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Camille (Chance)
Bonjour à tous. Est-ce que tout le monde m'entend bien pour cette troisième édition des live métier ? N'hésitez pas à commenter. Rose va revenir, je pense, dans pas longtemps puisqu'elle vient de se déconnecter. Je pense qu'il y a eu un petit bug, mais n'hésitez pas à dire si vous êtes là ou pas. Bonjour Elisabeth. Je vois qu'on a 17, 18 participants. N'hésitez pas à mettre des petits des petits emojis. Super, voilà. Bonjour à tous. Bonjour, nous nous attendons. Rose, qui est donc entrepreneur dans l'alimentation de l'enfant. Ne bougez pas, je vais voir où elle est. J'espère que tout le monde va bien et que tout le monde est en forme. On attend toutes vos questions. Voilà. Bienvenue Rose.
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Bonjour, désolée, j'ai eu un petit bug, donc j'ai dû passer sur mon téléphone.
Camille (Chance)
Pas de souci. Du coup, donc bienvenue dans ce live. Bienvenue à tous. Moi, je suis Camille. Je suis Talent acquisition manager chez Chance. C'est moi qui vais animer ce live pour la prochaine demi-heure ensemble. Merci beaucoup, Rose, d'être avec nous. Je te propose de te présenter. Avant ça, je rappelle à tous ceux qui arrivent qu'il s'agit de conversations autour d'un métier dans le cadre de la semaine en coulisse chez Chance. C'est notre troisième édition aujourd'hui. Toutes les questions sont les bienvenues en commentaire dans la partie chat. Rose, je propose de te laisser la main. Du coup, pour te présenter, nous dire un peu qui es-tu, ta vie, ton œuvre, que fais-tu, on t'écoute.
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Ok. Bonjour. Merci Chance de me donner l'opportunité de raconter ma vie et mon œuvre. Si vous entendez des bruits d'enfants en fond, c'est normal. Ça fait partie justement du métier que je fais. Pour en discuter. Moi, je m'appelle Rose. J'ai créé une entreprise qui s'appelle Les Papilles Vertes, qui est autour de l'alimentation de l'enfant et de l'éducation alimentaire, plus précisément. C'est des kits d'activités pour les 3-6 ans autour de l'alimentation, avec l'idée de changer un peu le regard qu'ont nos enfants sur notamment les fruits et légumes. Et à l'origine, moi, j'ai fait une école de commerce à l'ESSEC. Ensuite, j'ai eu un parcours un peu classique où j'ai commencé à travailler en conseil en stratégie chez McKinsey. Et ensuite, je suis venue directrice de cabinet d'une très belle entreprise dans les énergies renouvelables qui s'appelle Néohen. Où j'ai occupé plusieurs postes et j'ai fini par quitter la boite pour monter ma propre entreprise qui n'a rien à voir ni avec le conseil, ni avec les énergies renouvelables, mais qui est sur un sujet qui me passionne. Et par ailleurs, j'ai deux enfants, donc forcément, le sujet des enfants, c'est un sujet qui me parle et le sujet d'entreprendre avec des enfants jeunes aussi.
Camille (Chance)
Ok, super. Du coup, tu nous as précisé que c'est un sujet qui te passionne. Pourquoi ce métier-là ? Et finalement, qu'est-ce que tu fais vraiment aujourd'hui ? En quoi consiste ton métier aujourd'hui ?
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Pourquoi ce métier-là ? Je pense qu'il y a deux aspects. Il y a à la fois le côté monter une boite, c'est quelque chose qui m'attire depuis un certain temps déjà, mais sans savoir forcément sur quoi exactement. Et après, il y a le sujet en tant que tel. Moi, je suis plutôt partie de l'idée que je voulais faire... En fait, j'ai une conviction qui est que si on veut faire évoluer les comportements et notamment les comportements vis-à-vis de notre impact sur la planète, et moi, ce qui m'intéresse particulièrement, c'est l'alimentation, mais il y a d'autres sujets. Il faut proposer des choses qui donnent envie. Je me suis dit: Il n'y a pas assez de choses qui donnent envie au niveau de l'alimentation et notamment au niveau de l'alimentation des enfants. On leur propose à la limite des substituts une fois adultes, mais en fait, comment est-ce qu'on fait pour développer des comportements dès le plus jeune âge ? Et c'est vraiment en fait partie de ça. Ce n'est pas partie de: J'ai une idée géniale, un truc dont les parents ont absolument besoin. C'est plutôt partie dans l'autre sens: Qu'est-ce que moi, je peux faire à mon niveau et selon les sujets qui moi me passionnent, en l'occurrence alimentation, pour apporter quelque chose d'un peu positif.
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Pardon, j'ai déjà oublié la question.
Camille (Chance)
Non, non, c'était la bonne réponse à cette question. C'était pourquoi En quoi consiste ton métier aujourd'hui, finalement ? Qu'est-ce que tu fais ?
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Ça capte pas super bien, désolée. Du coup, j'ai pas entendu.
Camille (Chance)
Je vais te demander ce que tu faisais au jour le jour. Quelle est ta journée type, finalement ?
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Oui, alors évidemment, je vais avoir la réponse insupportable de: Ça dépend de tous les jours. Tous les jours, c'est différent. C'est vrai. Je pense que c'est aussi différent selon l'état d'avancement dans lequel on est dans notre projet entrepreneurial. Donc en fait, quand j'ai commencé au tout début, ma journée, c'était d'aller discuter avec des gens toute la journée, parce que j'étais en mode études de marché, de passer mon temps à aller lire des études, à dès que je voyais un article intéressant, à cliquer sur un lien, qui t'a mis sur un lien, qui m'a amené sur un autre lien, aller contacter plein de personnes, appeler des gens, etc. Et à me former aussi: qu'est-ce que c'est que l'entrepreneuriat ? Qu'est-ce qu'il faut faire ? Quelles sont les étapes ? Un peu tout ça. Là, ma journée, elle est un peu différente. J'ai vendu mes premiers kits, il y a des précommandes sur Hulu le mois dernier. Là, ma journée, elle est plus Maintenant, il faut les produire. Typiquement, si je prends l'exemple, ce matin, qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai commencé ma journée en allant soutenir une copie d'entrepreneur. Ça aussi, ça prend du temps et c'est important. En allant regarder son projet, en commentant, en allant commander son truc et tout.
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Donc je considère que ça fait un peu partie de ma journée. Ensuite, dans mes kits, c'est très simple, j'ai une carte à coudre et il faut que je trouve une aiguille. Et du coup, j'ai passé ma journée à chercher des aiguilles sur internet qui soient de la bonne taille pour des qui piquent pas trop, etc. Et je trouve ça assez représentatif. On a un petit problème. Donc en l'occurrence, mon problème, c'est de trouver une aiguille, mais ça aurait pu être plein d'autres choses et on passe quelques heures à faire ça. Et là, cet après-midi, j'ai rendez-vous avec mon illustratrice. On va se rencontrer, puisqu'elle habite pas à Paris, et on va discuter des prochains kits à venir. Après, qu'est-ce que je ferais ? Probablement, il faut que je fasse un post sur Insta. Ça fait plusieurs jours que je dois le faire, donc je vais probablement aussi passer en un certain temps sur Canva à faire mon post Insta, et après, sur Insta, à le poster. Ce matin aussi, j'ai fait une story. C'est tout le temps comme ça. C'est tout le temps plein de petits trucs dans tous les sens, des rencontres, des petites recherches parce qu'on a besoin de quelque chose, de la création de contenus sur les réseaux sociaux.
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Ok.
Camille (Chance)
Donc si je reformule, finalement, tu es fondatrice, tu es aussi un peu le MacGyver de ta boite pour résoudre les problèmes qui se présentent au jour le jour. Allô ? On a des petits problèmes de réseau. Je suis vraiment désolée. D'où vient le sujet ?
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
En tout cas, oui, c'est résoudre les problèmes. Je me rappelle que quand au début, on me disait quand on monte une boite, c'est résoudre tout le temps des problèmes. C'est vrai, mais in fine, c'est des problèmes dans le sens... Ce n'est pas forcément... Je pensais que tout roulait et j'allais avoir un problème. C'est plutôt: Pour que tout roule, il me faut une aiguille pour ma carte à coudre et donc il faut que j'en trouve une. Ce n'est pas un Un problème de: Elle ne marche pas ou machin, ça peut être ça aussi, mais c'est plus: On a besoin de plein de choses, de plein de briques différentes pour monter sa boite. On a besoin de faire de la com, on a besoin de faire du juridique. Tous ces trucs-là, c'est un petit problème à résoudre, notamment parce que souvent, je pense, en tout cas, moi, c'est mon cas, je n'y connais rien à quoi que ce soit au monde des aiguilles à coudre comme au monde du juridique ou au monde de l'illustration ou de la com' sur la raison studieuse d'ailleurs. En gros, je ne connais pas grand-chose et du coup, chaque sujet que je dois faire, c'est un problème à résoudre aussi de: OK, j'essaie de comprendre ce que c'est, j'essaie de me former un minimum, mais sans y passer trois mois.
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Et du coup, derrière, j'y vais en tâtonnant, en demandant aussi à plein de personnes leur avis et comment elles font, parce qu'elles ne savent plus que moi.
Camille (Chance)
Ok. Aujourd'hui, vous êtes combien ?
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Aujourd'hui, il n'y a que moi dans l'entreprise. Après, c'est récent parce que j'ai commencé vraiment à travailler sur le en janvier, donc ça fait neuf mois, enfin plus, non. Par contre, j'ai des freelances avec lesquelles je travaille, notamment mon administratrice, qui sont des partenaires un peu long terme parce qu'on va travailler sur plusieurs éditions, etc. Ce n'est pas juste une fois, on fait faire un logo. D'accord.
Camille (Chance)
Ok. Et est-ce que tu dirais que pour monter sa boite, il faut nécessairement faire une école de commerce a avoir quand même déjà une belle expérience professionnelle ou pas ? Est-ce que ça t'a amené un bien ?
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Non, pas du tout. En fait, je trouve que mon expérience professionnelle, pourtant, j'ai un beau CV en soi, mais c'est du B2B, plutôt de la stratégie et sur des sujets qui sont autour des énergies renouvelables, typiquement. Ça n'a absolument rien à voir avec mon sujet qui est du B2C dans l'alimentation, l'enfance, l'éducation. Fondamentalement, je n'ai pas l'impression que ça me sert beaucoup au quotidien. Ce qui me sert vraiment, c'est plus le côté un peu stratégie, prendre du recul, mais il y a un moment, il faut aussi faire les choses et être dans l'opérationnel, et le réseau que je peux avoir, mais ce n'est pas un réseau de mon sujet. C'est juste que ça m'amène à un autre réseau, etc. Et après, je pense aussi que ça me servira pour lever des fonds parce que forcément, c'est qu'on peut y avoir un... Fais l'essai avec Imaginsay, je sais que ça aide. Donc ça, c'est cool. Mais après, par contre, je ne suis pas du tout opérationnelle. Et donc, d'une certaine façon, je vois plein de personnes qui montent leur boite qui, par exemple, à l'origine, sont designers. En fait, peut-être qu'ils n'ont pas une vision de business, mais la personne, elle va savoir faire tout un univers graphique, etc, là où moi, je vais galérer.
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Je trouve que chacun va avoir un peu sa... L'avantage qu'on a en ayant fait une école de commerce, c'est qu'on a une vue d'ensemble, mais on ne sait rien faire spécifiquement. Alors que quelqu'un qui a une expérience un peu précise sur un sujet, une expérience marketing, une expérience de com, une expérience de graphiste, une expérience juridique, en fait, elle va au moins avoir un truc qu'elle sait vraiment bien faire, alors que moi, objectivement, j'ai surtout l'impression que ce que je sais faire, c'est apprendre. C'est bien, mais ça ne fait pas le taf.
Camille (Chance)
Ok. Merci beaucoup. Là, tu es seule, tu travailles avec des prestataires externes. Tu as des bureaux, tu bosses de chez toi ?
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Non, là, je bosse de chez moi. Au début, j'avais pris un coworking quelques jours et je pense que ce n'est pas mal parce que... Je n'en avais trouvé un pas trop cher et ça, c'est aussi important quand même, mais pas forcément tous les jours, mais quelques jours, sortir un peu de chez soi, voir... Il y avait d'autres personnes qui bossaient dans le coworking et qui permettaient un peu de discuter avec d'autres gens, de sortir de mon monde. Ce qui se fait pas mal aussi, c'est de se retrouver entre entrepreneurs, de se prendre une journée, d'aller dans le même café, en général un café un peu cowork, justement. Ça, ce n'est pas mal aussi. Maintenant, j'ai un peu dépassé ça, donc être toute seule chez moi, ça me va bien. Mais au début, je ne le recommanderais pas forcément trop. C'est bien de sortir un petit peu. Ok.
Camille (Chance)
Là, quelles sont les prochaines étapes finalement pour toi dans le cadre de ta structure ?
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Là, les prochaines étapes, c'est de vraiment faire sortir mon produit Parce que j'ai fait des précommandes. Les précommandes, c'est très bien parce que les gens achètent avant que ce soit produit, mais du coup, après, il faut le produire. Donc maintenant, je sais combien je dois en produire, mais il faut que ça sorte, que les personnes le reçoivent entre les mains et avant Noël. Donc c'est vraiment ça la prochaine étape. Et l'étape d'après, c'est d'utiliser les premiers retours que je vais avoir sur mes produits pour améliorer et créer les suivants.
Camille (Chance)
D'accord. Ok, merci beaucoup. N'hésitez pas à poser vos questions dans le chat. Rose est aussi là pour répondre à toutes vos questions. Ma question suivante, c'est plutôt dans le cadre finalement de ton travail, mais de ton parcours professionnel, quelles ont été tes rencontres marquantes qui ont pu faire la différence, qui ont pu t'inspirer Je n'ai pas forcément une personne en particulier qui me vient à l'esprit ou quoi que ce soit, en tout cas dans le cadre professionnel.
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Il y a plein de personnes que j'ai admirées de loin, mais plus en mode sur les réseaux sociaux, etc. Ça m'a motivé à me lancer plus dans ce sens-là. C'est vraiment plus les personnes que je rencontre au quotidien, un peu individuellement, où chacune ou chacun, je me dis: Tiens, ça, j'aime bien ça dans sa façon de monter sa boite. Là, c'est vraiment plus monter sa boite, du coup, on peut quand même beaucoup discuter avec des entrepreneurs, mais j'aime bien cet aspect-là. Aussi, celui-là, il me plaît moins. Donc ça, je ne vais pas le faire comme ça. En vrai, je finis peut-être par le faire aussi comme ça, parce que la réalité nous rattrape. Mais je n'ai pas forcément une personne, en fait.
Camille (Chance)
D'accord. Capucine a lancé les questions. Merci Capucine, en demandant comment tu as trouvé ce réseau d'entrepreneurs dont tu parlais tout à l'heure.
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Quand Il y a plusieurs choses. En gros, quand je me suis... Au tout début, je me suis inscrite à un programme qui s'appelle Women dare, d'une association qui s'appelle Empower. Empower comme l'empowerment. C'est à Paris et c'est pour Ils ont plusieurs trucs, mais le programme que j'ai fait, c'est pour les entrepreneurs féminines en Île-de-France. Mais si vous êtes en Île-de-France, ça peut vous intéresser. Comme c'est à côté de chez moi, j'allais à des ateliers. C'est là-bas que j'ai fait du co-work et j'ai Je rencontrais pas mal de personnes comme ça. Mais après, fondamentalement, je dirais que c'est trois trucs. C'est ce genre de programme incubateur, etc, qu'on rejoint. Il y a aussi aller à des événements. Là, en ce moment, pas trop, mais jusqu'à assez récemment, je passais beaucoup de temps à aller à des événements et à ne pas juste assister à la conférence, puisque c'est très bien, mais surtout discuter avec des personnes un peu partout. Après, il y a beaucoup de personnes aussi que j'ai contactées directement sur LinkedIn ou sur Insta. Ça Ça dépend un peu de ce que je cherchais. Si c'était plus pour de l'expertise, si c'était peut-être LinkedIn et si c'était plus de l'influence ou plus des personnes qui sont un peu sur les mêmes secteurs que moi, ça serait peut-être plus sur Insta, parce que c'est forcément un média assez intéressant pour moi.
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Là, J'ai rencontré aussi beaucoup de gens comme ça, notamment dans mon étude de marché. J'ai discuté avec des chercheuses que j'ai contactées via LinkedIn, après on s'est appelé évidemment, avec des diététiciennes. Tout ça, c'est des personnes qui n'habitent pas dans les mêmes villes que moi, qui n'ont pas fait les mêmes études. Fondamentalement, on n'a rien en commun, mais on a notre sujet en commun. Ce qui est rigolo, c'est que finalement, le monde n'est pas si grand. Après, j'ai potentiellement rien entendu parler de ces personnes-là par quelqu'un d'autre, ou j'ai découvert qu'on avait une connaissance en commun, etc. Mais j'ai trouvé que les personnes me répondaient beaucoup. Il y En fait, assez peu de personnes qui n'ont pas répondu. Après, tout le monde ne te donne pas le même temps et la même énergie. Ils ne t'apportent pas les conseils. Il y en a qui sont vraiment pépites et d'autres moins. Mais franchement, ça, ça marche très bien de contacter des inconnus sur les différents réseaux sociaux.
Camille (Chance)
D'accord. Ok. Merci beaucoup. Et du coup, avant de monter ta boite, tu étais en entreprise, tu passais par du conseil en stratégie également. Quelles ont été tes principales hésitations avant de monter ta boite ?
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Je trouve que la première, elle est financière. Quand j'ai quitté MySincer, je n'avais pas de rupture conventionnelle et à l'époque, il n'y avait pas le système actuel d'émission. Je ne suis pas trop principale. Je n'avais pas d'argent, donc je n'ai pas réfléchi très longtemps. Ce n'était pas possible. Déjà, il y a ça. Fondamentalement, ça peut être deux aspects: l'aspect financier, d'avoir quelque chose tous les mois si on en a besoin et moi, j'en ai besoin, et/ou avoir aussi un peu d'argent à investir parce qu'en dehors du fait de devoir juste se nourrir tous les mois, il y a aussi le fait que de temps en temps, et notamment quand on est comme moi, quelqu'un qui opérationnellement n'a pas forcément énormément de compétences, mais par contre sait bien faire travailler les gens, il faut les payer. Il faut aussi pouvoir mettre un peu d'argent de ci de là avant d'en gagner. Donc, avoir un peu d'épargne. Moi, c'est sur mon projet, en tout cas, j'en avais besoin. Et après aussi, et c'est quand même assez important, il y avait... Déjà, je n'avais pas d'idée, donc on peut avoir envie de se lancer dans l'entrepreneuriat sans forcément savoir ce qu'on va faire.
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Ça, ça peut être un Moi, je sais que j'avais trouvé ça un petit peu bloquant aussi. Et après, il y a une question un peu de maturité. On peut très bien lancer une boite à 18 ans, ce n'est pas ça, c'est par rapport à toi-même, où je ne me sentais pas encore, je pense, de me lancer dans l'entrepreneuriat. Ça, c'est un peu venu en grandissant un peu pour moi, en ayant d'autres expériences. C'est plus dans ce sens-là.
Camille (Chance)
D'accord. Ok, merci beaucoup. Ce qui m'amène à la question de Laetitia, qui est en lien finalement, qui demande: Quel conseil tu donnerais à une future entrepreneur ?
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
C'est vaste. Ça me prend de court. Quel conseil ? Déjà, de contacter plein de gens. Moi, je n'hésiterai pas à vraiment aller discuter avec beaucoup de et pas que des personnes un peu au même niveau. C'est-à-dire qu'il peut y avoir aussi des entrepreneurs, je te promets, qui te donnent du temps, forcément un petit peu moins que d'autres entrepreneurs en même temps que toi qui vivent le même truc ou que d'autres personnes... Parfois, tu te dis: La personne, elle est un peu trop high level pour moi, mais en fait pas forcément. Vraiment ça, pour moi, ça a vraiment changé beaucoup de choses. Après, il ne faut pas oublier que même si ça ne te coûte pas d'argent, ça te coûte du temps et de l'énergie. C'est aussi reconnaître ça, c'est aussi se dire que tout ce temps passé à discuter avec des personnes, ça va un peu te pomper. Je trouve qu'il faut le savoir. Quoi d'autre ? L'argent, c'est un vrai sujet. L'argent et le temps, mais c'est un peu lié souvent, notamment si on est dans un cadre de Pôle emploi, mais même que sinon, on a de l'épargne et le fonds, donc c'est un peu pareil.
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Il y a cet aspect-là de pas... À l'origine, ce qui est difficile, c'est qu'on a envie d'aller très, très vite, justement pour ça, mais du coup, on peut aller un peu trop vite et se planter et donc devoir revenir en arrière. Il y a vraiment avoir conscience de ça, mais peut-être quand même pendant quelques mois, se dire: Ça va. Il me reste un peu de temps. Beaucoup plus facile à dire qu'à faire, mais c'est en tout cas un peu mon ressenti.
Camille (Chance)
Ok, merci beaucoup. Aujourd'hui, finalement, quel sens trouves-tu dans ta vie professionnelle ? Pour rappel, le sens chez Champs, c'est l'alignement entre les quatre piliers: métier, finalité, environnement et impératif personnel. Aujourd'hui, quel sens est-ce que tu trouves dans ta vie professionnelle ?
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Pour moi, je suis complètement alignée. C'est un peu un peu zéro, mais c'est ça. Je suis complètement alignée avec ce que je Il n'y a pas de trucs que je trouve difficile, mais je suis complètement alignée. Métier, ça me plaît beaucoup de devoir faire plein de choses différentes un peu tous les jours, de découvrir. Je suis très curieuse et je n'aime pas me concentrer juste sur un truc, donc devoir faire plein de choses. Moi, ça, ça me plaît beaucoup. C'est d'ailleurs quelque chose où je me dis: Plus tard, quand il y aura plus de monde, ce sera peut-être un peu moins le cas. Ça serait trop bien pour le genre d'autres aspects, mais ça, est-ce que ça ne me manquera pas ? Je ne sais pas. Ensuite, le deuxième, c'est le sens. En fait, là, vraiment, l'origine de ma création d'entreprise, c'est justement d'avoir une volonté d'impact. Et alors moi, je le vois par les comportements alimentaires, mais il y a plein d'autres prises. Et donc ça, c'est hyper important pour moi et aussi le fait de pouvoir le faire à ma façon. Donc, fondamentalement, toutes les décisions, c'est moi qui les prends, ce qui parfois est dur, mais au moins permet ça.
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
L'environnement, je ne sais pas si c'est trop... Aujourd'hui, je n'ai pas forcément le même sujet un environnement salarié où est-ce qu'on peut être au bol, je vais me vanter le cadre, etc. Mais je le dirais plutôt que je le vois de façon positive autour de toutes les personnes justement avec qui j'échange au quotidien. Même si je suis toute seule devant mon bureau, chez moi, je n'ai jamais autant discuté avec des personnes, des personnes différentes. Souvent, je trouve que dans un... Et pourtant, j'ai fait des métiers où quand même, on discute avec pas mal de monde, mais souvent, on a une petite équipe restreinte et on a un boss et peut-être deux collègues et deux clients, mais c'est un peu on est 10. Et moi, ce n'est pas ça. Évidemment, il y a des personnes qui se discutent plus souvent que d'autres, mais j'aime beaucoup le fait d'avoir vraiment des nouvelles personnes là encore. Vous, toi et les personnes qui- C'est un plaisir. Je considère que c'est encore une bonne personne. Et après l'alignement... Moi, j'ai deux enfants qui ont moins de trois ans, donc c'est chaud. Mais c'est aussi... J'arrive à J'aime beaucoup le fait de pouvoir gérer mes journées comme je veux.
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
La réalité, c'est que je commence à bosser à 8h30, mais je suis née à 18h00. Je n'ai pas fait des trucs bizarres et tout, notamment puisque j'ai des enfants et donc à 18h00, il faut que je m'en occupe et avant 8h30 aussi. Mais j'aime beaucoup le fait de pouvoir, sans me faire faire coupable, faire un truc qui n'a rien à voir avec mon entreprise entre 14h30 et 15h45. Ça, je trouve que c'est hyper cool et c'est presque plus comme on le ressent soi, parce qu'in fine, Même en entreprise, on pourrait se dire: Si à la fin, ton taf, il défait que tu aies fait ta commande IKEA ou gérer le truc de ton enfant, je ne sais pas quoi, entre 14h30 et 15h45, ce n'est pas grave. Mais en entreprise, je trouve qu'on a un peu plus de mal quand même à le faire. Et puis aussi, on a des réunions, des machins, des trucs. Alors que moi, ça, ce n'est pas comme si ça m'arrivait si souvent, mais ça me plaît vraiment, cet aspect-là.
Camille (Chance)
Ok, merci. Ce qui fait, c'est super parce que tu anticipes les questions, donc c'est magnifique. Laetitia demande quelles sont les difficultés en tant que maman et entrepreneur ?
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
En tant que maman... Moi, j'en ai deux, ils sont petits, mais après, s'ils étaient grands, ce serait d'autres difficultés. Ce que je trouve dur, c'est le temps pour moi. Je n'ai pas assez de temps pour moi. Le matin, je suis réveillée par mes enfants, c'est le rush jusqu'à les amener à l'école et le soir, j'arrête au moment où ma fille rentre parce que je la lève et ça dure jusqu'au soir. Et après, je suis fatiguée, je n'ai pas envie de travailler entre 21h00 et 23h00. Et par ailleurs, je ne trouve pas génial pour mon équilibre. Et du coup, je pense que la difficulté, elle n'est pas tellement pour gérer mes enfants parce que ça, je le fais de la même façon que si j'étais salariée, avec les difficultés aussi en étant salariée, on trouve qu'on ne passe pas assez de temps avec ses enfants et en même temps, on trouve qu'on passe un peu trop, on n'en peut plus. Et je ne travaille pas le week-end. Mais c'est plus le temps pour moi. C'est aussi quand même qu'on se lançant, ce n'est pas le cas en ce moment, mais c'était le cas il n'y a pas si longtemps, je vais à beaucoup d'événements.
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Ça, quand même, ça peut empiéter pour le coup, parce que les événements se lançaient le soir, parfois même le week-end. Donc, je n'en fais pas beaucoup, mais quand j'en fais, je trouve que c'est un peu dur. Je dirais que c'est vraiment plutôt trouver du temps pour soi. Il y avait une deuxième partie que je l'ai déjà oubliée parce que je parle beaucoup.
Camille (Chance)
Non, tu parlais de prendre le temps pour soi, de gérer tes horaires de travail. Non, je pense que tu as fait le tour des deux parties.
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Ok.
Camille (Chance)
Non, moi, j'ai une dernière question puisque le live arrive bientôt à sa fin. Nous terminons dans cinq minutes. Finalement, toi, tu te vois où dans trois ans, qu'est-ce que tu aimerais idéalement pour cette nouvelle entreprise que tu as créée ?
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Je pense qu'il y aurait encore plein de nouvelles choses. C'est-à-dire que ce que je suis en train de faire aujourd'hui sera pas suffisamment établi avec une équipe, avec une renommée d'une certaine façon. Tout ne roulera pas, mais en gros, ça suivra à peu près son chemin. Je serai en train de faire pas un autre projet entrepreneurial, mais plutôt là, mes kits, c'est dès 3-6 ans, peut-être que je serai en train de le faire pas à destination des familles, mais à destination des écoles. Ou peut-être que ce ne sera pas à 3-6 ans, ça sera à la tranche d'après. Ça, je ne sais pas. Ou peut-être ça sera un lieu. Je ne sais pas exactement ce que ça sera, mais se dire: Sur ce sujet-là, j'aurais un peu établi un business qui fonctionne sur les 3-6 ans, sur ce format-là. Et donc je serai sur un autre format, sur un autre tranche d'âge, en train de creuser des nouvelles idées.
Camille (Chance)
D'accord. Donc finalement, développer ton entreprise sur d'autres segments que celui sur lequel tu es actuellement.
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Je pense en réinventant des choses, pas uniquement en se disant: Comment est-ce que je touche plus de gens ? J'aime beaucoup la créativité que ça amène de créer un produit. Et j'aimerais encore dans cette créativité dans trois ans, mais du coup, j'espère quand même que je serai sur autre chose parce que je n'aurais plus besoin. Il y a toujours des choses pour s'améliorer, mais quand même que je serai sur d'autres gammes Je ne sais pas, on verra.
Camille (Chance)
Ok, super. Écoute, merci beaucoup. Merci beaucoup, Rose. Je vois que Léna est en train de taper une question. Ce sera notre dernière question puisqu'après, on termina ce live. En tout cas, n'hésitez pas à tous les participants, à aller voir le projet de Rose. Ça s'appelle les papis vertes, qui est la création d'un kit pour les enfants, pour pouvoir les familiariser avec les aliments. Tu m'arrêtes si je me trompe. Et pouvoir leur apprendre quels sont les bons aliments. Du coup, moi, ce que je propose également aux autres participants, c'est vraiment de ne pas hésiter à aller voir Chance Je vais aller voir notre site internet. Je vais vous mettre également le lien vers notre page d'entraide, puisqu'aujourd'hui, l'idée de ces live métiers, c'est vraiment de créer une zone d'entraide. On a tous été aidé par quelqu'un à un moment donné. Il ne faut pas hésiter à passer le relais, on va dire, de l'aide dans le travail. On va prendre une dernière question qui est de la part de Lena. On a parlé tout à l'heure du sens dans ton travail. Est-ce que tu estimes que le fait d'avoir monté ta boite aujourd'hui t'a permis de retrouver du sens dans ton quotidien ?
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Déjà, je voulais dire, si vous avez d'autres questions ou quoi que ce soit, n'hésitez pas à m'envoyer un message. Je ne pense pas non plus qu'il y ait 300 personnes qui vont m'envoyer un message. Donc vraiment, n'hésitez pas, ça sera avec plaisir.
Camille (Chance)
Je sous-estime pas la communauté Chance, Rose.
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
On ne sait pas. Je dirais stop au bout d'un moment, mais franchement, je m'exagère. Les gens n'osent pas souvent. Est-ce que ça m'a permis de retrouver du sens ? J'avais beaucoup de sens dans mon travail précédent et que j'aimais beaucoup pour plein d'aspects et ça avait aussi un impact environnemental énorme parce que c'était les énergies renouvelables. Vraiment, c'était un très beau travail. Je pense que le sens que j'ai retrouvé, c'est plutôt moins rose qu'est-ce qui me plaît en tant que personne dans ce que j'aime faire au quotidien. Ce n'est pas tellement le métier en tant que tel que je trouve être, je ne sais pas, moi, un bullshit job ou ce genre de choses ou je n'aime pas mes boss, ce n'est pas ça. Mais ça me plaît plus au quotidien ce que je fais moi. Mais une autre personne, ça serait l'inverse. Le secteur, ce n'était pas forcément le secteur qui me passionnait, même si c'était passionnant en soi, ou les tâches de tous les jours, ce n'était pas forcément le cas. Plus dans ce sens-là. Ok.
Camille (Chance)
Merci beaucoup. Écoute, on arrive à la fin de ce live. Merci à toi d'avoir participé, d'avoir pris du temps pour nous parler de toi et de ton expérience. Merci à tous les participants et à tous ceux qui ont posé des questions. N'hésitez pas à vous inscrire aux autres live prévus cette semaine. N'hésitez pas à envoyer également un message à Rose qui a gentiment accepté de répondre à vos questions. Merci Rose et à très bientôt.
Rose Mariton (Entrepreneure dans l'alimentation de l'enfant)
Merci. Au revoir. Au revoir.
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