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Aurélie Pimenta, Éducatrice Comportementaliste

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Charlotte (Chance)

Bonjour tout le monde. Bonjour Aurélie. Bonjour tout le monde. Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue. Bonjour Laura. Bonjour Jean-Marc. Je vois que vous êtes plusieurs à vous connecter petit à petit. Bienvenue Candice, Audrey, Lucie, Laurelle, Ninon, Caroline. Bienvenue tout le monde. On est ravis de vous accueillir pour cette première journée qui, en tout cas, démarre cette semaine de live métier Je suis ravie, Aurélie, de t'avoir avec nous cet après-midi. Tu viens nous parler du métier d'éducatrice comportementaliste et merci d'accorder ces 30 minutes de ton temps. C'est très précieux. Merci.

Aurélie Pimenta (Éducatrice Comportementaliste)

La chance de m'avoir proposé ça. C'est très intéressant.

Charlotte (Chance)

Génial. En tout cas, on va avoir hâte d'en savoir un peu plus. Bonjour Jean-Marc, Coline aussi, à toutes les personnes qui rejoignent. On aime bien aussi savoir d'où vous nous écoutez. Donc n'hésitez pas peut-être à mettre dans le chat le nom de la région, de la ville. Je vois Candy Jean-Marc, Paris, Lyon. Pour ma part, je suis en Auvergne. Je ne sais pas où tu es, Aurélie, si tu es aussi dans la région parisienne.

Aurélie Pimenta (Éducatrice Comportementaliste)

Non, je suis sur Lyon. Je vois pas ce que vous avez dit. Ok. Je suis sur Paris avant.

Charlotte (Chance)

Génial. Fosse Île-de-France, Paris aussi. Paris, beaucoup de Parisiens, j'ai l'impression, cette l'après-midi, Audrey qui est à Montpellier. Super. En tout cas, on est ravis de vous avoir parmi nous. Et vraiment l'idée est que ce soit un live le plus interactif possible. Donc, n'hésitez pas, au fur et à mesure du partage d'expérience d'Aurélie, de partager peut-être vos questions dans le chat, dans l'onglet aussi des questions qui est juste à droite en bas de votre écran. Je me chargerai de relayer en tout cas les questions de tout le monde à Aurélie pendant sa prise de parole ou en tout cas un petit peu après. Donc n'hésitez surtout pas à poser toutes vos questions. Et peut-être pour commencer, avant de te donner le micro, Aurélie, pour celles et ceux qui ne connaissent pas Chance, nous sommes une communauté d'entraide professionnelle et une méthode pour aider chacun et chacune à trouver sa place dans le monde du travail et dans la société. Et on a plusieurs parcours, programmes d'accompagnement et le plus connu, c'est le bilan de compétences. Et dans cette méthode, on vous propose justement d'aller vous confronter à la réalité des métiers pour pouvoir en apprendre plus sur un métier, relever peut-être les fantasmes positifs comme négatifs.

Charlotte (Chance)

Et c'est assez puissant. Et c'est vrai qu'en écoutant un ou une professionnelle parler de son métier, on se rend compte de si ça résonne ou si ça ne résonne pas. Donc, c'est un moment assez clé dans le bilan de compétences et c'est ce qu'on propose justement à tout le monde pendant cette semaine de live métier: explorer plus de 50 métiers ensemble. Et aujourd'hui, à 16h30, c'est ton métier, Aurélie, d'éducatrice comportementaliste, que je vais te laisser peut-être nous présenter. Et si tu souhaites aussi peut-être commencer par ton parcours et ensuite aborder ce que c'est que ce métier d'éducatrice comportementaliste, c'est super. Et je te laisse la parole. Merci beaucoup. Ok, merci Charlotte.

Aurélie Pimenta (Éducatrice Comportementaliste)

Alors moi, je suis Aurélie. Mon parcours, en quelques mots, j'ai travaillé pendant plus de 15 ans en communication audiovisuelle. Rien à voir avec ce que je fais maintenant. Et j'ai entamé une reconversion il y a à peu près six ans maintenant. Pour devenir éducatrice comportementaliste, chien et chat. J'ai deux espèces qui m'intéressent et avec lesquelles je travaille. Qu'est-ce que c'est qu'éducatrice comportementaliste ? Plusieurs choses. Il y a une partie sur le comportement de l'animal, donc comprendre le comportement d'une espèce. Là, c'est ce qu'on appelle l'éthologie. L'éthologie, ça peut être l'éthologie humaine comme l'éthologie équine, féline ou canine. Il y a cette partie-là, vraiment le répertoire comportemental de l'espèce. Ensuite, il y a toute la partie relation avec le binôme, le binôme qui va être l'humain, qui accompagne le chien, le chat, tout le foyer. Toute cette partie comportement, elle est vraiment là dans le métier d'éducatrice et comportementaliste. On n'a pas juste la partie animaux, on va dire, on a vraiment ce lien-là à mettre en avant et à recréer à créer ou à créer pour certains un binôme avec leurs animaux. Et puis la partie éducation, qui est plutôt l'éducation du chien de compagnie pour ma part.

Aurélie Pimenta (Éducatrice Comportementaliste)

Je ne fais pas du tout de chien de travail. Et c'est, en gros, on va dire comment dans notre vie de tous les jours, on accompagne les chiens, pour le coup, puisque les chats, c'est plutôt une partie sur le relationnel, sur la gestion d'environnement. Comment on accompagne les chiens avec leurs humains dans notre vie de tous les jours, que ça soit une vie plutôt citadine, une vie plutôt rurale. On doit quand même respecter quelques règles et nos animaux ne sont parfois pas toujours aptes à vivre dans notre monde d'humains. Donc, on essaie de le faire de la meilleure manière qui soit et de s'adapter à eux. C'est aussi ça qu'on voit dans ce métier-là. On voit qu'on n'a pas juste les animaux, on a aussi l'humain qui rentre en compte dans ce métier.

Charlotte (Chance)

Super, merci Merci beaucoup pour cette belle introduction, Aurélie. Comment est-ce qu'on devient éducatrice comportementaliste ? Est-ce que tu peux peut-être nous parler des éventuelles formations, des écoles ? Est-ce que c'est facile, peut être en reconversion, en réorientation ? Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus là-dessus ?

Aurélie Pimenta (Éducatrice Comportementaliste)

La problématique du métier et des métiers qui touchent aux animaux, mais notamment du chien et du chat, et d'éducateurs canins ou du comportementaliste, c'est que c'est une profession qui n'est pas réglementée, malheureusement. Donc, on a beaucoup de formations privées qui proposent diverses formations, que ça peut aller d'une semaine de formation à plusieurs mois de formation. Donc, c'est là où c'est important de bien connaître et de bien aller se renseigner sur les centres de formation qu'il y a, parce qu'il y en a de plus en plus. Et certains ne vont pas vraiment former correctement ou avec des bonnes manières, des bonnes méthodes. Ça va être peut-être un peu à l'ancienne, donc ça peut être un peu compliqué. On a un diplôme qui est un diplôme d'État qui est un brevet professionnel d'éducateur canin, pour le coup, juste sur la partie éducation canine. Il y a plusieurs lycées qui peuvent le proposer. Et ça, c'est en plusieurs mois, même en neuf mois avec des stages pratiques. On doit avoir un chien aussi. Et ce diplôme d'État permet, avec une formation large, de pouvoir être devenir éducateur canin. Ce qui n'empêche pas, en plus, d'avoir une attestation obligatoire pour travailler avec les animaux domestiques, d'espèces domestiques, donc chien, chat, furet, et nack, d'ailleurs, les nouveaux animaux de compagnie.

Aurélie Pimenta (Éducatrice Comportementaliste)

C'est ce qu'on appelle l'acacède. C'est une attestation de connaissance et c'est la seule certification obligatoire pour travailler avec les animaux de compagnie. Ça veut dire qu'en ayant uniquement l'ACASED, qu'on passe en trois jours de temps, ce qui est très peu, on On peut être éducateur canin, on peut être comportementaliste, on peut se dire tenir une pension. Ça, c'est un petit peu la problématique du métier, la non-réglementation de ce métier qui ouvre un peu la porte à diverses formations qui ne se valent pas toutes et pas toutes sérieuses aussi, malheureusement.

Charlotte (Chance)

Merci beaucoup. Est-ce que tu aurais peut-être une formation ? Tu parlais d'un brevet. Est-ce qu'il y a quelque chose que je éventuellement noter dans le chat pour les personnes qui souhaiteraient s'orienter vers, en tout cas, la meilleure formation, selon toi ? Peut-être celle que tu as faite. Oui.

Aurélie Pimenta (Éducatrice Comportementaliste)

Effectivement, il y a le brevet professionnel qui, là, peut se trouver dans différentes écoles, brevet professionnel éducateur canin, donc différents lycées dans toutes les régions de France. Et donc bien prendre en compte, effectivement, les valeurs et les manières d'éduquer, donc pas à l'ancienne, c'est-à-dire pas pas avec la force, pas avec la violence, parce que malheureusement, dans le monde du chien, on a encore beaucoup de violences et d'anciennes croyances où on doit crier sur le chien, taper sur le chien, être le chef de meute pour que le chien nous écoute. Et ça, malheureusement, ça peut faire de gros dégâts et ce n'est pas comme ça qu'on va arriver à mieux comprendre le chien, l'éduquer et faire en sorte qu'il soit bien avec nous. Donc on a ce brevet professionnel, on met toujours attention au formateur et au contenu. Et après, on a effectivement d'autres formations privées. Alors moi, j'en ai fait une très bien, forcément. En tout cas, j'ai trouvé très bien de base et après, j'en ai fait d'autres. C'est une formation chez Vox Animae. C'est un centre de formation dans les métiers du chien et du chat d'ailleurs. Cette formation, c'est un centre qui existe depuis 2008.

Aurélie Pimenta (Éducatrice Comportementaliste)

C'est un centre qui est déjà bien rodé, qui ne fait que ça, parce que parfois, on peut aussi avoir des centres de formation qui vont former aussi bien la couture qu'au contenu au marketing qu'à l'éducation canine. Là, on se dit: On n'est peut-être pas très pro dans ce qu'on fait. Moi, en tout cas, ce que j'ai fait comme formation de boxaine, je connais les valeurs, je connais le contenu. Je suis aussi formatrice pour eux.

Charlotte (Chance)

Ok, super. Je vois une question. Je ne sais pas le prénom de la personne, si c'est Lucie, Laurent. N'hésitez pas. Désolée, je n'ai pas votre prénom. Est-ce que tu conseilles Humani Malis ? Est-ce que tu connais ?

Aurélie Pimenta (Éducatrice Comportementaliste)

Je ne connais pas en détail, mais je connais effectivement de nom. Pour connaître une personne qui est en tout cas formatrice là-bas, le contenu semble vraiment de qualité. Je ne pourrais pas exactement donner le contenu parce que je ne le connais pas, mais je pense que c'est une bonne formation, en tout cas au contenu professionnel. Après, ça reste pour moi, il y a une formation base où on apprend le comportement. Il faut forcément qu'il y ait du comportement, de l'éthologie, ce qu'on appelle l'éthologie, c'est la science du comportement de l'espèce. Pas que de l'éducation pure et dure, parce que ça ne marche pas comme ça. Connaître les besoins de l'animal. C'est une formation qui est pluridisciplinaire, une partie sur l'humain aussi, parce qu'on est beaucoup en lien avec l'humain, on n'est pas juste en lien avec les animaux. Donc, si on n'a pas d'humain et pas de partie un peu psychologie humaine, c'est difficile, je trouve, de pouvoir après être face au client sans avoir cette partie-là, car souvent, en plus, les clients nous appellent pour des difficultés, donc eux sont mal. Donc, on doit aussi gérer cet aspect-là humain qui est très important. La formation pluridisciplinaire est importante à prendre en compte.

Charlotte (Chance)

Merci beaucoup Aurélie pour ta question et j'espère que ça répond aussi à votre question. Et d'ailleurs, la même personne te demande comment tu as fait ta transition entre ton ancienne vie et celle d'éducatrice aujourd'hui, notamment si tu peux aborder le sujet aussi financier. Je pense que c'est aussi important et c'est important de l'aborder. La personne te demande si tu étais à temps partiel, si tu avais un job alimentaire et au bout de combien de temps est-ce que tu as réussi à vivre à 100% de ton activité aujourd'hui ?

Aurélie Pimenta (Éducatrice Comportementaliste)

Très bonne question. Déjà, moi, ça cheminait depuis un moment de vouloir quitter effectivement la partie, en tout cas, l'entreprise, puisque j'avais un CDI depuis quand même plusieurs années. Et c'est toujours délicat parce qu'on nous dit qu'on quitte un CDI et que dans ce métier-là, soit on va s'affilier à une franchise, soit on va créer sa société. En général, on crée sa société, donc c'est toujours aussi ça qui est inquiétant. On repart complètement de zéro aussi sur l'aspect création d'entreprises. C'était un cheminement qui était assez long sur plusieurs années déjà, de ma part, pour pouvoir me dire: J'arrête. Et j'ai, pendant quelques mois, voire moins, peut-être un an, peut-être plus, le fait de ne pas forcément vivre de ça. Donc moi, j'ai pris la décision de quitter mon CDI et de vraiment me mettre à 100% sur la création de ma société. Mais voilà, après, c'est un choix qui est très personnel. J'ai tenté de le faire un petit peu en parallèle au début et je me suis vite heurtée au fait que ce n'était pas possible d'être juste un petit peu dans le un petit peu en formation et un petit peu encore dans l'ancien métier, c'était trop compliqué.

Aurélie Pimenta (Éducatrice Comportementaliste)

Donc, j'ai pris le parti de quitter et puis de vraiment repartir de zéro pour création d'entreprise, création du site, création du nom, du logo. Après, j'avais un peu l'aspect création graphique que je connaissais. Donc ça m'a aidé puisque je n'ai pas dû faire appel aussi sur cette partie-là. Mais c'est vrai que c'est toujours un peu la vraie question de: on se lance et on n'a plus de salaire tous les mois. Donc ça, c'est la vraie peur qu'on peut avoir. Après, il faut se dire que pendant plusieurs mois, effectivement, le temps de créer sa société, de faire sa clientèle, d'avoir des clients, de se démarquer, ça peut prendre plusieurs mois. Après, contexte particulier, puisque moi, j'ai quitté ma société en mai 2019. J'ai quitté mon CDI en mai 2019. J'ai créé ma société dans la foulée. Juste le statut, etc, le logo, et je n'avais pas encore fait mon site donc j'ai fait mon site dans la foulée. Et après est arrivé le Covid. Donc, malheureusement, ça n'a finalement pas tant retardé que ça, puisque j'ai pu me concentrer vraiment pendant les mois de confinement sur ça. Et j'ai quand même travaillé J'ai commencé à travailler, moi, pendant le confinement, puisqu'on pouvait sortir.

Aurélie Pimenta (Éducatrice Comportementaliste)

Et pour la question de savoir quand on peut en vivre, déjà, il faut définir ce qu'est en vivre et combien on veut, combien on veut gagner, puisque si on sort du CDI, c'est difficile. Moi, je savais très bien qu'au niveau de mes besoins, j'avais revu toute une partie de mes besoins, toute une partie de ma vie aussi personnelle. C'est un choix aussi important de ce côté-là. Je savais que je n'allais pas gagner autant que ce que je gagnais avant. Ça, c'était déjà fixé dans ma tête. Et après, le temps de refaire sa clientèle, etc, j'ai bien mis, on va dire, quasi deux ans à me dire: OK, je me suis fixé un objectif de salaire, j'ai fait un business plan, une étude de marché. Tout ça, c'est à faire en amont. Je ne me suis pas lancée comme ça. Et puis après, j'ai déménagé sur le long. Là, il a fallu tout refaire. Me vivre peu de temps. Mais c'était vraiment à prendre en compte une réflexion globale aussi sur un changement de vie au global.

Charlotte (Chance)

Oui, merci beaucoup pour tout ton partage, du coup, très important. Et merci pour la question. Tu as aussi une question de Valérie qui te demande: est-ce que tu peux nous donner peut-être quelques missions, nous décrire une journée peut-être ou une semaine type. J'imagine qu'il n'y a pas de semaine type pour toi, mais quelques idées de ton quotidien en tant qu'éducatrice comportementaliste.

Aurélie Pimenta (Éducatrice Comportementaliste)

Tout à fait. C'est vrai que c'est un peu... La semaine type n'existe pas vraiment. On peut, il faudrait d'ailleurs au mieux que je m'organise un peu mieux, mais sur la semaine type, moi, je fais chien et chat, je fais suivant les prestations qu'on propose. Je fais de l'éducation des bilans aussi de comportement et je fais aussi des ateliers sur le chien, le chat, les besoins, comprendre le langage, etc. Donc, on va dire que j'ai quelques bilans dans la semaine et quelques Il vit aussi en éducation canine. Donc, je me garde une journée dans la semaine, on va dire, où je reste chez moi pour m'occuper du site, m'occuper des messages, une journée par mois aussi pour tout ce qui est comptabilité. Et sinon, dans la semaine, je vais calmer mes rendez-vous au fur et à mesure suivant les demandes que j'ai. Toutes mes journées ne sont pas forcément pleines de rendez-vous. Et heureusement, puisqu'il faut prendre en compte les déplacements, parce que moi, je n'ai pas de terrain, donc je me déplace chez les gens pour faire les bilans, pour faire les séances. Donc, il y a une partie déplacement. Après, il faut définir jusqu'où on va se déplacer.

Aurélie Pimenta (Éducatrice Comportementaliste)

Si c'est une demi-heure autour de chez nous, il faut prendre en compte que c'est une demi-heure aller, une demi-heure retour. Un bilan, pour moi, ça dure deux heures. On faisait déjà trois heures de plein, une demi-heure de compte par la suite, ça va très vite puisqu'un rendez-vous, ce n'est pas juste le bilan qui va durer deux heures, c'est tout ce qu'il y a autour. Donc ça peut aller vite. Quand on a un suivi en éducation, la séance va durer une heure, on est pareil, on a le trajet à prendre en compte. Ça peut être des suivis en ligne que j'ai aussi sur certaines thématiques. Donc, c'est un peu calé au fur et à mesure. J'essaie de me cadrer sur une journée et de ne pas trop travailler le soir pour respecter un peu vie perso et vie pro. Et ça, ce n'est pas non plus évident quand on a sa société et quand on a un peu ce type de job-là. On peut avoir des gens qui nous contactent aussi le soir ou alors des gens qu'on a en suivi et qui nous envoient un message parce qu'ils ont une problématique avec leur chiot qui vient d'être un peu une tornade à 19h00 du soir, ils ne comprennent pas pourquoi.

Aurélie Pimenta (Éducatrice Comportementaliste)

C'est un peu ça. Les journées type, ce n'est pas trop ça. Je pense qu'on peut s'en caler. Moi, j'essaie d'avoir une journée où je ne travaille pas Je ne me déplace pas et je travaille chez moi. Après, il faut aussi prendre en compte: est-ce qu'on souhaite travailler le samedi ou le dimanche ? Pour moi, travailler, ne pas travailler le samedi, c'est compliqué dans ce milieu-là, puisque les gens sont dispo le samedi. Il y en a qui souhaitent de plus en plus dispo la semaine. Et le dimanche matin, moi, je fais des balades. Donc j'ai décidé de travailler trois dimanches dans le mois, le matin.

Charlotte (Chance)

Super, merci beaucoup. Je pense que c'est très clair. J'espère que ça répond à la question. Tu as une question de Coline que je trouve très intéressante qui te demande quelles sont les problématiques comportementales qui reviennent aujourd'hui le plus chez nos animaux ?

Aurélie Pimenta (Éducatrice Comportementaliste)

Très bonne question. Chez le chien, on va dire les trois grands problématiques problématique, on a beaucoup de réactivité. C'est-à-dire que le chien va réagir quand il est en extérieur, en rue, en laisse, il va réagir sur les autres chiens ou il peut réagir sur les voitures, sur les joggers, sur les vélos, sur tout ce qui va être un peu en mouvement. Il y a beaucoup de réactivité. L'autre problématique, c'est pareil dans la réactivité avec les congénaires, donc avec les autres chiens. Problématique, beaucoup d'aboiement. Le chien qui aboie et on ne sait pas pourquoi, donc on va nous appeler pour ça aussi. On va beaucoup m'appeler pour ça. Une autre problématique, les chiens qui sont très peureux aussi, qui ne veulent pas sortir ou qui ont du mal à sortir, qui ont du mal à faire leurs besoins en dehors parce que finalement, il y a de la peur derrière. Beaucoup de chiens en milieu urbain, pour le coup, sur ces problématiques-là qu'on a. Et après, les problématiques un peu plus de chiots, mais ça, qui sont normales, ce que je dis toujours, c'est les mordillements, l'excitation, aussi les chiens très excités parce qu'on ne remplit pas forcément leurs besoins de sorties ou on surexite, on sur stimule, donc ça en fait des chiens excités.

Aurélie Pimenta (Éducatrice Comportementaliste)

Voilà pour les problématiques, on va dire, sur les chiens. Et sur les chats, un petit peu différent, on a beaucoup de problématiques d'élimination hors du bac, donc les chats qui vont pipi partout, saut dans le bac entier. On a l'agressivité aussi sur humains, sur les chats. Les chats qui vont être agressifs envers les humains. Je ne peux plus approcher mon chat. Dès que je passe dans la maison, dans l'appartement, mon chat me saute dessus. On va avoir beaucoup de ça et on va avoir aussi toutes les problématiques de peur de chats qui vont être figés et qui ne vont pas sortir de dessous le lit ou se cacher, vouloir se cacher beaucoup. Et les foyers aussi multiespèces chez un chat. Beaucoup de problématiques de cohabitation.

Charlotte (Chance)

Qui est super intéressant. Ça fait pas mal de choses quand même. Merci beaucoup Aurélie et j'espère que ça répond à la question de Coline. Je vois deux questions, je pense, de Jérémy et de Laura, il me semble. Jérémy qui te demande peut-être quelques exemples de réussites que tu as eues et qui ont été gratifiantes pour toi dans ta carrière d'éducatrice comportementaliste. Laura avait la question qui était plutôt portée sur les grands défis que tu rencontres peut-être au quotidien. Je trouve ça intéressant peut-être de les allier. C'est à la fois peut-être pour toi des grandes réussites qui sont peut-être aussi des défis du quotidien. Est-ce qu'il y a des choses que tu souhaites partager par rapport à ça ?

Aurélie Pimenta (Éducatrice Comportementaliste)

Oui, sur les réussites, c'est toujours un peu... C'est toujours des réussites qui touchent pour moi la relation entre l'animal et l'humain, que ce soit chien-chat ou chien. Quand on m'appelle, c'est souvent parce que finalement, on n'y arrive plus avec le chien. C'est rarement en amont, sauf parfois pour les chiots. Là, on veut bien faire, je vais avoir un chien, un chien, je n'en ai jamais eu. Sinon, c'est vraiment un problème souvent de relation de: Je ne comprends pas mon chien, non, je ne comprends pas mon chat. Donc, il y a plein de problématiques associées. Et c'est souvent parce que les deux ne se comprennent pas, parce qu'on est deux espèces différentes et que nous, en tant qu'humains, on peut mettre tous nos comportements d'humains sur nos chiens ou nos chats. Et ce n'est pas possible parce qu'on a des comportements bien spécifiques. Donc la réussite, c'est plutôt de dire: Ça y est, j'arrive à comprendre mon animal. Et donc c'est apporter toutes les infos et toutes les connaissances nécessaires, toutes les clés pour que l'humain arrive à comprendre son animal. Et ça, quand on me dit: Oui, là, ça y est, je sais quand il a peur, je sais quand il est bien, je sais quand il est moins bien, je sais quand il a un inconfort, je sais que là, je ne dois pas le caresser dans ce moment-là.

Aurélie Pimenta (Éducatrice Comportementaliste)

Donc vraiment, la compréhension du dit: Non, c'est ça pour moi la réussite. Quand on me dit: Je comprends mon chien. Là, j'ai compris que la situation s'est mieux passée dans ce contexte-là parce que j'ai compris que là, il me demandait de lui laisser de l'espace ou alors de le soutenir. C'est vraiment cette compréhension de l'animal. Pour moi, quand on me dit ça, je vois que c'est une réussite pour moi d'avoir pu guider et donner les clés pour après que l'humain puisse partir seul avec son animal sur sur une bonne perspective, qu'il ne soit pas bloqué. C'est ça, vraiment. Après, les défis, c'est que on arrive souvent avec beaucoup de croyances sur les chats. Soit c'est parce que j'ai toujours eu des chiens où j'ai eu des chats. Et c'est difficile aussi des croyances parce que tout ce qu'on voit sur les réseaux, il y a du très bon marketing de certains professionnels. Et on a toujours fait comme ça, mais quand même, on fait appel à moi ou à un autre éducatrice éducateur. On a envie de changer et c'est difficile pour l'humain de changer. On veut être accompagné: Oui, mais j'ai déjà essayé de faire ça, ça, ça.

Aurélie Pimenta (Éducatrice Comportementaliste)

Et ça ne fonctionne pas. Les défis, pour moi, c'est vraiment quand on arrive à avoir une personne qui veut le changement et qui souhaite le changement et qui arrive à mettre en place des choses sur lesquelles elle était réfractaire de base. C'est là où je dis que l'humain est hyper important dans ce duo-là et après le trio avec le professionnel. On a besoin d'aller... Là, on parle à l'humain. On a vu la problématique du chien et du chat. On n'a pas besoin de toucher au chien ou au chat. On va devoir à une idée humaine. C'est lui qui va après pouvoir être avec son animal de la meilleure manière qu'il soit. C'est plutôt ça le défi pour moi. C'est vraiment de se dire: OK, l'humain, il faut que j'arrive à le guider au mieux et à lui faire comprendre que souvent, ce sont des croyances et que ce n'est pas fondé. Il y a beaucoup de billets aussi qui font que voilà, on a tendance à rester campé sur ces idées. Ça, c'est vraiment le gros défi pour moi, en tout cas, cette profession.

Charlotte (Chance)

Merci beaucoup Aurélie pour ta réponse très complète. Le temps passe très vite. C'est très rapide. Je vois qu'il nous reste quatre minutes. Je trouve aussi intéressant une question que Laura a posée sur les compétences et les qualités, parce que c'est vrai que mine de rien, toutes les personnes qui souhaitent peut-être s'orienter, se réorienter vers cette voie, c'est des questions qu'on se pose aussi naturellement. Est-ce que j'ai les bonnes compétences, les qualités ? Est-ce que selon toi, il y a des compétences et des qualités, en tout cas, clés pour réussir dans ce domaine ? Et peut-être que je compléterai par une autre question, c'est: est-ce que tu as un petit message à passer à celles et ceux qui souhaitent se lancer ? Et qui n'osent peut-être pas ? Ou alors un message pour des personnes qui souhaitent se lancer dans ton métier ?

Aurélie Pimenta (Éducatrice Comportementaliste)

Les compétences, qualités, moi, je dirais déjà: il faut aimer les gens. Parce que souvent, on me dit: Moi, je me traite les animaux parce que les gens, je n'aime pas ou je n'ai plus envie de... Je ne crois plus aux humains. Je n'aime pas les gens. Ça tourne autour de ça et je dis que pour ce travail-là, on va parler à l'humain. Il faut aimer les gens ou en tout cas aimer leur parler Aimer prendre le temps, accueillir aussi beaucoup les émotions. Il faut faire preuve d'empathie et l'empathie est souvent mal définie parce que souvent, on est antipathique et non pas empathique, c'est encore un autre sujet. Il faut vraiment aimer l'humain et arriver aussi à aller se former un peu vers l'humain parce que si on ne peut pas parler avec l'humain, on n'arrivera pas à les faire changer sur leur compréhension de l'animal. Donc vraiment, les qualités, c'est ça. Pour moi, la plus grande qualité, c'est ça. Ensuite, C'est quand même un métier qui est assez difficile parce que déjà souvent, on est à l'extérieur, on va beaucoup bouger. Et du coup, ça peut être aussi assez difficile au quotidien de se dire: Si je prends des vacances, je ne suis pas payée.

Aurélie Pimenta (Éducatrice Comportementaliste)

Ça, c'est comme tout entrepreneur, on va dire. Mais c'est vrai qu'on peut vite avoir des clients et se dire: Je continue, je continue, je continue. Du coup, je me mets à m'épuiser et après, je ne peux plus répondre correctement aux demandes. Quand on a un bilan de deux heures, c'est assez énergivore parce qu'on ne sait jamais comment la personne va réagir. Elle peut très bien ne pas être d'accord, mais ça peut... Il y a des personnes qui me pleurent. Pour moi, l'humain, c'est important, vraiment dans la relation. Les compétences humaines, c'est vraiment important. Après, aimer les animaux, c'est logique dans ce métier-là, mais pas que.

Charlotte (Chance)

Super, oui. On comprend et on entend que c'est vraiment l'humain et l'animal. Il y a vraiment un lien très fort de relationnel entre les deux. Merci beaucoup. Je vois qu'il est déjà 16h59, donc ça va vite. Je suis navrée. J'ai vu qu'il y avait beaucoup de questions. On n'aura pas eu le temps de tout aborder. Peut-être Si Aurélie, tu l'acceptes, que les gens, peut-être, t'envoient quelques petites questions sur LinkedIn éventuellement. Oui, c'est possible. Si c'est OK pour toi de te retrouver, en tout cas sur LinkedIn, pour les questions, peut-être qu'on n'aura pas eu le temps d'aborder. En tout cas, moi, je tenais à te remercier beaucoup pour ton temps précieux et toutes les informations que tu as partagées aujourd'hui. Je vois que tu as des remerciements dans le chat de Jérémy, de Laura notamment, et des messages comme quoi c'était vraiment très intéressant et tout le monde te remercie beaucoup. Merci aussi à toutes les personnes qui ont posé des questions, ont assisté à ce live. Si vous souhaitez à votre tour rejoindre aussi la communauté d'entraide de chance et l'initiative 3 minutes pour les autres, pour peut-être, si vous le souhaitez, à votre tour, partager la réalité de votre métier, apporter un coup de pouce à quelqu'un qui se pose des questions dans le cadre de son travail ou de son futur travail, je vous mets le lien dans le chat pour devenir membre de la communauté d'entraide.

Charlotte (Chance)

C'est gratuit. Vous avez la possibilité de donner un coup de pouce simplement et de faire des demandes d'aide également si vous en ressentez le besoin. Voilà, donc n'hésitez pas à nous rejoindre dans cette belle communauté d'entraide. Merci encore Aurélie pour ton temps et pour vraiment ton super partage d'expérience. C'était passionnant. Merci beaucoup.

Aurélie Pimenta (Éducatrice Comportementaliste)

Merci à tous. N'hésitez pas si vous avez des questions, soignez-vous, je répondrai.

Charlotte (Chance)

Génial. Merci en tout cas pour ta disponibilité et cette proposition. Merci tout le monde. Je vous souhaite une très bonne fin d'après-midi, une bonne fin de journée et à très bientôt. Merci encore Aurélie. À bientôt tout le monde. Au revoir. Au revoir.

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