat. L'entrepreneuriat, j'ai aussi des incubateurs. Je travaille avec trois incubateurs qui m'accompagnent dans l'accompagnement des élèves les plus prometteurs sur leur création de société. En termes de prise de parole en public, de marketing digital, j'ai aussi des professeurs RH aussi. Je peux aussi en chercher dans le recrutement. C'est toujours sympa d'avoir des gens qui sont meilleurs que moi sur ce sujet-là. On recrute nos professeurs par cooptation et réseau aujourd'hui.

Yohana (Chance)

D'accord. Moi, j'ai une question de l'autre côté. Du coup, les étudiants, est-ce qu'il y a un concours d'entrée ? Comment eux, ils sont recrutés ?

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Très bien. Tu as plusieurs voies d'accès. Tu as Parcoursup, qui est la plateforme d'orientation des élèves. Ils passent, une fois qu'ils ont passé par Parcoursup, ils ont un entretien de motivation. Cet entretien de motivation, il consiste à connaître le projet professionnel des étudiants afin de savoir si oui ou non, ça peut fitter. Peut-être que ça peut ne pas fonctionner. Pour nous assurer du bon matching, avec mes équipes, on fait des entretiens de motivation pour nous assurer de la bonne adéquation entre le projet professionnel et ce que nous, on a alors proposé à l'école. C'est ça qui fait foi. On ne veut pas être une école élitiste par les notes ou par le pseudo ton comportement, parce que dans un mauvais environnement, ton comportement peut différer. Ce matin, par exemple, j'étais en intervention dans une école de cybersécurité où les professeurs voyaient leurs élèves comme des enfants terribles. Et puis, moi, je n'ai pas vu les élèves comme des enfants terribles. Et ça, ce n'est passé comme ça. Tous les professeurs se sont revués sur moi pour me demander quelle était ma technique. Non, mais c'est l'environnement que vous créez. Quel est l'environnement que vous créez ?

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Qu'est-ce qui vous apportait ? Il faut qu'il y ait un fit. Je ne me préoccupe pas de tes notes ou de ton de ton comportement lorsque tu étais au lycée ou ailleurs d'ailleurs. Je veux juste savoir si oui ou non, tu iras jusqu'au bout de ton projet professionnel. Si c'est le cas, on se retrouve. Si ce n'est pas le cas, ne perdons pas de temps.

Yohana (Chance)

Il y a un âge, Il y a une tranche d'âge minimum, maximum pour- Non, il n'y a pas de minimum.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Par exemple, moi, j'ai eu mon bac à 16 ans, j'aurais pu intégrer l'école. La condition cinéquanienne, si tu veux, c'est d'avoir le baccalauréat ou une équivalence au baccalauréat, parce que parfois, certains n'ont pas le bac, mais ils ont une équivalence OK.

Yohana (Chance)

Super intéressant. On a une autre question de Mélisandre. C'est: Finalement, comment fonctionnent les cours qui permettent de travailler sur le savoir-être plus que le savoir-faire ?

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

C'est une excellente question. On a des cours de citoyenneté. On a des cours de citoyenneté et de croissance personnelle. Dans les cours de citoyenneté, nous, ce qu'on veut, permettre aux élèves de savoir comment fonctionnent les instances politiques qui gouvernent ce pays et de se positionner non pas seulement comme des électeurs, mais comme des personnes éligibles. Parce que la respublica, la République, c'est avant tout des personnes qui savent se représenter et qui sont compétences, capables de comprendre comment fonctionne le Sénat, l'Assemblée nationale, bien évidemment le gouvernement, pour avoir des propositions à faire, pour faire des moratoires s'il le faut, se constituer en partie civile et être en capacité de faire retoquer telle ou telle loi, si ne nous convient pas. Ça, c'est très important pour moi de rendre capable, de donner de l'empouvoir à mort aux gens en leur expliquant comment ça fonctionne pour qu'ils puissent s'approprier les codes et les règles du jeu. En ce qui concerne la prise de parole en public ou les codes socioprofessionnels qui vont bien pour s'illustrer en société, c'est pareil. On a des cours d'étiquette qui permettent aux jeunes femmes, tout comme aux jeunes hommes, de savoir comment se comporter en société en fonction du niveau d'interlocuteur qu'on peut avoir et être en capacité de s'adapter à tout type d'interlocuteur.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

C'est très important pour nous.

Yohana (Chance)

Très intéressant.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Non, on ne prend pas que des... En fait, l'inclusion, c'est tous les profils. On ne va pas prendre que des Noirs et des Arabes. C'est quoi cette question ? Elle n'est pas posée comme ça, mais c'est comme ça que je la comprends. Non, on prend tous types de profil. C'est ça l'inclusion. C'est permettre à tout le monde de se retrouver quelque part.

Yohana (Chance)

Pour remettre en contexte pour les personnes qui verront le replay, mais qui n'auront pas le chat, on a une question de Nathalie qui dit: L'admission est-elle réservée exclusivement aux profils qui relèvent de l'inclusivité ? Ou est-ce que c'est un pourcentage minimum de l'école ? Oui, ça aurait pu être un quota.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Non, le quota, il n'y a rien de plus dévalorisant, mais présent pour une population. Non, non, non. Je parlais de multiculturalisme tout à l'heure. Le multiculturalisme, c'est comprendre que nous sommes différents, mais à la fois tellement similaires. C'est juste qu'on vient avec des perspectives et des points de vue différents. Et une fois qu'on comprend ça, le vivre ensemble est une réalité. Ça, c'est ce que je veux pouvoir créer, un vivre ensemble au sein de mes communautés d'établissement. Donc, tous les campus de Code Business School ont vocation à être installés dans des quartiers prioritaires et dans des milieux en Europe, mais non pas pour se dire de créer une autarcie, mais créer au contraire une ouverture. Créer une ouverture. Il ne peut pas... C'est très discriminant de se dire: Je viens d'un quartier populaire et je dois m'adapter quartier plus privilégié. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que moi, ma culture et qui je suis, c'est une culture de seconde zone. Et pour être in et intégrer les bons endroits, il faut que je prenne la culture de ceux qui sont bien nés. Attends, on n'est pas dans Bridgerton, là. On n'est pas dans le Bridgerton, ça y est, c'est fini, ça.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Donc, partout, il peut y avoir des endroits où la culture, le pouvoir, le savoir peuvent se retrouver. Et c'est comme ça qu'on crée les inégalités sociales. C'est en obligeant les gens à avoir de la mobilité, donc à quitter leur habitat naturel pour aller dans un endroit où ils n'ont pas les codes et être abreuvés de nouvelles choses, stigmatisés parce qu'ils n'ont pas les codes, etc. Non, c'est fini tout ça. C'est très cool dans les quartiers, il y a plein de valeurs, il y a plein de bonnes choses. Maintenant, ajoutons la connaissance, le savoir et la capacité d'être en empouvoirment. Ça décentralisera les centres habituels de savoir qui se diront: Peut-être aussi que j'ai envie de voir de l'autre côté du périph ce qui se passe et étudier là-bas. Voilà comment on crée de la mixité sociale en permettant d'avoir les mêmes accès aux mêmes choses partout.

Yohana (Chance)

Est-ce que du coup, vous encouragez les étudiants à développer des projets là d'où ils viennent, là où ils sont ?

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Bien évidemment. Il n'y a rien de pire que la fuite des cerveaux. C'est ce pourquoi, à l'échelle nationale, donc de pays, on se bat. Tu viens de tel pays, tu vas étudier dans tel autre pays. À l'origine, tu es censé revenir dans le pays et puis tu reviens jamais, le cerveau est resté là-bas. Non ! Non ! Quand on développe des projets sur son territoire, il y a des territoires en France qui sont vides. On parle de déserts médicaux, on parle de déserts informatiques, on parle de fractures numériques. Pourquoi ? Parce qu'il y a des territoires dans lesquels même l'Internet, ça passe pas. Je parle de la France. Je ne parle pas d'un pays ailleurs. Je parle de la France. Il y a des endroits où je grandis dans un petit village, il n'y avait pas de réseau. Je devais aller sur une colline pour téléphoner. C'est véridique. Et c'est réel dans nos campagnes de France. Dans nos campagnes de France, il y a des endroits où il y a des compétences qui relèvent du pouvoir central, c'est-à-dire de l'Île-de-France. Quand on sait que même en Île-de-France, tout le monde n'est pas loti à la même enseigne, non.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Donc, il faut décentraliser. Et quand on permet aux jeunes de de créer des projets sur leur territoire, on permet en réalité à des gens de développer des business models et donc de s'enrichir sur leur propre territoire et de créer de la valeur pour tout le monde. Ça, c'est très fort.

Yohana (Chance)

On n'a pas demandé où se situait l'école, d'ailleurs.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

On est basé à Saint-Ouen aujourd'hui et on se développe dans le 93, puis dans toutes les Kupvés de France et les milieux ruraux. Et en parlant de ruralité, ils vont m'en vouloir, mais on est en train, et là, c'est une exclusivité mondiale, rien que pour Champs. Il y a que vous qui le savez. Incroyable. Je fais trop de blagues. On est en train d'ouvrir à Marnes-la-Vallée-Chezsy, la ville de Val de Europe. Le RER, c'est Val d'Europe. On est en train d'ouvrir la RER. D'accord.

Yohana (Chance)

Encore plus loin de l'autre côté du périph.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

C'est ça, toujours plus loin, mais toujours de l'autre côté du périph. Il n'y a jamais de gens. Toujours.

Yohana (Chance)

On avait une question de Cécile qui demande le nombre d'étudiants qu'il y a dans l'école.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Le nombre d'étudiants aujourd'hui ? On est en train d'augmenter. On a commencé avec une vingtaine. Et là, je répondrai à la question quand on aura fini la campagne de recrutement parce qu'on est en plein dedans.

Yohana (Chance)

Ok. Et c'est combien d'années d'études ?

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Un bachelor, c'est sur trois ans. Un BTS, c'est sur deux. Et le master, c'est la cinquième année.

Yohana (Chance)

Et vous délivrez les trois ? C'est ça. Bts, bachelor et... Ok. Super. On a une question de Mélisandre qui demande: Les débouchés en nt de l'école.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Elles sont au nombre de quatre mêmes. La première, c'est que tu peux réaliser des métiers de commerciaux, parce que c'est l'un des métiers auxquels on forme. On forme à trois métiers, en réalité. Commerciaux de haut niveau, on appelle ça des ingénieurs d'affaires, donc des cycles longs en ce qui concerne les ventes, les métiers liés au marketing le marketing digital et les métiers de gestion de projets. Ça, c'est les trois métiers auxquels on forme. Mais ces trois métiers sont les trois compétences d'un entrepreneur. On ne veut pas former qu'à des métiers, on ne veut pas former qu'à des métiers. On ne veut pas former des personnes qui demandent de l'emploi. On veut former des personnes qui créent de l'emploi. Donc, in fine, notre objectif est de permettre à nos jeunes de créer des entreprises et donc de créer des emplois. C'est pour ça que c'est un bachelor, que je vous parle en tout cas de ce diplôme-là, le bachelor dit Responsable du développement commercial et de l'entrepreneuriat reconnu au RNCP.

Yohana (Chance)

D'accord, très clair. Une question d'Aurélie: quelles sont vos ambitions pour votre école à court terme ?

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

À court terme, c'est quand court terme ? C'est là, l'année prochaine ?

Yohana (Chance)

Oui.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

C'est quand court terme ?

Yohana (Chance)

J'imagine. Aurélie, pardon, je réponds à votre place, mais...

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Ouais, c'est quoi le court terme ?

Yohana (Chance)

J'imagine que c'est dans les trois ans.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

C'est trois ans ? En D'ici à 2027, mon premier objectif est d'avoir formé au moins une centaine d'entrepreneurs. Ça veut dire que d'ici trois ans, la rentrée 2027, 2028, j'aimerais que les élèves qui sont rentrés chez Code Business School aujourd'hui soient des pourvoyeurs d'emplois, donc soit des gens qui ont créé une boite pendant qu'ils étaient à l'école, l'ont fait fructifier et aujourd'hui sont capables de prendre un, deux, trois, voire cinq employés. Ça, c'est mon dream d'ici trois ans, sans compter les ouvertures. On a un business model qui se veut très familial. Je ne veux pas une méga école avec 1 000 élèves, 1 200 élèves, 1 500. Je ne veux pas ça. Je veux des campus à taille familiale, ce qui permet d'avoir plusieurs ouvertures simultanées, peut-être même dans une même ville. Et ça, c'est important pour moi parce que souvent, quand on fait des études supérieures, on est perdus. Moi, je vois mes jeunes, même prendre des notes, c'est difficile parce qu'au lycée, ils ont été appris à ce qu'on leur dicte et tant qu'on ne leur a pas dicté, ils ne prennent pas de notes. C'est très discriminant, c'est très difficile, ne serait-ce que quand tu fais la fac, le cours magistral, Le prof, il ne s'est pas quitté, vous êtes 400 dans un amphi, il ne te voit pas.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Donc, si tu n'as pas pris le pli de noter et de savoir comment trident, détricoter les bonnes informations que tu dois garder, ce n'est pas facile, c'est compliqué. Donc, je veux des campus à taille très familiale, ce qui fait que même dans mes classes, on ne va pas dépasser 25. Je veux des classes d'un maximum de 24 élèves pour favoriser toujours cette proximité.

Yohana (Chance)

D'accord. Le temps passe super vite. Je parle trop.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Mais on ne va pas passer les dernières questions.

Yohana (Chance)

Nathalie nous demande: Quelles sont tes missions quotidiennes en tant que directeur de cette école ? Et après, il y a d'autres questions.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

C'est trop chiant, mes missions. En tant que directeur en école, tu es garant de la pédagogie et tu t'assures que tes professeurs, tes intervenants la suivent. Tu es garant de la bonne image de l'école. Et moi, mon rôle, il est de faire valoir l'école à qui de droit pour qu'elle rayonne et qu'elle attire toujours plus d'élèves et qu'on puisse aider toujours plus de futurs entrepreneurs à lancer leur activité tout en étant diplômé. Je dirais que tu as des fonctions d'ambassadeur et tu as des fonctions très opérationnelles. Je préfère les fonctions d'ambassadeur de toi. C'est important d'être aussi dans l'opérationnel, s'assurer des absences, valider le bon niveau de prise en charge des financements, etc. Le bon suivi des élèves et faire en sorte surtout que la pédagogie suive.

Yohana (Chance)

Concrètement, pour s'assurer de la pédagogie, tu as un droit de regard sur ce qui est dit par les autres professeurs ? Comment ça marche ?

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Bien évidemment. Mais oui, ça ne va pas ou quoi ? Tu vas te balader et raconter ta vie dans mes classes ? Bien sûr, je fais des points, j'ai des espions. J'ai mes élèves, j'ai mes balances. Mais bien sûr. Ah oui, oui, oui. Non, c'est très intéressant.

Yohana (Chance)

On a deux Une question qui se rejoignait un peu. Nathalie qui demandait si tu as le sentiment d'avoir trouvé ta place et si tu veux occuper cette fonction tout au long de ta carrière.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Et quoi, t'as dit ? C'est quoi la suite ?

Yohana (Chance)

Et si tu comptes garder cette fonction tout au long de ta carrière professionnelle ?

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Je suis tout à fait épanoui aujourd'hui, mais oui, il y a d'autres steps qui arrivent. Je ne resterai pas directeur. Ce n'est pas mon vrai rôle de En réalité, je suis président fondateur de l'école, donc je dois mettre des directeurs pédagogiques. Je le fais parce qu'on est au démarrage de l'activité, mais mon rôle, c'est un rôle d'ambassadeur de l'école, en réalité. Déjà, rien que ça, il va y avoir un switch. Et puis, quand il y en aura plusieurs, mon rôle va encore évoluer. Là, aujourd'hui, j'ai deux campus, mais quand j'en aurai 15, 20 et plus, mon rôle va encore évoluer. Donc oui, je suis très épanoui, mais mon rôle va évoluer et je ne connais pas encore toutes les évolutions. Mais ça va évoluer et je serai encore plus heureux parce que tout ce que je veux, moi, c'est changer le monde à travers l'éducation. Donc, je m'épanouis pleinement.

Yohana (Chance)

Super. Et là, on a des questions plus argent, concrètement. C'est si au départ, tu as autofinancé ton projet, maintenant, est-ce que tu as des sponsors, des soutiens pour le développer, ton école ? Et est-ce que ton réseau a eu une importance au démarrage ?

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Le réseau a une importance au démarrage, surtout pour trouver les Les prestataires qui vont t'aider, donc les intervenants, les comptables et toutes les personnes qui vont t'aider à lancer l'activité opérationnellement. Ça, c'est très important pour le réseau. Ensuite, en ce qui concerne la levée de fonds ou les financements, je n'ai pas fait appel à ça. J'ai fait le choix d'être indépendant. J'ai fait le choix d'être en bootstrapping. Le bootstrapping, c'est... Comment on dit en français ? C'est créé par moi-même sans faire appel à de l'argent extérieur. Donc, je n'ai pas fait appel à des structures de financement pour lancer l'activité, mais le business model, une fois que c'est en place, oui, ce n'est pas avec une école que tu deviens milliardaire ou multimillionnaire, mais tu vis très bien ta vie.

Yohana (Chance)

D'accord. La question d'après, c'était: est-ce que c'est une activité qui est lucrative quand même ?

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Oui, c'est lucrative. Je ne donne pas l'argent qu'à des associations. Je donne une partie du chiffre d'affaires à des associations. Mais en revanche, oui, tu peux bien vivre. Tu ne vas pas être millionnaire. Si ton but, c'est que l'argent, ne fais pas une école. Si c'est que ça.

Yohana (Chance)

Ça permet quand même de...

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Je me rapporte suffisamment pour être bien. Oui, oui, oui. À terme, quand tu as suffisamment d'élèves, etc. Oui, oui, tu es très bien. Mais si tu es quelqu'un de gourmand, toi, tu veux des millions sur ton compte, non, en fait, va dans l'IT, va dans l'informatique, l'intelligence artificielle, va dans d'autres trucs.

Yohana (Chance)

Écoute, Guy, je pense qu'on pourrait continuer cette conversation encore hyper longtemps, mais l'heure tourne. Il est déjà presque l'heure de nous quitter. Est-ce que Est-ce que tu as un conseil et/ou un message à faire passer aux personnes qui s'intéressent justement au métier de directeur d'école ou au métier qui peuvent aider à l'incré l'égalité des chances ?

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Foncez. Faites. Quel que soit le truc nul que vous pensez vouloir faire, faites-le. Parce que d'un truc nul, Peut-être, peut découler tellement de choses. Et surtout, si vous avez un projet, quelle que soit la grandeur ou le côté farfelu qu'il peut avoir, s'il vous plaît, lancez-vous. Il n'y aura jamais personne Il n'y a personne qui va vous suivre à 100% ou qui va vous accompagner, vous financer même. Il n'y a personne qui va faire ça parce que personne n'est là pour ça. Faites vos preuves. Et si vous avez quelque chose qui brûle dans votre cœur pour l'égalité des chances et aider les gens à s'en sortir comme ils le souhaitent, il n'y aura jamais assez d'initiatives. Il y aura toujours besoin de plus d'initiatives. Alors, faites. Vraiment, lancez-vous. Je ne sais pas si on est encore là. Ça bug de mon côté. Ni je t'entends, ni je te vois. Dans le chat, moi, je vous vois, mais je ne vois plus Yohanna.

Yohana (Chance)

Tu ne m'entends pas ?

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Je t'entends là. Non, maintenant, tu as disparu. Je prends le contrôle. Salut le chat. Vous me voyez ? Oui. En plus, vous me répondez. C'est trop drôle. On t'entend et on te voit. Ok ? Je ne sais pas où elle est passée, Yohann. Ok, on est ensemble. Si vous avez d'autres questions, on dirait qu'on a pris le contrôle. Ils voulaient nous couper. Vous avez vu comment ils sont ? On dit c'est chance, mais ils voulaient nous empêcher d'avoir la chance de parler. Non, je fais des blagues nulles. En tout cas, si vous avez d'autres questions, moi, je suis là. On est ensemble, Haleim. Non, c'est... Il avait les deux dernières questions de Cécile. Les deux dernières questions de Cécile ? Attends, je vais voir. Cécile, on sent que ta mission te porte. Est-ce que c'est une... ? Si, j'ai répondu à ça. Non, j'ai répondu. Si on part tout à fait une mention là-dessus aussi. Ouais, j'ai répondu. J'ai dit: Je n'ai pas l'importance de ton réseau. Ouais, j'ai dit: J'ai commencé avec mon réseau pour... Si, tu as répondu. Ouais, je me disais aussi: Eh Nathalie, tu me suis pas ? Non, si, j'ai répondu: Mais si vous en avez d'autres, on est là.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Quelles sont les parties les plus compliquées ? J'allais parler d'argent, parce que Mélissandre, c'est une vraie question. L'argent, c'est une question... En fait, ce n'est pas l'argent qui est une question. Quand on fait une école, faire une école, c'est un business qui est trop ingrat. C'est pour ça que je dis: Si tu veux faire de l'argent, vite, vite, vite. Ce n'est pas une école. Parce que faire de l'argent, ça dépend de trop de gens. Je vous ai dit tout à l'heure, moi, je suis payé par les OPCO. Les OPCO me payent quand ? Les OPCO me payent quand l'élève est en alternance. Ça veut dire que l'élève, il doit passer des entretiens et... Salut. Moi, je dis: On a pris le contrôle. On est là.

Yohana (Chance)

Pardon, je bug.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Non, il n'y a pas de problème. Je réponds juste à la question de Mélisandre. Je disais, la partie la plus compliquée, c'est que tu ne maîtrises pas tout quand tu es directeur d'école et ça, c'est très chiant. Parce que tu as beau être le meilleur directeur, tu as beau tout faire, tu as beau faire toute la pub, tout ce que tu veux, attirer tout le monde que tu veux, avoir tous les partenaires que tu veux, à la fin, il y a un matching qui doit se faire. Parce que ça doit être un mariage entre l'élève, l'apprenant, et l'entreprise d'accueil qui va le prendre en alternance. Si tous tes élèves-là, il n'y a personne qui veut les prendre en alternance, tu n'es jamais payé. Parce que l'OPCO ne prend pas en charge. L'opco prend en charge le financement de la scolarité de ton élève une fois qu'il est placé en alternance. Tant qu'il n'est pas placé en alternance, tu es là et tu n'es pas payé. Rien ne se passe. Donc, c'est compliqué. Ça, c'est vraiment le côté ingrat, chiant, parce que tu as mis tous les efforts du monde et puis tes élèves, Il n'y a pas de matching.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Ça, c'est dur. C'est dur pour tout le monde. Ça démotive l'élève. Toi-même, ça te frustre un petit peu parce que tu as une deadline. Une fois que les cours ont commencé, si l'élève n'a pas d'alternance, il lui reste trois mois pour en trouver une. Et s'il n'a pas trouvé d'alternance dans trois mois, tu es obligé de le vivre. Donc, c'est compliqué. Les success stories de l'école sont disponibles sur le site de l'école. Même pas, il faut que je le mette. Ce n'est pas bête.

Yohana (Chance)

C'est une question que j'avais aussi. Là, on court un peu après le temps, mais est-ce que tu es d'accord pour que les personnes te contactent sur LinkedIn, par exemple, si elles ont des questions ?

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Oui, bien sûr.

Yohana (Chance)

Mais si on va, du coup, à contacter Guy sur LinkedIn si jamais vous avez des questions en plus. Et est-ce qu'on a une petite anecdote, peut-être, que tu pourrais partager pour clôturer ce live ?

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Bien sûr. En anecdote, quelque chose dont on est fiers, c'est la prise de confiance et l'acquisition des codes de nos élèves. Quand j'ai commencé, j'ai commencé avec des élèves qui étaient ce qu'on appelle des needs. Ils n'étaient donc ni en emploi, ni en éducation, ni en scolarité. Des jeunes paumés, pour faire simple. Et ces jeunes de jeunes paumés qui, peut-être, parfois pendant un an, ils n'ont pas été à l'école ou ils n'ont pas travaillé. Ces jeunes-là, pour moi, ils ne savaient pas lire. Ils ne savaient pas s'exprimer, ils faisaient des fautes d'orthographe, même à l'oral. Il n'y a rien qui allait. Et de voir qu'aujourd'hui, ces mêmes, dont rien n'allait, sont en alternance et surperforment. Ça, c'est une très, très, très, très grosse fierté pour nous de nous rendre compte qu'on est partis prendre des gens au fin fond de la là-bas. Et puis, on les a mis dans la ville. Ils sont devenus des citadins. Donc oui, c'était top. Bravo, bravo. Merci beaucoup.

Yohana (Chance)

On vous souhaite le meilleur à toi et à toute l'école, tout ce projet. Merci beaucoup, Guy, d'avoir partagé ton expérience, d'avoir contribué à cette communauté d'entraide professionnelle qui est Chance. Dans cet ordre d'idées, on a créé une communauté à proprement en parler avec une plateforme qui permet, toutes les semaines, de recevoir des demandes de personnes qui ont des questions sur certains métiers. Et c'est une plateforme qui permet d'aider ou d'être aidé. C'est-à-dire que vous pouvez demander des conseils et vous pouvez en donner si vous êtes en mesure d'en Je vous mets le lien si jamais les personnes dans le chat ou même toi, Guy, où vous voulez rejoindre la communauté d'entraide. Ça prend trois minutes. C'est le même état d'esprit que cette conversation-là. Merci beaucoup. Merci à tous. Je vous souhaite à tout le monde une très belle fête de la musique. Merci.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Oui, c'est la fête de la musique. Faites un peu la réclamation pour Yohana dans le chat. Mettez les cœurs. Mettez les cœurs pour Yohana, mettez les flammes, tout ça. Faites-lui des bisous, elle déchire. Vous avez vu ? Tu as vu ? Il met de l'éclair.

Yohana (Chance)

Merci beaucoup. Merci, merci. Merci à toi, Guy. Et oui, tout le meilleur. Très bonne soirée à tout le monde.

Guy Inchot (Directeur d'une école de commerce inclusive)

Merci beaucoup. Ciao, ciao. Salut.

Yohana (Chance)

Ciao.

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