Philippine de Saint-Exupéry, Ingénieure pédagogique

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Charlotte (Chance)

Je pense que ça commence. Oui, je pense qu'on est en live. Bonjour à toutes, bonjour à tous. Bonjour Philippine. Bienvenue à cette semaine de live organisée par Chance. De mon côté, je suis Charlotte et je m'occupe du développement de notre communauté chez Chance. Et d'ailleurs, je serais curieuse de savoir d'où vous nous écoutez. Si vous souhaitez vous emparer du tchat pour nous dire peut-être dans quelle ville, quelle région vous êtes, moi, en tout cas, j'aime bien démarrer ces live et savoir où vous vous trouvez. Je vois Emilie, que j'ai vue aussi ce matin, de Grenoble. Jade aussi, de Rennes. Marion, de Toulouse. Super. Bienvenue à toutes, bienvenue à tous. Et aujourd'hui, je suis très heureuse.

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

Bonjour.

Charlotte (Chance)

Natacha, de Paris, Mathilde de Biarritz. Super. On a des lieux très divers, donc c'est super. Je disais que j'étais très heureuse d'animer ce live sur ton métier, Philippine, d'ingénieur pédagogique. Je te remercie beaucoup d'être là pour nous parler de ton parcours et de comment tu en es arrivé à ce métier. Je peux te laisser la parole. Tu peux, si tu le souhaites, peut-être commencer par nous parler de ton parcours et ensuite de nous expliquer un peu ce que c'est que ce métier d'ingénieur pédagogique.

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

Merci beaucoup Charlotte et encore bonjour à toutes et à tous. Et bonjour Natacha, que je reconnais, avec qui on a déjà échangé. Je vais vous parler de mon parcours, mais de façon assez succincte, parce que j'ai un parcours très atypique et que ce n'est pas forcément le parcours type pour arriver au métier que je fais aujourd'hui, mais C'est aussi intéressant de voir qu'en fait, par des parcours non-linéaires, on peut acquérir des compétences transversales qu'on peut derrière réutiliser et combiner pour finalement, on va dire un peu crafter son job et atteindre des métiers auxquels on ne pensait pas forcément au début. Donc, à la base, j'ai commencé dans le marketing digital, dans la mode en ligne, l'e-commerce. Et puis, j'étais responsable marketing digital dans une startup. Puis après, j'ai tout quitté pour me lancer en tant qu'artiste à plein temps, puisqu'en parallèle de mon lycée, j'étais déjà dans des études de comédienne en parallèle de mon Master 2 en marketing digital, option marketing du luxe. C'était un peu deux mondes différents que j'y vais en parallèle. J'ai refusé un CDI pour me lancer là-dedans à plein temps. À cette époque, en tant que comédienne, je suis aussi devenue coach sportive pour structurer un peu mon temps et mes finances.

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

C'est comme ça que j'ai rencontré celui qui est devenu mon associé, avec qui j'ai fondé une société de production audiovisuelle que j'ai gérée pendant cinq ans. On avait une centaine de prestataires qui travaillaient avec nous sur de la création de vidéos et de courts métrages. J'ai, en parallèle de ça, fait quelques conférences sur la réalisation de soi et toujours quelques petits projets de voix off artistique. Et puis, finalement, j'ai réalisé mon documentaire humanitaire sur une école communautaire au Sénégal, puisque je souhaitais aller un petit peu plus dans le pendant artistique et puis surtout mission. Et après ça, donc, j'ai eu du mal à revenir dans la partie plus commerciale de mon travail, donc j'ai fermé ma société. J'ai passé un nouveau diplôme de prof de yoga, en parallèle d'un coaching que j'ai suivi, qui m'a amené jusque chez Chance, où je travaille depuis trois ans. Et donc, je suis entrée chez Chance en tant qu'ingénieur pédagogique. On était une toute petite équipe, on construisait le département pédagogique que je dirige aujourd'hui. J'ai cette chance d'avoir pu évoluer chez Chance.

Charlotte (Chance)

Génial. Merci beaucoup pour ce résumé de toute la vie professionnelle très diverse et variée que tu as eue et aussi très riche. Et du coup, est-ce que tu peux nous parler un peu plus de ce métier ? Qu'est-ce que c'est ? Le métier, c'est un des quatre piliers fondamentaux chez Chance, que l'on travaille dans le parcours Chance. Et le pilier métier, c'est vraiment les missions, en fait, ce que tu fais au quotidien dans le cadre de ton travail. Est-ce que ça, tu peux nous en dire un peu plus à ce sujet ?

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

Tout à fait. Merci beaucoup Charlotte pour ce rappel de la méthode Chance. Et donc effectivement, je vais peut-être me concentrer plutôt sur les missions, les actions et les responsabilités que j'exerce au quotidien. Donc en tout cas, je sais le champ, ça va parce qu'après, vous le savez, un métier peut avoir différents intitulés et puis différents cas d'application selon les secteurs, les entreprises et les besoins. Mais en tout cas, pour moi, c'est vraiment... Ça commence par la et la compréhension de besoins utilisateurs. Et puis, si besoin d'effectuer éventuellement une exploration, si c'est un tout nouveau champ d'application, ça veut dire, par exemple, rencontrer des experts du sujet, lire des ouvrages de référence, étudier les tendances, faire des user research pour pouvoir écrire vraiment le brief et le cahier des charges par rapport aux besoins et aux spécificités d'un projet. Puis ensuite, on va poser les grands objectifs pédagogiques, les livrables attendus et les résultats attendus. La différence étant un résultat, c'est une situation peut-être à laquelle on veut arriver. Un livrable, c'est un élément concret qui va nous permettre d'atterrir sur une conclusion qui va être une transition vers ce résultat. Ces grands objectifs pédagogiques, ils sont toujours liés à des success metrics, des des métriques de succès qu'on pose aussi en amont.

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

Et à partir de là, on va décliner les jalons pédagogiques, qui sont un petit peu les différentes étapes par lesquelles on va faire passer nos utilisateurs pour arriver finalement à l'atteinte de ces objectifs pédagogiques. Et une fois qu'on a fait ça, on va pouvoir se dire: OK, ça, c'est mon objectif, je vois où je veux aller. Et maintenant, je vais designer ce qu'on appelle le curriculum, c'est-à-dire la vision macro de la solution pédagogique qu'on veut mettre en place. Par exemple, c'est mapper la structure macro du programme avec les grandes phases, peut-être les sous-phases, avec toujours, on se focalise sur l'intention pédagogique, les livrables, le résultat. Et en cherchant qu'on a une spécificité, c'est qu'on fait très attention à l'inclusivité. Pour chacune de ces phases, Je vais poser: intention pédagogique, livrables, résultat, inclusivité. Ça, c'est un peu ma grande feuille de route, on va dire, globale. Là, si ça n'est pas déjà fait parce que c'est peut-être un tout nouveau projet, je vais poser les grandes guidelines narratives et structurelles de mon projet. Quel type de narration va se mettre en place ? Quels sont les éléments clés que je veux faire passer ? Et puis, en termes de structure, est-ce qu'il y a une structure particulière qui va faire un peu l'ADN de ma solution pédagogique ?

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

Et à partir de là, je vais prendre un peu de recul, faire une petite pause et commencer à poser quelles sont les grandes idées et les grands cadres méthodologiques qui me semblent essentiels. Il faut qu'ils soient là dans cette solution. Ça, je les pose et je les mets de côté et je vais y revenir. Et puis éventuellement aussi... Là, je vous dis ça parce que je sais, chance, on est dans le digital, ce n'est pas toujours le cas. Si vous faites une formation individuelle, ça peut être sur un PowerPoint ou quoi. Mais si vous êtes sur une solution digitale, ça peut être également à ce moment-là que vous allez prendre du recul et vous poser pour vous dire: Est-ce que j'ai besoin de co-construire des outils ou des features technologiques qui vont permettre d'être les véhicules de ces messages pédagogiques. Et puis, à partir de là, on va pouvoir commencer à aller un cran plus bas. Les grands objectifs et comment on veut les atteindre, les jalons, la structure macro, éventuellement les véhicules à co-construire avec peut-être une partie technologique. Et puis, un cran plus bas, on va aller dans chacune de ces sous-phases ou phases et dire: C'est quoi les composants ?

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

Est-ce que ce sont des modules, des des activités, des workshops, du co-développement, des séances de coaching, des ateliers de formation ? Ça peut être plein de choses. Et puis, je vais poser le plan de ces éléments. Pour chacun d'entre eux, combien de temps ils durent ? Quel est le brief du contenu ? Le résumé, les grandes idées, les méthodes que je vais venir réintégrer de ma petite Cette boite à idées que je vous ai dit tout à l'heure. Celle-là, je vais la mettre là, celle-là, je vais la mettre là. Et puis, quelles sont la nature des sous-composantes que je veux y mettre ? Est-ce que c'est des questions interactives, des quiz, des médias, des vidéos, des audios, du podcast ? Voilà. Ou des échanges, des interactions humaines. Et puis, à partir de là, je vais aller encore plus dans le micro et là, je vais écrire le plan et le résumé de chacun de ces composants. Et là, on peut aller carrément jusqu'au script si jamais on a des vidéos ou des audios, en suivant les guidelines que j'avais posés en amont pour qu'il y ait une certaine homogénéité et permettre à l'utilisateur d'être dans un confort au fur et à mesure qu'il avance dans le parcours que vous allez créer.

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

Et donc là, je vais revenir à ces guidelines de narratif, guidelines de copywriting, de format, de structure. Et puis, je vais commencer à produire ce contenu, c'est-à-dire écrire, copyrighter si besoin, peut-être tourner des vidéos, les monter, tourner des audios, écrire des briefs, si ce sont des ateliers de formation ou de coaching ou les supports de formation, par exemple. Là, je vais produire le contenu. C'est là où intervient également la co-création concrète des outils dont je vous parlais tout à l'heure. S'il y a besoin de créer un outil ou une feature avec des product managers, des designers, si vous êtes dans le digital, c'est aussi là que ça peut intervenir. Et puis là, je vais venir intégrer tout ça et l'intégrer sur la plateforme où le format souhaitait. Je vous dis plateforme parce que là, on est chez Champs, c'est que c'est le cas, mais si c'est un livre, ça peut être un livret de formation, ça peut être un site web, ça peut être plein de choses. Une fois que j'ai fait ça, il ne reste plus qu'à le tester, de faire des tests. Ça peut être des tests très simples avec quelques amis ou à plus grande échelle ou des user research.

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

Ça dépend de la maturité du projet et des moyens que vous avez. Et une fois que je sais que je suis prêt, là, je n'ai plus qu'à onboarder les parties prenantes. Les parties prenantes, ça peut être les prestataires avec qui vous travaillez, les formateurs. Ici, on est sur un projet à plus grande échelle, comme chez Chance, par exemple, on a toute une équipe dont Charlotte a fait partie à une époque, même si maintenant, tu es sur la communauté, mais toutes ces équipes qu'on appelle le suivi client, le customer success. Il faut les onboarder à cette pédagogie, à ce narratif pour qu'ils puissent accompagner au mieux les talents sur les différents jalons. S'ils rencontrent des difficultés, onboarder les formateurs, les coachs, les prestataires, mais pourquoi pas également en amont, les équipes de conseillers ventes, s'il y en a. Une fois qu'on a onboardé tout le monde, il ne reste plus qu'à mettre en place un suivi qualité, un process de qualité, pour s'assurer qu'une fois qu'on a posé cette solution pédagogique, on a envie qu'elle fonctionne, on a envie qu'elle aide vraiment les gens. Et ça, on va le suivre de façon dataifiée et concrète. On ne va pas juste se dire: Super, je lance les gens.

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

Là, on va venir vérifier, faire un suivi qualité. Et puis, si tout va bien, on se retrouve juste à faire de l'optimisation continue, à prendre les retours des utilisateurs pour toujours améliorer la solution et proposer quelque chose de de meilleure qualité. Après, en dehors de ça, il y a aussi tout ce qui est formation en interne de toutes les parties prenantes avec qui vous travaillez, tous vos collaborateurs qui soient au courant un petit peu des grands éléments pédagogiques que vous défendez. Je dirais qu'il y a aussi besoin, et d'ailleurs, c'est très chouette, d'avoir un espèce d'esprit ouvert à la veille à ce qui se passe, aux tendances, échanger avec des pairs pour rester toujours au top et voir s'il ne faut pas faire évoluer certains concepts pédagogiques avec les tendances marché, avec les nouveautés et l'innovation. Et puis, participer bien sûr aussi avec d'autres collaborateurs dans votre projet, votre entreprise ou d'autres freelances, si vous êtes en freelance, à tout ce qui est la vision pour la suite et les futurs projets que vous voulez mettre en place, peut-être pour d'autres utilisateurs et d'autres sujets. Tout ça, où est-ce que j'ai peut-être une dernière chose à ajouter avant que Charlotte me transmette vos questions.

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

Dans la partie production, notamment, il y a vraiment une partie gestion de projet, multi-acteurs, multi-métiers qui est très importante avec le fait de poser vraiment le cahier des charges en amont et tous les documents de suivi de gestion de projets comme les plannings de Gantt, faire des cinq régulières. Excusez-moi si j'utilise des anglicismes, mais chez Champs, on parle beaucoup anglais en interne, donc ça ressort assez naturellement. Mais voilà, des réunions, en tout cas de suivi régulière pour s'assurer que tout le monde a les bonnes informations, que personne n'est en difficulté, que les bonnes deadlines, notamment s'il y a des interdépendances, qu'on voit bien sur les plannings de Gantt, soient un petit peu repoussés, il faut le suivre et l'anticiper. Et puis, en général aussi, garder quand même un temps de delta, on va dire, de buffer, on l'appelle. Mais voilà, garder un temps pour les imprévus parce qu'il y en a toujours sur ce genre de projet de grande envergure. Voilà.

Charlotte (Chance)

Génial. Merci beaucoup Philippine, c'était très riche et très complet. Tu as une question de Marion. Marion demande: Les formateurs n'interviennent qu'à la fin de la conception du dispositif de formation. Ce ne ne sont pas eux les spécialistes du contenu ?

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

C'est une bonne question. Il se trouve que chez Chance, ce n'est pas le cas. Ils ne sont pas contributeurs. Ils peuvent l'être. À notre initiative. Moi, ça m'est arrivé sur certains sujets spécifiques. Par exemple, j'ai développé un outil sur les soft skills et là, j'ai fait appel à une de nos coachs qui est spécialiste des soft skills. Et dans ce cas-là, on a établi un contrat ensemble de freelancing pour travailler sur ce sujet spécifique, mais c'était une des briques de la solution globale que je construisais. Après, vous avez d'autres environnements que chez Chance où les formateurs peuvent être intégrés dès le début. Il se trouve que chez Chance, la communauté des coachs, elle est vraiment ici pour délivrer les séances de video coaching avec le cahier des charges de Chance, à part ces cas spécifiques où on fait appel à eux pour la collaboration sur des sujets précis. Mais si c'est le cas chez Chance, ça ne veut pas dire que ça ne peut Ça pourrait être le cas ailleurs. C'est une très bonne question, tout à fait. Mais chez Chance, on a les experts en interne, donc ça se fait comme ça. Mais si on n'avait pas les experts en interne, on va dire un peu macro, peut-être qu'on ferait appel à eux plus souvent. Mais bien sûr, on n'est pas des experts. C'est impossible de connaître tout sur le marché, c'est trop trop larges et les sujets sont trop larges. Et c'est pour ça que dans ces cas-là, on fait appel à des experts de sujets spécifiques pour venir enrichir la méthode globale.

Charlotte (Chance)

Super. Merci beaucoup. Et j'espère que ça répond à votre question, Marion. Et tu as Emilie qui te demande une question relative plutôt au pilier impératif de ton travail, toi, Philippine. Quelles sont les conditions de travail de ce métier ? Donc plutôt en termes d'horaire, mission, tu en as déjà parlé, c'était plutôt lié vraiment au métier, mais plutôt dans la flexibilité de travail ou non, éventuellement l'environnement de travail dans lequel tu travailles aussi. Pression, je lis aussi qualité.

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

Merci beaucoup Emilie. Effectivement, il y a un mélange de piliers impératifs, métier et environnement.

Charlotte (Chance)

Il y a un petit mélange de plein de choses, mais c'est bien.

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

Mais même finalité avec l'émission, on retrouve les quatre piliers de chance. Je vais essayer de répondre parce que c'est une question assez Déjà, je commencerais par dire que je peux vous parler de moi, mon expérience, mais maintenant, j'ai des amis qui sont ingénieurs pédagogiques dans d'autres environnements et ils ne vous répondraient pas de la même façon que moi. C'est là où c'est intéressant la méthode Chance de se séparer en piliers. C'est-à-dire que moi, ce qui me convenait, du fait qu'avant, j'étais entrepreneuse et slasheuse, j'avais besoin de projets avec du challenge, je suis sur plusieurs sujets en même temps. Parfois, je mène de front deux projets en même On est dans l'esprit startup, scale up, donc on n'est pas là à chercher à avoir le produit parfait avant de se lancer. On y va vite, on teste, on avance, on itère en marchant. Là, effectivement, c'est un esprit d'agilité, de dynamisme, mais qui est propre à Chance et moi, à mes besoins en termes de culture de pays et environnement. Mais j'ai une amie de ma formation de coach. Parce que je ne vous l'ai pas dit tout à l'heure, je suis aussi coach certifié, pas coach sportif uniquement, mais coach professionnel certifié comme les coachs de chance.

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

Et donc j'ai une copine coach qui, elle, est ingénieur pédagogique dans un grand groupe. Et elle n'a pas du tout... Déjà, même ses missions, ce n'est pas tout à fait les mêmes que moi, mais au-delà de ça, elle, pour le coup, elle a un projet qui va durer quatre mois et qui se déroule tranquillement. Chaque étape doit être validée par un N+2, un N+3, un N+4. Donc, on n'est pas du tout dans la même agilité et elle, ça lui convient très bien. Encore une fois, ça dépend du secteur, de l'entreprise. Je n'ai pas envie de dire de la taille de la structure parce que ce sont des clichés. Vous avez des grosses boites qui ont des tout petits départements qui sont aussi agiles que des startups. Mais vraiment, il faut vous renseigner auprès des structures qui vous intéressent, de la culture d'entreprises globales, mais aussi de la culture d'équipe. C'est important. Pareil pour le télétravail, chaque entreprise a ses conditions. Il se trouve que chez Chance, si je vous réponds, moi, j'ai du télétravail, effectivement, et c'est très flexible, même si on vient aussi beaucoup bureau et j'ai beaucoup de plaisir à collaborer avec mes équipes, parce que comme ce sont des sujets denses, multiacteurs, etc, c'est important d'avoir le contact humain et le relationnel est très important de prendre du feedback dès qu'il y a trop de pression et du stress, de poser les choses. Et à chaque projet, on fait des C'est très important de venir poser ce qui s'est bien passé, ce qui s'est moins bien passé et comment on fera mieux la prochaine fois, les bonnes pratiques à mettre en place. Donc, horaire, mission, flexibilité, télétravail, pression et qualité, je pense que j'ai un petit peu répondu un mix de tout ça. J'espère que ça vous convient Émilie. Sinon, n'hésitez pas à préciser votre question si je n'ai pas répondu à tout.

Charlotte (Chance)

Merci Émilie et merci à toi Philippine. On va peut-être relier aussi ta... Aujourd'hui, tu es manager puisque tu as une équipe, tu es responsable d'une équipe. Et Laura te demande justement quels sont plutôt les profils qui composent ton équipe et quelles sont tes attentes concernant les candidats au poste d'ingénieur pédagogique. Et peut-être qu'on peut lier ça aussi avec les qualités, toi, que tu vas aller rechercher chez des personnes que tu vas peut-être vouloir embaucher avec toi dans ton équipe.

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

Tout à fait. Merci Charlotte pour cette belle reformulation et proposition de structure de ma réponse. Ça m'aide beaucoup. Aujourd'hui, mon équipe est composée... Moi, je suis manager de cette équipe pédagogique dans dans lesquels il y a des ingénieurs pédagogiques. Ça, c'est le métier que je vous ai présenté. On vous le connaissez maintenant plutôt bien. Il y a également des analystes pédagogiques. Quand je vous parlais de tout ce suivi qualité d'optimisation, c'est plutôt cette partie-là. Des spécialistes de la donnée du monde du travail, des spécialistes experts compétences, tendance du marché, indices de tension, etc. Et qui va avec les compétences un peu de recherche et de capacité à vulgariser des ouvrages de référence ou des recherches un peu complexes pour donner, c'est ce qu'on appelle la valeur de l'apprentissage, c'est transmettre de façon très simplifiée et synthétisée des contenus à forte valeur ajoutée et avec des sources scientifiques et avérées, triangulées à nos utilisateurs. Il y a cet aspect un peu plus recherche scientifique, data, monde du travail. Il y a également une partie essentielle qui est le content management ou le content editing. Comme on a une petite équipe, pour l'instant, c'est la même personne chez nous.

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

Parce que nous, en tout cas, on a une solution qui est quand même multi-véhicules, avec à la fois des activités, des séances de coaching qui ont chacune leur trame et puis beaucoup de médias. Donc, tout ça, il faut le structurer, l'organiser de façon à pouvoir itérer sur les différentes versions de programmes sans se mélanger les pinceaux, de façon cohérente. Et puis, si on se dit: Là, je veux changer l'intention pédagogique de cette activité. Peut-être que cette vidéo, je vais la mettre là, alors qu'avant, elle était là, mais il faut la couper en même temps. Donc, tout ça, il faut le mapper, il faut le taguer, il faut l'organiser. C'est un énorme travail. C'est un peu comme si Il y en avait une ou un libraire dans une énorme librairie, sauf que c'est digital et que cette personne est capable de vous dire: Tel élément, il est dans telle activité. Tel élément, tu peux le réutiliser pour tel contenu. Puis le donner au marketing s'il veut le partager, etc. Voilà un Un peu... Et dans les ingénieurs pédagogiques, il y a également une expertise de coaching pour tout ce qui est la création des ateliers collectifs et pouvoir onboarder les coachs sur ces différents ateliers animés collectivement.

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

Je pense que j'ai fait le tour. Oui, et puis dans la partie content editing, il y toute la partie aussi production, tournage, vidéo, audio, montage, etc. Et bien sûr des personnes qui ont la capacité de transmettre puisqu'il faut, comme je vous le dis, embarquer aussi bien les prestataires que les membres de l'entreprise en interne pour que toute l'entreprise soit ensemble dans cette même expertise pédagogique, un minimum, même si ce n'est pas aussi profond, mais que tous les cadres méthodologiques phares soient connus et compris de tous et toutes pour pouvoir ensuite les évangéliser, les améliorer, etc. Les grandes compétences et qualités, c'est beaucoup de rigueur, d'organisation, d'empathie utilisateur, de grande qualité relationnelle, communication, un peu d'expertise quand même, coaching. Il y a une grosse expertise coaching, une expertise coaching côté ingénieur pédagogique, mais il faut quand même qu'il y ait une appétence, même pour l'analyse pédagogique ou le content manager, parce que si on n'est pas attiré par les sciences comportementales, ça va devenir compliqué de gérer et de s'intéresser à tous ces éléments de contenu hyper denses. Voilà ce qui me vient là comme ça. Après, je vous dirai si après, il y en a d'autres qui me viennent.

Charlotte (Chance)

Super. Merci beaucoup Philippine et j'espère que ça répond à votre question, Laura. Je vais essayer de mixer deux questions que tu as de la part de Néla et de la part de Natacha, Natacha te dit: Vous mentionnez que vous avez un parcours très atypique. Comment êtes-vous parvenu à décrocher ce poste d'ingénieur pédagogique ? Et lié Ça, comment est-ce que... Quel conseil toi, tu peux donner ? Comment on peut valoriser ces expériences passées et ces compétences transférables quand on n'a pas de formation et d'expérience d'ingénierie pédagogique auparavant ? Et du coup, est-ce que toi, tu as fait une formation pour arriver à ce poste ?

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

Alors, merci beaucoup pour ce beau mix de questions. Je vois le temps qui avance et d'autres questions qui arrivent, donc je vais essayer d'être succincte, mais en même temps de vous répondre parce que c'est très C'est intéressant. Je ne pourrais pas vous conseiller la bonne formation à faire, puisqu'effectivement, ça n'a pas été mon cas, donc je ne me sentirais pas légitime de vous dire: Faites telle formation ou telle formation. Je dirais plutôt sur la partie transférabilité de compétences et comment valoriser ses acquis pour un métier tel que celui-ci. Moi, tout simplement, j'ai vu l'annonce et je l'ai décortiquée. Ça fait partie de la méthode Chance. On apprend à analyser une offre d'emploi et à comprendre quelles sont les compétences, les qualités demandées. Et à partir de là, j'ai pris chaque compétence clé et et je l'ai reliée à une expérience par la méthode du CAR. Donc, c'est Contexte, Action, Résultat. Et donc, pour chaque compétence demandée, je me suis dit: OK, dans quel contexte je l'ai appliquée ? Dans quelle mission j'ai exercé cette compétence ? Et quels sont les résultats qui soient qualitatifs ou quantitatifs, si ce n'est pas toujours chiffré, qui prouve que j'ai appliqué cette compétence.

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

Par exemple, la capacité à écrire un brief d'un film à 70 000 € pour un client qui voulait booster son produit, laisser vendre de 20%, ça, c'est un contexte très particulier. Ensuite, ce que j'ai fait, c'est créer un scénario, écrire, engager une vingtaine de prestataires, organiser les plannings de production, de postproduction, la capacité à vendre cette vidéo, etc. Et les résultats, c'est les prix obtenus ou les pourcentages de ventes. Je vous donne un exemple précis, je vais un peu vite. Mais là, on voit bien qu'il y a une capacité de formulation et de concrétisation. Je ne l'ai pas dit dans mon parcours, mais j'ai aussi donné des cours en école de journalisme et production. Donc, j'ai formé des Master 1. Quand on est capable de créer un parcours de formation, c'est aussi quand on est capable de créer un curriculum. Vous voyez, on fait des liens comme ça, vraiment, contexte, action, résultat. Quand on fait un lien avec quelque chose qu'on n'a pas fait dans le même contexte, il faut prouver, en tout cas, je sais que ce mot fait peur, mais justifier, c'est important parce qu'il faut que la personne en face n'ait pas peur. Et vous, vous savez ce que vous voulez, donc vous pouvez le prouver et le justifier très simplement.

Charlotte (Chance)

Super. Merci.

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

Dernière chose, si vous arrivez à décrocher l'entretien, une fois que vous avez fait cette première étape de valorisation de vos acquis par l'écrit, c'est là où le Le narratif est très important. Et ça aussi, c'est quelque chose qu'on transmet dans le parcours-champ. C'est l'histoire de soi, de nous, de maintenant. Je n'ai pas le temps de vous l'expliquer, mais c'est un art narratif très spécifique où on embarque son interlocuteur autour d'enjeux communs et où on explique les transitions et le pourquoi on a fait son cheminement de vie. Et là, on peut vraiment embarquer l'autre et faire comprendre pourquoi on peut être la bonne personne et également mettre en avant ces capacités d'apprentissage actif qui est une des soft skills les plus recherchées parce que de toute façon, les métiers et les contextes évoluent tellement que si on sait que vous êtes quelqu'un qui est capable d'apprendre en autonomie et de vous adapter, vous allez être une valeur à long terme pour l'entreprise.

Charlotte (Chance)

Génial. Merci beaucoup pour ta réponse, Philippine. Je vois deux questions peut-être un peu plus techniques de la part de Mathilde qui te demande si tu travailles avec un planning bien défini, par exemple, sous forme de sprint et si tu travailles aussi avec des développeurs.

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

On vous reconnaît les connaisseurs. Oui, on travaillait sous forme de sprint à une époque. Là, on a changé de méthodologie, on travaille sous forme de sprint. Le cycle maintenant, c'est la méthode Shape Up, mais on a fait les sprints à une époque et maintenant, on en Shape Up et peut-être que demain, ce sera autre chose. C'est un peu ce qui est chouette dans les startups, on teste plein de choses. Mais oui, effectivement. Pour ceux qui ne connaissent pas la méthode Shape Up, je vais essayer de faire vite pareil, ça va être un petit peu du jargon, mais en gros, on définit des objectifs et des projets à concevoir. C'est la période de Shape, puis ensuite le build, c'est la construction avec les techs et les développeurs. Et après, il y a une période de cool down dans laquelle on peut adresser tous les sujets qu'on n'a pas eu le temps d'adresser dans ces périodes assez denses et d'optimisations continues et de débugs, etc. Donc oui, je travaille avec des développeurs. Après, ce qui est très chouette, c'est qu'on travaille avec des développeurs. Parfois en direct, ça arrive sur des petits sujets, mais globalement, on a des PM, des Product Managers, dont le travail est justement de faire le lien avec les développeurs qui ont quand même des missions très techniques, pas accessibles à tous. Et ce sont ces personnes qui font le lien entre les tech, la pédagogie, les coachs community, etc.

Charlotte (Chance)

Super. Merci beaucoup pour ta réponse. Natasha t'a posé aussi une autre question. Lorsque tu as parlé justement de la capacité à transmettre et à embarquer les parties prenantes des projets, justement, sur lesquels tu es liée. Et en ce sens, elle te demande: Est-ce que vous attendez des profils plutôt charismatiques qui sont à l'aise dans le networking et la capacité d'influence ou pas forcément ?

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

Encore une fois, il y a plusieurs postes aujourd'hui dans l'équipe pédagogique que j'ai la chance d'accompagner, donc on ne l'attend pas forcément à tous les postes. C'est peut-être un petit peu moins le cas pour des postes d'analyste pédagogique ou de candidat manager. Après, c'est vrai qu'en tant qu'ingénieur pédagogique, je ne sais pas si le mot charisme me plaît dans le sens où il peut être un petit peu pressurisant. Mais oui, tout à fait, Natacha. Il y a cette ordre dite, en tout cas, d'être capable d'embarquer. Il faut vivre les choses profondément, être passionné. Pareil, je n'aime pas, c'est une injonction, mais en tout cas vivre les cadres méthodologiques qu'on préconise. D'ailleurs, il faut être toujours assuré qu'on voudresse les appliquer à soi-même. D'ailleurs, on teste en interne, je dis je, mais même mes camarades dans l'entreprise, on teste toujours tout avant d'appliquer un nouveau cadre méthodologique. Donc oui, cette capacité d'embarquer, de communiquer avec aisance et surtout d'attirer la confiance pour que les interlocuteurs en face ne soient pas juste des pourvoyeurs, des prestataires, mais des collaborateurs qui vont vous faire les retours pour venir enrichir et progresser et être capables de prendre la critique de façon intelligente avec de la hauteur pour finalement toujours s'améliorer et être dans une humilité de se dire: Oui, je suis dans une certaine expertise, mais Cette expertise, elle est dépassée tous les jours. Donc, il faut rester humble et avoir envie d'apprendre. Mais effectivement, c'est important d'être capable de transmettre avec un certain charisme. On ne va pas se mentir.

Charlotte (Chance)

Merci beaucoup et je vois qu'il est déjà 17h29. Peut-être pour clôturer le ce temps d'échange, est-ce que tu as un conseil à donner à une personne, peut-être, qui souhaiterait se diriger vers ton métier ? Qu'est-ce que tu dirais en un ou deux mots à quelqu'un qui souhaite rejoindre ce métier ?

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

Je dirais de ne pas hésiter dans un premier temps à aller s'autoformer. Il y a beaucoup de livres intéressants. Un que j'aime beaucoup, c'est le guide de l'auto-coaching de Shein Lazman. Je ne sais pas si tu peux le trouver sur Google rapidement, Charlotte, mais le guide de l'auto-coaching de Shein Lazman, qui est un super guide avec plein d'ateliers d'auto-coaching hyper activables. Si vous adorez faire ce livre ou aimer lire d'autres livres de coaching, c'est qu'à priori, effectivement, vous ne vous trompez pas et c'est un métier qui vous attirera. C'est un petit test. Après, moi, ce que je préconise souvent, que ce soit pour mon métier ou tout autre métier, c'est la sérandipité. Je crois beaucoup à la sérendipité, c'est-à-dire qu'une fois qu'on a posé une vision claire et qu'on a développé ses atouts et valoriser la façon de parler de ses atouts, c'est vraiment aller voir, parler aux gens, networker, poser des questions, regarder les offres d'emploi et postuler, essayer d'aller poser des questions. Et petit à petit, les opportunités se créent comme ça. Comme on le dit chez Chance, un mélange de préparation et d'opportunités. Donc, une fois que vous êtes prêts, il faut vraiment y aller. Et puis voilà, j'ai les 30, donc je vais m'arrêter là, parce que je crois qu'on enchaîne. Merci.

Charlotte (Chance)

Je crois que c'est un mot parfait pour la fin. Merci beaucoup à toi, Philippine. Merci pour ton temps précieux et pour toute cette richesse que tu nous as partagée. Et merci à toutes, je crois que je peux dire toutes, on était essentiellement des femmes. Merci à vous. Et je vous souhaite une très bonne fin de journée. À très bientôt, tout le monde. Merci.

Philippine de Saint-Exupéry (Ingénieure pédagogique)

Au revoir. Merci beaucoup.

Charlotte (Chance)

Au revoir.

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