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Marine (Chance)
Bonjour à toutes et à tous. Et merci de nous rejoindre pour ce nouveau live métier avec Florence. Bonjour Florence.
Florence Grégeois (Growth marketer)
Bonjour Marine. Enchantée d'être ici. Bonjour à tous.
Marine (Chance)
Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation pour présenter ton métier et le sens que tu y trouves. Donc, pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore Chance, nous sommes un client de compétences et une communauté d'entraide pour vous aider à redonner du sens dans votre travail et/ou à trouver la voie professionnelle qui est faite pour vous. Et en fait, dans ce parcours, il y a trois grandes étapes. La première, c'est l'introspection. C'est vraiment partir de vous et comprendre qui vous êtes, vos valeurs, vos moteurs, ce qui vous anime, quels sont vos moments ce qu'on appelle de flow. Là où vous êtes tellement à votre place que vous ne voyez même plus le temps passer, ça vous énergise. Donc ça, c'est la première partie. Et la deuxième partie, c'est l'exploration, puis ensuite l'action. Et l'exploration, justement, c'est qu'on invite les personnes qui font le parcours à aller explorer plein de voies professionnelles, plein de pistes pour rencontrer des experts métiers et se rendre compte via leur témoignage de: Est-ce que ça résonne chez moi ? Est-ce que ça me parle ? Est-ce que c'est quelque chose que j'aimerais ? Et en fait, dans cette semaine des live métiers, c'est ce qu'on C'est ce qu'on propose et permet, c'est d'explorer plus de 50 métiers en cinq jours.
Marine (Chance)
Et donc aujourd'hui, avec toi, Florence, le métier de Growth Marketeur, qui est un métier récent par rapport à d'autres. Je pense, par exemple, on a une professeure des écoles tout à l'heure et qui, parfois, est encore un peu obscure. On n'arrive pas à avoir tout le contour du périmètre. Donc, merci beaucoup de pouvoir nous le présenter aujourd'hui. Et aussi, j'oubliais, le chat est interactif. Donc, évidemment, n'hésitez pas à poser toutes vos questions dans le live, à nous dire d'où vous nous écoutez en France ou même en dehors de France, parce que je sais qu'il y a des gens un peu de partout. Et ma première question pour toi, Florence, ce serait si tu peux un peu nous dire ton parcours dans les grandes lignes, comment tu t'es lancée dans la vie professionnelle et quelles ont été les grandes étapes ou rencontres pour arriver là où tu es aujourd'hui dans ton métier.
Florence Grégeois (Growth marketer)
Avec grand plaisir, Marine. En fait, j'ai un parcours qui s'est construit de la même manière que ce que l'on pratique dans le Growth marketing. Autrement dit, dans ce métier-là, on travaille sur la base des itérations. On teste, on essaye, on met en place et on optimise. Et mon parcours a été exactement construit de la même manière. Je suis Growth aujourd'hui depuis à peu près cinq ans. Au préalable, je travaillais en agence de communication internationale dans des groupes comme Omnicom, comme J. Walter Thomson. Et mon travail, c'était de gérer la réputation des grandes entreprises, mais aussi de PME, de startup innovante. Et donc, je travaillais sur des Les fondamentaux métiers qui étaient notamment ceux des relations publiques, des relations médias.
Marine (Chance)
Tu es assez courée et hachée, Florence, pour moi. Je ne sais pas si c'est pareil pour ceux qui sont dans le chat ou si c'est que moi. Peut-être essayer de te connecter le téléphone, je ne sais pas. Oui, je vois que Loïc me confirme dans le chat que ça coupe et Anna me dit pareil. Donc peut-être se connecter depuis le téléphone. On va voir, Florence va essayer de revenir. Ok, merci beaucoup à tous dans le chat Je vois que vous me dites c'est...
Florence Grégeois (Growth marketer)
C'est bien là, c'est bon ? Je suis super navrée. Hyper navrée. Je suis dans une zone où ça ne... D'accord, OK, ça ne le réceptionne pas super. Donc, pour vous expliquer, je Je travaillais en gestion de réputation. Mon travail, c'était vraiment de travailler la médiatisation, la visibilité des marques et puis bien sûr, de pouvoir les faire transiter sur, justement, de la communication beaucoup plus multichannel. J'étais vraiment sur ce secteur là. Je travaillais pour des grosses marques comme Microsoft, comme LG, comme Orange. Donc, vraiment dans des contextes qui ont été très exigeants où là, pour le coup, c'était vraiment des enjeux d'images, de visibilité, de perception et puis bien sûr d'optimisation et de transmission des messages. Mais alors, en fait, moi, ma carrière a commencé complètement différemment, puisque à 21 ans, en fait, j'ai eu l'opportunité de rentrer chez British Airways et j'étais en fait hôtesse au sol. Ça n'a rien à voir.
Marine (Chance)
J'adore.
Florence Grégeois (Growth marketer)
J'ai commencé comme ça et en fait, ce qui s'est passé, c'est que je me suis retrouvée à faire des études et à faire partie, si vous voulez, ce qu'on appelait la politique des quotas où on vous attribuait des études parce qu'il fallait remplir un certain nombre de quotas sur certaines sections et spécialisations. Et donc, en fait, je m'étais retrouvée à faire des études d'assistanat et de secrétariat, chose qui ne me correspondait pas, même si ce métier est vraiment super et qu'il apporte beaucoup de valeur, en tout cas aux équipes avec lesquelles des assistants ou des assistantes vont travailler. Toujours est-il que moi qui étais et qui suis hyper créative et qui recherchais effectivement une dimension de créativité, je ne la retrouvais pas totalement dans le métier. Et donc, j'ai commencé à me reconvertir au fur et à mesure. D'abord en relations publiques et en communication. Et ensuite en Growth marketing, parce que j'avais besoin de trouver du sens et que dans le Growth marketing, ce qu'on fait, c'est qu'on va aller capter des leviers de croissance pour les entreprises, mais en se basant sur la donnée, avec un objectif, c'est que le client que l'on va attirer et acquérir pour l'entreprise coûte le moins cher possible.
Florence Grégeois (Growth marketer)
Et ça, pour moi, ça faisait sens. Parce que du coup, ça englobbait tout ce que j'avais que j'ai pu faire jusqu'à maintenant, mais avec une vraie dimension de recherche, vraiment de rationalisation des coûts et en même temps de respect des budgets et de prise en compte de tous les services, puisque le Growth Marketer va intervenir un peu au centre de tous ces départements, de toutes ces expertises, pour pouvoir permettre de faire venir et d'acquérir des clients pour la marque, mais tout en convergeant avec la prise en compte des données, la communication, les sales, les RH, le management, etc. Donc, c'est vraiment tellement systémique que du coup, je me suis retrouvée dans ce métier. En fait, finalement, à ma place, après un long parcours d'optimisation et puis de recherche.
Marine (Chance)
Génial. Et surtout, ce qui est hyper encourageant pour les gens qui nous écoutent et qui peut-être se posent des questions sur changer de voie, c'est que c'est un métier où on peut apprendre un peu sur le terrain. Toi, comment tu as appris ? Comment tu es montée en compétences, vu qu'effectivement, ça a été une bifurcation dans ta vie pro ?
Florence Grégeois (Growth marketer)
Moi, ce que j'avais fait, c'est que j'avais commencé à étudier le métier bien avant de quitter mon entreprise. J'avais découvert les ouvrages de Fred Cavazza, j'avais entendu parler de Sean Elyce, de Del McClure. Donc vraiment, ça me passionnait. J'ai commencé à écouter énormément de podcasts, ceux de Yann Léonardi, notamment, à l'époque de Grossmaker, de Scalizia. Et donc, j'ai vraiment, pour le coup, énormément énormément travaillé potassé parce que je savais que cette bifurcation, elle allait impliquer une connaissance technique, une gestion de la data, ce qui n'était pas le cas totalement dans mon métier précédent. Même s'il y avait de l'analyse quantitative, qualitative, là, ça me demandait une vraie acculturation. Donc, j'ai travaillé beaucoup, je me suis informée et à un moment donné, j'ai assisté à une conférence de Fred Kavadza, qui est un conférencier spécialisé dans le numérique, sur l'impact du RGPD sur le Growth Hacking. Et là, je me Je me suis dit: En fait, c'est le métier que je veux faire. Ça a été pour moi vraiment une évidence.
Marine (Chance)
J'adore parce que c'est vraiment l'autodidacte. Tu t'es dit: Je sens que ça m'attire, que ça me passionne et tu t'es documentée. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, on a la chance avec toutes les ressources qu'on a à disposition gratuitement ou à faible coût, de pouvoir s'autoformer. Donc c'est vraiment génial. Et mon autre question, c'est: comment tu as commencé dans le métier ? Tu étais salarié, tu étais en freelance ? Comment tu as fait ?
Florence Grégeois (Growth marketer)
Alors écoute, en fait, j'ai quitté le salariat. J'ai embarqué de manière complètement incroyable. C'est qu'à la fin de cette conférence de Fred Cavazza, j'étais à cette époque sur le campus EPITEC et j'ai rencontré Cyril Pierre de Geillet, qui est le fondateur de Rocket School et qui était le responsable pédagogique des exécutives MBA sur le campus I. S. G. Epitda-epitec. Et j'ai embarqué pour un MBA. Je suis sorti du MBA vice-major. J'ai embarqué ensuite sur une certification Growth Tribe. Et à la fin de cette certification, j'ai pu gagner avec un collectif que j'ai constitué, en fait, deux gros clients sur lesquels intervenir et pouvoir commencer à travailler en tant que Growth Marketeur.
Marine (Chance)
Génial. Et c'est un parfait exemple parce qu'on dit beaucoup: Chances que les rencontres, on a souvent tendance à les sous-estimer ou en tout cas pas se rendre compte du pouvoir que ça peut avoir sur une vie professionnelle de rencontrer une personne au bon moment et aussi nous, de savoir saisir cette opportunité. C'est des gens qui peuvent être marquants et décisifs dans une vie pro parce qu'ils nous donnent le bon conseil, ils vont nous donner un coup de main, ils vont nous ouvrir une porte et ils vont nous passer génial parce que c'est ce que tu racontes. La question que j'ai pour toi à ce stade, c'est le passage du salariat au freelance. Je sais que beaucoup de personnes en parlent et en plus, en ce moment, c'est en train de devenir un mouvement de fond parce que dans un monde du travail post-COVID, toi, comment tu as vécu ce switch ? Parce que souvent, ça fait peur, il y a la peur financière. Comment tu as fait ?
Florence Grégeois (Growth marketer)
Les conseils ? Je vais être sincère avec toi. J'ai eu peur. J'ai eu vraiment peur parce que je quittais un emploi dans lequel j'étais déterminée par rapport à mon poste, ma hiérarchie, mes collègues, mon management, par rapport à mon périmètre de mission. Et là, je partais vers un inconnu. Et en fait, cet inconnu avait plein de portées, compétences, est-ce que j'allais être finalement légitime ? Est-ce qu'au niveau financier, j'allais suffisamment tenir ? Parce que du coup, il y a quand même une part d'aléatoire là-dedans. Et j'ai décidé de me lancer quand même coûte que coûte. Donc, j'ai eu l'impression d'être au bord, si tu veux, du plongeoir au-dessus de la piscine et j'ai zouté. Du coup, après, je me suis dit: En fait, je n'ai pas d'alternative. Moi, je ne me donne pas le choix de me tromper ou de... En fait, je ne me ne me donne pas le choix d'échouer. Je vais tout mettre en œuvre pour y arriver. Et donc, ça a été de l'apprentissage en continu, de l'extension de réseau sur LinkedIn, de la création de contenu. Et pareil, j'ai eu toujours des superbes rencontres sur le chemin qui ont été, si tu veux, des connecteurs ou des révélateurs.
Marine (Chance)
Je vois qu'il y a une question dans le chat. Si tu peux un peu nous raconter les missions, la journée ou la semaine type un peu de ton travail pour qu'on puisse pour comprendre ton quotidien.
Florence Grégeois (Growth marketer)
Il n'y a pas de journée type par rapport à... Tu sais, il y a autant de grosses marketeurs que de personnes. Déjà, ça, c'est la première chose. Et parmi les grosses marketeurs, on a tous des spécialités différentes. Donc moi, je vais être vraiment axée sur la stratégie de contenu, Lena. Et en fait, dans ma journée type, ce que je vais faire, c'est que j'ai une part de... Je vais dire que j'ai à peu près deux heures, si tu veux, de stratégie de contenu, de développement commercial, sur LinkedIn notamment. Et donc, si tu veux, d'extra d'extensions de réseau. Et ça, ça va me permettre de faire rentrer des prospects dans mon tunnel de vente. À côté de ça, je vais avoir aussi des coachings, puisque j'accompagne des entrepreneurs à développer leur chiffre d'affaires. Donc, je vais avoir une partie le matin, si tu veux, je vais structurer comme ça. En fait, je travaille par bloc. J'ai une première partie qui est sur ma stratégie de contenu, la diffusion de contenu, le développement commercial. Ensuite, j'embraye sur les coachings et ensuite, j'embraye sur de la production pour les clients que je vais accompagner sur le do it, enfin, do, done for you, c'est-à-dire que je vais réaliser pour eux.
Florence Grégeois (Growth marketer)
Et donc, ma journée, elle va se découper de cette manière précisément. Ensuite, à l'intérieur, Les expertises vont intervenir en fonction des besoins. Est-ce que j'ai besoin d'aller travailler pour eux sur l'identification et la qualification des personas ? Est-ce que je vais travailler sur la stratégie de positionnement, la stratégie commerciale, les offres commerciales ? Est-ce que je vais travailler sur la prospection ? Tout ça, après, si tu veux, ça rentre dans mes blocs de temps. Et l'objectif, c'est de mesurer évidemment les résultats.
Marine (Chance)
Très clair. Le matin, c'est la préparation de ton contenu à toi et aussi pour ta vitrine. Ensuite, c'est comment tu vas produire du contenu pour d'autres clients et aussi une partie coaching. Tu es spécialisée sur un réseau ou tu es vraiment multicanal ? Et est-ce que tu es spécialisée sur une typologie de clients ou c'est assez large ?
Florence Grégeois (Growth marketer)
Justement, c'est une super bonne question. Déjà d'une, je suis sur LinkedIn. C'est là où j'ai rencontré ce qu'on appelle le channel market fit, c'est-à-dire l'adéquation entre finalement la définition et la stratégie de mes contenus et l'audience avec laquelle j'interagis. Et puis, bien sûr, pour te répondre, j'ai deux types de public. Mes clients, en tout cas, se segmentent de la manière suivante: les solopreneurs, les solo business, sur la partie coaching, accompagnement à la mise en œuvre. Là, on construit ensemble. Et là, la plupart du temps, ce sont des personnes qui, soit effectivement, vont avoir au moins un an d'expertises et d'activités en tant que solopreneur et auront déjà vécu une première croissance. Je vais les aider à passer à l'étape suivante. Et là, je vais avoir des clients qui vont de, effectivement, 5 000 € par mois à un million. Donc, tu vois, le ratio est hyper large, mais les besoins vont être segmentés. Ensuite, d'un autre côté, je vais aussi avoir, bien sûr, des grandes entreprises ou des filiales de grandes entreprises sur des volets à une conférence où j'interviens sur des conférences qui visent à leur enseigner comment aller capter et générer de la croissance et de visibilité et d'auto d'autorités de business sur LinkedIn.
Florence Grégeois (Growth marketer)
Et puis, à côté, bien sûr, du done for you qui va être de construire des collectifs en fonction des leviers de croissance qu'ils veulent aller capter. Ça, c'est vraiment mon travail, mais c'est hyper clair. Avec deux audiences différentes.
Marine (Chance)
Ok, passionnant. Je vois qu'il y a une question de Marine. Je la lis: Salut Florence, tu es queen en marketing d'autorités sur LinkedIn. Du coup, comment faire pour trouver sa marque personnelle ?
Florence Grégeois (Growth marketer)
Écoute, ça, c'est une super bonne question, Marine. En fait, la marque de personnels, pour moi, elle est à la convergence entre ton analyse de persona et en même temps, la propre connaissance de soi. Ça rebondit vraiment sur ce que tu disais Marine au tout début. De ce live, c'est que la connaissance de toi va te permettre de déterminer ton why, c'est-à-dire la mission pour laquelle toi, tu vas te lever chaque matin et accomplir ton travail. Et en même temps... Comment ? J'ai eu la chance que vous... Exactement, chance peut vous aider. Et le système de valeurs. Et en fait, finalement, cette rencontre qui se fait entre tes personas, entre tes clients et entre tes partenaires qui sont tes pairs et toi, se fonde sur effectivement une adéquation, une complémentarité des why et du système de valeurs. À partir du moment où tu as déterminé ton persona et que tu vois aussi ce système de valeurs, tu peux regarder aussi tous les référents culturels. Et pour moi, ce que j'ai voulu faire, c'était de construire une marque personnelle qui soit basée à la fois sur un système de valeurs qui est très important pour moi, qui est finalement d'aller...
Florence Grégeois (Growth marketer)
Moi, je me base beaucoup sur la culture de Star Wars, mais parce que c'est un choix très volontaire. C'est culturel pour moi, c'est culturel aussi pour mon audience. C'est derrière, il y a des valeurs d'humanité et d'entraide universelle et en même temps de choix vraiment réfléchi et rationnel de son système de pensée et de ce que l'on va donner au monde. Et ça, c'est vraiment hyper important dans mon business. C'est ça qui va venir m'accompagner. Et donc, pour construire ma marque personnelle, je suis allée puiser dans cette référence culturelle pour aller en fait créer une marque qui soit forte, avec des couleurs hyper chatoyantes, qu'on puisse me reconnaître dans la timeline partout où je vais, et finalement, véhiculer à la fois cette volonté de donner, de partager au maximum, et en même temps, de véhiculer des contenus mindset qui sont: Finalement, vous avez peur, finalement, vous hésitez, finalement, vous doutez de vous, mais en fait, quand la peur et le doute émerge, c'est qu'ils sont faits pour être traversés. Voilà, c'est comme ça que j'ai construit cette marque personnelle et ensuite, je l'ai testée sur le marché avec justement des feedbacks en continu.
Marine (Chance)
Merci Florence. C'est super intéressant et ça donne déjà plein de conseils de comment la construire. Je vois qu'il y a Margaret dans le chat qui demande, qui te remercie pour ce partage très clair et authentique. Si tu travailles chez tes clients, est-ce que tu les rencontres ou est-ce que tu fais tout à distance ?
Florence Grégeois (Growth marketer)
La plupart du temps, Margaret, pour les conférences, je me déplace. Les conférences et formations, soit je me déplace, soit je les fais en live, donc directement par Zoom. Et puis, pour les accompagnements, ça va se faire de toute façon en remote parce que je suis digital nomade et je voyage. Et ça matche totalement, finalement, avec l'agenda de mes clients. Donc, ça donne une super souplesse, en fait.
Marine (Chance)
On a vu là, ton métier et un peu les tâches quotidiennes et ce que tu faisais. Il y a aussi chez Chance, on dit qu'un travail, c'est quatre piliers. Donc, on a vu le métier. Il y a aussi le pilier finalité qui est le sens que tu trouves dans ton travail. Est-ce que tu peux un peu nous raconter, toi, qu'est-ce que tu aimes énormément dans ton travail ? Qu'est-ce qui te fait vibrer là où tu te dis: Je suis vraiment à la place ? Et à l'inverse, parce qu'évidemment, un travail ne veut pas être 100% de ça, ou alors tant mieux, mais à l'inverse, est-ce que tu aimes un peu moins ou est-ce qui est plus difficile parce que justement, l'idée de ces live métiers, c'est aussi de donner une réalité concrète et d'enlever un peu les fantasmes positifs comme négatifs. Donc, pour toi, qu'est-ce que seraient tes moments vraiment hyper hauts et tes moments où c'est un peu plus difficile ou moins confortable ?
Florence Grégeois (Growth marketer)
Les moments hyper hauts, c'est que j'ai une latitude énorme pour finalement exprimer ma créativité. Ça reboucle avec ce que je vous disais au départ. Du coup, si je veux aller capter de la croissance, que ce soit pour mes clients ou pour moi, de toute façon, j'ai la possibilité d'aller puiser dans ce que j'ai pu apprendre dans ce que je peux observer. Et j'ai effectivement cette latitude de créer, de créer des supports, de créer des messages, de créer effectivement des contenus, de créer des offres et donc de pouvoir aller tester tout cela sur le marché. Et moi, ça, ça me fait vibrer parce qu'on ne peut pas construire un business, on ne peut pas construire une trajectoire de vie sans prendre en compte tout l'écosystème autour. Et donc cette conversation en continu, ce dialogue, c'est ça qui va permettre finalement de construire, effectivement, une entreprise, une offre, une influence, de manière complètement graduelle. Si vous comprenez ça, vous avez gagné 50% de temps, 50% aussi d'efforts parce que ça se reconstruit à plusieurs. Finalement, on construit une offre en fonction de ce que vont nous rapporter nos prospects, nos clients, etc. Cette dimension dialogue et cette dimension créativité, pour moi, c'est Super important.
Florence Grégeois (Growth marketer)
Après, je vais vous dire, mon métier me passionne parce que je trouve qu'on va y remettre derrière une forme de justesse et de justice. Finalement, l'objectif, c'est de se dire: Comment est-ce que finalement, on va permettre à notre client d'optimiser son Comment ce budget, finalement, va devenir rentable ? Et ça, pour moi, c'était hyper important après tout le parcours que j'avais effectivement effectué. Et enfin, ce qui peut être effectivement plus délicat, plus difficile, mais moi, ça m'a vraiment... Ça a été hyper challengeant. Je n'ai vraiment rien à cacher là-dessus, mais ça m'a galvanisé. C'est le fait de me retrouver face à un total inconnu, puisque j'ai appris graduellement le métier, évidemment. J'ai changé totalement de dimension et d'environnement, puisque je me suis lancée à mon compte. Et donc, en même temps, j'ai dû me créer un réseau étendu, puisque dans ce métier-là, je n'avais pas forcément tant de réseaux que ça. Et donc, le fait de me dire: J'ose, je n'ai rien à perdre, j'y vais, je fonce. Et finalement, après tout, la vie, elle est faite de rencontres. C'est exactement ce que tu disais, Marine. Pour moi, LinkedIn, c'est exactement ça. C'est un club d'influence, c'est un club de rencontres et on se dit: On va aller à la rencontre des autres, on va aller discuter avec eux, on va aller s'intéresser à eux.
Florence Grégeois (Growth marketer)
On ne cherche pas à vendre, on cherche simplement déjà à connecter parce que de cette connexion va naître une confiance qui va se convertir effectivement en opportunité commerciale ou de carrière pour vous si vous êtes en transition. Et du coup, le fait d'être dans cette inconnue, dans cette part d'inconnu et dans ce travail énorme. Je vous donne un exemple. Cette nuit, j'ai terminé une conférence, 3h00 du matin. C'est exceptionnel, évidemment, mais je me dis: Mais en fait, j'ai vraiment l'impression d'être à ma place et dans ce que je vais véhiculer, d'aller toucher les consciences, les cœurs. Et pour moi, c'est essentiel. En fait, je suis dans un métier de data, mais je trouve que je suis aussi dans un métier de cœur, puisque c'est un métier d'écoute de l'autre. Et ça, pour ça, ça me fait vibrer et ça me fait traverser les peurs, parce que les peurs sont faites pour être traversées.
Marine (Chance)
C'est génial et hyper inspirant. Merci Florence, c'était 9h00 du matin. Mais ça s'entend quand on parle, ça transpire. Donc c'est génial. Dans les autres piliers, on a vu le pilier métier, on a vu le pilier finalité. Il y a le pilier environnement. En l'occurrence, c'est passé par le statut de freelance, avec beaucoup de liberté. Parce que l'environnement, le pilier, ça peut être: Quel degré d'autonomie tu as besoin ? Est-ce que tu préfères les grosses entreprises, les petites structures, le freelance, l'autoentreprise ? Plein de manières d'exercer un même métier, mais qui changent énormément sa réalité. Toi, si tu étais tes grosses marketeurs dans une entreprise, tu serais peut-être sûrement beaucoup moins épanoui qu' à ton compte. Est-ce que tu peux un peu nous parler de l'environnement ? À savoir, par exemple, la solitude que parfois ressort de ce type de métier, comment tu le vis. Et aussi, j'avais une question sur comment tu as fait pour avoir tes premiers clients et pour financièrement vivre pendant cette période de transition où tu t'es lancée et que tu étais encore débutante.
Florence Grégeois (Growth marketer)
C'est hyper sympa parce que c'est pas mal de questions hyper riches que là, tu me partages, Marine. La première chose, c'est que... Du coup, je me suis lancée en tant qu'autoentrepreneur. Vraiment, pour moi, c'était hyper important parce que c'était une question, pour moi, de mindset. Parce que je me dis, et je me le dis encore, ce statut Aujourd'hui, il me correspond puisque la chance qu'on a avec ce statut, c'est qu'on peut faire une extension auprès, justement, de la CCI. Donc, on peut accroître aussi le potentiel de chiffre d'affaires par an. Ça, c'est la première chose. Ensuite, pour moi, c'était important de me mettre dans un mindset d'entrepreneur parce que ça change totalement la dimension. Je ne facture pas mon temps, je facture la valeur que j'apporte. Ce n'est pas pareil. Je facture une prestat de service et donc je ne suis pas: Je vous vends deux heures, ça coûte tant. Pas du tout. Là, c'est: Je vous vends tel ou tel projet et ça rapporte tant. Et du coup, pour moi, ce qui a été vraiment important, c'est de me dire: Déjà, j'ai ça. Ensuite, deuxième chose, effectivement, j'ai une part d'inconnue parce que je me suis lancée juste en pleine période de la Covid en plus.
Florence Grégeois (Growth marketer)
Donc, le marché était en pleine transition. Ça a été costaud quand même. De mon côté, ça a été costaud. J'ai vécu des périodes qui ont été très particulière, très chaudes, d'inconnues totales parce que le marché était en pleine perturbation. Moi, ce que j'ai fait, c'est que je me suis appuyée sur un à mon réseau. Ça, c'était hyper important. Au départ, je suis allée capter à travers mon réseau ma clientèle et mon réseau m'a apporté de la clientèle. Ça m'a permis de me construire. J'ai travaillé avec des pairs, puisque de par mon expérience en agence, j'ai eu l'habitude de faire de la direction de projet et de monter des collectifs de collaborateurs. Donc, c'est ce que je peux de toute façon reproduire dans ma vie de tous les jours. Donc ça, ça m'a aussi aidé parce qu'on s'est apporté un flux de clients mutuellement. Et puis, j'ai croisé la route de Caroline Mignot qui organisait le Refer challenge. Et là, cette rencontre a fait que ça m'a permis de mettre le pied à LinkedIn. Et là, je me suis lancée à fond sur LinkedIn en me disant: Je vais tester plein de choses et je vais travailler notamment mon profil LinkedIn et ma création de contenu de manière à démontrer en réel le niveau de prestation de services que mes clients sont en droit d'attendre de ma part.
Florence Grégeois (Growth marketer)
Donc, je me suis dit Mon profil et mes contenus doivent être mes vitrines et doivent donner envie à mes clients et en même temps, les que ce qu'ils auront, c'est ça. En fait, ça a été une stratégie qui a été payante parce que ça m'a permis de travailler sur l'autorité, sur la reconnaissance de mon expertise et donc de faire venir à moi d'autres clients et de facturer à des tarifs beaucoup plus intéressants. Sans avoir à négocier. Par rapport à la solitude, alors, moi, je suis à la fois solitaire et à la fois animal social. J'ai été hyper entraînée en agence à travailler sur des sujets en collectif, mais aussi toute seule. Et ça, ça a été une super chance parce qu'on m'a formée finalement à faire de la stratégie en étant en solo, à devoir me débrouiller en solo et à devoir trouver des solutions en solo. Et en dernier recours, j'allais voir ma manager ou les équipes. Et donc, je me suis retrouvée à un moment donné, dans ce sas d'Incertitude totale, à travailler mon autonomie. Et cette autonomie-là, comme en plus, je suis quelqu'un de très indépendant, cette autonomie a trouvé son épanouissement dans la vie d'autoentrepreneur.
Florence Grégeois (Growth marketer)
Moi, aujourd'hui, je peux travailler trois jours, quatre jours en continu sans forcément voir beaucoup de monde, mais en étant épanoui. Ce n'est pas le cas de tout le monde. Mais ce qui est très intéressant, c'est que pour ceux qui ont du mal avec l'isolement, rapprochez-vous de créateur de contenu, rapprochez-vous de personnes qui sont dans votre secteur métier ou celui que vous avez envie d'embrasser et allez sur LinkedIn à la rencontre d'autres. Parce qu'on peut rompre la solitude entrepreneuriale de cette manière. Comme on peut avoir des inspirations, si vous voulez bouger d'un poste de salarié à un autre. En fait, tout est vraiment hyper ouvert aujourd'hui et accessible.
Marine (Chance)
Oui. Et effectivement, c'est savoir ce dont on a besoin. Par exemple, il y a aussi les espaces de coworking qui permettent d'être solopreneur, mais entouré de personnes. Mais effectivement, c'est savoir avant tout de quoi on a besoin. Une dernière question que j'ai pour toi, sauf si vous en avez dans le chat, n'hésitez pas, parce qu'on va bientôt devoir rendre l'antenne pour le prochain live. Tu as encore une minute, Florence ? C'est OK ?
Florence Grégeois (Growth marketer)
Bien sûr.
Marine (Chance)
Parce que je vois qu'on a un peu dépassé. C'est sur la rémunération, parce que ça fait partie aussi de donner une réalité concrète du métier, parce qu'évidemment, c'est un facteur très important, sans évidemment nous donner ton salaire. Mais quelle fourchette de salaire est possible avec ce métier au début et une fois que tu es un peu installé, d'après toi ?
Florence Grégeois (Growth marketer)
En général, je vais te donner les tarifs, ne serait-ce qu'indépendant Au départ, tu vas avoir des indépendants, mais vraiment qui commencent, qui vont facturer entre 350, 400 €. Et puis, par jour, ça peut monter à plus de 1 000 €. Et ensuite, effectivement, dès lors que tu travailles beaucoup plus ton influence et ton autorité, tu peux encore augmenter le tarif par jour bien au-delà. Donc ça, c'est la première chose. En termes de salaire, quand tu es salarié, moi, je t'avoue que je ne veux surtout pas dire de bêtises, mais j'aurais tendance à te dire entre 40 et 80 000 € selon le stade d'expertise, le niveau d'expérience. Après, c'est au cas par cas. Encore une fois, si vraiment vous vous lancez dans le métier ou vous le déployez en tant qu'indépendant, si vous travaillez votre autorité, votre marque personnelle, derrière, vous gagnez en valeur l'heure et vous pouvez facturer beaucoup plus.
Marine (Chance)
Je cherchais ton LinkedIn pour le mettre dans le chat si jamais certains voulaient encore continuer la conversation, si certains avaient encore des questions. Donc, c'est Florence Grejoie que vous pouvez retrouver sur LinkedIn, évidemment. Merci beaucoup pour ton retour. Quand tu dis entre 45 et 90, tu parles de chiffre d'affaires annuel. Merci Florence d'avoir mis le lien. Tu parles de...
Florence Grégeois (Growth marketer)
Là, vous m'entendez ?
Marine (Chance)
Oui.
Florence Grégeois (Growth marketer)
Ça y est, c'est bon. Au niveau de ces chiffres-là, je parlais plus au niveau de la tranche salariale et ensuite au niveau des honoraires en tant qu'indépendant, ça va être effectivement, je dirais, au départage, entre 350, 400 € jour jusqu'à 1 000 € par jour, voire beaucoup plus, selon que vous ayez travaillé votre marque personnelle et votre réputation sur les réseaux sociaux. Et après, c'est à vous de regarder sur des plateformes, effectivement, en même temps de prestations de freelance, d'indépendant. Regardez tout cela, ça va vous donner des indicateurs également.
Marine (Chance)
Ok, super. Merci beaucoup Florence pour ce live. C'était vraiment super chouette de te rencontrer et de voir ton parcours. Et pour tout ton partage, je vois dans le chat que beaucoup de gens te remercient, que tu as l'air complètement épanoui, que ton parcours aussi est encourageant et motivant parce qu'ils montrent que c'est possible de bifurquer, de se réinventer et que si on a la bonne place, ça fonctionne. Donc merci beaucoup, c'est super précieux. Et n'hésitez pas à suivre Florence sur LinkedIn parce que comme vous l'avez compris, c'est une experte, ce réseau. Et du coup, tous ces postes sont hyper riches et apportent beaucoup de valeur. Donc, je vous encourage à suivre Florence. Et merci beaucoup d'avoir donné 30 minutes de ton temps pour aider les autres.
Florence Grégeois (Growth marketer)
Merci Marine et merci à tous. Et vraiment, allez oser, foncez et faites ce que vous avez envie de faire, puisqu'on a toujours des belles surprises sur le chemin.
Marine (Chance)
Merci Florence, merci à tous et à toutes. Au revoir. Au revoir.
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