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Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Bonjour. Bonjour et ravie d'être présente aujourd'hui, de pouvoir partager mon expérience et à la fois ce que je vis au quotidien dans mon métier de formatrice. Et n'hésitez pas surtout à poser des questions. J'y répondrai avec grand plaisir.
Juliette (Chance)
Merci beaucoup Laurence pour cette introduction et prendre le temps justement d'échanger sur ton métier. Car en effet, ce live-là rentre dans l'initiative que Chance a organisé sur la semaine en coulisses, où vous avez pu avoir l'occasion de découvrir 50 métiers tout au long de la semaine. Et donc, en effet, aujourd'hui, on a avec Nous, on a la chance d'avoir Laurence qui nous présente son métier de formatrice pour adultes. Je suis sûre que vous avez plein de questions à poser pour Laurence. Et je vais commencer par la première. Laurence, est-ce que tu peux nous expliquer justement ton parcours et qui fait que tu es arrivée aujourd'hui à exercer ce métier ?
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Oui, alors du coup, juste en introduction, j'ai 57 ans, je suis mariée, j'ai deux enfants. Depuis une semaine, je suis installée à Rennes. Rennes que je ne connais pas, Je démarre une nouvelle aventure. Donc, ça donne déjà un petit peu une idée de comment je fonctionne. Mon parcours, il n'est pas linéaire, il est même atypique, avec pas mal de rebondissements, notamment chaque fois que j'ai déménagé, changé de région. Au départ, j'ai travaillé dans la culture, la valorisation du patrimoine. J'étais plutôt dans la communication, assistante de communication. Et puis, en ayant déjà commencé à travailler, j'ai pris un an de disponibilité pour faire un troisième cycle sur la gestion de projets culturels et patrimoniaux. Et j'ai eu la chance, avec le patron que j'avais à l'époque, de pouvoir développer autour de ce métier-là. Et en fait, Quand j'ai déménagé dans le sud de la France, à Perpignan, il a fallu que je me refasse une expérience et ce n'était pas forcément évident. J'ai fait pas mal d'intérims, j'ai fait pas mal de missions en CDD. Et puis, comme j'avais fait des études en sciences économiques, j'ai pas mal fait des remplacements en comptabilité. Donc, rien à voir avec le métier que j'avais au départ.
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Et puis, au bout d'un moment, toujours à Perpignan, j'ai J'ai fait un bilan de compétences et le métier de formateur a été identifié. Il était motivant. C'est un métier inconnu pour moi, mais qui m'a effectivement motivé. Ce qui me motivait, c'est d'être utile, d'être en relation avec les gens. J'adore apprendre de nouvelles choses et j'aime la nouveauté, j'aime l'inconnu, parce que la nouveauté et l'inconnu, ça me permet de découvrir aussi qui je suis. Alors, je me suis lancée et je n'ai jamais arrêté, parce qu'à partir du moment où je me suis lancée, c'est quelque chose qui m'a énormément plu. Et j'ai été d'abord intervenante en formation initiale, en alternance à la Chambre de commerce de Perpignan. Ensuite, en complément de ces interventions en formation initiale, j'ai créé mon entreprise et j'ai fait de la formation continue pour adultes. Après, j'ai été recrutée pour être responsable d'un service formation continue à la Chambre de commerce de Perpignan. Et puis ensuite, j'ai créé mon entreprise pour pouvoir développer en toute autonomie la formation pour adultes. Parallèlement, j'ai décidé d'ajouter une corde à mon arc et je me suis formée pour être coach. La formation de coach que j'ai réalisée à Paris 8 m'a permis d'être plus outillée pour accompagner les personnes en évolution professionnelle pour les aider à créer la confiance, confiance en eux et faciliter les apprentissages.
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Et aujourd'hui, je forme des futurs formateurs, principalement. J'interviens essentiellement sur le métier de formateur. Et mes clients, les plus gros clients que j'ai aujourd'hui, c'est Open Classroom. J'interviens sur la formation de formateur et la formation d'ingénieur pédagogique. Ce qu'il faut savoir, c'est que c'est de la pédagogie par projet et c'est ce qui m'intéresse énormément parce qu'on met l'apprenant en action, vraiment. Et puis, j'interviens aussi avec l'organisme de formation FEN au CNFPT, parce que le CNFPT, en Île-de-France, a décidé de créer des pôles formateurs internes. Et du coup, je forme ces futurs formateurs internes, experts dans leur métier, pour les aider à transmettre leur savoir à leur collaborateur, soit pour une nouvelle intégration, soit pour un départ à la retraite Ça permet de transmettre les savoirs et les savoir-faire.
Juliette (Chance)
Super. Merci beaucoup Laurence pour ce partage. On a déjà eu pas mal de questions qui sont arrivées, et notamment la première d'Éloïse et qui, moi aussi. En fait, quand on décide de devenir formateur pour adultes. Déjà, sur quelle expertise tu as formé quand... Il me semble que ta première expérience de formateur, c'était en alternance, en formation continue. Et puis après, à la CCI, sur quel domaine tu as formé ? Et peut-être aussi pour rebondir sur d'autres questions qui sont arrivées, est-ce que tu t'es formée à être formateur et est-ce qu'il y a des formations de formateurs ? Oui, parce que tu nous l'as déjà un peu dit.
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Oui, au départ, j'ai eu la chance. Ça faisait partie des points que je voulais évoquer dans les personnes importantes dans mon parcours. J'ai eu la chance d'être recrutée par quelqu'un qui m'a quelque part donné ma chance. Je n'avais pas été formée au départ quand je suis intervenue. C'était sur un BTS en alternance dans le tourisme, en lien avec ma formation sur le patrimoine qui m'intéressait, sur la valorisation du patrimoine. Il m'a dit: Si tu te sens bien quand tu es en intervention et si ça ne te pèse pas de préparer des cours, c'est que tu es faite pour ce métier. J'ai trouvé ça super intéressant parce que j'avais des indicateurs qui m'ont permis de voir si j'y prenais du plaisir et si j'y prenais du plaisir, après, je pouvais essayer d'approfondir mes connaissances. Et à la suite, j'ai effectivement suivi une formation de formateur qui m'a permis d'asseoir un certain nombre de légitimités sur mes interventions, des outils Comment préparer une formation, créer un scénario pédagogique, comment avoir la bonne posture quand on est en animation, comment on fait un bilan d'une formation. Tous ces aspects-là que j'ai bien sûr effectivement acquis grâce à une formation de formateur.
Juliette (Chance)
D'accord. Et donc, finalement, pour répondre à la question d'Orelie, comment avez-vous trouvé vos premières missions ? C'est par opportunité, c'est par rencontre, c'est par réseau ?
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Oui, le réseau compte énormément. Alors, je ne cache pas que le fait d'être à la Chambre de commerce de Perpignan, ça m'a beaucoup aidé parce que j'étais en contact avec pas mal de monde. Après, je suis allée démarcher les entreprises pour pouvoir avoir des missions. J'ai répondu aussi pour une association à un appel d'offres dans le cadre de financements de formations pour des demandeurs d'emploi au niveau régional. Et à partir du moment où on a été retenu, je me suis occupée à la fois de la coordination et de l'animation de cette formation. Donc, j'ai aussi la casquette d'ingénieur pédagogique qui m'a permis de construire des projets de A à Z, depuis la réponse à l'appel d'offres, jusqu'à la réalisation de l'animation de la formation.
Juliette (Chance)
Ok. Merci beaucoup Laurence. On a une question un peu plus haut de Gwendoline qui mentionne que c'est vrai que dans les expériences qu'on peut avoir en entreprise, on est amené à être parce qu'on est manager ou expert technique. Comment valoriser cette mission quand on quitte l'entreprise et qu'on souhaite se consacrer pleinement à la formation ?
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
C'est très intéressant parce qu'effectivement, un des sujets qui m'a Ce qui me préoccupe énormément, c'est d'aider les entreprises à être apprenantes et d'aider les salariés à identifier les compétences qu'ils ont en tant que facilitateur d'apprentissage pour pouvoir les exploiter ou pour pouvoir les valoriser. Comment faire pour en prendre ? Moi, j'ai envie de dire, à partir d'une fiche Pôle emploi où on me décrit un petit peu quelles sont les compétences du formateur, identifier quelles sont celles que vous avez, soit des soft skills, soit des compétences que vous avez pu développer en entreprise, en animant ou en transmettant vos savoirs, vos savoir-faire. Et puis après, moi, je conseille aussi quand même de suivre une formation parce que ça permet de mettre des mots, même si on a quelques intuitions sur la manière de faire. Je trouve que de mettre des mots sur les choses et d'avoir des repères pour construire, pour animer, c'est quand même assez structurant. Aussi important parce que finalement, quand on anime, on est face à un groupe et on ne sait pas ce qui va se passer. Si nous, on n'est pas déjà en réassurance sur ce qu'on a envie de dire et ce qu'on a envie sur les objectifs pédagogiques qu'on a fixés et comment on y va, je pense que c'est difficile de gérer l'inconnu du groupe, gérer l'inconnu de la situation d'animation sans avoir quand même une base de connaissances pour être assuré de savoir qu'on va dans la bonne direction.
Juliette (Chance)
C'est intéressant ta réponse parce que ça fait parfaitement le lien avec les deux questions qui arrivent. La première question de Daphine qui est: Finalement, est-ce qu'on peut former sur des sujets qu'on ne maîtrise pas ? Parce que le métier de formateur, est-ce que finalement, ce n'est pas être un technicien de l'animation qui est transposable à plein de sujets différents ? Et la question d'Aurélie qui est: Elle s'est formée justement en tant que formateur, mais ce qui lui est réproché, c'est le manque d'expérience en animation. Est-ce que tu as des conseils, peut-être, pour gagner en expérience en animant des formations ?
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Ok. La première question, mais elle ne dépend de moi, il n'y a que moi qui... C'est mon point de vue. C'est que pour pouvoir animer une formation, il faut quand même maîtriser parfaitement son sujet, parce que pour construire une formation sur un sujet, Il faut savoir quelles vont être les difficultés que vont rencontrer les apprenants. Pour ça, il faut avoir été apprenant avant. Pour moi, il faut avoir vécu la situation pour savoir là où il y a peut-être des marches un petit peu plus hautes à passer et là où le formateur est facilitant et qu'est-ce qu'il va mettre en place pour faciliter le passage de ces marches un petit peu plus hautes, un peu plus difficiles. Pour moi, la maîtrise du sujet, elle est quand même très importante, à la fois pour être soit aligné avec ce qu'on dit, parce que si on maîtrise bien son sujet, on est aligné avec ses convictions et le contenu que l'on transmet, et puis, à la fois, encore une fois, pour pouvoir faciliter les apprentissages. Pour répondre à la deuxième question, la pratique. Moi, dans les formations, dans les personnes que j'accompagne sur Open Classroom, c'est de la pédagogie par projet, comme je l'ai précisé tout à l'heure.
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Il y a notamment des animations à faire de formation dans la phase d'initiation. Les élèves que j'accompagne, je les invite à le faire auprès d'associations à but non lucratif, donc du bénévolat sur des thèmes, ça peut être sur Word, Excel. Ça, ça intéresse parfois beaucoup de personnes qui ne maîtrisent pas les outils bureautiques. Et du coup, c'est des occasions là et je pense que les occasions de pratiquer sont plus faciles parce que forcément, ça peut rendre service et ce n'est pas forcément un tributaire d'un recrutement. En tout cas, ça ne nécessite pas forcément un recrutement. On dans le dans. Et après, je dirais, toutes les occasions de prendre la parole sont aussi des occasions pour se tester et préparer de façon à voir comment on rebondit, comment on fonctionne pour pouvoir prendre la parole en public.
Juliette (Chance)
Merci beaucoup Laurence. C'est vrai que Sandrine avait aussi rebondi, qui donnait aussi l'exemple des cours FLE pour commencer à enseigner. On avait une question de Aïcha qui demande comment tu procèdes pour créer tes contenus de formation. Il y a ton expertise, tes connaissances, mais est-ce que tu vas compléter par peut-être des ouvrages, des sites spécialisés ?
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Oui, c'est au fil du temps. J'ai créé une veille informationnelle pour pouvoir être au fait sur tous les nouveaux outils digitaux, notamment surtout quand on fait du distanciel. Donc, j'essaye d'actualiser mes connaissances en permanence à travers de la veille sur les sujets qui m'intéressent particulièrement. Après, des ouvrages... Il y a tout type d'ouvrage éventuellement. Je ne sais pas par quel moyen, là, je n'en ai pas préparé de liste, mais éventuellement, je pourrais en communiquer. Il y a des ouvrages sur la posture du formateur. Il y a Pichat, notamment, qui est... Non, qu'est-ce que j'ai comme exemple d'auteur ? Là, qui me viennent. C'est vrai que les références que j'ai, comme ma formation de coach, elle est arrivée après. Pour moi, la posture du coach, elle n'est pas très éloignée de la posture du formateur. Et j'aime beaucoup la posture du facilitateur de... Comment il s'appelle ? Comment il s'appelle ? J'ai un trou de mémoire. Ça va me revenir d'ici la fin de notre entretien. Mais après, des ouvrages, je n'en lis pas beaucoup sur les méthodes. C'est plus en fonction de son domaine d'expertise aller chercher des informations, mais je ne connais pas le domaine d'expertise de la personne.
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Là, je botte en touche, je ne sais pas trop exactement. Comment il s'appelle ? Mince. Ça va me revenir, pardon.
Juliette (Chance)
Merci, mais non, il n'y a aucun problème. On a une question, il y a plein de questions qui arrivent, de Camille, c'est: est-ce que tu peux répéter les critères que tu vois pour aider à savoir si on est fait pour ce métier.
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
D'accord, OK. Peut-être, oui. Entre temps, il y a Carl Rogers qui m'est venu, effectivement. Carl Rogers, c'est un auteur qui m'a Ça m'a énormément aidé aussi sur la posture pour être à l'écoute, pour être dans la bienveillance, pour créer un climat de confiance. Avant de répondre à la question, il y a une chose importante que j'ai envie de dire, c'est qu'un apprentissage, c'est une zone de déséquilibre pour la personne. Donc, une des qualités importantes, c'est effectivement mettre en confiance les personnes pour qu'elles acceptent de désapprendre ce qu'elles savent déjà et apprendre des choses nouvelles ou se mettre en déséquilibre pour ouvrir, je dirais, les possibilités d'apprendre des nouvelles choses. Parfois, on est assez campé sur ces positions en se disant: Oui, mais moi, j'ai toujours pensé que c'était comme ça. Oui, mais si on veut apprendre, parfois, il faut lâcher un certain nombre de choses. Ça, c'est une qualité importante, c'est être dans la bienveillance. Ça, c'est dans les soft skills, être dans la bienveillance, être dans l'écoute, être dans la reformulation pour aider les personnes à préciser les difficultés qu'elles rencontrent autres. Après, moi, ce qui a été déterminant, c'est de voir quand je suis en face à face avec mon groupe, comment je me sens, est-ce que je me sens en danger et j'ai peur ?
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Dans ce cas-là, vivre la peur en permanence, ce n'est pas du tout confortable et dans ce cas-là, vous n'êtes pas fait pour ça. Ou est-ce que vous arrivez à lâcher prise et être dans le plaisir en se disant: On va construire ensemble un moment d'apprentissage et vous des individus qui vont apporter aussi de la matière dans cet échange. C'est vraiment une relation d'échange qui s'instaure. Donc, partir sur ce postulat-là que les gens en face de vous, ce ne sont pas des méchants, ce sont des gens qui ont envie d'apprendre. Avoir cette envie de leur faire partager plein de choses. Et puis, la deuxième chose, c'est que préparer un cours, ça demande énormément de temps, énormément d'énergie. Les premières fois, de l'investissement, il ne faut pas le faire pour une intervention, il vaut mieux le faire pour plusieurs interventions. Mais c'est vrai que moi, ça ne m'a jamais coûté. Parfois, je passais des nuits entières à préparer des cours quand j'avais beaucoup de nouveaux cours à préparer. Et ça ne m'a jamais coûté parce que j'adore apprendre. Donc, si vous adorez apprendre et si aller chercher des informations, creuser des sujets, aller au bout d'une recherche pour pouvoir donner des petits trucs, Déjà, vous avez des prédispositions pour.
Juliette (Chance)
Merci beaucoup pour ta réponse, Laurence. On a Aïcha qui me demande ce que tu penses de Qualiopi lorsqu'on débute. Est-ce que ça vaut le coup de faire la démarche ?
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Je ne l'ai pas. Moi, je n'ai pas fait la démarche Qualiopi. Je travaille essentiellement avec des organismes de formation qui sont Qualiopi. D'abord parce que, comme je l'ai dit en introduction, je n'aime pas être toute seule, parce que c'est vrai que le métier de formateur, c'est un métier, au départ, si on n'est pas rattaché à des organismes de formation, on est très solitaire. Et moi, c'est quelque chose qui m'intéresse, c'est de partager mon expérience, d'avoir du feedback, d'échanger sur mes interventions avec mes pairs. Donc, moi, j'ai toujours préféré travailler en partenariat avec des organismes de formation qui étaient labellisés Qualiopi. Et pour moi, c'est mettre un peu la charée avant les bœufs que de commencer par faire la démarche Qualiopi et puis, il vaut mieux avoir pas mal d'expérience. Si vous voyez que vraiment, vous êtes plus à l'aise en étant indépendant et que ça vous permet de travailler avec pas mal de clients différents, faites la démarche. Mais pour moi, Il faut d'abord vérifier que c'est vraiment un métier qui vous plaît, que vous y prenez beaucoup de plaisir et que vous avez envie d'en faire votre activité principale. Moi, j'ai les deux casquettes.
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Je fais du coaching et de la formation. Je ne fais pas que de la formation.
Juliette (Chance)
Merci beaucoup Laurence. Je rebondis, je prends la question d'Agathe parce qu'elle est en lien avec ta réponse. C'est sur l'environnement pour exercer ce métier. Est-ce qu'on est forcément autoentrepreneur/indépendant ou est-ce qu'il existe des postes de formateur pour un adulte en salariat ?
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Alors, il y a le portage salarial. Il y a la solution du portage salarial. Et du coup, vous faites partie d'une communauté de la structure qui vous porte et qui vous rémunère. Il y a cette solution-là. Il y a la solution, effectivement, d'être indépendant, mais rattaché à un organisme de formation. Moi, au début, je travaillais pour la Chambre de commerce. Maintenant, je travaille pour l'organisme de formation FEN et je travaille pour Open Classroom, donc d'être attaché à un organisme de formation. Et puis, il y a aussi la possibilité de travailler à l'intérieur de l'entreprise, au service RH, en étant formateur interne, comme ces que je forme au CNFPT, qui vont être à la fois à leur poste de travail en tant qu'expert, mais en plus, ils développent une compétence de formateur interne.
Juliette (Chance)
Super. Merci beaucoup. On a une question de Rébecca qui avait posé aussi une question un peu plus tôt. Rébecca est professeur des écoles, elle a un MYF, un master dans l'éducation et en plus, elle s'est spécialisée sur les enfants en situation de handicap. Est-ce que tu aurais une formation à à conseiller, peut-être assez courte, pour compléter ce master et avoir cette spécialisation de formateur pour adultes ?
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Formateur pour adultes, les parcours de formation chez Open Classroom, je ne devrais pas vous proposer un organisme particulier. Moi, je parle de ce que je connais. La formation d'Open Classroom, c'est une formation où vous devez mener 10 projets en un an. Chaque projet est validé par une soutenance et il y a un mentor qui accompagne l'apprenant toutes les semaines pendant un an, à raison d'une heure par semaine, pour aider sur la partie métier, mais aussi sur le coaching, l'accompagnement de l'apprenant. C'est une formation qui se fait en 100% à distance et c'est une formation qui peut être financée par le CPF. Ça, c'est celle que je connais. Après, il y en a bien sûr d'autres Il y a le CNAM qui propose des formations. Je n'ai pas connaissance de toutes. Moi, j'avais suivi une formation parce que déjà, je m'intéressais au coaching en Belgique pour être à la fois formée à la PNL et formée au métier de formateurs parce qu'ils avaient une approche un peu particulière en introduisant aussi la PNL. Mais il y a l'Afpa. Oui, il y a pas mal d'organismes de formation qui proposent ces formations.
Juliette (Chance)
Merci.
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Je ne sais pas si j'ai répondu.
Juliette (Chance)
Oui, c'est un exemple de formation pour devenir formateur, complètement. Il y avait une question et ça rebondit aussi sur ton parcours où tu as dit que tu as déménagé souvent, plusieurs fois en tout cas. Par exemple, là, tu viens de t'installer à Rennes, avant tu étais à Perpignan. Et on nous pose la question sur la part des formations en présentiel/distanciel. Est-ce que tu pourrais nous donner peut-être un pourcentage ? Est-ce qu'il y a eu un changement avant et après Covid ? Sans doute.
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Oui, absolument. Tout à fait. On a favorisé le distanciel et c'est devenu un... Il y a de plus en plus d'organismes de formation qui proposent cette option-là. Ils n'ont pas abandonné le présentiel, mais ils Je propose aussi cette formation. Je me suis formée cet été, par exemple, avec un organisme de formation pour être formateur AFEST. Afest, c'est la formation au poste de travail. J'ai suivi la formation à distance sur sur deux jours. Et ma foi, moi, je trouve ça aussi très intéressant. C'est facilitant au niveau de l'organisation quand on le fait en formation continue, en plus d'une activité professionnelle. Et puis, ça permet de choisir un organisme de formation qui nous plaît et de ne pas être obligé d'être dans la ville où l'organisme de formation propose cette formation. Moi, je fais du distanciel et du présentiel. J'alterne entre les deux. Je trouve que c'est très différent, mais les personnes que j'accompagne sur ces deux formats, ils trouvent vraiment des intérêts sur les deux formats. Je pense qu'on ne passera jamais que du distanciel, parce que l'humain est quand même très important. Moi, je sais que quand je suis en présentiel, j'utilise beaucoup de matériaux, je fais faire beaucoup d'exercices avec des outils pour être aussi dans le kinesthésique, un petit peu dans le toucher le vivre des choses, des émotions.
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Ça, c'est plus difficile à distance, donc on est plus sur de la transmission de connaissances. C'est vrai que, notamment sur la formation de formateur, moi, je mets en situation d'animation au CNFPT et les personnes sont obligées de se mettre face à un groupe et d'animer une formation et de présenter avec des supports, de construire un scénario. Et ça, c'est plus facile, effectivement, à faire en présentiel.
Juliette (Chance)
Est-ce que tu peux juste, parce que ça fait plusieurs fois que tu nous cites le CNFPT, nous expliquer ce que c'est ? C'est un acronyme, le rôle, etc.
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Alors, CNFPT regroupe tous les salariés de la fonction publique territoriale. Donc, ce sont tous les salariés de communes, communauté de communes, conseils généraux, conseils régionaux. Donc, moi, je travaille plutôt en Île-de-France. Et donc, il y a des métiers très différents. Ça peut être des personnes qui sont directrices de crèches, comme comme des personnes qui travaillent dans la police, comme des personnes qui travaillent dans les services sociaux, comme des personnes qui travaillent dans les services juridiques, services des ressources humaines. Eux, ils ont leur expertise. Moi, je ne dois pas maîtriser leur expertise pour pouvoir les former. Moi, je dois juste leur donner des outils pour essayer de transmettre leur connaissance et leur expertise à d'autres collaborateurs.
Juliette (Chance)
Super. Merci beaucoup. Ça répond un peu à la question de: est-ce qu'il faut être expert sur un sujet ? En fait, ça dépend de la thématique qu'on te donne. On a une question de Sarah qui est intéressante, c'est: comment tu réussis à avoir des retours sur tes formations que tu animes, savoir si elles ont été utiles ?
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
C'est très intéressant et c'est un moment très important à la fin d'une formation. En introduction, il y a un moment très important aussi, c'est quelles sont vos attentes ? Je prends un temps important pour les engager dans la formation parce qu'il y a ce que moi, je vais leur apporter, mais aussi eux, ce qu'ils veulent apprendre et quelles sont leurs attentes par rapport à leurs besoins personnels. En début de formation, je les fais formuler à partir de Post-it quelles sont leurs attentes Au fur et à mesure de la formation, on vérifie si les Post-it passent de attente à: Vous avez répondu à mes attentes. Et en fin de formation, on fait le check pour savoir si, effectivement, toutes les les attentes ont été satisfaites. Ensuite, je leur demande de faire un retour, donc vraiment d'exprimer qu'est-ce que ça leur a apporté, comment ils vont le mettre en pratique, parce que c'est bien de faire le pont vers le futur. Une formation, si on ne fait pas le pont vers le futur, une fois qu'on a fini la formation, on s'arrête et souvent, ça reste dans un placard. Moi, je les oblige à se projeter pour engager une première action à l'issue de la formation de façon à se de se lancer vers le pont vers le futur.
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Et là, moi, ça me permet d'évaluer en fonction de la manière dont ils présentent le pont vers le futur, d'évaluer déjà ce qu'ils ont pu apprendre et puis à quel niveau de confiance ils sont pour pouvoir s'engager et prendre des initiatives pour se lancer dans l'animation d'une formation.
Juliette (Chance)
Super. Merci beaucoup Laurence. On a peut-être le temps pour ces deux dernières questions de Cécile et Rébecca. Cécile qui demande le fait d'avoir cette double casquette Commateur, coach. Est-ce que cette compétence, selon toi, elle est aujourd'hui nécessaire ? Donc la compétence de coach nécessaire, requise, demandée parfois par des recruteurs ?
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Demander, non. Nécessaire pour moi Oui, elle était indispensable parce que mes moteurs, c'est être facilitatrice d'apprentissage, donc tout mettre en œuvre pour faciliter les apprentissages. Le fait d'être coach me permet d'avoir un certain nombre d'outils, un certain nombre de protocoles pour pouvoir créer ce climat de confiance. Moi, ça m'a été nécessaire. Et puis, autre chose, encore une fois, ça n'engage que moi, j'aime bien la diversité et du coup, je fais un peu de coaching, mais aussi un peu de formation et ma semaine, elle alterne entre du coaching et de la formation. Je trouve que c'est des métiers qui sont assez complémentaires. Mais pour moi, Ça ne veut pas dire que c'est une obligation. Ça veut dire que moi, j'y trouve un bénéfice parce que c'est un métier de la relation, un métier de l'accompagnement dans les deux cas et un métier, contrairement à ce qu'on imagine, un métier de l'accompagnement au changement, que ce soit dans l'apprentissage ou que ce soit dans le coaching pour aider les personnes à construire quelque chose qui leur va bien par rapport à des situations qui sont inconfortables aujourd'hui. Aujourd'hui, je n'ai Je ne l'ai pas précisé, mais j'interviens pour chance parce que sur le coaching, c'est vraiment ce qui m'intéresse, c'est l'accompagnement à l'évolution professionnelle et à la reconversion professionnelle.
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Ça fait sens aussi avec l'apprentissage et l'acquisition de connaissances. C'est parce que mon positionnement de coach, il est sur le développement de compétences, l'évolution professionnelle, la reconversion professionnelle. Voilà pourquoi j'ai trouvé que c'était intéressant d'avoir ces deux casquettes.
Juliette (Chance)
Merci beaucoup Laurence. Juste rapidement, la dernière question de Rébecca, c'est que Rébecca a du mal à identifier les débouchés et repérer peut-être les besoins pour préparer son insertion au plus près de la réalité du marché sur le domaine de l'enseignement. Est-ce que tu as peut-être des petits conseils ou des tips parce qu'elle ne trouve pas d'annonces, de clients ?
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Pour intervenir. C'est pour intervenir auprès de quel public ? C'est ça la question ?
Juliette (Chance)
Dans le domaine de l'enseignement et de l'éducation.
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Donc, c'est pour un public formation initiale ?
Juliette (Chance)
J'ai l'impression que c'est peut-être former les professeurs, peut-être, ou former les personnes qui interviennent dans le milieu d'éducatif. Je crois que Rebecca est en train de préciser, mais... Voilà, c'est ça. C'est intervenir auprès des enseignants.
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
D'accord. Quels sont les débouchés ou quels sont J'ai l'impression qu'il y a des besoins au niveau de la formation des formateurs, mais j'avoue que je ne suis pas du tout dans l'éducation nationale, parce que c'est quand même un monde à part un petit peu, l'éducation nationale, mais la formation qui permet d'exercer en tant que professeur dans les ou professeur à l'éducation nationale. C'est des concours, je crois, des concours d'entrée. C'est un process un peu particulier. Après, en dehors de ça, j'ai cru comprendre qu'il y avait des besoins moins important parce que tous les postes n'étaient pas pourvus. Donc, ils prennent parfois des vacataires, mais je ne sais pas. Là, j'avoue, je ne maîtrise absolument pas au niveau de l'Éducation nationale parce que c'est plutôt la formation pour adultes et pas la formation initiale.
Juliette (Chance)
Il n'y a pas de problème. Un grand merci Laurence pour tout ce partage. Je pense que tu vas avoir quelques demandes LinkedIn, j'ai vu passer. En tout cas, merci à vous toutes et à vous tous de vous être connectés, d'avoir posé plein de questions. N'oubliez pas que ces live sont vraiment dans une optique d'entraide au sein de la communauté Chance et de pouvoir donner accès à tous ces intervenants qui vous présentent leur métier. Et vous toutes les informations ici. Je vous remercie à toutes et à tous et je vous souhaite une excellente journée.
Laurence Durand-Valery (Formatrice pour adultes)
Merci, ravie d'avoir participé et très belle journée à tout le monde.












