Vidéo Youtube
Transcription complète
Alizée (Chance)
Bonjour tout le monde, de si bon matin. Bienvenue dans notre Live Chance, dans le cadre de la semaine des live métiers en coulisses, où on est accompagné de Lolita, qui va nous parler de son métier, entrepreneur dans la seconde main pour enfants. Bonjour. Bonjour à tous, évidemment. Avant que je passe la parole à Lolita pour qu'elle présente son parcours et comment elle en est arrivée à cette belle aventure, je vous explique juste le fonctionnement de notre live. Vous avez le chat sur le côté. Je vois que Sarah nous a déjà écrit Bonjour. Le chat, il est fait pour vous, mais surtout pour transmettre vos questions à Lolita. Dès que vous avez une interrogation, besoin d'une précision, vous écrivez dedans afin que je lui transmette votre question. Et pour présenter Chance en deux mots, pour ceux qui ne nous connaissent pas encore, on est une grande communauté d'entraide et un bilan de compétences qui sert à ce que chacun puisse trouver sa place professionnellement parlant. Et donc, pour ça, on passe par trois phases dans le bilan. Une phase d'introspection. C'est le matin, je n'ai pas pris mon deuxième café encore. Une phase d'exploration et ensuite une phase de validation où on prépare le plan d'action.
Alizée (Chance)
Aujourd'hui, ce qu'on fait, c'est un petit peu l'exploration, puisque grâce à Lolita, on va pouvoir plonger dans son univers. Tu veux nous parler un peu de ton parcours ?
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Oui, bien sûr. Bonjour à toutes et à tous. Moi, je m'appelle Lolita, j'ai 33 ans et j'ai bossé pendant 10 ans dans le textile sur la partie achat. Donc, j'ai un parcours, on va dire, classique, commercial. J'ai fait une école de commerce et suite à ça, j'ai fait une alternance pour la marque Undiz, qui est une marque de lingerie pour les jeunes. Et suite à ça, j'ai passé six ans là-bas en tant que chef de produit acheteuse, donc sur un métier qui était vraiment un métier de construction de collections, d'analyse de ventes, de suivi de production. Donc c'était super, c'était hyper intense, mais au bout d'un moment, j'ai eu un peu déjà cette quête de sens, on va dire, qui a débuté et je me suis dit: Ce métier est vraiment génial, mais je n'aime plus forcément la manière dont je le fais. Du coup, je suis partie. J'ai passé quatre mois à me poser un peu des questions sur ce que j'allais faire. Je ne connaissais pas le sens à l'époque, donc j'ai été suivie par une coach qu'on m'avait recommandée. Elle m'a un peu fait réaliser que ce métier, je l'adorais. C'était juste qu'il fallait que je trouve peut-être une entreprise qui me corresponde un peu plus.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Donc, je suis arrivée chez Monoprix et j'y ai passé quatre ans. Ce qui n'est pas mal, c'est que comme en magasin où on a tout sous le même toit, en entreprise, c'est exactement la même chose. Donc, j'ai pu découvrir différents univers pendant ces quatre ans. Et ma dernière expérience, c'était sur le bébé, donc pour la marque Bucciu, et sur la partie accessoire, chaussures, bébé-enfant, qui était un périmètre qui était assez important. Et je me suis dit: C'est quand même très chouette. En parallèle, j'ai eu mon premier enfant Tout ça a commencé un petit peu à cogiter.
Alizée (Chance)
Oui, les planètes se sont alignées à ce moment-là.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Exactement, les planètes se sont alignées. Ce qui a été un peu le déclencheur, c'est que chez Monoprix, à la suite du COVID, ils ont fait participer tous les salariés à des projets de RSE. Et moi, je me suis mise sur le déploiement de la seconde main dans les magasins Monoprix. Donc en gros, comment Monoprix pouvait intégrer la seconde main à son offre et trouver les partenaires avec lesquels Comment est-ce qu'on communiquait ? Comment est-ce qu'on combinait les collections actuelles avec les collections de seconde main ? Et en fait, ça a été un peu le déclencheur où je me suis dit: Mais il y a vraiment quelque chose à faire. Et moi, je consommais déjà pas mal de seconde main, mais c'est vrai que ça a un Je n'ai pas accéléré ma réflexion. L'enfance est venue assez naturellement parce que j'avais eu mon premier enfant, j'avais un attrait pour ce produit-là. Je me suis dit: Il faut creuser un petit peu. Ça m'a pris quand même... Là, je vous accélère la temporalité, mais ça m'a pris trois ans quand même entre le moment où j'ai eu l'idée et le moment où je l'ai concrétisé.
Alizée (Chance)
C'est juste au moment où tu étais sûre de toi, où tu ne savais plus cette peur de te lancer, tu disais: Non, mais là, c'est évident, il faut le faire.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Exactement. J'avais vraiment confiance en ce que j'allais faire et ça a demandé quand même du travail en parallèle de mon métier de me dire: Sur tous les plans, est-ce que vraiment, je peux arriver à un moment à vivre de cette activité-là ? En avril 2022, j'ai quitté Monoprix et entre temps, j'ai eu mon deuxième enfant, donc le projet a été devancé par un autre. Mais j'ai commencé à travailler sur mon activité en janvier dernier et le site est sorti cet été. Et donc aujourd'hui, j'ai pour l'instant uniquement un site internet qui s'appelle Bichette Kids. En fait, c'est un vestiaire vintage et seconde main pour les bébés et les enfants de 0 à 6 ans. Donc moi, j'ai un vrai attrait pour le produit et l'idée, c'était d'arriver à proposer aux parents une offre de vêtements qui soit un peu différenciante de ce qu'on voit aujourd'hui dans les cours de récré, crèche, pour les parents qui ont envie d'habiller leurs enfants avec un peu plus de style. Mais qui sont quand même assez concernés par la problématique que peut causer l'industrie textile, parce qu'elle est quand même assez impactante dans notre monde aujourd'hui. J'ai réussi à combiner plusieurs choses qui me plaisaient dans mon quotidien.
Alizée (Chance)
Ça fait rêver. Et Ce qu'on voit derrière toi, c'est justement des vêtements secondaires. C'est vrai qu'ils sont un peu courts pour des adultes.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Le un mois, c'est assez petit. C'est vrai que j'ai mis une petite sélection pour que ça donne un petit peu envie.
Alizée (Chance)
Sympa. Tu es une grande fan déjà dans le chat qui nous a parlé de ton site, Bichette. C'est vrai ? Oui. On a une première question de Sarah. Il y a deux Sarah dans le chat. La deuxième Sarah me demande par quel biais tu t'approvisionnes. C'est vrai, tu les trouves où ces pépites ?
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Il y a différentes manières de s'approvisionner quand on fait ce métier-là. En sachant que moi, j'ai une partie qu'on appelle de la fripe, donc ils sont vraiment des vêtements. Normalement, le vintage, on caractérise ça par les vêtements qui datent de plus de 20 ans. Au final, le début des années 2000, c'est aussi de l'Afrique. Mais c'est vrai que pour trouver tout ce qui est années 90, ce n'est pas toujours évident. Et donc moi, j'ai décidé de rester uniquement sur de l'approvisionnement professionnel. C'est-à-dire que je ne rachète pas aux parents, comme peuvent le faire plein d'autres marques, je ne rachète pas aux parents les vêtements, mais j'ai un sourcing qui est vraiment professionnel. Donc c'est des entreprises qui sont spécialistes de la seconde main. J'ai choisi un petit peu d'avoir deux modes de sourcing différents, un qui était un peu plus généraliste. Là, c'est vraiment un grossiste qui va fournir toutes les friperies françaises, européennes. Je chez lesquelles je vais trouver les vêtements un peu plus pointus. Et après, j'en ai un autre qui est là, est un opérateur de tri. Donc l'opérateur de tri français le plus connu, et vous en avez forcément entendu parler, c'est le relais.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Ce sont les bennes qui sont mises en ville et dans lesquelles vous pouvez aller donner les vêtements. Et après, c'est du coup de la collecte de dons et qui est triée, qui est revendue soit à des entreprises pour le produit fini, soit qui seront récupérées et après recyclés ou autres. Il y a une partie qui est un peu plus noire. Si vous vous intéressez un peu à ce sujet, il y a notamment le reportage d'Hugo Clément sur le front qui en parle sur toute la partie la moins qualitative, qui est issue de l'ultra fast fashion notamment, qui là est exportée dans des décharges à ciel ouvert. Ça, c'est un peu plus problématique. Mais c'est vrai que j'ai choisi d'avoir ces deux modes d'approvisionnement, un qui était un peu plus, on va dire, solidaire, un peu plus ancré dans tout ce qui était ESS et moi qui me parlais plus, parce que c'était ce aussi vers quoi j'avais envie d'emmener ma société. Mais je suis tributaire de ce que donnent les gens. Donc, parfois, je vais trouver des vêtements qui ne me ne me respondent pas du tout. En sachant que j'apporte même beaucoup d'attention à la sélection des produits, donc tout ce qui va être ultra fast fashion ou des produits fabriqués au Bangladesh ou dans des qualités que j'estime, moi, avec mes 10 ans d'expérience en tant qu'acheteuse, moins qualitatifs, qui vont moins durer dans le temps, je ne les sélectionne pas, donc je peux me retrouver avec rien.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
C'est vrai que l'autre fournisseur me permet de compenser parce que je sais que je trouverai toujours des produits différents.
Alizée (Chance)
Ok. Donc, tu ne rachètes pas aux parents, ce n'est pas du vintage ?
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Non, exactement. Je me déplace, j'essaie de grouper. Ce qui est assez sympa, c'est que quand on se met dans ce milieu, on se rend compte qu'on est quand même plein. Et moi, en étant sur Paris, on est plusieurs. Et en fait, je me groupe avec d'autres personnes pour aller chez les fournisseurs. Donc, on On ne fait qu'une voiture au lieu d'entendre deux.
Alizée (Chance)
Oui, il faut mieux dire que c'est un peu les déplacements. Il y a une camionnette, du coup, non ?
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
On y va. On est une grande voiture. Ça, j'avoue que c'est assez pratique, mais on est deux et à chaque fois, on est quand même très, très, très chargé.
Alizée (Chance)
Tant mieux, tant mieux.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
C'est ça.
Alizée (Chance)
Sarah demandait si est-ce que tu arrives à dégager du bénéfice et une rémunération. Parce que là, ça fait quoi ? Ça fait du coup un an et demi, il y a le bébé en train de se faire.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Non, en fait, non. Ça fait... En fait, j'ai vraiment... Je suis peut-être passée un petit peu vite et je n'ai pas forcément trop expliqué, mais moi, l'idée, peut-être qu'on l'abordera après, mais la question financière, elle est évidente quand on se lance dans ce projet, qu'on a une famille. Et c'est vrai que moi, je voulais, pour pouvoir concrétiser ce projet, avoir un filet de sécurité. Donc, on s'est entretenu avec mon entreprise et je suis partie avec les indemnités chômage qui me permettent chaque mois d'avoir cette rémunération, cette compensation, on va dire. Aujourd'hui, c'est vrai que ça me permet un peu de prendre des risques, le fait d'avoir le chômage, parce que je peux tester des choses et j'ai un salaire minimum qui n'a rien à voir avec ce que j'avais avant, mais qui, moi, je l'avais analysé et me permet de vivre aujourd'hui. Pour être totalement franche, là, ça fait quatre mois que mon activité est vraiment lancée en ligne et c'est la La première fois là, parce que j'ai fait un événement physique, c'est la première fois que j'arrive à être rentable tout juste ce mois-ci. C'est une petite victoire pour moi parce que... Grandement, c'est une grande victoire.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
C'est super. Au bout de quatre mois, j'étais hyper contente, mais c'est vrai que je me rends bien compte que le digital seulement, c'est assez compliqué, et puis surtout quand on n'a pas de notoriété. Moi, même si je connaissais ce milieu, je connaissais un peu de monde. En fait, je suis partie d'un compte Instagram qui était à zéro, donc il fallait que tout se construise là-dessus. Je sais que combiner le physique et le digital, c'est quelque chose qui va, je pense, me permettre de croître de manière raisonnée, mais en tout cas d'arriver à atteindre la rentabilité à un moment.
Alizée (Chance)
Ok. Bravo, en tout cas.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Merci.
Alizée (Chance)
Loanita, qu'est-ce que tu aimes le plus dans ton job ?
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Ce que j'aime le plus... Il y a plein de choses. Parce que vraiment, je me suis dit ce métier, je l'ai choisi et du coup, il y a des tâches qui sont parfois que je n'ai pas forcément envie de faire comme tout le monde. Mais c'est vrai que tous les matins, je me lève, je me dis: C'est quand même cool. Je suis quand même hyper contente de faire ça. Je pense que ce que je disais au début, Les deux pans qui étaient vraiment le plus important pour moi, c'était tout ce qui est lié à la consommation, à comment est-ce qu'on peut arriver à consommer différemment aujourd'hui. Parce que moi, je l'avais fait dans ma vie, mais je ne le faisais pas dans mon travail. Et au final, travailler pour produire à l'autre bout de la Terre. Quand au quotidien, on met beaucoup d'efforts à consommer différemment, il y a un moment où on n'est plus forcément aligné. Et donc, c'est vrai que toute cette partie-là, toutes mes convictions et tout mon engagement, je trouve qu'au quotidien, j'arrive à le suivre et j'en suis hyper fière. Et à côté de ça, il y avait un truc qui était hyper important et que j'ai un peu envie, ce n'est pas de démocratiser, mais un petit peu envie d'en parler, c'est de se dire qu'on peut aimer les vêtements, même pour ces enfants.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
On a le droit de passer du temps à réfléchir à comment on va habiller nos enfants, comme comment on pourrait s'habiller, mais on peut le faire aussi de la bonne manière. Et donc, c'était cet équilibre entre l'amour du produit et les convictions que j'ai réussies, en tout cas jusque-là, à combiner. Je sais qu'il va falloir que je sois assez rigoureuse là-dessus pour pas aller vers quelque chose qui m'éloigne un peu, moi, de ma ligne. Mais je pense que c'est vraiment ces deux facettes-là que que j'aime le plus et que je transmets peut-être aussi à travers mon site ou les réseaux. Et ça, oui, j'en suis hyper contente.
Alizée (Chance)
Oui, mais tu peux, c'est une belle histoire. Et est-ce qu'il y a des sortes de petites déconvenues ou des choses sur lesquelles tu aurais aimé, par exemple, être mise en garde avant de te lancer ? Pas forcément des choses graves, mais juste des choses auxquelles tu ne t'attendais pas, qui seraient aussi un message à passer aujourd'hui aux gens qui nous écoutent et qui nous regardent Oui, il y a plein de petites choses.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Là, je vais vous parler d'une expérience qui a été hyper récente parce que j'ai participé à mon premier pop-up, donc un événement physique qui était vraiment sur le week-end, la semaine dernière. C'est vrai que ce qui a été hyper étrange, et je n'y avais jamais été confrontée, c'était que j'ai travaillé pendant 10 ans dans les achats, donc j'étais hyper experte mon métier. J'avais une équipe, j'avais des responsabilités. J'étais reconnue par mes pairs pour cette responsabilité. Et là, c'est vrai que quand j'ai participé à cet événement, personne ne me connaissait. Les personnes avec qui je faisais l'événement étaient beaucoup plus jeunes que moi, mais avaient beaucoup plus d'expérience parce qu'ils faisaient ça depuis plus de temps. Et c'est vrai que ça m'a mis, ce n'est pas un petit coup, mais je me suis dit: J'ai l'impression de repartir de zéro. Et en fait, depuis un an que je travaille sur Bichette Kids, je ne m'étais jamais confrontée vraiment à ça parce qu'au final, je suis dans un secteur où je maîtrise les achats, la négo, le produit, les matières. C'est des choses vraiment que je maîtrise. Donc, même si c'était nouveau pour moi, je n'avais jamais été confrontée à ce sentiment d'infériorité, entre guillemets, Mais attention, ce n'est pas...
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Je dis ça avec des pincettes, mais c'est vrai que là, je me suis dit: Il va falloir quand même que je reparte de zéro. Ça m'a un peu remis face à la réalité des choses, de me dire: Oui, tu vas devoir recommencer de zéro, tu vas devoir réapprendre des choses. Mais ce n'est pas grave. Ton projet, tu y crois. Et puis surtout, là où toi, tu en es aujourd'hui, la personne qui est à côté de toi, c'est peut-être son 100ème, 200ème, 300ème événement. Donc, ne te compare pas. Mais c'est vrai que ça, c'est hyper dur. C'est vraiment compliqué à l'entendre au quotidien. Donc, j'avoue que ce genre de petits sentiments qu'on n'avait plus de par notre expérience, je trouve que c'est un peu humble aussi. Ça nous remet un peu à notre place de se dire: J'ai plein de vie professionnelle et j'apprends de chacune d'elles.
Alizée (Chance)
Oui, c'est-à-dire que tu étais à un niveau quasi senior. En tout cas, tu étais en maîtrise totale de ton poste et puis là, junior dans la fin de son entreprise.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
C'est exactement ça.
Alizée (Chance)
Mais comme tu le dis, plusieurs vies dans une vie et pourquoi pas ? Pourquoi pas l'aventure de l'entrepreneuriat ? On attend, si vous avez d'autres questions pour Lolita, surtout, le chat est fait pour ça, sur son quotidien, sur son activité, sur peut-être les obstacles qu'elle a rencontrés. Moi, en attendant, Lolita, ce que je voulais savoir, parce que je suis un peu curieuse aussi là-dessus. C'est vrai. En termes de... On fait la distinction entre les compétences et puis après, les forces. Si je te donne un exemple, une compétence, ça va être la gestion de projet et la force et la qualité qui ressemblent à ça et qui vient de combiner, ça va être doué pour l'organisation, par exemple. Après toi, pour se lancer comme ça dans une aventure, quelle force il faut avoir ? Qu'est-ce qu'il faut avoir en soi ? Qu'est-ce que tu recommanderais ? Parce que tout le monde n'est pas fait pour ça.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Je ne sais pas. Moi, je ne me suis jamais vue entrepreneur. Je suis un peu stressée. Je ne supporte pas forcément toujours bien la pression. Quand tu poses tous mes axes d'amélioration sur un papier, tu te dis: Elle n'a peut-être pas forcément le profil. Je pense qu'il y a aussi un truc qui joue beaucoup, c'est la conviction que tu as en ton projet et la confiance que tu as en toi et en ton projet. Ça, je l'ai acquis avec le temps. Je pense qu'il y a 10 ans, je n'aurais pas pu me lancer là-dedans. Mais en fait, mon secteur, je le connaissais, mon produit, je le connaissais et j'étais convaincue de ce que je voulais faire. Et je pense que ça, ça a vraiment été quelque chose qui a été décisif dans mon projet et qui a fait que j'ai osé franchir le pas. J'ai tout mis en œuvre, en tout cas, pour que ça fonctionne. Après, à un moment, ça marchera, ça ne marchera pas. Aujourd'hui, moi, je me dis que je n'ai pas... Et ça, c'est le deuxième truc aussi, c'est que Je pense que quand on crée sa boite, il ne faut pas avoir trop d'ego.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
C'est que si ça marche, c'est génial. Si ça ne marche pas, il faut arriver à penser à soi et à se dire: J'aurais pu peut-être faire des choses différemment. Ou peut-être qu'il y avait un market fit, mais que je n'étais pas bien positionnée. Il y a plein de choses qui pouvaient rentrer en compte. Et de se dire: Tu te remets en question un peu tout le temps. Et si ce n'est pas ça, tu auras essayé. Au pire, ce n'est pas grave, ça t'aura appris quelque chose. C'est un peu le truc classique qu'on dit dans l'entrepreneuriat, mais je trouve que c'est quand même assez vrai. C'est de l'itération permanente. Il faut vraiment tester, repartir et être capable d'être agile et de s'adapter en permanence. Et ça, c'est vraiment des choses que moi, j'ai acquis dans mon parcours. Peut-être pas forcément juste à ce métier-là, mais du coup, je me dis: C'est un peu des choses que tout le monde est capable d'acquérir. Il n'y a pas un profil type. Moi, j'ai des lacunes sur certaines parties de l'entrepreneuriat et je m'entoure de personnes qui sont meilleures que moi là-dedans et ça me permet d'avancer où je veux avancer.
Alizée (Chance)
Si je retiens une chose, c'est vraiment qu'il faut avoir méga confiance dans son projet, au niveau du métier aussi de son périmètre. On sait ce qu'on fait et on n'a aucun doute sur le fait qu'on va pouvoir gérer le truc après que ça ne marche pas. Exactement. Il faut être amené à se dire: Bon, ben... Mais en tout cas, il faut avoir confiance dans son expertise, en tout cas.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
C'est ça.
Alizée (Chance)
On a une autre question de Sarah: comment est-ce que tu vois l'avenir dans la seconde main ?
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Très C'est une question.
Alizée (Chance)
Tu penses que les vêtements qu'on porte aujourd'hui, dans 20 ans, seront sur tes rayons ?
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
C'est une vraie question parce qu'aujourd'hui, il y a quand même une une invasion de vêtements de fast fashion et d'ultra fast fashion, et notamment issus de matières pétrochimiques, donc tout ce qui est polyester, polyamide. Ça innonce clairement le marché. Ces produits-là sont des produits qui ne sont pas voués à avoir une durée de vie très longue. Ce qui fait la caractéristique de la seconde main, c'est la durabilité du produit. Donc, c'est vrai que je me pose beaucoup de questions sur ce que ça va devenir. Toutes les personnes qui travaillent dans la seconde main se posent beaucoup de questions là-dessus, parce qu'aujourd'hui, un produit Shein, dans 20 ou 30 ans, qu'est-ce que ce sera ? On ne pourra pas le réutiliser comme on utilisait les produits de nos parents, grands-mères, ou autres.
Alizée (Chance)
On peut en faire un chiffre, éventuellement.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
On peut en faire un chiffre. En tout cas, tout est réemployable, tout est réutilisable. Ce qui est hyper important aujourd'hui, c'est que la seconde main doit être systématiquement accompagnée d'une bonne première main. C'est pour ça que souvent, on met en opposition acheter neuf versus acheter de seconde main. Ce qui est hyper important, c'est d'acheter du bon neuf pour qu'il puisse durer et faire une bonne seconde main demain. Ça, c'est vraiment capital. Je ne peux qu'encourager à se tourner vers des marques qui proposent des produits neufs, mais qui sont soit produits plus localement, avec des matières un peu plus nobles et plus consistante du coton, du lin. Même si j'en suis clairement consciente, ce sont des produits qui coûtent évidemment plus cher, mais parce qu'aujourd'hui, on a un petit peu oublié la valeur de ce qu'on achète. C'est qu'on est inondé de tous ces produits. C'est donc c'est facile, on va renouveler notre garde-robe. Je dis tous les mois, mais c'est même toutes les semaines. Et en fait, non. Si on rétropédale un petit peu, on se rend compte qu'on ne consommait pas de cette manière-là. Donc, il vaut peut-être mieux s'acheter un peu moins de produits.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
En revanche, s'acheter des produits un peu plus qualitatifs, ou louer, ou s'échanger, ou acheter de seconde main. Il y a quand même plein de choses qui sont à faire. Donc la transformation, elle va vachement dépendre de la première main aujourd'hui. Si on continue à consommer comme on consomme aujourd'hui, la seconde main va devenir de plus en plus rare. Il y a même certains experts qui disent qu'à un moment, ça peut devenir un produit un peu de luxe parce qu'on n'aura plus autant de produits que ce qu'on pouvait avoir. Moi, sur l'enfant, par exemple, je vends des que je portais. Je suis née dans les années 90. Je vends des produits que j'avais. J'ai retrouvé des photos de moi, enfant, avec les mêmes produits. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, même avec des produits Zara pour enfants, il y a quand même des matières qui ne sont pas terribles. Et est-ce que dans 30 ans, on pourra encore s'en servir ? Je ne sais pas. Il y a beaucoup de choses qui doivent se passer dans notre monde aujourd'hui quand même.
Alizée (Chance)
Oui, c'est vrai. On a plein de questions maintenant. Donc, merci tout le monde. J'espère qu'on aura le temps de tout couvrir. Alors Léa, c'est bon. Je vais essayer de faire... Ça ne va pas. Après, si on n'arrive pas, ce n'est pas grave. On fera au mieux. Comment rechercher et trouver les différents partenaires lorsque tu dis que tu t'entoures en fonction de tes lacunes ?
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Très bonne question. L'entourage, ça a été le premier levier à activer pour moi. Parce qu'en fait, quand on lance sa boite à 32... Quand on a à peu près 10 ans d'expérience, on se rend compte qu'autour de nous, notre entourage a aussi 10 ans d'expérience, voire plus, et que les personnes peuvent nous être d'une grande aide. C'est un peu là-dedans aussi que je disais, il ne faut pas toujours avoir d'ego ou de peur. Il faut aller oser demander de l'être parce que seuls, on ne s'en sort pas. Ça, je l'ai quand même énormément activé. J'ai la chance dans mon entourage, d'avoir plein d'experts métiers qui m'ont énormément accompagné ou qui m'ont mis en relation. Par exemple, je n'avais pas d'amis avocats. Pour moi, la rédaction des conditions générales de vente, tout ça, c'était un truc qui était indispensable pour un site internet. Je préférais payer dès le début, mais que ce soit fait et que légalement, je sois en règle. Mon côté un peu stressé qui ressort. Je ne connaissais personne. En parlant à une amie, je sais que son mari était avocat, elle m'a mis en relation avec d'autres personnes. On commence à tirer, on se rend compte que tout le monde est capable de nous apporter de l'aide.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Ça, j'avoue que l'entourage, ça a bien m'a aidé. Sinon, je suis accompagnée par la CCI aussi. La CCI m'a donné quand même pas mal de conseils, m'a renvoyé vers pas mal de personnes, et notamment des événements. J'ai participé à des événements, puis j'ai rencontré des experts ou des professionnels que j'ai revus après aujourd'hui. C'est vrai qu'en un coup de fil, on arrive à faire un rendez-vous hyper rapidement.
Alizée (Chance)
C'est un bon tips, la CCI. C'est vrai qu'on le mentionne, mais ce n'est pas assez. Ce que vous avez chez Chance, pour le coup, j'en profite parce que je fais une connexion en même temps que tu parles. Quand on est dans la communauté d'entrée de Chance, on a aussi un grand réseau de personnes qui peuvent ouvrir leur carnet d'adresses. Ça peut aussi être super utile dans ces cas-là. On a, parmi les personnes qui font chance, un pourcentage de personnes qui se lancent dans l'entrepreneuriat. Ils ont besoin aussi de cette communauté derrière. Ça peut être complémentaire. Je veux dire, les réseaux peuvent être un peu à plusieurs endroits. On a Joe qui demande: Est-ce que tu as une équipe avec toi ?
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Non, je suis toute seule. Pour l'instant, je suis- Tu es plus jeune en solo. Voilà, je fais tout toute seule. Je n'ai pas forcément envie de rester toute seule. J'aimerais avoir d'ici peu de temps, quelqu'un qui puisse travailler avec moi. Aujourd'hui, ce qui va être réalisable, ce serait soit une alternance, soit une stagiaire, mais déjà, de pouvoir travailler avec quelqu'un, parce que je trouve que ce n'est quand même pas toujours évident d'être seule et de réfléchir toute seule. Donc Financièrement, ce n'était pas possible aujourd'hui.
Alizée (Chance)
Mais là, c'est vous, il y a quelque chose qui se passe. Oui, il y a quelque chose qui se passe.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Exactement, ça, c'est génial, ça évolue.
Alizée (Chance)
Oui, et puis ça Ça aussi gêne aussi la réflexion d'avoir quelqu'un qui va peut-être soit aller dans notre sens, soit nous challenger, et puis des fois, les deux. Question de Sandrine: comment fais-tu pour te différencier des grands acteurs du secteur comme Vinted Leboncoin, évidemment.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
C'est une très bonne question aussi. Déjà, je suis sur du B2C. Ces plateformes-là sont en C2C, donc je ne mets pas en relation des gens et je me positionne véritablement comme un tiers de confiance. Chaque produit, quand je vais le sélectionner, déjà, ils sont sélectionnés un à un. C'est vraiment de ce qu'on appelle de la pièce à pièce. Donc, je vais vraiment tout regarder quand je suis allée à mon fournisseur, voir s'il y a des défauts ou autres, si je peux les réparer. Ils sont lavés, ils sont réparés s'il y a un petit défaut qui doit être réparé. Ils sont repassés, shootés, mis en avant. Donc, il y a un vrai travail de chouchoutage du produit que moi, je trouve génial parce qu'en fait, le but, c'est de redonner du sens à ce qu'on achète. Donc, ce n'est pas parce que c'est un produit que c'est seconde main qu'on ne peut pas avoir l'expérience de première main avec une jolie photo, une description son produit, un produit qui est nickel. Après, c'est la proximité que je vais pouvoir avoir avec les clients, avec ma communauté, où je trouve que c'est quand même hyper important de pouvoir leur parler.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Si vous me suivez sur les réseaux, vous avez potentiellement vu que je pose très souvent des questions sur ce que les gens recherchent aussi comme type de produit, parce que moi, j'ai une idée en tête, mais les gens n'ont peut-être pas forcément ce besoin-là aussi. Donc, que en termes de style, en termes de taille aussi, quelles sont les tailles qui sont le plus recherchées. Et moi, j'essaie d'adapter. Je fais ce qu'on appelle des drops, donc des sorties de collection. Et j'essaie d'adapter la sortie de collection en fonction de ce que les gens recherchent aussi, pour que ça puisse coller le mieux. Le but, c'est que ce que je sorte, ça trouve preneur et que ces petits vêtements, ils puissent avoir une nouvelle vie derrière.
Alizée (Chance)
Je viens de partager ton site et je trouve que c'est ultra mignon. Il y a des trucs trop chou. Comme ça, si vous avez des des enfants ou des copains qui ont des enfants.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Avec plaisir. Je vois les abonnements en compte Instagram sur le téléphone.
Alizée (Chance)
Tu viens de les voir.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
C'est hyper mignon. Merci.
Alizée (Chance)
C'est normal. On a le temps pour une dernière question. On est pile-poil en gestion de temps, c'est parfait. Sabria qui demande sur un autre axe: Comment est-ce que tu as vécu entrepreneuriat féminin et maternité ? Parce que tu as eu tes enfants pendant ton parcours professionnel et Sabria dit: Ça peut être difficile à envisager pour certaines.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Oui, complètement. Ça l'a été pour moi. C'est ce qui m'a fait mettre trois ans, parce que j'ai deux enfants qui ont un an et trois ans et demi, donc qui sont quand même assez relativement petit. C'est vrai que l'idée de Bichette Kids est venue après la naissance de mon premier enfant. Et donc, j'ai mis trois ans à mûrir cette idée-là parce que j'avais hyper peur financièrement, professionnellement. Il y a plein de choses qui me faisait assez peur. Je pense que ce qui est très important, si on est en couple, c'est d'en parler avec notre partenaire. Moi, j'en ai beaucoup parlé avec mon mari. Il a énormément suivi le cheminement par lequel je suis passée. Mais on s'est défini un temps pendant lequel lui allait pouvoir être présent et financièrement et personnellement avec les enfants pour que moi, je puisse mener mon projet là où j'avais envie de le mener. Et après, on se reposerait la si ça ne fonctionnait pas. Et puis après, au quotidien, j'ai aussi fait ce choix parce que je bossais quand même beaucoup. Puis, voir mes enfants le soir à 19h45, 20h00, juste avant qu'ils aillent se coucher, ça ne me convenait pas trop.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Donc, j'ai fait aussi ce choix de travailler de chez moi pour pouvoir être un peu plus flexible aussi sur mes horaires. Après, si je vais chercher mes enfants plus tôt et que j'ai d'autres choses à faire, je les refais après, mais j'essaie quand même vraiment de me garder un temps pour mes enfants, pour ma famille, et un temps, moi, pour le travail. Et puis après, de se dire: Si je sens que c'est trop compliqué, on tire la sonnette d'alarme, on est ensemble, on est deux et on rééquilibre les choses. Mais je pense que le partage et là aussi l'aide, c'est indispensable. La semaine dernière, pour mon pop-up, je n'étais pas du tout dans les temps. Il y avait eu plein de choses avec les enfants. J'ai la d'avoir ma maman qui est patrimoine Paris. J'ai appelé ma maman et elle est venue. Je pense que c'est un peu arriver à demander de l'aide aussi quand on peut. Je sais que ce n'est pas toujours facile, mais quand on peut, à activer l'aide autour de nous pour pouvoir faire de notre activité, la faire décoller et ne pas être déçue, parce que c'était le but aussi.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
J'ai envie de vivre de cette activité, donc ça, c'était vachement important.
Alizée (Chance)
Oui, il faut être bien entouré. Et quand on choisit de se lancer, même si ça peut se croiser avec des moments de vie, prendre en compte aussi le contexte familial et des proches.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Et aller à son rythme. Moi, quand j'ai lancé Bichette, ma fille, elle avait trois mois, quand j'ai commencé à bosser dessus. Donc, je savais que je n'allais pas aller aussi vite. Je m'étais dit: Je ne veux pas aller en incubateur tout de suite. Je veux prendre un peu plus le temps parce que je veux aller à mon rythme et je veux que les deux parties de ma vie me conviennent, être à l'aise dans les deux.
Alizée (Chance)
Super. Bravo. Merci beaucoup pour toutes tes explications, tous ces détails. Vous êtes fascinants. En plus, ton site est trop joli, donne trop envie. Merci. Partagez, cliquez dessus, allez voir. Et puis, on a d'autres live métiers cette semaine, donc toute la semaine, qui reste encore toute la journée d'aujourd'hui. Lundi et demain. S'il y a d'autres métiers qui vous questionnent, on a d'autres live en coulisses et vous pouvez retourner sur la page où vous êtes inscrits sur ce live pour peut-être assister à d'autres. Encore un grand merci Lolita pour cette demi-heure avec nous. C'est parti pour une belle journée en tout cas. Et puis moi, je dis au revoir tout le monde et puis peut-être dans un futur live. Bonne journée.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Si je peux juste rajouter un petit truc à Lisa, si vous avez d'autres questions, vous voulez échanger sur des sujets, n'hésitez pas à m'écrire sur Instagram ou sur le site. Il y a un petit lien aussi. Il y a un petit formulaire de contact. Je me ferai un plaisir de vous répondre.
Alizée (Chance)
Parfait, c'est très gentil à toi. Merci beaucoup. Merci beaucoup. Merci beaucoup.
Lolita Cattelan Bour (Entrepreneure dans la seconde main pour enfants)
Bonne journée. Au revoir.
Envie d'éclairer votre projet ?
Le bilan de compétences Chance, 100% en ligne et financé par votre CPF, dessine une direction qui vous ressemble.












