Pauline Kiejman, Directrice de la formation

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Marine (Chance)

Bonjour à toutes et à tous. Et merci de nous retrouver pour ce nouveau live en coulisses pour le métier de directrice de la formation. Bonjour Pauline.

Marine (Chance)

Bonjour.

Marine (Chance)

Et merci beaucoup d'avoir accepté de nous donner 30 minutes de ton temps pour nous présenter ton métier. Pour celles et ceux qui ne nous connaissent pas encore, chance, pour vous redonner un peu le contexte, on est un bilan de compétences et une communauté d'entraide pour vous aider à trouver la voie professionnelle qui est faite pour vous ou alors à réajuster ce qui ne va pas dans votre travail, redonner du sens dans votre travail. Et en fait, dans ce parcours, il y a une partie qui s'appelle l'exploration. Et c'est ce qu'on vous propose de faire aujourd'hui, c'est d'explorer des métiers. Et ici, avec Pauline, ce sera celui de directrice de la formation. Ce chat est interactif, donc n'hésitez pas, comme vous le faites déjà, je vois plein de bonjour à participer et à poser des questions. L'idée, c'est que-

Marine (Chance)

Il y a des noms de gens que je connais.

Marine (Chance)

J'adore. J'adore ton fan club. Donc, trop chouette. N'hésitez pas à poser des questions. Et pour commencer, Pauline, est-ce que tu peux nous raconter un peu ton parcours et comment tu es arrivée à occuper la fonction que tu occupes aujourd'hui ?

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Moi, je pense que la mission de Chance me parle particulièrement parce que moi, j'ai fait des études de droit et j'ai détesté ça. Tout en me disant: Je ne sais vraiment pas quoi faire de ma vie, parce que j'étais littéraire et que donc je ne voyais vraiment pas comment j'allais accéder à un métier. Et j'avais des parents qui étaient dans des professions et donc qui ne connaissaient pas forcément le monde de l'entreprise. Donc moi, j'ai fait mon premier bilan de compétences, j'avais 23 ans et ça a changé ma vie. Je pense que se poser des questions avec quelqu'un qui connaît un peu le monde du travail et qui peut vous orienter, c'est vraiment un investissement précieux. J'ai fait ce bilan de compétences tout en faisant des stages en même temps. J'ai pris une année vraiment pour découvrir et réfléchir à ça. Elle m'a orientée vers l'évention humaine, donc j'ai fait un en ressources humaines. J'ai fait un master en ressources humaines et le droit, ça amène assez facilement en ressources humaines. Mais bon, les métiers des ressources humaines ont beaucoup changé ces dernières années. Et à l'époque, je me disais: Je n'ai pas particulièrement envie d'être RH en entreprise, de recruter et de gérer des gens et après de devoir les faire sortir.

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Et donc moi, j'ai commencé ma carrière plutôt dans le conseil. Et dans le conseil, j'ai vu plein d'environnements différents, plein de types d'entreprises. C'était très international et surtout, j'ai travaillé avec des experts des métiers des ressources humaines sur plein de sujets différents. Et je me suis dit: Le développement des gens, c'est vraiment ça qui m'amuse. J'habitais en Angleterre à l'époque, j'ai travaillé chez Eurostar, où on m'a beaucoup formé à être formatrice en interne, puisqu'à l'époque, on n'était pas de formateur externe face au salarié. Et je me suis vraiment rendue compte qu'avoir de l'impact avec les gens en leur aidant à réfléchir à leur situation, à leur métier, à leurs compétences, Ça me nourrissait, pas seulement intellectuellement, mais humainement. Ça me donnait ce sentiment d'impact. Donc, j'ai toujours un peu eu des métiers autour du développement des gens. Après, je l'ai exercé de manière différente, mais c'est vraiment ça le fil conducteur. Je suis rentrée à Paris pour avoir un poste de HR en entreprise pour confirmer le fait que ce n'était pas fait pour moi. Ça, ce n'était vraiment pas fait pour moi. Puis après, j'ai rejoint une grande entreprise, LMH, où j'ai commencé à rentrer dans le du métier de la formation.

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Et moi, je ne fais pas de la formation franco-française où il faut travailler avec le Zopco, etc. Moi, j'ai toujours travaillé sur des populations internationales. Quand j'organise, je Je vais vous raconter un peu ce que je fais au quotidien, mais quand j'organise et quand je travaille sur cette matière-là, j'y réfléchis de manière globale. Donc, qu'est-ce qu'il faut pour nos collaborateurs à travers le monde ?

Marine (Chance)

Génial. Merci beaucoup Pauline. Je découvre en même temps que vous le parcours de Pauline et je trouve ça génial que tu aies commencé effectivement par un million de compétences à 23 ans, ce qui est assez rare, parce que c'est vrai que souvent, ça arrive un peu plus tard. Mais c'est génial que tu aies eu le réflexe de demander cette aide. On y reviendra, mais super intéressant aussi que tu aies testé des choses qui ont confirmé que tu ne les aimais pas, parce que c'est comme ça qu'on a des réponses, c'est en testant. Pour celles et ceux qui nous écoutent, est-ce que tu peux nous dire un peu en quoi consiste ton métier ? Quelles sont tes missions et à quoi ressemble une semaine type de Pauline ?

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Il y a trois questions. Sur mon métier, moi, je suis responsable d'une équipe avec qui on réfléchit à qu'est-ce qu'il faut comme formation pour les collaborateurs du groupe. Je le disais, moi, je réfléchis pour tous les collaborateurs, quels que soient leurs métiers et quelles que soient leurs maisons, parce que moi, j'ai la particularité de travailler dans une entreprise qui a des maisons avec des cultures fortes. Donc, chacune de ces maisons peut elle-même avoir envie de faire des actions de formation qui sont locales, qui correspondent à leur culture, etc. Moi, je réfléchis à qu'est-ce qui nous unit, qu'est-ce qu'on a envie de faire pour tout le monde. J'ai trois grands métiers. Je m'occupe du digital. La formation digitale, aujourd'hui, c'est évidemment obligatoire. Donc, j'ai des gens qui sont spécialisés sur ça. Comment est-ce qu'on construit des modules qui vont correspondre sur les formations qu'on fait pour tout le monde ? Mais aussi comment est-ce qu'on a la bonne offre, le bon outil ? Comment est-ce qu'on rend l'expérience des collaborateurs plus facile, plus agréable, plus engageante ? Ça, c'est le premier métier. Le deuxième, c'est ce qu'on appellera la formation plus classique pour les collaborateurs ou les managers autour de leurs compétences.

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Qu'est-ce que c'est qu'être un bon manager ? Comment est-ce que j'apprends à le faire ? Quelles sont les compétences qu'il doit développer ? Là, souvent, ça peut être de la formation en salle classique. Et maintenant aussi, de plus en plus, c'est des formations qu'on appelle hybrides. C'est-à-dire il y a une Il y a une partie où ça se passe avec un formateur dans une salle et puis il y a une partie qui peut se faire en ligne, soit à deux, soit à plusieurs. Et c'est toujours complété, de toute façon, par des petits modules sur la théorie qui peut se transmettre très facilement en digital. La troisième catégorie, c'est la formation pour ce qu'on appelle les dirigeants. On a tout intérêt à traiter cette population de manière spécifique parce qu'ils ont des enjeux d'accompagnement du changement, de réflexion à la stratégie, de développer des visions, de réfléchir au business dans 5 ans, dans 10 ans. Il faut aussi trouver des types de formats qui soient engageants pour ces gens-là, qui ont des vies extrêmement intenses et donc réfléchir à: Le leader de demain chez nous, il doit ressembler à quoi ? Comment est-ce que j'aide les gens à aller vers là ?

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Comment est-ce que j'aide les gens qui sont dans ces rôles, qui sont souvent très prenants à prendre du recul, réfléchir à comment est-ce qu'ils font les choses, réfléchir à comment est-ce qu'ils peuvent engager leurs équipes, etc. Ça, c'est les trois grands métiers qu'on a. Moi, je considère que je suis la facilitatrice de tout ça. Je pense qu'il y a plein de gens au sein de l'organisation qui font des choses incroyables en termes de contenu. Moi, mon job, c'est de m'assurer que ce sujet est une place dans les priorités RH de l'organisation. Je suis vraiment convaincue que c'est un sujet important parce que l'employabilité, c'est le sujet de chacun d'entre Même quand je suis dans un job en entreprise, comment je fais pour continuer à acquérir des compétences et à me projeter sur la suite et donc à me développer ?

Marine (Chance)

J'imagine que c'est le cas, mais je te que ça pose. Une question de Magali. Si je comprends bien, vous êtes en charge du plan de formation au sein de votre entreprise.

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Oui, si ce n'est que c'est difficile de faire un plan de formation pour 47 000 personnes. Je ne sais pas un plan de formation. J'établis des priorités. On se dit que, par exemple, tous les ans, on va avoir deux ou trois compétences sur lesquelles on va particulièrement insister, réfléchir à comment est-ce qu'on peut le faire dans tous nos domaines. Moi, je n'ai pas les académies fonctionnelles, par exemple, dans mon métier. Donc, ne pas avoir les académies fonctionnelles, ça veut dire que je ne suis pas en charge du plan de formation pour la fonction finance sur les trois prochaines années. Moi, je suis vraiment sur l'organisation, où est-ce qu'il faut qu'on aille et quelles sont les compétences qu'on va développer. On est en train de mettre en place une approche par les compétences qui va nous permettre de recruter, de développer, de faire de la mobilité interne, etc. Ça, c'est en train d'arriver. Ça va vraiment changer la manière dont les managers réfléchissent. On va arrêter de réfléchir simplement au diplôme et à l'expérience. L'idée, c'est qu'on puisse vraiment aider les collaborateurs à faire leurs leur propre portfolio de compétences, puis à les développer les unes après les autres.

Marine (Chance)

Génial. Il y a Erica qui nous demande: Quel est le processus d'identification des priorités en matière de formation ? Est-ce que c'est basé sur des enquêtes, des données, des tendances ? Comment vous choisissez les formations que vous allez proposer ?

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Ça va dépendre parce que, par exemple, pour les dirigeants, moi, je passe beaucoup de temps avec eux parce que je fais déjà des formations avec eux. Et donc, à travers les conversations que je peux avoir avec eux, je comprends quels sont les sujets qui les préoccupent Donc, comment les aider sur les sujets qui les préoccupent. Je peux aussi parler avec les CEO ou les patrons de fonction pour réfléchir à eux, quelles sont les questions qui se posent et quelles sont les difficultés qu'ils ont avec leurs équipes pour identifier les priorités qui vont avoir lieu. Après, il y a des moments comme ça. En ce moment, c'est l'intelligence artificielle sur lequel tout le monde se pose plein de questions sur qu'est-ce que ça veut dire. Nous, notre job, c'est de l'avoir identifié il y a un an et d'avoir des choses prêtes au moment où ça devient un sujet important. Il y a de la veille sur quels sont les sujets qui sont importants en ce moment. Il y a la curiosité business qui va nous donner des points de... Et puis après, il y a la stratégie de l'entreprise. Je pense notamment l'interculturel. Comment est-ce qu'on travaille à travers le pays ?

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Nous, on est une entreprise française, mais on n'a que 4 000 collaborateurs en France. Donc, sur 47 000, ce n'est pas beaucoup. Comment est-ce qu'on travaille avec l'ensemble des cultures, l'ensemble des pays ? Ça, par exemple, c'est une priorité. C'est en permanence un sujet qu'on a envie de traiter et qu'on traite de manière différente selon les années, selon les contextes, selon le type de personnes.

Marine (Chance)

Il y a une question de Clémence. Votre mission consiste à développer davantage les soft skills chez les collaborateurs que les hard skills ?

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Tout à fait. C'est-à-dire que ce n'est pas organisé comme ça dans toutes les entreprises. Il y a des entreprises sur lesquelles ils ont une grosse partie de hard skills avec des formations diplômantes qui permettent aux gens de grandir. Moi, en ce qui me concerne, dans la manière dont on est organisé, les hard skills sont généralement traités par chacune des maisons. Par exemple, Quand on est dans le retail, quand on est en boutique, dans une boutique d'une de nos marques, en fait, c'est la maison qui va avoir envie de vous former, soit sur la partie connaître les produits, soit sur la partie cérémonie de vente, quelles sont les compétences ? Quelles sont les compétences ? La manière dont on a envie d'accueillir les clients. Nous, on a soit des formations qui sont à l'intérieur de chacune des maisons sur ces sujets-là, soit par fonction. On a une académie supply chain, une académie tech, une académie finance, une académie RH pour vous parler des hard skills.

Marine (Chance)

J'ai une question de Magali: comment vous travaillez en interculturel ? Est-ce que vous êtes amenée à vous déplacer souvent ?

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Oui. La réponse est oui. Déjà, moi, j'ai une grosse partie de mon équipe qui est en Italie, parce que je vous ai dit, on est à peu près 4 000 personnes ici, mais on a plutôt 18 000 personnes en Italie. Donc, j'ai une partie de mon équipe qui est en Italie et moi, je travaille avec un réseau de gens qui sont liés à la formation et qui vont y travailler un peu partout dans le monde. Donc, je peux accompagner des formations pour les dirigeants en Corée, à New York, ou avoir besoin d'aller faire une pour faire une formation à Milan ou à Londres. Les voyages font partie intégrante du rôle. Et puis, une des questions que vous me posiez tout à l'heure, c'était: quelle est la semaine type Moi, je suis trois jours par semaine au bureau et deux jours en télétravail. Ça fait partie des accords d'entreprise. Donc, généralement, j'ai vraiment cet équilibre-là, sauf quand je suis en train de voyager.

Marine (Chance)

J'ai une question spécifique de Gwendoline, qui est formatrice en entreprise dans le domaine du retail de luxe. Elle aimerait évoluer vers l'ingénierie pédagogique et avoir cette fonction grand angle, au-delà de sa mission de formatrice actuelle. Comment revaloriser et faire évoluer ce type de profil ? Est-ce qu'il y a besoin d'un diplôme ou est-ce qu'elle valorise l'expérience ?

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Moi, personnellement, mais encore une fois, ça n'engage que moi, je pense que quand on est formateur retail, c'est une super expérience telle pour après évoluer vers des équipes de formation plus corporate, voire plus groupes. Moi, dans mon équipe, j'ai embauché quelqu'un qui venait de la formation retail il y a deux ans. Non, pas deux ans, il y a trois ans. Et elle a passé un moment avec nous et maintenant, elle travaille à l'académie digitale. En fait, ce qui est important d'imaginer, c'est que la pédagogie, la manière d'appréhender les gens, ça donne après la capacité à challenger des prestataires ou à concevoir soi ses propres supports. Donc, c'est une super expérience pour pouvoir évoluer.

Marine (Chance)

J'ai une question d'Aurélie sur: est-ce que vous animez vous-même ? Et si oui, est-ce que vous êtes certifiée en formation de formateur ?

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Alors, moi, j'adore animer. Ça fait partie de mes grands plaisirs dans la vie. J'ai été formée à la facilitation quand j'étais chez Brustard, parce que j'avais fait partie d'une initiative pour former l'ensemble des collaborateurs sur du service client. J'ai été formée à ce moment-là, mais c'était il y a longtemps. Et puis après, j'ai continué à faire... À l'époque, je faisais huit jours de formation par mois sur le terrain, sur des formations soit comportementales, soit managériales. Donc, j'ai à la fois pas mal d'expérience de ça. Et ensuite, oui, je me suis faite former, mais il y a un an.

Marine (Chance)

Super, ça me fait une très bonne transition pour la question suivante: J'ai chance, on dit qu'un travail, c'est un métier, mais pas seulement. Il y a quatre piliers. Là, tu nous as expliqué un peu le premier, qui est le pilier métier. Pour le pilier finalité, est-ce que tu peux nous dire c'est quoi le sens que tu trouves dans ton métier ? Qu'est-ce qui te fait vibrer ? Qu'est-ce qui fait que ça a du sens pour toi ?

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Typiquement, l'année dernière, on a décidé de travailler vraiment sur la culture de notre entreprise et comment aider les gens à comprendre comment s'approprier ces sujets de formation. On a fait une journée dédiée à la formation pour l'ensemble des collaborateurs du groupe. On avait des conférences en ligne, puis des conférences en vrai, etc. Moi, je peux vous dire que le truc qui m'a le plus touché, c'est de voir tous les posts sur le réseau interne de tous ces gens, partout dans le monde, qui ont vécu le même contenu, mais qui l'ont vécu forcément de manière différente. Donc, j'avais des équipes qui étaient en backoffice derrière les boutiques, en train de se prendre en photo, en train de faire le contenu, des gens qui avaient imaginé de faire des cupcakes avec le logo du Global Learning Day. Cette expérience-là, le fait d'avoir de l'impact sur l'expérience humaine des gens. Moi, ça, ça me fait une nouvelle madame.

Marine (Chance)

Ça s'entend quand on en parle, que tu es passionnée. En coulisse, c'est aussi enlever les fantasmes positifs comme négatif qu'on peut avoir sur des métiers, parce que parfois, on a un peu des images d'Épinal. Ma question va forcément être subjective pour toi, mais qu'est-ce que tu préfères, adores et à l'inverse, qu'est-ce que tu aimes moins dans ton rôle ?

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Je ne sais pas si je le formulerais comme ça. Moi, je pense que ce que j'aime, c'est le côté international, le fait d'avoir de l'impact sur des gens, de pouvoir vivre ma créativité. Parce que moi, j'adore imaginer ce qui est possible. Ça, c'est vraiment la partie qui m'amuse le plus. En plus, je suis dans un environnement qui est à la fois chaleureux et exigeant. Et ça, moi, ça me plaît. Ce que je préfère, je pense, c'est la collaboration J'adore travailler avec mon réseau. On a construit une super communauté à l'intérieur de l'organisation, de gens avec qui on a confiance, on peut dire les choses, on sait qu'on a envie d'avancer dans la même direction. Ça, moi, ça me nourrit beaucoup. Après, le grand groupe, c'est dur. C'est beaucoup de gens, c'est beaucoup d'énergie. Il faut connecter les gens, comprendre quelles sont les priorités de chacun, essayer de faire avancer dans la bonne direction tout le monde. Je veux dire, c'est beaucoup d'énergie. Ce n'est pas un job pépère, soyons clair. Il y a des jours où ce n'est pas facile. J'ai vu une question passer sur l'équilibre privé et professionnel. Si quelqu'un a la clé, moi, je veux bien.

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Je ne sais pas, je n'ai pas l'impression qu'il y ait une manière de le faire parfaitement. Moi, en ce qui me concerne, le fait de pouvoir faire de télétravail, ça m'a beaucoup aidé à m'avancer. Je n'ai pas trouvé la solution idéale, donc j'y travaille. En revanche, j'ai de l'aide parce que je ne pourrais pas faire tout ça. Moi, j'habite à la campagne en plus, j'habite loin. Donc, j'ai une famille super présente qui nous aide, etc. Je pense que c'est un métier sur lequel il faut avoir beaucoup de flexibilité, beaucoup de curiosité, beaucoup d'adaptabilité, de comprendre ce qui est en train de se passer, de trouver des solutions. Ça, ce n'est pas évident tous les jours.

Marine (Chance)

Je continue sur les piliers. On a vu le métier, le sens. Il y a le pilier environnement qui, je pense, est important parce qu'effectivement, ta fonction, comme tu l'exerces aujourd'hui dans un très grand groupe et sûrement d'autres réalités dans d'autres types de structures. Est-ce que tu as pu voir, en échangeant avec des pairs ou même toi par tes expériences passées, d'autres environnements et la réalité que ça change pour le métier ?

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Je pense qu'il y a plusieurs critères. Déjà, est-ce que l'industrie vous plaît ou pas ? Ça, ça fait partie des choses qui sont importantes. Moi, c'est une industrie dans laquelle je suis un peu tombée dedans par hasard, mais du coup, maintenant, ça fait assez longtemps que j'y suis. Il faut vraiment se poser cette question-là, parce que je pense que l'industrie influence pas seulement le sens, mais influence aussi la culture. Je sais que quand j'étais dans le conseil, quand j'allais travailler dans des boites d'ingénieurs, c'était pas du tout la même manière de se parler, pas du tout la même manière de travailler. C'est quelqu'un dans mon équipe qui vient de ce genre d'organisation et qui a du mal à comprendre aussi, parfois, la subtilité, ce qui est dit en source, ce qu'il faut comprendre en sous-texte. Nous, on est dans des organisations plus créatives et donc plus fluctuantes. Donc c'est vraiment important de se poser ces questions-là. Je pense que plus on monte dans les organisations, plus ce qui est vraiment important, c'est son patron. Et moi, j'ai la chance d'avoir un patron qui m'inspire et ça, je pense que ça, ça influence beaucoup aussi. Et puis, je vous l'ai dit, moi, je suis dans un environnement qui est à la fois chaleureux et exigeant.

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Ça, je trouve que c'est important. J'ai pu rencontrer des environnements qui étaient moins exigeants où je me suis moins amusée. Moi, ça fait partie des choses qui m'amusent de voir me dépasser, d'avoir le goût du challenge.

Marine (Chance)

J'arrive au dernier pilier qui est les impératifs, sans nous dire évidemment ton salaire, mais le type de poste que tu occupes quand tu rentres en tant que junior et puis après, à 5 ans, 15 ans, quel est le type d'enveloppe auquel on peut prétendre, bien que ça varie évidemment beaucoup selon les entreprises, mais pour avoir une idée.

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Je ne suis pas très bonne sur les fourchettes parce qu'on a des équipes RH qui s'en occupent pour nous. Donc, je ne sais pas si je suis la bonne personne pour répondre à cette question-là. Je ne sais même pas si j'ai des chiffres précis en tête. Je pense aussi que ça va beaucoup dépendre de l'entreprise dans laquelle vous êtes et de l'importance de la formation sur ces métiers-là. Je ne sais pas, j'ai envie de dire qu'un junior, c'est entre 30 et 40. Je ne pourrais même pas te dire. Franchement, sur ça, je ne suis pas une bonne élève.

Marine (Chance)

Ok. Je pense alors qu'effectivement, si tu me dis 30, 40 pour un salaire de junior, c'est que ça va se rapprocher des fonctions comme communication ou RH.

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Oui, tout à fait. On fait partie de l'équipe RH, donc on a des salaires qui sont dans la grille de l'équipe RH.

Marine (Chance)

Oui, et qui ont une possibilité d'évolution au fur et à mesure de la séniorité, etc. Je regarde les questions qu'on a dans le chat. Il y avait pas mal de questions sur ceux qui veulent devenir formateur. Comment faire Comment ça se passe ? Je ne sais pas si c'est des questions auxquelles tu peux répondre, Pauline, ou si tu as des formations que tu recommandes pour les gens qui vous dépensent.

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Moi, je suis pas devenue formatrice. Je suis vraiment rentrée dans l'organisation pour faire des projets RH et c'est une compétence que j'ai acquises au fur et à mesure des projets. Oui, ça, je pense que c'est un élément qui est important. Nous, on travaille beaucoup en mode projet. Il y a quelques grands processus qui sont annuels ou bien une vie annuelle, que telle la facturation de formation, des choses comme ça. Mais sinon, chaque formation est un mini-projet où il faut trouver le bon partenaire, faire un budget, inviter les gens, le vendre en interne, etc. On est comme un mini organisme de formation en interne. Il y a beaucoup de gestion de notre projet. C'est important pour moi parce que c'est ça qui m'amuse. Je ne suis pas une bonne personne pour expliquer comment faire de la formation en France, parce que moi, j'ai appelé mon métier en Angleterre, donc je n'ai pas fait de formation dédiée à ça. Et pour moi, la facilitation de formation, soit on est dans un métier dont on est expert et on apprend à le partager, soit au contraire, on recherche des formations de facilitateur où après, le contenu, on l'apprend pour la formation, mais ce qui est important, c'est de savoir comment engager les gens, comment construire des matériaux pédagogiques qui permettent d'engager les personnes, etc.

Marine (Chance)

J'ai une question de Rébecca qui demande: Quels sont les différents intitulés que peut prendre ton poste dans les offres d'emploi selon les différentes structures ?

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Moi, mon intitulé de poste, en vrai, c'est un intitulé en anglais, parce que je suis head of. Déjà, head of, ça n'existe pas en français. Learning and development. Aujourd'hui, la plupart des postes, ils s'appellent Learning, parce qu'on est sorti de la formation pure pour se dire: Comment est-ce que j'aide les collaborateurs à apprendre ? Il y a beaucoup de postes learning. Moi, dans mon équipe, j'ai executive development learning pour la personne qui s'occupe des dirigeants, digital learning, people development aussi, ça ne marche pas mal. On est souvent dans les fonctions liées au talent management. Je ne sais pas si tu as des gens dans tes live qui font du talent management, mais l'idée, c'est vraiment les collaborateurs qu'on a en interne, comment on aide à les faire grandir, à les faire de la mobilité interne, à leur donner des opportunités de développement. C'est quand même partenaire le plus proche à l'équipe de l'Event Management. Et d'ailleurs, ça fait partie des gens qui nous demandent aussi, qui nous passent des commandes en disant: Moi, j'ai identifié que cette compétence-là est particulièrement importante, comment est-ce qu'on peut la développer ? Oui, je suis d'accord. Je pense que c'est vraiment les grandes...

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Après, il y a responsable de programme aussi, parce que souvent, on peut avoir de programmes de formation et donc ça peut être un responsable de programme.

Marine (Chance)

Super. Merci beaucoup Pauline. Il y a plusieurs personnes dans le chat aussi qui, eux, songent à créer une formation. Toi qui, j'imagine, est souvent amené à choisir des partenaires à qui tu externalises ça, qu'est-ce que tu donnes comme conseils ? Comment tu les choisis ? Qu'est-ce qui est important pour toi pour sélectionner ces partenaires ?

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Déjà, on va choisir le partenaire en fonction du sujet. Ça, c'est vraiment la première question, c'est de quoi on est en train de parler. Si c'est formation managériale, on va aller trouver des gens qui sont des spécialistes de la formation managériale. Je pense que ça, c'est pour les prestataires. Souvent, moi, j'ai besoin de gens qui sont capables de le faire dans plusieurs langues. Donc, je m'adresse plutôt à des organisations qui ont un peu de volume parce qu'il faut avoir des gens en France, des gens en Angleterre, des gens en Italie, potentiellement, même des gens dans les autres régions. La plupart des formations qu'on fait sont au moins dans ces trois langues. Et après, sinon, pour les dirigeants, c'est tout en anglais. Donc, ça fait partie des sujets. Mais encore une fois, moi, j'ai vu quelques posts passer sur des questions sur comment est-ce que je monte un organisme de formation en France. Aucune idée. Je ne sais pas. Ça n'est pas du tout mon périmètre, donc vraiment, pour le coup, je ne sais pas du tout.

Marine (Chance)

Super. N'hésitez pas s'il y a une dernière question encore qu'on pourra éventuellement prendre. En tout cas, il y a plein de questions. Enseignante à l'école primaire, je souhaite m'orienter vers la formation pour adultes. J'ai du mal à trouver les débouchés. Comment trouver les besoins en formation pour y répondre ? Et pareil, ce n'est peut-être pas ton domaine.

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Moi, je trouve que ce qui est super, c'est d'avoir une expérience dans la pédagogie et l'animation de groupe, parce qu'en fait, les enfants, c'est plus challengeant que les adultes, si je peux me permettre. Donc moi, je pense que devenir formateur, ça dépend quel va être le type de formateur qui vous intéresse. Est-ce que vous avez envie d'aller faire des formations dans les boutiques ? Chez nous, par exemple, on a des équipes de formation retail. Ou est-ce que c'est plutôt faire partie de formateurs de grosses boites comme la Cegos qui recrute tout le temps des... Franchement, sur le fait d'être formateur, il y a vraiment des débouchés. Ça, je l'encourage parce que moi, je pense que notamment, la jeune génération a bien compris qu'ils allaient être responsables de leur développement. Ils l'ont pris en main. Il y a de plus en plus de formations qui sont accessibles aux particuliers, qui peuvent du coup utiliser des heures de leur plan de formation, de diff qui ne s'appelle plus le diff, etc. Moi, je pense qu'il y a vraiment un marché pour ça.

Marine (Chance)

Super. On va terminer le le live. Pauline, si jamais... Parce qu'il y a encore quelques questions. Si jamais est-ce que c'est OK pour toi de partager ton profil LinkedIn si les personnes veulent te poser quelques questions supplémentaires hors antenne, comme on dit ?

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

Oui, oui, tout à fait.

Marine (Chance)

Alors, je le mets dans le chat. Je te cherche sur LinkedIn. Et merci encore. Ce que vient de faire Pauline, c'est de l'entraide. C'est-à-dire que Pauline a accepté gentiment de nous donner 30 minutes de son temps pour présenter son métier dans un emploi du temps qu'on a compris et très chargé. Donc, mille mercis Pauline. Je vois que tout le monde te remercie dans le chat. Et effectivement, la formation, c'est un secteur magnifique qui va grossir parce que c'est exactement ce que tu dis maintenant. On s'autoforme tout seuls. Donc c'est génial et ça a plein d'avenir. Donc n'hésitez pas à continuer de fouiller pour tous ceux qui sont ici dans le chat et que ça intéresse. Je vous remets aussi le lien de la communauté d'entraide Chance. Si vous aussi, vous voulez rejoindre la communauté pour aider et être aidé, pour partager aussi votre métier à d'autres personnes comme l'a fait Pauline, n'hésitez pas. L'idée, c'est que ce soit dans la réciprocité pour que tout le monde puisse partager ses expériences, ses parcours et s'entraider. Mille merci Pauline. Merci à vous. Merci à vous.

Pauline Kiejman (Directrice de la formation)

À bientôt. Au revoir. Au revoir.

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