Clotilde, Fondatrice d'une association

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Marine (Chance)

Bonjour à tous, bienvenue dans cet événement. Pardon de ces deux minutes de retard. On enchaîne toute une semaine, 50 métiers en cinq jours. On fait découvrir les coulisses de 50 métiers cette semaine. Et aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Clotilde, qu'on a rencontrée dans le cadre de Chance, car elle fait une association qui nous touche et dans laquelle on est sur laquelle on est vraiment sensible chez Chance, qui est Wake Up Café. Pour commencer, Clotilde, peut-être que vous pouvez juste nous rappeler ce que fait Wake Up Café pour tout le monde, avant qu'on rentre sur le détail de ce que ça représente votre métier de fondatrice d'une association.

Clotilde (Fondratrice association)

Bien sûr. Donc, Wake Up Café, c'est une association qui accompagne des personnes qui ont fait un ou plusieurs passages en prison et qui disent: Je ne veux plus jamais retourner en prison. Dehors, c'est très compliqué. Du coup, j'ai besoin d'aide pour y arriver. Donc, Wakeup Café fait cet accompagnement de dans dehors, de détenus et d'ex-détenus.

Marine (Chance)

Et par exemple, le genre d'action que vous menez, pour que tout le monde comprenne bien ?

Clotilde (Fondratrice association)

Pour bien comprendre C'est que sortir de prison, c'est très compliqué. En fait, on n'a plus de repères quand on sort de prison, on n'a personne qui est là pour nous aider à faire quelque chose et nous, on accompagne pour faire un changement de chemin. Et donc, on les accueille sur des sites. Un site, Wake Up Café, c'est une maison avec un jardin et une équipe dédiée qui va être attentive à la situation de chaque nt de prison et à toutes les difficultés qu'il va rencontrer pour s'en sortir. On a monté des parcours. Ils sont à temps plein chez nous, de 9h00 à 18h00, jusqu'à ce qu'ils entrent en formation ou qu'ils prennent un travail. Et puis, on les accompagne sans limites dans le temps, grâce à aussi beaucoup d'entreprises partenaires qui, à la fois, les embauchent, à la viennent sur nos parcours pour les préparer à intégrer le monde du travail. Et voilà, la Force de Wakeup Café, c'est une communauté d'entraide et à la fois beaucoup d'exigences et beaucoup de bienveillance.

Marine (Chance)

Génial, merci beaucoup. Comme tous les live, pour ceux qui participent à ce live pour la première fois, je vous rappelle, le principe, c'est vraiment de répondre à toutes vos questions sur ce métier de fondatrice d'une association, parce que c'est vraiment une idée qui peut traverser l'esprit de pas mal de personnes et concrètement, on veut justement partager avec Clotilde la réalité et les difficultés de ce métier, le challenge et à quel moment on sent qu'on est prêt. Clotilde, dans ce qui vous concerne, est-ce que vous avez toujours fait l'associative ? Quel est votre parcours de vie ?

Clotilde (Fondratrice association)

D'abord, j'ai élevé mes enfants. Ça a été ma première carrière. Et puis après, j'ai pas mal travaillé dans l'associatif, effectivement, jusqu'à une dernière mission qui était dans les prisons où j'étais au moyen de prison. Et donc, à ce titre-là, on a les clés des cellules. Et donc, du coup, je rencontrais les personnes dans leurs cellules et je me suis rendu compte qu'être enfermé 22 heures sur 24 alors qu'un jour, on va sortir de prison, ça ne nous prépare pas à intégrer la société. Là, il y a eu un vrai déclic en moi où je me suis dit: Je comprends que tous ces gens rentrent et sortent de et qu'il y ait autant de récidives dans notre pays parce que rien ne les aide à changer de chemin. C'est comme ça qu'il y a eu un déclic. J'ai ensuite créé l'association Wake Up Café, après huit ans où j'étais trois jours par semaine dans les cellules. Mais en fait, pour être très honnête, je n'ai pas créé avec une ambition, avec l'envie de développer quelque chose de grand. C'était avant tout... J'avais créé une chorale en prison et donc il y avait besoin pour celui qui chantait, celui lui qui était le chanteur principal et le pianiste.

Clotilde (Fondratrice association)

Il avait besoin d'un travail, il avait besoin d'un logement. Et en fait, c'est comme ça que Wake Up Café est né, parce que je lui ai trouvé... Je suis allé voir un chef d'entreprise et je lui ai dit: Ce gars-là, il faut vraiment l'aider. Il veut s'en sortir. Le chef d'entreprise m'a dit: OK, on le prend. Il est resté sept ans dans la même entreprise en CDI. On lui a trouvé un logement. Comment l'idée de Wake Up Café est née ? Il y avait un besoin et j'ai trouvé une solution.

Marine (Chance)

Finalement, c'est une rencontre qui a fait le besoin de créer cette association. La question qu'on reçoit, la vraie question qu'on reçoit sur dans le chat, il y a deux questions. Une question qu'on trouve dans quasiment toutes les conversations qu'on a cette semaine sur les métiers, la question de la rémunération. Chez Chance, on regarde la nuit avec un sens pour chacun, à la lumière de quatre piliers: les métiers, l'environnement, les et la finalité. Cette question d'impératif, ça comprend la question de la rémunération et qu'est-ce qui est non négociable en termes de rémunération ou de contraintes, qui peuvent être des contraintes horaires également. La question de la rémunération, c'est: de votre point de vue, quand vous êtes fondatrice d'une association, quelle est votre réflexion sur le sujet de la rémunération ? Si vous mettez à la place un certain qui nous écoute et qui envisage peut-être de créer une association, à quoi ils doivent s'attendre ?

Clotilde (Fondratrice association)

La première chose, c'est qu'aujourd'hui, mais probablement qu'on est en train de changer, mais aujourd'hui, le monde associatif, on a des salaires qui sont beaucoup moins importants que le salaire de l'entreprise. Ça, il faut en être conscient dès le départ, même si, ce que je constate aujourd'hui, des partenariats et la force des partenariats qui existent entre les entreprises et le secteur associatif, où on répond à des enjeux de société, on va aller vers, je pense, une revalorisation des salaires de l'association. Maintenant, quand on est fondateur d'une association, la plupart deviennent plutôt président de l'association. Donc, en fait, une association, c'est assez facile à créer. Il faut un président, il faut un trésorier, parfois un secrétaire. Et moi, je ne suis ni... Aucun de ces trois... J'ai un conseil d'administration, donc toutes les associations ont des conseils d'administration. Et donc, pour être salarié, il ne faut pas faire partie du conseil d'administration. Donc moi, je suis directrice générale de Wake Up Café. Donc ça, c'est une des premières réponses que je vois dans les questions. C'est ce que je pourrais dire sur la question de la rémunération. Aujourd'hui, il y a des grilles salariales entre associations de la même taille.

Clotilde (Fondratrice association)

Nous, on a commencé tout petit. Aujourd'hui, on est une association qui prend une vraie place dans le milieu de la justice. Et donc, on réajuste aussi petit à petit notre grille salariale en fonction des moyens qu'on a, puisqu'on ne vit que de dons. De dons d'entreprises, de dons de fondations familiales et de subventions publiques lorsque notre action est reconnue avec un impact. Voilà ce que je peux peut-être raconter.

Marine (Chance)

Génial, hyper précieux. Du coup, vous avez obtenu les subventions au Kepel Café. La question sur les subventions, vous avez obtenu les subventions. Vous m'entendez ?

Clotilde (Fondratrice association)

Je n'ai pas entendu la question, pardon.

Marine (Chance)

Là, il y a une question sur les subventions. Est-ce que vous avez obtenu des subventions à WeCouple Café ?

Clotilde (Fondratrice association)

Oui, c'est ce que je disais, il y a à la fois des subventions privées, des fondations d'entreprises, des fondations familiales et des donateurs, et à la fois des subventions publiques. Et nous, on travaille beaucoup sur des programmes dans les prisons. Et donc, grâce à ça, on est financés par le ministère du Travail, par Bercy, sur certains programmes dans les prisons.

Marine (Chance)

D'accord, vous avez eu des subventions. Et est-ce que ça a été suite à des appels à projets ? C'est la question suivante de Stéphane Oui, on répond à des appels à projets, à la fois des appels à projets des entreprises et à la fois des appels à projets publics qui sont aussi des appels à projets qui peuvent être de la région, du département et de toutes les collectivités territoriales. Du moment qu'il y a un impact, du moment que ça a été démontré.

Clotilde (Fondratrice association)

Après, c'est très suivi. Très suivi. Très suivi, très structuré. Et pour tout ce qui est lié Au ministère, on a des rendus quasiment nom par nom et suivi de bénéficiaire par bénéficiaire pour vérifier que l'argent public est bien utilisé, à ce pourquoi il a été débit.

Marine (Chance)

Alors Pour revenir sur ce que vous avez expliqué tout à l'heure, vous expliquez que pour faire une association, il faut avoir un président, un trésorier et un secrétaire général, c'est ça ?

Clotilde (Fondratrice association)

Oui, je crois que juste le président et le trésorier suffisent.

Marine (Chance)

Il suffit. Le minimum. D'accord. Donc, derrière nous dit quelle est la démarche. Concrètement, quand on commence pour faire une association ?

Clotilde (Fondratrice association)

Déjà, il faut créer un objet de l'association. Et puis après, on s'inscrit au registre des associations, on est validé. C'est assez simple.

Marine (Chance)

Et en l'occurrence, vous avez choisi de faire une association et pas une entreprise. Et Cécile nous pose la question Pourquoi une association et pas une entreprise ?

Clotilde (Fondratrice association)

Pourquoi une association et pas une entreprise ? Une entreprise, il faut des investisseurs. Moi, il n'y avait pas d'intérêt de capitaux dans le projet qu'on lançait, c'était vraiment se mettre au service. On était vraiment dans une démarche du bien commun, de donner du sens à la sortie de prison et de permettre à ceux qui faisaient appel à nous de s'en sortir et d'avoir une vie meilleure. Donc c'est vraiment lié à l'objet au départ à l'objet.

Marine (Chance)

Et ce n'est pas la même chose pour les entreprises, des fondations qui vous donnent des dons d'avoir une entreprise ou une association à qui donner.

Clotilde (Fondratrice association)

Pardon, je n'ai pas compris la question.

Marine (Chance)

Pour les entreprises qui vous font des dons ou les fondations qui vous font des dons, ce n'est pas la même situation pour eux de donner à une association par rapport à donner à une société ?

Clotilde (Fondratrice association)

Exactement. Oui, pardon. Exactement, effectivement, les entreprises, en fait, ne vont pas donner à d'autres entreprises. Seules des associations qui sont d'intérêt général, sont habilité à recevoir des dons et à donner des reçus fiscaux lorsqu'ils sont agréés par l'État et qu'ils ont un véritable Ils sont un véritable intérêt général pour la société.

Marine (Chance)

Justement, est-ce que vous êtes reconnus d'utilité publique ? Comment on fait pour être reconnus d'utilité publique ?

Clotilde (Fondratrice association)

Comment vous êtes faits pour ? On n'est pas reconnus d'utilité publique encore. C'est une démarche qu'il faut qu'on fasse. Aujourd'hui, on est d'intérêt général.

Marine (Chance)

Quel est l'intérêt ? Quelle différence ça vous apporterait ?

Clotilde (Fondratrice association)

En fait, d'être reconnu d'utilité publique, ça permet de recevoir des legs. Ça donne davantage d'opportunités pour recevoir des fonds. Et c'est aussi une accréditation très forte de l'État. Il faut avoir un un certain nombre d'années d'existence, un certain nombre d'adhérents. Il y a tout un tas de critères. Nous, on a des cabinets d'avocats qui sont en train de regarder pour l'obtention de ce statut. Jusque-là, Wake Up Café a huit ans et jusque-là, nos conseillers nous disaient que ce n'était pas indispensable de faire cette démarche-là.

Marine (Chance)

D'accord. Alors, une question aussi sur la question des salariés versus bénévoles. Là, si on prend l'exemple de Wake Up Café, vous êtes à quel stade de taille de boîte en termes de salariés de bénévoles ?

Clotilde (Fondratrice association)

Aujourd'hui, sur l'ensemble des projets Wake Up Café, on a 100 salariés, avec en plus l'été, puisqu'on a ouvert un projet d'embauche où on embauche les sortants de prison au Quai Liberté, sur le bateau Thalassa et la Guinguette du Quai Liberté. Là, on a des saisonniers aussi, parmi les wakers qu'on embauche, qui viennent là pour retrouver le goût du travail. Là, on a aussi des salariés pendant six mois, ça peut passer à 200. Sinon, la structure normale de l'association, c'est une centaine de salariés sur huit sites, dont un site commercial. On a à peu près 250 bénévoles à date qui agissent sur les différents sites où on est présents: Lyon, Marseille, Valence, Montpellier, Nantes, et bientôt Lille.

Marine (Chance)

Génial. On peut venir vous voir. En fait, si on veut nous le soutenir, on peut venir au contraire. Venez découvrir. On peut venir vous voir. Quelle liberté, c'est ça ? Quelle liberté à Paris dans le 15ème siècle.

Clotilde (Fondratrice association)

Quelle liberté, vous pouvez venir nous voir boire un verre, déjeuner dîner, avoir du Thalassa. Ça, ça nous aide. Chaque fois que quelqu'un vient, ça nous permet d'engager des nouveaux wakeers. Vous pouvez aussi venir découvrir ce que fait que la vie, c'est un titre quelquefait. Avec vos week-ers, vous sortez tout juste de prison. Ils en parcours vers le monde du travail.

Marine (Chance)

D'accord. Je vous invite tous à le faire. C'est un très bel endroit et vous faites une action utile que d'aller déjeuner ou prendre un verre là-bas. Il y a beaucoup d'informations, effectivement, sur la page Facebook. Merci Charlotte de préciser sur Welcome Café. Sur les sujets concrets de votre métier, comment vous avez réussi à structurer le début ? Comment vous vous êtes accompagné ou pas au tout début ? Vous nous avez expliqué qu'au début, c'était une rencontre qui vous a finalement acheminé vers Welcome Café aujourd'hui, mais comment vous avez pu structurer votre projet et vous lancer ?

Clotilde (Fondratrice association)

Ce qui a été déterminant, c'était les rencontres. C'est qu'au début, elle a prêté quasiment seule avec un stagiaire. Il y a un chef d'entreprise qui s'est dit: Vous répondez à un prêt en pleine entité, je donne 30 000 €. Et moi, je me dis: Mais qu'est-ce que je vais faire de ça ? Je ne voyais même pas l'utilité. Et puis, petit à petit, il y a eu de plus en plus de personnes qui ont fait appel à nous et je me suis dit: En fait, ce chef d'entreprise qui nous faisait confiance, ça m'a aussi mis sur l'enjeu qu'il y avait à honorer cette confiance et à faire en sorte que ce soit quelque chose de très vrai, très concret, très efficace pour être digne de cette confiance qui était faite. Les chefs d'entreprises, au début, ont vraiment joué un enjeu fort, un rôle fort. Pour moi, ce qui était passionnant, c'est que quand on crée une association, ce qui est très fort, c'est qu'on est à la fois en lien avec ceux qu'on accompagne ou l'objet de ce pour quoi on crée une association qui, pour moi, doit toujours partir de réponse à un besoin. Je pense qu'on ne crée pas une association pour créer une association, pour se faire plaisir.

Clotilde (Fondratrice association)

C'est parce qu'il y a quelque chose qui nous motive et parce qu'on voit qu'on a peut-être une solution pour quelqu'un. Au début, c'est vraiment pour une personne, et puis pour deux, et puis pour trois, et puis pour cinq. Et jamais je n'aurais imaginé il y a huit ans, qu'on allait accompagner 1 500 personnes, qu'on allait être un des acteurs majeurs dans le milieu de la justice et que même ce qu'on savait faire pour 1 500, il fallait aujourd'hui regarder comment le faire pour 10 000 et puis pour 20 000, parce qu'il y a 100 000 personnes qui sortent de prison chaque année.

Marine (Chance)

100 000 C'est qui sortent et 1 500 qui sont accompagnés par Wake Up Café, c'est ça ?

Clotilde (Fondratrice association)

Exactement. Et donc, aujourd'hui, on a trouvé un modèle qui fonctionne et on est sur le fait que ça fonctionne et que toutes les personnes que l'on accompagne nous disent: Mais si j'avais connu Wake Up Café avant, je ne serais pas retourné en prison. Ça, ça vous pousse à, là, pour le coup, à aller plus loin et à réfléchir à une stratégie de changement d'échelle.

Marine (Chance)

Bien sûr. Et sur les 1 500, combien ont réussi à se réinsérer dans un emploi ?

Clotilde (Fondratrice association)

Sur les 1 500, on a une étude de la direction de la statistique du gouvernement qui nous a checké toutes les personnes et qui, depuis le début de Wake Up Café, en tout, aujourd'hui, on a 12% de récidives, donc 12% de retours en prison, face à des taux nationaux qui sont beaucoup plus importants.

Marine (Chance)

D'accord, super. Justement, dans votre métier, pour ce résultat, en effet, Dans votre métier, dans ce que vous faites au quotidien, ce qui serait intéressant pour tout le monde, c'est se projeter sur justement du jour et type. Qu'est-ce que vous faites de vos journées ? Je comprends que vous avez encore beaucoup d'interactions avec la prison en direct avec des détenus, mais C'est intéressant de se projeter dans une journée type. Et par ailleurs, des choses qui font partie de votre métier ou de votre quotidien qui vous anime moins, on va dire.

Clotilde (Fondratrice association)

Mon métier de dirigeante d'association. Ce n'est pas le même aujourd'hui qu'il y a huit ans, quand j'ai créé Wake Up Café, où j'étais moi-même dans l'accompagnement des détenus directement au quotidien et qui était passionnant parce qu'à la fois, j'étais en lien avec les wakeers, donc ceux qu'on accompagne, en lien avec les bénévoles, en lien avec l'équipe, en lien avec les chefs d'entreprises, en lien avec l'écosystème de l'administration pénitentiaire et de la justice. En fait, ce qui est très intéressant, je pense, dans ce métier de dirigeant d'association, c'est que vraiment, on rencontre des gens très différents, à des niveaux très différents. Moi, c'est ça qui me passionne. Après, aujourd'hui, où j'ai des équipes qui travaillent sur les sites, j'ai des responsables de comm', responsables de logement, responsables des programmes, responsables de la recherche de fonds, un DAF, un DRH. Je peux vraiment mieux me concentrer sur la vision, prendre un peu de recul, regarder où on emmène les équipes, comment on les forme et avoir une vision un peu plus haute que quand, jusqu'à encore l'année dernière, j'étais la tête dans le guidon parce que j'avais 20 personnes en direct avec moi. On est sur une forte croissance et une association qui répond vraiment à un besoin de société, elle ne peut être que sur une forte croissance.

Clotilde (Fondratrice association)

C'est à la fois passionnant et très prenant.

Marine (Chance)

Et donc, quelle partie vous anime moins dans votre métier ? Qui m'anime moins ? Qui est partie vous trouve plus difficile ?

Clotilde (Fondratrice association)

C'est clairement jusqu'à ce que j'ai une DRH qui arrive. C'était toute la gestion des contrats, des de la bobologie des équipes, ce n'est pas ce qui me passionne le plus. Ce qui me passionne le plus, c'est de motiver, d'entraîner et d'être avec les wake-up. Je Je crois que je reste encore très terrain. Et heureusement, en allant aujourd'hui de site en site, puisque en tant que directrice générale, je vais visiter les sites et je travaille beaucoup avec les responsables de sites. Et puis, en étant au Clé Liberté, où il y a plein de wakers qui sont en salarié ou en stage. Je suis au quotidien encore avec les wakers et sans ça, moi, je perds le sens de ce que je fais.

Marine (Chance)

Effectivement, moi, j'ai rencontré pas mal de personnes qui sont dirigeants d'associations, qui marchent bien et qui répondent à un véritable besoin, qui grandissent très, très vite. Ils ont tous pour point commun d'être très terrain et de rester proche du terrain pour continuer à être inspirés, à inspirer et être très concrets sur les besoins qu'ils adressent. On est dans la dernière minute de notre conversation. Il y a deux questions, une sur l'inspiration. Je crois comprendre ce que vous racontez. Maïs vous pose la question de: Est-ce que vous avez vu le même besoin à l'étranger. Est-ce que vous êtes inspirée d'associations internationales pour affiner ou monter la vôtre ? Et une deuxième question de Flavie sur ce qui vous manque pour passer à l'échelle.

Clotilde (Fondratrice association)

Très clairement, c'est très intéressant d'aller regarder ce qui se passe dans d'autres pays et de regarder aussi ce que font les autres associations, même de réinsertion en France, de regarder la complémentarité. Ça, très intéressant. Effectivement, dès le début, on est allé en Angleterre voir la prison de Peterborough pour regarder comment ils avaient fait. En plus, c'est là qu'est né les contrats à impact social. Donc nous, au début de Welcome Café, on était allé voir là. Et aujourd'hui, on est en train de signer un contrat impact avec Bercy. Donc, on est dans cette logique d'aller regarder. Je viens à l'instant de voir des entrepreneurs suisses qui nous ont fait rencontrer les centres pénitentiaires suisses et les des marges de réinsertion qui existent dans ce pays. Donc oui, très intéressant d'aller regarder ailleurs. Ensuite, la question de: qu'est-ce qui peut nous aider à faire ce passage à l'échelle et d'accompagner davantage de monde pour répondre à ce besoin qui est fort. C'est évidemment des piliers. On a à la fois des très grosses entreprises, on a AXA, on a des grosses entreprises qui nous disent: Nous, on est prêts à vous aider à financer ce changement d'échelle, mais il faut aussi que l'État soit aussi plus partie prenante dans le financement de ce que vous faites.

Clotilde (Fondratrice association)

Ils sont en train de faire un plaidoyer auprès du ministère de la Justice. Et de fait, nous, maintenant, on a créé un comité de direction, donc on réfléchit à cette stratégie de développement à 3-5 ans et on essaye de se faire... On se fait conseiller aussi par un cabinet de conseil en stratégie pour nous aider à bien regarder quelle croissance on veut. Les financements sont aussi les Les entreprises partenaires, on les a, le modèle, on l'a. Les équipes, c'est la formation qui est le plus important, bien former les équipes à la méthode, à l'approche avec le café. Le financement de ce changement d'échelle est moi, une de mes préoccupations. Mon sujet des projets actuels majeurs.

Marine (Chance)

Très bien. D'ailleurs, Chance, on est très sensible à tel point qu'il y a des wakers qui font Chance.

Clotilde (Fondratrice association)

Et on adore Chance. En ce moment. Et pour moi, il y en a besoin pour chaque waker.

Marine (Chance)

Voilà. En fait, Chance permet une orientation adaptée à des personnes qui sortent de prison et qui ne savent pas, qui n'ont pas confiance en eux et qui ne savent pas par où commencer pour construire un projet professionnel. Donc, au même titre que tout le monde peut faire chance, on est très content d'avoir des wakers qui font le parcours Chance aussi. Est-ce qu'il y a une dernière question ? Il y a une question: Quels sont les organismes les plus efficaces en matière d'aide à la création d'association ?

Clotilde (Fondratrice association)

Création d'association, je ne peux pas vous dire. Smh, il faut absolument aller chercher la Fondation de la France Sans Gages, qui est la fondation qui est présidée par François Hollande. Au début, j'y allais, en tout cas quand on m'a candidaté vraiment pour les financements. En fait, c'est absolument passionnant d'accompagnement à l'ESSEMages. Ce qui nous ont permis de découvrir et de faire a été déterminant dans le développement et la croissance de Wake Up Café. Création d'association, honnêtement, il faut un peu débrouiller seule.

Marine (Chance)

Est-ce qu'il y a un créateur d'association, un directeur d'association qui vous inspire pas forcément français ou international ? Est-ce que c'est François Hollande avec sa fondation ? C'est une fondation, en l'occurrence, ce n'est pas une association, mais parmi les associations, qui vous regardez ?

Clotilde (Fondratrice association)

Il y en a plein. Moi, j'aime beaucoup. Entourage. Le réseau Entourage, ils sont super. Lucie, qui est la directrice, est géniale. En fait, il y a plein d'associations avec laquelle on partage les mêmes valeurs qui donnent envie à ceux qui accompagnent d'agir de manière positive dans la société et de découvrir vraiment qui ils sont et du coup d'être pleinement eux. Il y en a plein. Il y Each One que j'aime beaucoup. Il y en a un là.

Marine (Chance)

Je vais mettre dans le chat Each One. Et Each One et Entourage. Et Entourage pour ceux qui veulent aller regarder. Merci infiniment, Clotilde. Merci à tout le monde.

Clotilde (Fondratrice association)

Merci aussi à toutes les De rien. Merci beaucoup.

Marine (Chance)

Merci. Merci. Merci. Merci. Avec grand plaisir.

Clotilde (Fondratrice association)

Et merci au bravo pour tes voix sur le tchat.

Marine (Chance)

C'était hyper sympa, c'est Entourage. Tout le monde est en train de réagir sur le tchat pour vous féliciter.

Clotilde (Fondratrice association)

C'était super gentil. Merci à tous.

Marine (Chance)

- On est tous avec vous, Clotilde, et on va tous aller-On en a besoin. Ok, liberté.

Clotilde (Fondratrice association)

C'est génial. Continuez. Merci.

Marine (Chance)

Merci Clotilde. À bientôt. Merci Clotilde.

Clotilde (Fondratrice association)

À bientôt. Au revoir.

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