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Transcription complète
Charlène (Chance)
Bonjour à toutes et tous.
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Bonjour.
Charlène (Chance)
Dans ce live métier du jour sur le thème de la profession infirmière puéricultrice qui va nous être présenté par Axelle, ici présente. Bonjour Axelle, merci infiniment de t'être rendue disponible.
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Merci pour l'invitation, ça fait trop plaisir.
Charlène (Chance)
Je vous propose peut-être dans le chat, en attendant que tout le monde se connecte tranquillement, de nous faire part d'où vous nous écrivez. C'est toujours intéressant de voir où se situe les petits curieux. N'hésitez pas à nous partager votre localisation. Arles. Top.
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Charlie, tu es où, toi ?
Charlène (Chance)
À Paris, dans les bureaux de chance. Rien de très original. Où est-ce qu'on est ?
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Lille. Lille.
Charlène (Chance)
Donc n'hésitez pas, pendant tout le long de ce live, à interagir sur le chat. Le but, c'est que ce soit le plus interactif possible. Là, je vois qu'on est en petit comité sur ce créneau. Pour l'instant, on n'est que dix participants. Donc justement, c'est l'occasion de pouvoir poser vos questions à Axelle en direct. Donc n'hésitez pas. Je vais vous faire une rapide présentation de Chance en attendant que les retardataires arrivent. Mais j'imagine que si vous êtes là aujourd'hui, c'est que vous nous connaissez sans doute peut-être un petit peu. Chance, on est une communauté d'entraide professionnelle. Notre but, c'est que chacun trouve sa voie professionnelle afin de trouver sa place dans la société. On a créé et on anime plusieurs programmes mes outils afin d'aider chacun à trouver sa voie professionnelle. Notre outil le plus connu aujourd'hui, c'est le bilan de compétences Chance, le célèbre Parcours Chance. Et à mi-parcours de ce Parcours Chance, on encourage nos talents, donc les personnes qui font le parcours, à explorer des métiers qui pourraient leur plaire, qui pourraient envisager, à vraiment aller au contact de personnes pour enlever des fantasmes, positifs comme négatifs, sur certains métiers et réalités professionnelles, pour pouvoir savoir si ça leur correspond ou pas.
Charlène (Chance)
C'est assez puissant de pouvoir discuter avec des personnes qui effectuent au quotidien des métiers qui pourraient nous intéresser. C'est justement ça qu'on essaye de créer à travers ces live métiers en coulisses, de donner l'opportunité aux personnes qui sont curieuses de découvrir des métiers, la réalité du terrain, du quotidien, et voir si c'est un métier qui est envisageable ou pas. C'est pour ça que je vous encourage vivement à poser vos questions à Axelle tout au long de ce live. Et je vous invite aussi également à visionner la cinquantaine d'autres live métiers qu'on vous propose cette semaine, en replay évidemment, si vous n'êtes pas tout le temps disponible. Mais voilà, afin d'ouvrir vos chakras et de continuer à explorer des voies professionnelles différentes. Alors, combien on est ? On est une douzaine. Je vous propose de commencer parce que c'est vrai que 30 minutes, ça passe vite. Encore une fois, merci Axelle et encore une fois, ton aide nous est précieuse. Je te propose peut-être dans un premier temps de nous présenter rapidement ton métier et puis de nous dire peut-être quel est ton parcours et comment tu en es arrivée là.
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Ok. Je m'appelle Axelle Chassegne. Je suis infirmière puéricultrice depuis 2014. Ça va faire bientôt 10 ans, ce sera la fin de l'année. Mon parcours, concrètement, j'ai enchaîné vraiment le lycée, les études d'infirmière qui durent trois ans et l'école de puériculture, donc spécialisation du métier d'infirmière qui dure un an. Et j'ai tout de suite à enchaîner sur le domaine du métier de puéricultrice qui m'intéressait, à savoir la néonatologie, tout ce qui tourne autour des bébés prématurés et la l'accompagnement des parents dans cette période compliquée quand même de leur vie, qui a aussi des très beaux avantages, mais pas toujours évidents sur le plan morale, organisation, tout ça. Et donc, ça fait 10 ans que je fais ce métier, en commençant par la néonatologie, couplée avec le service de maternité. Il y a quand même quelques transferts entre les deux de temps en temps. Et puis, comme beaucoup de soignants, je suis passée par la case burn out. Donc, le temps de me remettre de tout ça, je faisais partie d'une association qui n'avait absolument rien à voir avec le domaine du soin, mais toujours dans le don, dans les domaines inspirants, la lecture, les jeunes, tout ça.
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
C'était vraiment une autre facette presque de mon métier, finalement, parce que toujours au contact des jeunes, mais cette fois, auprès des adolescents. Donc, vraiment plus rien à voir. Et en nt de de toute cette période de soins de moi-même. Je ne me sentais pas de retourner à l'hôpital, même dans ce domaine de la néonat que j'adore. Donc, j'ai fait trois ans dans un laboratoire d'analyse en ville. Je crois que presque tout le monde dans sa vie va au moins une fois au laboratoire pour faire une prise de sang ou autre prélèvement. Et là, j'avais trouvé un laboratoire spécialisé en pédiatrie. Donc, encore une fois, c'était très proche de tout ce que je pouvais apporter avec ma de puéricultrice. Et donc, cette aventure du labo, j'ai arrêté en 2022 parce que j'avais une idée d'activité libérale qui me trottait dans la tête depuis un moment, qui me tenait à cœur. Où c'était finalement continuer mon métier de puricultrice dès nouveau-né, mais à l'extérieur de l'hôpital et vraiment accueillir autant les parents et leurs bébés pendant les six premiers mois de vie et voir anticiper quelques éléments pendant la grossesse.
Charlène (Chance)
D'accord. Intéressant. Toi, tu as vraiment fait une évolution de structure et d'environnement de travail. Concrètement, comment ça se passe ta vie professionnelle aujourd'hui ? Parce que c'est vrai que Je pense qu'on a tous tendance à se demander comment on peut exercer ce métier en libéral. On peut le faire hors de l'hôpital. C'est une question qui me trotte.
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Comment on fait ? Ce n'est pas évident. Je vais être tout à fait honnête. Ce n'est pas évident d'abord, mais on aura l'occasion d'en reparler un peu plus tard, parce que le statut libéral aujourd'hui n'est pas reconnu dans le diplôme de puéricultrice. Il est reconnu pour les infirmières. Elles sont d'ailleurs prises en charge par la sécurité sociale, par éventuellement des mutuelles et tout, ce qui n'est pas le cas de la spécialisation en puériculture. Donc, on peut être soit libéral non conventionné, donc pas remboursé, pas pris en charge par la sécurité sociale, où on peut, comme je l'ai fait, créer sa marque et avoir le statut d'autoentrepreneur dans ces cas-là. Il y a la chambre des commerces qui aident pas mal en ce sens. Après, c'est vraiment à toi de tout faire, finalement, pour développer ta structure où tu n'as pas forcément un local en ville avec une adresse, etc. Moi, typiquement, je vais à domicile, je fais de la visio. J'ai intégré il n'y a pas longtemps un cabinet, mais il faut encore que je fasse la pub des activités que je propose. Et puis, ça y est, je ne sais plus où je voulais en venir.
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Mais voilà, c'est ça. C'est vraiment à toi de tout faire, d'aller prospecter, de gérer ta boite, de rencontrer de faire ta compta, de faire ta com. Finalement, en libéral, tu ne fais pas un métier, tu en fais 40.
Charlène (Chance)
Bien sûr. Et du coup, sur le plan métier, C'est-à-dire quand tu dis l'offre que tu proposes, concrètement, qu'est-ce que tu proposes comme offre ? Quels sont les actes que tu performes au quotidien ? Pour rentrer un peu plus en détail sur ton métier d'infirmière puéricultrice. Parce que je me dis, il y a peut-être des gens qui nous écoutent qui ont envie de savoir quelles sont tes tâches, finalement, au quotidien.
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Moi, je me suis vraiment spécialisée, comme je disais, dans cette période du 0, 6 mois du bébé, sachant quand même qu'une puéricultrice, elle est spécialisée chez l'enfant de 0 à 18 ans. Donc, il n'y a pas un métier de puéricultrice. Il y en a énormément selon le terrain qu'on choisit. Moi, avec le 0, 6 mois, bien sûr, on pourrait se dire, je Je suis spécialisée en santé de l'enfant. Oui, mais un enfant à cet âge-là, il ne va pas sans ses parents. Généralement, même jusqu'à 18 ans, il n'y va pas sans. Donc aujourd'hui, je fais vraiment de l'accompagnement parental. Je leur apprends à avoir un comportement, à avoir des gestes adaptés aux besoins de leur bébé, un bébé qui n'a pas de langage verbal compréhensible. Donc, il faut pouvoir comprendre le langage corporel. Il faut aussi s'intéresser à la psychologie de l'enfant, quelles sont ses réactions. Le simple fait de savoir qu'il n'a pas de filtre, il ne sait pas ce que c'est que le bien, le mal, le mauvais, le bon, le parent parfait, pas parfait. Un bébé, il ne sait pas ça, mais le parent, il ne sait pas qui ne sait pas.
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Il faut les accompagner là-dedans sous forme de consultations, tout simplement. Et puis après, il y a des activités annexes, on va dire, autres, en tout cas, autour du du bain enveloppé, par exemple, qui va être un moment de bien-être à la fois pour le bébé et pour les parents, de détente, de relâchement des tensions, de moments agréables à vivre en famille aussi. Et puis, il y a toutes les approches de... Moi, je ne le fais pas encore, ça, parce que je n'ai pas suivi de formation complémentaire, mais tous les ateliers pour apprendre à porter son bébé en écharpe de en portage, en porte-bébé, même le porter dans les bras, ce n'est pas évident pour tout le monde. Il y a des ateliers massage, il y a des ateliers pour plein de choses, finalement, qui remplissent la vie quotidienne des parents et qui l'améliorent surtout pour que la vie soit plus apaisée, surtout dans une période actuelle où on rencontre une génération de parents qui sont très inquiets, très anxieux, autant pour le que pour l'avenir, parce qu'on a la planète et la société qu'on a aujourd'hui. On a aussi une génération de parents qui... Leurs parents sont moins disponibles que la génération.
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Les grands-parents actuels travaillent encore, ont plein d'activités, n'ont pas forcément envie ou le temps de s'occuper de leurs petits-enfants. Ils sont loin, parfois, géographiquement parlant. C'est toute cette sphère à prendre en compte. Et au-delà de ce que je peux faire, moi, c'est aussi créer un réseau pluridisciplinaire autour pour savoir orienter dans tel cas vers tel professionnel, tel autre cas plus difficile ou que j'ai l'humilité de ne pas savoir gérer, je t'envoie vers Untel parce que je sais qu'untel est spécialisé dans ce domaine.
Charlène (Chance)
Très intéressant. Il y a plein de questions qui me viennent quand j'ai essayé de les organiser et de te les poser une par une. Tu me parlais de formation complémentaire parce que tu disais: Voilà, tel était le sujet, je ne suis pas encore 100% formé, etc. Ma première question, c'était: est-ce que ta formation de base Quand tu étais en hôpital, etc, tu as suffi pour partir en libéral ? Ou est-ce que du fait de changer de mode de travail en libéral et du coup, devoir peut-être proposer une palette de services un peu plus large, tu as dû compléter ta formation avec peut-être des formations plus coup de poing et plus ciblées, ou bien tu as tout appris sur le tas à l'hôpital et finalement, cette expérience terrain-là, elle t'a suffit, entre guillemets, pour être transposable en libéral ?
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Non, je n'ai pas tout appris en formation, dans ma formation initiale. Il faut savoir qu'aujourd'hui, dans les études d'infirmière, il n'y a plus du tout de théorie de cours sur la pédiatrie. Zéro, nada. Aujourd'hui, pour moi, c'était un essentiel de faire l'école de puériculture pour avoir ces apports théoriques avant de travailler à l'hôpital ou dans tout autre d'autres domaines, là où on trouve des puéricultrices en ville, et il n'y en a pas qu'un seul. Après, il n'y a qu'un an pour apprendre tout ce qui concerne la pédiatrie. C'est très court, c'est très dense, c'est très riche. Et même si on travaille d'arrache-pied, on a quand même les bases pour pouvoir travailler. Mais à mon sens, avec 10 ans de recul, ce n'est pas suffisant. Mon expérience à l'hôpital m'a énormément aidé de par tous les cas différents que j'ai pu rencontrer, tout le type de problématique qu'il y a eu, que ce soit sur l'alimentation, le sommeil, le lien parents-enfants, le développement, les problèmes de santé en général. C'est très varié, mais ça reste cloisonné dans l'hôpital. J'ai encore appris plein de choses dans mon expérience en laboratoire d'analyse, parce que comme c'est un temps très court avec le patient, je n'ai pas expliqué.
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
C'est comme si le patient te disait: Là, je n'ai que trois minutes avec vous, donc il faut que je vous dise tout ce que j'ai à vous dire et à vous demander. Le travail de synthèse est hyper intéressant aussi. Mais voilà, finalement, j'ai encore appris à chaque étape de mon expérience professionnelle et en m'installant en libéral, Je pense que je n'avais même pas encore toutes les connaissances. J'ai encore appris plein de choses auprès des professionnels qui sont rentrés dans mon réseau de partenaires, que ce soit auprès de consultantes en lactation, de thérapeutes un peu de manuels, de consultants de sommeil. Mais c'est aussi bien choisir ton réseau et c'est important.
Charlène (Chance)
Justement, tu fais une bonne transition sur ma deuxième question qui était plutôt sur des questionnements d'offres de travail, de marché et de réalité géographique, surtout quand on est en libéral. J'imagine qu'aujourd'hui, il y a plus de personnes qui exercent ton métier à l'hôpital qu'en libéral. Tu me dis si je me trompe ou pas, je voulais connaître un petit peu le ratio hôpital-libéral. Comment on fait quand on est en libéral pour trouver de la clientèle sur ce marché-là ? Est-ce qu'il y a une forte demande ? Je te demande, je ne sais pas où tu es située exactement, mais je pense que ce serait intéressant de le préciser. Comment tu fais en tant que libéral pour en vivre et quels seraient tes conseils, justement, à ce sujet-là ?
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Déjà, Là, je vais casser le mythe. Je ne connais pas le ratio exact, mais je pense qu'il y a plus de puéricultrices en ville qu'à l'hôpital.
Charlène (Chance)
D'accord. Intéressant. Je n'aurais pas avancé.
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Tout simplement parce qu'en ville, il n'y a pas que l'activité libérale dans laquelle peut intervenir une puéricultrice. Attends, parce que j'avais retrouvé un travail de mes collègues où elle parlait de tous les domaines où on peut trouver une curicultrice. Donc oui, bien sûr, il y a l'hôpital dans tous les services dans les maternités, dans les neonatologies, aux urgences, dans les services d'hospitalisation à domicile. Tous les services où il y a écrit pédiatrie dedans, finalement, tu peux trouver une curicultrice, mais ce n'est pas obligatoire Il y a des infirmières généralistes qui travaillent aussi dans ces services-là et qui apprennent finalement tous les rudiments de la pédiatrie en service. Et puis, en ville, on peut les trouver en libéral comme moi, mais on peut les trouver dans les crèches, dans les centres de protection maternelle et infantile, les PMI. On peut les trouver en milieu scolaire. On peut les trouver dans tous les services d'aide sociale à l'enfance, de protection de l'enfance, tout ça. Dans les CAMS aussi, dans les centres où on s'occupe des enfants porteurs de handicap, dans les Pouponnières. On est un peu partout.
Charlène (Chance)
Ce que Ce que j'entends et que je trouve hyper intéressant de partager, c'est que pour ce même métier, il y a tout un tas d'environnements très différents ou exercés et de différences de structure, etc. Donc au final, en fonction de ses aspirations, ça peut permettre de tester plein de structures différentes et d'apprendre.
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Et ça revient à ce que je disais au début, il n'y a pas un métier de puéricultrice. En fait, déjà, il y a des puéricultrices partout où il y a des enfants. Et je Je sais que l'infirmière, on la catégorise naturellement vers les soins, le curatif, voire le palliatif quand il y a besoin. Mais dans le rôle propre infirmier, on parle aussi des domaines thérapeutiques, bien sûr, éducatifs et préventif. Et ça, aujourd'hui, à l'hôpital, ce n'est pas toujours évident de le faire parce qu'on manque de moyens, parce qu'on manque de temps. Et aujourd'hui, les puéricultrices en ville, elles font beaucoup ça.
Charlène (Chance)
Très intéressant.
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Donc, c'est un travail monumental. C'est en ça aussi que les puéricultrices au sens large, travaillent le plus possible pour faire connaître notre activité en ville, les faire connaître aux parents à quel point on peut les aider avec finalement pas grand-chose, mais eux, c'est le petit truc qui leur manquait pour améliorer leur vie quotidienne. Et puis, c'est surtout qu'on collabore toutes entre nous.
Charlène (Chance)
Et finalement, toi qui disais la génération de parents aujourd'hui était peut-être un petit peu plus angoissée, avait peut-être un petit peu peur, etc. Est-ce que finalement, ce n'est pas une opportunité pour vous ? Est-ce que tu sens qu'il y a beaucoup plus de demandes qu'avant de puériculteurs de puéricultrice en ville, comme tu l'exerces, de la part de parents qui sont à la recherche de personnes comme toi ?
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Ce que je vois, et ce dont je parle avec des collègues depuis quelque temps, c'est que le métier de puéricultrice est peu connu, autant des parents que du gouvernement. Donc, ce n'est pas nous qu'on va chercher. C'est des thématiques d'alternance, de sommeil, de portage, de massage, etc. C'est des mots clés, finalement, qu'on va chercher sur Internet. Maintenant, nous, cuiricultrice, on le fait. Il y a d'autres métiers qui le font, qui ne sont pas forcément professionnels de santé, qui n'ont pas forcément une formation aussi poussée. Ça pose problème parfois. C'est un cas à part, je ne vais pas forcément rentrer dans les détails, mais concrètement, aujourd'hui, il y a des personnes qui sont parents, qui ont leur expérience de parents, qui se forment en deux, trois jours à l'accompagnement périnatal et qui se déclare coach parental. Ils prennent une blinde pour ne pas réussir à régler une problématique. Et les parents sont encore plus perdus. Ça fait un peu partie des limites qu'on peut rencontrer aussi, que les parents, finalement, en cherchant une thématique, ils ne tombent pas forcément sur la bonne personne. Et ça aussi, c'est à travailler dans le champ de compétences d'être puéricultrice.
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Ça ne s'apprend pas à l'école.
Charlène (Chance)
Oui, parce que là, tu as toute une dimension entrepreneuriale au final, où tu dois faire ta communication, tu dois te faire connaître, te faire ton réseau, et J'entends que c'est une skill à part entière d'être capable de faire ça en parallèle de tout.
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Oui, bien sûr.
Charlène (Chance)
Quel sens tu trouves, toi, aujourd'hui, dans ta vie pro ? Je parle du sens parce que c'est vrai que c'est un sujet qui nous tient à cœur, nous, chez Chance. L'idée, c'est que chaque personne qui fasse notre parcours, notre bilan de compétences, sorte avec un projet pro qui fasse sens pour elle. Quand on parle de sens, on parle aussi bien du métier, ce que je te disais tout à l'heure, à savoir les tâches que tu fais tous les jours. Il y a la question de la finalité, c'est-à-dire l'impact que tu as tous les jours sur les personnes. La question de l'environnement: est-ce que tu es dans un environnement de travail qui te plaît et qui te correspond ? Et enfin, tes impératifs, c'est-à-dire est-ce que ton travail arrive à coller avec tous tes impératifs personnels, c'est-à-dire avoir un bon équilibre vie pro/vie perso, avoir du temps pour toi, et même les impératifs financiers, tu vois ? Est-ce que tu arrives à en vivre, etc. ? Toi, sur cette jauge du sens, comment tu te placerais ? Et aujourd'hui, est-ce que tu peux dire que tu trouves du sens dans ton travail ?
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Oui, j'y trouve du sens. D'abord vis-à-vis du métier, moi, la mission que je me suis attribuée aujourd'hui, c'est de prendre autant soin des enfants que des parents, et l'un ne va pas sans l'autre. Et aujourd'hui, j'y arrive. Donc, je suis trop contente. Même s'il y a un travail monumental derrière pour arriver à rencontrer les parents, rencontrer les enfants et prendre soin d'eux et écouter leur histoire et faire en fonction de leur histoire unique, en se basant bien sûr sur les connaissances générales. Aujourd'hui, le sens de mon métier, il est là, de faire du cas par cas avec toutes les connaissances que j'ai apprises, aussi bien pratiques que théoriques. On le disait tout à l'heure, il faut construire tout ça avec les adultes d'aujourd'hui, avec les adultes de demain, avec tout ce qu'on a à disposition. Et parfois, c'est un inconvénient. On trouve tellement de choses aujourd'hui sur Internet, encore plus avec ChatGPT et compagnie, les intelligences artificielles, que faire le tri entre les bons conseils, les fake news, ce qui est propre à ma situation ou pas. C'est C'est quelque chose d'important de faire le tri dans tout ça pour donner à la fois des racines solides aux familles, mais dans un cadre sécuritaire.
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Tu parles de sens, c'est ce qui me vient directement. J'avais fait des prises de notes en amont, mais finalement, ça vient tout seul. L'environnement de travail, ça dépend du domaine dans lequel tu te spécialises, finalement. Il n'y a un environnement, il n'y a pas un domaine. Oui, tu peux être à l'hôpital, tu peux être en ville, tu peux être en visio. Il n'y a pas d'entreprise, il n'y a pas un grand immeuble avec le badge à l'entrée et l'ascenseur pour monter dans ton bureau. Ça, je ne connais pas, je ne sais pas ce que c'est.
Charlène (Chance)
Du coup, toi, tu as quand même une diversité au final, au quotidien, de lieux dans lesquels tu peux travailler. J'imagine que c'est moins routiné peut-être.
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Oui, il n'y a pas de routine. Il n'y a pas de routine parce qu'aujourd'hui, même si je fais du suivi des familles sur six mois, six mois, ça va très vite. Et après les six mois, on ne les revoit pas forcément. Là, mon activité est trop récente pour que je vois des familles avec leur enfant d'après. J'adorerais qu'ils reviennent me voir pour le second, mais je n'ai pas encore la durée suffisante d'activité. Maintenant, non, il n'y a pas de routine, que ce soit environnementale, que ce soit même sur une journée. Je ne sais pas te dire une journée type. Ça n'existe pas. Parce que sur une journée Il peut y avoir un atelier par ci, une consultation par là, un moment de paperasse, un moment de: Tiens, je vais faire un poste pour les réseaux sociaux pour gagner en visibilité. Puis, j'avais un call avec Charlène, il ne faut pas que j'oublie. Demain, ce ne sera pas pareil. Il y a tout ça qui rentre en compte. Tu parlais d'impératif personnel. Concrètement, aujourd'hui, je ne vis pas encore de mon activité libérale. C'est pour ça que j'ai repris un poste vacataire à l'hôpital. Je suis restée en néonatologie parce que c'est le lieu où je suis à l'aise, où j'ai pris de la bouteille, donc je suis aussi plus apte, à mon sens, à faire bien mon métier.
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Et puis, finalement, c'est ce qui ressemble le plus à mon activité libérale. Aujourd'hui, je donne les mêmes conseils aux parents en ville et en néonatologie. C'est juste qu'en néonatologie, le bébé, il est arrivé en avance, donc il a besoin de soins un petit peu plus longs et on en profite pour donner des conseils aux parents. Que je les donne à l'hôpital ou juste après en rentrant à la maison, finalement, ça revient au même.
Charlène (Chance)
Et pour l'instant, tu arrives à jongler entre ton activité libérale et ta vacation en néonat' ?
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Ce n'est pas toujours évident, j'avoue, mais j'y arrive. Il y a des mois plus simples que d'autres. Et puis, au fur et à mesure, l'idée, c'est d'avoir du 100% libéral et que la néonat' soit juste un plaisir.
Charlène (Chance)
Tu t'es donné un objectif pour vivre à 100% de ton activité libérale ? Un objectif en termes de date, de temps ?
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Initialement, je m'étais donné deux ans pour au moins faire décoller la boite. Je sais que ça va prendre plus de temps de faire du 100% libéral. Mais oui, je m'étais donnée deux ans pour faire marcher le bouche-à-oreille, faire marcher le processus que j'ai créé dans le suivi. Et j'en suis bientôt à un an et demi. J'ai encore des choses à mettre en place. Mais de par le réseau, je suis bien aidée aussi.
Charlène (Chance)
Trop bien. Merci beaucoup. Avec Je vois qu'on a une question de Judith dans le chat. Bonjour, dans le cadre d'un projet de reconversion professionnelle. Je souhaiterais me diriger vers le métier d'infirmière puéricultrice. Un rêve d'enfance. Assistante de direction dans un groupe industriel. Est-ce qu'un diplôme national ou diplôme d'État est suffisant ?
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
En soi, infirmière puéricultrice, c'est deux diplômes d'État. Le diplôme d'État d'infirmière et celui de puéricultrice. Ça a changé depuis mon époque. Avant, les deux écoles se faisaient sur concours. Maintenant, pour rentrer en école d'infirmière, ça se passe via Parcoursup, comme pour beaucoup de Pour tous les lycéens ou presque. Par contre, l'école de Puert est toujours sur concours. Comme on l'a dit pendant tout ce live, il n'y a pas un métier d'infirmière puéricultrice. C'est pendant les études, pendant les stages, qu'on peut justement décrypter quel domaine nous plaît plus, nous attire plus, dans lequel on est plus à l'aise aussi. Ce n'est pas évident comme ça au premier coup d'œil en lisant la fiche technique de poste. Mais oui, déjà, avec les diplômes d'État en poche, on a quand même des très bonnes bases. Avec les stages, on apprend énormément de choses au contact des autres professionnels, de leur expérience, de leurs anecdotes aussi, bonnes ou mauvaises. C'est quand même un très, très bon début pour travailler dans le domaine de la petite enfance ou de l'enfance plus grande.
Charlène (Chance)
Merci beaucoup, Axelle. Judith, j'espère que la réponse vous aura satisfaite. Il est déjà 13h14, une demi-heure, ça passe très... On a beaucoup parlé, mais c'était ultra-intéressant. Donc, merci encore à Axelle pour ton temps et toutes les infos que tu as partagées avec nous. Avant de conclure, si vous êtes intéressés pour rejoindre notre communauté d'entraide Procopionnelle et notre initiative 3 minutes pour les Autres, qui est une Petit newsletter que vous recevrez toutes les semaines avec dix profils de personnes qui pourraient avoir besoin d'un coup de pouce professionnel et que vous pourriez très rapidement aider simplement en partageant leur profil ou en leur envoyant un petit mail. C'est C'est gratuit, ça prend trois minutes à checker par semaine et vous pouvez aussi demander de l'aide si vous en avez besoin. C'est vraiment donnant-donnant. Si ça vous intéresse de rejoindre la communauté, je vous mets ça dans le chat. Le petit lien, il est là. Vous avez juste à cliquer sur m'inscrire. Et voilà, peut-être qu'en répondant à l'appel à l'aide de quelqu'un, vous pourriez changer une vie. Et de même, si vous, vous avez besoin de contacts ou de réseaux pour votre projet professionnel, n'hésitez pas à poser vos questions et vous aurez potentiellement des personnes qui, par exemple comme Axelle, auront envie de dédier un peu de temps pour vous aider dans votre projet en partageant leur expérience ou leur contact.
Charlène (Chance)
Je vois aussi qu'on nous a demandé où était le replay. Les replays, ils seront postés au fur et à mesure sur notre chaîne YouTube Chance, donc vous pourrez les retrouver là. Merci beaucoup Axelle, encore une fois. Avec grand plaisir, c'était top. Bonne chance pour la suite.
Axelle Chassaigne (Infirmière puéricultrice)
Merci. Merci à tous pour votre écoute.
Charlène (Chance)
Merci à tous. Au revoir et bonne fin de journée.
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