Baptiste Des Monstiers, Journaliste Grand Reporter
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Marine (Chance)
Bonjour à toutes et à tous. Merci beaucoup pour votre présence au live. Et merci Baptiste de nous accorder un peu de ton temps pour nous raconter ton métier.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Bonjour.
Marine (Chance)
L'idée du live, c'est que ce soit interactif. Donc n'hésitez pas à poser vos questions dans le chat. Et si vous voulez commencer par nous dire un peu d'où vous nous écoutez, c'est toujours chouette de savoir. Je sais que souvent, c'est un peu partout en France, voire même à l'étranger. Donc n'hésitez pas à nous dire dans le chat. Je vois que là, ça commence à taper dans tous les sens. On a Noémie dans le 91. Bonjour Noémie. On a Romain de Dijon, on a Colombe de Nantes. Colombe, je crois qu'on se connaît.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
On a Alexandre- Je crois que Romain, je le connais aussi. Ok. Le Romain de Dijon.
Marine (Chance)
Oui, je crois que je vois aussi qui c'est. Alexandra de Paris, Alex de Paris, Juliette. Coucou Juliette. Écoutez, trop chouette. Merci beaucoup Camille de Macon, super. Merci beaucoup à tous et à toutes d'être là. Pour commencer, Baptiste, est-ce que tu peux nous raconter un peu dans la grande ligne ton parcours qui fait que tu es arrivé au métier que tu fais aujourd'hui ?
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Moi, je m'appelle Baptiste Desmontiers, j'ai 41 ans, je suis père de famille, j'ai deux petites filles. Je suis journaliste, j'ai été grand reporter, c'est un titre, on reviendra dessus. Moi, j'ai commencé par faire du droit, donc je voulais être avocat. Et puis un jour, j'ai compris que que ce n'était pas ça, ce que je voulais faire. Et donc j'ai basculé dans le journalisme, là où... Donc moi, j'ai fait quand même cinq ans de droit. Le journalisme, en général, on y accède... L'idée, c'est quand même d'y accéder avec des bons diplômes. Moi, je suis passé par la porte de derrière, donc je me suis débrouillé un petit peu pour me faire ma place. Je suis passé par Europe 1, je suis passé par BFM TV à la création. Ensuite, je suis parti faire du magazine d'investigation et du grand reportage, du magazine avec Complément d'enquête, Envoyé spécial, Zone interdite, Capital. J'ai passé cinq ans à Complément d'enquête chez France Télévisions. Et ensuite, je suis parti chez Quotidien, qui est une émission que vous connaissez peut-être. L'émission de Yann Barthes le soir où j'étais, où je suis arrivé et j'ai remplacé des gars qui partaient, qu'on connaît, Hugo Clément, notamment.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Et j'ai été trois ans là-bas, j'étais grand reporter. Donc, je couvrais l'actualité internationale, l'actualité française aussi, la politique, un petit peu tout. Moi, j'étais plutôt spécialisé dans les trucs où les gens n'ont pas envie d'aller. C'était un peu ça que je faisais à Quotidien. Et aujourd'hui, puisque j'ai quitté Quotidien, aujourd'hui, j'ai monté un média qui s'appelle Kool Mag, avec un K. Et aujourd'hui, je suis à la fois toujours journaliste, mais éditeur de presse. C'est-à-dire que j'ai un média pour les hommes et les pères, dont l'idée est d'accompagner les hommes dans les changements de société qu'on vit. Donc aujourd'hui, je suis moins sur le terrain, je pilote mes équipes et voilà, c'est mon parcours.
Marine (Chance)
Génial, super.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
J'ai essayé de faire court.
Marine (Chance)
Parfait. Merci beaucoup, Baptiste. En plus, ça a beaucoup Pour parler aux gens qui peuvent connaître Chance. Pour ceux qui sont là qui ne connaissent pas encore Chance, c'est un bilan de compétences, c'est une communauté d'entraide pour aider à trouver la voie professionnelle faite pour vous. Beaucoup de gens qui arrivent chez Chance pensent que le métier ne leur convient plus, qu'il faut tout jeter à la poubelle. Spoiler: parfois, ce n'est pas le métier, le problème, c'est la manière dont on l'exerce. Il y a plein d'ajustements qu'on peut apporter pour retrouver du sens et de l'envie. Mais ce qui est chouette dans ce que tu me racontes, c'est que tu as bifurqué, tu étais parti dans le droit et finalement, tu t'es dit: Non, j'ai envie de faire autre chose. Comment on fait concrètement, si là, il y a des gens qui nous écoutent et qui sont justement dans cette envie de changer ? Est-ce que c'est possible ? Comment ça se passe ? Comment on fait ? Et quels conseils tu pourrais donner si des gens veulent se lancer ?
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Je me rapproche un peu parce que je suis plus loin que toi. Je me rapproche. Déjà, effectivement, moi, j'ai bifurqué du droit au journalisme. Le plus gros move professionnel, je l'ai fait en quittant la télévision pour partir sur le digital. Aujourd'hui, moi, je travaille sur Internet. Mon média, il est sur les réseaux sociaux, il est sur le digital. Vous pouvez vous dire que c'est la même chose, c'est très différent. Quand on travaille dans une grosse chaîne de télé ou dans une grosse émission, on se pose pas la question de qui regarde. On est payé par des gens pour le faire. Donc moi, j'ai fait plusieurs moves dans ma vie. J'ai pas de conseil à vous donner à proprement parler sur comment vous y prendre. Je dirais, la seule chose, c'est que moi, en fait, toute ma carrière, on m'a toujours dit: Ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible. C'est tout le temps, tout le temps, tout le temps quelque chose qui est revenu. Ce n'est pas possible, tu ne fous rien à l'école, tu n'auras jamais ton bac. Ce n'est pas possible, tu as besoin d'un cadre, tu vas à la fac de droit, parce que j'étais un peu hyperactif, je le suis toujours, tu ne vas pas y arriver.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Ce n'est pas possible de quitter le droit et de faire du journaliste sans rentrer dans une école. Ce n'est pas possible, quand tu es à BFM TV, d'aller dans ce que j'appelle la Ligue 1, un peu la Ligue des champions. Pourtant, je ne suis pas trop foot, mais quand on va envoyer à Envoyé Spécial, Complément d'Enquêtes, en fait, c'est une autre gamme. Ce n'est pas possible. Donc, le conseil que j'ai envie de dire à toutes celles et ceux qui nous écoutent, c'est si vous avez envie d'y aller, allez-y. Si vous pensez que vous avez quelque chose à apporter, faites-le. Moi, je dis souvent: c'est la bagarre. C'est la bagarre tous les jours, mais il faut y aller. Il faut y aller si on a envie. Et moi, je me suis souvent posé la question de bilan de compétences. Je vais pas vous raconter ma vie, mais ma mère était conseillère à Pôle emploi. Donc: Mon chéri, tu peux faire un bilan de compétences, etc. Je pense que ce que vous proposez, effectivement, c'est important quand on est enfermé dans un... Si, il est peut-être là le conseil : quand on est enfermé dans un truc, qu'on a l'impression qu'on ne sait faire qu'une seule chose, en fait, parfois, on a besoin d'une tierce personne, voire de rencontrer des gens qui vont vous donner des potentialités C'est la qualité de job qu'on a.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Aujourd'hui, c'est différent de mon époque, je suis un peu vieux. Aujourd'hui, avec les réseaux, internet, il y a plein de trucs, il y a plein d'infos. Mais en réalité, il faut aller rencontrer les gens, il faut les voir, il faut aller les faire parler. Les gens qui ont réussi dans un métier, ils adorent vous raconter leur vie. Je suis là. Je n'ai pas réussi, mais en tout cas, on adore raconter nos vies. Donc, allez les voir, les gens qui font des jobs que vous ne faites pas, mais pourquoi pas, ça peut vous intéresser. Demandez-leur comment ça se passe, qu'est-ce qu'il faut faire, etc. Et puis, effectivement, faire des bilans de compétences, c'est aussi important peut-être pour se rendre compte des compétences justement qu'on a et qu'on n'imagine pas.
Marine (Chance)
Génial. Merci beaucoup. L'idée de ces live en coulisses, c'était de montrer un peu la réalité des métiers, notamment parce que le tien fait partie des métiers qui sont souvent fantasmés, que beaucoup de gens rêvent de faire. Est-ce que tu pourrais un peu nous partager de ton point de vue ? Parce que c'est forcément subjectif, mais en tout cas, ce que tu aimes dans ton métier et ce qui est beaucoup plus difficile ou compliqué pour que les gens puissent avoir un peu une réalité, même si je sais qu'il y a plein de manières d'être journaliste, mais de toi, de ton point de vue, comment tu vis ?
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Ce qui est très important, c'est moi, je suis grand reporter. J'étais grand reporter, c'est un peu le truc qui fait fantasmer tout le monde. Ouais, super, il prend l'avion, il va à l'autre bout de la planète. Moi, j'ai couvert des guerres, pas beaucoup, mais j'ai rencontré des politiques, ça, Bolsonaro, Trump, Macron. Donc c'est super. Maintenant, quand on commence dans le journalisme, il ne faut pas se dire qu'on va partir loin. Moi, je dis toujours, en fait, ce qui arrive dans le journalisme en disant: Je vais aller sauver des enfants à l'autre bout de la planète, c'est super, il n'y a pas de problème, c'est très noble. Mais en fait, regarde autour de toi, il y a plein, plein, plein, plein de choses à faire ici. Il y a déjà plein de belles choses à faire ici. Et des enfants, tu peux en sauver ici si tu veux sauver des gens à l'autre bout de la planète. Donc, la réalité, c'est que mon métier, il est fantasmé parce qu'il est incroyable, parce que je dis souvent, on vit le meilleur moment de la vie des gens. Parfois, le pire aussi, mais c'est les moments les plus intenses.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Quand j'étais avec Emmanuel Macron, qui était en campagne, ce n'est pas un moment dégueulasse dans sa vie. C'était sa première campagne. Quand je suis avec Bolsonaro, quand je suis au cœur de la forêt amazonienne, Pascal Burul, on est à l'endroit où les choses se passent. Donc ça, c'est incroyable, mais ça demande de la bande passante. Sans rentrer dans l'intime, moi, je suis séparé. J'ai deux petites filles, je suis séparé, ce n'était pas ma décision, mais ça raconte un truc de ce métier. C'est un métier qui est chronophage, qui est difficile. C'est un métier dans lequel on vit des choses très fortes. On est amené à partir. Moi, j'avais un équilibre vie perso/vie pro, mais on part et la vie, elle peut paraître un peu insipide quand on vient. Elle peut paraître un peu fade. Souvent, moi, je me disais: Moi, je voulais faire un job qui me brûle le ventre quand je me lève le matin, j'ai besoin que ça me brûle. Il faut que ça me... Il me faut du sens. C'est un métier magnifique. C'est, moi, je pense, l'un des plus beaux métiers du monde. Maintenant, ça, c'est pour la belle partie.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
La mauvaise partie, j'ai commencé à vous en parler, c'est pas souvent facile. Moi, je m'en suis très, très bien tiré parce que terminer un Complément d'Enquête, Envoyé Spécial et Quotidien, c'est cool. C'est 4%, si ce n'est pas 3%, si ce n'est pas 1% des journalistes qui commencent. Quand on commence des études de journalisme et même quand on fait les grands 30 écoles, il y en a une petite dizaine en France qui est équivale à des HEC, des Sciences-Po, des trucs comme ça dans d'autres secteurs. Il y a 30% des gens qui passent ces concours qui sont encore journalistes cinq ans après. Donc déjà, il y a un gros taux de chute. Deuxièmement, on fait des grosses études, on a une très, très grosse responsabilité, on n'est pas bien payé. Ce n'est pas un métier rémunérateur. Alors oui, quand je travaillais à Quotidien, je gagnais mieux ma vie. Mais c'est un métier... Moi, je dis souvent, mon ex-femme travaillait dans, on va dire pas la finance, mais pas loin. J'aurais dû gagner dix fois plus d'argent que ce que je gagnais par rapport aux responsabilités et à l'engagement.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Mais c'est génial. Et si vous avez envie de faire un métier et de rentrer le soir et de vous dire: J'ai fait ça, c'est chouette. Ça a de l'action et c'est concret, c'est le meilleur métier du monde.
Marine (Chance)
J'ai une question de Lucas. Comment se sont faits les passages d'une grosse rédaction à une autre ? Est-ce que c'est le réseau personnel ? Est-ce que tu as été débauché ? Est-ce que tu as postulé ? Comment ça se passe dans le milieu ?
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Très intéressant, Lucas, comme question. Aujourd'hui, je suis sur LinkedIn. Je n'y étais pas il y a un an. Parce que justement, le réseau des journalistes est totalement différent. Une première étape, c'est arriver à rentrer dans une rédaction. Arriver à rentrer dans une rédaction, c'est très difficile, c'est-à-dire rentrer à BFM TV, Europe 1, quelle que soit la rédaction à laquelle tu as envie d'aller, pour y rentrer, ce n'est pas simple. Ensuite, effectivement, tu as une première étape dans ma carrière qui a été de se faire repérer, de se dire: OK, lui, il n'est pas mauvais, il y a un truc, il y a quelque chose à faire, etc. Mais si tu attends qu'on te tend de la main, si tu attends qu'on te fasse monter, et je pense que c'est pareil dans tous les jobs, c'est mort, ça ne marchera pas, Lucas. Donc, il faut effectivement réseauter. Moi, ça s'est passé à Paris, c'est pas mal d'apéros, dans les milieux de journalistes, etc. Mais ça, c'est la première partie de ta carrière. Et quand tu arrives à 30 ans à peu près, là, tu commences à avoir une valeur un peu sur le marché. Il y a ce qu'on appelle le mercato.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
On est en plein dedans. Le mercato des médias, c'est la Vals des Allées, tu as Jean-Michel qui part, Micheline qui arrive, Gérard qui va là, etc. Et les départ créent des appels d'air. Et en fait, c'est là. C'est un peu dur, mais en fait, on t'appelle. Si on t'appelle pas, c'est difficile d'avoir la place. C'est difficile parce qu'en fait, il n'y en a pas beaucoup. Et donc en fait, oui, tu vois, Lucas, on t'appelle. On t'appelle et c'est comme ça que ça se passe. Et en fait, tu montes, tu montes, tu montes, tu montes et puis après tu retombes, parfois. Moi, quand j'ai quitté la télé pour monter mon média, le téléphone, il ne sonne plus. Il faut être lucide. J'étais le mec de la téloche, super, tac, tac, tout va bien, etc. Et puis du jour au lendemain, le téléphone, il ne sonne plus. C'est vraiment quelque chose que je peux vous dire parce que c'est vraiment au cœur de mon métier. Je ne connais pas ceux des autres, mais il faut toujours, toujours, toujours se battre, toujours se battre pour se rendre indispensable. Je crois que c'est partout pareil, mais dans mon métier, moi, je peux te le dire, c'est comme ça.
Marine (Chance)
Merci beaucoup, Baptiste. Effectivement, c'est quelque chose qu'on invite à faire dans le parcours Chance. Parfois, le mot réseau est connoté négativement en France. On invite beaucoup les personnes à oser faire des rencontres, à oser demander. Parce que comme tu le dis, les gens, on est surpris, mais à 95%, on a dit oui, parce que les gens sont toujours contents de raconter leur parcours et d'aider.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Exactement ce que je disais tout à l'heure. Tu as raison, Marine. Exactement. En fait, il n'y a pas de le piston, ça n'existe pas. Aujourd'hui, plus personne ne fait rentrer quelqu'un dans une boite parce que c'est le copain, le fils d'un pote. Ça n'existe pas. Parce que si tu as des responsabilités, tu ne vas pas prendre le risque de faire rentrer un canard boiteux dans la boite juste pour faire plaisir à ton copain parce que ça va te retomber dessus. En revanche, le réseau, il est fondamental. Moi, le réseau, je peux vous raconter juste une histoire très simple. J'ai commencé avec un journaliste, donc je tairais le nom, parce que ce n'est pas la meilleure ref' aujourd'hui. Mais tous les ans, j'envoie un message: Salut. Aujourd'hui, j'ai envoyé un message à des gens très importants dans une grande chaîne de télé en disant: Salut. Parce que mon média a reçu un prix il y a une semaine. On a eu un prix de la responsabilité des médias. C'est une vraie reconnaissance. Salut. Je voulais te remercier du temps que tu m'as accordé et je suis heureux de pouvoir te partager ça aujourd'hui des victoires et je suis à ta disposition si tu penses que demain.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Merci. Remercier, cultiver votre réseau. Cultiver votre réseau. Et en fait, non, vous allez pas déranger les gens. Si vous appelez les gens en disant: J'ai besoin d'un boulot, c'est pas du réseau, ça. Ça, c'est pas du réseau. Vous êtes, comme on dit, begging, needing. Non. En revanche, être dans la tête des décideurs, c'est ça qui est fondamental. Être dans la tête des gens, faire qu'en fait, s'il y a une opportunité: Mais oui, elle m'a appelé, lui, il m'a appelé. C'est ça Marine, pardon, je t'ai coupé, mais pour moi, le réseau, il est là. Le réseau, il est remercier. Remercier les gens du temps qu'ils vous accordent. Écoutez leurs conseils. Vous n'êtes pas obligé de les suivre, mais même si vous devez faire un petit mensonge de politesse derrière, vous vous êtes dit: Cet entretien était nul. Remercier les gens. Dites-le. Moi, j'ai une équipe de six journalistes aujourd'hui et l'un des critères sur lesquels je les ai recrutés, je leur ai dit: Je veux que vous soyez bien élevés, bien éduqués. Ça veut dire savoir dire merci, savoir demander bonjour, au revoir, etc. C'est très important, c'est de la base. Et en fait, ça, c'est de l'éducation.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Tout le monde ne l'a pas, mais je pense que dans le boulot, c'est hyper important. Soit vous êtes incontournable, vous êtes Elon Musk et tout ce qu'on est en train de se raconter, ça ne sert à rien parce que votre réseau vous vous en foutez, vous serez au top du top. Soit vous n'êtes pas Elon Musk et vous êtes un peu comme moi, ou comme Marine. Et en fait, vous n'êtes pas incontournable, donc il faut vous rendre incontournable ou à minima, il faut vous rendre présent dans la tête des gens.
Marine (Chance)
Complètement d'accord avec toi. Du coup, n'hésitez pas, suite à ce live, à reprendre des nouvelles de toutes les personnes que vous avez croisées pour savoir comment elles vont. C'est vrai que c'est important et c'est aussi génial de garder ces liens avec ces rencontres.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Pardon Marine, juste un truc. Ce qui est génial, c'est demander des rendez-vous quand vous avez rien à demander. C'est là que vous êtes le plus fort. C'est là que vous êtes le plus fort ou la plus forte. Vous avez rien à demander. Bien sûr qu'en tête, vous avez l'idée que demain peut-être... Mais aujourd'hui, j'ai juste besoin d'échanger avec toi. Je voudrais que tu me racontes ton métier. Je voudrais te remercier du temps que tu m'as accordé. Je voudrais te raconter ce que j'ai fait comme parcours. Et peut-être que tu auras une idée.
Marine (Chance)
Exactement. J'ai d'autres questions qui sont arrivées dans le chat. Juliette qui nous demande: Quelle est la différence entre journaliste journaliste et journaliste grand reporter. Et j'ai également... Attends, je remonte. Lena qui demandait quelles sont les compétences pour être justement journaliste ou grand reporter.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Juliette, c'est ça la première ? Juliette, grand reporter, ça ne veut rien dire, c'est bullshit. C'est un truc très cool à dire, mais ça ne veut absolument rien dire. En fait, à la base, c'est une grille tarifaire, c'est-à-dire dans les entreprises, dans les gros groupes média, quand on est un vieux journaliste, on est étiqueté grand reporter. Du coup, mathématiquement, surtout dans le service public, on grimpe en termes de rémunération. On peut être grand reporter sans jamais avoir foutu le pied dans l'avion. On peut être grand reporter en faisant du grand reportage au coin de la rue. Donc ça, le grand reportage, ça ne veut rien dire. En revanche, moi, je vais t'apporter une info, j'espère, c'est qu'il y a une grande différence entre le reporter et le journaliste. Pour moi, le reporter, c'est celui qui va sur le terrain et qui rapporte. Donc on va sur le terrain, on fait un reportage et on revient. Moi, on m'a proposé de faire du plateau, comme on dit, d'être présentateur à BFM TV, etc. Bien sûr que ce sont des journalistes, mais je ne fais pas le même métier qu'eux. Moi, je prends des portes dans la gueule.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Moi, je suis sur le terrain tôt le matin avec des ouvriers. Moi, je suis sur des endroits dangereux, etc. C'est très différent. Ça, c'est pour la première partie pour Juliette. Et je n'ai pas retenu son prénom. Il nous demande quelles sont les compétences.
Marine (Chance)
Lena.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Lena. Les compétences c'est la curiosité. Moi, j'adore. Là, je vois Marine, on se connaît pas, j'ai envie de savoir ce qu'elle fait dans sa vie. J'ai envie qu'elle m'explique, j'ai envie qu'elle me raconte son parcours. Moi, j'adore quand je rencontre un mec qui a fabriqué des abattants de toilettes. J'adore, ça m'éclate. Je pourrais passer deux heures à discuter avec un mec qui fabrique de la moquette. C'est la base du métier. Il faut être curieux. Il faut être curieux, il faut avoir envie de raconter le monde, raconter les histoires. Il faut aimer les gens, il faut aimer parler. Moi, j'aime beaucoup parler, mais il faut aimer écouter aussi. J'aurais tendance à dire: Tous les chemins mènent au journalisme. Vous pouvez faire des études de sciences, vous pouvez avoir un background de communication littéraire. Moi, je suis littéraire, mais je n'ai pas lu beaucoup de bouquins. Mais tous les chemins mènent au journalisme. En revanche, si vous n'êtes pas curieux, si vous n'avez pas envie d'écouter les gens, vous ne serez jamais journaliste. Si vous n'avez pas envie de basculer dans les problématiques des gens et de comprendre quelle est leur problématique, vous n'y arriverez pas.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Moi, j'ai couvert des conflits sociaux très durs avec des usines qui ferment. Vous allez voir des gens qui ont des problèmes que moi, je n'ai pas, parce que moi, je n'étais pas à un moment. Mais je vais raconter cette histoire. Vous arrivez avec une grosse caméra. Il y a un deuxième gars, c'est la télé qui débarque chez les gens. Et si vous n'êtes pas capable à un moment de regarder ces gens en leur disant: Vous savez quoi ? Il y a tout ça. En fait, il y a moi et vous. On se parle. Vos problématiques de perte d'emploi, de couples qui se brisent, je ne la connais pas, certes, mais en fait, je suis là, je vous écoute. J'ai envie de comprendre votre problématique pour la relater. C'est ça la base pour moi.
Marine (Chance)
Très clair. Merci beaucoup, Baptiste. Je vois que les questions affluent dans le chat. Pas étonnant, vu qu'on ait Chance, on nous demande: Est-il jamais trop tard pour devenir journaliste ? Il y a Stéphanie qui nous demande ça et Colombe qui nous dit: Est-ce qu'on peut devenir journaliste plutôt presse écrite à tout âge ? Quelle stratégie pour se faire remarquer ? J'ai par exemple une newsletter depuis deux ans. Est-ce que c'est des choses qui sont valorisées ou pas ? Est-ce que si j'ai 40 ans aujourd'hui, que j'écris bien, que j'ai une passion, plein de qualités qui sont, on va dire...
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
J'ai compris. Est-ce que je peux y arriver ? Il y a quelques années, je t'aurais dit: Ouah, ouah, ouah, ouah, ouah, ouah, non, il faut commencer dès le début. Il faut y arriver dès le début parce que le parcours est long, etc. Et puis j'ai croisé deux, trois mecs, plus des gars pour le coup, parce que j'étais dans des boutiques un peu costaud, etc. Il y avait plus un environnement... Non, surtout que je n'ai pas d'autres exemples, malheureusement, mais c'est pareil pour les femmes, ce n'est pas du tout on s'en fout. J'ai croisé des reconversions. Et aujourd'hui, je peux vous assurer, Akim, Vincent, à qui je pense, ils ont réussi. Et pourtant, je n'aurais pas foutu un billet. Donc oui, c'est possible. Oui, c'est possible, mais n'oubliez pas ce que je vous ai dit avant. C'est possible, mais si... Regardez, moi, je suis famille monoparentale, je suis un père célibataire. Si je me lance aujourd'hui dans le journalisme en reconversion, je sais qu'il va se passer du temps avant que je gagne ma croûte. Alors que potentiellement, je peux peut-être plus rapidement gagner ma vie en étant commercial. Donc, j'ai envie de vous dire, à tout âge, vous pouvez le de venir.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Si vous avez des compétences, cette histoire de newsletter est très intelligente. Aujourd'hui, on a des outils que moi, je n'avais pas au début. Vous avez la possibilité de créer du contenu sur les réseaux sociaux. Si vous avez une passion, j'ai deux filles qui me disent: Papa, est-ce que réseaux sociaux, c'est un métier ? Ma fille adore l'équitation. Je dis: En fait, si tu racontes des histoires intéressantes et pertinentes autour des chevaux, que tu cures les sabots des chevaux, je n'y connais rien. En fait, à un moment donné, si ton propos, il est intéressant, via les réseaux sociaux, tu vas avoir une communauté. Donc, tu vas avoir la possibilité, potentiellement, pourquoi pas d'intégrer. On prend toujours cet exemple, pourquoi pas ? Et Kedia magazine, je n'en sais rien, un magazine de canassons. Bref, je dis ça parce que moi, je suis vraiment nul en chevaux et ma fille me raconte ça tous les jours. Mais en fait, oui, c'est possible. Si vous avez une passion, si vous avez... J'ai envie vous dire, plus vous arriverez tard dans le métier, plus il faudra que votre proposition de valeur, elle soit pointue. Si vous arrivez à 40 ans, et j'en ai 41, en disant: Tiens, waouh, OK, j'arrive, je débarque dans le journalisme et j'aimerais bien demain potentiellement aller en Ukraine, je dis: C'est pas impossible, mais vous avez plutôt intérêt à arriver en vous disant: Tiens, voilà, moi, j'ai monté un média.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
J'ai rencontré une fille qui a fait ça le week-end dernier, un média sur l'intelligence artificielle. Je me suis dit: Ouah, c'est sharp, c'est pointu. Mais en fait, c'est bien. Et là, il y a déjà du monde qui la suit. Donc oui, c'est possible, mais plus on avance, plus on plus son angle, sa proposition de valeur. Et attention, si vous êtes seuls et que vous avez trois enfants à élever, c'est faisable, mais ce n'est pas simple.
Marine (Chance)
Merci pour ta réponse. J'ai également beaucoup de questions sur ton média que tu as créé. Des questions pour savoir comment tu as fait et pourquoi tu as eu cette envie ?
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Alors, le média que j'ai créé, je fais ma pub au passage, Kool Mag, K-O-O-Lavec un K, Mag. On est sur les réseaux sociaux, on a un site, www.koolmag.fr. Pourquoi j'ai fait ça ? Parce que je suis passé de grands reporteurs à un mec en plein divorce qui s'est dit: OK, je vais arrêter de faire Tintin Reporters à l'autre bout de la planète. Et puis, j'ai eu le sentiment qu'il y a un chouette élan de société. J'ai l'impression que la société dans laquelle on va, elle est meilleure que celle dans laquelle on était. Il y a plus d'égalité. Les mecs, on nous dit, et c'est très bien, de prendre des rôles qu'on ne prenait pas auparavant. C'est très bien. Simplement, moi, je me suis dit: OK, c'est cool. C'est cool de nous expliquer qu'il faut changer. Mais comment on fait ? C'est quoi les recettes ? Et moi, pendant le confinement, je passais ma vie sur des sites féminins pour trouver des tutos, pour m'occuper de mes filles, pour trouver des trucs d'éducation. Et puis je me suis dit: Qui me parle à moi ? La presse masculine, elle est claquée au sol. Excusez-moi pour cette expression, mais elle est toute claquée parce qu'en fait, il y a GQ.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Excusez-moi, mais si vous n'avez pas de quoi, vous payez une chemise à 450 balles et une montre à 10 000 balles, en fait, moi, je lis pas ce magazine, il n'y a pas d'info. Alors qu'il y a Elle et il y a plein de féminins très intelligents qui vont parler de choses légères, pour pas dire futiles, de crème, de machin, de body summer, etc. Mais de questions de sexualité, questions de positionnement des femmes, de littérature, de machin. Moi, je me suis dit: Mais il n'y a pas ça pour les hommes. Donc je l'ai fait. Je l'ai fait. Ça ne se voit pas, mais si, ça se voit, je suis fatigué, je bosse beaucoup, je bosse tout le temps. Comment je l'ai fait ? Ça rejoint ce que je vous disais en intro: à la force du poignet, il faut se bagarrer tous les jours. Si vous y croyez, vous allez y arriver. Moi, on n'arrête pas de me dire encore aujourd'hui qu'il faut que j'arrête, qu'il faut que je tourne la page et que ça ne marchera pas. Ce n'est pas le cas. Moi, c'est ça. L'idée de mon média, c'est d'accompagner les hommes et les femmes, parce qu'on a une audience féminine aussi, dans cette société, nous donner des tuyaux.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Tiens, OK, tu vas te mettre à faire la bouffe parce que tu ne faisais pas la bouffe, mais on ne va pas commencer avec Alain Ducasse, on va commencer avec: On va faire un croque-monsieur tranquille avec les enfants et comment est-ce que tu fais ça ? Et puis, on va parler sexualité dans le couple, et puis on va parler éducation des enfants, réseaux sociaux, etc. Donc, c'est un média qui, j'en suis sûr, sera un gros acteur des médias dans pas longtemps.
Marine (Chance)
Génial. C'est super comme objectif et ambition. Sur le média, justement, j'ai plusieurs questions sur: est-ce que c'est difficile de lancer un média, que ce soit sur la partie administrative, juridique ? Et comment tu fais pour financer ton média et en vivre ?
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
La partie administrative, juridique, tout ça, vous oubliez. Si c'est ça votre problématique, laissez tomber, parce que c'est rien du tout. Monter une société aujourd'hui, ça coûte rien du tout. Donc, c'est pas tellement la problématique. Ensuite, oui, mon modèle économique à moi, c'est la publicité. C'est-à-dire que je veux pas que ce média soit payant. Pardon. Un tel move à faire, nous, les mecs, d'apprentissage de nouvelles choses, dans la déconstruction de cette masculinité, dans tout ça, je me suis dit: OK, si on met un ticket à payer à l'entrée, ils vont pas venir. Mon média, il est financé par la publicité. Ça veut dire que pour gagner ma vie, il faut que j'ai de l'audience, il faut que j'ai du trafic. J'ai des gens qui viennent, parce que plus j'ai des gens qui viennent, plus y aura de la publicité et la publicité me permettra de me payer. Aujourd'hui, je me paye pas, moi. Je paye mes journalistes, mais moi, je me paye pas. Ça, c'est pour le modèle économique Le truc, pour la faisabilité du truc, allez-y si vous avez envie de le faire, il y a la place pour tout le monde. Il y a des gens qui font n'importe quoi sur les réseaux sociaux, des influenceurs à la con qui gagnent très bien leur vie.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Donc en fait, c'est possible. Maintenant, oui, moi, je me suis associé avec un groupe, un groupe média, parce qu'on ne peut pas fabriquer des vidéos, écrire du texte, créer un site Internet, vendre de la publicité, avoir des questions de ressources humaines, d'administratifs et en plus de ça, s'occuper de générer de l'audience. Je me suis associé avec un groupe. C'est mon choix. Il y en a qui y sont arrivés sans. Vous connaissez sans doute Hugo Décrypte il s'est lancé tout seul avec, comme on dit vulgairement, sa bite et son couteau. Donc, il y en a qui y arrivent. Moi, c'est pas ce que je conseille parce que c'est dur. Mais en tout cas, je vois l'heure qui tourne et juste, si vous y croyez, allez-y. Et si vous pensez qu'il y a un truc à faire et que vous arrivez à faire un bilan de compétences et que vous vous dites: OK, mais j'ai ça comme compétences et je n'avais pas imaginé que j'étais capable de faire ça et j'ai envie de le faire, allez-y. Moi, on m'a dit que ce n'était pas possible et on me l'a encore dit ce matin.
Marine (Chance)
Il y en a qui demandent si tu recrutes.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
J'ai une équipe en or. Pour l'instant, je ne recrute pas, mais j'espère. J'espère, j'espère bientôt. J'espère. D'abord, il faut que je me paye et ensuite, quand je me dirai: OK, ça y est, c'est bon. Je recruterai. Parce que bien sûr, l'idée, c'est d'avancer.
Marine (Chance)
Dernière question en quelques minutes. Aujourd'hui, à quoi ressemble ton quotidien ?
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Une minute. À au moins d'une minute, mon quotidien, c'est déposer mes enfants à l'école ce matin, oublier les affaires de sport de ma fille parce qu'elles sont chez mon ex-femme, aller au boulot, faire une conférence de rédaction, faire une interview. J'ai fait une interview, vous allez la voir ce si vous êtes sur Coolmax, si vous êtes sur Insta, par exemple, elle sort d'ici. Peut-être même, elle vient de sortir d'ailleurs. Faire une conférence de rédaction, parler des sujets qu'on va traiter cette semaine, discuter avec... Moi, je fais tout. Je ne vais pas vous raconter d'histoire, je ne vais pas pleurer sur mon sort parce que souvent, on m'a dit: Bienvenue dans la vie des mamans, mais là, il est 18h28, je rentre chez moi, je sais ce qui est à dîner. Mais en gros, c'est une vie d'entrepreneur, ça bosse beaucoup, mais c'est génial. J'ai appris 10 milliards de trucs aujourd'hui. Je me suis levé ce matin, ce soir, je me couche, je connais plus de trucs.
Marine (Chance)
Merci beaucoup, Baptiste, d'avoir accepté de nous partager ton métier. Je sais que tu es un employeur au temps très chargé.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Non, je suis ravi de le faire. Je suis ravi parce que je suis passionné par ce métier, c'est génial. Je suis très content de pouvoir vous raconter ça et j'espère que ça va donner envie soit à des gens de se reconvertir, soit à des papas et des mamans de dire: Tiens, vas-y mon chéri ou ma chérie, fais-le. Ce métier est magnifique et c'est un marqueur de... Plus il y aura de journalistes, plus c'est un marqueur de démocratie. Donc, je suis très attaché. Je suis très content d'avoir pu vous en parler.
Marine (Chance)
Merci beaucoup Baptiste. On va suivre de près Kool Mag pour redécouvrir ce nouveau média pour les hommes ou pour tout le monde, plus pour les hommes ?
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Oui, pour les femmes aussi, parce qu'on parle aussi de sexualité, de paternité, de parentalité. J'ai plein de copines qui me disent: C'est cool, le ton, il est différent, ça change des féminins un peu plan-plan qu'on a l'habitude d'avoir. Donc venez, abonnez-vous, c'est gratos.
Marine (Chance)
On va tous aller te suivre sur Instagram. Mille mercis, Baptiste, pour ton temps et à très bientôt.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
À très bientôt. Merci à tous et à toutes d'avoir été là et d'avoir écouté. Merci à vous.
Marine (Chance)
Merci. Au revoir.
Baptiste Des Monstiers (Journaliste Grand Reporter)
Au revoir.













