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Sophie Werner, Les métiers qui recrutent" - Directrice commerciale

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Transcription complète

Marine (Chance)

À toutes et à tous. Et bienvenue dans ce nouveau live métier en coulisses pour découvrir le métier de directrice commerciale dans une startup avec Sophie. Merci Sophie d'avoir accepté l'invitation.

Sophie Werner (Sophie Werner)

Merci à toi. Bonjour Marine, bonjour à tous.

Marine (Chance)

N'hésitez pas à nous dire dans le chat d'où vous nous écoutez. Je sais qu'il y en a qui sont à Paris, d'autres qui sont ailleurs en France, d'autres qui nous écoutent depuis l'étranger. Donc n'hésitez pas à utiliser le chat pour nous dire d'où vous nous écoutez et surtout à poser toutes vos questions sur ce métier, parce que le but, c'est que ce soit interactif. Moi, la première question que j'ai pour toi, qui est la plus classique, c'est: est-ce que tu peux nous raconter un peu ton parcours et comment tu es arrivé à exercer aujourd'hui ce métier ?

Sophie Werner (Sophie Werner)

Avec grand plaisir. J'ai commencé après mon bac par une prépa ingénieure, parce que je me suis lancée ensuite dans une école d'ingénieur généraliste où j'ai appris beaucoup de choses. J'ai effectué pas mal de stages, pas du tout techniques, donc vraiment dans des entreprises, histoire de baigner un peu dans la culture des boites et de se rendre compte un peu de la réalité des différents métiers. Ma dernière année, je l'ai fait en alternance dans un cabinet de conseil, pareil, en transformation digitale et donc orienter le système d'information. Et là, je me suis dit que ça me plaisait pas vraiment. Donc j'ai enchaîné avec un master spé en école de commerce en me disant que j'allais rajouter un peu une sorte de un pied cadeau autour de la machine que j'aurais appris à créer en école d'ingénieur. Et pendant cette école de commerce, pendant cette année, j'ai rencontré Nicolas, qui est fondateur d'une startup qui s'appelle Joco, que j'ai rejoint à la fin de cette année et il m'avait vendu que j'allais faire beaucoup de choses, en tout cas ce qui allait me plaire et qu'on allait essayer plein de choses. Et c'est ce qui s'est passé.

Sophie Werner (Sophie Werner)

Et au fil des mois, un poste s'est dessiné et j'ai du coup appris le métier de commercial sur le tas en faisant, et ça pendant trois ans, en parallèle de la croissance de l'entreprise. Ce qui est hyper intéressant, ce qui amène à toucher à beaucoup de sujets, à se prendre des portes, à revenir par la fenêtre, à retoper derrière. Et comme ça, on commence à se forger une culture et des compétences sales. Et je suis arrivée après chez Zest Planche en tant que late founder pour m'occuper du développement de l'activité. Et donc une partie de mes fonctions et de m'occuper du développement commercial pour un tout autre secteur, puisqu'avant, c'était dans le secteur de la donnée bancaire et du marketing. Et là, aujourd'hui, on est un traiteur et on vend des planches apéro faites maison, livrées à vélo. Donc, tout autre secteur, mais le métier reste à peu près le même: vendre et bien comprendre les besoins de tes clients.

Marine (Chance)

Super. Et c'est ça qui est hyper intéressant. Bonjour Barbara, bonjour Katia et tous ceux qui arrivent dans le chat. Ce qui est trop chouette avec le métier de commercial, parce que c'est vrai que j'en ai fait d'autres cette semaine de live métier sur cette fonction-là, c'est que tu peux apprendre un peu ce que tu as. Comme tu dis, tu n'avais pas fait forcément une formation pour avec une école d'Angers et que tu peux aussi beaucoup changer d'industrie parce que tu peux aller d'une industrie à une autre vu que les techniques, entre guillemets, commerciales peuvent se dupliquer sur d'autres secteurs. Donc ça, c'est chouette. Est-ce que tu pourrais nous dire aujourd'hui un peu en quoi consiste ton job de directrice commerciale ? Quelles sont tes missions ? Je ne sais pas si on peut parler de semaines types, mais c'est quoi un peu tes grandes activités au quotidien ?

Sophie Werner (Sophie Werner)

Oui, carrément. Je rebondis sur ce que tu disais sur, effectivement, le métier de commercial, ça peut se jouer un peu dans tous les secteurs et on l'apprend sur le tas. Le vrai sujet derrière ça, c'est de comprendre et aimer son produit et de rester à l'écoute de ses clients pour pour choper le besoin et pouvoir placer son produit. Donc ça s'applique à tous les secteurs. Ensuite, sur quelles sont mes missions ? Il y a plusieurs sujets. Sur la partie commercial, il y a un premier sujet qui est d'aller recruter des nouveaux clients. Donc, tous les techniques qui sont derrière, qu'on peut appeler du Growth. Quel discours ? Quelle nouvelle personne on peut aller chercher, par quels moyens, à quel moyen ? À quel moment ? Donc vraiment, comment aller recruter de nouveaux clients. Une fois qu'ils rentrent dans le pipe commercial, c'est tous les Il y a le sujet autour comment on arrive à les convaincre, quelle histoire on vend, comment on habille un peu notre produit, comment on arrive à répondre à toutes leurs objections, comment on trouve le bon timing pour eux d'acheter notre produit ou en tout cas de à utiliser. Et après, il y a le sujet de fidélisation, de récurrence.

Sophie Werner (Sophie Werner)

Comment chacun des clients qu'on a déjà réussi à convaincre, on arrive à les convertir en ambassadeur de la marque, de notre produit ? Comment on arrive, grâce à eux, à les convaincre d'autres clients. Et c'est comme ça qu'on arrive à alimenter en permanence ce cercle vertueux. Et donc l'étape finale, servant à la première. Donc, c'est des sujets qui sont assez différents, mais finalement liés et qui œuvrent toujours à faire grandir et évoluer le produit au fil des demandes et des besoins. Et ce même type, je dirais qu'il n'y en a pas vraiment. C'était le dernier temps que tu me demandais. Il n'y en a pas vraiment parce que le milieu de l'événementiel fait qu'il y a une saisonnalité toute l'année. Donc, il y a des pics et des rushs qui ne sont pas au même moment, que les événements et les demandes des clients ne sont jamais les mêmes. Notre produit aussi évolue beaucoup. Donc, c'est toujours un peu des situations d'urgence, des une situation un peu inédites où il faut essayer de trouver la bonne personne à qui parler, de la bonne manière et du bon produit.

Marine (Chance)

Très clair. Merci beaucoup. Dans le chat, n'hésitez pas si vous avez des questions. L'idée, c'est que ce soit interactif, donc vous pouvez oser. On les prendra pour que Sophie puisse y répondre. Moi, j'avais une question sur la structure dans laquelle tu travailles, parce que j'imagine que commercial dans une entreprise très grande et une startup, c'est un peu différent. Aujourd'hui, vous êtes combien ? Est-ce que tu as une équipe ? Comment ça fonctionne ?

Sophie Werner (Sophie Werner)

Aujourd'hui, on met une dizaine dans l'équipe. On reste dans un métier qui vend un produit alimentaire. Il y a une grande partie de l'équipe qui se trouve en cuisine, qui arrive à 6h00 le matin pour produire et faire en sorte que nos clients se régalent sur leurs événements. Et sur la partie commerciale, on est deux. Il y a une chef de projet événementiel avec moi. Ensuite, on fait appel à beaucoup de freelances de manière ponctuelle en fonction des besoins: récupérer les habits clients, faire des processus de prospection, créer du contenu pour envoyer tout ça à notre base client. Donc, je dirais qu'on est deux et qu'on fait appel à un pool de gens en permanence et à des moments un peu stratégiques sur des sujets importants pour qui ils nous aident à aller plus vite.

Marine (Chance)

Ok. Oui, donc effectivement, vous êtes équipréduite.

Sophie Werner (Sophie Werner)

Équipréduite, carrément équipréduite en croissance.

Marine (Chance)

Ok. Chez Chance, pour ceux qui ne connaîtraient pas Chance, on est une communauté d'entraide professionnelle et on a plusieurs services, dont le plus connu est le bilan de compétences pour faire le point quand on se pose des questions sur sa vie pro. Excusez-moi, je suis en fin de rhume. Il y a quatre grands piliers dans la méthode qui est une bonne grille de lecture pour raconter un métier. Le premier pilier, c'est justement le métier Parce qu'un travail, ce n'est pas qu'un métier, même si souvent, on fait l'amalgame. Donc, le premier pilier, c'est le métier, ce que tu nous as un petit peu raconté. Le deuxième pilier, c'est la finalité, ce à quoi tu contribues et quel sens tu y trouves. Du coup, c'est une autre question pour toi que j'aurais, c'est: Quel sens tu trouves dans ton métier ? À quelle finalité tu as l'impression de contribuer ? Et comment tu te situes par rapport à ça ?

Sophie Werner (Sophie Werner)

Oui, effectivement, très bonne question. Et souvent, on peut dire: Oui, Le commercial, c'est le marchand de tapis et peu importe le produit ou le client, il arrivera toujours à vendre son pesant de cacahuètes. La réalité, c'est que je pense qu'un commercial, il n'est pas très bon dans ces scénarios-là, mais que le commercial, il est bon quand il a goûté son produit, il l'a testé, il a apporté son avis, il a travaillé avec les équipes pour l'améliorer. Donc, il en est convaincu. Et surtout qu'il a une volonté profonde de rencontrer ses clients. Un client, il achète bien sûr un produit ou un service, mais il achète surtout une relation avec son commercial qui se passe bien, quelqu'un en qui il a confiance, qui a écouté son besoin, qui a répondu à ses problèmes et qui va lui changer la vie, parce qu'on ne change jamais vraiment la vie comme ça, mais qui va en tout cas participer à améliorer son quotidien dans son travail dans une perspective d'améliorer ses compétences, d'obtenir une promotion, de grandir, d'évoluer. Donc, le sens dans le métier du commercial, on le trouve dans construire des relations authentiques avec ses clients, les écouter, les comprendre et leur apporter un vrai plus dans leur quotidien pro.

Sophie Werner (Sophie Werner)

C'est en tout cas quelque chose de plus grand que de faire ses objectifs, d'être le meilleur rechercheur.

Marine (Chance)

Ça, c'est un nouveau truc que j'ai eu. Non, mais ça Ça résonne très bien cette réponse. Et même moi, je peux me l'appliquer. Je suis directrice de communication et moi, j'ai fait un passage éclair dans une boîte d'immobilier et en fait, ça n'a pas de sens pour moi. Ce n'est pas quelque chose qui me parle, qui qui me fait lever le matin et faire de la communication pour une entreprise comme Shantz, ça a énormément de sens pour moi parce que se poser des questions sur son travail, trouver sa place et parfois être très mal alors qu'on y passe 8h00 par jour, c'est une problématique qui me parle et qui me touche beaucoup. Donc, c'est exactement ce que tu expliques sur... En fait, commercial, c'est important que le produit pour lequel tu vas mettre tes compétences, tu y croies et qu'il te plaise et que tu te dises une valeur ajoutée. Et Il y a une bonne transition avec la question de Barbara dans le chat qui demande: quelle est ta typologie de client aujourd'hui ?

Sophie Werner (Sophie Werner)

On a un peu plus de 1 000 boîtes qui sont clientes de nos produits. On a la chance de vendre un produit du quotidien, des planches apéro, des planches sucrées. On s'adresse à beaucoup de personnes, mais il y a quand même des différentes typologies qui en sortent. On travaille avec des chefs de projets des directions marketing qui organisent des événements ou des directions RH qui organisent pareil les événements internes ou externes des entreprises. Donc, ça peut aller dans un déjeuner d'accueil pour les nouveaux, au peu de départ à la retraite en passant par la summer party ou la winter party de l'entreprise. Et une deuxième typologie de clients qu'on a, ce sont des personnes avec qui on travaille peut-être plus sous forme de partenariat. C'est des gens qui revendent nos produits à leurs clients pour leurs événements. Donc c'est des gens qui ont des lieux, des salles de réception, toutes les boîtes de coworking qui organisent des événements pour des clients B2B. Ces deux typologies de clients sont nos clients principaux. Et on a à la marge quelques particuliers qui font appel à nous pour des événements perso. Et c'est aussi hyper sympa de pouvoir se dire que c'est la summer party de Kenzo et aussi la réunion familiale le week-end en beaucoup plus psychomité et que le produit est le même et plaît dans les deux circonstances.

Marine (Chance)

Ça donne envie de... Ça donne faim de t'écouter.

Sophie Werner (Sophie Werner)

Ça donne envie d'essayer. Il y a quelque chose aussi qui est hyper important, c'est qu'on se rend compte que c'est quand même des vases communicantes hyper importantes. Un client dans une entreprise qui travaille en RH, qui fait appel à nous, va parler de nous à sa collègue qui a une équipe et qui organise le peu de départ de sa stagiaire trois semaines après, qui va aussi parler de nous, etc. Il y a un vrai challenge de rigueur et de considérer chacun de nos clients de manière égale, que ça soit pour 10, 50 ou 350 personnes. C'est à la fois des experts qui peuvent parler de nous autour d'eux et se transformer en ambassadeur. On revient sur un des premiers sujets qu'on abordait, qui est: comment on fait pour que l'expérience de chacun de nos clients soit exceptionnelle ? On a On a conquis un client qui, derrière, va pour nous conquérir 10, 15 ou 20 autres clients qui sont ses proches, ses collègues, les gens qui le comptent.

Marine (Chance)

C'est Zeste Planche le nom, c'est ça ? C'est ça Je le remets dans le chat pour les personnes qui sont là, si jamais vous avez des événements organisés, perso ou d'entreprise. En tout cas, moi, ça me donne grave envie de tester les produits. Je vais peut-être pas assez manger ou dej aussi.

Sophie Werner (Sophie Werner)

Ça joue, ça joue.

Marine (Chance)

Là, on a vu le pilier métier, on a vu le pilier finalité, tu as ensuite le pilier environnement qui est le type d'entreprise dans lequel on travaille. C'est ce qu'on se disait tout à l'heure, entre commercial dans une boite du CAC 40 ou un gros opérateur téléphonique, ce n'est pas pareil que dans une startup. Toi, comment tu qualifierais ton environnement de travail ? Quels sont les pour et les contres ? Parce que tout le monde n'est pas fait pour bosser en startup, tout le monde n'est pas fait pour travailler dans des grands groupes. Toi, comment tu caractériserais aujourd'hui ton environnement de travail ? Est-ce que c'est beaucoup d'urgence, de last minute, d'agilité, de couteau suisse ? Tu fais un peu plus que tu as juste ta fonction. Comment ça se passe pour que les personnes qui nous écoutent puissent avoir une vision concrètes de ces quoi ? Des risques commerciaux dans une startup ?

Sophie Werner (Sophie Werner)

Oui, carrément. Il y a deux casquettes. Il y a à la fois, effectivement, toute la partie commerciale. Comment on fait pour diriger et piloter cette activité ? Dans l'événementiel, c'est clairement que des sujets urgents qui sont encore plus urgents tous les uns que les autres. Et c'est l'urgence de l'urgence. Mais au-delà de ça, il faut réussir à poser les bons jalons pour développer commercialement l'activité et avoir un coup d'avance. Mais ça reste un environnement très sain, très excitant, rempli de challenges, qui nous met un peu parfois face au pied du mur. Parce que quand le pas n'était pas rempli, il est séparé dans tous les secteurs. Quand le pipe est pas rempli, on se demande ce qui se passe Pourquoi ? Comment ? Continuer à motiver les équipes, maintenir des objectifs. C'est un peu une course d'endurance où à chaque obstacle, il faut continuer de se relever pour aller chercher encore plus, plus loin. Et après, il y a la casquette d'associer, où là, pour le coup, c'est d'autres problématiques qui dépassent les sujets commerciaux. Et c'est souvent le cas dans les startups, où on est amené à être un peu un peu tout au suisse et à s'occuper ou à traiter différents sujets.

Sophie Werner (Sophie Werner)

Et donc là, en tant qu'associé, c'est des sujets autour du pilotage de l'entreprise, des sujets de développement plus stratégiques sur d'autres scopes, des sujets aussi sur les équipes autour des RH, dont on discute beaucoup avec Agathe et Alban au quotidien.

Marine (Chance)

Agathe et Alban sont les fondatrices.

Sophie Werner (Sophie Werner)

Qui sont mes associés.

Marine (Chance)

Si je n'ai bien compris, tu as commencé dans une startup, ensuite tu es allée dans une Comment tu vois la suite pour toi professionnellement ? Ça peut être à très moyen, long terme, mais est-ce que tu as envie de rester sur la fonction commerciale ? Est-ce que tu te dis que les fonctions un peu plus stratégiques, pilotage d'une boite, ça t'intéresse ? Est-ce que tu te vois travailler dans une boite demain de 500 personnes ? C'est vraiment de la curiosité, mais voir comment tu te projettes à moyen ou long terme.

Sophie Werner (Sophie Werner)

C'est une bonne question. Je n'ai pas vraiment de réponse à te donner. En tout cas, la perspective de développer cette planche, de la faire grandir, d'arriver à convaincre des milliers et des millions de des formées des équipes compétentes qu'on arrive à faire grandir et qui sont heureux dans leur poste. Ça, c'est clairement la vision qu'on a et la mission qu'on se donne sur les prochaines années, tout en re-challengeant le produit et en en maintenant aussi nos convictions qui sont qu'on est capable aujourd'hui de faire de la restauration durable, de faire travailler des producteurs français, de livrer à vélo, de mettre en avant tout ce développement-là au cœur de notre mission. Il y a quand même quelque chose de très excitant dans des petites structures en croissance, c'est que tout reste à faire, qu'il y a tout à apprendre, que ça ne va pas avancer si on ne le fait pas. Donc On est aussi très responsabilisé. Il y a peut-être un moment où, effectivement, où on a besoin d'aller chercher plus d'expérience, des profils qui ont plus de recul et une expertise plus forte pour continuer à apprendre. Mais je pense que c'est des profils qui peuvent très bien s'intégrer dans des startups en croissance, alors qu'on les retrouverait peut-être plus de manière conventionnelle dans des grands groupes ou des équipes plus structurées.

Sophie Werner (Sophie Werner)

C'est un peu une une réponse vague. Et ça correspond peut-être aussi à des moments de vie où on a envie de se donner à fond et de continuer à avancer vite, plus loin. Il y a peut-être d'autres moments où on a envie d'avoir quelque chose de moins challengeant au quotidien, peut-être plus challengeant sur d'autres aspects.

Marine (Chance)

Merci, très clair. J'ai une bonne transition avec la question d'Agnès dans le chat. Donc On a vu les trois piliers. Le dernier, métier, finalité, environnement. Le dernier, c'est les impératifs personnels dans lesquels rentre aussi la case salaire. Parce qu'en fait, une personne qui fait le bien compétence avec chance et son coach, il faut être clair sur tout ça. Notamment, par exemple, quand on a une réorientation ou que potentiellement, on peut peut-être baisser un peu de salaire, c'est quoi le minimum qui est OK et sur lequel on ne pourra pas aller en dessous ? Ou à l'inverse, vous pouvez avoir un métier que vous adorez, mais vous travaillez dans une structure qui ne payent pas assez. Du coup, malgré ça, vous allez devoir partir parce que vous vous y retrouvez plus financièrement si vous avez l'arrivée d'un enfant, un achat, la vie qui avance. La question d'Agnès, sans évidemment que tu nous dises toi ton salaire, c'est quelle fourchette de salaire peut-on espérer sur ce type de poste en startup ? Pour avoir un peu une idée commerciale junior et puis commerciale plus senior et directrice commerciale. On se situe sur quel type de fourchette en termes de rémunération ?

Sophie Werner (Sophie Werner)

C'est C'est hyper délicat parce que ça va dépendre des secteurs. Et dans la tech, c'est des salaires qui peuvent être tout de suite hyper élevés. Je vois que ta caméra a sauté. Je ne sais pas si c'est de mon côté, au-dessus de son. Tu ne me vois plus ? Je ne te vois plus, mais c'est peut-être moi. Tu m'entends bien ? Vous me voyez dans le chat ?

Marine (Chance)

Dites-moi dans le chat si vous me voyez toujours. Vas-y Sophie, je te laisse continuer sur le salaire.

Sophie Werner (Sophie Werner)

Ça a l'air d'être le cas. Mais en tout cas, ça dépend vachement des Ce n'est pas vachement des secteurs. Dans le secteur de la tech, on peut facilement, en tant que commercial, avoir un salaire à six chiffres. Et dans le secteur de l'événementiel, de la restauration ou de l'immobilier, on n'est pas du tout sur ces ordres de grandeur-là. Donc ça varie énormément. Il y a une chose qui est importante de savoir quand on est commercial, c'est que souvent, les entreprises offrent un package avec un fixe et un variable. Et dans beaucoup de structures, la part du variable dans le package est souvent très élevée pour inciter le commercial à vendre toujours plus et de le pressuriser comme ça. Donc, c'est quelque chose sur lequel il faut faire attention. Les entreprises peuvent miroiter aussi un package très élevé, mais en fait avec un fixe qui est très bas, en disant que c'est sûr, on va atteindre cette variable qui va être déplafonnée et qui va exploser. La réalité, c'est que je pense que ce n'est pas très confortable, en tout cas, ce n'est pas très simple d'avoir un fixe très inférieur pour toutes les raisons que tu donnais d'achat, de projets perso, en tout cas un peu différent.

Sophie Werner (Sophie Werner)

Donc, il faut faire attention à ça. Mais il y a quand même de plus en plus de boîtes qui reviennent sur ce modèle et qui pensent qu'un commercial, il est drivé évidemment par sa performance et son revenu, mais pas que. Et donc qui sortent un peu de ce modèle fixe variable. Donc, je dirais que ça va de 28, 30 minimum pour les secteurs culturels, événementiels à plus de six chiffres dans des industries comme la tech où les salaires peuvent monter de manière mirobolante.

Marine (Chance)

Ouais, merci beaucoup de préciser ça. Effectivement, sur la fonction commerciale, c'est en plus particulièrement dur de répondre parce que les politiques de variables ne sont pas du tout les mêmes et ça peut avoir une grosse différence, effectivement. Je te rejoins aussi sur le côté un peu... En tout cas, c'est à titre perso, je trouve ça plus sain qu'il n'y ait pas un gigantesque variable à un fixe tout petit. Parce qu'effectivement, un commercial, évidemment, qui a ses objectifs, mais il est aussi là parce qu'il aime le produit, parce qu'il a envie de s'investir dans la boite. Et c'est très insécurisant et pressurisant de se rendre compte des réussites, des objectifs qui ne sont pas toujours facilement atteignables. Et puis la saisonnalité, comme tu dis. Vous, par curiosité, la saisonnalité, c'est quoi dans votre industrie, dans votre secteur ?

Sophie Werner (Sophie Werner)

Nous, on a deux gros piques d'activités autour de mai, juin, juillet, principalement juin, et autour de novembre, décembre, principalement décembre. Mais on a réussi à développer des offres ou en tout cas à travailler de manière beaucoup plus régulière et récurrente avec des personnes qui revendent nos planches sur leur lieu, justement. En tout cas, on a trouvé une typologie de clients qui nous permet d'assurer des revenus et du chiffre d'affaires sur des temps qui sont plus creux, sur des temps de l'événementiel plus creux.

Marine (Chance)

Oui, c'est ce que tu nous expliquais. Super. N'hésitez pas si vous avez encore une question dans le chat. Il nous reste quelques minutes avant de clôturer. Une autre question que j'ai pour toi. Les live métiers en coulisses, le terme en coulisse, ça vient aussi justement de se raconter un peu les choses, de se dire les vraies choses. Donc, la question et ta réponse seront forcément subjectives, mais c'est toujours intéressant parce que dans aucun métier, tout est 100% génial, vert. C'est quoi, toi, ce que tu préfères, ce que tu adores, ce qui t'énergise vraiment ? Et à l'inverse, c'est quoi les tâches que tu aimes moins et qui te drivent moins ?

Sophie Werner (Sophie Werner)

Ce qui est hyper marrant et qui est assez inhérent à la fonction commerciale, c'est d'aller trouver la manière de convaincre le client en adaptant son discours, en comprenant bien quel est son besoin, en arrivant à déceler un peu quels sont ses obstacles ou en tout cas les points d'objection qu'ils nous donnerait. Ça, c'est hyper marrant de faire parler, de comprendre, de retourner le problème, de réorienter les choses. Ça, c'est vraiment quelque chose qui est hyper marrant au quotidien: comment on arrive à transmettre le bon message, à toper la personne au bon moment, à revenir d'une autre manière dont ce ne se seraient pas forcément doutés, à passer par le collègue ou un message, et cetera. Ça, c'est assez marrant et ça demande forcément beaucoup de temps. Ce qui est moins marrant, c'est quand ce n'est pas le bon moment, qu'on n'arrive pas à comprendre pourquoi, que ça ne fonctionne pas. Donc forcément, c'est un peu d'écoute-mout où on se dit: OK, comment préparer la suite ? Comment mieux se réentraîner ? Quels outils on peut prendre à nouveau pour aller plus vite, plus loin derrière ? Je reste aussi convaincue que la fonction, en tout cas, dans le métier de commercial, ça rembourse beaucoup sur une méthodologie.

Sophie Werner (Sophie Werner)

Il faut être assez scolaire. Est-ce que j'ai rencontré les bonnes personnes ? Est-ce que j'ai posé les bonnes questions ? Est-ce que j'ai bien compris comment ils allaient décider ? Sur quels critères ? Est-ce que j'ai bien compris leur timing ? Ça, c'est des méthodologies assez carrées qui permettent de faire avancer chacun des deals dans le pipe et de limiter au maximum cette frustration qu'on peut avoir de se dire: Je ne comprends pas, ça n'a pas marché. En fait, non. Si la méthodologie, elle a bien été remplie, qu'on a rempli les bonnes cases, qu'on a posé les bonnes questions, on est moins frustré. Il y a toujours quelque chose qui nous échappe, mais on est moins frustré parce qu'on a pu désamorcer tous les freins à l'avance. Donc, soit on a pris plus de temps, soit on a trouvé quelqu'un d'autre. Donc, ça permet de mieux rebondir, mais ça reste un métier où on parle et on essaie de vendre des choses à des gens qui Ils discutent avec d'autres gens et dont on maîtrise assez peu, finalement, de choses. Ces aléas font que c'est passionnant et parfois un peu frustrant.

Marine (Chance)

Oui, j'imagine.

Sophie Werner (Sophie Werner)

Je vois Barbara qui parlait des techniques de vente et c'est exactement ça. Il y a plein de méthodologies qui existent, plein de chercheurs, plein de gens qui ont fondu des pages entières autour de tout ça. J'avais du mal à y croire. En fait, c'est assez scientifique. C'est peut-être là où je me retrouve avec ma formation d'Angèle de se dire: En fait, il n'y a pas de raison qu'on n'y arrive pas. À partir du moment où on a un produit de qualité, il n'y a pas de raison que ça ne vende pas. Si on arrive à écouter les clients, à bien identifier la bonne typologie, on en parlait, si on arrive à bien comprendre leurs besoins et si on suit ces techniques et ces méthodes pour poser les bonnes questions et essayer de comprendre tout l'environnement pour aller toper la bonne personne au bon moment.

Marine (Chance)

Oui, c'est hyper intéressant parce que Parce que du coup, ça devient... Oui, du coup, ça remet du rationnel et ça permet d'éviter les ascenseurs émotionnels de: Je ne comprends pas pourquoi. Ok, hyper intéressant. N'hésitez pas si vous avez d'autres dernières questions dans le chat. Je ne sais pas si tu voulais peut-être reparler rapidement du produit que vous vendez et en quoi, justement, il est différent et quelle est sa valeur ajoutée. Et aussi, une question que j'avais, c'est: où est-ce que vous êtes en France ? Est-ce que c'est uniquement Paris ? Ou est-ce que vous avez d'autres villes ?

Sophie Werner (Sophie Werner)

On a un atelier de production dans le 11ème, à côté de la rue Saint-Mars, mais né longtemps à Paris. Et on livre à vélo. Donc malheureusement, nos livreurs ne pédalent pas encore beaucoup plus loin que la région parisienne. Donc aujourd'hui, on livre jusqu'à la Défense et même un peu plus loin. Et on livre du coup des planches pour les événements de nos clients, pour les aider à créer des moments de partage autour de ces produits français de saison qu'on source au quotidien, qu'on reçoit tous les matins dans notre local et qu'on transforme pour zestifier les événements des clients. C'est des planches hyper variées, garnies, sur lesquelles on retrouve différentes choses qui conviennent aux végétariens, aux non-végétariens, aux végèles, Parce que l'apéro, ce n'est pas que du saucisson et du fromage. Il y a aussi plein d'autres alternatives très gourmandes qui peuvent plaire à tous.

Marine (Chance)

Trop chouette. Écoute, j'en parlerai à Chance pour les prochains apéros qui sont en route.

Sophie Werner (Sophie Werner)

Carrément, avec grand plaisir.

Marine (Chance)

On teste le produit. Merci à toutes et à tous pour votre présence et vos questions. Merci Sophie d'avoir accepté de donner 30 minutes de ton temps pour aider les autres. J'en profite pour vous redire que Chance peut vous aider si vous vous posez des questions sur votre travail. Il y a aussi, je vous mets le lien dans le chat, il y a la communauté d'entraide Chance qui est gratuite, ouverte à toutes et à tous pour aider et être aidé dans votre vie pro. Donc, si jamais vous avez envie, vous, d'aider des gens parce que vous avez un peu d'expérience et de réseau, ou si, à l'inverse, vous avez besoin d'aide, vous pouvez gratuitement être aidé. Et on a aussi lancé sur le site, vous pourrez voir Chance recrutement. Si vous cherchez un emploi, on a aussi lancé une offre de recrutement. On a des recruteurs qui nous donnent des offres d'emploi et qu'on fait matcher avec les personnes qui correspondent. C'est aussi une ressource qui peut vous aider si vous êtes en train de réfléchir à l'après ou si vous cherchez un emploi. Mille merci Sophie, c'était trop chouette de te rencontrer et ça fait plaisir de rencontrer des gens passionnés et qui mettent plein de sens à voir ce qu'ils font et ça se ressent quand tu parles du tien.

Marine (Chance)

Donc merci beaucoup et merci à toutes et à tous. Merci Marine. Et à très bientôt. Merci beaucoup.

Sophie Werner (Sophie Werner)

À très bientôt. Au revoir.

Marine (Chance)

Au revoir. Tu as les mercis qui arrivent dans le chat.

Sophie Werner (Sophie Werner)

Trop sympa. Merci beaucoup.

Marine (Chance)

Merci. Salut Sophie. Merci à tous. Bye.

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