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Sarah Jarsallé, Gestionnaire administrative

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Juliette (Chance)

Bonjour.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Bonjour.

Juliette (Chance)

Bonjour à toutes et à tous. Un grand merci de vous connecter et de vous joindre à nous pour découvrir le métier de Sarah, de gestionnaire administrative. Ce live est organisé dans le cadre de la Semaine des métiers, les coulisses, pour que vous puissiez découvrir une cinquantaine de métiers présentés par des intervenants qui les exercent au quotidien. Ce live est organisé par Chance, qui est un bilan de compétences et donc il est à destination. L'ensemble de ces live sont à destination de notre communauté pour que vous puissiez justement avoir plein d'informations, échanger et surtout, poser toutes vos questions à nos intervenants. Et aujourd'hui, on a la chance d'avoir Sarah. Merci beaucoup, Sarah, de prendre ce temps pour nous, pour répondre à nos questions. Et donc, j'ai envie de te poser la première question qui est: Est-ce que tu pourrais nous raconter ton parcours et les grandes étapes qui font que tu es amené, justement, à réaliser ce métier de gestionnaire administrative.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Bonjour à toutes et à tous. Merci Juliette pour cette introduction. Et puis, merci à toutes celles et tous ceux qui se connectaient ou ceux qui verront cette vidéo En replay, merci aussi. J'en profite au départ pour remercier Chance pour cette opportunité. Je trouve que c'est une super initiative et ça peut aider certaines personnes à se positionner, à répondre à des questionnements. Moi, souvent, je dis que j'ai un parcours atypique parce parce que j'ai commencé à faire du droit, parce que petite, je voulais être juriste d'entreprise. Et puis, au bout de deux ans, à la fac, je me suis rendu compte que le format n'était pas fait pour moi. J'ai bifurqué vers la communication. J'ai fait une école de communication en quatre ans, pendant laquelle j'ai appris beaucoup de choses. Et chaque année, on avait des stages de fin d'année. Pour la fin de mes études, je voulais absolument faire un stage dans la musique parce que c'était une passion pour moi. Il se trouve que j'avais un copain de promo qui qui venait d'être embauché chez Universal Music France et il m'a dit: Il se charge des stagiaires. Envoie-moi ton CV, on verra ce que ça donne.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

J'ai été prise en stage, j'ai fait neuf mois de stage et à l'issue de ces neuf mois de stage, il n'y avait pas de poste pour moi. J'ai eu l'occasion de trouver un premier job. Et puis, trois mois après, en fait, Paul Leder, qui était le label dans lequel j'avais fait mon stage, m'a rappelé en me disant: Écoute, on a un poste d'attaché de presse télé qui se libère, quelqu'un s'en va. Est-ce que ça te dit de revenir ? Moi, là, je réfléchis même pas. Je dis Oui, banco. Et pour la petite anecdote, quand j'étais en école de communication, mes amis, si elles ne regardent jamais ce live, peut-être elles se souviendront, mais j'avais dit: Il y a un métier que je ne ferai pas, c'est l'attaché de presse. Il se trouve que je l'ai fait pendant 10 ans. Donc comme quoi, il ne faut jamais dire jamais. J'ai occupé ce poste pendant 10 ans. En gros, mon quotidien, c'était de gérer la carrière d'artistes français internationaux pour ceux qui n'étaient pas connus, de les faire connaître, pour ceux qui étaient très connus de prioriser sur les médias adéquats pour leur carrière. Et en 2015, j'ai eu un enfant.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

J'étais enceinte de mon premier enfant. Je commençais déjà à me poser pas mal de questions. Je n'apprenais plus grand-chose. Et ça, c'était un vrai problème pour moi. Je stagnais un petit peu, je ne voyais pas trop vers quoi ça allait me mener dans les années à venir. C'était un métier qui était passionnant, mais c'était un métier qui était très prenant. Je n'avais pas de soirées. Pas de soirées. Il y a eu des soirées quand même, mais je travaillais en tout cas beaucoup le soir, beaucoup le week-end. Mon mari était dans cette industrie. C'était une organisation compliquée au quotidien. Je me disais qu'on allait avoir un enfant. Je commençais à me poser pas mal de questions et j'ai profité de mon congé maternité pour exercer une autre passion qui est l'administratif. Parce que j'ai une autre passion dans la vie, à part la musique, qui sont les papiers. Donc, j'ai profité de mon congé maternité pour faire ça. En général, on n'a pas le temps de faire. Enceinte de huit mois, j'ai renégocié mon crédit immobilier, j'ai remis à plat tous les contrats qu'on avait à la maison. Et en fait, j'ai cette idée qui a germé dans ma tête de me dire: Tiens, ça pourrait être un service intéressant à proposer aux particuliers qui, en général, n'aiment pas ça et aux entrepreneurs qui, en général, n'ont pas le temps, de leur faciliter le quotidien d'un point de vue administratif.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Et à ce moment-là, j'avais une de mes amies qui avait une agence de communication, qui était une associée, qui cherchait quelqu'un pour l'aider sur cette partie-là parce qu'elle n'avait plus de le gérer et qui m'a dit Tiens, ça peut être intéressant pour toi et pour nous parce qu'il y a quand même une notion de confiance dans ce métier-là. Et elle me dit: Je ne veux pas filer les clés de ma boîte, de notre boîte à n'importe qui. Donc, est-ce que ça te tente d'essayer ? Et comme ça, peut-être que toi, c'est un truc gagnant-gagnant. Toi, ça te permettra de voir si c'est vraiment juste une idée ou si c'est vraiment une idée que tu peux concrétiser et qui te plaît aussi à effectuer comme tâche. Et pour nous, ça nous soulagera au quotidien. Donc, j'ai monté une autoentreprise entreprises, pour les accompagner sur la partie administrative de leur société. Et au même moment, comme quoi parfois, tout arrive un peu en même temps, une ancienne amie que je connaissais des plateaux télé avait complètement changé de crémerie, on va dire, et était assistante de direction dans une boite spécialisée dans les RH, une boite de la tech.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Elle me parlait souvent de son entreprise en me disant: C'est une super boite. Oh là là, ce serait trop cool qu'un jour, on retravaille ensemble. Et il se trouve qu'il cherchait quelqu'un à la communication interne. Elle me dit: Écoute, envoie ton CV, ça peut être sympa, ça peut te changer un peu d'universal, tu te poses plein de questions. Et donc j'envoie mon CV, je passe les entretiens, je suis prise. Et donc là, se pose la question de quoi choisir. Et je crois qu'à ce moment-là, ce n'était pas le bon moment. J'avais aussi pas mal de croyances limitantes à ce moment-là. Et donc je décide d'accepter le job et je pars pour trois ans et demi dans une entreprise qui s'appelle TALONSoft. Et j'occupe le poste de comm' interne, je fais de la RSE, je dépends du marketing à l'époque. Je passe finalement au service RH pour une raison de changement d'organisation et de plus de logique aussi, que ça dépend de la comm' interne de la RH. Et là, je découvre un nouveau milieu que j'adore, en fait, les RH. Donc, je m'éclate. En fait, je découvre une super équipe. Je me rends compte que c'est un métier qui n'est pas assez mis en valeur, malheureusement, dans les entreprises.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Parce qu'aussi, peut-être que ce n'est pas leur compétence première de savoir mettre en lumière leur métier. Et donc, je me dis qu'à mon niveau, avec mon expérience dans la communication, je peux apporter ça à l'équipe et eux peuvent m'apporter d'apprendre des nouvelles choses. Et en fait, à un moment donné, ma manageuse qui était la DRH de l'entreprise, lors d'un entretien annuel où on parle un peu de ma carrière au sein de Talents Off, comment je me vois à moyen, long terme dans ma vie professionnelle, elle sait que j'ai cette activité à côté et elle me dit: Mais attends... Je lui dis: Bon, voilà, peut-être un jour, j'aimerais monter ma boite, mais ça me semble à ce moment-là vraiment un doux rêve qui n'arrivera pas tout de suite. Et elle me dit: Mais tu sais, il y a une personne de l'équipe qui va réorganiser toute la partie administration du personnel. Peut-être, ce serait une occasion pour rejoindre l'équipe, apprendre des choses parce que c'est important pour toi. Et donc là, je passe du service comme interne Je gère la com interne de la boite. Je suis la personne qui organise les trucs fun de la boite: les soirées de Noël, les team building, les summer parties.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Et là, je passe côté administration du personnel. Là, personne ne comprend. Tout le monde me dit: Je crois Ils t'ont mis au placa. Et moi, je ne dis pas du tout. C'est une logique dans ma vision de ce que j'allais faire plus tard. Je ne la remercierai jamais assez pour ça de m'avoir ouvert les yeux là-dessus, mais c'est vrai que j'intègre cette équipe-là. Pendant un an et demi, j'apprends beaucoup de choses et je dois dire que je me souviens encore des premiers meetings avec ma manageuse de l'époque où du coup, on fait des réunions de travail pour qu'elle m'apprenne, parce qu'il y a des choses que je sais en termes RH, il y a des trucs que je ne connais pas clairement. Et là, j'ai des papillons dans le ventre, vraiment. Genre comme un premier rendez-vous. Et là, je me dis: OK, je suis au bon endroit au bon moment. Je sais que c'est ça que je veux faire. Et je sais que là, je le fais dans une entreprise en tant que salarié, mais je sais qu'un jour, ça va arriver et je sens que c'est ce vers quoi je veux aller. Et fin 2021, la boite pour laquelle je travaille se fait racheter.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Je ne m'inscris pas forcément dans le projet du rachat et c'est au même moment, puisque tout arrive en même temps, où je déménage de Paris vers Bordeaux, avec un deuxième enfant que j'ai fait entre temps, et mon mari en décide de partir vivre vers Bordeaux. Et donc, je me retrouve début 2022 avec la l'évidence qu'il faut que je me consacre à 100% à cette activité et du coup, je lance ma société, mes petits papiers, en avril 2022. Et donc, pour laquelle je suis la présente. J'ai essayé de faire pour, pour ne pas que ce n'était pas trop long.

Juliette (Chance)

Mais super intéressant. Merci beaucoup de tout ce partage et cette présentation. Et ce parcours très riche où on voit bien les différentes étapes. Il y a plein de choses intéressantes où tu nous dis: Ma passion, c'est l'administratif. Et ça, c'est tellement une question de sens et individuel. On peut avoir tendance à dire: L'administratif, c'est un peu rébarbatif. Et en fait, pour toi, ça fait complètement sens. C'est vraiment quelque chose que tu adores où tu parles aussi d'émotion physique. J'ai des papillons dans le ventre. Aussi, je trouve que ton parcours illustre parfaitement l'importance, déjà, de se questionner sur le sens et qu'à un moment, pareil, tu me dis: Le début de ton parcours, en tant qu' Cachet de presse, c'est un métier que tu adorais, qui te prenait tes week-ends, les soirs. Mais il y a un moment, tu deviens maman et tu te dis: Mes impératifs, peut-être en termes d'horaire, ils évoluent parce que moi, j'ai peut-être envie de passer mes soirées avec mon enfant, mes week-ends. Donc ce métier-là ne correspond peut-être plus à ces nouveaux impératifs. Comme quoi aussi, je fais plein de ponts avec le parcours-chance où on questionne aussi l'équilibre vie pro/vie perso.

Juliette (Chance)

L'équilibre vie pro/vie perso, c'est quelque chose de mouvant et qu'il faut savoir et questionner régulièrement. Là, je trouve qu'on a la parfaite incarnation du métier et de l'environnement de travail, c'est-à-dire que tu as fait ce métier-là en entreprise et maintenant, finalement, tu as monté ton entreprise et tu le fais à ton compte et qui permet d'accompagner des clients. N'hésitez pas toutes et tous à rebondir et à poser des questions à Sarah. Moi, ce qui m'intéresse, justement, c'est quels ont été tes doutes, peut-être. Parce que tu as monté en avril 2022 mes petits papiers. Qu'est-ce qui a fait que tu les as pas ? Justement, qu'est-ce qui a fait que tu n'as pas monté cette entreprise plus tôt ? C'est peut-être l'opportunité de rejoindre Talent First, mais je serais hyper intéressée des moments de doute et des questions que tu as pu te poser à ce moment-là ?

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Je crois que c'est vraiment... Pour moi, il y a un alignement des planètes à un moment qui se fait, c'est-à-dire qu'au moment où on décide de partir vivre à Bordeaux, où on trouve notre maison à Bordeaux, il se trouve que c'est le moment où tout se passe super bien chez Talentsoft et où je suis bien dans mon équipe. J'ai négocié un 100% télétravail. Tout est aligné. Il y a le rachat de Talentsoft qui arrive à ce moment-là. Et donc forcément, ça requestionne, mais ça ne requestionne pas forcément au bon moment parce qu'on est en changement de vie perso. Et donc là, je me dis: Mais en fait, très vite, pour l'avoir vécu à l'époque chez Universal, où je me questionnais déjà beaucoup sur... Je suis Je suis complètement d'accord sur le fait... En fait, moi, je parle souvent de balance. Et pour moi, quand la balance, elle n'est plus respectée, c'est que: Il faut commencer à se poser des problèmes. Et c'est vrai que quand j'étais chez Universal, j'étais passionnée par ce que je faisais. Et des fois, j'accompagnais des artistes que moi, j'écoutais petites, donc c'était quelque part un rêve, une passion que je vivais au quotidien.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Mais il y a un moment donné, ça va faire cliché ce que je dis, mais c'était quand même la réalité de mon métier, passer une après-midi sur un plateau télé avec Sting ou avec des artistes comme ça, c'était magique, mais en fait, ça n'était pas aussi fort que tout l'inconvénient que ça représentait pour moi et l'inconfort, parfois, que ça représentait pour moi. Donc, cet équilibre vie pro/vie perso, il est essentiel. Pourquoi ça ne s'est pas fait avant ? C'est vraiment un alignement des planètes, je crois, que quand il s'est passé ce rachat de TalentSoft, je me suis vite posé des questions. Rapidement, c'est devenu une évidence pour moi parce que je continuais. Quand je suis arrivé chez TalentSoft, j'étais assez clair avec eux. Je leur ai dit: J'ai cette activité à côté, est-ce que ça ne pose pas de souci ? Ils m'ont dit: Non, il n'y a pas de problème, puisque je m'occupais de l'administratif de la société dont je vous parlais tout à l'heure. Je continuais encore à faire ça à côté de mon job salarié et du coup, je me suis dit: Tu le fais, ça te plaît. En fait, ne te pose pas 50 000 questions.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Vas-y, essaye. Au pire, ça ne marche pas. Au mieux, ça te plaît et c'est génial. Mais je ne voulais pas vivre avec le regret de me dire: Là, c'est un peu l'alignement des planètes parfait. Tu as une nouvelle vie, tu t'es installé, c'est un travail que tu peux faire à distance. Essayons. C'est juste, je pense, vraiment un alignement des planètes.

Juliette (Chance)

Super, hyper intéressant. On a des questions qui sont arrivées entre temps. La première, c'est de Rachida, qui te demande: Comment tu as constitué et développé ta clientèle. Tu as déjà un peu commencé à répondre en disant que finalement, c'est une amie qui t'a contactée. Ça, ça a été finalement ta première cliente. Là, peut-être en arrivant à Bordeaux, quel levier tu as pu mettre en place pour développer ta clientèle ?

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Quand je me suis lancée et que j'ai dit: OK, début 2022, je crée ma boite, je me suis dit: Je vais me laisser un petit peu de temps quand même après l'expérience de talent off pour un peu me reposer. En vrai, ça a duré trois semaines et puis au bout de trois semaines, je me suis mise sur la création de la boite. Pour trouver les premiers clients, j'avais effectivement C'est cette cliente-là, mon ami et son associé, qui ont cette agence de communication. Et puis, là où j'ai eu de la chance et un peu, je pense que c'est le fruit de mon travail pendant des années, de la confiance sûrement que j'ai réussi à voir des gens avec qui j'ai travaillé. En vrai, c'est mon réseau qui m'a ramené tous mes clients aujourd'hui. C'est beaucoup de bouche à oreille. Quand j'ai lancé la boite, j'ai fait naturellement Alors, naturellement, ce n'était pas naturel de le préparer, mais en tout cas, je me suis dit: Sers-toi de ton expérience en com, quel plan de com tu peux faire pour lancer ta boite ? Donc, j'ai fait le classique mail à la famille, aux amis. J'ai communiqué sur LinkedIn.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Ça a été beaucoup de bouche à oreille au départ. Je me suis créé un compte Instagram, j'ai créé un site Internet. J'ai fait aussi beaucoup de choses que dans les grandes lignes, je savais faire, mais que dans les faits, faire un site Internet, typiquement, je n'avais jamais fait. Donc, ça m'a appris aussi de nouvelles compétences. Ça C'était bien, du coup, par rapport à mon appétence pour apprendre. Mais c'est beaucoup le réseau, en fait, beaucoup de bouche à oreille. Je me suis inscrite dans un club d'entrepreneurs en local, vraiment près de chez moi, pour aussi... Parce que tous les premiers clients que j'ai eus étaient sur Paris Comme je suis à Bordeaux, je voulais aussi quand même avoir une clientèle un peu locale. Donc, je me suis inscrite dans un club d'entrepreneurs. Et puis, d'aller parfois dans des anniversaires où je me suis retrouvée ou des soirées. J'ai été beaucoup vers les autres aussi. C'est mon caractère aussi qui est comme ça. Et en parlant avec des gens, ça vous amène des clients. Alors parfois, ça débouche sur quelque chose, parfois pas. Mais je dois dire que principalement, ce sont les gens et des gens, parfois, que j'ai connus.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

J'ai Un exemple comme ça d'un client aujourd'hui. C'est une connexion, mais d'il y a du tout début de ma carrière chez Universal. Je pense que ça faisait deux mois que j'étais chez Universal. Maintenant, c'est un copain, mais à l'époque, ça l'était pas. On était juste en relation de travail. C'était un journaliste avec qui je travaillais et qui m'a recommandé il n'y a pas longtemps à quelqu'un. Et puis maintenant, sa connexion est une de mes clientes à Bordeaux, donc c'est génial.

Juliette (Chance)

Super. Ok, donc vraiment l'importance du réseau. L'importance du réseau.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Et même quand on change d'activité.

Juliette (Chance)

Oui, la preuve. La preuve. La preuve. Et on a deux questions qui se regroupent. C'est selon toi, quelles sont justement les qualités et les compétences qui sont vraiment essentielles pour exercer ce que tu fais ?

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Alors, je dirais la première compétence et qualité indispensable, c'est l'organisation. Ça semble bateau, mais c'est quand même l'organisation vraiment millimétrée. Et voilà, ne pas se perdre dans les différents... En fait, moi, je n'ai pas vocation, en tout cas aujourd'hui, est-ce que mes petits papiers, ça devienne une grosse boite où je vais embaucher des gens ? Je veux vraiment que ça repose sur moi-même. Et donc, comme ça ne repose que sur moi-même, il y a un moment où il faut que je sois aussi consciente de ce que je peux abattre comme travail ou pas et qu'il y a un moment, si c'est trop, je refuse ou je dis que... Selon les missions qu'on me demande, c'est vraiment avoir cette capacité de pouvoir s'organiser parce que moi, je suis toute seule, je travaille de la maison, donc il faut quand même une certaine rigueur pour cette discipline, quelque part, pour se dire: Aujourd'hui, il y a ça, ça, ça à faire. Il faut aussi, je pense, une polyvalence dans le sens une gymnastique d'esprit de passer d'un sujet à l'autre. Moi, dans mon organisation au quotidien, je n'ai pas de jour dédié à tel client, une après-midi à tel client, sauf quand j'ai besoin de me réserver des plages horaires pour travailler sur un sujet un peu long qui va me demander, où je ne dois pas être dérangée.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Mais sinon, ça ne me dérange absolument pas de passer d'un sujet à l'autre. C'est-à-dire de travailler une heure sur le dossier d'un client, puis de passer pendant une heure et demie sur le dossier d'un autre. J'aime ce changement de projet qui se fait tout au long de la journée. Et après, je dirais vraiment la confidentialité, le sens de la confidentialité et la confiance. Et ça, c'est mes années, clairement, chez Universal, le sens de la confiance. Moi, je n'ai jamais été le côté fan dans les loges, à prendre des photos avec les artistes. Ce n'était pas du tout mon caractère. Je savais où était ma place et que ce n'était pas mes amis. Et du coup, ce sens de la confidentialité m'a été impliqué pendant mes années d'attachée de prêche chez Universal. Et donc, clairement, quand aujourd'hui, un entrepreneur me fait assez confiance pour qu'on ait une relation de client et de prestataire, parce que je ne suis pas intégrée dans les boîtes dans le sens où je ne suis pas salariée de mes clients, je suis prestataire pour eux, ils me donnent les clés de leur boite. C'est important que moi, j'ai confiance en eux pour le travail qu'on va effectuer ensemble, mais surtout, à la base, c'est eux qui me font confiance parce qu'ils vont me donner une partie de leur vie professionnelle.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Donc, j'ai accès parfois à des informations, les comptes bancaires. La confiance, c'est primordial.

Juliette (Chance)

Super. Merci beaucoup. Confiance, confidentialité, organisation.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Exactement.

Juliette (Chance)

On a une question de Camille qui est intéressante. Finalement, l'administratif, c'est un domaine très vaste. Comment as-tu pu définir, toi, ton offre de services ?

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Je me suis penché pas mal dessus au départ, avant de créer la boite, avant de la lancer en tout cas. Déjà, par rapport aux différentes expériences que j'avais eues avec cette première agence de communication et les sujets sur lesquels j'avais travaillé. Et la chance que j'ai eue dans cette première expérience, c'est que rapidement, ces deux associés-là, elles m'ont donné les clés un peu du backoffice de la boite. Et là où c'était chouette pour moi comme expérience, c'est que quand Quand j'ai démarré avec elles, elles avaient une salariée. Maintenant, elles en ont 10. Donc, en fait, j'ai vu l'évolution de la boite et du coup, il y a plein de choses que j'ai mises en place qui n'existaient pas: des process RH, des tableaux de suivi, des process internes, ce qu'on appelle souvent dans les boites, des welcome packs. Donc, quand vous êtes nouveau collaborateur et que vous arrivez dans une société, comment ça se passe ? Et donc, l'offre, finalement, de ma société, elle s'est un peu définie grâce à cette cette première expérience-là. Et puis, par rapport aux compétences sur lesquelles aussi je me sentais à l'aise de proposer des services, parce que je n'ai pas du tout le...

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Je ne sais pas tout faire. Il y a des choses sur lesquelles je suis moins à l'aise que d'autres. Mais par contre, il y a un truc qui est vraiment important pour moi, c'est que je ne vais pas accepter un client ou une mission juste pour accepter. Si je sens que je ne suis pas capable de répondre aux besoins de la personne, je préfère décliner plutôt. C'est trop important. Moi-même, je suis gérante de ma boite. Si demain, quelqu'un me fait faire mes petits papiers, en vrai, il faut que ça soit quelqu'un de confiance. Vous donnez quand même une partie hyper importante dans laquelle vous avez investi des années de l'argent, parfois. Donc, je ne veux pas faire n'importe quoi pour les gens. Donc, quand je ne sais pas faire, je dis: Écoutez, là, ce n'est vraiment pas mes compétences, je recommande quelqu'un d'autre. Et puis voilà. Et donc l'offre, elle s'est construite une partie RH, vraiment purement RH, administration du personnel, tout ce qu'on peut imaginer. Une partie plus en lien avec le comptable de la boite, parce que je ne suis pas comptable. Donc moi, je suis plus le point d'entrée du comptable pour faire le lien entre le dirigeant et le comptable, pour éviter que le dirigeant, il y soit désolicité toutes les quatre secondes par son comptable et qu'il se concentre sur son activité.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Il y a une partie plutôt vraiment purement administrative qui peut être l'URSSAF, qui peut être des courriers parfois, des trucs à gérer par rapport à la société. Et après, il y a une une partie plutôt office manager où là, ça peut être... Là, par exemple, récemment, j'ai géré le déménagement et l'emménagement d'une société dans des nouveaux locaux, donc ça va être tous les contrats qu'il faut remettre en place. Ça peut être aussi de la renégociation de contrats sur les contrats de la société. C'était quatre piliers. Je les ai assez définis naturellement.

Juliette (Chance)

Ok, merci beaucoup. Je pense que tu as déjà commencé à répondre aux questions suivantes où c'était, par exemple, tes principales missions, ou les tâches, responsabilités que tu pouvais effectuer. Il y a ces quatre piliers que tu as pu bien définir et du coup, ça va de l'administration du personnel à, en effet, renégocier un contrat lors d'un des modèles. Exactement.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Et en fait, on se rend compte que Après, c'est de la chance pour moi par rapport à mon métier, mais c'est vrai qu'en France, l'administratif, c'est quand même un vaste sujet. Il y a beaucoup à faire. Et donc, si vous vous en rendez compte à votre personnel, quand vous devez gérer n'importe quelle mission administration administrative à titre personnel, pour une société, c'est multiplier encore plus, décupler et encore plus quand on a des salariés. Et c'est vrai que moi, c'est souvent ce que je dis quand j'ai quelqu'un qui m'appelle pour en savoir plus sur mes services. Que ça se fasse ou pas à la fin, ce n'est pas grave. Mais par contre, il y a un conseil que je leur prodigue, entre guillemets, et que je leur dis de garder en tête, que ça soit avec moi qui travaille ou pour plus tard. Mais pour moi, les bases solides d'une boite, c'est quand un administratif est vraiment carré. Parce que c'est bien de le faire dès le départ. C'est rattrapable, tout est rattrapable. Mais quand vous avez 10, 15 salariés, vous n'avez plus le temps de faire ça. Ça devient plus compliqué. Ce n'est pas ir rattrapable, évidemment.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Mais pour moi, c'est les bases solides et c'est un investissement important et nécessaire, je crois, quand un dirigeant commence à se dire: Tiens, au début, on n'a pas forcément besoin de quelqu'un. Et je pense que quand on a le projet d'avoir une boite qui grossit, qui se développe, c'est quand même un aspect important à avoir en tête et à gérer dès le départ, je pense.

Juliette (Chance)

Oui, et puis ça enlève tout de suite une charge mentale.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Voilà. D'ailleurs, c'est souvent ce que C'est sur mon site, j'ai trouvé ce petit slogan de ciao charge mentale parce que c'est exactement ça. Souvent, les clients, quand moi, je suis en vacances et que du coup, c'est eux qui re-récupèrent l'administratif, ils me disent... Quand je rentre, ils me disent: Je suis content que tu sois rentrée. On avait oublié à quel point c'était chronophage.

Juliette (Chance)

C'est un indicateur de succès.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Exactement, c'est un indicateur de succès.

Juliette (Chance)

Il y avait une question, c'était: est-ce qu'il y a des formations pour exercer ce métier ? De ce qu'on me prend par ton parcours, toi, tu t'es plus formé sur le tas, mais est-ce qu'il y a peut-être des formations ?

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Oui, il y en a des formations. Moi, c'était un peu ma crainte, si on parle des craintes que j'ai eues quand je me suis lancé, parce que je me suis dit: Tu n'as pas de formation J'ai fait une école de communication, j'ai travaillé 10 ans en tant qu'attachée de presse. Ensuite, j'étais à la com, au RH. En fait, je n'ai jamais personne qui m'a dit: Tu n'as pas un diplôme ? En vrai, comme tu dis, je pense que je me suis formée en apprenant et en faisant. Il existe, oui, des formations. Moi, je m'étais un petit peu renseignée à un moment donné en me disant: Tiens, peut-être que ça pourrait quand même être bien d'avoir un truc certifiant. Je ne l'ai pas fait pour diverses et notamment en manque de temps, parce que j'avais deux enfants en bas âge à ce moment-là. Mais oui, il existe et notamment par le CPF. Si vous avez un CPF, ça peut être totalement des formations qui sont, je ne sais plus comment on dit, diplômantes ou reconnues par l'État, des diplômes qui sont reconnus par l'État. Il y a notamment, moi, celui que j'avais repéré, c'était une formation qui s'appelait Gestionnaire en PME, Gestion et finance dans les PME, puisque moi, je voulais vraiment me concentrer sur des petites entreprises.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Mais oui, avec le CPF, il y a beaucoup de... Après, il faut regarder parce que je pense qu'il y a à boire et à manger. Mais oui, clairement, ça existe.

Juliette (Chance)

Ok, super. Est-ce qu'il y a des personnes qui ont marqué ton parcours ?

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Oui, je crois que les premiers, ce sont les artistes et les journalistes que j'ai rencontrés chez Universal parce que quelque part, ça a été hyper formateur, c'est indéniable là-dessus. Et puis après, clairement, c'est ma deuxième histoire professionnelle chez Talentsoft. Quand je regarde un peu dans le rétro, je me dis: Ça a été incroyable d'être dans une entreprise avec des managers tels que j'ai eu, qui embauche quelqu'un qui a été attaché de presse pendant 10 ans dans la musique à un poste de com interne que je n'ai jamais fait dans un secteur, la tech, où je n'ai jamais été. On passe de la musique à la tech, c'est quand même un truc. Et qui me donne qui me donne la chance de passer de com interne à l'administration du personnel. Je sais que les collègues et surtout mes managers de l'époque et à la DRH que j'avais à l'époque, ça a été une rencontre qui a forcément bouleversé dans le super bon sens parce que j'ai appris beaucoup à me développer personnellement, à aller au-delà, parfois, de mes limites, à avoir plus confiance en moi. Ça, c'est une chance inouïe d'avoir des gens bienveillants et des gens qui voient au-delà de...

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Je me rappelle très bien, je me souviendrais de cette conversation que je vous racontais tout à l'heure et je je m'en rappelle encore, être dans cette pièce. Il y a peu de gens qui pensent à votre après sans de manager qui pensent à votre après juste en se disant: Mais comment tu te vois une fois que tout ça, ça, ce sera fini, qu'on ne sera plus là dans cette pièce, ce sera comment après ? Et de se poser la question. Ça, c'est une vraie chance.

Juliette (Chance)

Super. J'avais peut-être une dernière question. Si les personnes souhaitent poser une dernière question. Est-ce que ce n'est pas trop dur ? Parce que là, finalement, tu as connu deux environnements de travail très différents, le monde de l'entreprise, en étant en plus dans la même bulle ou étant très présente. Et là, tu nous disais que tu travaillais seule de chez toi. Comment tu as réussi à t'adapter, finalement ? Comment tu t'en sors ?

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Pour la petite blague, vous ne le voyez pas à l'écran, mais en vrai, je travaille dans un bureau dans lequel en face de moi, de l'autre côté de l'écran, il y a mon mari, parce qu'il travaille aussi de la maison. Donc, ça fait souvent sourire les gens quand ils arrivent à la maison et qui disent: Il faut travailler l'un face à l'autre. On a nos écrans d'ordinateur. Là, il n'est pas là parce qu'il est en déplacement, mais Après, on a travaillé ensemble quand on était chez Universal, donc on a l'habitude. Mais c'est vrai qu'au départ, je ne vais pas vous mentir, quand on est arrivé dans ce nouvel environnement, une nouvelle ville, monter une boîte, il y a des moments où oui, ça m'a manqué de ne pas être avec mes collègues, faire un déjeuner, aller à la machine à café, quoi au casse. Mais si on reparle de cet équilibre, en tout cas, j'ai réussi à m'organiser. Après, je suis très disciplinée, il faut le dire aussi. On est très discipliné avec mon mari, donc on est très sérieux quand on travaille. Des fois, on se fait des petits moments de détente quand même, mais c'est vrai qu'on dépose les enfants, on enquille toute la journée et on a notre organisation.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

L'avantage, c'est qu'on peut aller récupérer les enfants un petit peu plus tôt. Mais c'est vrai que maintenant, si on reparle de l'équilibre vie pro/vie perso, je crois que j'ai vraiment trouvé le bon équilibre. Et là où j'en suis à ce moment dans ma vie, j'apprécie. Pour moi, c'est un luxe d'organiser mon temps comme je le souhaite, de pouvoir... Il y a parfois des après-midi où je me dis: Tiens, là, je vais faire une petite pause. Je vais aller m'occuper des enfants, je vais faire un truc pour la maison ou je vais faire quelque chose pour moi. Mais par contre, je vais retravailler le soir. Moi, après, mon équilibre s'organise comme ça ou ça ne me dérange pas, par exemple, des fois, de ne pas travailler l'après-midi, mais retravailler le entre 21h00 et 23h00. Ça ne convient pas à tout le monde, j'en suis consciente, mais après, moi, c'est comme ça que j'ai trouvé mon équilibre et je mesure aujourd'hui, en tout cas pour moi, que c'est une chance précieuse d'organiser mon temps de travail comme j'en ai envie, d'avoir la chance d'avoir des clients qui acceptent de la distance aussi. Ça m'arrive évidemment d'aller à Paris voir des clients, mais aujourd'hui, ça fonctionne comme ça, donc c'est chouette.

Juliette (Chance)

Super. Merci beaucoup, Sarah. Les 30 minutes ont filé, je n'ai pas vu le temps passer. Un grand merci d'avoir pris ce temps pour répondre à toutes les questions et d'avoir partagé ce parcours. Avec plaisir. On vous remercie toutes et toutes d'avoir participé, d'avoir posé vos questions. Et on vous dit à très vite. Bonne fin de journée.

Sarah Jarsallé (Gestionnaire administrative)

Bonne fin de journée. Au revoir.

Juliette (Chance)

Au revoir.

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