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Charlotte (Chance)
Bonjour tout le monde. Bienvenue. Bonjour à toutes et à tous. Bonjour Marie, enchantée. Bonjour. Merci d'être parmi nous. Bonjour Lucille, Olivia, Nathalie, Aliénor, Magapa. Bienvenue à toutes et peut-être à tous aussi. En tout cas, j'ai l'impression que je vois beaucoup de femmes. Bienvenue à vous. Merci d'être présente pour ce live métier en compagnie de Marie qui va nous parler très gentiment de son métier d'infirmière puéricultrice. Donc bienvenue à toutes et à tous. Merci encore Marie d'avoir répondu un grand oui pour donner 30 minutes de votre temps pour aider les autres.
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
Un grand plaisir.
Charlotte (Chance)
C'est un plaisir aussi de vous avoir. Moi, je suis Charlotte, je travaille chez Chance et je suis très heureuse aujourd'hui de découvrir le métier d'infirmière puéricultrice avec vous. Peut-être une petite question aux participants, participantes: n'hésitez pas à nous dire d'où vous nous écoutez ce midi. Moi, j'aime bien voir dans le chat peut-être les villes ou les régions dans lesquelles vous êtes. N'hésitez pas à y répondre dans le chat pour qu'on voit Lucille à Paris. Super. Je vois Lucille à Paris, super. Moi, je vous mets... Je suis dans le Cantal. Je vois... Je ne sais pas si c'est votre prénom, mais à Paris aussi. Super. Marie, je ne sais pas où vous êtes de votre côté.
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
Moi, je suis en région parisienne, je suis en banlieue ouest- Nord, je suis dans le Val-d'Oise.
Charlotte (Chance)
Ok, Val-d'Oise, super. Je vois Olivia qui, elle, est à Marseille, Magapa qui est à Albi. Anne-sophie Pourras, super Anne-Sophie, merci pour la précision. C'est chouette, j'ai l'impression. Aliénor qui est à Bordeaux, donc on a pas mal de- De Tour de France. De Tour de France, absolument. C'est super. Vraiment, n'hésitez surtout pas à l'idée de ce live et qu'il soit le plus interactif possible. Donc n'hésitez pas à poser toutes vos questions, que ce soit dans le chat ou dans le petit onglet des questions qui est juste en bas à droite de l'écran. Je rélèrerai les questions à Marie au fur et à mesure de sa prise de parole. Donc vraiment, n'hésitez pas à poser toutes vos questions. Et peut-être pour commencer, avant de vous donner la parole, Marie, pour celles et ceux qui ne connaissent pas Chance, nous sommes une communauté d'entraide professionnelle et une méthode pour aider chacun à trouver sa place dans le monde du travail et dans la société. Et pour ça, on a plusieurs programmes d'accompagnement et le plus connu, c'est le bilan de compétences. Et en fait, dans cette méthode, à un moment donné, Dans le cadre de ce bilan, on propose aux personnes qui suivent le bilan d'aller se confronter à la réalité des métiers pour pouvoir peut-être enlever les fantasmes, qu'ils soient positifs comme négatifs, que chacun, chacune peut de voir sur des voies professionnelles.
Charlotte (Chance)
C'est vrai que c'est assez fort, assez puissant. C'est aussi en écoutant une ou un professionnel parler de son métier qu'on se rend compte de si ça nous plaît, si ça résonne ou si, au contraire, on ne se projette pas. C'est ce qu'on vous propose pendant cette semaine, vraiment dédiée à ces live métiers, explorer des métiers ensemble. Aujourd'hui, j'ai beaucoup de chance de vous avoir, Marie. Je vais vous laisser la parole pour nous parler de votre métier d'infirmière puéricultrice. Ça peut être intéressant d'en savoir un peu plus sur votre parcours et de ce qui a fait que vous en êtes arrivée là à ce métier. Et puis bien sûr, après avoir des informations sur qu'est-ce que c'est qu'être infirmière puéricultrice. Et je vous donne la parole. Merci beaucoup.
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
Merci beaucoup. Je m'appelle Marie, j'ai actuellement 44 ans et je suis maman de deux enfants. Je n'ai pas voulu être infirmière depuis que je suis petite. Je réfute le côté vocation, qui est souvent associé au métier de la santé et du soin et du care, de la prise en soin des autres. Moi, je ne voulais plus le rire quand j'étais petite et au final, au fur et à mesure de mon évolution d'étudiante, au milieu du collège, etc, j'ai eu plein d'envie, plein d'idées. J'ai fait des stages un peu partout. Quand j'en avais d'opportunités et c'est au lycée qu'il a fallu un peu plus se cibler. J'aimais beaucoup écrire, mais j'étais plus scientifique, donc je suis partie sur une voie à l'époque, un bac S option maths. Mais je voyais bien que j'avais envie quand on faisait pas les bilans de compétences, mais les temps de réflexion sur l'orientation. Moi, je voulais quand même avoir du contact avec les gens, une activité manuelle. J'étais quand même plus du côté scientifique, je me viens à réfléchir. Je ne savais pas trop vers où aller et pour être tout à fait honnête, en première, j'étais encore à me renseigner sur des écoles pour être architecte d'intérieur.
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
Donc, je n'étais vraiment pas partie dans l'idée d'être infirmière. Et puis, je me suis intéressée au côté scientifique, à la recherche. Je trouvais ça génial. J'ai fait une petite journée d'immersion et j'ai trouvé que ça me manquait un peu de relations avec des gens en direct. Donc, je me suis dit: La santé, c'est sympa. Ça m'a donné un peu la voie vers la santé. Et puis, comme j'étais très manuelle, j'ai passé des concours d'ergothérapeute et puis finalement, j'avais un prof de maths qui, à l'époque, m'a dit: Pourquoi tu ne fentes pas médecine ? Ce serait dommage de le regretter après. C'est l'occasion, donc pourquoi pas médecin tente médecine ? Donc, j'ai lâché ergothérapeute et effectivement, j'ai fait une première année de médecine où je me suis trouvée confrontée vraiment à la limite de mes capacités. J'avais choisi la fac de Necker parce que dans l'idée, je n'avais pas même envie d'être plus auprès des enfants. Et j'étais partie dans une idée, on se projette, je me suis dit: Tédiatre, animateur, ce n'est pas mal, ça bouge, c'est auprès des enfants. Et donc, Necker, enfants, ce n'est pas mal. Sauf que Necker, c'est quand même très compliqué. Et donc là, la première année n'a pas été validée et je m'en suis rendu compte assez rapidement suite aux premières par quelles.
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
Donc, il fallait rebondir. Je savais que ça ne servait à rien de redoubler. J'étais trop loin dans mes classements. Je me suis posée la question: Comment je rebondissais ? Là, je n'étais plus dans l'ergothérapeute. J'avais vraiment envie d'être dans le soin. J'avais beaucoup aimé le côté de médecine, tout ce qui était cardio, tout ça, ça me plaisait bien. Donc, je me suis dit: Est-ce que je ne ferais pas infirmière ? Parce qu'infirmière, ça permet d'avoir un très vaste champ de compétences. On peut être infirmière du travail, on peut travailler en psychiatrie, on peut travailler en maison de retraite, on peut travailler avec des bébés. En gros, c'est un métier, mais je ne m'enferme pas. J'avais vraiment besoin, à 19 de ne pas m'enfermer dans un métier à vie et c'est ça qui m'inquiétait un peu. Pour avoir énormément de copains qui avaient fait des prépats scientifiques — puisqu'on était ensemble en Terminal S — je me disais: Eux, ils ont du bol parce qu'en gros, ils ont choisi leur prépa. Une fois qu'ils ont leur prépa, ils ont choisi maths physiques ou physique chimie. Après, ils vont avoir leur école en fonction des concours. On peut faillir la choisir.
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
Et puis, une fois qu'ils ont leur école, ils vont choisir leur spécialité et au bout d'un moment, il y a un métier. Mais on a au moins 5, 6 ans à avoir d'avoir un métier définitif. Et là, moi, il faut que je choisisse maintenant. C'est un peu tôt, enfin, je trouve ça hyper tôt. Donc, je me suis dit: Stage femme, ça me plaît bien, mais on n'est que sur la mère et l'enfant. Et du coup, je me referme. Je ne suis pas sûre de vouloir faire ça toute ma vie. Donc, je suis partie sur l'infirmière, j'ai passé les concours que j'ai eu direct parce qu'après l'année de médecine, c'était plus facile de rentrer à l'école d'infirmière. Et donc, les trois années d'école d'infirmière m'ont semblé très légères par rapport à ma Terminale As, Es et mon année de médecine. Et je me suis Ça m'a permis d'y aller sans stress et vraiment de profiter de tous les apports. Ça m'a vraiment beaucoup plu. À l'époque, la formation était beaucoup plus répartie en temps de stage et en temps à l'école école. Ce fait d'avoir cinq stages par an avec plein de milieux différents me permettait de toucher un peu du doigt des spécialités très différentes et de me dire: Ça, j'aime bien, ça, moins.
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
Du coup, un peu comme les autres, me forger un peu mon identité au fil des trois années de formation avec ce côté pratique. Ce n'est pas de l'alternance, mais on est quand même beaucoup en stage, donc on est directement dans le milieu professionnel. Ça, ça m'a beaucoup plu et à la fin de ces trois ans, je me suis dit: Je pourrais m'arrêter là, c'est un peu juste. C'est déjà infirmière, mais est-ce que je ne peux pas me spécialiser ? Là, il y avait trois possibilités: soit c'était infirmière de bloc opératoire, infirmière anesthésiste ou infirmière curiectrice spécialisée de l'enfant. Le bloc, c'est très caricatural, ce que je vais dire, mais c'est mon cheminement personnel. J'aime beaucoup mes collègues infirmières de bloc, mais moi, à l'époque, je me suis dit: Le bloc, ils vont tous dormir. Je n'ai pas envie de m'occuper de gens qui dorment, je veux parler. C'est très réducteur. Ce n'est pas ça, infirmière de bloc, Anesthésiste, c'est un peu aussi le côté génial, j'adore le Samu, j'adore la réa, je vais faire anesthésiste. Oui, mais je me retrouve quand même au bloc en tant qu'anesthésiste. Donc, non. Je vais faire curie cultive. De toute façon, quand j'ai fait médecine, c'était un peu pour aller vers la pédiatrie.
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
Allons-y. Et c'est comme ça, que j'ai commencé sur concours l'école de pure et culture à Brune, boulevard Brune, à Paris. Et ça a été ma meilleure année de formation où j'ai vraiment découvert mon identité professionnelle et où je me suis sentie à ma place pendant les autres. Voilà le cheminement.
Charlotte (Chance)
Génial. Merci beaucoup Marie, c'est passionnant. Je crois que tu as mentionné l'école que tu as faite. Je me demandais si, par hasard, tu avais peut-être une idée de formation. Comment est-ce qu'on fait pour arriver au métier d'infirmière puéricultrice dans le cadre peut-être d'une réorientation, d'une reconversion pour des gens qui veulent se lancer ? Est-ce que tu as des conseils d'école ? Toi, tu nous as partagé ton parcours. Est-ce qu'il y a des choses que je peux peut-être noter dans le chat pour les personnes qui nous écoutent ? Bien sûr.
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
La profession d'infirmière, puisque puéricultrice, est une spécialité d'infirmière. Mais avant tout, on est infirmier ou infirmier. Et donc, pour pouvoir devenir infirmier ou infirmière, il faut aller dans une école, un institut en soins un institut de formation en soins infirmiers. Avant, les admissions étaient sur concours. Maintenant, on passe par Parcoursup pour pouvoir intégrer les instituts de formation en soins infirmiers. Et en fait, il y en a énormément dans toute la Il y a plusieurs centres hospitaliers qui ont leur propre institut de formation. Ça, pour le coup, il y a de l'offre et on cherche des infirmiers. Une fois qu'on a fait les trois ans, parce que c'est trois ans d'études en tant qu'infirmier, pour venir avoir le diplôme départ d'infirmier, on peut choisir de se spécialiser. Là, de nouveau, par contre, celle-ci, pardon, on va avoir un concours, un écrit, puis après un oral, pour intégrer des promotions de spécialisation de pure et culture. Là, on a beaucoup moins d'écoles, mais il en existe quand même de nombreuses sur toute la France. Sur Paris, je crois qu'il y en a encore trois ou quatre. Ça évolue un peu en fonction des années, mais il y en a répartis dans les grandes villes de France.
Charlotte (Chance)
Super, merci beaucoup. Je pense aux personnes peut-être qui nous écoutent et qui ont à cœur, en tout cas, de se lancer vers ce métier. Est-ce que tu pourrais peut-être nous nous parler du métier ? Qu'est-ce que c'est, en fait, être infirmière puéricultrice aujourd'hui ? Quel est ton quotidien ? J'imagine que les journées ne se ressemblent pas du tout. Elles doivent être très variées et très riches aussi. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur ton métier et ses missions ?
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
Je vais parler vraiment de mon métier de façon globale parce que vous allez voir qu'en fait, c'est très, très large, pareil, dans le champ de postules et qui n'est pas du tout la même façon d'exercer en fonction du lieu dans lequel on travaille. Et après, je vous parlerai de ce que j'ai choisi de faire moi ensuite. Souvent, les infirmières pluricultrices sont confondues avec les auxiliaires de pluriculture. Une cuiricultrice, c'est vraiment une infirmière. Et une infirmière, c'est quelqu'un qui va avoir un rôle propre, c'est-à-dire que d'elle-même, elle peut mettre en place des choses auprès des patients qui vont être des soins d'éducation, d'hygiène, d'accompagnement. Et puis, elle a le rôle prescrit. Le rôle prescrit, c'est le médecin qui va décider, qui peut faire des pansements, qui peut faire des bilans, qui peut faire des injections. Et elle le fait sous l'ordre de prescription du médecin, mais en utilisant ses compétences de réflexion, de mise en place de traitements, etc. C'est un travail collaboratif. On ne sait pas qu'effectuer un ordre d'un médecin. On réfléchit pour ce qu'on fait, on réfléchit les désages. C'est vraiment le rôle de l'infirmeur de façon générale. Et à côté de ça, on un autre corps de métier qui s'appelle les aides-soignantes ou alors les auxiliaires de puériculture.
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
Les aides-soignantes, c'est une profession, c'est un an d'études et on va faire les soins pour coûte d'hygiène. C'est les personnes qui, à l'hôpital, vont vous apporter votre repas, vont aider à faire le lit, vont vous aider à faire la toilette. Elles ne font pas du tout d'actes prescrits, elles travaillent en collaboration avec les infirmières et ça fonctionne bien parce qu'on est des équipes infirmières et aides-soignantes. Chacun a son rôle, son décret de compétences et on ne dépasse pas ses Les aides-soignantes, c'est celles qui s'occupent de la population en général. On a une formation d'auxiliaire de puériculture où c'est le même principe que l'aide-soignante, mais dédié à l'enfant. Les auxiliaires de puériculture, on va les retrouver, par exemple, en maternité. Pareil, elles ne vont pas faire les bilans, bébé, elles ne vont pas faire ces choses-là, mais elles vont donner le biberon, elles ne vont pas montrer le bain et elles vont travailler en crèche. Souvent, quand on entend puéricultrice, on comprend avec les auxiliaires de puériculture. Infirmière, c'est pour ça que j'aime bien dire infirmière puéricultrice On est soignante avec un rôle de prescription. Un rôle de surprescription, pardon. Les infirmières puéricultrices, on va les retrouver dans plein d'endroits.
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
Principalement, on va les retrouver à l'hôpital, auprès de l'enfant qui est malade. Dans les hôpitaux spécialisés pédiatriques, elles vont travailler, par exemple, en cardiopédiatrique, en pneumopédiatrique, en diabéco. Toutes les unités qu'on peut retrouver chez les adultes existent chez les enfants. On va avoir vraiment cet expert de l'enfant pour l'accompagner dans les traitements, dans les soins très techniques À l'hôpital, on va la retrouver aussi auprès des bébés prématurés. C'est là où moi, j'ai exercé pendant 15 ans. J'ai travaillé en réanimation neonatale auprès des bébés prématurés, avec vraiment des soins très techniques et en même temps, beaucoup de relationnel attaché. On est sur de la pathologie, du soutien au quotidien. Et puis aller aussi à l'hôpital auprès des bébés qui vont bien parce qu'elles travaillent en maternité. Et là, en maternité, elle va être vigilante par rapport à la mise en place de l'aliment, vérifier la prise de soin, vérifier s'il y a des jaunisses, faire du bilan sanguin s'il y a besoin, toutes ces choses-là. Donc ça, c'est vraiment l'hôpital, c'est le côté soin, technique, prescription. Mais l'infirmière pluricultrice, dans ce qu'elle apprend à l'école, elle s'occupe aussi de l'enfant qui est fin, de l'enfant qui va bien.
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
En fait, elle est experte du développement de l'enfant de 0 à 18 ans. Donc, cette infirmière pleuréctrice, on la retrouve aussi en TMI. Les TMI, c'est des protections maternelles et infantiles, c'est les lieux qui permettent le suivi de l'enfant, mais également de la femme pendant sa grossesse, juste pour vérifier qu'il va bien. Donc, tous les mois, les peser, les auscultations par un pédiatre, mais aussi tout ce qui va être vaccination. Et donc, lorsqu'elle travaille en TMI, elle est plus dans la prévention, elle est plus dans le conseil, elle fait des pesées, elle fait des consultations de puérée pèsée, puis elle se dépasse à domicile chez les nouvelles mamans. Comme on est en manque de puérée de fils, c'est souvent chez des mamans qui ont des jumeaux ou des bébés qui sont avec des petits pois, donc elles sont obligées un petit peu de choisir les enfants qui sont plus en difficulté, mais elle fait cet accompagnement pour aider les parents à trouver un peu les bons mots, les bons gestes à faire bébé. Quand elles sont en PMI, elles sont aussi responsables de tout ce qui va être à vraiment des assistantes maternelles. C'est elles qui font les visites chez les moulies pour les agréer et vérifier qu'elles ont les compétences et que dans leur logement, on peut accueillir un bébé ou un enfant et combien on en prend.
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
Elles font les agréments, elles font le suivi. Elles travaillent aussi au niveau des écoles maternelles. Maintenant, elles ont remplacé les pédiatres qui sont un peu disparus. Elles font les bilans scolaires des enfants de maternelle de 3 à 5-6 ans. Les bilans scolaires, c'est de vérifier la base, la vision, l'audition, le vocabulaire, pour après renvoyer les familles vers un spécialiste quand elles détectent un petit truc. Enfin, en PMI, elles font une grosse part actuellement qui est la protection à l'enfance. C'est elles qui vont travailler avec les familles quand c'est un peu compliqué pour vérifier comment on peut améliorer les des choses au quotidien et quand vraiment c'est trop compliqué et que ce qu'on a mis en place ne fonctionne pas, faire des signalements qui ensuite vont ouvrir une enquête. Là, elles travaillent en collaboration avec tout ce qui est juridique, tout ce qui va être les juges pour enfants, etc, mais aussi les aides scientifiques, les psychologues. Le côté PMI, c'est vraiment l'enfant qui va bien. Ce n'est pas des enfants malades. Après, s'ils sont malades, elles prennent ça en compte aussi, mais en gros, c'est le suivi de l'enfant qui va Après, elles sont aussi complètement ailleurs.
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
Ce sont les directrices de structure d'accueil du jeune enfant. Quand on est plus récultrice, on est directrice de crèche, donc directrice de multi-accueil. Là, on est vraiment dans un autre milieu Ce n'est pas des enfants malades. On peut faire un peu de prévention au niveau des parents, etc. Mais en fait, on va être surtout gestionnaire d'une équipe. Et on est responsable d'un projet pédagogique parce qu'en fait, maintenant, on ne garde pas les enfants, on accueille des enfants. Et donc l'accueil des enfants, c'est être responsable de garantir la qualité de l'accueil, la qualité des professionnels qui s'en occupent, vérifier en même temps que les enfants ont leurs vaccins, qui vont bien, l'étudier global. Donc, en fait, vous voyez, il y a vraiment, quand on dit infirmière curieultiste, on a trois ou quatre métiers très différents. Et là, on est en train d'en créer un cinquième. C'est que moi, depuis quatre ans, je me suis lancée en libéral. De dire ce que mes collègues, elles font à la PMI, de faire du soutien à la parentalité, je voudrais pouvoir le faire en libéral, ne faire que des consultations de puériculture pour pouvoir expliquer aux parents comment fonctionne le sommeil de leurs enfants, les accompagner dans la diversification alimentaire et je suis consultante en lactation diplômée.
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
Donc, j'accompagne et on est dans une mise en place d'altern. Là, on est dans une nouvelle forme d'activité pour laquelle on est en train de se battre pour réussir à obtenir des conventionnements pour être remboursé par l'attitude parce qu'en fait, les enfants, ils ont aussi besoin de ce soutien dans leur développement quand ils vont bien et pas que quand ils sont malades. Et puis, des puéricultrices, elles font aussi de la recherche, elles écrivent aussi des articles scientifiques et elles sont formatrices dans les écoles de formation. C'est large.
Charlotte (Chance)
Très large. Je ne savais pas du tout. Merci Marie, parce que c'est vrai que du coup, c'est quand même plusieurs métiers. En fait, une infirmière puéricultrice peut faire beaucoup de choses. Et donc, j'ai deux questions dans le chat. Alors, avant que tu que tu me détailles vraiment les missions de l'infirmière puéricultrice et de ton métier, Nathalie te demandait combien de temps durait la spécialisation en tant qu'infirmière puéricultrice. Du coup, après le concours, combien de temps durait cette année ?
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
La spécialisation, actuellement, c'est un an. Moi, je suis diplômée depuis 20 ans et déjà, il y a 20 ans, on trouvait que c'était un peu court. Parce que dans cette année de spécialisation, ce que j'ai oublié d'expliquer, c'est que mon diplôme d'infirmière, il a un peu et à l'époque, on avait un module de pédiatrie. Depuis 2009, les études d'infirmières ont été remodelées pour avoir ce côté universitaire, avoir les unités de valeur, etc, les équivalences, avoir le même mode de fonctionnement que plein d'autres études. Il y a eu des tri qui ont été faits et depuis 2009, les infirmières en formation n'ont plus de modules de pédiatrie. Déjà, avant, je trouvais que le pluricultrice était hyper important, mais alors, depuis qu'il n'y a plus de pédiatrie, les infirmières apprennent de façon globale le fonctionnement du corps et quand elles vont sur le terrain, vont être sensibilisées à hausse de spécificité pédiatrie. Il y a déjà tout cet apprentissage-là pendant l'école de Tuerre, mais comme on vient de le voir ensemble, on va avoir aussi beaucoup d'apport au niveau de l'administration: comment gérer une équipe, Par rapport à la protection de l'enfance, on a des modules sur comment ça fonctionne, les signalements, les démarches.
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
En fait, c'est une année qui est très, très, très, très dense. Et déjà, moi, il y a 20 ans, on me disait que c'était trop dense, qu'il faudrait passer à 18 mois. Et nous avons eu, il y a un mois, suite aux affaires de la pédiatrie, l'excellente nouvelle comme quoi on devrait obtenir un nouveau master, normalement à partir de l'année prochaine ou de l'année d'après et du coup, la spécialisation passerait à deux ans. Nous, c'est ce qu'on revendique depuis 20 ans, parce qu'en un an, c'était vraiment très dense et qu'on avait besoin de plus de temps pour bien avoir le temps d'intégrer et découvrir les différentes facettes parce qu'on a ce besoin médical, juridique, psychologique. On fait tout ce qui est développement psychologique de l'enfant, de la parentalité. Donc, on croise les doigts parce qu'on nous le promet depuis longtemps. Les assises de la pédiatrie ont quelque chose d'officiel, ça a été demandé, ça a été validé. Maintenant, il faut que ce soit mis en application par des lois de décret, etc. Donc, ce n'est pas encore gagné, mais on n'a jamais été aussi près. Donc, pour le moment, encore un an, mais très vite, je les perds deux ans.
Charlotte (Chance)
Super. Oui, en effet, deux ans, Ça a l'air tellement intense en un an que je comprends l'enjeu d'avoir deux ans pour faire cette formation qui a l'air très riche, en tout cas. Merci.
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
Et qui a des stages aussi, j'ai oublié de compléter, mais qui est comme C'est exactement comme l'école d'infirmière, ça veut dire que c'est moitié à l'école et aussi sur le terrain, et sachant que sur le terrain, on essaye d'aller dans tous les terrains dont je viens de parler. C'est pour ça que les stages sont très importants pour pouvoir nous permettre d'aller en hôpital, en PMI, en structure d'accueil, etc.
Charlotte (Chance)
Absolument. Vous avez combien de stages pendant cette année ? Du coup, peut-être pendant les deux ans.
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
Je pense que ça dépend. Les écoles de puériculture, elles ont elles-mêmes aussi un peu leur programme. Il y a une durée en semaine à respecter sur l'année. En fait, suivant les établissements, il va y avoir des établissements qui préfèreront, par exemple... Je me trompe peut-être dans les durées, mais qui préfèreront faire cinq stages de trois semaines et d'autres qui préfèreront faire quatre stages de quatre semaines. Donc, ça dépend un peu de l'organisation de chacun, mais l'idée, c'est qu'on va... Oui, c'est des stages d'au moins un mois et on a quatre ou cinq. Plus un projet d'action en santé dans un autre lieu. On est beaucoup sur le terrain. C'est pour ça que c'est dense et que c'est très, très riche.
Charlotte (Chance)
Super. Merci beaucoup Marie. J'espère que ça aura répondu à votre question Nathalie. Lucile pose la question suivante. Elle demande quels sont les moments les plus compliqués à gérer au quotidien ?
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
Je pense que ça va dépendre de l'endroit dans lequel on exerce. Quand on travaille en réanimation neonatale avec des désais qui sont nés à cinq mois et demi, ce qui va être compliqué à gérer, c'est le deuil périnatal, c'est les enfants qui vont moins bien, c'est vraiment la technicité des services de réa où on est confronté à la mort, clairement, aux soins. On est vraiment dans la dimension infirmier. Ce que j'ai toujours adoré dans ma profession de plurie cultive, c'est qu'on a cette technicité d'infirmière, mais la formation de plurie cultive nous permet d'avoir un regard. Les plurie cultives adorent utiliser ce mot qui est holistique, c'est-à-dire qu'on va regarder de façon globale l'enfant. C'est quelque chose qu'on peut avoir comme sensibilité en tant qu'infirmière, mais on est vraiment accompagné en tant qu'étudiante dans cette vision-là. C'est-à-dire qu'en gros, il y a un bébé avec un problème, on ne traite pas juste ce problème-là. Quand on s'occupe d'un enfant, on va vraiment avoir une vision globale: Il y a cet enfant avec ce problème-là, mais cet enfant, il a des parents, une fratrie, il vit dans tel milieu social, dans tel environnement et quand je m'occupe de lui, je prends en compte Je ne vous pousse pas.
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
Pour avoir travaillé très longtemps dans cet endroit très, très technique, moi, j'ai toujours adoré remettre de l'humain, remettre les parents à leur juste place. Il y a énormément d'accompagnement et de soutien à la parentalité en parallèle et ça fait vraiment partie de notre rôle de soutenir les parents pour les rendre compétents en tant que parents auprès de leur bébé. On n'est pas là pour leur dire: Il faut faire ci, il faut faire ça. On est là pour voir avec eux les compétences qu'ils ont, leur montrer leurs compétences et les aider à trouver leur place. Même en réa, quand ce bébé est percé, ventilé, on va les aider à trouver leur place. Et sur des enfants qui vont bien en payer une mise, notre rôle, c'est aussi d'essayer de comprendre sur cette famille, cette relation-là avec cet enfant, quel est le levier que moi, je peux utiliser pour faire passer le message de prévention et que l'enfant aille bien au niveau physique, mais aussi santé mentale. La santé mentale, maintenant, elle prend un rôle très important. Du coup, on va beaucoup travailler dans la prévention. On est dans le direct quand il y a une pathologie et qu'il faut guérir, qu'il faut accompagner, mais avec cette vision globale de: Même si en cancérologie, on soigne le cancer, à côté de ça, comment je maintiens le lien avec l'école, comment je soutiens les parents — c'est vraiment très difficile cette angoisse de mort, comment je permets à cet enfant qui adorait faire de la musique de continuer, ce qui lui permet psychiquement d'être bien.
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
C'est vraiment ma vision par rapport à mon outil, c'est cette vision globale et large et au-delà du point juste technique où je fais mon soin, hop, c'est fini. C'est pour ça que les soins avec les enfants prennent plus de temps. Un bilan sanguin, on prend plus de temps pour faire un bilan pour accompagner l'enfant. On ne fait pas juste: Je te pique, c'est fini. On va vraiment accompagner.
Charlotte (Chance)
Merci beaucoup Marie.
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
Donc, ça dépend des lieux. C'est vraiment Très différent selon le lieu où on exerce. Je pense qu'en PMI, la protection de l'enfant peut être très dure. Et en même temps, c'est passionnant de se battre pour que chaque enfant puisse avoir ses droits, selon la Convention internationale du droit de l'enfant. La puériculté, ça va toujours travailler et réfléchir en fonction de l'intérêt supérieur de l'enfant. C'est ça qui va être le moteur de sa façon de travailler.
Charlotte (Chance)
Super. Merci beaucoup pour cette réponse très riche. Je vois qu'il est déjà 13h59, ça passe très vite. Je vais prendre peut-être la dernière question d'Anne-Sophie avant que l'on se quitte. Anne-sophie nous dit: Vous êtes maman de deux enfants. Est-ce que vous arrivez à trouver un équilibre vie pro/vie privée, que ce soit dans votre rythme à en hôpital et aujourd'hui en libéral ?
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
Ce qui est génial, c'est qu'on peut changer en tant qu'infirmière curieux triste ou soignant de façon générale, de travailler à l'hôpital ou en TMI ou en libéral en fonction de notre vie personnelle. On va adapter nos Quand j'étais à l'hôpital, je faisais des nuits, pas entièrement. Quand j'ai eu des enfants, j'ai trouvé ça génial de faire des nuits. Comme ça, quand j'ai repris le travail, j'ai pu reprendre à mi-temps, deux nuits. Mon conjoint gérait les enfants pendant que moi, j'étais nuit et j'y faisais que la journée. Et puis après, j'ai fait un petit peu moins de nuit. Et puis aujourd'hui, d'être en libéral, je n'ai pas une activité qui est énorme, je n'ai pas les agenda qui sont remplis, mais en fait, ça me convient parce que ça me permet d'être encore plus chronique pour mes enfants. Et quand ils auront suffisamment grandi à mon sens et que je pourrais un peu plus laisser de l'autonomie pour eux, je pourrais augmenter mon activité, me rajouter des ateliers ou des consultations. Donc, j'aime beaucoup ce côté où on va moduler son activité et son temps de travail. Je pense que c'est plus facile avec l'accord de l'employeur de le faire que quand on est...
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
Moi, je rencontre plein de mamans, par exemple, quelqu'un qui est dans les assurances, elle me dit: J'ai un dossier à traiter. Finalement, que je passe à 80%, ça ne changera pas le problème pour que le dossier soit traité. En tant qu'infirmière, si je travaille 80%, je suis à 80% du temps à l'hôpital. Sinon, je ne les suit plus. Ou alors, je me dis: Dans ma semaine, je propose des consultations, sauf le mardi et le jeudi. Dans ce cas-là... Donc, effectivement, moi, je trouve que mon effet me permet de trouver cette disponibilité-là et de m'équilibrer les persos d'y trop, avec des concessions, bien sûr, de rémunération par derrière. C'est ça.
Charlotte (Chance)
Merci beaucoup Marie. J'espère que ça aura répondu à votre question Anne-Sophie. Je vois que l'heure tourne vraiment. Un immense merci Marie, on va devoir se quitter, malheureusement. C'est passionnant et on aurait eu envie de vous poser plein d'autres questions. Merci pour toutes les questions dans le chat. Merci beaucoup pour votre présence. Merci encore Marie pour votre temps. Pour toutes les personnes qui ont assisté au live, si vous souhaitez rejoindre la communauté d'entraide de chance et son initiative que nous avons appelée 3 minutes pour les autres pour peut-être aider une personne qui a besoin d'un coup de pouce professionnel ou alors être aidé également à votre tour dans le cadre de votre réflexion. Vous avez juste besoin de rejoindre cette communauté qui est entièrement gratuite en cliquant sur le lien que je viens de vous partager dans le chat. Merci encore Marie pour votre temps- Avec plaisir. Précieux et toutes ces informations passionnantes sur votre métier.
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
Je reste disponible pour des questions. Il n'y a pas de souci par message, par mail, il n'y a pas de problème.
Charlotte (Chance)
Super, merci beaucoup. Peut-être, est-ce que les gens peuvent vous contacter sur LinkedIn s'il y a des questions ? Parfait. Oui, sans problème.
Marie Tessier (Infirmière puéricultrice)
Marie, tu es sûr ?
Charlotte (Chance)
Avec plaisir. Super. Merci à toutes et à tous. Merci encore Marie. À bientôt. Bonne journée. Merci beaucoup. Au revoir. Merci, au revoir.
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