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Xavier Guido, Les métiers qui recrutent" - Infirmier Coordinateur

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Transcription complète

Wendy (Chance)

Bonjour. Bonjour à toutes et tous. Bonjour. 14h00, peut-être. On va attendre quelques petites secondes, le temps que les personnes vont se connecter. Sinon, on vous souhaite la bienvenue dans ce live métier en coulisses pour découvrir le métier d'infirmier coordinateur avec Xavier aujourd'hui. Bonjour Xavier.

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Enchanté.

Wendy (Chance)

Bonjour Xavier. Déjà, merci. Un grand merci d'avoir répondu oui pour donner 30 minutes de ton temps pour aider les autres aujourd'hui. Bienvenue et enchanté. Si je peux commencer à me présenter un petit peu et après, je te laisse la parole. Moi, c'est Wendy, je travaille chez Chance et je suis heureuse de découvrir avec toi ta voie professionnelle et le métier d'infirmier coordinateur. Pour les personnes qui nous regardent et qui assistent à ce live, le but du live, c'est vraiment qu'il soit interactif. Donc n'hésitez pas à partager vos questions dans l'onglet Chat ou l'onglet Questions que vous avez dans l'interface. Et ensuite, moi, je vais les poser à Xavier, comme ça, ce genre de discussion, ce sera plus fluide. Et pour peut-être commencer, je ne sais pas si des personnes qui sont connectées pourraient nous dire d'où elles nous écoutent ou pourquoi elles sont là. Je ne sais pas encore si des personnes nous ont rejoint, en tout cas, si elles l'ont faite, qu'elles se manifestent. Xavier, si toi, tu fais le live d'où ?

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Moi, je suis dans le sud, Montpellier. Aujourd'hui, il fait beau, ça va.

Wendy (Chance)

Très bien. De mon côté, ça sera à Paris et il ne me fait pas beau. On a un bon équilibre à tous les deux. Pour commencer en introduction, pour celles et ceux qui ne connaissent pas Chance, Donc, Chance, c'est une communauté d'entraide professionnelle avec une méthode qui permet à chacun et chacune, quel que soit son passé, de trouver sa place dans le monde du travail et donc dans la société. Aujourd'hui, Chance propose plusieurs programmes d'accompagnement et d'aide au recrutement. Et le problème le plus connu, que peut-être certains et certaines connaissent déjà, c'est le bilan de compétences. Le bilan de compétences, c'est un programme qui permet de faire le point sur sa vie professionnelle et sur la direction qu'on veut lui donner. Il y a quelques mois, on a aussi lancé une initiative 3 Minutes Pour Les Autres, qui est une initiative altruiste. C'est gratuit et c'est ouvert à toutes et tous. Et je vous encourage à la rejoindre. Je vous mettrai Je mettrai le lien en fin de live dans le chat pour vous inscrire et regarder si ça vous intéresse. Le principe, c'est tout à fait simple, c'est de recevoir chaque semaine une liste de 10 personnes qui ont peut potentiellement aidé en donnant un coup de pouce professionnel.

Wendy (Chance)

En plus, ça marche dans les deux sens, donc ça permet à la fois d'aider ou d'être aidé si on en a besoin. Et là, justement, c'est une bonne transition parce que le live métier, c'est vraiment de l'entraide, ce que tu ce que tu es en train de faire aujourd'hui, Xavier. Tu as accepté bénévolement de donner 30 minutes de ton temps pour présenter la réalité de ton métier et de répondre à toutes nos questions et à toutes vos questions aussi. Donc, encore Un grand merci. Et l'édition spéciale aujourd'hui des live métiers de cette session, on a voulu vraiment donner la priorité aux métiers en forte demande et qui recrutent particulièrement. Donc, il y a vraiment des opportunités à la clé. Et si jamais il y a des personnes qui sont intéressées pour postuler sur le type de métier, n'hésitez pas à nous contacter après le live. Voilà un petit peu pour les présentations et l'introduction. Est-ce que Xavier, je peux te donner la parole et est-ce que tu peux te présenter un petit peu qui tu es, d'où tu viens, ce que tu fais, comment tu en es arrivé là, etc. Et après, on échangera autour de questions.

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Ok. Enchanté, je suis de pouvoir donner un petit coup de main, parce que c'est important. Moi, c'est Xavier. J'habite Montpellier et je suis infirmier coordinateur. Dans infirmier coordinateur, il y a deux mots: infirmier et coordinateur. De base, je suis infirmier. Mon parcours, très classique pour les études d'infirmière. J'ai eu mon bac il y a quelques années, en 2006. Ensuite, j'ai passé le concours d'infirmier Pour m'assurer que c'était bien la voie que je voulais, j'ai travaillé en tant qu'auxière de vie au début, puis aide-soignant, pour parfaire un petit peu le métier, pour parfaire mes compétences et aussi pour me faire un petit peu de sous en tant qu'étudiant. Et ensuite, après mon diplôme, j'ai exercé dans pas mal d'endroits différents. J'ai fait de l'hospitalier, j'ai travaillé en libéral, j'ai travaillé dans le médico-social avec des personnes en situation de handicap et des personnes âgées. J'ai travaillé en entreprise, j'ai fait de l'intérim. J'ai un parcours assez étoffé qui m'a permis un petit peu de savoir qu'est-ce qui me plaisait, qu'est-ce qui me plaisait pas et d'un petit peu rechercher. C'est aussi ça qui fait la richesse du métier, c'est qu'on a plein de lieux et de populations différentes qu'on peut rencontrer, de rythmes de travail différents, etc.

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Et j'ai eu la chance... Mon parcours, il n'est pas atypique, mais il a été un petit peu en dehors des clous, surtout au début. J'ai eu la rapidement d'avoir mon directeur qui m'a proposé, assez vite après mon diplôme, au bout de deux ans, deux ans et demi, de passer ce qu'on appelle référent. C'est comme un coordinateur, mais version sans support hiérarchique, sans rapport, plus de la coordination sur du matériel, gestion du matériel, gestion des stocks et gestion administrative. De là, ça m'a bien plu. Donc, j'ai un petit peu à persévérer là-dedans et je suis passé infirmier coordinateur il y a neuf ans, enfin, plutôt neuf ans, en 2016. Donc là, l'infirmier coordinateur, c'est un responsable de service, un chef de service qui va plus exercer dans le domaine du médico-social, c'est-à-dire EPAD, maison de retraite ou MACS pour le handicap, etc. Le but de l'infirmier coordinateur, c'est comme un cadre de santé, donc le responsable, va avoir toujours le pied dans le soin, parce qu'il y a un infirmier, mais le pied dans le management aussi, en tant que coordinateur et dans la gestion. Donc là, en fait, comme j'ai été pas propulsé, mais promu un petit peu par ma direction, j'ai appris un peu sur le tas.

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Sachant qu'à la base, normalement, c'est bien de passer le diplôme en management. Donc, c'est soit on passe des DU qui dure six mois, soit on fait l'école de cadres, ça, c'est plus pour la fonction publique, soit d'autres diplômes, style Café Ruiz, etc, qui se font dans le privé. Il y a plein de diplômes, il y a plein de parcours différents, mais qui mènent à la même chose, en fait. Ce que j'ai fait, mais bien plus tard, c'est-à-dire l'année dernière, où j'ai de passer mon diplôme, cette fois de management des organisations, c'est-à-dire de direction sur le médico-social. Le plus gros défi que j'ai eu, ça a été, justement, comme je n'avais pas d'autres diplômes de management autres que celui d'infirmier, ça a été d'intégrer toutes les notions du coordinateur sur le tas. Donc la gestion RH, le management d'équipe, la gestion budgétaire. Voilà, tout ce que peut faire un responsable de service. Et l'enjeu essentiel, surtout sur la gestion RH, ça a été toute la partie continuité. Parce que dans le médico-social, comme dans plein d'autres secteurs, le médico-social beaucoup, les patients sont malades 24 heures sur 24, pas de 9 heures, 27 heures. Donc, il faut assurer une continuité jour, nuit, week-end, férié.

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Voilà. Donc, c'est ça aussi le défi, c'est de faire en sorte que tout roule à ce moment-là. Le pied dans le soin, l'avantage d'un infirmier coordinateur par rapport au cadre de santé, on va dire, comme dans les hôpitaux, ça va être de pouvoir garder vraiment une proximité avec le soin. Donc, je déconnectais pas forcément avec le cœur de métier qui est infirmier parce que je pouvais toujours intervenir pour soutenir les équipes infirmières, les équipes aides-soignantes. Je peux faire tout ça. Après, le contexte fait qu'on a énormément de travail administratif du management, sur de la gestion budgétaire sur son service, sur de la gestion managériale, comme les entretiens annuels, comme les recrutements, comme la promotion de la formation des salariés, des montants en compétences. Il y a tout ça qu'il faut mettre en place. Ensuite, il y a eu tout ce qui va être le lien avec les partenaires. Les partenaires, ça va être nos premiers partenaires, ça va être nos patients. Ensuite, ça va être les familles. Après, les partenaires en interne, c'est-à-dire les autres services, le service administratif, le service animation, le service restauration, le service technique. On a besoin de toute cette équipe-là pour faire tourner un établissement ou un service.

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Et ensuite, ça va être les autres partenaires, la plus spécifique au Médical, qui vont être des partenaires paramédicaux et médicaux, les médecins, les structures de soins, les kinés, les orthophonistes, etc. Et après, tout ce qui est gestion et ce qui est un gros travail quand même, parce qu'il faut dire que le budget, c'est un peu le nerf de la guerre, surtout dans le milieu de la personne âgée, là où j'exerce. C'est la gestion budgétaire, donc la gestion des fournisseurs, donc le travail, la collaboration, la gestion d'un au plus juste et s'assurer toujours qu'on ait une marge de manœuvre, quand on peut, suffisante, pour pouvoir gérer les aléas. Parce que travailler avec l'humain, c'est travailler avec les aléas. Et les grandes qualités que j'ai dû développer, que j'avais un petit peu, mais que j'ai aussi développées, ça va être tout ce qui va être qualité humaine et managériale. Et aussi ma capacité à gérer le stress, gérer le stress et gérer les aléas. Et ça, on va revenir dessus, mais la crise du Covid a beaucoup, beaucoup appris ça. Et après, un des enjeux aussi qu'on a dans plein de métiers, dans celui-là en particulier, je trouve, c'est toujours de la veille, de la veille documentaire, de la veille réglementaire, de la veille sur ses compétences et s'assurer que soi et toute son équipe puisse toujours avoir des compétences qui soient actuelles et efficaces.

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Je vais revenir un peu sur la partie budget, mais le moyen le plus économique de faire ça, c'est l'accueil des stagiaires et c'est l'encadrement aussi de tous les futurs diplômés et tous les futurs salariés qui veulent découvrir le métier, parce que ça nous oblige toujours à avoir cette vision de: Est-ce que ce que je montre, c'est bien ? Est-ce que ce que je dis, c'est bien ? Et savoir écouter aussi sur peut-être qu'il faut réajuster. Être infirmier et infirmier coordinateur, c'est être réactif, polyvalent et un peu un peu quand même. Parce qu'il faut savoir se remettre en question quand il faut... Un petit peu.

Wendy (Chance)

Super, merci beaucoup. Je vois qu'il y a une question déjà dans le chat sur les compétences essentielles que tu Tu l'as un peu dénoncé. Est-ce que tu en vois d'autres ?

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Les compétences essentielles, la gestion des conflits. Alors pas dans le sens où c'est toujours tendu, mais dans le sens où on s'occupe On veille au bien-être de patients, d'usagers qui sont malades de base ou qui ont une pathologie, donc qui va entraîner une souffrance plus ou moins grande, etc. Et ça va être de gérer la partie salariale et les salariés qui restent tous humains, on est joyeux, triste, fatigué, en forme. Il faut réussir toujours à allier les deux. Donc, c'est toujours s'assurer qu'il y a une concordance entre les besoins des usagers, les besoins du personnel et comment on fait pour répondre, parce que vous êtes quand même là pour soigner et prendre soin des gens, comment on prend soin des personnes tout en prenant soin de ses salariés. Et c'est toujours un conflit intérieur sur la balance bénéfices-risques, à quel à quel moment je pose des limites, à quel moment je mets plus de souplesse. C'est toujours cette remise en question et toujours cette notion de: Attention, je vais toujours devoir faire un équilibre entre les deux. Après, d'autres qualités, la polyvalence. Parce que ce que j'ai appris, c'est qu'il faut être capable de faire toujours au moins deux choses à la fois, mine de rien.

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Sachant que la première, ça va être toute la gestion RH. Et sur la gestion RH, le plus compliqué, ça va être honnêtement la gestion des plannings. On a des plannings continues, c'est du 24/24, sept jours sur sept. Donc, il faut toujours s'assurer que tout roule, que ce soit suffisamment équilibré pour tout le monde et d'avoir toujours une roue de secours parce que quand il nous arrive quelque chose à 2h00 du matin, il faut pouvoir assurer à 2h00 du matin, il faut pouvoir assurer quand on est en vacances. Voilà, donc ça, c'est plus un enjeu managérial, mais qui demande beaucoup de souplesse et délicatesse, surtout quand il faut annoncer aux personnes qu'elles vont devoir travailler sur des horaires décalés. Et la première qualité qu'il faut avoir par rapport à ça, c'est l'exemplarité. Quand on va exiger quelque chose de quelqu'un, ça, c'est mon droit qui parle de ce principe-là, quand je vais exiger quelque chose de la part de mon équipe, je dois être capable de leur montrer que c'est Ce n'est pas impossible, donc je peux le faire. Si je leur demande d'avoir des horaires décalés, grosso modo, les horaires d'un fermier-coordinateur, ça va être des horaires de bureau, 80% du temps, 85% du temps, du 8, 16, 9, 17, quelque chose comme ça.

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Mais on peut arriver à parfois devoir faire des nuits, parfois des week-ends, parfois des jours fériés, parfois des horaires décalés pour venir très tôt le matin ou très tard le soir ou un petit peu en début de nuit. Il faut être capable d'avoir cette souplesse aussi dans sa vie pour pouvoir montrer que je demande aux gens d'être disponibles, moi aussi, je sais l'être. Mais de toute manière, quand on commence à infirmer, on sait très bien qu'on n'aura jamais des horaires très conventionnels. Ça, c'est une réalité.

Wendy (Chance)

Tu as raison encore d'appuyer ça aujourd'hui puisque c'est quelque chose qui nous semble évident, mais c'est vraiment ce qui se passe derrière une fois qu'on est sur le terrain. Merci beaucoup. En tout cas, merci beaucoup pour ton partage. C'est hyper intéressant. Il y a une personne qui s'interroge sur les types de structures. Il y a différents types de structures dans lesquelles on peut faire le métier, exercer le métier d'infirmier. Est-ce que toi, de ton expérience, tu en as trouvez certaines de plus intéressantes ou plus challengeantes que d'autres ?

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Ça dépend vraiment ce qu'on recherche. L'avantage d'avoir fait un peu tout, enfin, vous voyez, quasiment tout, les types de services, c'est que Ça dépend. Si on va rechercher de la technicité dans le travail, est-ce qu'on va rechercher du relationnel ? Est-ce qu'on va rechercher du projet à long terme ? Projet à long terme, on va s'orienter sur du médico-social, des structures de longs séjours, on va dire. Si on veut de la technicité, on va plus s'inventer sur de l'hospitalier, voire des services plus techniques, de la réanimation, des urgences, etc. Si on recherche beaucoup de relationnel, il y a Il peut y avoir la psychiatrie, tout ce genre de choses. Et après, si on recherche vraiment de la polyvalence avec du relationnel, etc, le plus complet, pour moi, ça va être le libéral. C'est ce qui m'a vraiment appris à allier autonomie, parce que même si on est une équipe d'infirmiers dans le cabinet, on reste seuls sur le terrain, en général. De la polyvalence, c'est grosso modo sur quoi on va tomber, mais on a beaucoup de surprises, beaucoup, beaucoup de surprises. Et ça évite l'ennui, la redondance et la routine. Après, en fonction des services, il y a aussi les horaires qui vont changer.

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Quand je travaillais en entreprise, j'avais des horaires, en tant qu'infirmier, très postés. J'étais sur la santé au travail, donc j'étais posté sur 9h00, 16h00. Je travaillais en lien avec le médecin du travail et c'était du lundi au vendredi, pas le jour férié. Ça dépend de quel rythme on cherche aussi. Mais grosso modo, on peut exercer dans quasiment toutes les structures, l'éducation. C'est vraiment chouette.

Wendy (Chance)

Et concernant l'équipe de vie, on entend que ça peut être parfois un petit peu délicat entre l'équipe de vie pro et perso. Toi, comment tu as réussi à gérer un petit peu ça ? Parce que c'est vraiment un challengeant dans ce métier.

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Je ne vais pas être un exemple à suivre parce que je vis avec une qui est aussi dans le médical. Donc forcément, c'est plus facile. Mais sinon, pour allier l'équilibre vie pro et perso, il faut savoir qu'est-ce qu'on veut y mettre derrière. Ce n'est pas parce qu'on va avoir des horaires en 12 heures ou qu'on va travailler un week-end sur deux ou un week-end sur trois et que tous les deux ans, on ne va pas faire Noël en famille, qu'il va y avoir un gros déséquilibre. Le tout, c'est d'essayer de trouver dans son quotidien, dans ses mouvements en dehors du travail, comment je peux allier mes activités à côté. On a des horaires décalés en tant qu'infirmier, mais on a quand même des déroulements qui restent fixes. Donc, on peut quand même planifier sa vie et trouver un équilibre là-dessus. Quand on se lance dans ce genre de métier et dans ce domaine, c'est comme je le disais tout à l'heure, on ne s'attend pas à ce que les malades soient malades de 9h00 à 17h00. Il faut s'attendre à ce qu'ils soient malades tout le temps et on travaille avec de l'humain. L'humain, de base, c'est de l'aléa.

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Donc, il faut s'attendre à ce que parfois, ça ne marche pas comme on veut et on doive adapter ses horaires, on doit adapter son emploi du temps. Mais on garde quand même des plannings qui sont fixes. Les horaires peuvent être décalés, mais c'est un détail sur lequel on s'accommode. Et pour ça, l'école d'infirmiers nous l'apprend bien parce qu'on a beaucoup de mises en stage. C'est à peu près moitié stage, moitié cours sur les trois ans d'études. On prend déjà ce rythme de base. Donc, quand on sort diplômé, on n'est pas surpris. On a déjà calqué son équilibre de vie, on va dire, par rapport à ça. C'est quelque chose qui se fait, on va dire, avec le temps qui passe et en fonction de ses appétences au niveau du métier.

Wendy (Chance)

D'accord. Ok, merci beaucoup. Est-ce que tu pourrais nous partager peut-être un exemple de journée type ? Même Peut-être qu'il y en a différentes, mais...

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Ma journée type d'affirmé coordinateur. Ça reste très personnel, chacun à la sienne, mais moi, le matin, ce que j'aime bien, c'est... Pour mes trucs que je fais quand j'arrive, après avoir dire bonjour à mes collègues, c'est: je vais faire un tour dans le service, dans la maison de retraite, pour voir un petit peu l'ambiance générale, comment Comment vont les résidents ? Comment vont les salariés aussi ? Recueillir les quelques infos que j'ai ratées sur les dernières heures où je n'étais pas là. En général, c'est la nuit. Et ça, ça me donne mon plan d'action dans la tête de la journée de: OK, si je sais que j'ai un résident qui est hospitalisé, je sais que j'ai eu en moins, il va falloir que je vois où est-ce que ça en est. Si j'ai un salarié qui est absent, il va falloir que je gère ça. Si tout va bien, je vais me concentrer peut-être sur plus des projets, parce qu'on a fait beaucoup de projets. Ou je sais que je vais accueillir quatre nouveaux stagiaires, je vais préparer leur arrivée. Le fait de faire ce tour le matin, déjà, me donne grosso modo mes impératifs de la journée, sur quoi je cale déjà mon quotidien.

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Le quotidien de coordinateur, c'est beaucoup de communication inter-services. Donc, s'assurer toujours qu'il y a cette coordination, d'où le nom. Et ça va être de la réunion, pas souvent, mais ça va être de la réunion sur des temps communs de transmission d'informations, sur de la formation ou de la gestion de projet. Parce qu'on travaille beaucoup par ça, surtout dans le médico-social, on travaille beaucoup par gestion de l'appel à projet, gestion de projet. Et après, il y a toute la partie administrative. Donc, ce n'est pas la partie la plus barbante, même si au début, c'est ce que je pensais, ça n'allait pas forcément. Parce que c'est la partie où on va... J'en ai vu la partie planning, mais où on va mettre à jour les procédures, où on va faire des communications aux familles, où on va s'assurer que les dossiers médicaux soient à jour. Il y a ce besoin d'expertise aussi. Il y a ce temps d'échange avec les équipes. Il y a ce temps d'ajustement aussi et de prise de température. Et après, la journée, c'est participer et contribuer aussi à la vie du service et de l'établissement. C'est être là sur les temps forts, les repas, certaines animations, certains événements culturels.

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

C'est se rendre disponible pour les questions des usagers et les questions des salariés. Et c'est mettre un peu la main à la pâte. C'est pour ça que c'est bien aussi. Ce que je trouve bien à l'infirmier coordinateur, c'est qu'on ne reste pas figé derrière un bureau au niveau administratif. On garde toujours ce pied dans la réalité et c'est ça qui fait qu'il y a une certaine mais pas trop non plus.

Wendy (Chance)

Ok, super. Je me permets de rebondir sur deux sujets: la formation, et tout à l'heure, tu parlais aussi de veille. Comment tu continues à te former ? Comment tu fais de la veille ? Est-ce qu'il y a des outils, des pratiques, des instances ? Est-ce que tu peux nous partager ça ?

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

En ce qui concerne la formation, et surtout la formation continue, avoir un diplôme, c'est bien, c'est la base, mais évoluer au long de sa carrière, comme je disais tout à l'heure, l'accueil des stagiaires, c'est le meilleur levier, parce que c'est celui qui va nous obliger constamment à réactualiser nos connaissances. Le deuxième, ça va être tout ce qui est actions de formation internes ou des demandes de formation. Il y a les OPCO, etc, qui financent énormément, surtout dans le milieu de la santé où on a une obligation réglementaire, en tant qu'infirmier, de se former, de s'actualiser. C'est dans la loi. Là-dessus, ça va être des petites formations. Je vais vous prendre des exemples en ce moment. La grande mode, c'est l'éducation thérapeutique du patient. Ça va être des mises à jour sur les dernières réglementations en termes d'hygiène des mains, en termes d'hygiène des locaux, en termes de... Le Covid nous a donné énormément de formations sur la gestion épidémique. Ça, c'est la formation, mais c'est notre devoir d'aller la chercher, d'aller chercher la d'aller demander ça parce qu'il y a la partie obligatoire. Honnêtement, obligatoire, ça va être incendie. Gester posture et réactualiser ces gestes d'urgence.

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Mais toute la partie à côté, c'est au feeling de chacun. Si je veux développer la prise en charge de la fin de vie, est-ce que je veux développer la gestion des risques dans les soins ? Est-ce que je veux développer la démarche qualité ? C'est à chacun de le demander, mais moi, mon conseil, c'est essayer de faire une formation par an. C'est ce qui permet de ne pas faire en sorte que nos patients soient plus au point que nous. La deuxième question, je l'ai oubliée.

Wendy (Chance)

Après, c'était la veille et la formation, mais peut-être que ça peut se faire. Et après, tu parlais beaucoup de projets ou de gestion de projets. Qu'est-ce que tu entends par projets ?

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Alors, projets... Alors, je vais me passer pour le médico-social. Ça marche un petit peu pour le public aussi. Mais dans le médico-social, on va dire que quand on veut mettre quelque chose en place d'un peu nouveau ou innovant, on n'a pas un budget limité dans les maisons d'entraite, loin de là, voire même on a un budget qui n'est pas assez conséquent. Du coup, ça va être des demandes de financement de la part des ARS, des agents personnels de la santé, de la part du département, de la part d'autres organismes de mécénat. On peut partir sur plein de choses. Par rapport à des projets qui vont tenir à cœur l'établissement et qui vont avoir un côté innovant. Par exemple, un des projets qu'on a mis en place, ça s'appelle le motomède. Ce n'est pas un vélo d'appartement. On va le vulgariser comme ça. C'est comme un vélo d'appartement adapté pour les personnes à mobilité réduite, donc en fauteuil ou avec des grosses difficultés pour se mobiliser, avec un écran qui vont leur permettre de faire une petite séance de sport, mais devant un écran, nous, c'est Montpellier, où ils peuvent se balader dans le vieux Montpellier.

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Pour les personnes âgées, c'est super chouette parce qu'elles vont se balader et elles font de l'activité physique en même temps. Ce petit joujou coûte 14 000 €. Il faut que ça un peu de capitalisme. Là-dessus, il a fallu demander des aides au niveau de la RS, des mécénats Aussi, on a une note poche. C'est construire le projet, quels objectifs, les objectifs thérapeutiques, les objectifs de bien-être, environnementaux, etc. C'est ça. On fonctionne beaucoup en méthode projet. Quand on va demander une augmentation de la masse salariale pour être plus sur le côté RH, quand on va demander des travaux, travaux de rénovation, etc. Souvent, le budget, ce qu'on demande entre les normes pour faire des travaux et le budget qu'on a dans nos caisses pour pouvoir faire des travaux, il y a un delta qui est assez monstrueux. Du coup, il faut justifier de pourquoi est-ce que je veux refaire, par exemple, toute la salle de repas et la salle de soins pour répondre aux nouvelles normes. Pour répondre à ces nouvelles normes, il faut que j'investisse dans tel type de mobilier, telle peinture, tel revêtement, etc, telle surface, etc. Ça va me coûter tant. Moi, j'ai un budget de temps, donc j'aimerais bien avoir une aide par rapport à ça.

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Et après, ça va être des projets très transversaux et beaucoup plus sympa. Le dernier qui a été mis en place par l'Epagne, qui est magnifique, c'est un projet intergénérationnel de rap. Voilà, où les résidents ont écrit une chanson de rap, ils ont fait un clip avec des vrais rappeurs et une association qui, du coup, leur a permis de faire du lien intergénérationnel, de travailler un petit peu au niveau de la mémoire, etc. Nous, il a fallu qu'on rémunère l'association et les intervenants, parce qu'il a fallu clipper, il a fallu diffuser, etc. Donc, on a demandé de l'argent par rapport à ce projet. C'est aussi ça les projets qu'on met en place. Ce n'est pas que du purement médical. Des fois, ça peut être super.

Wendy (Chance)

Super intéressant. Merci beaucoup. Je vois que là, défile. Pardon. Je peux prendre une dernière question et après, si ça Je ne te dérange pas, on va conclure ensemble. Quels pourraient être, par exemple, les conseils que tu pourrais donner à une personne qui s'intéresse à faire ce job ? Qu'est-ce que tu pourrais nous dire ?

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Sur le métier d'infirmier coordinateur, la question qu'il faut se poser, c'est: est-ce que je suis prêt ou prête à prendre du et à me détacher, on va dire, de mon métier d'infirmier ? Il faut garder les pieds dans le soin, mais il faut réussir à s'en détacher parce qu'il y a un enjeu managérial et on ne va pas manager que des infirmiers. Et on va toujours essayer de défendre sa chapelle. On va toujours essayer de défendre son métier. Mais il faut se dire: Est-ce que je suis capable de prendre cette... ? Prendre de la hauteur plus ou moins ? Parce que je n'aime pas les choses pyramidal. Mais est-ce que je vais pouvoir prendre ma casquette de capitaine et pouvoir guider les gens jusque-là ? Est-ce que j'ai la patience nécessaire ? Est-ce que j'ai la remise en question nécessaire ? Et est-ce que je vais être capable de faire passer les intérêts communs avant les intérêts de mon métier ? C'est beaucoup ça, la question du manager.

Wendy (Chance)

Ok. Merci beaucoup. N'hésitez pas, peut-être Xavier, si tu serais d'accord de qu'on te contacte, s'il y a des personnes qui ont d'autres questions, n'hésitez pas à recontacter Xavier sur LinkedIn peut-être. Merci pour ça. Dans tous les cas, il y aura un replay qui sera disponible d'ici une à deux semaines. Et encore merci pour tout ce que tu nous as partagé. Moi, j'ai trouvé ça hyper intéressant. Ce n'est pas un métier que je connais beaucoup et j'ai appris beaucoup de choses. Et en tout cas, tu en parles avec sincérité et douceur, bienveillance, c'est hyper intéressant. Pour conclure ce live, si votre projet professionnel est clair et que vous recherchez du travail ou pas tout à fait encore, mais que vous êtes à l'écoute du marché, nous vous invitons à vous inscrire sur Chance recrutement pour recevoir des offres ultra ciblées et très alignées avec vos envies et priorités professionnelles. Je peux vous partager le lien dans le chat ici. Et puis, au si vous n'avez pas encore un projet pro très clair et que vous voulez rejoindre la communauté dont je vous parlais au début du live pour poser des questions, échanger avec des professionnels, demander des conseils ou pour tout simplement aider et apporter des coups de pouce pro à des personnes qui auraient besoin de votre aide, je vous mets également le lien dans le chat.

Wendy (Chance)

Et je te remercie encore une fois, Xavier.

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Merci. Merci toi. Avec plaisir.

Wendy (Chance)

Pour ton temps et pour tout ce que tu nous as dit aujourd'hui et appris. Je vous souhaite une bonne fin de journée et encore merci Xavier.

Xavier Guido (Infirmier Coordinateur)

Au revoir à tous. Merci. Salut.

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