Allan Calloc'h, Formateur en marketing digital
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Margot (Chance)
Je vais voir si tout le monde... Bonjour à tous. Est-ce que vous êtes bien en ligne ? Je vois des réactions super. Bonjour Vincent. Désolée pour le retard. On enchaîne un peu les live et le précédent, il y a eu un peu de retard. La magie des journées en coulisses de Chance. On est ravis de vous retrouver. J'enchaîne rapidement avec Allan, qui est là pour vous présenter son parcours en tant que formateur marketing digital. Moi, je m'appelle Margot, je travaille chez Chance. Et c'est un peu particulier puisque dans mon ancienne vie professionnelle, je travaillais avec Allan. Je suis hyper contente de le retrouver. On travaillait tous les deux dans une organisation de formation où Alan travaillait en tant que formateur pour animer mes formations. Je vais te laisser un peu maintenant te présenter Allan, avant d'aller plus précisément sur ton parcours pro. Je te laisse en dire un peu plus si tu veux te présenter.
Allan Calloc'h (Formateur en marketing digital)
Oui, merci Margot. Je suis effectivement ravi de te retrouver. Je m'appelle Allan Calloc'h et je suis formateur en marketing digital. Je suis tombé dans la marmite du marketing digital en 1998. Je fais partie des pionniers. J'ai travaillé essentiellement en agence de marketing, plusieurs, divers, de différentes typologies. Et puis maintenant, voilà, c'est temps. J'ai fait la rencontre décisive qui fait aujourd'hui mon bonheur, c'est-à-dire J'ai changé de métier. Je suis désormais effectivement formateur, mais également coach. Et puis, je continue à faire un peu de consulting en marketing digital. Mais je crois que je vais surtout me concentrer sur le métier de formateur.
Margot (Chance)
Ouais, on va aller aller sur ton métier de formateur, mais je pense qu'après, on pourra aussi élargir. Justement, ça fera partie des choses. Le fait que tu puisses conjuguer plusieurs métiers en étant formateur, je pense que ça va intéresser pas mal de personnes. Est-ce que tu peux revenir sur le moment clé dont tu parlais ? Qu'est-ce qui a fait que de l'agence, tu es passé formateur dans ce cas-là ?
Allan Calloc'h (Formateur en marketing digital)
Il y a un moment décisif dans la rencontre, finalement, d'une première formation que j'ai animée. Mais au-delà de ça, je crois que j'avais fait le tour de l'agence. J'ai, après presque 20 ans de bons et loyaux services auprès de plusieurs agences. Je crois que j'étais un peu épuisé. Et puis, là, avançant, je me suis dit: place aux jeunes. L'agence est un manque qui souffre un peu de jeuneisme. Et donc, soit finalement, on possède son agence, on a développé une structure, ou soit on continue d'être collaborateur salarié. Et moi, je me suis au bout d'un moment senti plus tout à fait à ma place. Et donc, du coup, ça a provoqué un déclic. Donc, au fil de ma carrière, j'ai eu l'occasion d'entreprendre. Déjà, j'ai monté une startup dans le domaine du tourisme. Ça a duré cinq ans, donc c'était une parenthèse de ma vie en agence. Donc, je connaissais déjà un petit peu l'entrepreneuriat, j'étais déjà un petit peu préparé à ça. Et puis, je me suis jeté à l'eau. Et la rencontre décisive que j'évoquais, c'était cette rencontre avec le premier organisme de formation avec lequel je continue de travailler et pour lequel toi aussi, tu as travaillé.
Margot (Chance)
Tout à fait. ISM. Si je comprends bien, ton choix, ça s'est porté un peu dans une projection à plus long terme où tu te projetais plus forcément dans le cadre de l'agence. Pour autant, tu disais le rythme, etc. Mais connaissant ton propre rythme professionnel et tu le citais, toutes les activités calmes, j'imagine que ce n'était pas non plus dans l'idée d'avoir quelque chose de plus calme. Ça n'a pas été... C'était quoi ?
Allan Calloc'h (Formateur en marketing digital)
Merci pour cette question. C'est effectivement tout de même assez profond comme démarche. J'ai voulu remettre du sens dans ce que je faisais en remettant l'humain au cœur. J'ai bien senti que ce que je fais depuis le départ en marketing digital, on transmet beaucoup, même en agence, on fait beaucoup de pédagogie pour vendre des dispositifs, vendre des concepts. J'ai senti qu'il y avait tout de même un gouffre entre le microcosme de l'agence et puis les personnalités qu'on avait l'occasion de rencontrer. Je me suis dit que la dimension humaine manquait, c'est-à-dire la capacité de pouvoir transmettre un savoir. Et donc, ça a été cet élément qui a un petit peu provoqué mon envie de changement, le fait d'épouser cette dimension autour de la transmission. Je pense que mon grand-père, qui était professeur des écoles, n'est pas tout à fait étranger à cette approche. J'ai toujours aimé transmettre, mais c'était en moi, sans vraiment le savoir. Et après un ikigai en autonomie que je me suis fait de mon côté, j'ai posé les différents éléments, je me suis dit: Tiens, c'est peut-être une évolution possible. Après, il y a des envies d'indépendance, de liberté qui ont tout de même guidé aussi mon choix.
Allan Calloc'h (Formateur en marketing digital)
J'ai toujours été quelqu'un d'assez indépendant. J'ai changé assez fréquemment d'agence. Besoin de liberté et d'indépendance. Et j'ai trouvé, effectivement, dans ce cadre de formateur indépendant, ce que je cherchais, à la fois de la transmission, de l'accompagnement, plus d'humains, mais aussi plus de liberté.
Margot (Chance)
Très bien. Justement, c'est intéressant ce que tu disais sur le côté humain, les rencontres. Chez Chance, on y croit à fond et c'est aussi pour ça qu'on a organisé cette semaine en coulisses. C'est pour permettre de montrer, sans rencontrer d'autres personnes aussi qu'on peut ouvrir ces perspectives et s'enrichir, ce qui est au cœur de la formation et du métier de formateur. Et en même temps, tu dis formateur indépendant. Comment est-ce que je pense que ça peut intéresser des personnes qui se posent la question de sauter le pas de l'indépendance et qui peuvent se dire qu'on peut peut-être être un peu plus seuls. Comment est-ce que les rencontres ont pu ou marquent encore cette évolution dans la formation et qui fait qu'encore, parce que dix ans après, tu es toujours formateur. Comment ça se conjugue cette association indépendant et en même temps, beaucoup de rencontres ?
Allan Calloc'h (Formateur en marketing digital)
C'est bien et moins bien à la fois. C'est-à-dire que ce qui est bien, c'est que j'ai des semaines très rythmées, Je change d'univers quasiment chaque semaine. Et donc ça, c'est passionnant. Je peux même changer de région. Il m'arrive même d'aller à l'étranger. À la même époque, l'année dernière, j'étais au Maroc à former des équipes chez Orange. Et donc cette variété est... Mais quand une formation est terminée, c'est vrai que bien souvent, finalement, on ferme la parenthèse et puis on passe à autre chose. Donc là, il y a une frustration qui est de plus en plus marquée, qui est qu'on est en solo et qu'on éprouve le besoin d'articuler notre quotidien avec d'autres formateurs, consultants. Donc, ce qui a donné chez moi l'envie de monter un collectif qui s'appelle Turquoise Académie, où je fédère des mentors comme moi autour des sujets du marketing digital. Et là, j'ai une bouffée d'air quelque part. Du coup, je retrouve un peu ce qui me plaisait aussi dans la vie de bureau classique, échanger et puis partager nos émotions, partager des idées. Et donc, je passe un nouveau cap qui est de construire une entreprise un peu plus ambitieuse, rester solo, mais embarquer avec moi, finalement, des formateurs qui, comme moi, ont envie de se mettre autour d'un collectif de talent.
Margot (Chance)
Comment tu les as rencontrés, ces formateurs, justement ?
Allan Calloc'h (Formateur en marketing digital)
Je suis en cours de recrutement, donc des bouteilles à la mer que je jette sur LinkedIn. Et ce que je trouve intéressant, c'est que je dois payer. Je suis pas tout seul dans ce cas-là, puisque j'ai des taux de réponse qui sont excellents, près de 100% de taux de réponse quand finalement, je présente mon projet. Donc, ça montre bien que je ne suis pas tout seul dans ce cas-là. Il y a un besoin de se retrouver et il y a un besoin de collectif, malgré tout. Donc, ça rentre un peu dans la dynamique des collectifs de talents qu'on voit de plus en plus émerger. Ce sont des alternatives aux agences et je crois qu'il arrive la même chose dans le monde de la formation également.
Margot (Chance)
C'est super. Bravo. Nous aussi, le collectif au cœur de tout, au cœur de la méthode Chance. On a beaucoup de personnes qui suivent le parcours Chance et le collectif a une importance énorme pour avancer, pour sortir de son isolement et pour se sentir un peu soutenu par d'autres personnes, même ne connaît pas forcément personnellement. Tu as parlé un peu que c'était potentiellement quelque chose qui t'avait effrayé au moment de quitter le monde du salariat. Est-ce que tu as eu d'autres hésitations ? Parce que le passage à l'indépendance, ce n'est pas toujours évident pour tous. On sait que ça peut être un frein important. Moi-même, je viens d'une famille d'indépendants et je sais les difficultés que ça peut, ou en tout cas, les craintes que ça peut soulever. Qu'elles ont été les tiennes et comment tu as pu les surmonter, justement ?
Allan Calloc'h (Formateur en marketing digital)
Je le disais, effectivement, en préambule, j'ai déjà eu cette expérience de quelques années en tant qu'entrepreneur. J'avais levé des fonds, c'était un projet, un réseau social de voyageurs. Donc, j'avais déjà éprouvé ce qu'était un petit peu cette solitude et la peur, quelque part qu'elle engendre. La peur du financier aussi, c'est-à-dire, évidemment, le confort du salaire. Donc, ça, ça ne m'a pas tout à fait quitté, mais j'avais tout de même l'expérience du fait que, on est sur des métiers nouveaux en plein boom et de toute façon, on arrivera toujours à rebondir. Donc, j'ai un peu gommé ces craintes, ces angoisses. C'est aussi la méditation qui m'y a amené. J'ai la chance d'avoir un peu de liberté de pouvoir me promener en forêt avec mon chien et je dois dire que j'ai un peu gommé ce qui me faisait défaut. C'est-à-dire que par moments, je me laisse un peu embarqué par l'angoisse, par la solitude, justement. Mais j'y travaille et je continue d'y travailler. C'est un chemin au long cours. Donc, c'est vraiment le point qui m'a fait hésiter, puisque je connais ma personnalité et ses limites. Mais on se bonifie et puis on apprend. Aujourd'hui, j'en suis à ce stade, donc plutôt serein.
Allan Calloc'h (Formateur en marketing digital)
Et puis plein de choses positives, de toute façon, qui arrivent. À partir du moment où on est dynamique, où on s'entoure et où on est passionné, de toute façon, il arrive toujours du positif.
Margot (Chance)
C'est sûr, on te sent passionné et te connaissant, je sais que tu l'es. Quel est le sens que tu trouves dans ton métier ? Chez Chance, je vais un peu appuyer ce que je veux dire. On est persuadé que chacun trouve le sens qui est le sien dans son métier. Nous, on le trouve autour de quatre piliers: le métier, ce qu'on fait, les impératifs, la finalité, la cause, par exemple, qu'on veut servir ou l'environnement dans lequel on travaille qui nous satisfait. Toi, cette partie de formateur, tu citais le fait de transmettre une connaissance, de rencontrer des gens. Quel est le sens que ça t'apporte au quotidien qui fait encore une fois, que ça a fait quasiment une grosse partie de ta carrière.
Allan Calloc'h (Formateur en marketing digital)
Pour prendre appui sur les quatre piliers que vous évoquez, il y a le métier déjà en tant que tel qui nourrit ma curiosité. Ça, c'est déjà un premier point. Je n'ai pas deux semaines qui se ressemblent. J'anime, j'enregistre des vidéos en e-learning, je coache, j'ai différents types de clients, j'ai des entrepreneurs, j'ai finalement des entreprises qui sont plus établies du CAC 40. Donc ça, c'est déjà le premier point. Second point, la finalité, c'est effectivement la transmission, la capacité, l'envie de pouvoir transmettre mon savoir. Et puis, je vais essayer de coupler ça à une dimension plus environnementale. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on n'est pas sans savoir qu'il y a quand même des enjeux environnementaux importants. Et moi, à mon petit niveau du marketing, j'ai des choses à transmettre aussi. Comment installer un marketing plus responsable, plus durable ? Donc, c'est ma petite pierre à l'édifice d'une dimension et d'une cause qui me tient à cœur. La troisième dimension, l'environnement. Effectivement, ça, c'est clé aussi. Je vous ai dit tout à l'heure, la liberté, la liberté d'être solo. Mais je travaille donc, et vous l'aurez compris, sur le collectif, ce qui me donne effectivement une double dimension qui me plaît: être autonome, libre dans mes choix, mais en même temps, je me greffe donc à des talents, ce qui, en l'occurrence, me compte.
Allan Calloc'h (Formateur en marketing digital)
Et puis enfin, mes impératifs personnels. C'est vrai que j'ai retrouvé plus de temps pour ma famille, pour mes enfants. J'anime beaucoup à distance, donc c'est vrai que je n'ai plus ces contraintes non plus de transport, même si j'adore continuer d'animer en présentiel. Mais je dois dire que sur un mois, c'est très équilibré. Je vais trouver du temps pour animer effectivement en distanciel, ce qui fait que j'ai un environnement de travail que j'apprécie, qui est assez flexible. Je me suis maintenant habitué au matériel de prise de son, de vidéos. Et donc, tout ça me plaît, finalement. Ça correspond bien à ma personnalité. Et puis, rester au contact des innovations. Donc, en ce moment, ça bouge beaucoup. Et donc, ce métier me force à rester à la pointe. Donc, très curieux sur tout ce que les experts ont à raconter. Donc, évidemment, LinkedIn, les conférences, les bouquins, tout ça, effectivement, me nourrit, ce qui m'a toujours nourri. J'adore la prospective et tout ce qui est autour, finalement, de l'innovation. Ce métier est au cœur de tout ça. En tout cas, j'aime à transmettre cette dimension-là aussi.
Margot (Chance)
Génial. Je trouve ça super ce que tu amènes comme notion de: On peut rattacher d'autres valeurs comme l'environnement dans quelque chose dont on pourrait penser que c'est très éloigné, la formation marketing digital. On ne dit pas que c'est forcément évident pour toi de servir cette sensibilité à l'environnement à travers ce travail. Et ça illustre bien le fait qu'on est capable aussi un peu de faire bouger le champ de son propre métier. N'hésitez pas, je l'ai remis par écrit. Si vous avez des questions dans le chat, je serais ravie de les transmettre à Allan et j'en profite du coup pendant ce temps-là pour continuer à t'interroger un peu plus. On perçoit que c'est assez varié et je souriais quand tu parlais du distanciel, puisqu'on a vécu ensemble le confinement et le confinement en distanciel qui n'était pas une évidence dans la formation professionnelle. J'aurais deux questions. Est-ce que tu as une journée type... Je pense que c'est à peu près... Peut-être une journée quand tu es en formation, une journée quand tu n'es pas en formation, que tu pourrais expliquer aux personnes pour bien se projeter sur ce que c'est ton quotidien. Et un peu dans une deuxième partie, comme on a encore un peu le temps, on perçoit que ton métier a quand même beaucoup évolué depuis que tu t'es lancé.
Margot (Chance)
Et on voit que le collectif de formateurs que tu as, etc, et ce que tu disais d'être beaucoup dans la prospective. Comment est-ce que tu envisages les prochaines évolutions, surtout entre le marketing digital et la formation ? Il se passe quand même beaucoup de choses actuellement. Toi, comment est-ce que tu envisages la suite ? D'abord ton quotidien et ensuite, comment tu vois la suite entre effectivement, le quotidien, tu l'as souligné, il y a finalement deux phases.
Allan Calloc'h (Formateur en marketing digital)
La phase où on anime, où là, on est engagé dans une animation, il faut donner de sa personne, parce que finalement, une formation, c'est avant tout vendre une expérience. Il y a un savoir qu'on transmet, mais il y a aussi la façon dont on transmet. Donc, ça, j'y crois beaucoup. Il faut que ce soit une expérience vécue par les apprenants qui soit riche. Et ça passe aussi par de l'animation. Ce qui veut dire qu'en journée d'animation, il ne faut pas se cacher. En fin de journée, on est fatigué parce qu'on a donné beaucoup de soi. Mais quand on donne de soi, en retour, on a beaucoup également, on reçoit beaucoup. Donc, fin de formation, quand on a des apprenants satisfaits, contents, on le sait, on l'a senti quand ça s'est bien déroulé et c'est très gratifiant et très agréable. Là, il y a la dimension de l'animation qui fait partie évidemment intrinsèquement de notre métier. Et puis, comme on ne peut pas animer tous les jours parce que ce serait humainement difficile, on a des moments de pause qu'il faut mettre à profit. Donc, je disais, rester au contact, rester à la page, maintenir son site Internet, travailler sur tous les aspects du marketing digital pour rester aussi à la page.
Allan Calloc'h (Formateur en marketing digital)
Ça veut dire faire du référencement naturel, travailler ses emailing, travailler ses réseaux sociaux, etc. Donc, ça, ça prend du temps. Et bien, travailler ce collectif, identifier des talents. C'est plein de microtâches et donc il faut être rigoureux dans son organisation. Ça implique chaque semaine, en début de semaine, de savoir précisément comment nourrir ses journée où on est un peu face à soi-même. Et c'est ça qui le fait. Du coup, derrière, je pense, la réussite: être bien organisé, savoir s'aménager du temps à soi, des pauses. J'expérimente toujours, évidemment, mais j'ai trouvé un certain équilibre aujourd'hui, en tout cas.
Margot (Chance)
Super. Sur cette expérimentation et la suite que tu vois, de la formation, qui est un peu reliée au marketing digital. Donc, j'imagine que ça impacte aussi ta façon de former, qui est beaucoup, peut-être que tu n'avais pas à préciser, mais beaucoup dans la mise en pratique. Maintenant, la formation, elle est très peu théorique, elle est beaucoup en pratique, surtout sur le marketing digital. Et tu disais l'expérimentation, tester. Il y a le formateur d'aujourd'hui et le formateur de demain.
Allan Calloc'h (Formateur en marketing digital)
On est en plein dedans. Comme je le disais, je continue de collaborer activement avec ton ancien employeur, l'ISN. Et donc, on déploie des dispositifs en blended learning. C'est quoi le blended learning ? C'est la meilleure combinaison entre l'e-learning et la transmission classique en présentiel. On déploie actuellement des dispositifs qui sont de plus en plus aboutis où la théorie, on va la transmettre en e-learning. Chacun à son rythme, on va consommer de la vidéo, il faut que ce soit très ludique. Il faut qu'il y ait des jeux, il faut qu'il y ait des quiz, il faut qu'il y ait finalement un environnement ludique qui s'apparente à du micro learning. Donc, chaque jour, on va en faire un petit peu et puis on va monter en compétence. Et le jour où on va se retrouver en atelier, cette fois-ci en présentiel ou en distanciel avec le mentor, avec le consultant, avec le formateur, là, on va mettre en pratique, effectivement. Donc, se concentrer sur la mise en pratique, sur la base d'ateliers très opérationnelle. Il faut prendre appui sur des cas très concrets et puis ouvrir des outils et puis mettre tous les concepts théoriques en perspective. Je crois beaucoup ensuite à ce que la formation se poursuive par d'autres briques e-learning qui pourraient compléter répéter le parcours.
Allan Calloc'h (Formateur en marketing digital)
On expérimente en ce moment ces formats et je dois dire que les retours sont très positifs et on va continuer dans cette voie. Après, il y a plein d'innovations. On sait que l'intelligence artificielle va aussi nous bousculer. Donc, évidemment, il faut rester très alerte sur le sujet, ne pas en avoir peur, la considérer comme un outil. Donc, c'est un champ d'exploration qui est intéressant. Un deuxième, c'est tout ce qui va créer du ludique, de l'expérientiel. Donc, il y a de plus en plus de logiciels qui sortent pour faire des vidéos de plus en plus engageantes. Donc, c'est un deuxième champ, je pense, qu'il faut explorer pour transmettre. Et puis, le troisième, je pense, c'est justement ces nouveaux formats. Je pense que la formation descendante à 7, 10, 15 personnes, c'est terminé. On est en mode conférence dans ces cas-là. Non, je crois beaucoup aux petits groupes qui vont être construits de façon homogène et qu'on va accompagner avec des objectifs très précis. Donc, une vraie montée en compétences. J'ai trop vécu, je dois dire, des formations où on a la sensation que derrière, il y aura simplement 10% des choses qu'on aura pu transmettre qui seront vraiment acquises.
Allan Calloc'h (Formateur en marketing digital)
Et ça, ça génère une frustration quand même pour le formateur. Donc, on dépasse ça aujourd'hui et on essaye par les technologies, par le côté hybride que j'évoquais, d'atteindre de meilleurs résultats. Je pourrais parler d'autres éléments, mais je pense que c'est l'essentiel.
Margot (Chance)
Super. C'est au cœur aussi des défis des entreprises. Tout ça, ça bouleverse des métiers auxquels il faut vraiment accompagner de manière la plus efficace et pertinente leurs collaborateurs. Donc, c'est super. Merci pour ces précisions. Une petite question de Vincent qui demande: Comment tu partages ton temps entre formation des clients, autoformation et recherche de clients ?
Allan Calloc'h (Formateur en marketing digital)
Pour que économiquement, ce soit viable, je ne cache pas, c'est-à-dire que j'ai perdu en salaire depuis que je ne suis plus collaborateur d'agent. J'avais des postes quand même assez importants où j'étais bien rémunéré. J'ai accepté cette perte de salaire au profit de plus de temps pour moi. Ça, déjà, c'est un point. J'avais réussi au tout début à maintenir mon niveau de vie en termes de salaire, mais j'étais en quasi burn out, c'est-à-dire qu'il fallait que je travaille tous les jours. Donc, je cumulais plein de casquettes. J'étais formateur à l'école pédagogique d'une école et je faisais aussi du consulting. Là, je travaillais soir et week-end et je maintenais mon salaire, mais au détriment peut-être de ma santé. Donc, j'ai pris le parti de gagner un peu moins et de me libérer du temps. Aujourd'hui, l'équilibre, on le trouve dans un mois, deux tiers de formation où du coup, on rémunère son temps. Ça peut être de la formation, ça peut être du coaching, ça peut être du consulting. Et puis, un tiers où je laisse mon agenda libre pour justement travailler tout le fond, déjà se répartir de façon homogène sur les différents enjeux pour se maintenir effectivement dans le métier.
Margot (Chance)
Merci pour la transparence là-dessus. On aura une dernière question d'Aminata qui élargit un peu par rapport à ton métier de formateur, mais qui va sur le marketing digital et sur un peu l'objet de toute cette semaine autour des métiers. Le sujet un peu du moment ChatGPT. Est-ce que penses, toi, en tant que professionnel du marketing et formateur d'un professionnel de la compétence, que ça peut menacer des professions comme des community managers que tu peux être amené à rencontrer ? Voilà, c'est la question de Aminata. Qu'est-ce que ça t'inspire l'impact de ChatGPT d'un point de vue métier sur les métiers du marketing digital ?
Allan Calloc'h (Formateur en marketing digital)
C'est effectivement le sujet tendance. On voit bien que ça cristallise énormément les peurs. À court et moyen terme, je pense que ça dépend, c'est quoi le moyen terme ? Je ne pense pas qu'il faille en avoir peur. C'est un outil, ça restera un outil. Maintenant, je ne suis pas devin, je n'ai pas de boule de cristal, je ne sais pas comment l'IA va évoluer. J'écoute aussi des experts qui ont des visions assez dystopiques sur le sujet, donc nécessairement, ça m'interpelle également. Mais en tout cas, à court terme, il faut considérer cet outil, justement, comme un outil et ça va démultiplier, je pense, notre créativité. Donc, pour le community manager, ça veut dire qu'on va avoir une aide quotidienne qui va nous aider à être plus pertinente, plus pertinent, plus efficace. Et donc, c'est bien ça l'enjeu. Je raccroche ça à une évolution du marketing, l'automatisation, le marketing automation, l'automatisation de tous les process quelque part. On est en plein là-dedans. Moi, je dis depuis longtemps que l'automatisation ne va pas nous remplacer, mais va nous permettre de nous concentrer sur les sujets les plus créatifs. Donc, la vraie différence demain chez les professionnels, c'est celles et ceux qui vont réussir à maîtriser l'outil dans une perspective de créativité, parce qu'on a tout de même encore un avantage sur l'implication artificielle, qui est bien notre capacité à transmettre de l'émotion et à être créatif.
Allan Calloc'h (Formateur en marketing digital)
Je ne dis pas qu'elle ne sera pas capable un jour d'un maximum de créativité, mais ça reste un outil, je pense, et donc, charge à nous de rester au contact et de savoir manipuler cet outil. J'espère avoir répondu. En tout cas, mon métier, en tout cas, va continuer d'exister. Je ne vois pas un robot, demain, faire ce que je fais, en tout cas à très court terme. Peut-être en 2050, je ne sais pas, mais aujourd'hui, non, clairement pas.
Margot (Chance)
Merci beaucoup Alain. De toute façon, effectivement, je suis assez raccord avec toi sur le fait que c'est un outil à nous de savoir l'utiliser et de faire que ça améliore notre métier ou en tout cas, ça nous permette de nous améliorer sur d'autres domaines, quitte à en faire comme toi, évoluer les contours et se réinventer au quotidien et dans la durée. Merci beaucoup Allan pour ton temps. Merci à tous d'avoir participé à ce live en coulisse. On a été ravis de vous voir. Le replay sera à disposition et surtout, vous pouvez contacter Allan via LinkedIn. Comme vous voyez, il est plutôt friand des échanges, des rencontres et de LinkedIn, donc n'hésitez pas. Ça sera avec plaisir, je pense qu'il vous répondra.
Allan Calloc'h (Formateur en marketing digital)
Merci Margot. Merci beaucoup. Bon après-midi.













