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Jenny (Chance)
Bonjour. Bonjour à toutes et à tous. Bonjour Antonio.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Bonjour. Je suis très content d'être là.
Jenny (Chance)
Moi aussi, je suis ravie de te retrouver dans cette semaine de live métier qui s'appelle En coulisse, où on découvre une cinquantaine de métiers et plus intéressants les uns que les autres. Et là, on arrive sur la fin de la semaine et j'avoue que le métier de facilitateur d'un serveur graphique. J'ai très hâte d'en entendre plus parce que je n'arrive pas à me figurer exactement ce que c'est et ce que sont tes missions au quotidien. Donc, tu vas nous dire tout ça. Avant de commencer, j'aime bien demander d'où viennent les gens le temps que tout le monde arrive, tout le monde nous rejoigne. D'où nous regardez-vous ? Où est-ce que vous êtes dans le monde ? Moi, personnellement, je suis en banlieue parisienne. Ce n'est pas hyper funky, mais je Tu es dans le 95. Toi, Antonio, tu es où là actuellement ?
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
92, à Issy-les-Moulineaux.
Jenny (Chance)
On n'est pas très loin, 92.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Non, pas très loin.
Jenny (Chance)
Il y a Montpellier dans le tchat, il y a Marseille, Paris, dans le Var.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Il y a Bordeaux, Kenogl.
Jenny (Chance)
On a pas mal de personnes dans le sud. Bordeaux, Grenoble, oui. On a pas mal de personnes dans le sud. C'est cool.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Très bien. Je vais vous dire aussi bienvenue à tous. On va parler de ce qui me passionne, que c'est la facilitation graphique. Et surtout, n'hésitez pas de me poser des questions parce que je suis là pour avoir un dialogue avec vous.
Jenny (Chance)
Exactement. Et on a de la chance. Donc, n'hésitez pas à poser toutes vos questions à Antonio. Je le remets dans le chat. Alors, Antonio, est-ce que tu peux nous parler de ton parcours, nous dire comment tu es arrivé à la facilitation graphique ? Qu'est-ce qui t'a amené jusque-là ? Ok.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Comme vous pouvez l'entendre, je suis pas français de naissance, je suis Mexicain et je suis arrivé en France il y a 18 ans. Pour faire de cette études. Je fais un master en études de cinéma ici à Paris, avec l'envie de voir le monde, de m'ouvrir, de voir d'autres sourissons. Et je me suis dit: Si ça me plaît, je reste un petit peu plus. Ça fait 18 ans que je suis là. Et donc, il y avait déjà un énorme intérêt de ma part dans tout ce qui est raconter des histoires, dans le storytelling. Et puis, d'un autre côté, il y avait la partie de ça que je fais et que j'étais déjà fort quand j'étais enfant. Par contre, je n'imaginais pas faire de ça mon métier C'est-à-dire, pour moi, c'était quelque chose, j'avais un talent, c'était quelque chose de sympa à faire, mais au Mexique, en tout cas, je ne voyais pas comment gagner ma vie avec ça. Donc, ce n'était même pas dans ma conscience. Après mon master, je rencontrais des gens qui étaient dans la formation des compétences douces, notamment dans la partie que la programmation neuro-linguistique, la PNL. Je me suis beaucoup intéressé à ça, parce que c'est la communication qui m'a intéressé, qui m'interpellait tout le temps, toujours.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Je commence à collaborer avec, je me suis associé après et je suis devenu formateur en compétences douces comme formateur en programmation neuro-linguistique. J'ai exercé le métier de formateur et de coach aussi. Le formateur pendant quatre ans et de coach un petit peu plus. En fait, c'est dans mes propres formations à moi que j'ai commencé à redessiner. J'ai commencé à prendre le marqueur et le crayon pour dessiner des choses parce que pour moi, c'était naturel, c'était facile de représenter une idée ou une réponse, répondre à quelque chose ou expliquer quelque chose de façon graphique rapidement dans le paper board ou dans un tableau blanc. Les Les gens, les participants, aiment beaucoup ça, mais pas uniquement. Rapidement, il y a eu aussi d'autres coachs ou d'autres consultants qui ont identifié ça et qui ont commencé à faire appel à moi pour faire ça dans leur séminaire, dans leur événement d'entreprise, parce que moi, je ne connaissais pas, même que ça existait en tant que métier, la facilitation graphique. Moi non plus. Moi, c'était quelque chose que je faisais de façon naturelle. Et en fait, ça commençait le métier à ces gens, à ces récents. Mais il y avait déjà des consultants qui cherchaient, il y avait déjà quelques cinq, quelques facilitateurs graphiques en France, à Paris.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Il y avait une petite demande, on va dire. Il y a eu des consultants ou des coachs qui m'ont appelé et rapidement, j'ai accepté et je me suis retrouvé dans des événements pour des grands groupes, pour des grosses entreprises avec une centaine, 200 personnes et à faire une interprétation graphique, à faire la même chose, une interprétation graphique de contenu de la réunion ou de la journée, pas au niveau transcrire, mais interpréter ça visuellement dans un grand tableau blanc ou dans un paper ball et à restituer après le le résultat de cette rencontre de façon visuelle et rendre les images après. Images qui vont permettre aux participants de s'approprier le contenu, le questionner ou aller plus loin avec ça. Et aux organisateurs à communiquer plus tard sur ce qui s'est passé dans l'événement, soit de façon interne, soit de façon externe. Et des fois, même, ça sert aussi à connecter, décider qu'autrement, on n'aurait peut-être pas trouvé le lien facilement. Mais la partie visuelle, comme c'est une des intelligences que nous avons, l'intelligence visuelle, et qu'il y a des gens qui, grâce au visuel, peuvent penser autrement, ça permet aussi de de connecter des idées, d'aller plus loin dans la conversation.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
C'est pour ça que ça s'appelle facilitation graphique, parce que l'idée, c'est de faciliter un dialogue pour aller plus loin grâce à l'interprétation visuelle. Ça Ça fait déjà un dizaine d'années que je fais ça régulièrement en France, mais aussi à l'étranger, en français, mais aussi en anglais et aussi en espagnol. Pour toutes sortes d'entreprises à travers des différentes industries, pour des organisations non-gouvernamentales aussi ou pour des associations. En parallèle à ça, ça m'a permis aussi d'aller plus loin et d'utiliser le langage graphique aussi pour les mêmes idées que je transcris ou que j'ai interprété dans un événement, après les transformer en BV ou en vidéo animée ou en illustration. Il y a aussi d'autres un peu plus tard, une fois que nous avons récolté ces idées visuelles. Voilà à peu près le parcours dans quelques minutes. Ça fait à peu près une dizaine d'années que je vais le faire régulièrement. Et jusqu'à là, je ne suis pas fatigué du tout.
Jenny (Chance)
Tu n'es pas fatigué du tout ?
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Non.
Jenny (Chance)
C'est hyper intéressant. Vraiment, tu as un parcours qui est très hétéroclite, qui est très différent de tout ce qu'on peut entendre. Je pense que c'est très inspirant pour tous les gens qui nous écoutent. En tout cas, moi, ça m'inspire. Ça veut dire que tu as commencé en France il y a longtemps, il y a 18 ans, dans le cinéma, que finalement, après, tu t'es dirigé vers le coaching, la PNL, le développement des compétences douces. Et puis, de fil en cuisse, qui t'avait toujours animé, le dessin. Tu as commencé par te raccrocher à lui pendant tes formations pour mettre du sens, pour porter en conscience des choses qui étaient peut-être cachées, moins évidentes, etc. Et c'est là que tu es vraiment revenu cette vocation et que tu as décidé d'en faire ton métier et qui a pris de plus en plus de place dans ta vie.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Oui, et je pense, merci de le dire comme ça, parce que ça fait du sens quand on te le voit en arrière. Je pense que dans mon parcours, Un des jours, une des choses que j'ai découvert que je fais, c'est d'écouter beaucoup mon intuition et c'est ce que j'avais envie, et de dire oui quand il y avait des opportunités. Donc, par exemple, quand l'opportunité se présentait d'aller allé vers la formation de compétences douces, je sais que c'est quelque chose d'important pour moi que la communication et la communication interculturelle. Donc, j'ai décidé d'explorer ça et je m'épanouis à un certain niveau. Quand j'ai ajouté la partie du dessin, c'était aussi cohérent pour moi, mais quand d'autres consultants commençaient à m'appeler pour faire ça, j'ai dit oui aussi, pas au niveau parce que ça me plaît, mais parce que j'ai découvert qu'il y avait vraiment une valeur ajoutée à ma présence et à la prestation que j'allais mettre en place à un moment. C'est comme une séquence d'opportunités de dire oui au moment où je sentais que c'était cohérent avec moi.
Jenny (Chance)
C'est super. Je trouve que moi, ça m'inspire beaucoup. Il y a une première question. Moi, j'en ai plein de questions. J'aimerais bien qu'après, tu nous racontes une journée type, quelles sont tes missions, pour qui tu interviens, etc. Mais la première question d'Olena, c'est: Pourriez-vous nous montrer un exemple de votre travail ? Est-ce que tu as des choses à nous montrer ?
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Oui, je pense que c'est une bonne idée. Comme ça, ça va nous faire plus concret. Rappelle-moi rapidement. On a jusqu'à 18h00 ou 17h30 ?
Jenny (Chance)
Non, jusqu'à 18h00 et j'enchaîne avec un autre live, donc je ne pourrais pas rester.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Ok, très bien. Donc, je vais faire ça.
Jenny (Chance)
Mais Antonio, on te rappellera. Tu reviendras me parler de ton métier parce que c'est trop intéressant.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Je vais partager mon écran, tout mon écran. Comme ça, je vais vous partager quelque chose rapidement. Est-ce que vous pouvez voir ça ?
Jenny (Chance)
Oui, on voit très bien.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Ok, très bien. Ça, c'est une petite presse que j'utilise de temps en temps. Là, il y a un petit peu mon parcours. Vous n'êtes pas obligé de lire, mais en gros, je me suis dessiné d'enfant, je suis devenu formateur et après, facilitateur graphique. Ça, ce n'est pas la facilitation graphique, c'est ce que vous voyez là, c'est vraiment du dessin, de l'illustration. Je vais vous montrer des exemples de facilitation graphique parce qu'il y a une différence importante. Ça, c'est un exemple de facilitation graphique, c'est-à-dire, vous pouvez voir, il y a des panneaux que j'ai dessinés pendant un séminaire d'entreprise. Oui, on voit des panneaux. Les participants de cette entreprise l'utilisent pour aussi faire le point sur ce qui sont faits, sur les idées, sur les échanges. Ça, c'est une des utilisations. Ensuite, moi, je vais transformer un de ces panneaux. Je vais faire une postproduction d'images pour rendre ça plus clair et pour avoir des versions digitales qu'ils vont pouvoir utiliser après.
Jenny (Chance)
C'est génial.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Ça, c'est un exemple. Je travaille aussi en digital, donc je des signes sur mon iPad. Et ça, c'est des exemples de présentation, donc deux speakers qui ont parlé de différentes choses. Donc ça, c'est dessiné en live en digital sur iPad.
Jenny (Chance)
C'est super. C'est génial. Merci. J'adore. C'est hyper clair, en fait. Même pour nous qui n'avons pas participé à la conférence ou au séminaire, moi, je comprends bien. C'est hyper clair. C'est ça ?
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
C'est ça, c'est l'idée. Ça me permet, par exemple, de participer à des événements comme des hackathons où je dessine pour les équipes qui sont en train de mettre en place des idées ou de brainstormer. Je vais produire une image, par exemple, qui rassemble un petit peu à ça, qui après, ils vont pouvoir utiliser pour le pitch de leurs idées.
Jenny (Chance)
C'est super.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Ça, c'est un exemple. Et puis, il y a d'autres exemples. Ça, c'est une photo où je suis en train d'expliquer un des tableaux que je fais. Je peux aussi accompagner des équipes à le faire, à l'exprimer visuellement. Sinon, attends, j'ai envie de revenir là. Là, tu peux voir, ça, c'est un exemple de mon site web. Ça, c'est aussi un autre panneau qui devient cette image après. Un exemple un petit peu plus spectaculaire, c'est cet énorme tableau blanc que j'ai fait aussi dans un séminaire. C'est rare que j'ai un tableau aussi grand, mais normalement, je travaille beaucoup plus avec une collection de panneaux de carton plume ou de papier. C'est un petit peu des exemples, quelques exemples.
Jenny (Chance)
Merci beaucoup.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Deux partenaires avec nous. Comment trouvez-vous vos clients ? Ce sont des clients réguliers. C'est une très bonne question. Dans un premier temps, j'ai trouvé mes clients grâce à ma collaboration avec des consultants. Il y a beaucoup de consultants qui organisent des événements d'entreprises et qui ont besoin d'un animateur ou de collaborer avec des professionnels de différentes compétences. C'est assez souvent grâce à eux, avec eux, que j'ai commencé à travailler pour des entreprises. Dans un premier temps, c'était surtout avec eux. Dans un deuxième temps, c'était un peu bouche-à-oreille parce que les gens qui étaient déjà dans les premières semaines commençaient à me rappeler ou à me recommander. Et dans un troisième temps, c'était à moi, je commençais à démarcher moi-même et de présenter mon travail, de frapper un petit peu sur LinkedIn ou de faire mon site web, etc. Il y a à peu près trois façons, on va dire. La première, c'est en collaboration avec des consultants et des coachs. La deuxième, c'est grâce au bouche-oreille. Et la troisième, c'est ma démarche de marketing personnel. C'est toujours le cas. Est-ce que j'ai des clients réguliers ? Oui, il y a des clients qui m'appellent, surtout dans des grands groupes, une fois que tu as la chance de pouvoir te référencier dans dans un groupe, il t'appelle, l'autre va le recommander à une autre direction, donc il va t'appeler.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Donc, assez souvent, ça marche comme ça. Et donc, il y a quelques-uns qui m'appellent deux, trois fois dans l'année et il y a beaucoup de one-shot aussi. Il y a beaucoup de choses comme ça. Beaucoup de communication pour en trouver. Je pense que c'est un peu fifty-fifty. Je fais pas mal de communication, mais j'entretiens aussi beaucoup la relation avec les clients avec qui je et j'ai déjà travailler. Je suis très pressé, j'envoie mes images, j'envoie un mail de temps en temps pour voir s'ils vont avoir d'autres événements. Il y a beaucoup dans la relation qui c'est important. Surtout s'ils ont apprécié mon travail dans d'autres séminaires ou dans d'autres événements. C'est assez souvent, ils vont m'appeler pour une autre chose.
Jenny (Chance)
Bien sûr. Et est-ce que déjà, tu communiques sur quel réseau ? Plutôt sur LinkedIn, plutôt sur Instagram ? Tu utilises quel réseau pour communiquer ?
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Beaucoup LinkedIn. Je trouvais que c'était le réseau le plus approprié pour communiquer. Parce que je vous ai dit qu'il y avait une distinction entre le dessin, l'illustration et la facilitation graphique.
Jenny (Chance)
Attends, il y a une différence, une distinction entre le dessin ?
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Oui, entre le dessin ou illustration.
Jenny (Chance)
Et facilitation graphique. Ok. Ouais, OK.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Même si vous voyez mon travail qui a beaucoup de dessins, il y a beaucoup de facilitations cartographiques qui ne font pas un dessin si épuré ou si bébé, par exemple, qui font un dessin beaucoup plus simple, beaucoup plus diagramme, parce que l'idée de la facilitation graphique, c'est surtout d'écouter et interpréter les idées et d'aider les gens à clarifier et connecter les idées. Donc, pour ça, j'ai trouvé que LinkedIn était plus approprié parce que ce n'est pas sur la beauté ou la vie du travail ou sur la partie esthétique du travail, que dans ces cas-là, j'ai aussi communiqué un peu ça à Instagram, mais je ne voulais pas que les gens m'appellent parce que je dessine joli. Je voulais que les gens m'appellent parce que je sais comment interpréter ou comment apporter de la clarté sur une idée.
Jenny (Chance)
Génial.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Je travaille beaucoup avec des startups ou avec des porteurs de projets et je les aide à. Ils vont présenter, par exemple, une nouvelle technologie ou un projet d'entreprise et l'idée est un peu dans l'air. Grâce au dessin et aux questions, je vais les aider à théorire le projet et à pouvoir le visualiser. Faites-vous de la traduction interlangues grâce à la facilitation graphique. Je ne comprends pas très bien la question Amélie, mais je travaille en français.
Jenny (Chance)
Est-ce que parfois, tu m'es interprète grâce à tes dessins ? Est-ce que parfois, la facilitation graphique permet de porter en conscience du sens entre deux langues ?
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Je dis oui, mais ce n'est pas l'intention. Ce n'est pas pour ça que les gens m'appellent. Mais par contre, vous savez, beaucoup d'entreprises feront des événements avec des gens qui viennent de beaucoup de pays différents. Et des fois, la langue, c'est en anglais, je le fais en anglais. Je le fais anglais, mais des fois, il y a 20, 30 pour cent des gens qui ne sont pas anglophones ou francophones. Et je pense que grâce au dessous, il y a une espèce de langue commune qui se crée et qui va aider les gens à avoir un sentiment qu'ils ont participé au même événement et réduire un petit peu le décalage entre les langues. Traduction graphique, oui, c'est un petit peu ça. Il y a un peu de traduction graphique. Je pense que ça Ça aide à mieux comprendre les idées en dépendant de si on parle bien français ou anglais. Ça, oui.
Jenny (Chance)
Oui, c'est sûr que ça aide. Tu dirais qu'une journée type ou une semaine type, c'est quoi ? Quelles sont tes missions au quotidien ?
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Comment tu dirais ton métier ? Une des choses que j'aime beaucoup de ce métier, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de routine, il n'y a pas beaucoup de types. Mais je veux dire qu'à peu près 25 pour cent de mon temps dans cinq mois, je serai en événement. Le reste de temps, soit je suis 25 ou 30. Le reste du temps, je travaille beaucoup à la maison. Par contre, il y a d'autres facilitatographies qui font beaucoup plus d'événements que moi, qui auront un événement tous les semaines ou tous les trois, quatre jours. Ça dépend des différentes choses. Si tu as envie de te déplacer, aussi combien tu charges, tu auras plus ou moins. Moi, je me considère pas le plus cher, mais Mais je suis dans la partie hot. Ça veut dire que j'ai un peu moins de commandes, mais ça me va bien aussi. Mais j'accepte de me déplacer et des fois, je travaille en Nouvelle-Zélande ou en États-Unis, n'importe où. Et donc, dans ma journée typique, je vais avoir un moment d'entretenir des relations, d'avoir des mails ou de répondre à un moyen de vie. Il y a une partie commerciale importante que je dois prendre en considération.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Il y a une partie prospection aussi importante dans tous les jours et une partie delivery, une partie de dessin de tous les jours. Et si je suis en séminaire, je suis en séminaire toute la journée. Et ça, c'est toute ma journée, je suis là et je suis présent, donc je fais pour être vraiment présent dans dans la salle et avec les gens et on écoute. La charge de travail administrative était importante, oui. Est-ce que je suis un autre entrepreneur ? Non, je ne suis pas un autre entrepreneur. Je suis professionnel libéral, je suis artiste, auteur, profession libérale. Donc, à la fin, vous pouvez dire, ça revient presque à la même chose. Côté administratif, ce n'est pas la même chose. Je gagne plus qu'un autre entrepreneur pour se permettre de gagner. Donc, je passe à la TVA et donc je dois gérer. Et oui, j'ai un assistant administratif freelance qui m'évoque Paul et j'ai aussi un coach de marketing qui m'évoque Paul aussi. Donc, pour les deux parties, pour la gestion et pour la prospection. Parce que j'aime beaucoup travailler en équipe et je pense que c'est un peu... Comment dire ? On ne peut pas tout faire bien tout seul.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Et moi, mon vrai talent, d'interpréter, de décider graphiquement et de m'amuser, aller dessiner et à les rendre visible et clair. J'ai aussi un talent pour la relation personnelle, mais il faut comprendre l'administration, il faut comprendre aussi le rythme de l'année des entreprises pour savoir à quel moment il y aura plus de charges, moins de charges. Il faut savoir à qui parler. Il faut apprendre comment c'est vendre, comment faire un peu de marketing aussi. Donc, je dirais que la charge de travail administratif, pour moi, c'est à peu près 30 ou 35 pour cent de mon temps. Ça ne vous pas dire forcément que ça me plaît énormément, mais je le fais. Je sais que c'est important pour moi de le faire pour pouvoir donner vie à l'autre partie de mon travail.
Jenny (Chance)
Super. Donc, charges administratives à peu près 30% et indépendant, mais pas autoentrepreneur puisque tu gagnes plus et donc tu as tenu.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Oui, c'est ça.
Jenny (Chance)
Ok, super. Merci.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Si vous voulez, pour une idée, je suis à peu près au pair d'un consultant. Ok. D'un consultant senior aujourd'hui. Et donc c'est un peu près ça. Et j'essaie de tenir ce niveau de prix, on va dire. Parce que je fais aussi une communication pour qu'on considère mes travails, qu'on considère la valeur de mon travail pas au niveau du dessin, mais la valeur que l'apportent, c'est la clarté de permettre d'aller plus loin dans des projets. Et ça, je considère ou j'essaie de communiquer qu'il y a une valeur plus importante que au niveau de la partie dessin.
Jenny (Chance)
C'est sûr. Quels sont les témoignages de tes clients en général ? Qu'est-ce qui te disent que tu amènes plus visible les choses invisibles ? C'est quoi ton talent ?
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
J'aime beaucoup quand il y a des gens dans un événement qui vient me dire: Grâce à toi, j'ai finalement compris de quoi on me parlait. Ça, c'est génial. C'est une première C'est une première chose. Une deuxième chose, c'est quand il me dit: Tu sais, l'année dernière, tu étais aussi dans tel événement et j'ai toujours le dessin que tu as fait parce que ça nous a aidé à... Parce qu'ils ont pu utiliser le dessin pour une autre chose plus tard.
Jenny (Chance)
Ça, c'est génial.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Et même, ce n'était pas un témoignage, mais une anecdote, j'ai fait un travail pour une entreprise de luxe, pour la partie IT. Ils m'ont invité pour voir comment ils savaient décorer les bourreaux avec mes panneaux graphiques. Et dans l'événement, je me balade et je vois là, au loin, un autre dessin qui n'appartient pas à cette collection. Je suis curieux, je m'approche pour le voir. Quand je m'approche, je me rends compte que c'est un dessin que j'ai fait moi, deux ans avant. C'était en 2022. En 2020, j'avais fait un autre dessin pour la même entreprise, mais pour un autre, et mon dessin est toujours là.
Jenny (Chance)
Incroyable.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Et je me rends compte que dans le dessin, j'avais déjà dessiné des choses que oui, ils sont en train de vivre aujourd'hui. C'était un événement où ils ont imaginé quelque chose qui aujourd'hui se matérialise. Mon dessin est là comme témoin de ça. Ça, c'était très beau. C'était quelque chose. Personne n'est venu à me dire ça, mais je me suis rendu compte qu'il était là.
Jenny (Chance)
Merveilleux.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Est-ce qu'il y a une différence ? Oui, je reprends rapidement à ça. Entre le doodling et votre métier. Oui, moi, je dirais que le doodling, c'est un peu ce qu'on appelle aussi sketch noting. C'est la prise de note, la prise de note graphique. La prise de note graphique, c'est: je vais transcrire ou je vais uniquement transcrire ce que j'entends. Et donc ça, c'est quelque chose qui m'appartient à moi ou que c'est uniquement pour moi ou pour mon équipe, mais c'est essayer de transcrire uniquement. Moi, j'essaie d'aller plus loin dans mon interprétation graphique. Quand je dis que je vais aller plus loin, je vais essayer de l'aider à mieux se comprendre eux-mêmes, à faire que des croyances limitantes sur surface, de dessiner des incohérences, de dessiner des choses qui ne vont pas bien, là où ça gratte un petit peu, de mettre en évidence les choses et même le non-dit. Je vais essayer de dessiner le non-dit.
Jenny (Chance)
Tu fais du coaching graphique, quoi ?
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Tu fais émerger. Oui.
Jenny (Chance)
Oui, c'est ça. Parce que tu as raison, le sketch noting ou le doodling, c'est de la prise de notes et donc il n'y a pas de sens caché derrière. Alors que toi, tu fais émerger le sens caché, tu fais émerger des choses qui ne sont pas dites par le dessin en retranscrivant ce qui se passe.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Oui, c'est ça. Et je pense que tu as raison, Jenny. C'est grâce à la formation PNL, l'entraînement de mon oreille, de mon écoute, à écouter qui sont entre lignes. Grâce à ça, je peux aussi faire un peu, c'est ce que tu dis, un peu le coaching graphique, de pouvoir faire émerger des choses ou de mettre en évidence des choses qui vont propulser la conversation plus loin et que des fois, il y a une autre entreprise d'ingénierie qui m'appelle pour les sessions de brainstorming ou d'innovation. Il y aura des équipes qui vont parler, qui vont avoir... Il y aura une équipe de... Un design d'ingénieur qui ont beaucoup d'idées, mais que c'est très, un peu trop abstrait. Et grâce aux questions et au dessin, on va arriver à quelque chose de beaucoup plus concret, des fois caricatural, mais qui va permettre de cristalliser l'idée et le potentiel ou la valeur ajoutée de cette idée. Et c'est ça qui me... En fait, moi, c'est ça qui me motive. C'est ça qui donne du sens pour moi. Donc, grâce à cette discipline, grâce à cette puissance, je vais pour pouvoir aider des porteurs de projets ou des entrepreneurs, des gens qui ont envie de faire une différence, à être plus clair, plus percutant, aider avec ce langage visuel, pouvoir embarquer d'autres dans leur projet.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Pour moi, ça, c'est la chose la plus belle, c'est quand je peux aider à ça, quand je peux aider un entrepreneur ou un porteur de projet. Grâce à la collaboration avec toi, j'arrive aussi à convaincre d'autres, j'arrive aussi à fédérer une équipe. C'est ça mon intention, c'est ça qui donne une direction, un sens pour moi.
Jenny (Chance)
Les réactions en chaîne, oui. Il y a Jenny qui dit: Je vais prendre cette dernière question. Pour pratiquer ce métier, tu dirais qu'il faut savoir bien dessiner ou est-ce que c'est plus l'écoute qui prime ?
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
C'est surtout l'écoute. C'est surtout l'écoute qui prime. Le niveau de dessin peut être très basique. C'est bien de s'exercer, c'est bien de pratiquer. C'est bien d'être à l'aise avec un crayon, avec un foutre pour pouvoir faire une représentation rapide. Mais ça peut être un picto. Ça peut être un picto très simple. Mais le plus important, c'est l'écoute. Et c'est ça que je considère mon vrai métier, c'est d'écouter les gens et après, dans une douzième partie, d'interpréter et de faire une interprétation visuelle.
Jenny (Chance)
Merci beaucoup, vraiment. Mais c'est passionnant et je pense qu'on pourrait tous rester encore une demi-heure à t'écouter et je suis Bien sûr, Antonio, qu'on va te rappeler et que tu auras fini par faire un live parce que je crois qu'on était scotché à tes paroles. Je vais devoir rendre l'antenne parce qu'on a l'autre live qui va démarrer.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Oui, bien sûr.
Jenny (Chance)
Déjà démarré, mais mille merci pour ta présence. Mille merci d'avoir répondu parce que c'est tellement intéressant et je trouve que si tout le monde pouvait faire de la facilitation graphique ou en tout cas, quelque chose qui s'y rapporte, on se comprendrait mieux quand même. On aurait moins de problèmes dans ce monde.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Merci beaucoup. Merci à tous pour vos questions.
Jenny (Chance)
Merci à toi. Très bon week-end à tous et à très bientôt, Antonio. J'étais ravie de te rencontrer.
Antonio Meza (Facilitateur graphique)
Moi aussi. Au revoir.
Jenny (Chance)
Au revoir.












