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Transcription complète
Marine (Chance)
Bonjour à toutes et à tous.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Bonjour.
Marine (Chance)
Merci de nous rejoindre pour ce live en coulisses avec Laurie, qui a fait le Parcours Chance. Donc ce live est interactif. L'idée, c'est que vous n'hésitez pas à poser vos questions dans le chat et on y répondra avec plaisir. N'hésitez pas aussi à nous dire d'où vous nous écoutez. C'est toujours sympa de savoir est-ce que vous êtes à Paris, Bordeaux, Lyon. Il y a même des gens d'étrangers, parfois, qui viennent au live. Donc, enchanté. Et merci encore Lauryn, qui prend 30 minutes de son temps, bénévolement, qui donne de son temps pour aider les autres en présentant son parcours. Pour commencer, Laurine, est-ce que tu peux nous raconter un peu dans les grandes lignes ton parcours et comment tu en es arrivée jusqu'à aujourd'hui où tu as cette double casquette qui, je pense, intéresse beaucoup de monde, fleuriste et freelance en communication.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Ouais. Du coup, moi, j'ai fait des études de com. De base, je je voulais être journaliste et puis les aléas du marché de la communication ont fait que je me suis retrouvée commerciale. Ce qui était de base le métier que je ne voulais pas du tout faire, que je voulais éviter parce que j'avais peur de cette pression de chiffres, de tableaux Excel à remplir, etc. Ça me mettait un peu le vertige. Mais le fait est que je me suis retrouvée dedans quand même, que j'ai appris à aimer, en tout cas une certaine partie du métier. Je travaillais chez Webedia. Je suis rentrée là-bas en alternance. De base, j'étais sur des choses très du contenu édito pour des marques corporate. Et puis ensuite, petit à petit, j'ai évolué. Je suis partie dans l'alimentaire qui était ma passion, qui est toujours une passion, la food. Et de là, j'ai avancé sur des postes de plus en plus stratégiques et avec une pression commerciale, on va dire, de plus en plus importante. Et est arrivé à un moment... Alors, en termes de chronologie, je suis un peu perdue dans les années, mais fin 2021, mi-2021 plutôt, où ma N+1, qui était aussi mon binôme avant, qui a été promue ensuite N+1 et qui je travaillais super bien, m'annonce qu'elle part en congé maternité pendant quatre, cinq mois.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
On a une période où mon équipe est complètement restructurée, où il y a des nouvelles personnes qui arrivent et ma N+2 me demande très gentiment de reprendre un petit peu la charge de ma N+1 et donc d'assumer une partie du chiffre et de l'équipe pendant ces cinq mois de congé maternité. Ça pourrait être une très belle opportunité. Je me suis dit: Au moins, ça va me permettre de voir le métier, l'évolution possible que je peux avoir, comment ça se passe, etc. Et en fait, petit à petit, je me suis vite retrouvée dans une spirale où j'ai commencé à être de plus en plus stressée. Moi, j'ai toujours un credo qui est: Je travaille pour vivre et je ne vis pas pour travailler. Et en fait, je suis arrivée à un moment où ça m'a complètement dépassée, où je faisais, quand j'étais en télétravail, des crises devant mon ordi, où je me à pleurer parce que j'avais l'impression de ne pas réussir à arriver jusqu'au bout des choses. Et je me suis dit: Mais en fait, ça ne me plaît pas du tout ce qui va se passer au-dessus. J'arrivais en réunion, je ne savais même pas...
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Tout me passait au-dessus. Je me disais: Mais ça ne m'intéresse pas. Je ne trouve vraiment plus de sens dans ce que je fais. Et puis, vers le mois de juin, juillet, je me suis dit: Je vais profiter de l'été qui va être un peu plus calme pour commencer peut-être un bilan de compétences. Une amie faisait chance à ce moment-là, qui, elle, avait fait un burn out dans le même secteur que moi et me disait: C'est bien, franchement, il faut que tu essayes. Et donc, je me suis retrouvée à faire le bilan de compétences sans aucune idée, mais vraiment aucune idée de ce que j'allais faire. Et grâce à une super coach et grâce à la plateforme, je suis arrivée sur le métier de fleuriste et j'ai décidé de demander une rupture conventionnelle. Donc, il a fallu un petit peu batailler, mais j'ai réussi à l'avoir. Ce qui m'a permis de partir en alternance à l'École des Fleuristes. Donc, j'ai commencé en septembre, il y a un an, septembre 2022. J'ai fait un an d'alternance, j'ai eu mon CAP en juin. Et toute cette année en boutique n'a pas été hyper évidente. Je pense qu'on reviendra peut-être un peu dessus tout à l'heure.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Donc, je ne veux pas spoiler. Mais petit à petit, je me suis rendu compte qu'une partie de mon métier d'avant me manquait, plus la partie contenu, l'accompagnement de clients, que j'aimais aussi la fleur, mais que je ne voulais pas le faire à 100%. Et donc je me suis dit: Pourquoi me lancer à mon compte et faire les deux ? Qu'est-ce qui m'empêche de ne pas faire l'un ou de ne pas faire l'autre ? Et en fait, en parallèle de mon alternance, j'ai préparé la suite, puisque je suis quelqu'un d'assez organisé et je n'aime pas être sans rien. J'ai préparé la suite et j'ai commencé à déclencher des clients. Donc là, à l'heure où on se parle, j'ai déjà quatre clients en com, quelques fleuristiques qui je travaille en freelance. Donc, ça roule plutôt très bien.
Marine (Chance)
Trop chouette. Je suis contente de l'entendre parce qu'on ne s'était pas revu récemment.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Exactement.
Marine (Chance)
Comme ça, j'ai les nouvelles. Écoute, c'est génial et je pense que ton témoignage va pouvoir explorer plein de problématiques. La première que j'ai, effectivement, il y a ces métiers un peu passion comme fleuriste, mais il y a aussi la réalité du terrain, de ne jamais que de faire ça tous les jours. Du coup, est-ce que tu peux nous raconter un petit peu comment ça s'est passé ton le côté désenchantement, entre guillemets, où tu prends conscience d'autre chose et que du coup, tu décides d'ajuster.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Oui. J'étais déjà partie dans ce métier en me disant que ça allait pas être que des paillettes. C'est vrai qu'on se rend compte quand on est en boutique, il y a des clients qui pensent qu'on va cueillir nos petites fleurettes le matin dans les champs. Je caricature un peu, mais presque ça, et puis qu'on fait des jolis vases et puis qu'on vend des fleurs. La réalité est tout autre. Moi, j'étais dans une boutique qui fait aussi de l'événementiel. C'est énormément de logistique déjà. C'est trois un arrivage de fleurs par semaine. Un arrivage, ça veut dire une matinée à gratter des fleurs, à couper, à vider l'eau pourrie qui pue vraiment des vases et à en remettre des nouveaux, à agencer la boutique tout en servant les clients qui arrivent dans la boutique en même temps, gérer les bons de commande, gérer les préparations pour l'événementiel. Donc déjà, il y a une partie logistique. Je pense que je n'ai jamais passé autant le balai de ma vie que les premières semaines en boutique, parce qu'on travaille en jetant des trucs au sol tout le temps, mais pour la sécurité, il faut aussi qu'on ramasse. Donc quand on arrive et qu'on commence, on ne sait pas faire un bouquet, donc on est souvent dans la logistique.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
On fait beaucoup de vaisselle, on passe beaucoup le balai. Les horaires, bizarrement, je travaillais 35 heures alors que quand j'étais chez Le média, je travaillais plus que ça, mais j'ai eu l'impression de travailler plus. Parce que déjà, il n'y a pas de pause. À part le midi où on s'arrête 45 minutes, il n'y a pas de pause. C'est-à-dire que quand on travaille devant un ordi, je pense, à moins quand on est Quand on est sous l'eau, ça n'arrive pas. Mais il y a toujours un moment, on va regarder son téléphone, on va peut-être répondre à un message perso, on va aller faire un tour sur réseau. Si on a 10 minutes, on va réserver un billet d'avion pour les vacances. En fait, s'il y a des moments, on va faire une pause café. Là, on est à la boutique, il y a des clients tout le temps, déjà le téléphone, il ne sort pas. Donc s'il y a des trucs perso, pas le temps de regarder. On est debout, on est actif tout le temps et c'était des horaires. Donc moi, l'amplitude horaire de ma boutique, c'était ouvert du mardi au dimanche de 9h30 à 20h00.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Et le dimanche de 9h30 à 13h30. Et donc mon premier désenchantement, ça a été le rythme. Je savais que j'allais travailler les week-ends, ce n'est pas caché, c'est clairement le gros point du métier. Si vous ne voulez pas travailler le week-end, n'allez pas faire fleuriste. Mais de le vivre et de rater plein de moments avec mon conjoint, avec mes amis, de rater des mariages, de rater des week-ends de 30 ans, de potes ou ce genre de choses. Sur le papier, si on se dit: Oui, je suis passionnée, ça va passer. Et en fait, non, ça ne passait pas. C'est ça qui a été le plus dur pour moi, c'est de me rendre compte qu'au quotidien, le rythme est dur à tenir. C'est peut-être la même chose pour tout le monde.
Marine (Chance)
Non, mais je trouve ça génial parce que c'est hyper important de parler de tout ça. Il y a la théorie et c'est exactement ce que tu dis. En fait, je pensais que ça ne me dérangerait pas et ça me dérangeait ouf. C'est génial. C'est ton expérience et ça pourrait être différent pour quelqu'un d'autre.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Exactement. C'est super de pouvoir enlever les fantasmes positifs comme négatifs.
Marine (Chance)
Et donc, une fois que tu réalises ça, comment ça se passe ?
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Je pense que j'ai dit à mon conjoint au moins quatre fois dans l'année que j'allais tout arrêter. Le mois de décembre... Les saisons aussi sont très importantes quand on travaille dans une boutique. Il faut savoir qu'il n'y a pas de chauffage. Les portes sont ouvertes et on a eu un mois de décembre qui était assez froid. Donc, le mois de décembre était extrêmement dur parce que là, c'était du 50-55 heures par semaine, parce que c'est une très grosse période. Le mois de décembre, c'est le marathon. Ils m'ont dit souvent aux fleuristes quand ils arrivent à l'école, que ce soit reconversion ou au début, que s'il y a un moment où ils vont lâcher dans le parcours, c'est au mois de décembre. Donc, ce que j'ai fait moi pour me calmer un petit peu en termes de stress, me dire: Non, il faut que j'aille jusqu'au bout. C'est que déjà, j'aimais ce que je faisais. C'est quand même hyper important. J'ai vraiment trouvé que j'étais à l'aise dans mon environnement. Je me sentais hyper bien dans ce que je faisais. J'adorais la fleur. C'est tout bête, mais j'ai découvert pas tellement de variété. J'étais hyper contente.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Je commençais à avancer aussi en technique. J'allais sur des projets événementiels, je faisais des bouquets de plus en plus gros. J'étais à l'aise avec les clients. Et du coup, je me suis dit: C'est trop bête. J'ai fait tout ce parcours-là, j'ai galéré pour partir de ma boite, j'ai tout remis en question avec chance. J'ai pris du temps pour arriver jusque-là. Je ne vais pas le lâcher au bout de trois mois parce que je suis fatiguée, que j'ai froid et que je ne vois pas mes amis. Donc, je me suis dit: C'est un an. Enfin, ce n'est même pas un an, c'est de septembre à juin. Donc, je vais tenir cette année, même si c'est dur. Ça me remet aussi un petit peu les idées en place. Ça me permet de me recentrer sur ce que je veux faire. Et au lieu de subir, je vais penser à ce que je veux faire après. Je me rends compte que je ne veux pas faire ça au quotidien. Comment je vais transformer la suite ?
Marine (Chance)
Et alors ?
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Et alors, je me suis retrouvée à reprendre les réseaux sociaux de la boutique dans laquelle j'étais très tôt, parce que j'ai vite vu que c'était un carnage des formations professionnelles obligent. Je lui ai dit: Écoute, si tu veux, je peux t'aider là-dessus de façon totalement bénévole. C'était une fourniture de travail quand même au maximum. Et je me suis dit: En fait, j'aime bien ça parce que je me retrouve à travailler pour quelque chose de concret. Je voyais que quand je faisais une story, un reel, un post sur un de ses bouquets, on avait des commandes derrière, donc ça lui générait du business. Et donc je me suis dit: Mais en fait, j'aide vraiment quelqu'un. Je ne suis plus à travailler pour des grosses marques avec agroalimentaire dont je ne partage pas du tout les valeurs et les visions. Là, je travaille pour un artisan qui a vraiment besoin et qui ne sait pas du tout utiliser les réseaux sociaux. Et donc c'est parti comme ça et je me suis dit: Mais pourquoi pas en faire quelque chose ? Entre temps, j'ai eu au mois d'avril mon ancienne N+2 qui m'a contactée en me disant: Écoute, j'ai rencontré une nana qui est super, qui lance sa marque d'huile d'olive, dans un univers dans lequel je travaillais avant.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Elle cherche pour ses réseaux C'est un trop petit budget pour nous, mais toi, je sais que tu es passionnée par ça. Donc, je me suis retrouvée en contact avec cette personne avec qui je travaille maintenant. En fait, ça s'est fait comme ça petit à petit. Et aujourd'hui, je travaille pour un coiffeur, pour une fleuriste, pour une marque qui se lance et pour le syndicat des fleuristes aussi. Où là, je compagne sur des missions de formation complètement différentes. Mais pareil, le syndicat, j'étais à l'école, j'en ai parlé à mon prof de vente qui me disait: Mais tu ne vas pas rester que fleuriste, ça se voit que tu aimes autre chose et que tu as les capacités aussi pour être sur un poste un peu hybride. Il m'a fait rencontrer la directrice de la stratégie de l'Union des fleuristes et c'est comme ça que je me suis retrouvée à parler de projets avec eux. Donc tout ça en parallèle à chaque fois de l'alternance.
Marine (Chance)
C'est génial. Et la boutique, je ne sais pas comment on dit, dans laquelle tu travaillais, on dit boutique ?
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Oui.
Marine (Chance)
C'était quel type de structure ? C'était un petit truc de quartier ?
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
C'était une chaîne ? Non. Artisan-fleuriste, donc pas une chaîne. On était quatre personnes. Quatre personnes mais avec des gros clients en événementiel. Par exemple, Chaumet est un gros client, Cédric Grolet, on faisait toutes les vitrines à l'Avenue de l'Opéra, des marques de luxe, des abonnements entreprises ou des cabinets, etc. En fait, un volume de travail, moi, j'avais peur du côté commerce où des fois, on voit des commerces vide et ça fait hyper mal au cœur. Et le commerce a pris un gros coup. Depuis le COVID, tous les commerçants le disent. Parce que quand on est dans une boutique, on échange beaucoup avec les commerçants autour qui sont sur d'autres activités. Et donc, du coup, l'événementiel a un peu été un salut pour beaucoup. Et donc, c'est comme ça que ça fonctionne aussi. Mais ce qui faisait qu'on avait un gros volume de travail, donc je me suis jamais ennuyée, pour le coup, mais sans me sentir submergée. Et ça, c'est hyper important. Ce qui m'a fait énormément de bien, c'est de plus avoir de mails, de plus avoir de personnes qui m'appellent quand je ne suis pas au travail ou le week-end. On ferme la porte de la boutique, on a terminé la journée.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Et ça, c'est un bonheur, j'avoue.
Marine (Chance)
J'ai une question de Jenny: comment vous jonglez entre les deux activités ? Si Fleury, c'était chronophage et énergivore.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Vu que je travaillais les week-ends, j'avais un week-end en décalé. Donc moi, je ne travaillais pas le lundi, mercredi. Je n'avais pas deux jours consécutifs, ce qui était un peu usant en termes physique. Et l'avantage d'être en week-end le lundi, mercredi, c'est que personne n'est en congé, donc vous êtes tout seuls. Et donc, du coup, ce que je faisais, c'est que généralement, le lundi, je me reposais et le mercredi, j'avançais sur les autres projets. Les semaines où j'étais à l'école, j'avais un vrai week-end et j'avais des horaires où je commence à 8h15 et je finissais à 17h15. Donc, ça me permettait de travailler à côté. Donc, c'était beaucoup de travail parce qu'il ne fallait pas se laisser déborder. Et en même temps, c'était ma bouffée d'air de me dire: OK, je prépare la suite, j'arrive à faire autre chose. Et ça me it un peu du quotidien de la boutique.
Marine (Chance)
Et ça fera la transition avec la question, parce que tu as eu ton CAP en juin et maintenant, tu te lances. La question sur quel statut tu as sur les deux activités et comment tu jongles entre les deux depuis la rentrée.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Ouais. J'ai un statut microentrepreneur. J'ai déclaré deux activités, une qui est rattachée à l'URSSAF, l'autre qui est rattachée à la Chambre des métiers de l'artisanat. Là, la façon où j'essaie de découper mon temps, on va dire que c'est 60% comme, 40% fleur. La fleur, je mets plus sept sur des installations. Désolée si vous entendez du bruit, j'ai des travaux à côté, donc j'espère que ça va être Par exemple, si je montre un petit peu la façon dont ça s'agence dans une semaine, la semaine dernière, je travaillais mardi, mercredi sur mes projets comme. Jeudi, à 4h00 du matin, j'étais perchée sur un escabeau, sur une vitrine pour faire un décor en fleurs. J'ai fini à 11h00 du matin, donc l'après-midi, clairement, j'ai dormi, je n'ai rien fait. Et du coup, le vendredi, j'ai repris mon boulot. Donc la fleur, pour l'instant, est plutôt sur des horaires un peu décalés. Et dans ce cas-là, quand je vais faire une prestation fleurs, je balise mes journées. Et après, les fleuristes vont plutôt avoir besoin sur des week-ends. Donc généralement, ce n'est pas là où je vais travailler sur la com. Donc finalement, ça s'organise bien. Et les missions que je fais moi, là, je vais faire un mariage, par exemple début octobre, c'est du vendredi.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Je vais travailler le vendredi samedi. Donc en fait, ça ne va pas empiéter sur le reste. Par contre, il faut savoir un peu cloisonner, se diviser un petit peu et rester toujours alerte quand même sur les mails si jamais il se passe un truc. Après, mes clients savent que j'ai deux activités aussi. Ça, je pense que c'est hyper important.
Marine (Chance)
Et cet équilibre aujourd'hui, comment tu te sens dedans ?
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Hyper bien. Franchement, Je pense que quand on se met à son compte, il y a aussi la réalité financière, jusqu'où on veut aller. Moi, je sais que pour l'instant, j'ai clairement du temps libre parce que j'ai un salaire qui va tomber à la fin du mois, qui est correct, qui ne correspond pas à ce que j'avais chez Webedia avant, mais qui reste quand même largement correct et qui, pour l'instant, me suffit. Donc, je me suis dit que j'allais me laisser jusqu'à décembre pour prendre un rythme, voir comment ça se passe et ensuite, à partir de décembre, voir pour prospecter de nouveaux clients, que ce soit Fleur ou que ce soit Comme, mais développer à partir de fin décembre, début janvier, pour remplir un peu plus l'agenda et aller chercher un salaire un peu plus élevé.
Marine (Chance)
Ok. En tout cas, là, il n'y a plus de questions.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Oui, je vois que ça. Ça défine.
Marine (Chance)
C'est à nous le casier passionne. Financièrement, concrètement, parce qu'en coulisse, il faut aussi pouvoir répondre à cette question qui est crucial, parce que sinon, ça fera un peu l'éléphant au milieu du truc de la solenne. Financièrement, à combien tu arrives et comment tu arrives à gérer la différentielle par rapport à ta vie d'avant ? Et est-ce que les deux se valent ou est-ce que la com' rapporte plus que les fleurs ou l'inverse ?
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Les fleurs, ça ne me rapporte pas grand-chose. Il ne faut pas se mentir. Quand j'étais en alternance, j'étais au SMIC. J'avais la chance d'être en rupture conventionnelle, donc d'avoir Pôle emploi qui complétait. Et donc j'arrivais par mois à être à 2002 net, ce qui est très bien. Ce qui était mon salaire d'avant sans mes variables avec la partie commerciale. Donc j'étais clairement bien cette année, aucun souci. Et là du coup, donc en termes de chiffre d'affaires, ce que j'ai fait, c'est que vu que j'accompagne des marques sur les réseaux sociaux, trois de mes clients sont sur des contrats mensuels. Donc l'avantage, c'est que je sais ce qui tombe à la fin du mois, et on est parti sur six mois à un an de prestation. Donc j'arrive avec ces trois clients à être à 3 700 € de chiffre d'affaires. Ce qui fait dans ma poche un peu plus de la moitié, on va dire. Je garde 40% en trésor, ou pour mes cotisations, mes impôts, ils 60% qui reviennent chez moi. Et puis les fleurs, c'est un peu plus compliqué à dire, parce que ça va être au... Comment dire à la prestation.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Je n'ai pas de rentrée comme ça hyper régulière. Il faut savoir qu'un fleuriste débutant, en termes de taux horaire dans la fleur, vous allez être entre 15 et 17 €, grosso modo, de l'heure. Et moi, là, vu que j'ai eu la chance de travailler avec mon ancienne patronne, je suis plutôt sur du 20 € de l'heure qui va plutôt être vers du fleuriste expérimenté. Mais ce n'est clairement pas... Fleuriste débutant, c'est du SMIC, quand on est en boutique ou en événementiel. Et ce qui rapporte le plus chez les c'est les heures supplémentaires. Parce que je sais que par exemple, quand je bossais avant, clairement, les heures supplémentaires, c'était cadeau, ça n'existait pas. Dans des métiers comme ça, c'est hyper régularisé. Et donc du coup, chaque heure supplémentaire est payée puisqu'on est sur des plannings vraiment d'horaires. C'est ce qui peut permettre à un fleuriste de se faire un petit peu plus ou alors d'être sur des... Des horaires de nuit quand on va sur une installation à 14h00 du matin, on est plus payé que si on travaille le vendredi de 9h00 à 17h00, par exemple.
Marine (Chance)
J'ai une question où je pourrais répondre aussi en partie, mais ça m'intéresse d'avoir ton retour à toi. C'est... Mince, je la recherche. C'était sur le parcours Champs.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Oui.
Marine (Chance)
C'est Océane, ça arrive de finaliser un bilan de compétences. Chance, c'est de toujours avoir aucune piste solide.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Alors moi, en l'occurrence, non. J'avais vraiment des pistes solides. Et après, je pense aussi, ça Ça dépend du tempérament. Moi, je sais que je préfère me lancer dans un truc et en me disant: OK, je tente, que d'être un peu dans une nébuleuse entre les deux. Et j'avais, moi, beaucoup de levier sur le social qui, au final, c'est révélé être vrai. Je n'ai pas supporté sur un long terme et sur la finance. C'était vraiment mes deux gros freins quand je suis arrivée dans le bidon en me disant: Je vais lâcher un salaire pour un SMIC, qu'est-ce qui se passe ? Et: Je ne vais plus voir mes amis, ma famille, ce n'est pas possible. Au final, ça, j'avais déjà ces deux freins sans penser au métier de fleuriste. Vraiment, au tout début, c'était déjà ça. Et je suis vite arrivée sur des métiers de l'artisanat. Et après, pourquoi choisir fleuriste ? J'avais déjà une appétence pour ça. Et je me suis dit: Je ne vais pas reprendre des longues études. Je vais vite travailler aussi, je vais être en alternance. C'était important pour moi de ne pas repartir sur les bancs de l'école. Dans cinq ans, c'était impossible.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Et je pense qu'à un moment, ça peut être un peu vertigineux de se retrouver devant l'explorateur des et d'avoir plein de métiers qui sortent. Moi, celui qui it le plus haut, c'était actrice. Je fais du théâtre à côté, donc je ne le dis que ce n'était pas non plus. Si j'avais dit ça à mon entourage, je pense qu'il aurait dit: Ouh là là, attends, redescend un peu. Mais du coup, il faut aussi savoir faire le tri, s'écouter et de se dire que l'explorateur des métiers, il va donner des tendances, des choses qui pourraient nous plaire et de ne pas prendre au pied de la lettre: Moi, j'avais des choses en médecine, etc. Clairement, j'aurais adoré le faire, mais je me suis dit: Ouh là, non, je ne vais pas partir sur un doctorat, donc on ne va peut-être pas le faire. Je pense que c'est assez Si on n'a peut-être pas de piste hyper concrète à la fin, c'est qu'il y a encore un petit travail à faire et qu'il ne faut surtout pas lâcher, en tout cas, le processus.
Marine (Chance)
Moi, ce que je peux ajouter, c'est Le parcours est très bien fait, mais je préférais laisser Lauryn répondre avant parce que forcément, vous allez penser que je suis moins objective. Mais en fait, la première partie, c'est l'introspection. On va vraiment être sur qu'est-ce qui vous anime, quelles sont ces activités que vous faites dans le pro comme dans le perso. Vous savez, ces moments où vous ne voyez pas le temps passer tellement vous aimez ça. Le flow. Voilà, le flow, où ça vous énergise, où vous relevez la tête: Ça fait 5 heures que je suis dessus et le temps a disparu. En fait, ça, vous Il y a forcément ces moments-là. C'est à partir de ça qu'on va aller creuser. Ça va vous proposer plein de pistes de métiers, le fameux explorateur des métiers dont parle Louis. Mais après, c'est un peu une ouverture. Ok, vu Vu que je suis comme ça, j'aurais pu ou je pourrais faire ça, ça, ça, ça. Et en fait, c'est vraiment de se dire: Ça, clairement, non, parce que je n'ai pas envie, par exemple, de faire huit ans d'études. Par contre, c'est intéressant de réfléchir à pourquoi ça aurait pu me convenir.
Marine (Chance)
C'est quoi, en fait, l'activité, le travail dedans que j'aime ? Parce que par exemple, j'ai vu plein de talents passer, c'était sage-femme. Elle ne se revoyait pas faire trois ans d'études qui impliquent sage-femme. Mais par contre, le métier de doula, qui est un métier d'accompagnement de la naissance, ça, c'est une formation de un an. Et elles l'ont fait exactement comme Lauryn, à côté de leur statut de communicante, parce qu'elles savaient très bien qu'elles ne pourraient pas en vivre. Et du coup, elles ont construit un projet et modulé. Et en fait, le parcours, évidemment, vous accompagne, vous avez votre coach, vous faites pingpong et en fait, vous fonctionnez en entonnoir. Voilà, c'est pour vous expliquer comment ça fonctionne. Et ce que dit très bien Lauryn, c'est qu'il y a aussi un truc d'action. C'est-à-dire que c'est en se lançant qu'on voit. Parce que sinon, Lauryn aurait pu Elle rêvait toute sa vie d'être fleuriste et au moment où j'avais passé les pas. Là, elle l'a fait. Elle s'est rendue compte, et c'est pour ça que ton exemple est super, que ce n'était pas waouh, mais du coup, là, tu es en train d'ajuster et de moduler pour faire que ça taille.
Marine (Chance)
C'est en ça que j'adore ton l'histoire parce que ça montre la réalité de terrain qui fait que tu y vas et tu ajustes.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Et moi aussi, je peux me permettre de conseiller quelque chose pour les gens qui pensent vraiment en métier de fleuriste. Allez voir votre fleuriste de quartier, demandez lui d'aller faire deux, trois jours, une semaine en observation. Généralement, ils sont plutôt ouverts à ça. Ils ont toujours besoin de petites mains pour aider sur la logistique. Vous n'allez pas faire des trucs glamour, vous n'allez pas faire un bouquet à un client, clairement pas. Mais ça va vous permettre de prendre un peu le pouls aussi de ce que c'est une journée dans une boutique, comment ça se passe et l'ambiance. Parce que ce que j'ai découvert aussi, je vais me faire juste une petite digression rapide, je is d'un milieu la pub où quand même, en termes d'ambiance et de personnalité, ça peut être compliqué. Et je m'étais dit: Oh là là, fleuriste, ça va être super sympa. Sur la scène parisienne en tout cas, c'est un métier quand même de requin où les fleuristes entre eux sont plutôt durs et où on va traiter un peu les employés de façon assez sèche. J'ai eu pas mal d'exemples dans ma classe de gens en alternance qui se faisaient traiter comme je ne sais pas quoi.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Ça m'a vachement expliqué. Il faut le tester, il faut le vivre. Si vous avez un petit doute avant de vous lancer dans cette voie-là, faire un petit tour chez un fleuriste de quartier, c'est une superbe idée.
Marine (Chance)
Ouais, super idée. Et effectivement, mais ça, ça vaut pour tous les métiers, un même métier exercé dans un environnement différent, ça peut être génial ou ça peut être l'enfer. Et en l'occurrence, Ça dépend l'employeur dans des petites structures quotidiennes. Il y en a d'autres qui demandent comment tu as réussi à lever le frein financier.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Déjà, quand même, je resitue que pour moi, de faire une reconversion professionnelle, c'est un luxe que Donc, plein de gens ne peuvent pas se permettre. Moi, j'ai eu la chance d'avoir fait un bac +5, donc d'avoir quand même des portes ouvertes à côté si ça ne se passait pas bien, d'être partie avec une rupture conventionnelle, c'est-à-dire d'avoir quand même l'État qui me soutient. Et puis, vous tous, parce qu'on cotise tous pour les autres. Donc, vous tous qui me soutenez aussi financièrement, mine de rien. Et un conjoint qui a une situation très stable et qui gagne bien sa vie. Donc, j'avais quand même trois piliers plutôt solides autour de moi. Et je me suis De toute façon, je vais avoir un SMIC, donc dans tous les cas. Et puis, quand on est en apprentissage, on a le SMIC brut qui tombe en net, parce qu'il n'y a pas de charges quasiment sur l'apprentissage. Donc, ça veut dire qu'en net, j'avais 1 700 €, ce qui est carrément jouable. Ça m'a aussi beaucoup déstressé et je me suis dit: Juste, il va falloir que j'adapte un petit peu mon mode de vie. De toute façon, je travaillais les week-ends, donc j'ai beaucoup moins dépensé.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Ça, c'est dans le point positif, parce que j'ai moins de temps pour les activités. Je finis à 20h00 le soir, donc les verres le soir, quand tout le monde se retrouve à 19h00 et que moi, je finis à 20h00, le temps que je sorte, il est 20h30, j'allais me coucher parce que j'étais fatiguée. Franchement, j'ai moins dépensé, du coup, ça s'est équilibré. Rationnellement, je me disais: Au pire, si jamais à un moment, je n'ai plus d'argent, je trouverai un job alimentaire et je viendrai compléter. Je me suis dit: Il y a toujours moyen de retrouver une source, même si je ne fais pas un truc qui me plaît, ce n'est pas grave, je trouverai l'argent quelque part.
Marine (Chance)
Est-ce que je peux ajouter sur la peur financière ? Parce que c'est évidemment un des principaux freins et du coup, on le travaille beaucoup dans le parcours. Avec la coach, il y avait des exercices. Ce que je calcule qu'il faut faire, c'est: OK, c'est quoi mes charges fixes ? Ou tous les mois, je ne sais pas, j'ai par exemple 1 200 € loyers, charges, machin. Et à partir de ce moment-là, vous vous dites... Par exemple, si c'est un métier manuel comme l'ORI, effectivement, ce qui est chouette, c'est que c'est des formations d'alternance, donc vous avez un salaire. Exactement ce que expliquait l'ORI, 1 700 €. Si vous avez réussi à avoir une rupture avec Pôle emploi, vous avez du coup un peu plus. Vous faites votre calcul et en fait, ce n'est pas du tout se mettre à risque parce que vous saurez très bien: Là, j'ai ça en charge, j'aurais ça en salaire. Ça me fait baisser peut-être mon niveau de vie. Est-ce que c'est OK, pas OK ? On a de la chance en France qu'il y ait beaucoup d'aide à la reconversion. Il y a le chômage, mais il y a aussi Pôle emploi qui offre plein d'autres services pour ceux qui...
Marine (Chance)
Il y a les incubateurs, si c'est entrepreneur, il y a plein de choses.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Il y a même des formations, formations aussi, je crois. Il y a pas mal de choses qui existent.
Marine (Chance)
Oui, il y a énormément de choses. Justement, dans le parcours, dans le parcours Chance, avec votre coach, vous avez votre projet. La partie de la fin qui est la partie C'est vraiment, OK, concrètement, comment ça marche ? Comment ça tient la route ? C'est quoi les aides ? C'est quoi les subventions ? C'est quoi les formations ? En fait, vous allez vraiment faire un plan réaliste. Parce que nous, notre responsabilité, c'est on ne laisse jamais partir les gens dans des trucs où ils se mettraient en danger. Donc, c'est vraiment, le plan, il est solide. Donc, en fait, il est balisé. Le risque que vous prenez, c'est peut-être que vous allez vous dire: En fait, ça me plaisait pas tant que ça. Ce n'est pas grave. Parce que vous pouvez retrouver un... La bâtimentarrière, elle est possible dans tout ce que vous faites dans la vie. À part peut-être un enfant où il est là. Il n'y a rien qui peut ne pas être changé, surtout quand on parle de travail.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Exactement. C'est ce qui m'a aussi beaucoup déstressé.
Marine (Chance)
Ouais, mais c'est vrai que c'est une déconstruction, parce que moi, la première, je suis terrifiée, mais quand on pose le truc, on se dit: Non, rationnellement, il n'y a pas de raison. J'ai un petit règne, j'aurais le chômage, etc. Il y a Hélène qui demande si tu as une grille de tarification pour la partie communication.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
C'est hyper variable parce que ça veut tout et rien dire. Moi, je suis sur des forfaits jour, c'est-à-dire 8 heures de travail. Ça dépend de l'expérience, ça dépend des missions. Par exemple, je ne vais pas facturer une mission vraiment de stratégie ou une journée où je fais du community management et où juste je poste des trucs et où je modère. Donc vraiment, c'est hyper variable et ça dépend de l'expérience. Moi, j'ai cinq ans d'études plus cinq ans d'expérience dans le métier qui me permet d'être à des TGM pas trop mal. Et après, il y a aussi, je pense, en moyenne, ça doit être du 400 jours. Alors, 400 jours, on pense dans sa tête, 250 sur son compte, parce que c'est toujours waouh, les chiffres de d'affaires, mais derrière, ce n'est pas nul, mais ce n'est pas ce qu'on a sur notre compte. Et puis, il faut aussi réussir sur des forfaits comme ça. Moi, j'ai pris le parti de ne pas faire des forfaits de contenu ou ce genre de choses. Il faut réussir à estimer son temps de travail, ne pas se survendre, ne pas se sousvendre. Et du coup, moi, ce que je fais, c'est que j'ai un tableau Excel.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Dès que je passe du temps sur un projet, je le rentre. J'ai passé 30 minutes là-dessus, j'ai passé une heure là-dessus sur tel client et ça me permet de voir à la fin du mois où j'en suis sur ce que j'ai vendu.
Marine (Chance)
Merci beaucoup, Laurine. C'était passionnant. Et je vois que l'heure tourne. Je voulais redire à la fin, je vous ai remis dans le chat le lien vers la communauté d'entrée de Chance. En fait, ce que vient de faire Lauri, c'est de l'entraide, c'est-à-dire que bénévolement, elle a accepté de donner 30 minutes de son temps pour aider, créer des déclics, inspirer toutes celles et ceux qui seraient intéressés par sa voie professionnelle. Et vous aussi, même si peut-être vous ne l'aimez qui est en fait, en fait, un métier, donc vous aussi, vous pouvez, si vous voulez, rejoindre la communauté pour partager aussi votre expérience et aider d'autres personnes. Et l'idée, c'est un réseau d'entraide. On aide et on est aidé. Mille mercilauri dans ton emploi du temps, multi casquettes entre les fleurs et la com de nous avoir donné 30 minutes.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Avec plaisir.
Marine (Chance)
C'était trop chouette de te revoir. Et ça me donne envie aussi de... On en reparlera, mais de te proposer de témoigner dans le podcast Chance.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Ouais, avec grand plaisir.
Marine (Chance)
Parce que je suis sûre que ton parcours, il va provoquer plein de déclics chez plein de monde. Donc, mille mercis.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
J'espère. J'espère avoir aidé tout le monde, en tout cas, un petit peu, à mon échelle. Et merci de m'avoir proposé cette opportunité.
Marine (Chance)
Écoute, tu as plein de mercis dans le chat. Je vois. Merci beaucoup. Au cœur.
Laurie Freitas (Fleuriste & Free-lance en communication)
Merci beaucoup. Merci. Bonne journée à tout le monde.
Marine (Chance)
Bonne journée.












