Oliver Breda, Engineering Manager

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Oliver Breda (Engineering Manager)

Je vais démarrer. Attends, je démarre.

Nicolas (Chance)

Bonjour Olivier, bonjour à toutes et à tous. Bienvenue sur ce live. Je me présente rapidement. Je suis Nicolas, je travaille chez Chance en tant que Product Designer depuis un an et demi maintenant. Et du coup, j'aurais le plaisir d'animer cette conversation avec Olivier, qui est Engineering Manager. Olivier, merci d'être avec nous.

Oliver Breda (Engineering Manager)

Je t'en prie. Bonjour à tous. Bonjour à toi, Nicolas. Merci de m'avoir invité.

Nicolas (Chance)

Je rappelle à tous ceux qui arrivent que ce live fait partie d'une série de conversations autour d'un métier dans le cadre de la semaine En coulisse qu'organise actuellement Chance. Toutes les questions sont les bienvenues en commentaire pendant le live. Pour ça, vous avez juste à utiliser la partie chat. D'ailleurs, pour vous échauffer un petit peu les doigts, une chose qu'on aime savoir pendant les live, c'est d'où vous nous écoutez. Donc n'hésitez pas à nous dire dans le chat d'où vous êtes actuellement, d'où vous suivez notre live. En ce qui me concerne, je suis à Paris, dans les locaux de chance. Olivier, est-ce que tu peux, de ton côté, nous dire où tu es ?

Oliver Breda (Engineering Manager)

Alors moi, je suis pas dans les locaux professionnels, je suis à la maison Je travaille en remote, en fait, de manière quasi exclusive et je me suis situé à Strasbourg.

Nicolas (Chance)

Super. Et je vois dans le tchat du coup que Élisa est à Paris. On a également des gens à Saint-Cloud, en Normandie. Très bien. N'hésitez pas à continuer à nous dire où vous êtes et surtout à utiliser le chat pendant la discussion avec Olivier pour nous partager vos questions. Je te propose de commencer, Olivier. Pour commencer, je te propose, on va parler un petit peu de ton parcours. Tu es aujourd'hui Engineering Manager. Est-ce que tu peux nous raconter comment tu en es arrivé là ?

Oliver Breda (Engineering Manager)

J'ai commencé par faire un en développement informatique, quelque chose d'un peu classique dans le milieu, pour commencer et devenir développeur. J'ai été développeur ensuite pendant plusieurs années pour des sociétés de conseil. Il y a eu d'abord Aventias, puis KFG Mini, qui est un petit peu plus connu et en fin de sphère pendant une dizaine d'années. Et en fait, sur cette dizaine d'années que j'ai passée chez Sphère en tant que développeur informatique, j'ai eu l'occasion d'encadrer un petit peu des développeurs juniors qui commençaient un petit peu dans le métier. Et ça a développé une certaine appétence pour moi, pour tout ce qui est relationnel, humain, managérial, organisation au sein des équipes informatiques. Et au bout de cinq ans, chez sphère, on m'a donné l'opportunité de chapeauter ma première équipe. Et à cette issue-là, c'est là que je suis un petit peu devenu engineering manager. Déjà cinq ans chez Sphere et en gérant une équipe directement, mais également en accompagnant des consultants dans leur carrière, que ce soit dans le développement informatique, la cheferie de ou éventuellement des métiers un petit peu plus qu'on appelle fonctionnel, maîtrise d'ouvrage. Et depuis maintenant un an et demi, je travaille en tant qu'Ingénierie Manager chez Coachup.

Oliver Breda (Engineering Manager)

J'ai quitté Sphere et là, Coachup, on parle d'une entreprise orientée produits. Donc, j'accompagne deux différentes équipes en tant qu'Engine Generic Manager. Voilà un petit peu le parcours que j'ai suivi pour en arriver là. Déjà la technique et puis un développement d'appétence dans le relationnel et l'organisationnel pour plutôt m'orienter là-dessus.

Nicolas (Chance)

D'accord. Ben génial. Est-ce que tu peux nous dire comment tu as choisi ce métier ? Pourquoi tu as choisi ce métier ? Comment et pourquoi ?

Oliver Breda (Engineering Manager)

Alors en fait, pendant mes études de développeur informatique, vers la fin, on essaie de déjà un peu donner une trajectoire à notre carrière. Il faut savoir que dans l'informatique, on peut rester très technique et donc rester tout simplement quelqu'un d'excellent en développement, en code, en architecture de solutions informatiques où on peut également avoir la possibilité de s'orienter davantage sur des rôles de manager. C'est quelque chose en quatrième année que j'ai un petit peu découvert via ce qu'on appelle des méthodes agiles. En creusant un petit peu toutes ces choses-là, je me suis rendu compte que ces méthodes mettaient en avant un côté très pragmatique et également très centré sur l'humain de l'approche de la gestion de projet informatique qui était pour moi quelque chose de beaucoup plus, comment dire, un petit peu inhumain. Et voilà, on travaille avec des ressources, on travaille avec des joueurs hommes. Et de découvrir ces choses-là, en fait, ça m'a fait me dire: Tiens, dans quelques années, j'aimerais bien avoir davantage un rôle de manager, davantage un rôle de quelqu'un qui va prendre soin des gens pour prendre soin des projets et réussir à livrer des choses de qualité dans des bonnes conditions pour que tout le monde s'y retrouve.

Oliver Breda (Engineering Manager)

Les personnes qui qui réceptionne les livrables, qui réceptionnent le logiciel, en soient content, que les personnes qui développaient tout ça l'aient fait dans des bonnes conditions et qu'au final, on arrive à produire quelque chose de satisfaisant pour tout le monde. Très bien.

Nicolas (Chance)

À ton poste aujourd'hui, est-ce que tu fais encore du code ou pas du tout ?

Oliver Breda (Engineering Manager)

C'est vrai que c'est quelque chose, le rôle d'Ingénierie Manager, en fonction des entreprises, il va y avoir une nécessité d'écrire du code ou pas. Ça va être une différenciation qu'on va appeler hands-on ou hands-off. Et de mon côté, je suis hands-off. C'est-à-dire que j'ai toujours des compétences techniques, je suis en capacité de lire du code, je suis en capacité d'éventuellement filer des petits coups de main ou investiguer des problèmes qu'on pourrait rencontrer sur la plateforme. Mais la contribution qui est attendue de ma part au sein de l'équipe, ce n'est pas de décrire du code, c'est d'organiser la manière dont on travaille les uns les autres, c'est de suivre la carrière des différents collaborateurs et d'avoir également une capacité d'échange et d'interfaçage avec d'autres personnes au sein de l'organisation. Ça va être des personnes plutôt produites, des product designers comme toi ou des product managers mais également des fois dans des rôles complètement différents, ce qu'on appelle des customer experience, qui sont les personnes qui vont réceptionner des bugs des utilisateurs et avec qui je vais pouvoir échanger pour essayer de comprendre la criticité du bug, essayer de le prioriser, essayer éventuellement d'avoir des informations supplémentaires pour comprendre ce qui se passe précisément pour l'utilisateur et commencer à réfléchir à mon échelle pourquoi on peut avoir ce comportement qui se produit et après éventuellement transmettre le besoin aux équipes tech que j'accompagne et les aider à leur tour à comprendre ce qui est en train de se passer pour qu'elles puissent creuser bien en détail les problématiques techniques et essayer de résoudre les soucis au plus vite si c'est quelque C'est quelque chose de très urgent et malheureusement, faire un petit peu patienter les utilisateurs si c'est quelque chose d'un petit peu unique ou de finalement

Oliver Breda (Engineering Manager)

pas si dérangeant que ça pour l'expérience dans le produit qu'on propose. Super. Merci beaucoup.

Nicolas (Chance)

Je me permets juste de rappeler, n'hésitez pas, si jamais vous avez des questions pendant la discussion, à nous les partager sur le chat. Je pourrais les relayer pendant la discussion. En attendant d'avoir des questions, est-ce que tu peux nous raconter un petit peu à quoi ressemble une journée type pour toi, avec des aspects que tu apprécies, mais sans éluder forcément les aspects qui peuvent être un petit peu moins glamour, entre guillemets, vraiment nous donner une vision assez réaliste de ta journée type Ça marche.

Oliver Breda (Engineering Manager)

Je vais commencer par les choses, je ne vais pas dire pénibles, mais les moins marrantes. Comme j'ai un rôle de manager de carrière, j'ai un peu le rôle de manager hiérarchique. Je vais valider des notes de frais, je vais valider des congés, je vais valider ce genre de choses. Je vais éventuellement répondre à des questions d'ordre administratif qu'on peut me poser. Ce n'est pas forcément le côté le plus fun, mais ça fait partie du fonctionnement de l'organisation. Pour le reste, en journée type, il faut savoir que notre mode de fonctionnement fait qu'on va avoir des réunions quotidiennes, qu'on appelle des délits, qui vont permettre à l'ensemble de l'équipe de partager sur la situation actuelle dans laquelle chacun se trouve et pouvoir remonter d'éventuels problèmes, si la personne a besoin, qu'on lui file un coup de main. C'est la réunion à ces types pour se donner de la visibilité. C'est vraiment se synchroniser, se donner de la visibilité et profiter du temps qu'on a ensemble pour éventuellement régler des soucis là tout de suite, qui peuvent se régler parce qu'on est ensemble et que ça puisse aller vite. Comme je gère deux équipes, j'ai deux délits d'un quart d'heure dans la journée.

Oliver Breda (Engineering Manager)

Le reste du temps, je vais passer beaucoup de temps en réunion avec des personnes très diverses. Ça peut être des points individuels avec des membres de l'équipe pour s'assurer que tout se passe bien pour la personne, pour éventuellement donner un petit peu de guidance sur les travaux qui sont en cours, amener de la visibilité sur qu'est-ce qu'on cherche à faire à plus long terme, les choses auxquelles il faut faire attention. S'il y a des informations importantes à transmettre à cette personne-là, je vais profiter de ce moment-là pour vraiment avoir de l'échange très terre à terre sur comment ça se passe avec cette personne. Je vais également souvent avoir des réunions avec des groupes un petit peu plus grands sur lesquels on va communiquer sur où en est l'équipe, comment les choses progressent, est-ce qu'on est en train de rencontrer des difficultés, est-ce que par rapport à la roadmap, on avait établi les échéances sur lesquelles on s'était accordé, est-ce qu'on a été en capacité de les tenir ? Si ce n'est pas le cas, de quelle manière on les décale ? Pourquoi on est en train de les décaler ? Éventuellement, qui pourrait nous aider à réduire l'impact le moins possible ?

Oliver Breda (Engineering Manager)

Je dois partager cette vision d'ensemble à d'autres personnes chez qui ça va avoir de l'impact. Ça peut être des personnes côté produit qui communiquent avec nos clients et qui leur disent: À partir de telle date, par exemple, cette fonctionnalité sera disponible. On a besoin, nous, côté tech, de savoir leur dire: On est dans les clous, on n'y est pas, si on n'y est pas, pourquoi et c'est quoi la prochaine échéance ? Je vais également passer pas mal de temps avec mes collègues de customer experience sur des bugs qu'on peut rencontrer, obtenir de l'information complémentaire, communiquer sur de l'avancement, de la priorisation. Quand j'arrive à avoir un petit peu de temps au calme, je prends également le temps de réfléchir à Comment on est en train de travailler au sein de l'équipe ? Qu'est-ce qui marche ? Qu'est-ce qui ne marche pas ? Et qu'est-ce que je pourrais proposer ? Qu'est-ce que je pourrais amener sur la table pour essayer de progresser dans notre manière de travailler ? Ça, c'est une journée un peu type, mais ce qu'il y a, c'est que j'ai plusieurs journées type dans la semaine. Il y a ces journées où j'ai plein de petites réunions et j'ai des journées spécifiques où il y a des réunions spécifiques.

Oliver Breda (Engineering Manager)

Par exemple, on travaille en itération. Toutes les deux semaines, on va démarrer une itération en essayant de se On va être d'accord sur: Sur les deux prochaines semaines, on va essayer d'atteindre quoi comme objectif ? Lors de cette réunion, qu'on va appeler un sprint planning, on va planifier ensemble les deux prochaines semaines. Et du coup, qu'est-ce qu'on va faire à ce moment-là ? On va regarder l'ensemble des tâches qui sont présentes dans ce qu'on appelle un backlog, qui est juste un endroit où on va lister les choses qu'on a à faire et on va essayer de choisir les plus pertinentes. Et on va essayer de mettre dans ce planning de deux semaines juste ce qu'on est capable de faire en se gardant de la marge pour de l'imprévu. Et on va faire ça avec l'ensemble des développeurs de l'équipe, le product manager, le product designer. Et à l'issue de cette réunion, on se dit: C'est un plan qui nous plaît, c'est un plan qui a du sens, c'est un plan qui va apporter de la valeur à nos utilisateurs. On le valide et on lance ça. Ça, c'est du début d'itération. Et en fin d'itération, au bout des deux semaines, on va avoir dans un premier temps ce qu'on appelle une review On va repasser l'ensemble de l'équipe sur ce qui a été développé, ce qui a été produit pendant ces deux semaines-là.

Oliver Breda (Engineering Manager)

Est-ce que ça correspond aux attentes ? Est-ce que ça correspond pas ? Est-ce qu'il y a des choses qu'on a dû sortir finalement de cette itération parce qu'on s'est dit: On n'arrivera pas à les faire ou finalement, ça n'a plus de sens de les faire ? Est-ce qu'on a rajouté des nouvelles choses ? Pourquoi on l'a fait ? Et à l'issue de ça, on va potentiellement livrer ces nouvelles choses à nos utilisateurs si les fonctionnalités sont prêtes. Et ce même jour, on va également avoir derrière ce qu'on appelle une rétrospective. Ça, c'est juste l'ensemble de l'équipe, des développeurs, product designers, product manager et moi. Et on va mener une réflexion sur comment ça s'est passé en termes d'organisation, cette itération-là. Ces deux semaines-là, Comment on a réussi à travailler ensemble ? Qu'est-ce qui a bien marché ? Qu'est-ce qui nous a plu ? Qu'est-ce qui a moins bien marché ? Et sur quoi on aimerait mettre de l'effort dans la prochaine itération ? Qu'est-ce qu'on a envie de mettre en place comme action pour être meilleurs en tant qu'équipe pour que ce soit améliorer, j'ai envie de dire, notre capacité de livrer des choses ou tout simplement se sentir mieux entre nous, réduire des tensions, amener une meilleure compréhension des uns des autres.

Oliver Breda (Engineering Manager)

Ce moment, cette rétrospectivité-là, c'est vraiment un moment important où chacun doit se sentir en confiance, en sécurité de mettre sur la table n'importe quel sujet. Si quelqu'un a été frustré ou s'est senti en quelque sorte vulnérable durant le sprint, on lui a trop mis la pression, on n'a pas été agréable avec cette personne-là, c'est le moment où on peut prendre le temps tous ensemble de se dire: La manière dont on travaille, ça me convient, ça me convient pas. Sans jugement. Juste pour amener ça sur la table et dire: Maintenant, qu'est-ce qu'on Comment on peut travailler ensemble pour mieux travailler ? Cette boucle d'amélioration continue va se faire à chaque itération de travailler tous ensemble. Une fois qu'on a fait notre rétrospective, la journée suivante, on repart sur un planning, on repart sur un nouvel objectif à deux semaines et on essaie d'avancer comme ça. C'est un petit peu le rythme en tant qu'Engineering Manager que je peux avoir chez CoachEle. Et donc, pour deux équipes. Donc, deux rétros, deux délits tous les jours, etc.

Nicolas (Chance)

Ok, donc beaucoup de contacts quand même, du coup. Beaucoup de travail avec deux équipes en plus.

Oliver Breda (Engineering Manager)

C'est ça. Il faut vraiment savoir changer d'interlocuteur et de sujet de très nombreuses fois dans la journée avec pour objectif d'éviter ça aux développeurs et aux développeuses qui, elles et eux, ont vraiment besoin de pouvoir rentrer dans les sujets, être interrompus le moins possible pour pouvoir être vraiment productifs. Je me vois vraiment comme la personne qu'on doit emmerder et solliciter dans tous les sens pour éviter que les développeurs et les développeuses le soient. Super.

Nicolas (Chance)

Merci pour la réponse et pour la pédagogie. J'ai noté ta capacité à éviter un petit peu l'anglais, les anglicismes qui sont très répandus dans nos métiers. Donc, félicitations. On a Il y a quelques questions qui sont arrivées dans le chat, notamment de Sarah, qui demande si c'est l'entreprise dans laquelle tu travailles qui fait que tes tâches sont si vastes ou est-ce que c'est vraiment le métier en lui-même ?

Oliver Breda (Engineering Manager)

Je pense que c'est le métier en lui-même. L'engineering Manager, dans les entreprises, il est à cheval sur plusieurs choses. Il a à la fois un rôle d'expert en termes de méthodes. En général, c'est des experts agiles parce que les entreprises travaillent avec ce mode de fonctionnement agile, mais il y a un expert sur comment faire fonctionner une équipe. Il doit y avoir une expertise en termes d'accompagnement de carrière, donc le manager un petit peu traditionnel, le N+1. Et il doit y avoir également une expertise...

Oliver Breda (Engineering Manager)

J'ai raté Je ne me souviens plus du troisième point. Je m'étais dit il y a trois trucs et je reste le dernier. Organisationnel, carrière et je n'ai plus le troisième. Mais en fait, c'est un rôle un petit peu plateforme, un petit peu intermédiaire, un petit peu interface avec plein de gens, ce qui fait que tu as besoin de... En fait, tu es un facilitateur, en quelque sorte. En tant qu'Engineering Manager, quand tu es hands-off, tu ne produis rien, entre guillemets. Ça peut paraître un petit peu bizarre, dit comme ça. Tu ne produis rien, mais tu amènes les autres à mieux travailler ensemble. Et si tu veux amener plein de personnes différentes à mieux travailler ensemble, tu as plein de choses différentes à faire et plein d'interlocuteurs très différents. Je ne pense pas que ce soit lié à l'entreprise. Je pense que le rôle d'Engineering Manager est comme ça. Et c'est aussi pour ça que de mon côté, je trouve que les entreprises qui ont, entre guillemets, le courage d'en faire des personnes non-productives, ça permet à l'Engineering Manager de se focaliser sur la facilitation plutôt que la production de travail technique À mon échelle, j'ai déjà été l'Engineering Manager hands-on et c'était un petit peu frustrant parce que du coup, le temps de développement est souvent très interrompu par des tas d'autres choses parce que tu es un petit peu le point de contact C'est pas obligatoire, mais par défaut.

Oliver Breda (Engineering Manager)

Et tu as besoin de vite sortir d'un sujet à un autre, ce qui fait que le temps que je passais à développer, je ne me trouvais pas super efficace par rapport à mes collègues.

Nicolas (Chance)

On a une autre question de Sarah, toujours Bonjour, ensuite je reviendrai à la question de Lena. Est-ce que tu es en contact direct avec les clients ou uniquement avec tes équipes ?

Oliver Breda (Engineering Manager)

Ça m'arrive d'être en contact avec les utilisateurs, effectivement. Dans mon cas de figure, ça va être davantage pour régler des bugs, régler des soucis que peuvent rencontrer les utilisateurs avec la plateforme. Dans l'autre cas de figure, j'ai assez peu parlé de Coachup, finalement, et ça aidera. Je vais y aller très, très vite. Je suis pas là pour faire la pub, on est pas là pour ça. Mais Coachup, c'est une plateforme qui met en relation des coachs freelance avec des entreprises qui veulent déployer des programmes de coaching auprès de leurs employés. En gros, on va démarcher une entreprise au hasard Apple. Je ne crois pas qu'on travaille avec eux, mais peu importe. On va contacter eux et ils vont nous dire: Nous, on veut envoyer une quinzaine de personnes faire du coaching via un coacheur. Nous, on va avoir des coachs freelance qui vont pouvoir être mis en relation avec les employés sélectionnés pour faire du coaching. Et puis après, ils vont prendre rendez-vous, mettre en place des sessions de coaching ensemble directement et essayer de travailler ensemble sur ce qui va intéresser les personnes qui vont recevoir le coaching. Et Donc moi, j'interviens régulièrement avec les coachs qui utilisent la plateforme, parce que en général, ils l'utilisent longtemps et très fréquemment, beaucoup plus que les gens qui reçoivent le coaching, qui en général vont utiliser la plateforme une à deux fois par mois.

Oliver Breda (Engineering Manager)

Les coachs s'en servent beaucoup, c'est ce qui leur permet de de faire du business. Quand on a un coach qui a un vrai problème d'utilisation de la plateforme, qui l'empêche de bosser correctement, on est sur des niveaux de priorités qui sont quand même assez importants et du coup, ça m'arrive de rentrer directement en contact avec des coachs qui ont des problèmes pour reproduire les soucis, que je puisse voir directement ce qui est en train de se produire et comment je vais pouvoir les aider. Après, la question est peut-être orientée: est-ce que je discute directement avec les utilisateurs pour recevoir leur feedback, pour recevoir leur doléance, leurs besoins Ça, non, c'est quelque chose que je fais assez peu. C'est davantage quelque chose qui revient au product manager, au product designer et également à ce qu'on appelle les stakeholders, c'est des parties prenantes qui vont représenter en quelque sorte les utilisateurs et nous amener leurs besoins, leurs demandes sous forme un petit peu consolidée. Parce que quand on a des milliers d'utilisateurs, tout le monde veut quelque chose de différent. Il y a une image un peu marrante qui tourne sur Internet quand on veut faire un produit qui plaît à tout le monde. C'est une pizza sur laquelle il y a du chocolat, des Smarties, des du fromage, des légumes. Ça plaira à personne, même s'il y a les demandes de tout le monde.

Nicolas (Chance)

Je vais enchaîner avec une question de Stéphanie qui a fait remonter la question de Léna. Qu'est-ce qui t'a plu au début dans l'idée de faire ce métier et qu'est-ce qui t'a attiré ?

Oliver Breda (Engineering Manager)

J'avais une vision du développement et de la gestion de projet, comme je disais, qui était très très inhumaine, en quelque sorte. On considère que quelqu'un est capable de produire tant. On met des jours en, on fait un planning et puis ça doit rentrer. Je trouvais que ça excluait énormément le côté humain et le côté on est faillible, si vous voulez. Je sais pas vous, mais moi, je suis pas aussi efficace tous les jours. Et dans le développement, c'est pareil. Et le problème, c'est qu'il y a également énormément d'inconnu dans le monde de développement, ce qui fait que ce côté très rigide, planifié, et puis maintenant, il faut se tenir à Il faut se tenir parfaitement au plan. Ça me dérangeait et je m'étais dit: Je pense qu'on doit pouvoir gérer des projets et gérer des équipes différentes en prenant en compte le fait que les gens, c'est des humains et qu'un humain, c'est faillible, c'est incertain, c'est quelqu'un à qui il arrive plein de choses, c'est quelqu'un à qui il peut arriver des tas de choses et qui va être très fluctuant dans sa capacité de contribuer à un projet, de contribuer à une équipe. Et je me suis dit: J'ai envie de promouvoir ce mode de fonctionnement-là. J'ai envie de gérer des gens et des projets différemment.

Oliver Breda (Engineering Manager)

Et pour ça, je pense que j'ai des bonnes idées. Je pense que je suis des personnes intéressantes qui m'apportent beaucoup de bonnes idées. Et je pense aussi avoir ce recul et cette capacité émotionnelle pour gérer un petit peu tout ça et avoir des résultats intéressants. Le côté se mettre au service des autres pour les mettre dans les meilleures dispositions possibles pour faire leur travail, c'est ce qui m'a plu et qui m'a donné envie de m'orienter vers un métier comme celui-là.

Nicolas (Chance)

Ça marche. On avait une question d'Élise également: est-ce que tu préfères exercer ce métier en remote ou en entreprise en remote, étant le télétravail ?

Oliver Breda (Engineering Manager)

C'est sûr que le métier en tant que tel, quand tu es avec les gens, il y a une certaine énergie qui se dégage, qui qui est assez sympa. Et je suis toujours super content quand je vais à Paris voir mes collègues en vrai, entre guillemets. C'est prévu dans deux jours d'ailleurs. Je suis super content. Mais d'un point de vue organisation, de la vie personnelle, de la vie de famille et équilibre de tout ça, le remote, c'est vraiment génial. Après, tu peux faire ça... C'est libre en fonction de chacun. On a tous des besoins très différents. Dans les équipes que j'accompagne, il y a des gens qui aiment aller au bureau quasiment tous les jours, d'autres qu'on voit une fois tous les trois mois. L'équipe fonctionne très bien quand même. Et en fait, ça fonctionne très bien parce qu'on a une manière de travailler, une manière d'échanger qui crée du lien. Les rétrospectives, ça fait partie de ces exercices très importants où ça permet de l'échanger, ça permet de créer du lien et on a aussi une capacité à développer des choses qui ont du sens pour nous et de le faire en groupe. Et ce qui va souder une équipe, ce n'est pas d'être potes, ce n'est pas d'aller boire des verres à la fin de la journée.

Oliver Breda (Engineering Manager)

Ce qui va souder une équipe, c'est de réussir des choses professionnellement en groupe. C'est de réussir à surmonter des challenges tous ensemble. C'est ça qui va créer une équipe et qui va faire qu'on sait qu'on peut compter les uns sur les autres, on sait qu'on peut se faire confiance, on sait qu'on peut croire un collègue qui va nous dire: Écoute, là, je trouve que tu as merdé. Je trouve que tu t'es pas forcément comporté comme il fallait. Je trouve que le résultat que tu as produit, il n'est pas génial. Il faut qu'on avance ensemble. C'est comme ça qu'on va réussir à construire des équipes. Et ça, on peut le faire en direct, au bureau, bien sûr. Mais on peut également le faire en remote à partir du moment où on s'est organisé de cette manière-là et que ça convient à tout le monde. C'est aussi quelque chose de très important. Si vous forcez le remote dans une équipe et qu'il y a quelqu'un qui se sent pas bien en remote, qui a besoin de voir ses collègues, ce n'est pas le bon environnement. Il faut lui proposer autre chose. Et aujourd'hui, on a des boîtes qui font vraiment la promotion du flow de remote et qui sont organisées autour de ça, pour lesquelles ça marche très bien.

Oliver Breda (Engineering Manager)

Il y en a d'autres qui ne veulent pas basculer là-dessus. Et c'est génial aussi parce que du coup, elles permettent aux personnes qui n'aiment de ne pas le remote de se retrouver avec des gens qui partagent cet état d'esprit et ce besoin dans l'organisation de leur vie et de leur travail. Super.

Nicolas (Chance)

On a une question également de Sarah qui te demande si ce métier existe dans d'autres domaines également.

Oliver Breda (Engineering Manager)

Alors, est-ce qu'ils s'appelleront engineering manager ? Peut-être pas, mais je pense que oui. En fait, c'est un manager qui va à la fois être opérationnel, c'est-à-dire savoir ce que font ces équipes, qui va faire l'interface avec les autres. Les personnes qui attendent quelque chose de cette équipe, qui ont besoin du travail de cette équipe, il faut savoir s'interfacer avec ces gens-là, qui des fois ne parlent pas le même langage, j'allais dire le même langage technique, pas forcément le même langage langage, langue, même si c'est quelque chose qui arrive quand même aussi beaucoup. Je pense que souvent, ce qu'on appelle des chefs d'équipe, peut-être dans l'industrie ou dans d'autres services, c'est quelque chose d'un petit peu similaire. C'est aider aider les gens, aider une équipe dans sa manière de travailler, aider l'équipe à être efficace et savoir s'interfacer avec l'extérieur. Pour moi, c'est quelque chose qu'on peut retrouver dans beaucoup d'autres domaines.

Nicolas (Chance)

Je te propose de parler un petit peu de sens au travail. Pour Chance, le sens, c'est un alignement entre quatre piliers, pas uniquement la finalité d'un travail. Les quatre piliers, c'est le métier, donc tes missions au quotidien. Tu as pu nous décrire tout à l'heure. La finalité, à quelle fin et Est-ce que tu donnes ton énergie ? La cause, l'intérêt, etc. ? L'environnement, donc le type et la culture de l'entreprise dans laquelle tu vas travailler, est-ce que c'est une petite structure, une grande structure, etc. ? Et les impératifs personnels, donc les horaires, la rémunération, etc. Est-ce que toi, tu peux nous dire justement quel sens tu trouves dans ta vie pro ?

Oliver Breda (Engineering Manager)

Alors, dans ma vie professionnelle, déjà, comme je l'ai expliqué un petit peu avant, J'essaie de manager les gens, je ne vais pas dire différemment, parce que c'est de plus en plus dans l'air du temps. C'est génial, je fais un peu comme tout le monde et c'est cool. J'essaie de manager les gens humainement, de prendre le temps de les écouter, de prendre le temps d'être avec eux et de faire en sorte que leur quotidien soit agréable. Ça, déjà, ça m'amène du sens. Je ne suis pas là pour fliquer ce qui est en train d'être fait. Je suis là pour m'assurer que les gens se sentent bien, sont dans des bonnes qui ont toutes les bonnes dispositions et ont tous les outils pour bien faire leur travail. Et en mettant ça en place, j'en retire énormément de satisfaction. Parce que je me dis là, je suis en train de permettre à quelqu'un de faire ce qu'il ou elle aime et de pouvoir se concentrer sur ça. Et tout ce qui est pénible, j'essaie de faire en sorte que ça dégage. Je suis vraiment un facilitateur sur cet aspect-là et je trouve que c'est quelque chose d'assez gratifiant.

Oliver Breda (Engineering Manager)

En tant que manager de carrière, je suis aussi là pour faire grandir les gens, permettre d'évoluer professionnellement, de leur donner des idées sur comment ces personnes pourraient atteindre leurs objectifs et développer les compétences qui les intéressent. Donc, ça me fait grandir les autres aussi, ça me plaît pas mal. Et dans le sens, au niveau de l'entreprise au niveau de coachable, le coaching, en fait, c'est un outil de développement de compétences. C'est un outil pour se sentir mieux dans son travail, mais également, je pose aussi dans sa vie personnelle, c'est apprendre à grandir, apprendre à changer, apprendre à découvrir ce qui nous fait vibrer. Et du coup, c'est en ça aussi que pour moi, la mission de Coachum, je la trouve intéressante. En tout cas, elle rejoint assez les valeurs que je peux avoir sur le monde du travail, en tout cas, celles que j'essaie de mettre en avant. Il y avait d'autres piliers ou alors tu veux enchaîner ?

Nicolas (Chance)

Non, c'est comme tu veux. C'est pour le... Est-ce que tu veux compléter ta réponse ? Ou est-ce que c'est OK pour toi ?

Oliver Breda (Engineering Manager)

Au niveau des autres piliers, je me rappelle l'année dernière. Le métier, c'est bon. La finalité, c'est bon.

Nicolas (Chance)

L'environnement, du coup, le type d'entreprise. Et à la fin, c'était les impératifs personnels, les horaires, la rémunération, etc.

Oliver Breda (Engineering Manager)

Ça marche. Au niveau de l'environnement, moi, je suis pas forcément un grand fan des très grosses entreprises qui ont souvent besoin d'énormément se structurer, mettre énormément de processus, être très rigide sur beaucoup de choses. J'ai travaillé chez des clients quand j'étais chez Sfer et avant, j'ai travaillé pour des gros clients, Crédit Mutuel, Merck-Mini Port, tout ça, c'est des trucs vraiment très gros, des dizaines de milliers de salariés. Et le côté très standardisé, très process, avec énormément de hiérarchie, ça avait tendance à me frustrer pas mal et je n'étais pas un très grand fan. Donc, je préfère les structures un peu plus petites, un petit peu souple et permissive. Quand ça commence à y avoir trop de processus en place et de structures, de rigidité, ça peut me crisper un peu. Et il y a un côté important aussi au niveau des valeurs qui sont véhiculées par l'entreprise. Parce que les gens au sein d'une entreprise vont avoir tendance à agir en fonction des valeurs qui sont véritablement mises en place, pas communiquées, mais ce qui se passe vraiment, ce qui est vraiment véhiculé par l'ensemble de la chaîne hiérarchique. Si Si vous voulez, pour moi, si le grand patron, c'est quelqu'un de pas très agréable, j'ai failli être très grossier, mais je vais me retenir.

Oliver Breda (Engineering Manager)

Je n'ai pas très envie parce que je sais que ça va venir en cascade jusqu'en bas et au final, on va avoir une culture qui qui n'est pas saine, qui n'est vraiment pas saine et qui ne me correspond vraiment pas. Ça, c'est pour l'environnement de travail. En remote, c'est cool. En présentiel, j'aime bien aussi. Mais là, arrivent les impératifs personnels. Je suis papa, J'ai deux petits garçons, j'ai une petite famille qui est très importante pour moi. Du coup, le remote, ça me permet d'emmener mes enfants le matin à l'école et à la crèche et de les récupérer le soir. Je pense que c'est vraiment une chance que je peux avoir de pouvoir assister à ça. Et en termes de rémunération, j'ai des besoins, comme tout le monde.

Oliver Breda (Engineering Manager)

Je sais pas trop ce qui est attendu sur cet aspect-là. C'est un métier qui paye bien, qui peut aller chercher jusqu'à 100 000 euros annuels bruts, voire au-delà, pour des startups, pour des entreprises parisiennes. En région, c'est un petit peu moins que ça. On est plutôt sur une fourchette, je dirais, entre 50 et 70 000. Mais c'est effectivement un métier qui ça y est assez bien. Après, c'est un métier qui n'est pas un métier de démarrage de carrière. C'est un métier qui demande d'avoir pas mal de compétences sur beaucoup d'aspects, que ce soit à la fois des compétences qu'on va appeler des hard skills, des compétences en termes de connaissances d'organisation, de connaissances dans le développement, des connaissances dans la gestion de projets et dans la gestion de carrière aussi des collaborateurs, mais également, énormément, ce qu'on va appeler des soft skills qui vont être plus sur l'intelligence émotionnelle, le leadership, le charisme, la communication.

Oliver Breda (Engineering Manager)

Ce n'est pas des choses qu'on a tout de suite en sortie de l'écoute. Ça demande de passer un certain temps dans le monde du développement avant de pouvoir commencer à évoluer dans des métiers comme celui-là. Mais même pour des métiers qui ne sont pas des métiers de début de carrière, c'est des rémunérations qui peuvent être vraiment très élevées.

Nicolas (Chance)

Ça marche. Je vois que le retourne et le live va toucher à sa fin. Désolé, je vois que Sarah pose une dernière question. Est-ce que pour les personnes qui auraient des questions qu'elles n'ont pas pu te poser, Est-ce qu'elles peuvent te contacter ? Est-ce que tu as un moyen de prédilection pour que les gens te contactent ? Est-ce que c'est LinkedIn, mail ?

Oliver Breda (Engineering Manager)

On peut commencer par un premier échange sur LinkedIn. Je suis assez réactif. Vous m'envoyez un message sur le chat, vous m'ajoutez si on n'est pas encore connecté et on pourra prendre le temps de discuter. S'il y a besoin, on pourra même faire une visio rapide pour échanger de vie. Avec grand plaisir. Super.

Nicolas (Chance)

Merci encore pour ton temps, Olivier. Du coup, juste pour rappel, ces live qu'on a toute la semaine avec Chance en coulisse. C'est des actes d'entraide qui permettent d'aider les autres qui ont des questionnements professionnels. Vous pouvez également, vous, chez vous, qui nous suivez, apporter votre aide si vous le souhaitez. Je vous partage dans le chat un lien. On a toute une communauté l'entrée de chez Chance qui permet justement d'aller connecter des personnes qui ont des besoins professionnels, des questionnements professionnels avec des personnes qui sont d'accord pour leur répondre. Vous pouvez rejoindre la communauté si vous le souhaitez en cliquant sur le lien que je vous ai partagé. Merci beaucoup encore une fois pour ton temps, Olivier. Merci à vous de nous avoir suivis et merci pour toutes les questions. C'était vraiment très bien. Et à bientôt, du coup.

Oliver Breda (Engineering Manager)

Merci Nicolas. Merci à Chance d'avoir permis de m'exprimer. Merci pour toutes les réactions dans le chat. Je vois des retours très, très positifs. Je suis ravi d'avoir été intéressant. J'ai beaucoup parlé. Si ça vous a pas suffit, n'hésitez pas à me le voir. Je me ferai un plaisir de continuer à échanger.

Nicolas (Chance)

Merci. Au revoir.

Oliver Breda (Engineering Manager)

Au revoir.

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