Alexia Poirier, Infirmière Puéricultrice Entrepreneure
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Marine (Chance)
Bonjour à toutes et à tous. Merci beaucoup d'être présents pour ce live. Toutes mes excuses pour le retard. Euh Alexia eu un peu de retard. Elle me dit qu'elle va se connecter donc elle devrait arriver très bientôt. En attendant, n'hésitez pas à me dire dans le tchat d'où vous nous regardez. Je sais que on a souvent des gens de partout en France, donc ça m'intéresse de savoir où vous êtes en ce moment et aussi dans quel état d'esprit vous venez à ce live. Euh. Et voici Alexia. Hello !
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Bonjour à tous !
Marine (Chance)
Bonjour, J'ai lancé le live euh euh. En attendant pour faire patienter les gens. Pas de souci.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Je suis désolée, j'ai des soucis de connexion. D'ailleurs, n'hésitez pas à me dire si vous m'entendez bien. Normalement ça devrait aller. J'ai mis mon téléphone en partage de cou.
Marine (Chance)
Okay. Bah écoute moi pour le moment tout va bien, j'entends bien. Et euh. Et du coup, pour entrer dans le vif du sujet, euh est ce que tu pourrais nous, euh, nous raconter un petit peu ton parcours et comment tu es arrivée à à ton métier Euh aujourd'hui ?
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Ouais carrément. Bah du coup, mon parcours il a été un petit peu tout tracé depuis le lycée en fait. J'ai découvert la profession d'infirmière puéricultrice quand j'étais petite, en CM2, dans une revue des métiers et euh. Et ça a toujours été mon objectif. J'ai été attirée par ça. Dans ma famille, il y avait également des infirmiers, donc donc c'est vrai que ça m'a un peu toujours suivi. Donc moi j'ai fait un bac, à l'époque ça s'appelait STD S, donc c'était un bac techno sanitaire et social. En fait, c'était le meilleur bac pour préparer les concours infirmiers parce que l'école d'infirmier infirmière était encore sur concours pour rentrer. Donc j'ai obtenu mon bac en 2013 et j'ai directement enchaîné avec l'école d'infirmière. Donc là, je suis partie pour ceux qui connaissent un petit peu la géographie à Thouars. Donc c'est au beau milieu des Deux-Sèvres, perdue. Et donc là, j'ai passé trois années. Donc j'ai. J'ai vraiment appris plein de choses, C'était très tourné quand même sur les personnes âgées.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Donc en troisième année et dernière année, j'ai pu choisir un de mes stages et donc j'ai fait un peu des demandes partout pour vraiment aller voir ce qui se passait en pédiatrie, parce que mon but c'était toujours de me spécialiser en tant qu'infirmière puéricultrice. Et donc j'ai eu un stage en pédiatrie et qui m'a vraiment, vraiment plu. Du coup, quand je suis sortie de mon diplôme en 2016, et ben je suis partie bosser à Paris à l'hôpital Necker. J'étais en cardiologie pédiatrique. Et en fait, sur le terrain, c'est vraiment les auxiliaires de puériculture qui m'ont vraiment tout appris. Je n'avais jamais porté de bébé, jamais fait de vraiment de soins, j'ai pas de petits cousins, etc. Donc vraiment les les jeunes parents, je découvrais et ça m'a vraiment fait un choc quand j'ai vu en fait, la différence de pratiques professionnelles entre les infirmières et les jeunes infirmières et les infirmières puéricultrices. Et là, j'ai vraiment eu envie de poursuivre et de me spécialiser. Donc, c'est ce que j'ai fait. En 2018, je suis retournée à Nantes, là où j'ai toutes mes origines et ma famille pour pouvoir me spécialiser.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Donc re concours d'entrée et là cette fois ci la la spécialisation. La spécialisation se fait donc sur douze mois pleins. Euh. Donc six mois de stage et six mois de cours théoriques, examens, mémoires et cetera. Et là je suis passée par vraiment tous les services un peu phare pour balayer toute la petite enfance, de la crèche à la PMI. J'ai bossé aux urgences pédiatriques dans mes stages en néonat avec les grands primates. Donc ça, ça m'a vraiment botté. Ce qui fait qu'après ma spécialisation, j'ai. J'ai directement voulu travailler auprès des grands prématurés. Donc je suis parti au CHU d'Angers. Et là, je me suis vraiment éclaté. Sauf qu'à un moment donné, bah ça faisait finalement plus de cinq ans que j'étais déjà dans les dans les services parce que, en fait, nos formations infirmières et infirmières puéricultrices, elles se font finalement en alternance. Et en fait, ce rythme un peu décalé, je pense que mon corps en a eu marre. Donc j'ai eu une grosse mononucléose à cette période là.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
C'était en même temps que le le premier confinement, donc tout le monde me disait que j'avais le Covid. Mais pas du tout. Euh j'ai eu aussi des soucis de santé à cause de la mononucléose. Donc en fait, je me suis retrouvé hospitalisé à 25 ans. Donc là je me suis dit bon, il est peut-être temps de m'écouter aussi. Même si j'adorais ce que je faisais auprès des parents, j'avais cette espèce de frustration Bah organisationnel quand on travaille aussi. Alors c'est différent de Paris, mais quand on travaille en région, bah en fait on est contractuel pendant vraiment très longtemps, donc on a cette insécurité de ne pas savoir le mois d'après ou dans trois mois si on aura nos congés, si on aura un contrat. Et puis le fait d'être toujours considéré comme un pion dans l'équipe et un une contractuel, une non sachante, alors que moi je sortais d'une spécialisation où j'avais envie de partager, je savais plein plein de choses et j'ai eu vraiment cette grosse frustration. Donc là, j'ai décidé de quitter l'hôpital.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Je me suis dit pourquoi pas aller voir ce qui se passe en crèche ? Parce que en tant qu'infirmière puéricultrice, on peut devenir directrice de structure. Donc à ce moment là, j'ai eu un CDD à Nantes et j'étais en fait sur le terrain. Il y avait déjà une directrice qui était éducatrice de jeunes enfants et une adjointe qui était également éducatrice de jeunes enfants. Et donc là, j'ai découvert la pluridisciplinarité. Pluridisciplinarité. VRAIMENT dans tout son sens du terme. Donc, avec différents professionnels qui gravitent autour des enfants, enfin des enfants en bonne santé qui se développait normalement. Alors à part les petits virus, les maladies qui se transmettent, il n'y avait vraiment aucune problématique. Comme je rencontrais vraiment à l'hôpital, dans les services dans lesquels j'ai bossé. Donc c'était c'était vraiment super. Et cependant c'était encore les confinements, etc. Donc j'ai adoré tout ce travail en équipe, mais je me rendais bien compte que les parents, en fait, moi j'avais un peu l'image qu'ils étaient toujours accompagnés en ville, que voilà, il y avait les PMI disponibles et que ça se passait bien.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Et en fait, je me rendais compte que les parents, sur les sujets de la diversification alimentaire, des émotions, du sommeil, du rythme, ils étaient vraiment seuls, sans aide. Et en plus je pense que le côté confinement, bah ça a aggravé les choses. Surtout que bah les seuls finalement un peu interlocuteurs qu'il avait, c'était comment dire ? Les pros de la petite enfance. Mais du coup, les échanges étaient vachement réduits à ce moment là. C'était un peu on se passe l'enfant vraiment les bras tendus pour ne pas se contaminer, etc. Donc il y avait une anxiété et c'est à ce moment là que je me suis dit mais en fait, comment ça se fait que les parents, ils ne savent pas que nous, on existe quoi ? On est des pros diplômés d'État, Donc vraiment, avec ce cachet, voilà, notre formation est fiable, on est des pros de santé et en même temps des pros de la petite enfance. Et comment ça se fait que, après la sage femme et quand on ne voit pas le pédiatre, on n'est pas l'infirmière puéricultrice sur notre chemin ?
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Donc j'ai décidé de créer la page Instagram qui s'appelle Parlons bambin et ça a tout de suite vraiment pris de l'ampleur. Ça va faire un peu plus de deux ans maintenant et et sur cette page qui est aussi devenu un blog, un podcast, et bien les parents retrouvent vraiment de l'information nuancée. Ils peuvent piocher, toujours argumenter parce que, en fait, les injonctions, j'ai remarqué ça aussi qu'il y avait énormément d'injonctions il ne faut pas faire ça. Oui, mais pourquoi ? En fait, c'est bien d'expliquer aussi le pourquoi du comment. Donc voilà, c'est Voilà mon parcours. J'ai un peu débordé, je n'hésite pas à me couper. D'ailleurs Marine pour. Parce que sinon je pars dans tous les sens. Mais merci, c'était génial !
Marine (Chance)
La question du parcours est toujours forcément celle qui prend un peu plus de temps, parce que tu as quelques années à raconter pour qu'on comprenne la ligne directrice. Mais merci beaucoup Alexia, déjà de donner de ton temps pour faire découvrir ton métier et c'est quelque chose qui t'anime. On le voit avec le média que tu as créé. Donc parlons bambin sur Instagram et tout. Euh tous les autres contenus que tu crées, euh moi ma question pour commencer de manière concrète, pour ceux qui veulent découvrir le métier, est ce que tu peux nous dire un peu en quoi consiste les missions d'une puéricultrice ?
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Alors les missions d'une puéricultrice, c'est très large en fait. Dans notre formation, on est formé du développement de l'enfant, donc le développement in utero dès la grossesse, avec ses capacités, etc. Jusqu'à ses seize ans et quelques jours. En fait, c'est la définition de la pédiatrie en France actuellement. Et donc l'infirmière puéricultrice, elle est amenée surtout à travailler dans tous les services de pédiatrie qui existent, notamment à l'hôpital. Mais elle peut aussi travailler. Donc, j'en ai un petit peu parlé dans les services départementaux. Donc, la protection maternelle et infantile, là, elle a plusieurs missions le suivi de la croissance de l'enfant de 0 à 6 ans. D'ailleurs, c'est complètement gratuit, pris en charge par la région pour aller faire peser son bébé, suivre sa vaccination. C'est aussi les infirmières qui viennent faire les tests d'audition et de vue à la maternelle. Et il y a tout ce côté aussi accréditation des multi-accueil et des assistantes maternelles. C'est à dire que ce sont les services de PMI qui vont venir évaluer si le lieu d'accueil est adapté, si les personnes sont suffisamment compétentes pour recevoir les enfants chez eux à domicile.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Donc il y a toute cette partie là. Ensuite, on est vraiment formé à toutes les pathologies de l'enfant et surtout notre plus value c'est qu'on est formé aussi à la psychologie, à la parentalité, énormément l'accompagnement à la parentalité. Et pourquoi l'accompagnement à la parentalité ? Parce qu'en fait, c'est en passant par le parent que l'enfant se développe bien. Et nous, notre objectif commun aux infirmières puéricultrices, c'est que l'enfant se développe bien dans un milieu sain, sécurisé. Et en fait, ses piliers, c'est ses parents. Donc tout passe par les parents. Et c'est ce que j'ai aussi décidé de faire avec Parlons bambin. On pense que c'est très axé bébé bambin, mais en fait c'est adressé aux parents. C'est pour les parents, pour qu'ils puissent s'en saisir et ainsi prendre confiance. Parce qu'un parent en confiance, c'est un parent qui se sent bien dans ses baskets. Et donc un enfant qui va bien. Donc voilà, après on peut trouver différents types de profil, comme une infirmière puéricultrice va vachement être dans l'allaitement, donc elle va vraiment proposer plus de choses ou se former un peu plus.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Parce qu'on a aussi des diplômes d'état qui existe, des DUT, diplôme universitaire, pardon. Donc il y en a plein plein qui existent sur la douleur, sur sur l'accompagnement à la parentalité. Encore plus loin, ça va sur le deuil périnatal, il y a sur l'allaitement, comme je le disais, la nutrition aussi au passage du solide, etc. Lors de la diversification alimentaire. Donc après, chaque puéricultrice va avoir plus ou -1 casquette plutôt tournée sur l'éveil, sur les parents, sur voilà selon ce qu'elle est, ce qu'elle souhaite faire. Mais c'est vrai que ça peut être très large et souvent on a tendance à se spécialiser quand même dans les 1000 premiers jours. Donc de la conception aux deux ans de l'enfant, c'est vraiment là où il y a énormément de choses qui se jouent et pour les parents et pour l'enfant. Et surtout, c'est à ce moment là aussi où on a le moins d'acteurs qui peuvent vraiment accompagner les enfants. La sage femme ça s'arrête très vite dès les premiers mois de vie.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Après ben voilà, elle passe le relais, elle est plus remboursée dans ses actes donc elle va suivre des femmes enceintes ou des femmes, voilà, dans leur conception, dans leur contraception. Et puis ben les pédiatres, les premiers mois c'est un mois tous les mois la visite mensuelle et après ça s'échelonne vachement. Et puis ben aujourd'hui, il y a quand même les déserts médicaux, faut se le dire. Aujourd'hui, les délais pour voir un pédiatre, si j'appelle aujourd'hui, c'est dans un mois.
Marine (Chance)
Ouais.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Et un médecin traitant c'est dans une semaine. Donc quand ton enfant va pas bien, et ben voilà, il se retrouve aux urgences pédiatriques et voilà, Il y a énormément de travail de prévention pour du côté de l'infirmière puéricultrice, euh donc voilà.
Marine (Chance)
Euh merci beaucoup, c'est euh c'est super de découvrir plus euh, ce beau métier. Je vois qu'il y a Laetitia qui a une question pour toi, quelles sont les qualités compétences principales requises selon toi pour ce métier ? Et est ce que le fait d'être hypersensible peut être pénalisant.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Alors ? Je ne pense pas. Déjà, le fait de l'avoir identifié c'est une bonne chose. Après, il faut pouvoir se lancer, tenter et après selon les services, les structures où tu vas bosser si ça t'intéresse. Laëtitia En fait, ton métier va prendre une toute autre tournure. En fait, il ne faut pas se dire ce métier n'est pas fait pour moi si ça ne te va pas à l'hôpital par exemple. Après, il y a des facettes qui vont vraiment te bien te botter et puis finalement le côté perso va prendre le dessus, le côté rémunération aussi. C'est ce qui s'est passé pour moi à l'hôpital, donc c'est pour ça que j'ai souhaité changer, même s'il y avait des aspects que j'aimais bien. Et ensuite, en tant que soignant, c'est vrai, on nous apprend très vite la juste distance. Sauf qu'en fait, dans des situations où il y a un accompagnement à la fin de vie chez un tout nouveau né, bah en fait, parfois tu as des situations, elles te font un peu miroir des parents qui te touchent plus que d'autres et en fait c'est normal, c'est ok.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Et je trouve que en fait dans les services comme ça. Il manque aussi de soutien psychologique des équipes et de liens. Justement, je parlais de cette fracture entre les contractuels et les filles en cdi qui sont vraiment ancrées dans leur équipe. Moi ce qui m'a vraiment manqué dans dans des services assez durs, techniques, où il y avait aussi bien de la vie que de la mort, c'est ce manque en fait de soutien d'avoir des pairs pour de cette sécurité en fait, pour pouvoir échanger et parler. Et ça, ça m'a pesé et je pense que c'est pour ça que mon cœur, mon corps a parlé. Au final, je l'ai identifié. Après voilà, j'ai pris du temps, du recul et j'ai changé. Et aujourd'hui j'exerce un peu à la carte, j'ai un peu. C'est vrai que ma situation est un peu particulière parce que j'ai lancé Parlons bambin et ça a tout de suite pris. Aujourd'hui, je peux dire que j'en vis, mais ce n'est pas le cas de toutes. Donc voilà, il faut aussi pouvoir se poser, savoir ce qu'on veut.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Mais pour moi l'hypersensibilité c'est pas du tout un frein, au contraire, ça peut être un atout. Après voilà, tant qu'on l'a identifié et qu'on l'a en tête, c'est ok. Super !
Marine (Chance)
Merci Alexia Et ça fait bien la transition avec une autre question sur le fait que tu disais que toi, ta situation est peut-être particulière parce que tu as pu euh, enfin tu as lancé ce média qui est qui est une super réussite. Euh. Donc je le redis pour le moment sur Instagram que je vous invite tous à suivre, euh euh, je me demande comment on peut conjuguer le côté entrepreneur et un travail salarié, euh la peur de ne pas pouvoir en vivre en fait. Euh, si, on est entrepreneuse bien sûr.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Alors en fait, ce qu'il faut savoir c'est que maintenant, euh, la puéricultrice, elle va facilement se mettre en statut micro-entreprise parce qu'au jour d'aujourd'hui, on n'est pas, euh, euh, comment dire, elle est pas réglementée notre profession en libéral. Donc c'est vrai que moi j'ai tout de suite fait le choix d'être dans le digital et en fait de toucher plein de publics. Et en fait, par exemple, j'aurais souhaité m'installer à Nantes, faire des consultations sur Nantes. Peut être que j'aurais choisi le statut libéral parce que en fait, faut faire une demande à l'ARS par rapport à l'offre de soins. Comme si en fait on ouvrait un cabinet infirmier. Sauf qu'en fait, on va jamais prendre en compte les soins infirmiers que tu vas faire, parce que j'imagine que ton but c'est pas de faire des prises de sang à des personnes âgées, aller faire du contrôle de diabète, refaire des piluliers. Enfin c'est plus du tout ça notre cœur de métier en tant qu'infirmière. Je pense que ça va venir à évoluer et moi j'hésiterai pas à changer de statut quand ce sera possible.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Dans les cases, si je peux rentrer dans des cases, on va dire qu'actuellement, effectivement, il faut vraiment doser. Après, il n'y a rien de mieux que le bouche à oreille. Essayer de s'associer à une structure. Il y a énormément de structures parentalité, des centres, un peu de soins qui réunissent des ostéopathes, des kinés, il y a des doulas, etc. Pourquoi pas s'en rapprocher ? Je sais qu'il y a aussi les associations qui s'appellent les laep, les lieux d'accueil parents-enfants. En fait, c'est comme une crèche, mais qui est tout le temps ouverte et les parents sont obligés de rester. Et donc on va retrouver des pros qui vont être invités, donc des psychomot, des psychomot, une infirmière puéricultrice qui peuvent faire des permanences. Mais c'est vrai que passer par les associations c'est pas mal parce que du coup, elles, elles ont des financements et du coup vous êtes sûr d'être rémunéré pour cette prestation. Après, ça reste un petit peu à la marge, mais c'est vrai que faire du réseau.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Après, je sais que moi j'avais bossé au tout départ aussi pour une appli qui faisait de la de la messagerie, de conseils en fait pour les enfants, qui s'appelait qui s'appelle Biloba. Mais je sais qu'il y a mais il sentait aussi qui fait ça et donc on besoin en fait de pros de santé spécialisés dans l'enfant. Donc il y a des sages-femmes, il y a des infirmières puers, ça peut être aussi faire des vacations. Du coup en fait, tu t'inscris sur des plages horaires pour pouvoir répondre par tchat à ces parents là et tu es rémunéré. Ça c'est un peu si tu te dis bon, je me fais qu'un 15 h par mois, c'est un peu un revenu fixe que tu peux avoir. Et après, moi ce que j'ai fait, c'est que du coup j'ai aussi eu cette chance, c'est quand je me suis lancé, je finissais un CDD de six mois, donc j'ai enclenché des droits au chômage. Ce qui fait qu'en fait, quand j'ai lancé ma micro-entreprise, j'ai choisi de ne pas toucher tous mes droits.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Au chômage, on peut le faire, mais en fait de garder. Et en fait, les mois où je déclare rien, bah en fait je touche mon chômage et par exemple je dis n'importe quoi. J'avais douze mois de chômage. Et bien en fait ça va faire deux ans que je suis sur Parlons bambin. Il y a des mois j'ai rien déclaré. Enfin j'ai déclaré plus que mon chômage, mes droits et donc je n'ai pas touché mon chômage. Et c'est des droits qui ne sont pas perdus. C'est un peu une cagnotte. Donc en fait, demain c'est les vacances, j'ai aucun revenu. Eh bien en fait, j'aurai quand même quelque chose de la part de mon chômage. Donc ça c'est aussi une sécurité si on peut le faire. Et j'ai vu qu'il y avait une question aussi entre travail salarié et puis pouvoir faire des missions en entrepreneuriat. Après, il faut voir avec son employeur si c'est si c'est possible, mais s'il y a un accord et cetera et que c'est vraiment voilà, tout le monde est au clair, il n'y a pas de souci je pense.
Marine (Chance)
Merci beaucoup. Alexia. Euh, il reste cinq minutes donc je vais te poser un peu les trois grandes questions. Euh j'ai essayé.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
De la faire courte alors.
Marine (Chance)
Euh, ce serait Qu'est ce que tu préfères dans ton métier ? Qu'est ce que tu aimes le moins ? Parce que l'idée c'est aussi de montrer la réalité des métiers, euh sous toutes les formes, pour enlever aussi les points positifs ou négatifs et enfin le sens que tu y trouves.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
OK. Ce que j'aime le plus dans mon métier, c'est en fait toujours avoir, même si on on pense que en fait, je suis beaucoup dans le digital. J'ai quand même un lien très fort avec les parents. J'ai la chance d'avoir du coup une communauté engagée. Je reçois beaucoup de messages, beaucoup de retours aussi sur ce que je fais, assez spontané donc on sent qu'en fait on touche quand même la parentalité, une corde sensible, on rentre dans les familles, un peu l'intimité et Et c'est vrai que ça c'est hyper hyper gratifiant. Par exemple, sur les réseaux sociaux, moi j'avais beaucoup de mal à m'afficher en vidéo. Pour moi, il fallait que je sois voilà au top. C'était impossible de faire une story au réveil ou le soir. Et en fait maintenant je sais, c'est très spontané parce qu'en fait, tu te rends compte que les mamans en post-partum, elles aussi, elles sont encore en pyjama à 12 h, qu'elles ont pas besoin de voir la fille parfaite à l'écran. Donc voilà, faut aussi essayer de se dire que c'est ok et que les réseaux c'est pas montrer que la de la perfection.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Donc voilà, ça je pense que j'ai un lien assez particulier avec ma communauté, j'aime beaucoup et aussi je me réserve des créneaux dans le mois pour faire des animations en association ou dans des lieux comme je parlais pour toujours garder. Alors pour moi c'est moins rémunérant, mais ça me nourrit quand même. Donc j'ai besoin de cet équilibre. Et du coup j'en viens au côté un petit peu négatif, c'est que moi je fais beaucoup beaucoup. Comme Parlons bambin est devenu un média. Je fais beaucoup en fait de co-création avec des marques. Mais pour mettre en avant les conseils, on va dire que je pourrais donner spontanément sur l'environnement, mais sauf que là c'est associer. En fait, le plus chronophage, ça va être de donner les statistiques en fait, ce qui n'est pas mon corps de métier, écrire des mails. Enfin ça, ça va être la partie un peu plus lourde, ce qui ne va pas se faire naturellement chez moi parce qu'en plus moi, je suis toute seule à gérer. Parlons bambin, j'ai pas d'agent, j'ai pas de secrétaire.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Enfin voilà, ça reste vraiment micro quoi. Donc Donc parfois faut gérer entre toutes les demandes et ça c'est le côté moins cool. Et ensuite, la troisième question Marine c'était j'ai perdu.
Marine (Chance)
C'était le sens que tu y trouves dans ton métier de puéricultrice.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Eh bien, aujourd'hui, enfin, j'y trouve vraiment un sens, parce que je fais les choses à ma sauce sans me dire qu'il y a une limite de temps, une limite dans les moyens que je veux y mettre. C'est vraiment pour moi. J'ai réussi à créer un petit peu le métier qui me convient. Je ne sais pas si ça va durer longtemps. Je pense que si par moment ça venait à s'arrêter, peut être que je retournerais auprès des professionnels de la petite enfance en crèche, faire des formations, tout ça parce qu'il y a un énorme besoin aussi. Et finalement ça apporterait aussi aux parents et aux enfants. Mais en tout cas, je trouve qu'aujourd'hui j'ai réussi à associer ce côté aussi créatif que je suis. Je suis quelqu'un de globalement très créatif, même dans ma vie perso. Et c'est vrai que de pouvoir faire mes propres visuels et tout ça, ça, je m'éclate. Donc c'est des trucs où je ne vois pas le temps passer et ça c'est important.
Marine (Chance)
Merci beaucoup Alexia pour ton partage. Désolée, c'était un peu court. C'est toujours frustrant.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
J'étais en retard aussi. On a perdu cinq minutes.
Marine (Chance)
Mais vous avez eu l'Instagram de Alexia qui est sur Parlons bambin que vous pouvez retrouver et lui poser vos questions sur le métier de puéricultrice. N'hésitez pas. Merci Alexia d'avoir participé et d'avoir donné de ton temps pour aider les autres. C'était super intéressant de t'entendre et de voir comment tu as réussi à composer un métier à ton image pour trouver ton équilibre. Je trouve que c'est un super enseignement aussi. Donc 1000 mercis Et c'est possible quoi !
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
Donc vraiment, à toutes à vous ! Vous le pouvez. Enfin voilà, il faut parfois. En fait, on peut pas toujours tout avoir tout de suite, mais ça se construit aussi sur le long terme. Aujourd'hui, j'en parle parce que c'est c'est plus pérenne on va dire, mais il y a quand même eu des grosses phases de doutes. Tout n'a jamais. Enfin, tout n'a pas toujours été tout rose, mais voilà, il ne faut rien lâcher. Si vous êtes motivés, il y aura du résultat, ça c'est sûr. Merci pour vos questions.
Marine (Chance)
Merci beaucoup Alexia, à bientôt.
Alexia Poirier (Infirmière Puéricultrice Entrepreneure)
À bientôt.
Marine (Chance)
Salut !













