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Transcription complète
Salomé (Chance)
Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans ce live métier en coulisses pour découvrir le métier d'ergothérapeute avec Fanny. Bonjour Fanny et merci d'avoir répondu.
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
Bonjour Salomé. Bonjour à tous.
Salomé (Chance)
Merci d'avoir répondu un grand oui pour donner 30 minutes de votre temps pour aider les autres. Moi, c'est Salomé. Je travaille chez Chance et je suis heureuse de découvrir avec vous la voix professionnelle de Fanny. Le but de ce live est qu'il soit interactifs. Alors n'hésitez pas à poser toutes vos questions dans le chat. Je pourrais les poser à notre invité. Et pour commencer d'ailleurs, en attendant que tout le monde se connecte, je vous propose de nous dire dans le chat d'où vous nous écoutez. C'est toujours chouette de voir que vous êtes un petit peu partout en France. Ou aussi à nous écrire pourquoi vous êtes là. Est-ce par curiosité ? Est-ce parce que vous envisagez cette voie professionnelle ? N'hésitez pas à nous partager tout ça pour qu'on puisse savoir à qui on a affaire également. En attendant vos réactions et pour introduire un petit peu le live d'aujourd'hui. Je vois que les réponses commencent à venir. Bonjour Christine, Bonjour Marine, qui vient de Montpellier. Agathe Dujourat, sous la neige, comme à Paris d'ailleurs. Par curiosité, Paris, Rennes, Christophe de Tours, Super. Continuez à faire venir d'où vous venez dans le chat. Versailles, de la curiosité pour ce métier d'ergothérapeute.
Salomé (Chance)
Quelqu'un qui recherche à se reconvertir. Super, Nicolas qui a suivi le programme et qui a eu ergothérapeute qui est apparu dans ses propositions de métier. Quelqu'un qui vient des Landes, Magali, Katia dans le Nord. Super. Écoutez, faites venir un petit peu d'où vous venez et pourquoi vous êtes là aujourd'hui. Et pour commencer, en introduction, pour celles et ceux qui ne connaissent pas Chance, qui ne suivent pas un parcours Chance, nous sommes une communauté d'entraide professionnelle et une méthode pour permettre à chacun et à chacune, quel que soit leur passé, de trouver sa place dans le monde du travail et donc dans la société. Nous avons plusieurs programmes d'accompagnement et d'aide au recrutement. Notre programme plus connu, comme je vous le citais, est celui du bilan de compétences pour pouvoir faire un point sur sa vie professionnelle et sur la direction qu'on souhaite lui donner. La communauté a aussi lancé récemment l'initiative 3 Minutes pour les Autres, qui est une initiative altruiste, gratuite et ouverte à toutes et à tous, et que je vous encourage également à rejoindre si vous souhaitez poser des questions sur certains métiers que vous cherchez à explorer. Le principe est très simple.
Salomé (Chance)
Chaque semaine, si vous vous inscrivez, vous recevez chacun une liste, chacun, chacune, une liste de 10 personnes à qui vous pourriez potentiellement donner un coup de pouce professionnel. Et ça va marcher dans les deux sens. Vous vous aidez et vous pouvez être aidé. Le live métier que vous vous apprêtez à vivre est justement une forme de cette entraide. Fanny a accepté bénévolement de donner 30 minutes de son temps pour vous présenter la réalité de son métier et répondre à toutes vos questions. Donc, je vous encourage à continuellement les faire venir, puisque nous nous essayerons d'y répondre au maximum pendant ces 30 minutes. Nous avons choisi sur cette édition spéciale de donner la priorité aux métiers en forte demande, donc des métiers qui recrutent particulièrement. Donc, il y a vraiment de vraies opportunités métiers à la clé. Si vous êtes intéressé pour postuler à ce de métier, n'oubliez pas de nous contacter à la fin de ce live. Fanny, venons-en à ce métier. Quel est votre parcours professionnel et comment vous en êtes arrivée à ce poste ?
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
Moi, je suis diplômée d'un Master 2 en économie et en gestion des ressources humaines et j'ai travaillé à peu près 13 ans dans le secteur bancaire à la direction des ressources humaines. Ça, c'était ma première vie professionnelle et en parallèle, j'étais je suis encore, secouriste dans une association humanitaire et à un moment donné, l'équilibre avait disparu. Donc, je ne trouvais moins de sens à mon métier professionnel. Donc, j'ai entrepris un bilan de compétences qui m'a ouvert vers d'autres métiers, dont les métiers du paramédical. Et c'est à cette occasion que j'ai découvert le métier d'ergothérapeute. À la fin bilan de compétences, j'ai choisi de continuer dans la banque et quelques années plus tard, j'ai eu l'opportunité de quitter la banque et de reprendre mes études pour devenir ergothérapeute. Je suis diplômée depuis 2017, donc j'exerce ce métier depuis 2017, un petit peu en libéral et maintenant, depuis 2018, dans le milieu hospitalier.
Salomé (Chance)
Et peut-être, puisque vous l'évoquiez, peut-être qu'on peut se poser un moment sur les formations que vous avez suivies pour entreprendre cette reconversion ? Ça pourra intéresser certaines personnes qui ont eu ce métier qui est apparu dans leur exploration.
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
J'avais rencontré des ergothérapeutes pendant mon bilan de compétences. J'en ai recontacté et j'ai passé quelques journées avec elles avant de quitter l'entreprise. Au moment où je me suis reconvertie, le diplôme d'ergothérapeute, pour J'ai entré dans une école d'ergothérapeute dans un institut de formation en ergothérapie, il fallait passer un concours. Donc, j'ai préparé pendant un an le concours d'entrée et je suis entrée dans un institut de formation en ergothérapie, celui de Créteil. Et les études se font en trois ans à temps complet. Et je crois qu'il y a maintenant 18 instituts de formation en ergothérapie en France. Je crois que, par exemple, pour les Landes, c'est sur Bordeaux. Il y a en Il y en a également une à Lyon et il y en a au moins deux sur Paris. Il y en a une à Tours, j'ai vu quelqu'un de Tours, et un sur Rennes également.
Salomé (Chance)
Génial, merci beaucoup. Je vois que dans le chat, justement, Céline parle de vouloir découvrir le quotidien d'une ergothérapeute. Est-ce que vous pouvez nous partager un petit peu à quoi ressemble une journée type pour vous ?
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
Moi, je travaille à l'hôpital. Actuellement, je suis en médecine, chirurgie obstétrique, ce qui s'appelle un service aigu, et plus particulièrement en neurologie. Ça ne reflète pas tout à fait la majorité des postes en ergothérapie. Auparavant, j'ai exercé dans un centre de rééducation, ce qui correspond plus à la réalité du métier. C'est simple, vous arrivez, vous prenez connaissance de ce qui s'est passé dans la nuit pour vos patients et puis vous avez rendez-vous avec eux pour leur proposer une séance de travail ensemble. Le contenu de ces séances est déterminé en fonction des objectifs de rééducation. Ces objectifs, ils sont fixés avec le patient, avec l'entourage, avec les médecins, et puis en fonction des capacités du patient et de ses incapacités, et surtout de ce qui le motive. Quand on rencontre le patient pour la première fois, on prend le temps de parler de ses habitudes de vie, de ce qu'il a envie de retrouver comme indépendance et autonomie. On passe des bilans, donc des tests, des évaluations normées, tant motrices que sensitives que cognitives. On définit des objectifs avec lui et puis également sa famille en fonction de son projet de vie. Et ensuite, durant les séances, on On est amené à travailler pour atteindre ses objectifs.
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
L'ergothérapie, elle est très orientée sur les actes de la vie quotidienne. On peut avoir très bien comme objectif réussir à allumer la radio que ma famille a apportée à l'hôpital et je veux écouter mon émission ou savoir utiliser la télécommande de la télé de la chambre, réussir à aller aux toilettes, se laver les dents tout seul, mettre son pull tout seul. J'ai travaillé prioritairement avec des patients qui avaient fait un AVC ou des patients présentant des syndromes parkinsoniens ou des tumeurs cérébrales. Là, on rééduque à la fois le moteur et le cognitif. Je vous espère avoir répondu à la question.
Salomé (Chance)
Oui, et puis je pense que certains vont commencer à interagir aussi sur le tchat, donc n'hésitez pas. Peut-être prenons la suite de la question de Céline avant que je vous en pose d'autres. Céline demande la grande différence peut-être entre la kiné et l'ergothérapie. Céline, faites venir vos questions. Évidemment, on est là pour ça, donc n'hésitez pas, au contraire.
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
Ce sont des métiers extrêmement complémentaires. L'ergothérapeute travaille avec son patient, avec sa famille, mais aussi avec tous les autres métiers médicaux, paramédicaux et soignants. Évidemment, les kinés, les orthophonistes, les psychologues, les neuropsychologues, les enseignants d'activités physiques à adapter, les médecins, les aides-soignantes, les infirmiers. La différence pour l'ergothérapie, c'est que nous, on va vraiment travailler l'activité. Par exemple, si le patient vous dit: Un patient est myplégique, c'est-à-dire qu'il a fait un AVC, il ne peut plus se servir de son membre supérieur gauche, mais son projet, lui, c'est de manger tout seul. Nous, on va aller assister au repas, voir ce qu'il arrive à faire, trouver avec lui des solutions pour que ce soit plus facile pour couper sa viande, ouvrir l'opercule de son yaourt, se servir un verre d'eau sans en mettre partout. On va continuer à travailler ça et surtout essayer de compenser s'il y a des choses qui ne sont pas possibles. Je vous donne un exemple simple. Par exemple, couper sa viande quand on ne peut se servir que d'un bras, il existe des couteaux fourchettes. Ça, c'est vraiment un exemple très simple. Mais on peut aussi avoir, pour ce type de patient, des difficultés à aller chercher des objets sur la gauche, à voir la totalité du plateau.
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
Ça, ça fait C'est aussi partie de la rééducation. Le kiné, alors un kiné, on parlerait mieux que mieux que moins, mais il va travailler vraiment sur le corps.
Salomé (Chance)
Merci Fanny. Je vais essayer de prendre les questions un petit peu, les regrouper en telles. On a un petit peu parlé de la formation. J'ai une autre question de cet ordre-là de la part d'Agathe. Quelle est la meilleure façon pour ceux qui nous écoutent et qui sont motivés par ce métier d'y entrer ? Agathe nous demande particulièrement s'il y a des formations qui seraient compatibles avec une vie professionnelle en parallèle ou est-ce qu'on doit consacrer trois ans à temps plein pour se former ?
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
Le métier d'ergothérapeute, il est C'est un diplôme d'État, donc c'est trois ans de formation. Et pour moi, c'est extrêmement difficile d'avoir une vie professionnelle à côté, à moins peut-être d'être déjà dans le soin qui permet d'avoir quelques équivalences. Mais c'est une reconversion à temps plein.
Salomé (Chance)
Merci. Mathilde, demande également si vous aviez envisagé d'autres métiers dans le paramédical ou le médical au moment de votre reconversion.
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
Au moment du bilan de compétences, quelques-uns. Et en fait, mon coup de cœur était vraiment vers l'ergothérapie, rééduquer l'activité par l'activité. Ça, c'est vraiment C'est vraiment ce qui me fait vibrer dans ce métier.
Salomé (Chance)
Il y a une autre question également autour des compétences et des qualités à avoir et également une question autour du fait d'être une personne sensible. Est-ce qu'une personne sensible peut exercer ce métier ? Est-ce un frein ou plutôt, au contraire, une force également ? Peut-être les qualités, la sensibilité, est-ce une force aussi dans ce métier ou plutôt un frein ?
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
Sur la sensibilité, tout dépend. En milieu hospitalier, il y a des jours plus difficiles que d'autres. Après, la chance du métier d'ergothérapeute, c'est qu'il y a un éventail d'exercices extrêmement important. Vous pouvez être au contact des patients tous les jours, au contact des patients enfants, au contact des adultes et des personnes âgées, voire très âgées. Ça, ça peut jouer aussi sur la sensibilité. Par exemple, je crois que personnellement, je préfère travailler avec des adultes. Ensuite, vous pouvez être amené à rencontrer votre patient tous les jours ou toutes les semaines, chez lui ou à l'hôpital ou venir juste l'aider pour aménager son appartement ou aménager son environnement de vie. Il y a tellement de choix d'exercices qu'en fonction de sa sensibilité, on peut trouver le bon curseur qui fasse que ça nous convienne.
Salomé (Chance)
Il y a beaucoup de critères en fait, parallèles, qui peuvent faire modifier l'expérience au quotidien d'un ergothérapeute, effectivement. Justement, en en parlant, on a quelques questions autour du statut libéral et plutôt salarié. Donc, déjà avoir une idée de la facilité d'exercer en libéral plutôt qu'en salarié, et également la facilité de trouver un travail en tant que salarié pour ce type de métier.
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
Ça, c'est aussi un choix personnel. Le Libéral, c'est une activité qui s'oriente plutôt vers la pédiatrie. Les séances d'ergothérapie ne sont pas remboursées par la sécurité sociale et aujourd'hui, très peu de patients font appel sur leur fonds propre à des ergothérapeutes pour les accompagner dans leur vie. Je pense que s'installer en ergothérapie, ce qui est très important de prendre en compte, c'est la taille de l'agglomération dans laquelle vous voulez vous installer et le nombre d'ergothérapeutes libéraux déjà installés sur le secteur pour être sûrs d'avoir suffisamment de patients pour permettre un chiffre d'affaires suffisant. Je pense qu'il faut compter entre 20-25 patients par semaine, sachant que les prises en charge, elles sont d'une durée de un, deux, deux ans et demi. Tout dépend. Je ne suis pas une spécialiste de l'ergothérapie en libéral et en salariat ou en tout cas, moi, je suis agent de la fonction publique hospitalière. Dans ma promo, nous étions 80 et nous avons tous trouvé facilement un travail. Il faut parfois commencer par des CDD.
Salomé (Chance)
Oui, c'est bon à savoir. Et justement, je continue sur cette question qui intrigue sur le métier d'ergothérapeute. On continue un petit peu sur la portion salaire et impératif. J'ai une question de Céline qui est sur comment vous avez réussi à faire cette transition quand vous aviez un métier à temps plein dans le secteur bancaire, puis reprise pour pouvoir assurer cette reconversion, notamment financièrement.
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
Déjà, dans mon bilan de compétences, j'avais étudié l'aspect rémunération de l'ergothérapie et je savais que si je m'orientais vers ce métier, j'aurais une diminution significative de mes revenus. Donc, j'ai eu la chance de comprendre-Est-ce que vous pouvez nous donner une idée de fourchette à la fois sur le libéral et le salarié, sur ce métier ? Non, je ne peux pas parce que mon exercice en libéral était trop restreint par rapport à ça. Puis, ça dépend vraiment de beaucoup de choses. Pardon, j'ai perdu la question initiale qui était...
Salomé (Chance)
C'était pour savoir comment vous aviez fait la transition.
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
Pardon. Moi, j'ai bénéficié d'un plan de départ volontaire. Donc, ça a accéléré mon projet. J'ai présenté ce projet et puis j'ai bénéficié d'une prise en charge de France Travail pendant deux ans. Et de toute façon, ensuite, je savais que ma rémunération serait moins importante, donc notre niveau de vie a diminué dès que j'ai quitté la banque.
Salomé (Chance)
Merci. Merci pour cette transparence. Je pense que c'est important pour les personnes qui nous écoutent de voir qu'il y a des possibilités. Effectivement, c'est des choix de vie qui sont associés à ces changements de métier également. On en a parlé un petit peu des qualités, mais est-ce qu'on pourrait revenir peut-être sur les compétences essentielles dans ce métier ? Oui.
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
Le diplôme d'État relate dix compétences à acquérir pendant la formation initiale et les stages. Si on veut parler de compétences, il y a évidemment les compétences techniques, vous parliez de la sensibilité. Moi, ce qui Ce qui me porte, c'est plutôt l'empathie, la bienveillance et surtout la capacité à travailler en équipe parce qu'il faut que vous donniez des informations à l'ensemble des intervenants auprès du patient. Il faut que vous vous en preniez dans l'équipe hospitalière, mais également auprès de l'entourage et auprès du patient. Ensuite, il faut aimer avoir une manucure zéro pour travailler à l'hôpital et porter très peu de bijoux.
Salomé (Chance)
C'est intéressant. On a effectivement des questions autour des impératifs, plutôt autour des horaires, des déplacements, mais il y a aussi cela à prendre en compte dans un métier. Est-ce que vous avez d'autres éléments peut-être à nous partager qui pourraient nous permettre de profiter ?
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
Moi, je n'ai aucun déplacement dans mon activité actuelle. Par contre, en libéral, vous vous exercez soit dans un cabinet, soit vous vous rendez dans le lieu de vie de vos patients. Vous pouvez être amené à faire quelques déplacements dans la journée, notamment aller d'école en école ou de collège en collège quand vous avez des prises en charge pédiatriques. Moi, je travaille à l'hôpital, donc hormis changer de bâtiment, je n'ai pas de déplacement et je travaille dans la fonction hospitalière publique. Donc, je fais 9h00, 16h30 avec une pause de 30 minutes dans la journée. Bien évidemment, quand un patient arrive à 16h15, on finit plus tard.
Salomé (Chance)
Certains métiers, je pense en banque, peut-être, il y avait sans doute des temps forts dans l'année, vous vous étiez cadencé peut-être par un rythme. Est-ce le cas également dans le métier d'ergothérapeute ? Est-ce qu'il y a des temps forts sur une année ?
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
Je pense que ça dépend des services. Moi, je ne trouve pas. La seule difficulté, peut-être, c'est une charge un peu plus accrue. Si, par exemple, sur les patients que vous prenez en charge, il y a énormément de patients qui vont rentrer au domicile au même moment. C'est une charge de travail supplémentaire. Mais franchement, c'est anecdotique.
Salomé (Chance)
Ok. On a une question de Nouma qui est autour des challenges que vous rencontrez dans votre quotidien et également ce que vous aimez dans votre quotidien, ce que vous préférez.
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
Moi, c'est la découverte des patients, puisque à chaque patient que vous rencontrez qui est dans une situation de santé précaire. Mon challenge aujourd'hui, c'était d'essayer de travailler avec une personne sri lankaise qui ne parlait pas français. Toutes les prises en charge avec les patients sont passionnantes et des fois avec plus de défis. Un patient qui doit rentrer chez lui, qui vit tout seul, mais qui a des troubles moteurs et des troubles cognitifs, ce n'est pas la même chose qu'un patient qui vit avec sa femme, un de ses enfants, et qui va pouvoir être accompagné dans les gestes de la vie quotidienne. Donc, c'est la situation des patients qui donne du challenge à ce métier et puis leur projet de vie.
Salomé (Chance)
Oui, il s'agit aussi de leur côté de savoir en parler et de le partager autour d'eux, leurs difficultés, peut-être ? Bien sûr.
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
De toute façon, il faut installer une relation... Ça serait un petit peu prétentieux de dire qu'il faut installer une relation de confiance avec le patient, mais en tout cas, lui, il faut qu'il se sente suffisamment à l'aise avec vous pour évoquer avec vous les vrais problèmes de vie quotidienne qu'il va rencontrer. Je pourrais parler d'un patient qui avait besoin que son fauteuil puisse circuler dans son appartement avec qui il vivait avec sa femme et dans un appartement qu'il avait que pour lui, avec qui il ne vivait pas avec sa femme.
Salomé (Chance)
Oui, effectivement, il faut être conscient de la vie privée des patients. C'est Bien sûr. Ça demande à la fois de la vulnérabilité, un peu de confidentialité dans ces moments-là également. Je vois quelques questions.
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
Beaucoup d'humilité, surtout.
Salomé (Chance)
Vous disiez tout à l'heure: préférez travailler avec des adultes. J'ai quand même une question dans le chat de Céline qui demande s'il y a une spécialisation possible sur certains publics en particulier, que ce soit en EPAD, avec des enfants.
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
Il n'y a pas de spécialisation dans la formation initiale, hormis une petite semaine en fin d'études. On peut se spécialiser par l'expérience et ensuite par des diplômes universitaires. Moi, ce que j'ai fait deux ans après ma formation initiale, et ce que je referai certainement, mais on se spécialise surtout par l'exercice de la discipline qu'on choisit. Moi, je savais que je voulais travailler en adultes neurologie. Là, j'ai rencontré dernièrement une ergothérapie qui veut travailler sur les pathologies neurologiques dégénératives. J'ai des collègues qui, elles, préfèrent travailler en gériatrie. Ça, c'est vraiment... Par l'expérience et les stages ? Oui, les stages en formation initiale, l'expérience et ensuite des formations type diplôme universitaire.
Salomé (Chance)
On revient aussi à la question du diplôme. On me demande ici si le diplôme est difficile. Et peut-être si vous pouviez nous partager un petit peu les stages, la durée aussi, puisque vous l'avez évoqué.
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
La formation initiale dure trois ans. Il y a un premier stage de un mois en première année. Et ensuite, en deuxième et troisième année, il y a à chaque fois deux stages de chacun deux mois. Donc, Les lieux de stage sont à chercher en fonction de ce que l'on veut développer comme compétences et rencontrer comme patientèle. Est-ce que le diplôme est dur ? Moi, j'ai envie de dire non, ça s'est fait hyper facilement. Peut-être que si vous demandiez à mon mari, il ne dirait pas la même chose. C'est comme une reprise d'études. Moi, dans ma promotion, nous Nous étions 80, nous étions 10 en reconversion. Je crois que sur les quatre premiers ou cinq premiers de la promo, il y a trois personnes en reconversion. Il y avait trois personnes en reconversion.
Salomé (Chance)
Ok. J'ai une question encore sur les déplacements et les impératifs. Vous disiez que vous ne vous déplaciez pas. Pour autant, dans le métier, ou dans un autre contexte peut-être, est-ce qu'être ergothérapeute peut amener à aller au domicile des patients pour apporter une expertise en termes d'organisation du logement, de matériel à mettre en place avant le retour d'un patient à son domicile, par exemple, dans le cadre d'un AVC ? Une question précise de Morgan.
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
Je vous ai dit une erreur: je me déplace. Mais ce sont des déplacements très brefs quand on organise des visites à domicile avec le patient, quand il y a un projet de retour à domicile. Ce sont des déplacements qui se font toujours de l'hôpital où vous venez chercher le patient et vous allez avec le patient chez lui pour une heure, deux heures et ensuite vous revenez à l'hôpital avec le patient. En plus, ce sont des déplacements qui se font dans la zone géographique, le secteur de votre hôpital, rarement plus loin. En EPAD, on n'est pas trop amené à se déplacer. Dans les centres de rééducation, de la même façon que ce que je viens de vous expliquer. Et en libéral, oui, on va un petit peu plus chez les patients. Puis, il y a d'autres types d'exercices comme la rééducation à domicile où là, on se passe plus chez les patients. Ça s'appelle l'hospitalisation à domicile, en rééducation. On peut avoir aussi des systèmes d'équipe mobile qui se déplacent pour un problème donné au domicile du patient, mais ils déplacent une ou deux fois maximum. L'hospitalisation à domicile, rééducation, je pense qu'ils doivent se déplacer une vingtaine de fois au domicile du patient, en raison de deux ou trois séances par semaine.
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
Et en libéral, oui, vous vous déplacez, mais toujours sur un périmètre que vous gérez, vous.
Salomé (Chance)
Oui, bien sûr, celui que vous avez défini en fonction de votre zone de pratique. Je vois qu'on approche de la fin, donc je vais voir s'il y a encore des questions qui arrivent. Une dernière question de mon côté, si vous deviez donner un conseil à une personne qui souhaite faire votre métier, que lui diriez-vous ?
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
Allez-y, c'est tellement génial. Non, peut-être Moi, je n'ai pas la possibilité de le faire à l'hôpital, mais essayer, peut-être dans des structures privées, de demander à aller passer une journée avec un ergothérapeute et puis déjà discuter comme on le fait aujourd'hui sur le métier. Les meilleurs ambassadeurs sont ceux qui exercent le métier et être prêts à reprendre des études.
Salomé (Chance)
Oui, effectivement, trois ans d'études, vous nous l'avez rappelé. Franchement, merci beaucoup pour tout ce que vous nous avez partagé, votre générosité. Je vois beaucoup de remerciements dans le chat, donc je vais vous laisser le temps de le lire pendant que je conclus. Beaucoup de personnes qui vous remercient d'avoir pris ce temps et de leur partager votre passion pour ce nouveau métier, le métier en reconversion d'ergothérapeute. Pour conclure, pour les personnes qui nous écoutent, si votre projet professionnel est clair et que vous cherchez du travail, je vous en ai parlé tout à l'heure, vous pouvez vous inscrire sur Chance recrutement afin de recevoir des offres ultra ciblées. Il me semble que Numa vous les a partagées sur un lien sur le chat. Et si vous n'êtes pas complètement au clair sur votre prochaine étape professionnelle, Vous pouvez aussi rejoindre la communauté d'entraide professionnelle Chance, qui est entièrement gratuite, pour aider des personnes qui en ont besoin ou peut-être pour recevoir des conseils d'autres personnes qui sont prêtes aussi à vous donner un peu de leur temps si vous vous posez des questions. Et merci à tous de nous avoir écoutés et rejoins aujourd'hui pour écouter Fanny sur ce métier d'ergothérapeute.
Salomé (Chance)
Peut-être à un prochain live pour ceux qui se sont inscrits à d'autres live. Et sinon, bonne semaine à tous.
Fanny Castanet (Ergothérapeute)
Au revoir.
Salomé (Chance)
Au revoir Fanny, merci.
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